
A vrai dire... RCF - page 29
présentée par Alain Charlier, Béatrice Ducellier, Thierry Grenet, P. Vincent de Labarthe, Anne-Cécile Suzanne, Marc Tesniere
Edito du jour : toute l'actualité est sujette à réflexion, nos éditorialistes partagent la leur
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17 décembre 2021Sobre Noel
Vianney Lecointre, diacre du diocèse de Séez, revient aux origines de la fête de Noel...
"Parmi les prières d’intercession que nous propose la Liturgie des Heures, il y
a celle-ci que j’aime bien : « Accorde-nous de vivre en ce monde avec sobriété, justice et ferveur, témoignant ainsi de notre espérance ». Ne trouvez-vous pas qu’elle est particulièrement adaptée à ce temps de l’Avent ?
Ne laissons pas détourner Noël de son sens. On parle de la naissance d’un
enfant qui annonce le dénuement et le renoncement aux vanités du monde, ce qui n’a rien à voir avec le grand carnaval de la consommation, comme dit
l’écrivain Sylvain Tesson récemment invité à commenter l’actualité dans le
quotidien Ouest-France.
Bien sûr, il est bon qu’en cette période nous cherchions à nous faire plaisir et
à faire plaisir autour de nous. Mais recherchons plutôt la sobriété heureuse, telle que la promouvait Pierre Rabhi récemment disparu. Il ne s’agit pas de
culpabiliser qui que ce soit, d’ailleurs Pierre Rabhi, auteur à succès, avait sans
doute de bons revenus, mais quand même : à chacun de prendre ses
responsabilités ! Alors que Noël approche, faisons notre part pour rendre le
monde un peu meilleur, y compris dans les achats de cadeaux.
« Acheter est non seulement un acte économique mais aussi un acte moral »
rappelle ainsi le pape François dans Laudato si’. Gardons-nous de tout
consumérisme. Mais, au contraire, et surtout si l’on dispose de quelques moyens, favorisons la qualité, la durabilité, les circuits courts, le respect du travail d’autrui et sa juste rémunération. Soyons précurseurs de changements de styles de vie, moins polluants, plus respectueux de la Création.
C’est vraiment la conversion à laquelle nous sommes appelés. Dans Laudato
si’, le pape prône la sobriété qui, si elle est vécue avec liberté et de manière
consciente, est libératrice. Elle peut nous apprendre à jouir des choses les plus simples, à trouver des satisfactions dans les rencontres fraternelles, dans le contact avec la nature, dans la prière. Le bonheur, écrit-il aussi, requiert de
savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie. La sobriété, c’est s’écarter avec vigueur des poisons susceptibles de nous séparer de ce qui compte, c’est-à-dire notre relation aux autres, aux pauvres et aux plus petits auxquels nous ne serions pas assez attentifs, au monde, à Dieu. Voilà en effet un beau programme à mettre en œuvre pour cette fête de Noël."Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
16 décembre 2021Les entreprises à mission
Pierre HERMANN, président du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) Normandie, nous dit comment les entreprises membres du CJD peuvent avoir un impact sur le mondeDroits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
14 décembre 2021Les européens dans l'impasse sur la question des migrants. Vraiment ?
Osons la relation avec les migrants qui sont chez nous ! C'est ce que nous propose aujourd'hui Sixtine de RAUCOURT.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
13 décembre 2021L'enjeu d'une politique agricole européenne pragmatiue et courageuse
Pour Anne-Cécile Suzanne, agricultrice ornaise engagée: "Il faut porter au niveau européen une stratégie commerciale pragmatique et réaliste, en adéquation avec les ambitions agricoles françaises."
Les normes européennes tout d’abord ne doivent plus être une distorsion de concurrence pénalisant les producteurs de l’Union, mais un instrument de protection des producteurs des territoires européens et de projection de la qualité européenne à l’export. Pour cela, il s’agit de permettre la structuration de filières européennes solides. A titre d’exemple, Saipol, acteur français spécialisé dans la transformation d’oléagineux, a structuré sa filière bas carbone. Elle se traduit par une véritable rémunération supplémentaire des agriculteurs, sous forme de primes, en cas de développement de bonnes pratiques telles que le non-labour des sols ou l’apport de fertilisation organique. Ces primes sont financées en particulier par les pétroliers qui, en achetant du biocarburant bas carbone sur le territoire français, diminuent leur bilan carbone. Cette démarche d’amélioration globale, de promotion et de relocalisation des filières doit être répliquée et étendue à l’ensemble des secteurs où cela est possible. Ceci mérite souvent des évolutions réglementaires et des expérimentations à l’échelle supra-nationale, qui demandent financements. Sur ce dernier point, une véritable influence européenne de la France est nécessaire, mais ce type de filière peut également être appuyée à l’échelle strictement nationale dans le cadre des plans stratégiques nationaux définis à chaque renouvellement de la PAC.
La France doit par ailleurs chercher résolument à sortir certains pans stratégiques de son agriculture des règles de concurrence européenne. La Cour de justice de l’Union européenne a tendu la main en ce sens à la France avec sa jurisprudence du Cartel des Endives (2017), en précisant que le bon fonctionnement du marché commun est prioritaire en droit sur les règles de concurrence européennes. Il faut simplement aujourd’hui que la France prenne ce dossier en main. Un, il faut qu’elle prenne acte que le bon fonctionnement du marché dépend de la bonne rémunération des agriculteurs. Deux, il faut qu’elle définisse quelles filières agricoles françaises sont aujourd’hui particulièrement défavorisées par les pouvoirs inégaux de marché. Trois, elle doit agir en conséquence, en instaurant par exemple une autorité administrative indépendante de régulation du marché, pour garantir la rémunération des agriculteurs, même si cette dernière est contraire aux règles de concurrence européenne.
