
Rats d'Opéra RCF - page 2
présentée par Jean-Pierre Vidit
Cette émission est proposée par Jean-Pierre VIDIT, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la comédie musicale. Les grands évènements de la vie lyrique locale, les grandes œuvres et celles moins connues et les grands interprètes serviront de canevas à ses itinéraires musicaux. Un mot d’ordre: du plaisir, beaucoup de musique et quelques commentaires.
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15 novembre 2024Puccini à la source : Messa di gloria
Année Puccini oblige à l’occasion du centenaire de sa mort à
Bruxelles lors du traitement puis de l’opération de son cancer de la
gorge. Il est donc normal d’évoquer l’ensemble des œuvres que le
maestro a laissé et qui font à la fois sa gloire et la bonne fortune des
maisons d’opéras qui le programme régulièrement et avec succès
C’est en compagnie d’Alain Madella du Cercle Lyrique de Metz que
nous redécouvrons l’un des premiers opéras de Giacomo Puccini, en
quatre tableaux, composé entre 1892 et 1895. Il s’inspire du livre
d’Henri Murger « Scènes de la vie de Bohème » dont Giacosa et Illica
vont tirer le livret italien. Auréolé de son succès « Manon Lescaut »
s’il retrouve les mêmes librettistes, Puccini ne s’enferme pas dans le
style qui a fait son succès.Il tranche dans les airs les plus populaires
par ses audaces harmoniques et dramatiques dont certaines viennent
de ses études musicales au Conservatoire de Milan pour le travail de
fin d’étude. Ces nouvelles donnes musicales de composition
déstabilisent le public. Bien que dirigé de main de maître par le
maestro Arturo Toscanini, le succès n’est pas au rendez-vous lors de
la première. Le public se ralliera à la composition dans les semaines
suivantes assurant à l’œuvre de Puccini un succès qui va dépasser la
cadre italien et s’imposer sur toutes les scènes internationales pour
devenir l’un des opéra les plus représentés car finalement il parle de
l’amour, de l’usure du temps puis de la mort.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
8 novembre 2024José Luccioni (1903_1978) : un ténor oublié
C’est en compagnie de Danielle Pister que nous allons évoquer la
carrière d’un ténor français dont, malheureusement, les traces
discographiques sont assez ténues pour n’entretenir qu’à minima sa
mémoire et surtout sa manière de donner corps à l’interprétation des
nombreux personnages lyriques que sa carrière lui a fait interpréter.
Corse de naissance, José Luccioni a fait, comme beaucoup de ses
confrères, une carrière à l’époque où les maisons d’opéra
disséminées dans notre pays et dans ses satellites reproduisaient des
programmes - chantés en français - qui faisaient la part belle aux
« tubes » du répertoire ( Puccini, Gounod, Bizet, Massenet…). Ils
étaient, peu ou prou, données régulièrement et dans des productions
quasi identiques sur le plan des décors et de la mise en scène sans
connaître pour autant les défaveurs ou la lassitude d’un public se
déplaçant en masse pour les entendre et les voir. Comme toujours,
une telle admiration est liée à des souvenirs personnels : ceux d’un
père, amateur passionné d’opéra, qui, très tôt, conduisait toute sa
famille à chaque représentation donnée dans le Théâtre municipal
d’Oran où les troupes françaises venaient régulièrement faire escale.
Artiste de grande qualité et de grande renommée et doué d’un
caractère bien trempé, il quitta, bien avant le lever de rideau, le
célèbre récital donné par Callas à l’Opéra de Paris devant le gotha
politique et artistique. Il devait, en principe, lui donner la réplique
dans le second acte de Tosca. En raison du fait que son nom ne
figurait pas sur l’affiche dans une graphisme identique à celui de la
diva, le réduisant de ce fait au rôle d’un faire-valoir inacceptable pour
lui. Pour autant, nombre de ses « descendants » chanteurs se
réfèreront à son style et à sa force d’incarnation des personnages en
même temps qu’à son respect de la partition. Finalement, un modèle
est d’autant plus vivant par le souvenir couplé aux
témoignages. « Rien de tout cela ne manquait à José Luccioni »
conclut Danielle Pister.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
1 novembre 2024La vie de Bohème de Puccini
C’est en compagnie d’Alain Madella du Cercle Lyrique de Metz que nous redécouvrons l’un des premiers opéras de Giacomo Puccini, en quatre tableaux, composé entre 1892 et 1895.
