
Rats d'Opéra RCF - page 4
présentée par Jean-Pierre Vidit
Cette émission est proposée par Jean-Pierre VIDIT, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la comédie musicale. Les grands évènements de la vie lyrique locale, les grandes œuvres et celles moins connues et les grands interprètes serviront de canevas à ses itinéraires musicaux. Un mot d’ordre: du plaisir, beaucoup de musique et quelques commentaires.
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Episodes
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24 décembre 2023Deux visions du Messie : d’Haendel à Mozart.
Bien qu’Haendel ne soit pas anglais – il y séjourna après avoir quitté l’Allemagne – le compositeur est remarquablement connu dans toute l’Europe pour son Messie.
L’Alleluia – une des pièces majeures de l’œuvre - est probablement « LE » morceau de la musique religieuse le plus connu. C’est sous l’influence du Baron van Sweiten ,
son frère en maçonnerie, que dans les années 1780 que Mozart s’empare de la musique de Haendel pour l’adapter au goût des viennois. À ce titre et dans cet esprit, il faut souligner qu’il y a des différences d’interprétations qui, principalement au 19 ème siècle, nous gratifieront d’interprétations particulièrement imposantes avec un
effectif pléthorique qui pouvait dépasser la centaine d’exécutants. Il y a également, dans la version de Mozart, de notables modifications dans les instruments qui constituent la phalange. A titre d’anecdote, signalons que Mozart y introduit la clarinette qui fût l’un de ses instruments de prédilection. Le Messie de Haendel est constitué de trois parties : la nativité, la résurrection et une troisième consacrée à une réflexion musicale sur la rédemption. C’est Jean-Pierre Pister qui nous introduit d’abord aux particularités du Messie de Haendel puis il évoquera la réécriture par Mozart du Messie de Haendel qui fût crée en 1741. Mozart a découvert Haendel à la faveur de déplacement en Angleterre puis également en Allemagne où l’œuvre s’est répandue.
Par certains côtés, cette réécriture peut être assimilée par sa ressemblance aux symphonies du compositeur salzbourgeois. La différence tient essentiellement aux instruments spécifiques utilisés par Haendel et par Mozart. Pour mieux saisir ces différences d’écriture, nous écouterons l’œuvre de Haendel sous la direction de
Sir Georg Solti puis de Sir Thomas Beecham alors que celle de la version réécrite par Mozart sera conduite sous la baquette de Sir Charles Mackeras.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
17 décembre 2023Un naufrage de qualité.
Le naufrage du Titanic a donné lieu à l’un des films placés en haut du
box-office mondial.
Oeuvre de James Cameron - qui bénéficia de moyens techniques importants pour donner à son travail une puissance et un réalisme assez époustouflant qui a fasciné les spectateurs. Et porté au vedettariat Leonardo Di Caprio et Kate Winslet. On sait moins que Maury Yeston, compositeur et parolier, et Peter Stone, scénariste et auteur de livrets, s’emparent de ce sujet, 10 ans avant la première, pour écrire une comédie musicale sur le Titanic qui sera créée à Broadway en 1997…la même année que le film. C’est Jean-Philippe Heberlé, spécialiste de la comédie musicale, qui retrace à la fois les caractéristiques des deux auteurs de l’œuvre. Peter Stone, auteur du livret de l’histoire, et Maury Yeston, parolier et compositeur se rencontrent sur un autre spectacle – Grand Hôtel - qu’ils viennent de sauver du naufrage !!! Le compositeur Maury
Yeston, fort d’une solide formation musicale, puise à la fois dans un
célèbre compositeur anglais – Edward Elgar - mais aussi dans d’autres
styles musicaux comme la musique religieuse ( les hymnes) et le ragtime proche du jazz et très populaire à la fin du 19 ème siècle. Ce qui n’interdit nullement que cette comédie musicale soit assez opératique : elle contient des airs, des ensembles ainsi que des duos. Une construction astucieuse des types de personnages – des groupes
caractérisés : les ambitieux, les insouciants et les réalistes – permet
de compenser et de s’adapter à la dimension forcément réduite
d’une scène de « musical ». Toutefois, cette comédie musicale n’est
pas exempte de propos plus sérieux – et un tantinet moraux – il est
dangereux de croire que l’on peut créer un engin qui est plus fort que
la nature…ou alors on coule !Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
10 décembre 2023Une vénus noire à Bayreuth Deuxieme
Nous poursuivons en compagnie de Danielle Pister, l’évocation de la carrière de Grâce Bumbry.
