
Rats d'Opéra RCF - page 6
Cette émission est proposée par Jean-Pierre VIDIT, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la comédie musicale. Les grands évènements de la vie lyrique locale, les grandes œuvres et celles moins connues et les grands interprètes serviront de canevas à ses itinéraires musicaux. Un mot d’ordre: du plaisir, beaucoup de musique et quelques commentaires.
Episodes
A partir de 1858 et le grand succès d’Orphée aux enfers, Jacques Offenbach connait une période une dizaine prodigieuse où la suprématie du compositeur s’impose à la fois par ses productions mais aussi par les innombrables salles parisiennes qui programment ses œuvres.
Jalousies et rivalités émaillent ce parcours dont la Société des compositeurs et auteurs dramatiques devient le lieu de terribles affrontements et, finalement, de querelles de boutiquier où chacun défend son territoire. En 1868, la nouvelle production – La Périchole – ne recueille pas le même succès que les autres œuvres . La faute en est aux relents sexistes et colonialistes mais est du probablement aussi à une modification de l’humour alors que l’ambiance générale – à l’aube de la guerre de 1870 – n’est plus à l’insouciance et à l’esprit conquérant. Jacques Offenbach va donc devoir modifier son plan de coimposition.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
5 février 2023Maryline Gilgemann a le sourire.
C’est toujours un évènement joyeux – d’où le sourire ! - pour un
artiste lyrique de venir présenter un disque auquel il a contribué.
C’est le cas de la soprano messine Maryline Gilgemann que les
Membres du Cercle Lyrique de Metz ainsi que les habitués de
l’Arsenal connaissent lorsqu’elle s’y produit, notamment, avec
l’orchestre de l’Harmonie municipale dirigé par A.Tutin. L’occasion a
été donnée à la chanteuse de participer à un enregistrement du Pays
du Sourire de Frantz Lehar- dans le personnage de la Princesse Mi -
sous la baguette de Bernhard Stopp qui dirige l’orchestre d’Harmonie
d’Ormesheim. Entourée de Elizabeth Wiles, de Jevgenij Taruntsov et
de Patrick Schnur, Maryline Gilgemann nous fait pénétrer dans les
coulisses d’un studio d’enregistrement pour nous faire découvrir
toutes les étapes de la production d’un disque : ici une œuvre
emblématique du répertoire de l’opérette viennoise. Elle y explique
effectivement la grande différence qui existe entre le fait de chanter
sur scène et de se retrouver dans les conditions d’un studio
d’enregistrement face à un micro alors que l’ingénieur du son se
trouve lui à l’extérieur de la salle d’enregistrement. Mais comme le
disait Pablo Casals « le plus grand respect qu’un artiste puisse payer
à la musique est de lui donner vie ». Puisse ce disque avoir une
longue vie.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
29 janvier 2023La Bartoli : la souffle et la voix
Cécilia Bartoli – qui vient de faire étape pour un concert à la Philharmonie de Luxembourg – et donne, avec les Musiciens du Prince-Monaco, la Clémence de Titus qui réunissait outre Cécilia Bartoli, Lea Dessandre, mezzo-soprano et John Osborn, ténor.