Il s’inspire du livre d’Henri Murger « Scènes de la vie de Bohème » dont Giacosa et Illica vont tirer le livret italien. Auréolé de son succès « Manon Lescaut » s’il retrouve les mêmes librettistes, Puccini ne s’enferme pas dans le style qui a fait son succès.Il tranche dans les airs les plus populaires par ses audaces harmoniques et dramatiques dont certaines viennent de ses études musicales au Conservatoire de Milan pour le travail de fin d’étude. Ces nouvelles donnes musicales de composition déstabilisent le public. Bien que dirigé de main de maître par le maestro Arturo Toscanini, le succès n’est pas au rendez-vous lors de la première. Le public se ralliera à la composition dans les semaines suivantes assurant à l’œuvre de Puccini un succès qui va dépasser la cadre italien et s’imposer sur toutes les scènes internationales pour
devenir l’un des opéra les plus représentés car finalement il parle de l’amour, de l’usure du temps puis de la mort.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
25 octobre 2024Spyres avant Wagner 1
Le ténor américain Michael Spyres né en 1979
dans le Missouri dans une famille de musicien est probablement
l’une des figures importantes de la scène internationale. Cet artiste a
fait évoluer sa voix vers ce que l’on appelle le « baryténor » qui n’est
pas une nouvelle catégorie vocale sorte de variété hybride entre le
baryton et le ténor.IL est défini par le Nouveau dictionnaire Webster
come « une voix chantée de baryton avec pratiquement uen gamme
de ténor ». Michael Spyres emploie le terme de «baryténor» pour
définir sa voix, laquelle allie aigus insolents et solidité du registre
grave. Il est utile de préciser qu’il ne s’agit pas là d’une nouveauté :
cette catégorie a toujours existé mais elle se cachait à la vue de tous
au sein de différents ouvrages. Il ne faut pas perdre de vue qu’au
18 ème siècle, en plein apogée de l’ère baroque, les baryténors
rivalisaient de virtuosité et de prouesses techniques avec les fameux
castrats qu’ils arrivaient à surpasser. C’est Étienne Méhul (1763-
1817) un compositeur d’après la révolution française qui au travers
d’un opéra qui a passé la barrière du temps – Ariodant en 1799 -
participe à la promotion de la voix de baryténor : ce qui eut de
profondes répercussions sur l’opéra de la période romantique.Méhul
introduit d’ailleurs le « motif de réminiscence » qui est un thème
musical associé à une idée particulière dans l’opéra. On retrouvera ce
procédé sous le terme de leitmotiv dans la musique dramatique
de Richard Wagner. Nous suivrons dans la seconde partie de
l’émission consacrée à Michaël Spyres l’évolution de sa voix et les
choix qu’il a faits pour mettre à son répertoire des œuvres de Rossini
– dont il fût très tôt dans sa carrière un interprète exceptionnel – du
grand opéra à la française – Meyerbeer, Auber, Méhul – et de
Wagner.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
18 octobre 2024Reinoud et les brunettes
Reinoud van Mechelen n’est pas un inconnu pour les auditeurs qui suivent Rats d’Opéra.
nous avions fait écho à ses deux précédentes productions qui retraçait les carrières de deux chanteurs – Dumesny et Legros – qui furent les interprètes privilégies pour ne pas dire exclusifs au 17 ème siècle de Jean-Baptiste Lully – alors tout-puissant Surintendant de la Musique du Roi Soleil - et de Christophe Willibad Glück pour le 18 ème appelé à la cour par Marie Antoinette – dont il fût le professeur de clavecin – pour
pourvoir aux fêtes versaillaises. Le ténor Reinoud Van Mechelen qui,
accompagné de son orchestre, A nocte temporis, va nous faire
voyager trois siècles en arrière pour découvrir ce que l’on appelle les
« brunettes » c‘est à dire des chansons, plutôt populaires , qui
mettent en scène les amours des bergers et des bergères. Les
brunettes sont donc de petits airs qui tirent leur nom d’un recueil
publié par Ballard au 18 ème siècle. C’est Loïc Chahine qui le précise
dans la présentation de cet album. Ce n’est toutefois pas une mode
nouvelle puisque ce goût pour les histoires de bergers et de bergères
prend ses racines sous Louis XIII à partir d’un ouvrage – l’Astrée – qui
ne comportait pas moins de cinq mille pages qui racontaient les
histoires du berger Céladon et de la bergère Astrée qui donne son
nom au recueil cité. En fait, les brunettes ne visent pas l’originalité.
