
Temps spirituel (Rennes) RCF - page 41
Chaque jour, RCF Alpha vous propose un moment hors du temps, un moment pour découvrir la parole de Dieu, un moment pour prier.
Le temps spirituel de RCF Alpha vous offre la chance de vivre un temps de communion en union de prière avec la communauté des auditeurs de RCF Alpha, grâce à la lecture et au commentaire de l'Evangile du jour. Le temps spirituel de RCF Alpha s'adresse à tous, chrétiens ou non et vous permet de vivre quotidiennement un temps de méditation pour démarrer la journée.
Episodes
4 novembre 2021Evangile du 4 novembre Jean-Pierre POMMIER
Commentaire de Lc, ch 15 v 1 à 10 Bonjour à tous, Dans le chapitre 15 de l'Évangile selon saint Luc, il y a trois paraboles, les deux que nous venons d'entendre, la brebis perdue et la pièce d'argent perdue qui sont suivies par celle couramment appelée la parabole de l'enfant prodigue que l'on pourrait aussi nommée celle de l'enfant perdu et retrouvé. À l'issue de ma première lecture de ce chapitre, je me suis demandé s'il fallait approfondir les chiffres cités dans le texte en les reliant à d'autres passages de l'Évangile. Ainsi, 99 et 1 brebis pourrait faire penser à la parabole du semeur où, dans la bonne terre, la graine rapporte cent pour un. Ensuite 9 et 1 pièce d'argent pourrait renvoyer à la dîme versée au Temple, soit le dixième de ses revenus consacré à Dieu. Enfin, père et fils, le un pour un évoque immédiatement notre relation personnelle à Dieu. J'ai bien sûr relu le texte plusieurs fois et au final, j'ai retenu deux autres idées pour aujourd'hui : "Ce qui était perdu est retrouvé" et "la Joie qui en résulte". "Ce qui était perdu est retrouvé" : voilà bien quelque chose qui vient soutenir notre Espérance. Les pécheurs sont accueillis par Jésus, il mange avec eux et en plus, si Marie n'est pas loin, ils ne risquent même pas de manquer de vin J ! Bon, plus sérieusement, l'accueil ultime du pécheur par Jésus est celui du larron sur la croix. On pourrait presque dire que rien de ce qui est perdu aux yeux des hommes ne l'est aux yeux de Dieu sauf par choix personnel libre. Considérons maintenant la Joie qui résulte de ces situations : la Joie terrestre avec les amis et la Joie dans le ciel et chez les anges de Dieu pour le pécheur qui se convertit. Jésus s'appuie sur deux personnes plus ou moins exclues de la société : un berger et une pauvre ménagère (une pièce d'argent lui permet de vivre une journée). Et Il ironise sur les 99 scribes et pharisiens qui s'imaginent de pas avoir besoin de conversion. Ce que je retiens c'est que berger et ménagère mettent beaucoup d'énergie à retrouver ce qui était perdu, dans le désert ou dans la maison, mais qu'au final la joie qu'ils partagent avec leur entourage rejoint le cœur de Dieu : ça veut dire que nous pouvons réjouir le cœur de Dieu, c'est absolument génial ! Concrètement, laissons-nous convertir par la Parole de Jésus et allons la porter aux 99 qui ont besoin de l'entendre, par exemple en leur faisant découvrir RCF. Alors on pourra accueillir 1, 10 ou 100 nouveaux auditeurs pour un auditeur actuel qui leur aura parlé de RCF. Imaginez la Joie que vous aurez mise dans le cœur de Dieu. Et puisque "La Joie se partage" venez ensuite nous raconter comment ça s'est passé. Merci.Droits image: Temps Spirituel
25 octobre 2021Evangile du 25 octobre Rémy SENANT
LUC 13-10.17 « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Jésus vient pour nous délier, pour nous délivrer de tout ce qui ralentit notre marche vers la sainteté, il vient pour nous délivrer du péché qui nous entrave si bien. Tout au long des Évangiles, Jésus nous est montré guérissant de toutes sortes de maladies ceux qui venaient à sa rencontre, et comme pour le paralytique, c’est d’abord des maladies de l’âme que Jésus se faisait le médecin : « Tes péchés sont pardonnés. » commence-t-il par dire au paralytique. Jésus est venu pour nous guérir, il est le Tout Puissant, sa parole est infailliblement efficace, car il est le Fils de Dieu, et rien n’est impossible à Dieu. Mais tous n’accueillent pas sa parole de la même façon. Tandis que l’humble femme qui vient d’être délivrée de l’esprit qui la rendait infirme depuis si longtemps rend gloire à Dieu pour sa délivrance, le chef de la synagogue, de son côté, s’indigne de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Mais Jésus dénonce aussitôt l’hypocrisie de son interlocuteur. Il ne reproche pas de détacher son âne ou son bœuf, y compris le jour du sabbat, pour le mener boire, il demande simplement une cohérence entre les paroles et les actes, et surtout il remet en évidence la dignité intangible de l’homme et de la femme. Il est bon d’avoir soin des animaux, mais il est encore plus nécessaire de prendre soin de l’être humain, quel qu’il soit, depuis sa conception, jusqu’à sa mort naturelle, dans le respect absolu de la Loi Divine. Dans cet Évangile Jésus dénonce clairement Satan comme responsable de l’état de la femme. Le même Satan continue aujourd’hui encore son œuvre de division, de mensonge, il sait qu’il a perdu la partie, mais son orgueil fait qu’il ne renonce pas à semer le désordre dans notre monde. Ne lui laissons pas les mains libres, invoquons tous les jours Saint Michel, le grand Archange chargé de repousser le Démon en enfer, supplions la Très Sainte Vierge Marie, tout particulièrement par la prière du Rosaire, c’est elle qui doit écraser définitivement la tête du Serpent. Et à l’image de la foule, soyons dans la joie, malgré tout ce qui nous inquiète. Aujourd’hui nous savons que Jésus est le plus fort, il est vainqueur, et si notre confiance et notre espérance sont malmenées, demandons à Jésus de restaurer en nous ces deux vertus, de la même façon qu’il a redressé cette pauvre femme qui était toute courbée depuis tant d’années. Amen.Droits image: Temps Spirituel