Un plateau absolument exceptionnel. C’est l’occasion de revenir sur la carrière de la mezzo-soprano italienne en privilégiant la place que cette interprète a donné au répertoire des castrats au 17 ème et 18 ème siècle. L’émission est aussi l’occasion de découvrir un document de France Musique où la cantatrice, dans un patchwork d’interviews, parle à la fois de son parcours et se son rapports à la voix dont elle précise qu’elle est absolument liée au souffle et à sa gestion. Il n’est d’ailleurs pour s’en convaincre que de le vérifier lorsque l’artiste est en scène et laisse transparaître le travail de sa cage thoracique. On comprend alors la mécanique subtile de la mécanique du souffle qui permet ces vocalises extraordinaires et périlleuses qu’elle semble faire avce facilité comme on peut le remarquer dans les des airs qui agrémentent cette émission. Il est extrait de Griselda, opéra de Vivaldi, pour l’Aria « Agitata du due venti ».Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
22 janvier 2023La Croisette en fête
L’actualité discographique nous invite à faire un focus sur un disque enregistré pendant la pandémie du Covid en 2020 et sorti dans les bacs des disquaires il y a peu de jour. Il s’agit de Croisette sous la baguette de Benjamin Lévy qui est consacré à l’opérette des années 1920 à 1935 qui fût, au plan de la composition et de l’interprétation d’une richesse incroyable. Benjamin Lévy applique à la lettre les principes qu’il édicte : à savoir que s’il est entouré de chanteurs d’une grande qualité vocale, il les a probablement choisi pour leurs capacité d’interprétation où il est nécessaire d’aller flirter avec le domaine du music-hall. Auditivement parlant – l’on peut dire – on sent le plaisir que les interprètes ont pris – avec une mention spéciale à Laurent Naouri, baryton-basse et Patricia Petitbon, soprano – à interprété des airs que l’on croyait fixés dans une version définitive : on pense ici à « Sous les palétuviers » chanson immortalisée par Pauline Carton que l’on pourra retrouver in situ sur YouTube. Cette musique est à la lisière des compositeurs du XIXème siècle et
commence de sentir l’influence du jazz et du swing. Avec toujours cette exception française : l’élégance. Un grand plaisir joyeux.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
8 janvier 2023Vivat Rossini, vivat Fagioli
Rossini est à l’affiche de l’Opéra de Lorraine pour le Barbier de Séville qui fait partie des œuvres les plus jouées au monde. Récemment, un grand bruit médiatique s’est produit autour du Festival baroque de Bayreuth dirigé par Max Émanuel Cencic. Cela nous a permis d’entendre des concerts absolument superbes de Joyce Di Donato pour des airs d’Haendel, de Max Émanuel Cenci pour des airs d’opéra de Porpora et enfin de Franco Fagioli, contre- ténor , que nous avons pu entendre – toujours à l’Opéra de Lorraine – pour un Sémiramide du Cygne de Pésaro. Accompagné de George Pétrou et du Chœur grec Amonia Atenéa, Franco Fagioli s’attaque au répertoire de Rossini. Contrairement à une idée répandue, FrancoFagioli n’a pas été « instruit » à la musique baroque puisqu’il est issu de l’Instituto Superior de arte du Teatro Colonb de Buenos-Aires. Il a été formé à l’école italienne – donc du Bel canto- puisque le modèle en Argentine était celui de la Scala de Milan. Avec ce disque consacré à Rossini, Franco Fagioli retourne à ses premières amours mais comme le dit Bernard Neuhoff dans la préface du disque de F.Fagioli« avec un tout autre bagage que la plupart de ses collègues contre ténors qui ont été formés à la musique sacré ».Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
1 janvier 2023La fête écrit aussi l’histoire
L’opérette jouit, on ne le sait que trop, d’une réputation détestable et surtout est traitée avec mépris et dédain par ceux qui se pique de culture musicale. Le récent disque de Benjamin Lévy à la tête de son remarquable Orchestre national de Cannes prouve à l’évidence le contraire.
Mais à cela deux conditions : aimer l’opérette quelques soient ses défauts et surtout savoir faire partager son enthousiasme à des interprètes en choisissant probablement ceux qui peuvent s’y donner et la vivre. Mais chose curieuse la musique dite légère n’est pas une musique de peu de poids donc négligeable : elle est légère parce qu’elle est « leste » c’est-à-dire qu’elle contient de nombreuses allusions sexuelles qui donne une couleur délicieusement grivoise à bien des productions de cette époque. L’opérette est donc un témoin de son temps puisqu’elle se développe corrélativement à Freud dont le pansexualisme choqua de nombreuses années les âmes dites prudes qui comme dans l’opérette…ne le sont pas tant que cela.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
18 décembre 2022Spécial Noël : Oratorio de Noël de J.S.Bach
C’est Jean-Pierre Pister qui nous guide dans une œuvre, peut-être moins connue que les grandes passions, mais tout aussi remarquable de l’Oratorio de Noël du compositeur né à Einszenach. Pour y parvenir, Jean-Sébastien Bach a élaboré un ensemble de cantates
composées en 1734, inspirées parfois par des œuvres antérieures. En réalité, l’ensemble que constitue l’Oratorio de Noël comprend nomément 6 cantates qui correspondent l’une après l’autre à chaque journée spécifique des festivités religieuses du temps de Noël : la naissance, l’annonce au bergers, l’adoration des bergers, la circoncision, le voyage des Rois mages et, enfin, l’adoration des Rois mages.