Il faut enfin que l’Union européenne assume sa responsabilité dans la lutte contre la faim dans le monde. Alors que les prix alimentaires mondiaux atteignent des sommets et que de nombreuses populations ne mangeront pas à leur faim en 2022, cette situation est à la fois une catastrophe humanitaire et un véritable danger pesant sur nos frontières. Lutter à la source contre l’immigration illégale et les drames humains qui se jouent revient d’abord à promouvoir le développement de l’agriculture dans les pays en développement et à ne pas réserver l’aide alimentaire aux périodes de surproduction européenne, au contraire.
L’agriculture, indéniablement, doit donc être une priorité de l’agenda 2022.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
9 décembre 2021Sortir du cauchemard
Le procès des attentats du 13 novembre 2015 s'est ouvert le 8 septembre dernier et doit se clore en mai prochain par un verdict très attendu des proches des victimes et des survivants. Cette étape sera-t-elle décisive dans leur processus de deuil ?Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
7 décembre 2021Ce que l'on peut faire dans un lit...
C'est fou ce que l'on peut faire dans un lit. De l'antiquité à nos jours, Jean-Pierre GIRONDEL revient sur l'histoire de ce meuble.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
3 décembre 2021Avortement: la fausse bonne réforme
Le projet de loi porté par la majorité LREM à l'assemblée nationale prévoit l'allongement du délai légal pour avorter de 12 à 14 semaines, ainsi que la suppression de la clause de conscience pour les soignants. Pour Vianney Lecointre, diacre du diocèse de Séez, président d'Alliance Vita dans l'Orne, la réforme ne sert pas la cause des femmes, au contraire...Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
2 décembre 2021L'intelligence collective
Pierre HERMANN, président du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) Normandie, connaît bien l'intelligence collective, il nous en dit quelques mots et comment cela se traduit dans les entreprises.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
1 décembre 2021Avoir la foi en soi
« Mathilde Letierce, coach en développement personnel et professionnel nous propose des clés pour être acteur, actrice de notre évolution personnelle »Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
30 novembre 2021Où en est-on de l'année Amoris Laetitia?
L'actualité de l'Eglise est particulièrement riche depuis plusieurs semaines, entre le rapport de la Ciase, la rencontre des évêques à Lourdes, le synode et maintenant le nouveau missel. Mais n'y avait-il pas une année consacrée à la famille? Pascaline LANO, directrice de l'Institut Normand de Sciences ReligieusesDroits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
26 novembre 2021Suicide des paysans: les raisons d'une tragédie
Un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. Le chiffre fait frémir et il n’est en réalité pas un agriculteur expérimenté qui n’ait connu, de près ou de loin, un confrère qui se soit suicidé. Anne-Cécile Suzanne, agricultrice engagée dans l'Orne, revient sur cette spécificité rurale et ses origines. C’est inacceptable, inadmissible. Mais que faire ? Le rapport présenté par le Sénat en mars 2021 énonçait une série de recommandations, qui viennent en partie d’être reprises par le gouvernement autour de mesures fièrement annoncées. Elles reposent sur la détection, au plus tôt, des marqueurs du suicide agricole. Ainsi détecté, l’agriculteur pourra être soigné de sa misère morale. Mieux, il aura même droit à une aide au répit, une coupure de son exploitation ou à des « essais » de retour à la ferme, après un arrêt de travail notamment. Tout ceci aidera des agriculteurs, c’est certain et en cela il faut saluer l’initiative. Mais quand même, il y a fort à parier que ces mesures ne préviendront que trop peu le suicide des agriculteurs. La raison en est que l’agriculture, ce n’est pas uniquement un métier. C’est un mode de vie qu’on aime et qu’on choisit. Quand on se lève à quatre heures du matin pour faire naître un veau, quand on se couche à cette même heure pour finir la moisson, on le fait parce que c’est notre vie qui réside dans la beauté d’une naissance, d’une récolte et on l’aime ainsi. Notre métier on le vit et on aime notre vie. Là où ça commence à dériver, c’est quand on n’arrive plus à nous projeter dans notre métier. Ici, l’agriculteur est en quête désespérée d’une vision, impulsée par l’Europe, l’Etat ou la région, une vision qui le rassure sur ce que le marché et la nation attendent de lui, sans contradiction, sans paradoxale injonction. La marche est énorme pour atteindre cette ambition, et la responsabilité collective. C’est en effet à nous tous, qui votons trois fois par jours, de choisir avec constance l’agriculture que nous voulons. Le responsable politique, l’administration publique suivront et le moral des agriculteurs aussi.Droits image: Les mesures du gouvernement sont bonnes mais pas nécessaires. Il faut redonner du sens au métier pour A-C. Suzanne@stocklib.fr
25 novembre 2021Après la COP 26
La COP 26 tenue à Glasgow s'est clôturée le 12 novembre dernier. On sait qu'elle a laissé un goût amer. Le goût amer du constat d'incapacité des états à tenir les engagements qu'ils avaient pris. Cela augure-t-il d'un futur prédestiné ?Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
22 novembre 2021Le Christ-Roi vient renverser les puissants leur trône...Que son regne vienne !
Le Christ-Roi ne vient pas pour maîtriser, contrôler, dominer ou soumettre les hommes. Il fait reposer l’autorité sur la force de l’amour.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
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