Elles sont perpétuellement chantées accompagnées par la musette
de cour une sorte de fille naturelle de la cornemuse.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
11 octobre 2024Magicien D'oz
Avant toute chose Le magicien d’Oz est d’abord un grand classique de la littérature enfantine dans le monde anglophone. Il a été écrit
ar Lyman Frank Baum. Publié aux États-Unis en 1900 aux éditions Georges Hill Company, il est agrémenté des illustrations de William
Wallace Denslow. Il faudra, toutefois, attendre 31 ans pour qu’il soit publié en France. C’est l’un des livres les plus lus au monde! Il en a
été tiré, bien sûr, plusieurs adaptations cinématographiques plus ou moins réussies. Celle dont nous allons parler, dirigée par Victor
Fleming, a fortement marqué des générations de cinéphiles et verra l’ascension au rang d’un vedettariat planétaire la jeune Judy Garland.
Ce rôle, précisons-le, était initialement prévu pour la star de la Twentieth Century Fox – Shirley Temple – que la célèbre compagnie
refusa de prêter à sa concurrente Metro Goldwin Mayer. On lui donne donc ce rôle par défaut. Louis Mayer reconnaissant les qualités
de la jeune star fera, peu après, du duo Judy Garland et Mickey Rooney un couple de cinéma dont le patron de la compagnie
cinématographique raffolait des productions « familiales ». Mais revenons au Magicien d’Oz. Judy Garland y tient le rôle principal en
susurrant un air qui sera l’un des plus célèbres standards repris par les plus grands noms de la scène internationale : Over the rainbow
composé par Harold Arlen et Herbert Stothart pour la musique et Edgar Yipsel Harburg pour les paroles. Cette chanson figure en 1ere
au classement des 100 plus grandes chansons au monde. Même si la chanson commence par « Somewhere over the rainbow » son titre
supprime le « Somewhere » qui, a la fin des années 30, va incarner les espoirs et les rêves d’une jeunesse aspirant à un monde idéal
d’amour et de joie auquel conduit la « yellow brick road » à qui Elton John dans un album écrit en trois jours dit un au revoir poignant.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
4 octobre 2024Puccini et l’Hirondelle
Nous sommes en 2024 en pleine célébration du 100ème anniversaire de la mort de Giacomo Puccini, décédé à Bruxelles des suites de son cancer de la gorge. A cette occasion – puisque de nombreuses œuvres de Puccini sont régulièrement programmées par les opéras du monde entier – les directeurs d’opéra – comme le Metropolitan Opéra de New-York - ont joué la carte de l’originalité et programmé l’un des derniers opéras du maître de Torre del lago : La Rondine. Cette œuvre se situe après Madame Butterfly et précède La Fancuilla del West, le Triptyque et bien évidemment l’opéra inachevé : Turandot. Nous ferons donc avant d’aborder la Rondine un bref rappel des énormes succès que Puccini a aligné au fil des années. On peut être étonné de ce que Puccini plutôt habitué aux drames – quelques fois violents - accepte alors de travailler pour faire une œuvre légère dans un théâtre – le Carltheater - habitué aux opérettes donc au genre léger souvent décrié par les « vrais » amateurs de chant lyrique. Mais les riches commanditaires se trouvent effectivement dans la patrie de la musique et de l’opérette viennoises : Vienne. L'hirondelle est une métaphore qui raconte l’histoire de Magda, une courtisane qui laisse son riche protecteur Rambaldo pour un jeune homme séduisant Ruggero. C’est donc ici le thème de l’amour bafoué qui est au cœur de l’œuvre. Est-ce pour cela qu’on a souvent rapproché cet opéra de de l’opéra de Verdi : La Traviata ? La ressemblance est frappante puisque toutes les deux doivent sacrifier leur amour au nom des conventions sociales. Magda retournera auprès de son banquier Rambaldo comme l’hirondelle à son nid. C’est donc l’amour de Ruggero pour Magda qui sera bafoué. « N’ y a-t-il pas d’amour heureux » comme l’écrivit Louis Aragon ?Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
27 septembre 2024L’étoile filante : Jodie Devos 2
Suite à la brusque et tragique disparition de Jodie Devos qui a laissé nombre de ses admirateurs tristes et décontenancés, nous poursuivons notre évocation de la carrière de cette brillante soprano belge. D’abord en mettant en évidence ses liens avec d’autres sources d’inspiration que le seul répertoire lyrique puisqu’au début de sa carrière elle s’inspire du rock et du jazz et notamment du groupe Queen dont le chanteur écrit une chanson « You take my breath away » qu’elle reprendra dans une version piano-voix impressionnante. Même si elle chante les rôles coloratures habituels, elle dit son souhait de ne pas se cantonner à ce seul répertoire et ne chantera le rôle de la reine de la nuit extrait de la