S’il y a de nombreuses versions de cette œuvre composée par J.S.Bach , c’est celle de Karl Richter que vous allez entendre d’une part pour la qualité de son interprétation et de sa direction mais aussi d’autre part pour la brochette éblouissante des interprètes : Gundula Janowitz, Christa Ludwig, mezzo-soprano ainsi que le ténor Fritz Wunderlich et la basse Frantz Crass. Cet enregistrement est édité par Archiv Produktion- Deutsche Gramophon en 1965.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
11 décembre 2022Un barbier de qualité
Le Barbier de Séville est une suite ininterrompue d’airs tous plus célèbres les uns que les autres.
C’est la raison pour laquelle cette oeuvre de G.Rossini figure souvent au frontispice de nombreuses salles de spectacles lyriques. Et ce n’est que justice car la beauté et la subtilité de la musique s’allient avec un déroulement dramatique harmonieux digne des meilleurs vaudevilles lorsque ceux-ci – et il y en a - s’élèvent au dessus de la facilité ou pire de la vulgarité. Nous découvrirons une version unn peu ancienne (1989) de l’œuvre signée Decca mais qui regroupe des chanteurs qui, depuis, ont fait une
carrière prestigieuse et enchanté de nombreux spectateurs. Citons Léo Nucci dans le rôle de Figaro et Cecilai Bartoli dans celui de Rosine. Il suffit de se laisser conduire au fils d’une intrigue et d’airs que tout le monde connait mais que chacun redécouvre comme un enfant à la lecture d’un conte qu’il apprécie depuis toujours.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
4 décembre 2022Un ténor très Francais, Alain Vanzo
Nous allons évoquer la carrière d’un très grand chanteur – un ténor – français de surcroît qui a servi avec beaucoup de talent et de soin le répertoire français.
Même si, dans un interview dont vous entendrez quelques extraits, il regrettait de n’avoir pas pu bénéficier des projecteurs médiatiques qui auraient donné à sa carrière un plus grand envol et une plus grande aura. Pour mieux apprécier la richesse de sa palette interprétative, il suffit, pour s’en convaincre d’écouter le disque collector qui lui est consacré chez Forlane en 2014 pour rendre hommage à sa carrière. Vous constaterez alors que ce chanteur a endossé un grand nombre de rôles auquel le disque qui lui est consacré rend hommage. Nous allons donc retrouver ces rôles et parfois les duos chantés avec les sopranos les plus connues comme Mady Mesplé ou, au tout début de sa carrière, Maria Callas. C’est surtout dans l’opéra français que brilla Alain Vanzo dont l’interprétation des Pêcheurs de Perles de Georges Bizet estparticulièrement sensible et d’une grande émotion.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
27 novembre 2022La vanita del mondo
Au terme de 20 années d’enregistrement ou alternent opéra et motets Philippe Jarroussky se tourne vers l’oratorio italien qui nait aux alentours de 1600 à Rome où la toute puissante église catholique romaine est un important commanditaire d’œuvres des compositeurs qui rivalisent de talent et d’adresse. Le plus souvent ces oratorio ont un caractère didactique et traite soit de la vie édifiante d’un saint – c’est le cas dans la disque pour Saint Jean Baptiste – soit raconte un épisode biblique comme par exemple l’héroïsme de Judith qui, comme l’a si bien peint le Caravage, tue Holopherne qui assiégeait son peuple. Le célèbre chanteur précise la différence qu’il y a dans l’interprétation des airs de l’oratorio qui exige plus de spiritualité que lorsque l’on raconte les histoires d’amour ou les peines de cœur de 2 rois et de reines. Précisons qu’à l’instar d’autres de ses collègues – Nathalie Stutzmann entre autres, Philippe Jaroussky – qui a un apprentissage musicla de violoniste - dirige, en même temps, ici son ensemble Artaserse.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