Cette seconde époque correspond à la période où la chanteuse va passer du registre « mezzo-soprano » au registre « soprano » notamment dans Tosca. Toutefois, avant de quitter le registre qui avait fait sa gloire et sa renommée, elle va
affronter le rôle emblématique de Carmen sous la direction de Frühbeck de Burgos. Précisons que ce chef s’avère être un lointain successeur d’Ataulfo Argenta qui fût l’un des grands chefs qui re-dynamisa la musique symphonique en Espagne. En pleine gloire, il devait disparaître tragiquement comme l’émission que nous lui avons consacrée en atteste que l’on peut retrouver dans les podcasts de
RCF. Le rôle de femme maléfique n’est pas le seul qu’elle va interpréter. Celui de Dalila, autre tentatrice mortifère, fût enregistré en 1962 sous la baguette de Janos Kulka. L’intrigue consistait, on le sait, à séduire pour mieux arracher à Samson le secret de sa force herculéenne afin de l’en priver et provoquer sa perte. Grâce Bumbry va, de plus en plus, s’affirmer dans les rôles de sopranos comme avec Norma de Bellini et son célébrissime Casta Diva puis Cavalleria rusticana. La carrière de cette cantatrice fût d’une exceptionnelle longueur puisqu’ayant fait ses adieux à la scène en 1997 pour se consacrer à l’enseignement ainsi qu’au récital. Mais elle remontera sur scène à 73 ans pour incarner Monisha dans Treemonisha de Scott Joplin avant de se retirer à Berlin et promouvoir sa « Bumbry way », méthode destinée à lier maîtrise musicale et confiance mentale.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
3 décembre 2023Une vénus noire à Bayreuth Premiere
Grace Bumbry nous a quitté le 7 mai 2023 au terme d’une carrière internationale unanimement appréciée, saluée par la critique internationale.
Notre invitée, Danielle Pister, nous conte son histoire et son parcours artistique qui n’aurait pu n’avoir jamais existé.Victime des lois de ségrégation raciale dans les états du Sud, l’entrée au Conservatoire de sa ville d’origine lui fût refusé bien qu’elle ait obtenu le premier prix d’un concours de chant radiodiffusé. Habitué
des offices religieux, elle baigne dans les œuvres de musiques religieuses au cours de sa jeunesse constituant ainsi un bagage non négligeable. Autre avatar significatif, elle va bénéficier de l’aide de
Lhote Lehmann, célèbre cantatrice germanique qui, fuyant l’Allemagne nazie, va la prendre, comme élève, pour lui faire travailler sa voix de mezzo-soprano Elle fera ensuite une rencontre aussi surprenante que marquante : celle de Wieland Wagner, petit-
fils de Richard Wagner. Ce dernier, contre toute attente et contre vents et marées, lui confie le rôle de Vénus dans Tannhauser déclenchant, à quelques années de la fin de la guerre 1939-1945, un formidable scandale. C’est,en effet, la première femme noire à fouler la scène du Festspielhaus wagnérien pour interpréter un personnage mythologique… typiquement blanc. 40 minutes de rappels viennent
consacrer sa prestation et lancer, définitivement, sa carrière et lui ouvrir ainsi les portes des plus grands théâtres.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
26 novembre 2023Baroque Contre -Alto
Nous poursuivons en compagnie de Pierre Degott l’inventaire des
différents types de voix baroques que nous avions introduits par la
voix de « soprano » dans une précédente émission consacrée à cette
tessiture. Dans cette nouvelle catégorie, d’alto baroque, on retrouve
aussi bien des hommes que des femmes comme interprètes dont la
caractéristique vocale majeure est, précisément, l’ambiguïté vocale –
tour à tour masculin puis féminine - qui trouve un bel exemple avec
Maryline Horne célèbre pour le grand ambitus de sa voix passant de
la voix grave aux trilles les plus élevées. Ce qui lui permit d’aborder
un compositeur qui écrivit beaucoup pour eux ou elles : Rossini. Cette
voix d’alto féminine se rapproche de la voix des castrats qui seront
