
Le Saint du Jour RCF - page 15
La liste est longue de ceux que l'Église a distingués pour leur foi ! Ils nous accompagnent chaque jour de l'année grâce au calendrier des saints. Et chaque jour, on nous apprend qui sont ces hommes et ces femmes dont la vie est citée en exemple.
Les chroniques Le Saint du jour ont été écrites par Bénédicte Draillard.
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Nous fêtons aujourd'hui un intrépide évangélisateur catalan du XIXe siècle, Antoine-Marie Claret, le fondateur des clarétins. Envoyé à Cuba, il devint évêque de Santiago et prit parti pour les esclaves au péril de sa vie. Il fut ensuite rappelé en Espagne par la reine Isabelle II pour être son confesseur. Quand elle fut forcée de s'exiler, il la suivit en France où il mourut à l'abbaye cistercienne de Fonfroide.

Prédicateur franciscain du XVe siècle, Jean de Capistran est celui qui, en 1456, appela à la croisade et permit de stopper l'avancée des Turcs vers l'Europe. Né à Capistran, dans les Abruzzes d'une famille allemande installée en Italie, il devint gouverneur à Pérouse. Veuf à 29 ans, il entra chez les franciscains où il écrivit "Le miroir des clercs", qui connut un grand succès. Il mourut de la peste noire aux bords du Danube.

On le fête depuis le 27 avril 2014, date de sa canonisation. Saint Jean-Paul II fut le 264e pape de l'Église catholique, de 1978 à 2003. Son pontificat, bien que contesté, a marqué l'histoire de l'Église mais aussi de l'histoire politique mondiale. Surnommé "l'athlète de Dieu", il connut à la fois le nazisme et le communisme. Entré à 22 ans au séminaire clandestin de Cracovie, ville dont il est devenu l'évêque. À ce titre, il participa au concile Vatican II.

La fête du bienheureux Charles de Habsbourg-Lorraine correspond à la date de son mariage, le 21 octobre 1911, avec Zita de Bourbon-Parme, dont le procès en béatification est en cours. Charles Ier a été couronné en 1916 alors que l'Europe était à feu et à sang. Par respect pour les soldats au front, il annula la réception qui aurait dû suivre. Le dernier empereur d'Autriche, un homme bon, franc, simple et pieux, soutint en vain le plan de paix proposé par Benoît XV. Il fut forcé après la guerre de quitter son pays pour l'île de Madère, où il fut logé dans une maison insalubre et froide, et où il mourut de pneumonie à l'âge de 35 ans. Il a été béatifié par Jean-Paul II en 2004.

En ce 20 octobre, les catholiques fêtent la Vierge Marie sous le nom de Mater Admirabilis ou "mère admirable". Ce nom a été donné à une fresque de la Trinité-des-Monts à Rome, qui représente Marie vêtue d'une robe rouge et enveloppée d'un manteau blanc. De nombreux pèlerins viennent aujourd'hui la prier : "Mère admirable, lys de la vallée, prie pour nous. Mère admirable, trésor de calme et de sérénité, prie pour nous."

Assassiné à 37 ans par la police polonaise, Jerzy Popieluszko (1947-1984) était prêtre et aumônier du syndicat Solidarnosc, à Varsovie. Son procès en béatification a été ouvert par le pape Jean-Paul II en 1997. Reconnu martyr, il a été béatifié en 2010. "La vérité qui ne coûte rien est mensonge, a-t-il écrit, la condition essentielle de la libération de l'homme pour lui permettre de vivre en vérité, c'est le courage. Le courage est une victoire sur la peur. Si le citoyen renonce au courage, il devient esclave. La seule chose dont il faut avoir peur c'est de trahir Jésus Christ."

Saint Luc est connu pour avoir écrit l’un des quatre évangiles. Un texte en langue grecque qui relate la vie et l'enseignement de Jésus de Nazareth. Originaire d’Antioche, en Syrie, il aurait rédigé ce récit sans avoir connu Jésus, mais il a certainement mené des enquêtes auprès de Paul, voire de Marie, la mère du Christ, pour récolter des informations. Luc est selon Dante, "le scribe de la mansuétude". Son évangile insiste en effet sur la disposition à pardonner généreusement du Christ.