Flute enchantée « que » trois fois car artistiquement elle en avait fait le tour. Une légère et rapide incursion dans le baroque (Stabat Mater de Pergolesi) et dans le contemporain avec l’œuvre de Philippe Boesmans (On purge bébé) chanté, chez elle, au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Mais c’est dans le grand opéra à la française (Meyerbeer, Halevy…) que, sur le modèle de Marie Cabel, autre gloire belge, dans lequel elle retrouve la possibilité d’exploiter toutes les qualités de sa voix où comme le dit Alexandre Dratwicki « elle peut se laisser aller à jeter à profusion des traits qui subjuguent, en banalisant contre-ut, contre-ré et contre-mi, enfilés sans effort en collier de perles à triple rang. » Laissons-nous porter par ce qu’il est, je crois, possible d’appeler une certaine générosité.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
20 septembre 2024L’étoile filante : Jodie Devos 1
Suite à la brusque et tragique disparition de Jodie Devos qui a laissé nombre de ses admirateurs tristes et décontenancés, nous poursuivons notre évocation de la carrière de cette brillante soprano belge. D’abord en mettant en évidence ses liens avec d’autres sources d’inspiration que le seul répertoire lyrique puisqu’au début de sa carrière elle s’inspire du rock et du jazz et notamment du groupe Queen dont le chanteur écrit une chanson « You take my breath away » qu’elle reprendra dans une version piano-voix impressionnante. Même si elle chante les rôles coloratures habituels, elle dit son souhait de ne pas se cantonner à ce seul répertoire et ne chantera le rôle de la reine de la nuit extrait de la Flute enchantée « que » trois fois car artistiquement elle en avait fait le tour. Une légère et rapide incursion dans le baroque (Stabat Mater de Pergolesi) et dans le contemporain avec l’œuvre de Philippe Boesmans (On purge bébé) chanté, chez elle, au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Mais c’est dans le grand opéra à la française (Meyerbeer, Halevy…) que, sur le modèle de Marie Cabel, autre gloire belge, dans lequel elle retrouve la possibilité d’exploiter toutes les qualités de sa voix où comme le dit Alexandre Dratwicki « elle peut se laisser aller à jeter à profusion des traits qui subjuguent, en banalisant contre-ut, contre-ré et contre-mi, enfilés sans effort en collier de perles à triple rang. » Laissons-nous porter par ce qu’il est, je crois, possible d’appeler une certaine générosité.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
13 septembre 2024Survolons la Saison Volume 2
Au cours de cette émission, nous allons poursuivre le survol de la saison 24/25 dans les différentes scènes lyriques de notre Grande Région Est.
ET nous commencerons de façon un peu pétaradante par le spectacle de fin d’année de l’Opéra Théâtre de l’Eurométropôle de Metz qui sort des cartons Le Chanteur de Mexico qui tint l’affiche, pendant 5 années, à Paris et s’enorgueillit de 1.250.000 disques vendus contraignant la firme Pathé, productrice du disque, à changer ses chaînes de production pour faire face à la demande. Nous essaierons de montrer que Luis Mariano, sa vedette inoxydable, était un authentique ténor, formé par la cantatrice Jeanine Aubin et qu’il pouvait chanter les airs du répertoire. Lequel sera à l’honneur avec les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach à Strasbourg et à Reims. Deux extraits majeurs de cette œuvre qui est un peu un anti opéra puisqu’il raconte approximativement mais à des temps différents la même histoire : celle des démêlés affectifs de son personnage principal, double à peine voilé du compositeur. Après un passage chez Mozart pour son Cosi Fan Tutte à Metz nous verrons à Nany une comédie musicale de J.Styne et S. Sonhdheim Gypsy. N’oublions pas que Jules Styn est le compositeur de Funny Girl qui comme Gypsy se passe dans les coulisses du spectacle et du théâtre. Stephen Sondheim est, par ailleurs, l’un des compositeurs de lyrics majeurs puisqu’il a à son palmarès les plus belles comédies musicales dont entre autres succès : West Side Story, Sweeney Todd, Sunday in the park with Georges sur le vie du peintre impressionniste Georges Seurat., Sweeney Todd qui sera à l’affiche de l’Opéra National du Rhin. Nous terminerons ce panorama forcément restrictif par Tchaïkovski et son célèbre Eugen Oneguin qui sera à l’affiche de l’Opéra National de Lorraine dont nous écouterons la célèbre lettre de Tatiana un des temps forts de l’œuvre.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
6 septembre 2024Survolons la saison Volume 1
Cette émission qui entame la 8èmesaison de Rats d’Opéra change d’horaires puisqu’elle sera diffusée dorénavant le vendredi de 13h30 à 14h30 toujours sur la même fréquence.