remplacés - après l’interdiction de l’opération de castration – par les
contraltos qui, peu à peu, interpréteront les rôles des castrats : tour à
tour dans des rôles masculins ou dans des rôles féminins. On
entendra un témoignage exceptionnel de castrat grâce à un
enregistrement de 1902 qui permet de découvrir l’un des derniers
castrats : Alessandro Moreschi. Ce sont donc les contreténors ou les
contralto qui prendront la succession des castrats pour les rôles tour
à tour féminins ou masculins comme on le verra avec Ewa Podles ou
Franco Fagioli. Et ensuite, dans une même œuvre, Nathalie
Stutzmann – contralto - et en face d’elle Philippe Jaroussky –
contreténor - pour le Giulio Cesare de Haendel . Précisons toutefois
que le contreténor avait fait son apparition avec Alfred Deller dont
nous écouterons un enregistrement.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
19 novembre 2023Heures et malheurs dans la vie de Malcom X d’Anthony Davis
Nous retrouvons Philippe Stutzmann pour le second opus de la série consacrée aux opéras contemporains qui ont été programmés pour le début des retransmissions du Métropolitan Opéra de New York - saison 23/24 - sous l’impulsion de son directeur général Peter Gelb.
L’œuvre au programme est une composition d’Anthony Davis, musicien, qui, sous l’impulsion de son frère, Christopher, comédien, prend connaissance de la vie de Malcom X. L’acteur interprétait dans les années 80, au théâtre, le personnage du leader. L’opéra- dont le livret est signé par Thulana Davis, une cousine - raconte la vie de Malcom Little dit Malcom X comme celle d’un héros tragique propre, comme dans les opéras de Wagner, à trouver une place dans un œuvre lyrique. Malcom Little en passe de devenir Malcom X va se retrouver quasi orphelin en 1931. Son père Earl est victime d’un « accident » - probablement commandité par le Ku-Klux-Klan - et sa mère sombre dans une dépression irrépressible qui la conduit définitivement à l’hôpital psychiatrique. Commence alors une vie de placements plus ou moins heureux, d’errance et de délinquance bien que pris en charge par sa demi-sœur : Ella qui ne l’abandonnera jamais. La prison lui permet de découvrir la lecture et un peu plus tard l’islam. Il rejoint « Nation of Islam », se convertit, change d’identité mais des tensions naîtront rapidement entre Malcom X et le chef du mouvement sur la manière de mener les luttes. Pour l’apaiser sa femme lui propose de partir en pèlerinage à La Mecque., À son retour, converti, il est assailli par les journalistes à propos des émeutes de l’été 1964. Le 21 Février 1965, il doit prononcer un discours à Manhattan pour son mouvement. Devant le micro, il est alors assassiné dès qu’il prend la parole. La première de l’opéra, dans sa version définitive, aura lieu le 28 Septembre 1986 au New York City Opera.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
12 novembre 2023Figaro ? Si ! : Florian Sempey
Il est toujours émouvant de voir arriver dans les bacs des disquaires un premier disque surtout lorsqu’il s’agit d’un chanteur – baryton de surcroît- comme Florian Sempey. Après un apprentissage « en province » à Libourne puis à Bordeaux a été distingué comme révélation aux Victoires de la Musique en 2013. Il s’est alors révélé sur les scènes nationales puis internationales en défendant un rôle fétiche : celui de Figaro dans le Barbier de Séville. Mais, surtout, Florian Sempey entretient une relation quasi filiale avec le compositeur Giaocchino Rossini dont le butse – qui figure sur le disque – trônait sur le piano de sa grand-mère. >Il en est devenu l’un des interprètes de référence. L’intérêt de ce disque est aussi de sortir des sentiers battus et de nous offrir les interprétations des « petites » œuvres du début de la carrière de Rossini – des farces ou des vaudevilles - comme La scala di seta, L’occasionne fa il ladro et La cambiale di matrimonio. Ces œuvres « de jeunesse » avaient été conçues pour le Teatro San Moïse. Elles étaient un peu tombées dans l’oubli mais furent remises au goût du jour par le Festival Rossini de Pesaro. Le titre de l’album en forme de boutade montre, à l’évidence, le plaisir que l’interprète – malgré les difficultés de l’écriture rossinienne - prend comme d’autre d’ailleurs - et l’on pense à Juan Diego Florez – plaisir à travailler ces difficulté pour offrir ce que ce disque permet : un grand moment de bonheur au service d’une musique et d’un compositeur qui, pour parodier une publicité célèbre « le vaut bien » !Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
12 novembre 2023Dead Man Walking
La programmation des retransmissions du Metropolitan Opéra de New-York nous propose courageusement en ce début de saison un opéra créé aux U.S.A en 2001 : Dead Man Walking. C’est Philippe Stutzmann, Membre du Cercle Lyrique de Metz, qui vous conduira dans cette découverte. L’histoire est assez connue : elle est construite par le célèbre dramaturge américain Terence Mac Nally à partir du livre de souvenirs de Sœur Helen Prejean. Cette dernière raconte son expérience de conseillère spirituelle auprès des condamnés à mort ainsi que l’opposition des membres de sa communauté religieuse à cette initiative jugée risquée On se souvient du film émouvant de Tim Robbins « La dernière marche » avec S. Sarandon et S.Penn, film multi-récompensé. Signalons, pour mémoire, que l’œuvre est une commande que l’Opéra de Francisco a passé à Jake Heggie victime de difficultés physiques l’empêchant dans son métier de pianiste. Le compositeur revendique des influences diverses aussi bien populaires, rock ou gospel que celles de compositeurs contemporains aussi bien américains ( Bernstein,Gershwin, Barber, Sondheim) qu’européens ( Debussy, Ravel, Poulenc et Britten).Nous assistons, au fil des actes, à la rencontre entre un meurtrier – De Rocher - accusé avec son frère d’un double meurtre horrible et Sœur Helen Préjean qui, en qualité de conseillère spirituelle de condamnés à mort, va tenter de faire que cet homme assume son acte et la culpabilité qui en résulte. L’opéra retrace cette rencontre et ses aléas pour aboutir à la scène finale de la rédemption du coupable. De nombreux extraits – avec Joyce Di Donato et Susan Graham - agrémentent cette présentation.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
5 novembre 2023Nathalie Stutzmann : l’origine des Contralto
Il est normal de mettre à l’honneur la contralto Nathalie Stutzmann qui avec son ensemble Orféo 55 s’est taillé une place très respectable dans le domaine lyrique baroque de l’hexagone et des pays avoisinants.
Mais depuis son activité de cheffe d’orchestre – qu’elle exerçait aussi au sein de son propre ensemble – a pris un essor international puisqu’une part ele vient d’être nommée à la tête comme Directrice musicale de l’Orchestra d’Atlanta et que, dans la même période, le Metropolitan Opera de New York lui a confié la direction de deux opéras à la tête de sa phalange pour Don Giovanni et peu après la Flute enchantée. Mais le but de cette émission sera aussi de profiter d’un des disques de Nathalie Stutzmann – Contralto – pour tenter de comprendre l’émergence au 18 ème siècle de ce type de voix basses alors que régnait sur les rôles de voix aigües les tout- puissants castrats. Au travers de son disque, Nathalie Stutzmann rend hommage à celles – Anna Giro, Maddalena Pieri, Franscesca Vanini- Boschi, Anna Marchesini – qui du fait de leur voix de basse ont aussi inspiré des compositeurs connus et moins connus Haendel, Vivaldi, Gasparini qui leur écrirent des opéras et des partition « sur mesure » c’est-à-dire mettant en valeur les caractéristiques spécifiques de leurs voix.Droits image: cover_nathalie_stutzmann
29 octobre 2023Une vénus noire à Bayreuth Deuxieme
Nous poursuivons en compagnie de Danielle Pister, l’évocation de la carrière de Grâce Bumbry.
