
A vrai dire... RCF - page 25
présentée par Alain Charlier, Béatrice Ducellier, Thierry Grenet, P. Vincent de Labarthe, Anne-Cécile Suzanne, Marc Tesniere
Edito du jour : toute l'actualité est sujette à réflexion, nos éditorialistes partagent la leur
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13 mai 2022Faudra-t-il en passer par une dictature verte
D’après le dernier rapport du GIEC, il ne nous reste que trois ans pour agir et arriver à réduire les émissions de gaz à effet de sphère afin de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés.
Mais que faudrait-il faire en fait ? Un gouvernement mondial devrait-il imposer aux plus prospères d’entre nous une cure d’austérité digne des temps de guerre et de rationnement ? Comment dans un monde libéral exercer pareille coercition ? Va-t-il falloir choisir entre la liberté et la fin du monde ? Faudra-t-il qu’une tyrannie plus ou moins éclairée nous impose ce qui est bon pour nous collectivement, étant donné que la somme de nos choix individuels nous mène visiblement à la catastrophe ?
Dire que pour éviter d’en arriver là, il aurait peut-être juste suffi que :
? Nous n’organisions pas l’espace en fonction de la seule voiture en séparant
comme nous l’avons fait lieux d’habitation, de commerce, de travail…
? Nous renoncions tous à prendre la voiture pour ne faire que quelques centaines de mètres…
? Nous ne soyons pas obsédés par le confort au point que quand les logements sont mieux isolés, nous n’en profitons pas pour diminuer les consommations d’énergie mais pour gagner quelques degrés de température chez soi…
? Nous acceptions de payer le vrai prix des choses, celui auquel on évite le
gaspillage…
? Nous sachions apprécier ce qui est bon et beau autour de nous plutôt que d’aller le chercher au bout du monde…
? Nous nous contentions d’importer des bananes et des mangues des pays
exotiques, mais pas des pommes, des tomates ou des fraises hors saison…
? Nous ayons une politique agricole tournée vers la valorisation des territoires et pas seulement le productivisme.
Bref, il aurait fallu que nous comportions en producteurs et consommateurs
raisonnables, soucieux de notre environnement naturel et humain. Est-ce trop tard ? Trop tard peut-être ou en tous cas insuffisant. Mais faisons déjà cela et au moins nous contribuerons déjà à rendre notre mode plus agréable et plus désirable.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
12 mai 2022Nostalgie
La guerre en Ukraine, le réchauffement climatique, Le Covid qui s’installe et multiplie ses variants. Tout cela a de quoi nous faire regretter ce que certains appellent « le bon vieux temps ». Alain Charlier, y a-t-il une lecture plus enthousiasmante de l’avenir ?Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
29 avril 2022Un débat démocratique en deçà des défis à relever
Vianney Lecointre, diacre du diocèse de Séez, revient sur les débats électoraux récents, passés et à venir...
"La guerre en Ukraine a, entend-on parfois, perturbé le bon déroulement de la campagne électorale. Peut-être même en a-t-elle été un tournant essentiel. Pour ma part, je dois dire qu’elle a largement déterminé mon vote, notamment au second tour. Je suis convaincu en effet qu’elle représente un défi majeur pour nos démocraties. En s’attaquant à l’Ukraine, Vladimir Poutine veut faire reculer le modèle de justice, de respect, de libre opinion que l’Europe représente encore. Il est d’ailleurs convaincu qu’elle est décadente et qu’il peut l’abattre.
De fait, saurons-nous nous défendre ? Je ne parle pas ici de forces militaires, mais de notre détermination à faire valoir nos valeurs, de notre capacité à montrer que, malgré ses défauts, la démocratie est un régime enviable pour tous les pays.