20 novembre 2022Kaufmann/Tézier : une amitié lyrique
Deux monstres sacrés de la planète lyrique – Jonas Kaufmann, ténor, et Ludovic Tézier , baryton, se retrouvent de nombreuse fois sur scène dans des productions communes. Si le monde lyrique bruisse facilement des potins de coulisses ou de conflits d’égo s’étalant à la une des journaux spécialisés, l’histoire qui sera racontée aujourd’hui va grandement décevoir ceux qui sont friands de ces querelles par médias interposés. Tout a commencé en 2010 sur le plateau de l’Opéra de Paris pour la production de Werther de Jules Massenet mis en scène par Benoît Jacquot au cours de laquelle une amitié artistique se noue entre les deux hommes traditionnellement opposés dans les productions. Ils arrivent à jouer de leur rivalité dans la situation dramatique puisque Ludovic Tézier – baryton- est traditionnellement le « méchant » qui joue toujours les ennemis ou les perturbateurs. Et Kaufmann, ténor donc le « gentil » d’ajouter « quand on a sur scène un partenaire comme Ludovic c’est- à-dire quelqu’un qu’on connaît depuis longtemps et en qui on a pleine confiance et dont le travail est une vraie source d’inspiration, on est en mesure de se stimuler mutuellement et d’atteindre un niveau d’énergie que l’on aurait pas cru possible au départ. »Leur dernier disuqe commun paru en 2022 chez Sony ClassicalDroits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
13 novembre 2022Trésor viennois 2
Nous poursuivons dans cette seconde émission, notre incursion dans le domaine de l’opérette viennoise qui apparait comme un genre musical qui tient sa filiation du « Singspiel » allemand qui visait à donner une assise « nationale » à l’art lyrique qui s’émancipe, peu à peu, de sa naissance italienne.
Nous verrons que cette opérette viennoise doit beaucoup à Jacques Offenbach qui était déjà un compositeur connu et célèbre dans l’Autriche encore impériale.Si le combat von Suppé/Strauss fils occupa une grande partie de la scène 4 viennoise d’autres compositeurs, certes plus secondaires, apparaissent avant l’arrivée aux alentours des années 1920 d’un compositeur dont l’œuvre au succès planétaire est La veuve Joyeuse qui sacrifie, comme il se doit, au happy end convenu. Le succès de cette œuvre a, bien sûr, dépassé le cadre étroit de l’Autriche. Mais, d’autres compositeurs attirent les foules dans ls théâtres dont certains se consacrent exclusivement, à Vienne, à l’opérette viennoise. Il s’agit d’Emmerich Kalkman dont Princesse Cazardas fera le tour du monde.Mais vienne perd peu à peu sa suprématie au profit dans les années 30 de Berlin ou Ralph Benastski produit son grand œuvre : L’auberge du Cheval Blanc.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
30 octobre 2022Trésors viennois
Il est vrai que Rats d’Opéra ne s’est pas beaucoup consacré à l’opérette viennoise !