Père de l'Église, saint Ignace d'Antioche est un martyr de la fin du Ier siècle. Il nous a laissé sept lettres poignantes, écrites alors qu'il allait être livré aux lions du cirque, à Rome. Ignace y exhorte ses frères à l'unité : "Persévérez dans la concorde et la prière en commun pour offrir à Dieu actions de grâce et louanges."

Jeune religieuse visitandine à Paray-le-Monial, au XVIIe siècle, Marguerite-Marie Alacoque fut gratifiée d'apparitions du Christ. Jésus lui dévoila son cœur passionné d'amour pour les Hommes et lui exprima son désir d'être aimé en retour. Il lui demanda que soit instituée une fête pour son cœur brûlant d'amour. La fête du Sacré-Cœur a été fixée au troisième vendredi après la solennité de la Pentecôte.

Sainte Thérèse d'Avila
Grande mystique et écrivaine hors pair, sainte Thérèse d'Avila est la première femme docteure de l'Église. Née en 1515 en Espagne, elle devint une jeune fille mondaine et fut envoyée au couvent par son père. D'abord révoltée, elle fit le choix de rester vivre au carmel, à l'âge de 20 ans. Sa vie de moniale fut d'abord tiède et peu fervente. Un jour, face à la représentation de Jésus couvert de plaies, elle prit conscience de la grandeur du don de Dieu. Sa vie en fut transformée. À partir de 1560, elle entreprit de réformer l'ordre du carmel.

Saint Just est le treizième évêque de Lyon, au IVe siècle. Né dans le Vivarais, dont le père était gouverneur, il a été formé par l'archevêque de Vienne. Devenu évêque de Lyon en 350, il a participé aux conciles de Valence dans la Drôme en 374, et d'Aquilée (en Italie) en 381. Un épisode dramatique l'a conduit à fuir de Lyon. Saint Just s'est établi dans le désert d'Égypte, où il est mort en 390.

Saint patron des Auvergnats, saint Géraud était au IXe siècle un modèle chevaleresque de seigneur chrétien. Comte d'Aurillac, Géraud était très attentif aux pauvres et les servait lui-même à sa table où il les invitait. Homme de prière, il fonda en 885 une abbaye bénédictine à Aurillac. Il serait bien devenu moine mais son ami l'évêque de Rodez l'invita à rester dans le monde, tout en étant dans son cœur consacré à Dieu. Il est le premier que l'Église catholique a reconnu saint, alors qu'il n'était ni moine, ni prêtre, ni martyr.

On raconte que sainte Spérie, noble dame du Quercy au VIIIe siècle, refusa un beau mariage pour se consacrer à Dieu. Elle s'enfuit de son château, s'habilla en paysanne et se réfugia dans un tronc d'arbre. Mais l'amoureux éconduit la retrouva et la tua. Elle fut alors enterrée près d'une fontaine, dans une forêt où plus tard fut bâtie une chapelle. Peu à peu de nombreux pèlerins vinrent y prier. C'est ainsi qu'est né le village de Saint-Céré, dans le Lot.

"Le bon papa Jean" fut canonisé en même temps que Jean-Paul II, en 2014. C'est à 77 ans que Jean XXIII succéda à Pie XII. Avec ses origines paysannes du nord de l'Italie, il laissa l'image d'un homme humble et souriant, bon et visionnaire. C'est lui qui a mis en œuvre l'ouverture du concile Vatican II en 1962. Il souhaitait ardemment que le discours de l'Église catholique soit clair et compréhensible par tous. Il est, selon le pape François, "le pape de la docilité à l'Esprit saint".

Saint Daniel Comboni est un missionnaire du XIXe siècle, canonisé en 2003 par Jean-Paul II. Ce prêtre italien a consacré sa vie à l'évangélisation de l'Afrique centrale. Il est le fondateur des missionnaires comboniens du Cœur de Jésus. En 1877, il fut nommé vicaire apostolique de l'Afrique centrale, dont le siège était à Khartoum. Éprouvé par la fatigue, il tomba malade et mourut à l'âge de 50 ans en 1881. Les pères comboniens sont aujourd'hui présents en Afrique mais aussi en Amérique latine et en Europe.