15 octobre 2021Evangile du 15 octobre Chantal BAGOT
Luc 12, 2-7 Une foule rassemblée par milliers Une foule qui s’écrase tellement elle veut s’approcher au plus près Une foule en attente Une foule que jésus met en garde contre les pharisiens, leur hypocrisie, leurs mensonges et leurs manigances secrètes. Comment ne pas faire le rapprochement avec cette foule d’aujourd’hui en attente de bonheur, de sécurité, d’avenir mais si souvent trompée, abusée, manipulée, - par les hommes politiques, par les médias, les réseaux sociaux, les lobbys de toutes sortes, les influenceurs. Qui croire ? A qui faire confiance ? Face à tous ces manipulateurs qui utilisent nos peurs et nos instincts les plus primitifs pour s’enrichir ou prendre le pouvoir, Jésus nous montre un autre chemin – le service au lieu de la domination, le partage au lieu de l’accumulation des biens l’accueil bienveillant au lieu de l’exclusion la paix au lieu de la violence la transparence au lieu de la dissimulation la vérité au lieu du mensonge Le chemin que Jésus propose est un chemin paradoxal et difficile mais qui sauve et rend vraiment heureux. N’ayons pas peur de l’emprunter, Dieu sera avec nous et nous protégera, comme il protège les oiseaux du ciel. Et comme ces milliers de chrétiens réunis en congrès missionnaire dans plusieurs villes de France au début du mois, n’ayons pas peur de proposer ce chemin autour de nous. Osons conduire à Jésus, le vrai guide. Il est le chemin, la vérité et la VieDroits image: Temps Spirituel
14 octobre 2021Evangile du 14 octobre Luc BOUGE
Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés.
Le mot qui est traduit ici par "quel malheur" signifie "hélas", "quel dommage", "que c'est triste". C'est le même mot qui est employé par l'évangéliste pour les Béatitudes : Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous…. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation (Lc 6, 24). C'est aussi le même mot qui est employé par Jésus pour déplorer l'attitude des villes qui n'ont pas accueilli sa parole : Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! (Lc 10, 13). Devant Jérusalem, la ville des docteurs de la Loi, il pleurera même de tristesse : Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! (Lc 19, 41).
Quelle que soit la gravité des faits reprochés par Jésus, ses paroles ne sont pas une condamnation, et encore moins une malédiction. Jésus ne condamne personne, il ne maudit personne. La parole de Jésus est toujours amour et vérité, elle ne peut être que justice et paix (Ps 84, 11).
Nous avons lu le début de ce passage hier. Nous y avons entendu que Jésus s'adresse ici à un docteur de la Loi qui lui a dit : Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes (Lc 11, 45). Cette parole est violente, c'est une agression directe contre la personne de Jésus. Mais Jésus ne répond pas à la violence par la violence. Cet homme à dit "Tu" à Jésus, mais Jésus répond en disant "Vous". Cet homme a attaqué Jésus en tant que personne, mais Jésus répond sur le fonctionnement collectif des docteurs de la Loi.
Vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Un "prophète" dans la Bible, c'est une personne envoyée par Dieu pour parler en son nom à son peuple. C'est aussi le sens du mot "apôtre" qui signifie "envoyé". Il n'y a pas de différence entre les prophètes d'hier et ceux d'aujourd'hui. Tous portent la même parole, la parole du Seigneur lui-même. Cette parole invite à la conversion, ici et maintenant, comme Jésus le disait à l'homme riche ce dimanche : Va, vends ce que tu as… Puis viens et suis-moi (Mac 10, 21). Un tombeau est un lieu de mort, froid, figé, fermé. Au contraire, l'invitation à la conversion est une parole vivante, chaleureuse, ajustée, pleine de promesses. Collectivement, les docteurs de la Loi n'ont pas reçu la parole vivante des prophètes. Il en ont fait un objet mort.
Vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. Les docteurs de la Loi ont consacré leur vie à étudier la loi du Seigneur, à comprendre ses commandements. Le mot employé pour parler de la connaissance est le mot employé à propos de Jean-Baptiste : tu seras appelé prophète du Très-Haut… pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés (Luc 1, 77). Pour Jésus, la connaissance de la Loi n'a d'autre but que permettre au peuple de connaître le salut. Collectivement, les docteurs de la Loi se sont approprié cette connaissance, il en ont fait un objet personnel d'étude et de pouvoir au lieu d'une parole vivante et agissante au service du peuple.
Le texte ne nous dit pas ce que le docteur de la Loi a répondu à Jésus. Ce dimanche, nous avons entendu que Jésus a posé son regard sur l'homme riche et qu'il l'a aimé jusque dans son incapacité à donner tout ce qu'il a pour suivre Jésus. Il me plaît d'imaginer que Jésus a de la même manière posé son regard sur ce docteur de la Loi et qu'il l'a aimé. Oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d'âge en âge (Ps 99, 5).
e Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d'âge en âge (Ps 99, 5).
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