
A vrai dire... RCF - page 2
présentée par Alain Charlier, Béatrice Ducellier, Thierry Grenet, P. Vincent de Labarthe, Anne-Cécile Suzanne, Marc Tesniere
Edito du jour : toute l'actualité est sujette à réflexion, nos éditorialistes partagent la leur
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14 février 2025Violette Dorange, une inspiratrice pour les jeunes d'Apprentis d'Auteuil
Ces derniers temps, il faut bien le dire, ce sont plutôt des affreux qui font l’actualité. Je ne les nommerai pas mais vous les aurez reconnus ! Alors, ne boudons pas notre plaisir quand, au contraire, est proposée à notre admiration une jeune femme comme Violette Dorange, une championne à la bonne humeur et au sourire rafraîchissants.
Pour ceux à qui cela aurait échappé, elle a bouclé dimanche dernier le Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire et sans assistance, au bout de 90 jours de mer. Elle a terminé la compétition à la 25ème place, ce qui peut paraître relativement modeste, mais il faut noter qu’elle n’a que 23 ans, c’est-à-dire huit ans de moins que le plus jeune des autres skippers engagés, qui sont plutôt de vieux loups de mer, leur âge moyen étant de 43 ans. Il y a un précédent : vous vous souvenez peut-être d’Ellen Mac Arthur qui avait lutté pour la victoire en 2001 à seulement 24 ans. Cela n’en reste pas moins exceptionnel. Il suffit de songer au nombre d’années nécessaires pour préparer une telle aventure. Violette était à peine majeure quand elle a commencé à fédérer les énergies de toute une équipe autour d’elle pour s’y lancer. Et, tout au long de la course, elle a su faire preuve de compétence, de courage et de sens marin, avec une bonne dose d’enthousiasme qu’elle a largement partagé avec humour et simplicité sur les réseaux sociaux, gagnant une popularité bien méritée. Quel modèle pour les dizaines de milliers de jeunes d’Apprentis d’Auteuil, dont elle est la marraine depuis 2020 et dont les voiles de son bateau, baptisé Devenir, ont arboré les couleurs pendant tout son périple ! Bon nombre d’entre eux étaient dimanche aux Sables d’Olonne pour l’accueillir et même l’acclamer. « J'ai beaucoup pensé à la Fondation d’Auteuil durant toute la course, leur a-t-elle dit. Ça m'a portée de savoir que vous tous les jeunes vous souteniez le projet. » Elle aura parfaitement incarné la belle devise de la Fondation Apprentis Auteuil : « La confiance peut sauver l’avenir » !Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
11 février 2025Dimanche de la santé : rien ne remplacera un cœur battant
A l'occasion du dimanche de la santé, Gérard Coulon évoque l'importance d'un système de santé accessible à tous.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
5 février 2025Bonheur partagé
Est-il toujours judicieux de partager un moment de bonheur ? Notre éditorialiste Thierry Grenet, actuellement en vacances en Martinique, ose le faire pour nous...Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
4 février 2025L'argent, c'est du temps !!!
Dans nos quotidiens marqués par un rythme effréné au rendement et si on inversait la calculette et que notre temps devenait notre argent, littéralement parlant ? Découverte du concept de banques du temps.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
31 janvier 2025Etre ensemble accueillants à la vie
Alors qu’il a beaucoup été question, ces temps-ci de la baisse de la natalité et même d’« hiver démographique » en Europe, une statistique m’est tombée sous les yeux : il y a actuellement 63 millions de jeunes de moins de 15 ans dans l’Union européenne, alors qu’il y en a 120 millions, donc presque le double, dans le seul Nigéria, sans parler bien sûr d’autres géants démographiques d’Afrique comme l’Egypte, l’Ethiopie ou le Congo.
Ce ne sont pas des projections mais des chiffres de 2024 correspondant à la réalité d’aujourd’hui. Mais, si la démographie est la destinée des peuples, suivant la formule attribuée à Auguste Comte, on voit bien que cela laisse encore présager de bien des bouleversements dans les années à venir.
Parmi les pays d’Europe, la France reste l’un des moins mal lotis de ce point de vue. Mais la baisse de la natalité ne fait chez nous que s’accentuer d’année en année, très exactement depuis les restrictions sur les allocations et certains allègements fiscaux pour les familles décidées sous François Hollande en 2014. Ce sont des mesures extrêmement regrettables car elles ont cassé un des principaux ressorts du dynamisme de notre pays, en même temps qu’elles auront induit des déséquilibres à long terme, notamment pour nos régimes de retraite qui n’avaient pas besoin de cela.