Cette seconde époque correspond à la période où la chanteuse va passer du registre « mezzo-soprano » au registre « soprano » notamment dans Tosca. Toutefois, avant de quitter le registre qui avait fait sa gloire et sa renommée, elle va
affronter le rôle emblématique de Carmen sous la direction de Frühbeck de Burgos. Précisons que ce chef s’avère être un lointain successeur d’Ataulfo Argenta qui fût l’un des grands chefs qui re-dynamisa la musique symphonique en Espagne. En pleine gloire, il devait disparaître tragiquement comme l’émission que nous lui avons consacrée en atteste que l’on peut retrouver dans les podcasts de
RCF. Le rôle de femme maléfique n’est pas le seul qu’elle va interpréter. Celui de Dalila, autre tentatrice mortifère, fût enregistré en 1962 sous la baguette de Janos Kulka. L’intrigue consistait, on le sait, à séduire pour mieux arracher à Samson le secret de sa force herculéenne afin de l’en priver et provoquer sa perte. Grâce Bumbry va, de plus en plus, s’affirmer dans les rôles de sopranos comme avec Norma de Bellini et son célébrissime Casta Diva puis Cavalleria rusticana. La carrière de cette cantatrice fût d’une exceptionnelle longueur puisqu’ayant fait ses adieux à la scène en 1997 pour se consacrer à l’enseignement ainsi qu’au récital. Mais elle remontera sur scène à 73 ans pour incarner Monisha dans Treemonisha de Scott Joplin avant de se retirer à Berlin et promouvoir sa « Bumbry way », méthode destinée à lier maîtrise musicale et confiance mentale.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
29 octobre 2023Figaro ? Si ! : Florian Sempey
Il est toujours émouvant de voir arriver dans les bacs des disquaires un premier disque surtout lorsqu’il s’agit d’un chanteur – baryton de surcroît- comme Florian Sempey. Après un apprentissage « en province » à Libourne puis à Bordeaux a été distingué comme révélation aux Victoires de la Musique en 2013. Il s’est alors révélé sur les scènes nationales puis internationales en défendant un rôle fétiche : celui de Figaro dans le Barbier de Séville. Mais, surtout, Florian Sempey entretient une relation quasi filiale avec le compositeur Giaocchino Rossini dont le butse – qui figure sur le disque – trônait sur le piano de sa grand-mère. >Il en est devenu l’un des interprètes de référence. L’intérêt de ce disque est aussi de sortir des sentiers battus et de nous offrir les interprétations des « petites » œuvres du début de la carrière de Rossini – des farces ou des vaudevilles - comme La scala di seta, L’occasionne fa il ladro et La cambiale di matrimonio. Ces œuvres « de jeunesse » avaient été conçues pour le Teatro San Moïse. Elles étaient un peu tombées dans l’oubli mais furent remises au goût du jour par le Festival Rossini de Pesaro. Le titre de l’album en forme de boutade montre, à l’évidence, le plaisir que l’interprète – malgré les difficultés de l’écriture rossinienne - prend comme d’autre d’ailleurs - et l’on pense à Juan Diego Florez – plaisir à travailler ces difficulté pour offrir ce que ce disque permet : un grand moment de bonheur au service d’une musique et d’un compositeur qui, pour parodier une publicité célèbre « le vaut bien » !Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
22 octobre 2023Une vénus noire à Bayreuth Premier 01
Grace Bumbry nous a quitté le 7 mai 2023 au terme d’une carrière internationale unanimement appréciée, saluée par la critique internationale.