Saint Denis est le premier évêque de Paris, ou plutôt de Lutèce, au IIIe siècle. On sait peu de choses sur lui. Il aurait été envoyé par le pape Clément évangéliser la Gaule avec un prêtre prénommé Éleuthère et le diacre Rustique. Denis et ses compagnons seraient morts décapités à Montmartre, pendant la persécution de Valérien, en 272. L'évêque se serait relevé et aurait porté lui-même sa tête. Cette légende, qui est à l'origine de l'iconographie de saint Denis, veut symboliser que dans l'Église, on ne sépare pas la tête du corps, le Christ du peuple de Dieu.

Salon "La Légende dorée", au XIIIe siècle, la vie de sainte Pélagie est digne d'un roman d'aventures ! Elle serait née vers 430 dans une famille d'Antioche. Belle et frivole, elle devint comédienne et fut adulée. Un jour, elle entra dans une église et entendit parler de la pécheresse de Babylone, citée dans l'Apocalypse au chapitre 17. Pélagie se reconnut dans cette description biblique, elle en fut bouleversée. Elle demanda le baptême et donna tous ses biens aux pauvres. Elle se fit passer pour un homme et devint ermite sur le mont des Oliviers, sous le nom de Frère Pélage. Ce n'est qu'à sa mort que l'on découvrit qu'elle était en réalité une femme, une sainte femme !

S'il est une prière catholique qui a traversé les siècles, c'est bien celle du rosaire ! On dit qu'elle est la prière des humbles, avec ses 20 mystères - joyeux, douloureux, lumineux ou glorieux - et ses 200 "Je vous salue Marie" ! En 1886, le mois d'octobre fut institué comme "mois du Rosaire". Mais la fête de Notre-Dame du Rosaire a été instituée par le pape Pie V pour commémorer la victoire de Lépante, dans le golfe de Corinthe, le 7 octobre 1571. On raconte que si la flotte du Saint-Siège, de l'Espagne et de Venise fut victorieuse, c'est grâce aux processions organisées par les Conférences du Rosaire à Rome, durant la bataille. Cette victoire mit fin à l'invasion ottomane.

Saint Bruno est le père des chartreux. Né vers 1030 à Cologne, en Allemagne, il étudia à Reims et devint l'un des premiers maîtres de son temps. Sa science, sa bonté et son intégrité rayonnaient. Mais sa brillante carrière ne le comblait pas. Bruno voulait être à Dieu seul. À 52 ans, il décida de tout quitter pour devenir moine. Il prit la route de Grenoble avec six de ses compagnons pour y trouver son jeune ami l'évêque Hugues de Grenoble. À la faveur d'un songe que celui-ci avait fait, ils s'installèrent dans le massif de la Chartreuse. Là, ils commencèrent une vie de silence, de solitude et de travail manuel. Bruno élabora une règle monastique, devenue celle des moines chartreux.

Née Helena Kowalska en 1905 dans une famille de paysans polonais, sainte Faustine fut une religieuse modeste et très réservée. Pourtant, sa vie intérieure était hors du commun. Elle reçut de nombreuses grâces mystiques. Le Christ lui est apparu à plusieurs reprises, notamment le 22 février 1931. Ce soir-là, elle vit Jésus vêtu d'une tunique blanche, une main levée pour la bénir. De la tunique entrouverte sur la poitrine sortaient deux rayons, l'un rouge, pour signifier le sang qui est la vie des âmes, et l'autre blanc, évoquant l'eau qui purifie. Jésus lui demanda de peindre un tableau conforme à l'image qu'elle voyait. Et de favoriser l'établissement d'une fête de la miséricorde divine. Elle fut instituée par Jean-Paul II en 2000, et fixée au premier dimanche après Pâques.