Elle comportera deux volets : un qui seront destinées à vous immerger dans les différents lieux de créations lyriques de la Grande Région Est ( Metz, Nancy, Strasbourg et Reims) et aussi de nos voisins les plus immédiats ( Le Luxembourg et le Staatsoper de Sarrebrück). L’autre est fidèle à notre tradition qui est de vous proposer des extraits nombreux des œuvres au frontispice des maisons d’opéra. Nous déploierons les spectacles programmés par ces différentes scènes pour la première partie de la saison jusque Noël et la fin de l’année. Ces différentes programmations vous permettront d’entendre des extraits musicaux de La Rondine, Barbe Bleue, Ariodante et un large extrait de Tosca pour finir par la Cenrentola de Rossini qui sera à l’affiche des fêtes de Noël à Nancy. Nous ferons toutefois une place spéciale pour nos voisins rémois dont l’Opéra passe sous la direction d’une compagnie – et non d’un seul directeur – Les Frivolités parisiennes en faisant la part belle au répertoire lyrique léger des XIX et XXème siècle comme le montre un extrait de Gosse de riche et, pour cette saison, de Coup de roulis d’André Messager qui a remporté un vif succès lors de sa création à l’Athénée Louis Jouvet en 2023. Nous poursuivrons, bien sûr, la découverte des autres productions que le public aura le plaisir de découvrir au fil de la deuxième partie de la saison 24/25.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
6 septembre 2024Base "Rat d'opéra"
Cette émission qui entâme la 8 ème saison de Rats d’Opéra change d’horaires puisqu’elle sera diffusée dorénavant le vendredi de 13h30 à 14h30 touhjours sur la même fréquence. Elle comportera deux volets : un qui sera destinée à vous immerger dans les différents lieux de créations lyriques de la Grande Région Est ( Metz, Nancy, Strasbourg et Reims) et aussi de nos voisins les plus immédiats ( Le Luxembourg et le Staatsoper de Sarrebrück). L’autre est fidèle à notre tradition qui est de vous proposer des extraits nombreux des œuvres au frontispice des maisons d’opéra. Nous déploierons les spectacles programmés par ces différentes scènes pour la première partie de la saison jusque Noël et la fin de l’année. Ces différentes programmations vous permettront d’entendre des extraits musicaux de La Rondine, Barbe Bleue, Ariodante et un large extrait de Tosca pour finir par la Cenrentola de Rossini qui sera à l’affiche des fêtes de Noël à Nancy. Nous ferons toutefois une place spéciale pour nos voisins rémois dont l’Opéra passe sous la direction d’une compagnie – et non d’un seul directeur – Les Frivolités parisiennes en faisant la
part belle au répertoire lyrique léger des XIX et XXème siècle comme le montre un extrait de Gosse de riche et, pour cette saison, de Coup de roulis d’André Messager qui a remporté un vif succès lors de sa création à l’Athénée Louis Jouvet en 2023. Nous poursuivrons, bien sûr, la découverte des autres productions que le public aura le plaisir de découvrir au fil de la deuxième partie de la saison 24/25.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
14 juillet 2024La Boème un Drame Universel
C’est en compagnie d’Alain Madella du Cercle Lyrique de Metz que nous redécouvrons l’un des premiers opéras de Giacomo Puccini, en quatre tableaux, composé entre 1892 et 1895.
Il s’inspire du livre d’Henri Murger « Scènes de la vie de Bohème » dont Giacosa et Illica vont tirer le livret italien. Auréolé de son succès « Manon Lescaut » s’il retrouve les mêmes librettistes, Puccini ne s’enferme pas dans le style qui a fait son succès.Il tranche dans les airs les plus populaires par ses audaces harmoniques et dramatiques dont certaines viennent de ses études musicales au Conservatoire de Milan pour le travail de fin d’étude. Ces nouvelles donnes musicales de composition déstabilisent le public. Bien que dirigé de main de maître par le maestro Arturo Toscanini, le succès n’est pas au rendez-vous lors de la première. Le public se ralliera à la composition dans les semaines suivantes assurant à l’œuvre de Puccini un succès qui va dépasser la cadre italien et s’imposer sur toutes les scènes internationales pour
devenir l’un des opéra les plus représentés car finalement il parle de l’amour, de l’usure du temps puis de la mort.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
7 juillet 2024Best Of de la Saison 23-24 Deuxieme partie
Nous poursuivons de feuilleter notre album de la saison 23/24 dans
la deuxième partie de l’année.