Notre invitée, Danielle Pister, nous conte son histoire et son parcours artistique qui n’aurait pu n’avoir jamais existé.Victime des lois de ségrégation raciale dans les états du Sud, l’entrée au Conservatoire de sa ville d’origine lui fût refusé bien qu’elle ait obtenu le premier prix d’un concours de chant radiodiffusé. Habitué
des offices religieux, elle baigne dans les œuvres de musiques religieuses au cours de sa jeunesse constituant ainsi un bagage non négligeable. Autre avatar significatif, elle va bénéficier de l’aide de
Lhote Lehmann, célèbre cantatrice germanique qui, fuyant l’Allemagne nazie, va la prendre, comme élève, pour lui faire travailler sa voix de mezzo-soprano Elle fera ensuite une rencontre aussi surprenante que marquante : celle de Wieland Wagner, petit-
fils de Richard Wagner. Ce dernier, contre toute attente et contre vents et marées, lui confie le rôle de Vénus dans Tannhauser déclenchant, à quelques années de la fin de la guerre 1939-1945, un formidable scandale. C’est,en effet, la première femme noire à fouler la scène du Festspielhaus wagnérien pour interpréter un personnage mythologique… typiquement blanc. 40 minutes de rappels viennent
consacrer sa prestation et lancer, définitivement, sa carrière et lui ouvrir ainsi les portes des plus grands théâtres.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
15 octobre 2023Cocteau à Metz 3 : Pelléas et Mélisande
Nous poursuivons la découverte du seul opéra de Débussy. Lors des
deux premiers actes qui nous décrivent la situation, nous constatons
l’attirance qui se tisse peu à peu entre les deux jeunes gens : Pelléas
et Mélisande. A la fin de l’acte 2 Golaud découvre que sa femme,
Mélisande a perdu la bague qu’il lui avait donnée. Il enjoint sa femme
d’aller la chercher dans la grotte où elle dit l’avoir perdue et dit à
Pelléas d’accompagner la jeune femme. Puis arrive la scène la plus
connue de l’opéra : celle où Mélisande peigne ses cheveux à sa
fenêtre sous le regard enamouré de Mélisande à tel point qu’il
s’enroule dedans. Scène que surprend Golaud qui va sentir naître en
lui un sentiment de jalousie qui peu à peu va le posséder et l’amener
à commettre l’irréparable dès lors qu’il pensera détenir la preuve de
la trahison de Mélisande ? Golaud demande à Pelléas de se tenir à
l’écart de la jeune femme et interroge son fils – le petit Inyold – sur
les agissements du jeune couple. Avant de quitter le château, un
dernier rendez-vous et un dernier baiser qui à l’affut va tuer Pelléas
de son épée. Il a également blessé Mélisande qui, après avoir mis au
monde une petite fille, s’éteindra à son tour laissant Golaud seul face
à sa culpabilité et son désespoir..Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
1 octobre 2023Cocteau à Metz Premier Volet
Nous accompagnerons, au cours de cet émission, un évènement placé sous l’égide de l’Académie Nationale de Metz qui se déroulera à Metz le 14 Octobre 2023.
Il s’agit de la commémoration de la venue, en Septembre 1962 à Metz, du peintre, écrivain, poète et cinéaste, Jean Cocteau : Membre de l’Académie Française. Son séjour à Metz coïncide à deux objectifs : d’un côté la réalisation des vitraux de l’Église Saint Maximin dans le quartier Outre-Seille et, de l’autre, le peintre -dessinateur avait accepté – contre toute attente- d’imaginer la conception des décors et des costumes de Pélléas etMélisande, l’unique opéra de Claude Debussy, qui se trouve à l’affiche du 5 ème Festival International de Musique qui se tint à Metz du 21 au 30 Septembre 1962. Cet évènement nous donne l’occasion de rappeler les grandes étapes et les composantes artistiques d’un artiste polyvalent qui s’est intéressé, bien sûr, à l’écriture et à la poésie mais également au théâtre, au cinéma, au ballet, à la peinture.
Tous éléments disparates certes mais en réalité préparatoires en quelques sorte de ce que l’on va, dans les décors et costumes, retrouver à l’œuvre dans le travail de Jean Cocteau à propos du chef d’œuvre de Claude Debussy qui fera l’objet de notre prochaine édition de Rats d’Opéra. A suivre donc….Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
24 septembre 2023La Boème un Drame Universel
C’est en compagnie d’Alain Madella du Cercle Lyrique de Metz que nous redécouvrons l’un des premiers opéras de Giacomo Puccini, en quatre tableaux, composé entre 1892 et 1895.