Saint Antoine-Marie Claret
Nous fêtons aujourd'hui un intrépide évangélisateur catalan du XIXe siècle, Antoine-Marie Claret, le fondateur des clarétins. Envoyé à Cuba, il devint évêque de Santiago et prit parti pour les esclaves au péril de sa vie. Il fut ensuite rappelé en Espagne par la reine Isabelle II pour être son confesseur. Quand elle fut forcée de s'exiler, il la suivit en France où il mourut à l'abbaye cistercienne de Fonfroide.

Saint Jean de Capistran
Prédicateur franciscain du XVe siècle, Jean de Capistran est celui qui, en 1456, appela à la croisade et permit de stopper l'avancée des Turcs vers l'Europe. Né à Capistran, dans les Abruzzes d'une famille allemande installée en Italie, il devint gouverneur à Pérouse. Veuf à 29 ans, il entra chez les franciscains où il écrivit "Le miroir des clercs", qui connut un grand succès. Il mourut de la peste noire aux bords du Danube.

Saint Jean-Paul II
On le fête depuis le 27 avril 2014, date de sa canonisation. Saint Jean-Paul II fut le 264e pape de l'Église catholique, de 1978 à 2003. Son pontificat, bien que contesté, a marqué l'histoire de l'Église mais aussi de l'histoire politique mondiale. Surnommé "l'athlète de Dieu", il connut à la fois le nazisme et le communisme. Entré à 22 ans au séminaire clandestin de Cracovie, ville dont il est devenu l'évêque. À ce titre, il participa au concile Vatican II.

Bienheureux Charles de Habsbourg-Lorraine
La fête du bienheureux Charles de Habsbourg-Lorraine correspond à la date de son mariage, le 21 octobre 1911, avec Zita de Bourbon-Parme, dont le procès en béatification est en cours. Charles Ier a été couronné en 1916 alors que l'Europe était à feu et à sang. Par respect pour les soldats au front, il annula la réception qui aurait dû suivre. Le dernier empereur d'Autriche, un homme bon, franc, simple et pieux, soutint en vain le plan de paix proposé par Benoît XV. Il fut forcé après la guerre de quitter son pays pour l'île de Madère, où il fut logé dans une maison insalubre et froide, et où il mourut de pneumonie à l'âge de 35 ans. Il a été béatifié par Jean-Paul II en 2004.

Fête de Marie, mater admirabilis
En ce 20 octobre, les catholiques fêtent la Vierge Marie sous le nom de Mater Admirabilis ou "mère admirable". Ce nom a été donné à une fresque de la Trinité-des-Monts à Rome, qui représente Marie vêtue d'une robe rouge et enveloppée d'un manteau blanc. De nombreux pèlerins viennent aujourd'hui la prier : "Mère admirable, lys de la vallée, prie pour nous. Mère admirable, trésor de calme et de sérénité, prie pour nous."

Bienheureux Jerzy Popieluszko
Assassiné à 37 ans par la police polonaise, Jerzy Popieluszko (1947-1984) était prêtre et aumônier du syndicat Solidarnosc, à Varsovie. Son procès en béatification a été ouvert par le pape Jean-Paul II en 1997. Reconnu martyr, il a été béatifié en 2010. "La vérité qui ne coûte rien est mensonge, a-t-il écrit, la condition essentielle de la libération de l'homme pour lui permettre de vivre en vérité, c'est le courage. Le courage est une victoire sur la peur. Si le citoyen renonce au courage, il devient esclave. La seule chose dont il faut avoir peur c'est de trahir Jésus Christ."

Saint Luc est connu pour avoir écrit l’un des quatre évangiles. Un texte en langue grecque qui relate la vie et l'enseignement de Jésus de Nazareth. Originaire d’Antioche, en Syrie, il aurait rédigé ce récit sans avoir connu Jésus, mais il a certainement mené des enquêtes auprès de Paul, voire de Marie, la mère du Christ, pour récolter des informations. Luc est selon Dante, "le scribe de la mansuétude". Son évangile insiste en effet sur la disposition à pardonner généreusement du Christ.