En France, le niveau du débat à l’occasion de l’élection présidentielle laisse des doutes sur notre capacité collective à faire émerger des solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Pour le dire tout net, je trouve lamentable que les vrais sujets n’aient même pas été abordés : rien sur l’adaptation de notre Défense Nationale alors que la guerre est à nos portes ; rien sur la résilience de notre société face aux crises, ni sur l’amélioration de notre système de santé alors que nous sortons de deux ans de crise sanitaire ; aucun projet digne de ce nom pour contribuer à enrayer le bouleversement climatique et l’effondrement de la biodiversité qui mettent en danger l’avenir même de l’humanité…
« Ce qui est en jeu, c’est la dignité de la personne. Et si l’Europe est en danger, c’est avant tout parce qu’elle n’en a pas une idée assez juste et forte » alerte Constantin Sigov, un philosophe ukrainien cité par Jeanne-Emmanuelle Hutin dans un éditorial de Ouest-France. A cet égard, rappelons par exemple que le président Macron avait promis un projet de loi Grand Âge pour 2021. A la place, il nous propose désormais de discuter euthanasie…
La culture de mort, nous alertait déjà Jean-Paul II, est un poison pour nos sociétés. Les problèmes de l’humanité, expliquait-il dans son encyclique Evangelium vitae, doivent se résoudre par l’affirmation de la primauté de l’être sur l’avoir, de la personne sur les choses, par le passage de l’indifférence à l’intérêt envers autrui et le passage du rejet à l’accueil de l’autre.
Alors, messieurs les politiques, au travail pour les législatives ! Confrontez-vous aux vrais sujets."Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
28 avril 2022Président élu
Depuis quelques jours, les Français ont renouvelé leur confiance à Emmanuel MACRON en tant que Président de la République. Selon Alain Charlier, le sujet est-il clos jusqu’en 2027 ?Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
25 avril 2022L'accueil de l'étranger
Devant le bon exemple de la Pologne pour l’accueil des
réfugiés ukrainiens, Marc Tesnière y voit le désir de partager une aventure commune.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
21 avril 2022La place de l'innovation dans les PME normandes
Bonjour Pierre HERMANN, vous faites partie du centre des jeunes dirigeants, quelle est la place selon vous de l'innovation dans les PME du CJD NormandieDroits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
19 avril 2022L’espérance dans le visage d’un enfant
Pascaline Lano, comme chacun de nous, se retrouve parfois à recevoir des images qui nous viennent du monde entier, les images de guerre épouvantables, mais aussi des photos saisissantes.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
14 avril 2022Élections
Nous sommes entre les 2 tours de l’élection présidentielle française. Les journalistes braquent les feux de l’actualité sur la montée des partis d’extrêmes et sur les similitudes entre le second tour de 2017 et celui de 2022. Voici le questionnement d'Alain Charlier à ce jour.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
8 avril 2022L'homme (ou la femme) de la communion
A quelques heures du premier tour de l’élection présidentielle, la course semble jouée d’avance. On devrait assister à un mauvais remake de 2017, sans la surprise que nous avait gratifié l’apparition sur la scène politique d’un tout jeune premier… très prometteur. Coté scénario, les ficelles devraient être les mêmes, aussi manichéennes qu’un film hollywoodien.
Mais, à ce jeu dangereux, prenons garde. Car deux inconnus demeurent. A vouloir nous resservir cinq ans après exactement la même stratégie « moi ou le chaos », le président sortant risque de lasser. Et si les Français boudent les urnes plus encore qu’auparavant, il n’est pas certain du tout qu’il soit réélu aussi facilement qu’en 2017. Au mieux pour lui, il vaincra d’une courte tête. Au pire, il pourrait laisser Marine le Pen, qui en est à sa troisième présidentielle lui passer devant profitant de la démobilisation générale du corps électoral.
Hypothèse que les commentateurs médiatiques susurrent de plus en plus.
L’autre inconnu est le taux élevé des indécis, ils seraient encore selon les sondages entre ¼ et 1/3 des électeurs souhaitant se déplacer aux urnes dimanche. Suffisamment donc pour rebattre quelques cartes.
Quoiqu’il arrive, l’un ou l’autre des favoris se révèlera mal élu, c'est-à-dire porté jusqu’au Palais de l’Elysée sur une base électorale trop faible pour appliquer son programme. Et surtout trop fragile pour être l’homme ou la femme de la communion. Car c’est bien cela qu’on attend d’un président de la République : sa capacité personnelle et politique à créer l’unité autour de lui, de sa vision. S’il fallait aux indécis encore, un critère pour choisir le bulletin de vote dimanche, ce pourrait être modestement celui-ci: qui parmi les douze pourra travailler à la communion nationale ? Bon discernement à tous. Et vive la France comme dirait l’autre…Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
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