L’écrivain autrichien Adam Müller-Guttenbrunn considérait cette forme lyrique comme un « batard de l’art, celui des tâcherons qu’une cocotte parisienne devait avoir inspiré ». Laissons à cet apôtre du bon goût la responsabilité de cette phrase qui rejoint finalement l’ostracisme dont Offenbach fût, en France, victime. Le musicien pâtit d’être considéré comme un compositeur de petite musique. Si Offenbach est cité ici ; c’est que précisément son influence a été grande en Autriche où il menait une carrière parallèle à celle de Paris. C’est à Vienne qu’il produira son premier opéra : les Fées du Rhin et nombre de ses opéra-bouffes connus – Offenbach n’utiliser pas le terme d’opérette pour définir ses œuvres – furent de grands succès portés par Marie Geistinger. Le précurseur à Vienne est Franz von Suppé qui va avec Johann Strauss fils de livrer une bataille sévère pour emporter les suffrages du public friand de cette musique viennoise et son pendant l’opérette viennoise. Cette dernière n’est-elle pas finalement la forme que prit, à cette époque, l’art lyrique dans la filiation du Singspiel dont Mozart fût un éminent eprésentant…. A suivre….Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
23 octobre 2022Une Inde rêvée: Lakmé de Léo Delibes
Léo Delibes, qui est surtout très connu pour ses musiques de ballets
qui comme « Coppélia » on fait le tour du monde ainsi que pour des
mélodies qui lui ont permises de passer pour un fin compositeur. Il
n’a pas vraiment connu de succès à l’opéra avant Lakmé. Le courant
artistique en France semble être, à l’époque, à un tournant. Le souvenir de la récente défaite de 1870 conduit à vouloir un renouveau des compositions « nationales ». Cette impulsion est aussi une réaction à l’influence grandissante qu’exercent les œuvres de Richard Wagner y compris sur des musiciens français. Delibes, avec Lakmé, va s’appuyer sur une histoire assez classique et, finalement, assez convenue et va l’habiller habilement en utilisant la mode de l’exotisme mis en vogue par Félicien David en 1851 et surtout par
Bizet avec Carmen qui va défrayer la chronique et conduire à l’échec que l’on sait qui finira par « tuer » son compositeur. La fin de Lakmé, on le devine, n’est pas plus réjouissanteDroits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
16 octobre 2022Bariténor : Michaël Spyres 2
Pour comprendre la démarche de Michaêl Spyres, il faut, semble-t-il se reporter à son précédent disque Espoir, paru chez Opéra Rara en 2017.
C'est au moment où la carrière de ce chanteur est en train de se développer et rencontrer une audience attentive à la qualité de ses prestations vocales. Dans ce disque Michaël Spyres confesse toute son admiration pour le ténor Gilbert Louis Duprez auquel un autre ténor américain, John Osborn, avait lui-même rendu hommage. Il est intéressant, sur un air composé par Gaetano Donizetti peu avant sa mort, « Seul sur la terre », de se livrer au jeu cruel mais amical de la comparaison. Dans le livret de son disque suivant, Bariténor, Michael Spyres se livre doctement à une description de l’évolution de la voix.
A l’époque baroque dit-il la distinction entre les deux tessitures –
ténor et baryton - n’était pas patente. Il faudra attendre le 19 ème siècle pour que ces classifications entrent en place : avec d’un côté le ténor et de l’autre le baryton. Michaêl Spyres montre alors que sa voix peut, elle, jouer sur les deux registres et il en donne de nombreux exemples au cours de cet album de feu.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
9 octobre 2022Baryténor : Michael Spyres 1
Le chanteur Michaël Spyres est devenu, au fil des années, une figure
importante et, parfois, incontournable des scènes internationales. Il y
obtient des succès impressionnants… et mérités. Cet artiste vient de
sortir, en 2021, un disque « Baryténor » dont la particularité est de
mettre en valeur le fait qu’il est capable de chanter dans les deux
tessitures : baryton et ténor. Il emploie le terme de «bariténor» pour définir sa voix, laquelle allie aigus insolents et solidité du registre grave. Dans certains morceaux, vous pourrez découvrir la manière dont ce chanteur interprète l’air pour utiliser à plein l’amplitude impressionnante de sa voix. Un document exceptionnel, enregistré par Michaël Spyres, vous permettra d’entendre ces différentes tessitures chantées spécialement auquel s’ajoute celle de contre-ténor. On appréciera aussi son impeccable diction tant en français qu’en italien dans divers extraits où il est en compagnie de Lawrence Brownlee qui, avec lui, sont deux exemples de chanteurs rossiniens qui défendent le répertoire du «Cygne de Pesaro ».Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
2 octobre 2022Butterfly 02
Toujours en compagnie de Danielle Pister, nous poursuivons l’exploration de
l’œuvre de Giacomo Puccini - Madame Butterfly - à l’affiche de l’Opéra Théâtre de Metz en ce début de saison 22/23.