Saint Ignace d'Antioche
Père de l'Église, saint Ignace d'Antioche est un martyr de la fin du Ier siècle. Il nous a laissé sept lettres poignantes, écrites alors qu'il allait être livré aux lions du cirque, à Rome. Ignace y exhorte ses frères à l'unité : "Persévérez dans la concorde et la prière en commun pour offrir à Dieu actions de grâce et louanges."

Sainte Marguerite-Marie Alacoque
Jeune religieuse visitandine à Paray-le-Monial, au XVIIe siècle, Marguerite-Marie Alacoque fut gratifiée d'apparitions du Christ. Jésus lui dévoila son cœur passionné d'amour pour les Hommes et lui exprima son désir d'être aimé en retour. Il lui demanda que soit instituée une fête pour son cœur brûlant d'amour. La fête du Sacré-Cœur a été fixée au troisième vendredi après la solennité de la Pentecôte.

Grande mystique et écrivaine hors pair, sainte Thérèse d'Avila est la première femme docteure de l'Église. Née en 1515 en Espagne, elle devint une jeune fille mondaine et fut envoyée au couvent par son père. D'abord révoltée, elle fit le choix de rester vivre au carmel, à l'âge de 20 ans. Sa vie de moniale fut d'abord tiède et peu fervente. Un jour, face à la représentation de Jésus couvert de plaies, elle prit conscience de la grandeur du don de Dieu. Sa vie en fut transformée. À partir de 1560, elle entreprit de réformer l'ordre du carmel.

Saint Just de Lyon
Saint Just est le treizième évêque de Lyon, au IVe siècle. Né dans le Vivarais, dont le père était gouverneur, il a été formé par l'archevêque de Vienne. Devenu évêque de Lyon en 350, il a participé aux conciles de Valence dans la Drôme en 374, et d'Aquilée (en Italie) en 381. Un épisode dramatique l'a conduit à fuir de Lyon. Saint Just s'est établi dans le désert d'Égypte, où il est mort en 390.

Saint Géraud d'Aurillac
Saint patron des Auvergnats, saint Géraud était au IXe siècle un modèle chevaleresque de seigneur chrétien. Comte d'Aurillac, Géraud était très attentif aux pauvres et les servait lui-même à sa table où il les invitait. Homme de prière, il fonda en 885 une abbaye bénédictine à Aurillac. Il serait bien devenu moine mais son ami l'évêque de Rodez l'invita à rester dans le monde, tout en étant dans son cœur consacré à Dieu. Il est le premier que l'Église catholique a reconnu saint, alors qu'il n'était ni moine, ni prêtre, ni martyr.

Sainte Spérie de Cahors
On raconte que sainte Spérie, noble dame du Quercy au VIIIe siècle, refusa un beau mariage pour se consacrer à Dieu. Elle s'enfuit de son château, s'habilla en paysanne et se réfugia dans un tronc d'arbre. Mais l'amoureux éconduit la retrouva et la tua. Elle fut alors enterrée près d'une fontaine, dans une forêt où plus tard fut bâtie une chapelle. Peu à peu de nombreux pèlerins vinrent y prier. C'est ainsi qu'est né le village de Saint-Céré, dans le Lot.

Saint Jean XXIII
"Le bon papa Jean" fut canonisé en même temps que Jean-Paul II, en 2014. C'est à 77 ans que Jean XXIII succéda à Pie XII. Avec ses origines paysannes du nord de l'Italie, il laissa l'image d'un homme humble et souriant, bon et visionnaire. C'est lui qui a mis en œuvre l'ouverture du concile Vatican II en 1962. Il souhaitait ardemment que le discours de l'Église catholique soit clair et compréhensible par tous. Il est, selon le pape François, "le pape de la docilité à l'Esprit saint".

Saint Daniel Comboni
Saint Daniel Comboni est un missionnaire du XIXe siècle, canonisé en 2003 par Jean-Paul II. Ce prêtre italien a consacré sa vie à l'évangélisation de l'Afrique centrale. Il est le fondateur des missionnaires comboniens du Cœur de Jésus. En 1877, il fut nommé vicaire apostolique de l'Afrique centrale, dont le siège était à Khartoum. Éprouvé par la fatigue, il tomba malade et mourut à l'âge de 50 ans en 1881. Les pères comboniens sont aujourd'hui présents en Afrique mais aussi en Amérique latine et en Europe.