Pour autant, je trouve qu’une notion comme celle de « réarmement démographique » qu’a employée l’année dernière le Président de la République est plutôt inepte, et d’ailleurs elle n’a été suivie d’aucun effet. D’une part, son caractère viriliste est déplacé et, d’autre part, je ne suis pas certain de la légitimité d’une politique nataliste qui s’affirmerait comme telle. Je pense qu’on ne fait pas des enfants pour soi ou en tout cas pas avant tout pour satisfaire son propre désir. Ainsi, le but premier de l'adoption est de donner une famille à un enfant qui n'en a pas et non pas de satisfaire des parents. C’est pourquoi aussi tous les trafics d’enfants auxquels donne lieu, par exemple, la Gestation pour autrui (GPA) sont inacceptables. Eh bien, de même, on ne fait pas des enfants de manière utilitariste pour renforcer une nation ou son économie. Un enfant ne peut être que sa propre fin, il est une valeur en soi.
De fait, si nous faisons société, en principe, ce ne devrait pas être d’abord pour offrir les meilleures conditions d’épanouissement à une somme d’individualistes forcenés. Mais c’est avant tout pour que, tous ensemble, nous créions les meilleures conditions de développement humain pour chacun, en particulier les plus jeunes, et de protection des plus fragiles, dont par exemple les personnes malades et âgées, y compris en fin de vie. Nos sociétés sont-elles suffisamment accueillantes à la vie et donc à l’enfant ? Telle est la vraie question.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
21 janvier 2025Nuit étoilée, et si on inversait la lunette ?
Ce 21 janvier, une parade planétaire nous attend dans le ciel ! Occasion unique de nous émerveiller, avec nos contemporains et au delà. Un édito signé Pauline TrochuDroits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
17 janvier 20252025, année jubilaire de tous les dangers
Comme il se doit, depuis une quinzaine de jours, en ce début d’année, nous nous sommes échangé nos vœux, nous souhaitant les uns aux autres santé, bonheur, prospérité et paix.
Mais, malheureusement, 2025 apparaît comme l’année de tous les dangers. Sans même parler de guerres oubliées comme au Yemen ou au Soudan, on ne voit guère d’issue aux conflits en Ukraine ou au Proche-Orient. La loi du plus fort, la prime à l’agression s’imposent partout. Cela pourrait bien inspirer à Xi Jinping l’annexion de Taïwan et, visiblement, ce sont les principes qui vont régir aussi l’action du président américain nouvellement réélu. On se demande si Donald Trump n’est pas susceptible d’avoir à vis-à-vis du Canada une posture similaire à celle de Poutine à l’encontre de l’Ukraine, lui déniant jusqu’au droit d’exister en tant que nation. Ses volontés expansionnistes touchent aussi le canal de Panama et le Groënland, donc l’Union européenne. Dans le même temps, alors que l’investiture du 20 janvier n’a même pas encore eu lieu, son improbable conseiller spécial Elon Musk se répand en déclarations hallucinantes sur la politique européenne et il est de plus en plus clair que ce dernier compte utiliser les réseaux sociaux dont il est le maître, voire des technologies comme l’intelligence artificielle, non seulement pour gagner encore plus d’argent mais bien à des fins idéologiques et politiques, au service de son délire de toute-puissance.
Bref, notre pauvre Europe est comme entourée d’ennemis, à un point que nous n’aurions jamais imaginé il y a seulement 3 ou 4 ans. Alors même que la France ou l’Allemagne, notamment, font face à des crises internes profondes et au discrédit de leur classe dirigeante aux yeux des citoyens.
Haut les cœurs ! L’année jubilaire 2025 est aussi celle de l’Espérance. C’est ce à quoi nous appelle le pape François, qui plaide pour une diplomatie fondée sur la vérité, le pardon, la liberté et la justice, ce qui ne va sans doute pas sans une forme de courage et de fermeté. « L’être humain est doté d’une soif innée de la vérité » a affirmé le pape à l’heure où la désinformation, comme autrefois la propagande, est utilisée comme une arme. Puissent nos sociétés démocratiques, menacées aussi par l’individualisme et la discorde, retrouver les principes humanistes et spirituels qui les animent et par la même occasion l’envie de former communauté pour faire de grandes choses ensemble. Le monde a tellement besoin de paix et de raison pour affronter sans délai les problèmes qui mettent en péril la survie même de l’humanité.
Alors, même s’il y a du boulot, bonne et sainte année jubilaire à tous !Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
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