Il s’inspire du livre d’Henri Murger « Scènes de la vie de Bohème » dont Giacosa et Illica vont tirer le livret italien. Auréolé de son succès « Manon Lescaut » s’il retrouve les mêmes librettistes, Puccini ne s’enferme pas dans le style qui a fait son succès.Il tranche dans les airs les plus populaires par ses audaces harmoniques et dramatiques dont certaines viennent de ses études musicales au Conservatoire de Milan pour le travail de fin d’étude. Ces nouvelles donnes musicales de composition déstabilisent le public. Bien que dirigé de main de maître par le maestro Arturo Toscanini, le succès n’est pas au rendez-vous lors de la première. Le public se ralliera à la composition dans les semaines suivantes assurant à l’œuvre de Puccini un succès qui va dépasser la cadre italien et s’imposer sur toutes les scènes internationales pour
devenir l’un des opéra les plus représentés car finalement il parle de l’amour, de l’usure du temps puis de la mort.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
24 septembre 2023La Bohème, un drame universel
C’est en compagnie d’Alain Madella du Cercle Lyrique de Metz que nous redécouvrons l’un des premiers opéras de Giacomo Puccini, en quatre tableaux, composé entre 1892 et 1895.
Il s’inspire du livre d’Henri Murger « Scènes de la vie de Bohème » dont Giacosa et Illica vont tirer le livret italien. Auréolé de son succès « Manon Lescaut » s’il retrouve les mêmes librettistes, Puccini ne s’enferme pas dans le style qui a fait son succès.Il tranche dans les airs les plus populaires par ses audaces harmoniques et dramatiques dont certaines viennent de ses études musicales au Conservatoire de Milan pour le travail de fin d’étude. Ces nouvelles donnes musicales de composition déstabilisent le public. Bien que dirigé de main de maître par le maestro Arturo Toscanini, le succès n’est pas au rendez-vous lors de la première. Le public se ralliera à la composition dans les semaines suivantes assurant à l’œuvre de Puccini un succès qui va dépasser la cadre italien et s’imposer sur toutes les scènes internationales pour
devenir l’un des opéra les plus représentés car finalement il parle de l’amour, de l’usure du temps puis de la mort.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
17 septembre 2023Survolons la saison 23/24 deuxieme
Nous attaquons le second volet consacré au survol de la saison 23/24
des scènes lyriques de notre grande région Est ainsi que chez ceux de
nos voisins européens les plus immédiats comme le Staatsoper de
Sarrebrück où nous nous rendons régulièrement. Si l’Opéra Théâtre
de Metz à inauguré sa saison par La bohème de Puccini c’est que
nous allons fêter en 2024 les 100ans de la mort, à Bruxelles, de
Giacomo Puccini. Cette occurrence nous permettra de découvrir un
œuvre peu jouée : Le triptyque et nous nous attarderons sur Gianni
Schicchi ety son célèbre « O moi babbino caro.Dans un registre
différent, Lakmé et son célèbre air des clochettes ravira tous ceux qui
aiment les hautes vocalises! Œuvre rare, le Château de Barble Bleue
du hongrois Belà Bartok est le seul opéra du musicien qui s’inspire du
Pélléas et Mélisande, seul opéra de Debussy. Un petit détour chez
Offe,bach pour un dociument rare et exceptionnle : Bourvil sur la
scène de l’opéra pour – entre autres – le rôle de Frantz : « Chaque
jour je me mets en quatre ». Don Pasquale de Donizetti Polifemo et la
Creation de Haydn réjouiront, pour les deux derniers, les amateurs
de musique baroque. Et nous terminerons – ce qui sera un paradoxe
– sur le Prélude de Lohengrin à l’affiche de l’Opéra National du Rhin.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
10 septembre 2023Survolons la saison 23/24 PREMIERE
La rentrée lyrique se précise et tous les opéras de notre Grande Région est et ceux de nos voisins européens ont publié la plaquette de leurs programmations pour la saison 23/24.