Saint Denis de Paris
Saint Denis est le premier évêque de Paris, ou plutôt de Lutèce, au IIIe siècle. On sait peu de choses sur lui. Il aurait été envoyé par le pape Clément évangéliser la Gaule avec un prêtre prénommé Éleuthère et le diacre Rustique. Denis et ses compagnons seraient morts décapités à Montmartre, pendant la persécution de Valérien, en 272. L'évêque se serait relevé et aurait porté lui-même sa tête. Cette légende, qui est à l'origine de l'iconographie de saint Denis, veut symboliser que dans l'Église, on ne sépare pas la tête du corps, le Christ du peuple de Dieu.

Sainte Pélagie d'Antioche
Salon "La Légende dorée", au XIIIe siècle, la vie de sainte Pélagie est digne d'un roman d'aventures ! Elle serait née vers 430 dans une famille d'Antioche. Belle et frivole, elle devint comédienne et fut adulée. Un jour, elle entra dans une église et entendit parler de la pécheresse de Babylone, citée dans l'Apocalypse au chapitre 17. Pélagie se reconnut dans cette description biblique, elle en fut bouleversée. Elle demanda le baptême et donna tous ses biens aux pauvres. Elle se fit passer pour un homme et devint ermite sur le mont des Oliviers, sous le nom de Frère Pélage. Ce n'est qu'à sa mort que l'on découvrit qu'elle était en réalité une femme, une sainte femme !

Fête de Notre-Dame du Rosaire
S'il est une prière catholique qui a traversé les siècles, c'est bien celle du rosaire ! On dit qu'elle est la prière des humbles, avec ses 20 mystères - joyeux, douloureux, lumineux ou glorieux - et ses 200 "Je vous salue Marie" ! En 1886, le mois d'octobre fut institué comme "mois du Rosaire". Mais la fête de Notre-Dame du Rosaire a été instituée par le pape Pie V pour commémorer la victoire de Lépante, dans le golfe de Corinthe, le 7 octobre 1571. On raconte que si la flotte du Saint-Siège, de l'Espagne et de Venise fut victorieuse, c'est grâce aux processions organisées par les Conférences du Rosaire à Rome, durant la bataille. Cette victoire mit fin à l'invasion ottomane.

Saint Bruno le Chartreux
Saint Bruno est le père des chartreux. Né vers 1030 à Cologne, en Allemagne, il étudia à Reims et devint l'un des premiers maîtres de son temps. Sa science, sa bonté et son intégrité rayonnaient. Mais sa brillante carrière ne le comblait pas. Bruno voulait être à Dieu seul. À 52 ans, il décida de tout quitter pour devenir moine. Il prit la route de Grenoble avec six de ses compagnons pour y trouver son jeune ami l'évêque Hugues de Grenoble. À la faveur d'un songe que celui-ci avait fait, ils s'installèrent dans le massif de la Chartreuse. Là, ils commencèrent une vie de silence, de solitude et de travail manuel. Bruno élabora une règle monastique, devenue celle des moines chartreux.

Sainte Faustine
Née Helena Kowalska en 1905 dans une famille de paysans polonais, sainte Faustine fut une religieuse modeste et très réservée. Pourtant, sa vie intérieure était hors du commun. Elle reçut de nombreuses grâces mystiques. Le Christ lui est apparu à plusieurs reprises, notamment le 22 février 1931. Ce soir-là, elle vit Jésus vêtu d'une tunique blanche, une main levée pour la bénir. De la tunique entrouverte sur la poitrine sortaient deux rayons, l'un rouge, pour signifier le sang qui est la vie des âmes, et l'autre blanc, évoquant l'eau qui purifie. Jésus lui demanda de peindre un tableau conforme à l'image qu'elle voyait. Et de favoriser l'établissement d'une fête de la miséricorde divine. Elle fut instituée par Jean-Paul II en 2000, et fixée au premier dimanche après Pâques.
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