Dans cette partie, nous avons fait une belle place à La Périchole de Jacques Offenbach dont des rediffusions sur les ondes télévisuelles ou radiophoniques ont programmé de nombreuses rediffusions dans la version de Marc Minkowski. Avec des interprètes divers. En restant dans l’atmosphère sud-américaine, nous découvrons un ouvrage rare : Florencia en el Amazonia que le Métropolitan Opéra avait exhumé dans une près belle scénographie. Nous restons sur le continent américain mais cette fois plus au Nord puisqu’il s’agit des États-Unis et de New York en particulier. Nous y retrouvons l’œuvre de Léonard Bernstein mais dans la version que Gustavo Dudamel en a donné pour le film de Steven Spielberg qui en donne, paradoxalement, une version assez novatrice. Nous quittons les affres et les conflits du 20ème siècle pour nous plonger dans le 17ème de Louis XIV et de son musicien, Surintendant de la Musique et de la Danse, qui règnera sans partage les œuvres de ce siècle.
Nous en entendrons un extrait significatif. Nous terminerons cette
émission en nous concentrant sur deux chanteurs différents mais qui
occupent le devant de la scèn par leur talent :B.Bernheim et C.DuboisDroits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
30 juin 2024Best of de la saison 23-24 1ère partie
Effectivement, à ce jour, le rideau tombe sur la saison 23/24 et nous
allons fermer les yeux sur toutes les belles images et tous les beaux
spectacles que nous avons pu voir au cours de cette année. Vous
nous avez suivis sur les scènes ou sur les disques sortis ou réédités
pour satisfaire à notre passion commune : l’opéra, le lyrique pour
peu qu’on l’entende au sens large c’est-à-dire tous styles confondus :
opéra, bien sûr, mais aussi opérette, comédie musicale, chant
baroque et chant sacré. Vous vous êtes probablement rendu compte
que nous sommes attachés à cette diversité – un mot d’ailleurs à la
mode ces temps-ci – et à donner un écho à tout ce que produit le
spectacle vivant ou l’industrie discographique. Nous pourrons alors
voyager grâce à La Bohème de Puccini puis grâce à la
commémoration de la venue de Cocteau à Metz en 1962 nous
remémorer les airs connus d’un ouvrage peu représenté : Pelléas et
Mélisande. Nous ferons également un détour vers l’opérette en
mettant en lumière le disque de Benjamin Lévy à la tête de
l’Orchestre national de Cannes – Croisette - qui, entouré d’artistes de
renom (L. Naouri. P. Petitbon…) signe un disque à la gloire de
l’opérette des années 1920 dont Maurice Yvain fût une des gloires.
Nous saluerons, par ailleurs, les efforts de Reinoud Van Mechelen qui
continue de remettre au goût du jour les grands haute-contre
souvent associés à des musiciens dont ils sont devenus les chanteurs
quasi exclusifs. Enfin, pour saluer la création d’un ballet à l’Opéra
Théâtre de Metz, - La belle et la Bête d’après le conte de Madame de
Villeneuve- nous ferons référence au seul opéra que le conte ait
inspiré : Zémyre et Azor de André- Ernest-Modeste Grétry, le
compositeur de La caravane du Caire et professeur de clavecin de la
Reine Marie Antoinette qui, par ailluers, pourvoyait aux fêtes de
Versailles.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
23 juin 2024Robert Massard, un baryton di qualita
En compagnie de Danielle Pister, nous évoquons la carrière de Robert
Massard qui malgré ses 98 ans accepte encore de témoigner à la fois
de son art personnel mais aussi de la période qui était la sienne.