Même si les contingences budgétaires ont un peu érodé le volume des
productions, nous avons encore la chance d’une programmation riche et diversifiée que nous détaillons. En rendant auparavant un hommage à Nathalie Stutzman qui a débuté brillamment sa première prestation de direction dans la « fosse mystique » par un Thannhäuser particulièrement applaudi et dont la critique internationale a salué la beauté et la précision. Nous y reviendrons.
Nous suivrons le chemin de l’Espagne avec un bref retour sur le Festival d’été du Bayerische staatsoper de Munich. Puis nous découvrirons l’ouverture de saison à Metz – La Bohème – puis à Nancy qui proposera Idoménée roi de Crète de W.A.Mozart. Enfin,
nous anticiperons avec les fêtes de fin d’année de nos voisins de Sarrebrück qui vous proposerons le Violon sur le toit de Joseph Stein.
Belle saison 23/24 à tous dont nous découvrirons la suite dans le numéro 2 de Survolons la saison.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
30 juillet 2023Un opéra oublié : Fédora
C’est Gilles Dupont, du Cercle Lyrique de Metz, qui nous introduit dans l’une des œuvres d’Umberto Giordano : Fédora.
Cet opéra est passé à la postérité même s’il est assez peu représenté sur les scènes lyriques à l’exception de l’Italie. L’autre œuvre de Giordano est « Andréa Chénier » qui retrace l’histoire du poète éponyme pris dans les tourments de la Révolution française. Umberto Giordano est un compositeur dont l’œuvre se place dans une période où la situation de l’opéra en Italie à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème change. Cela donne naissance à un mouvement musical important même s’il fût de courte durée puisqu’il s’étend de 1890 à 1915. Ce mouvement s’appelle le vérisme – qui devient un courant artistique - qui s’écarte du romantisme cher à Verdi pour venir vers plus de réalisme. Le compositeur le plus connu de ce courant est bien évidement Giaccomo Puccini. Sur le plan des règles de construction, il s’agit de s’intéresser à d’autres types de personnages plus simples et de favoriser l’expression des sentiments. La plupart du temps se trouvent au premier plan des personnage du peuple : un charretier dans « Cavalleria Rusticana » de Pietro Mascagni et une troupe de théâtre ambulante plutôt pauvre dans I pagliacci de Leon Cavallo. Ils traversent des évènements assez banals mais de nature affective qui vont bouleverser leurs univers. Il y a volontairement une dramatisation de la vie quotidienne et une expression directe des sentiments : le but est d’atteindre le vrai. Souvent il s’agit d’œuvres tirée de romans ou de nouvelles courtes, ce qui donne des opéras plutôt brefs – rarement plus d’une heure - qui sont d’ailleurs représentés conjoints sur les scènes. Des extraits d’Andréa Chénier et de Fédora illustreront le propos.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
9 juillet 2023Farinelli en Espagne
La carrière de castrat de Carlo Broschi, alias Farinelli, fût on le sait exemplaire grâce au travail des historiens mais aussi au remarquable travail de vulgarisation fait par Gérard Corbiau dans son excellent film éponyme.
Une vie faite de tournées harassantes au gré des cours européennes ou des châteaux des grands aristocrates – tels le Prince Archevêque Colloredo – qui possédaient un orchestre personnel permettant d’accueillir des artistes de la renommée de Farinelli. Mais, sur le tard, Farinelli fût appelé par le roi Philippe V d’Espagne à la cour pour égayer la convalescence d’un roi qui souffrait apparemment d’une mélancolie tenace que la voix de Farinelli apaisait. Le chanteur y resta de 1737 à 1759 soit 22 ans passant au service du successeur Ferdinand VI. Mais Farinelli ne se contenta pas d’être une sorte d’anti-dépresseur de luxe. Devenu « directeur des divertissements royaux » il mit son énergie à faire produire, solliciter des compositeurs d’opéra, des peintres et des décorateurs …pour aboutir à des œuvres très innovantes qui donneront naissance à un véritable style musical dont cette émission donnera un exemple avec Aminta de Mazzonni.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
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