Au milieu de l’acte 2, nous avons laissé l’héroïne, qui est maintenant la mère d’un enfant né de l’union avec l’officier américain Pinkerton, confronté à l’absence de celui qu’elle considère comme son mari. Alors que tout son entourage ne croit pas au retour de l’officier, la confiance inébranlable de Mme Butterfly la pousse à penser l’inverse. C’est le célébrissime « Un bel di vedremo » que nous entendrons à plusieurs reprises, par divers interprètes, lors de la fin cette émission pour se livrer au jeu délicat des comparaisons. Il est difficile d’imaginer – mais c’est souvent le sort des grandes œuvres – que l’œuvre fût mal accueillie lors de la première. Ce fût pourtant le cas, désagrément qui conduit Puccini à des modifications qui, heureusement, n’entamèrent pas l’incroyable densité psychologique de l’œuvre qui fait la force de ce drame qui se termine par la mort de l’héroïne.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
25 septembre 2022Un drame japonais : Butterfly première partie
En compagnie de Danielle Pister, du Cercle Lyrique de Metz, nous découvrons
les différentes étapes du drame de Puccini Madame Butterfly. Il faut préciser,
comme on peut le voir dans de nombreuses scènes de l’opéra, que Puccini
pousse la précision jusqu’à étudier les instruments et la musique japonaises. Il
veut, ainsi, donner une couleur que les instruments « locaux » viendront
appuyer. Ils ont aussi pour but de dépeindre avec une grande économie de
moyens le climat dramatique de cette œuvre où une jeune fille qui, pour
sauver ce qui reste de sa famille, va convoler en un mariage « arrangé » avec
un officier de la marine américaine. Il y a donc un décalage entre ces deux
conceptions de l’univers Décidée à s’investir pleinement dans sa nouvelle vie,
Cio-Cio-San va renier sa religion pour adopter celle de son « mari » entrainant
une réaction tragique et sans appel de son oncle bonze qui la renie devant
toute sa famille. Peu après Pinkerton, disparaît quand bien même la jeune
épousée se refuse à accepter cette évidence que le Consul, Sharpless, ne cesse de lui répéter.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
18 septembre 2022Retour à Pesaro
Le Festival Rossini qui se tient depuis les années 60 dans la ville natale du
compositeur accueillait sous une chaleur saharienne – malgré la proximité de la
mer Adriatique – tous les passionnés de la musique de celui qu’on appelle « le
Cygne de Pesaro ». Signalons que Juan Diego Florez, habitué du Festival, en
devient le Directeur artistique. Cela nous donne l’occasion d’écouter les airs
populaires italiens que le ténor – qui vit à Pesaro – a enregistré pour rendre
hommage à cette ville typiquement italienne. Nous redécouvrirons le Voyage à
Reims qui sert de trame et de réservoir à succès pour le Comte Ory que Rossini écrivit en 1828 à Paris où il avait « émigré ». Cette fresque médiévale nous donne l’occasion de voir comment le rire et la face peuvent être traités avec élégance par Rossini. L’autre spectacle auquel nous consacrerons des extraits est la version écrite par Rossini du drame de Shakespeare pour voir les différences entre cette version et celle composée peu après par Verdi.Nous pourrons alors entendre l’un des aires les plus connus de cette partition : la chanson du saule « Canzone del salice » qui est l’acmé du rôle de DesdémoneDroits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
11 septembre 2022Survolons la saison 22/23 : deuxième temps.
Déjà les fêtes de Noël et l’Opéra de Lorraine vous propose de retrouver la patte et la verve comiques de Rossini pour un Barbier de Séville mis en scène par Marianne Clément. Qui résiste au Largo al factotum que chante Figaro ? Ou à una vocce poco fa ? Le rôle de Rosina nous conduit à C écilia Bartoli qui fera un passage avec John Osborn et Lea Desandre pour la Clémence de Titus. Opéra que Mozart composa en 15 jours en même temps que la Flute enchantée c’est- à-dire peu avant sa mort. Le baroque sera à l’honneur à l’Opéra Théâtre de Metz avec l’œuvre de Haydn Il mondo della luna. Et puisque nous parlons de la lune, le Voyage dans la lune de Jacques Offenbach sera sur la scène du même théâtre pour que nous apprécions le délicieux ballet des flocons de neige. Belle saison 22/23Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
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