Bien évidemment, elle est très différente de celle que nous connaissons
actuellement. A cette époque, en effet, tous les ouvrages étaient
chantés en français, les artistes lyriques faisaient partie de troupe
constitués dans les grandes maisons -il intègre celle de l’opéra de
Paris et ils interprétaient l’opéra aussi bien que l’opérette qui depuis
est tombée dans une disgrâce injustifiée : s’il y a des opérettes qui ne
brillent pas par leurs qualités musicales, il en est de très agréables et
constituées d’airs qui hanteront encore les mémoires des spectateurs
durant de longues années. Par ailleurs, elles constituaient souvent
une introduction vers l’opéra. Rien ne prédisposait Robert Massard à
la carrière lyrique. Nullement né dans un milieu musical ou de
professionnels de la musique, il commence de travailler dans le
garage de son père et pratique avec plaisir la mécanique automobile.
Son père, amateur de chant lyrique, ne peut aller à l’opéra mais fait
écouter à sa famille les disques qu’il se procure. R.Massard les
écoute, les apprend et de mémoire s’initie au chant. Cela le conduit à
agrémenter les banquets et réunions familiales avant d’être repéré
par un professeur qui décèle ses qualités et lui inculque les rudiments
de solfège et de technique qui lui permettent d’intégrer peu après le
Conservatoire supérieur de Paris. Après ces débuts un peu atypiques,
la carrière de Robert de Robert Massard se déploie de façon
relativement traditionnelle en conformité avec l’époque et signe de
ses qualités il interprète Escamillo dans la Carmen de Bizet dans la
seconde version de l’enregistrement de cette œuvre aux côtés de
Maria Callas. Bon comédien et bon chanteur, il fit une belle carrière –
1003 représentations - et anecdote qui trahit son caractère, son bon
sens et sa sagesse: il refuse de chanter à Bayreuth pour ne pas
sacrifier son été de pêche et de soleil dans le midi de la France !Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
9 juin 2024Asmik Grigorian : « l’uppercut »
Asmick Grégorian, soprano lyrique
lituanienne, fait partie des étoiles montantes et déjà confirmées de la
scène lyrique internationale. Elle se trouvait être à l’affiche de la
dernière retransmission du Metropolitan Opéra de New York qui,
année Puccini oblige, avait accroché à son programme pour le clore
Madama Butterfly. C’était aussi l’occasion de redonner la très belle
et très esthétique mise en scène d’Anthony Minghella, metteur en
scène à succès ( Le Patient anglais : 9 oscars) qui fit ses débuts dans la
mise en scène d’opéra en montant à Londres l’opéra de Puccini pour
l’English national Opéra en 2005. Et c’est cette production à succès
qui sera reprise ensuite par le Metropolitan Opéra. Asmik Grigorian
nait au sein d’une famille d’artistes lyriques célèbres puisque son
père Gegam Grigorian était un ténor lituanien qui fit une carrière
internationale. Sa mère Irena Milkeviciuté était soprano et
fréquentaient les meilleures scènes. Leurs carrières internationales
leur laissa toutefois le temps de se consacrer à l’enseignement du
chant. Un extrait capté en 2023 met en valeur la force et la puissance
de la voix qui fera dire à un commentateur dans le Livret de la
Philarmonie de Paris en Février 2024 :« C’est une chose entendue
désormais pour les amateurs de beau chant du monde entier :
chaque apparition sur scène d’Asmik Grigorian fait l’effet d’un
uppercut reçu en pleine face dont on ne sort pas indemne.» « La
voix d'Asmik Grigorian est « inclassable ». Au fil des extraits choisis
pour cette émission, l’auditeur se rendra compte à quel point cette
voix s’accorde à l’expressivité ainsi qu’aux nuances de l’écriture de
Puccini. Qui permettent à l’artiste de magnifier son interprétation.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
2 juin 2024Bellini, le romantique foudroyé
Cette émission fera la part belle au belcanto. Et d’un Belcanto du meilleur cru puisque composé par le compositeur italien romantique par excellence : Vincenzo Bellini. Sa courte carrière : il est mort à seulement 33 ans, en France, à Puteaux des suites d’une dysenterie laisse, malgré tout, derrière lui des opéras qui figurent souvent au programme des grandes maisons d’art lyrique et sont défendues par de très grandes voix. Son œuvre la plus connue est sans aucun doute, Norma, qui fût créé le 26 Décembre 1831 à la Scala de Milan sous la direction du compositeur avec, dans les deux rôles féminins la célèbre cantatrice Giuditta Pasta dans le rôle de Norma et Guilia Grisi dans celui d’Adalgisa. Comme beaucoup de chef d’œuvre, la première en 1831 fût un échec: le chant était trop élevé pour la cantatrice. Bellini écrivit après la première « un fiasco !!! un fiasco solennel !!! » pour qualifier cet opéra et cette soirée. C’est effectivement sans appel. Mais, il persistait deux jours plus tard après transformation « ma Norma dit-il m’a abasourdi, et plus encore hier soir lors de la deuxième représentation, que lors de la première ».
Pour compenser les difficultés de la cantatrice, Bellini fit une transposition d’un demi-ton inférieur et la quatrième représentation fût effectivement un triomphe. Par ailleurs, le personnage de « Norma est à la fois orgueilleuse, passionnée, vindicative et la difficulté du rôle est de faire ressortir ces sentiments » L’importance accordée par la complexité du rôle sur le plan psychologique , il est évident que l’on peut tout de suite faire référence à Maria Callas qui exhuma ce rôle qu’elle chanta de nombreuses fois sur scène en s’appliquant à cette complexité psychologique tout en ne sous-estimant pas l’épreuve vocale car le rôle de Norma passe pour être vocalement difficile. Nous suivrons donc le drame qui se tisse entre Norma, Pollione et Aldagisa.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
26 mai 2024« La Vida Breve » ou mourir d’amour
Nous retrouvons Danielle Pister pour suivre le fil de l’œuvre de Manuel de Falla « La Vida Breve ».
Ce drame lyrique, tel que l’a dénommé en 1904-1905 son compositeur - l’espagnol Manuel De Falla - se range, en réalité, dans un genre lyrique typiquement espagnol : celui de la « zarzuela ». Cette forme lyrique recoupe aussi bien des œuvres comiques et souriantes que des histoires dramatiques et tragiques dans lesquelles les deux genres – seria et buffa – alternent dans les deux tonalités. Danielle Pister contera alors l’origine de ce genre musical qui, au départ, est un divertissement aristocratique pour les palais d’été. Puis, la zarzuela, va s’étendre et devenir très populaire au XIXème siècle. « La Vida Breve » raconte l’histoire tragique de Salud, une pauvre gitane qui vit en Andalousie. Elle aime mais, surtout, se croit aimée de Paco alors que ce dernier est promis, aime et va épouser une riche héritière Carmela dont, bien évidemment, la jeune gitane ignore l’existence. La seconde partie de l’œuvre se déroule précisément au moment des fiançailles auxquelles, médusée, Salud assiste de l’extérieur de la propriété. Sa stupéfaction et son désespoir sont tels que, parvenue au portail de la somptueuse villa où se déroule la fête des fiançailles, elle va se laisser mourir devant les grilles sans prendre aucun poison ni avoir recours à une arme blanche. Elle a simplement et tragiquement perdu toute raison de vivre réalisant alors qu’elle a été le jeu d’une tromperie amoureuse infâme qui la fait, mystérieusement, tomber morte.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
26 mai 2024« La Vida Breve » ou mourir d’amour
Nous retrouvons Danielle Pister pour suivre le fil de l’œuvre de Manuel de Falla « La Vida Breve ».
Ce drame lyrique, tel que l’a dénommé en 1904-1905 son compositeur - l’espagnol Manuel De Falla - se range, en réalité, dans un genre lyrique typiquement espagnol : celui de la « zarzuela ». Cette forme lyrique recoupe aussi bien des œuvres comiques et souriantes que des histoires dramatiques et tragiques dans lesquelles les deux genres – seria et buffa – alternent dans les deux tonalités. Danielle Pister contera alors l’origine de ce genre musical qui, au départ, est un divertissement aristocratique pour les palais d’été. Puis, la zarzuela, va s’étendre et devenir très populaire au XIXème siècle. « La Vida Breve » raconte l’histoire tragique de Salud, une pauvre gitane qui vit en Andalousie. Elle aime mais, surtout, se croit aimée de Paco alors que ce dernier est promis, aime et va épouser une riche héritière Carmela dont, bien évidemment, la jeune gitane ignore l’existence. La seconde partie de l’œuvre se déroule précisément au moment des fiançailles auxquelles, médusée, Salud assiste de l’extérieur de la propriété. Sa stupéfaction et son désespoir sont tels que, parvenue au portail de la somptueuse villa où se déroule la fête des fiançailles, elle va se laisser mourir devant les grilles sans prendre aucun poison ni avoir recours à une arme blanche. Elle a simplement et tragiquement perdu toute raison de vivre réalisant alors qu’elle a été le jeu d’une tromperie amoureuse infâme qui la fait, mystérieusement, tomber morte.Droits image: Une émission avec le Cercle lyrique de Metz
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