
L'édito de la matinale RCF - page 21
présentée par Charles Delhez, Vincent Delcorps, Myriam Tonus, Christophe D'Aloisio, Isabelle Detavernier, Éric de Beukelaer
Chaque jour, un regard sur l'actualité en Belgique avec nos éditorialistes.
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5 avril 2023Myriam Tonus : Autorité
Une récente étude montre qu'une majorité de Belges est tentée par une gouvernance autoritaire.
L'occasion pour Myriam Tonus, théologienne et laïque dominicaine, de s'interroger sur ce mot, "autorité" et ses dérives.Droits image: ©rcf
4 avril 2023Vincent Delcorps : Fêtons nos prêtres
Vincent Delcorps, directeur de la rédaction de CathoBel, rend hommage aux prêtres dans le cadre de l'opération "Fêtons nos prêtres"Droits image: ©rcf
3 avril 2023Charles Delhez: Cachez ce péché
Cachez ce péché !
Durant la Semaine sainte, le mot péché, "cette adoration qui se trompe d’objet", disait Marguerite Yourcenar, reviendra souvent. C'est un mot mal-aimé. On cherche dès lors à le contourner. Ainsi, l’expression "manquer sa cible", traduction du mot grec hamartia, est souvent évoquée pour nous déculpabiliser. Mais en fait, la terminologie biblique est bien plus riche. Le péché est en effet plus qu’un ratage, une distraction, un manquement. Une cinquantaine d’expressions traduisent l'opposition entre les humains ou entre eux et Dieu. Le but n’est cependant pas de culpabiliser, mais d'inviter à la conversion et à l'accueil du pardon divin. Hélas, écrivait François Varillon, “nous avons mis la culpabilité en lien avec le jugement et non avec la miséricorde”.
Culpabilité est un mot ambigu. Il désigne le fait d’être coupable, d'être responsable d'un mal, mais aussi ce sentiment de gêne, de honte, cet avertissement envoyé à notre responsabilité. Il peut devenir obsédant et malsain quand on ne parvient pas à en sortir par l'aveu qui ouvre au pardon. Il s'agit alors de culpabilisation morbide. "Ne cherchons pas à bannir la Honte de notre vie intérieure, écrit Christophe André. N'ayons pas peur de la ressentir : elle peut être l'aiguillon qui nous contraint à nous pencher sur nos erreurs. Cherchons juste à ne pas lui permettre de nous dominer durablement, et à ne pas l'infliger à autrui."
Il nous arrive de manquer notre cible, de nous en tromper, mais pécher c'est en viser – plus ou moins délibérément – une autre que la bonne. Nous sommes hélas capables de vouloir faire le mal — par vengeance, par exemple, ou par jalousie – et d’y arriver. Le péché est alors ce qui compromet le projet de ce Dieu qui, dès la première page de la Bible, proclame que la création est très bonne.
Selon le mythe biblique de la chute d’Adam et Ève, qui représente le type de tout péché, l’homme est à la fois coupable, mais aussi victime. Ève cède au mensonge du mystérieux serpent, mais elle accepte quand même ce mensonge parce que plus intéressant pour elle que la mise en garde de Dieu.
La liberté est notre plus grande dignité. Les excuses faciles ou la minimisation de notre responsabilité semblent l’oublier. Or, se dire libre suppose que nous reconnaissions nos errements volontaires, sinon, pouvons-nous nous attribuer le bien que nous faisons ? Le mal existe, c'est une évidence. Si chacun de nous en est innocent, qui donc est coupable des injustices qui défigurent notre humanité ? Les autres, sans doute ! Non. La faute est aussi un choix de ma propre liberté même si, souvent, celle-ci est affaiblie. La tentation est souvent plus forte que nous. La véritable lutte contre le péché est dès lors d’aguerrir notre liberté. Tel était précisément un des objectifs du Carême.
Aujourd’hui, ce malaise par rapport au péché ne s'explique plus par la croyance en l'enfer d'un Dieu punisseur. Il est plutôt l'envers de cette conviction profondément chrétienne que tout ratage, coupable ou non, n'est jamais aux yeux de Dieu le dernier mot de notre histoire. Dieu n'est-il pas amour et donc pardon ? "Ce sont les bras ouverts de Dieu qui nous révèle notre péché", écrit de belle façon Louis-Marie Chauvet. Et si, grâce à Dieu, le péché pouvait devenir ce fumier où poussent de très belles plantes ?
Charles Delhez sjDroits image: ©rcf
30 mars 2023Isabelle Detavernier : le jour du dépassement
Petit pays, empreinte carbone énorme!
La Belgique a déjà atteint son "jour du dépassement" le 26 mars.
Si tout le monde vivait et consommait ainsi, on aurait besoin de 4,5 planètes!
Isabelle Detavernier, pasteure à l'église Bruxelles Botanique et membre de l'ACAT Belgique (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture), s'en inquiète.Droits image: ©rcf
24 mars 2023Eric de Beukelaer : Carême et Ramadan
Eric de Beukelaer, vicaire général de Liège, le souligne : cette année - et c'est exceptionnel - le Ramadan a lieu en même temps que le Carême.Droits image: ©rcf
23 mars 2023Christophe d'Aloisio : 7ème "anniversaire" des attentats du 22 mars
Christophe d'Aloisio, théologien orthodoxe et membre de l'ACAT Belgique (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture), revient sur les attentats du 22 mars 2016, qui ont fait 32 morts, il y a 7 ans.Droits image: ©rcf
22 mars 2023Myriam Tonus : Rater
Pour Myriam Tonus, théologienne et laïque dominicaine, "nous vivons dans un monde rempli" et nous avons peur du vide, du silence, de l'absence, de la solitude, mais encore plus de l'échec.Droits image: ©rcf
21 mars 2023Vincent Delcorps : rappel décisif
Vincent Delcorps, directeur de la rédaction de CathoBel, valorise le catéchuménat, c'est-à-dire ce temps pour les adultes désireux de devenir chrétiens et de recevoir les sacrements d'initiation chrétienne.Droits image: ©rcf
16 mars 2023Isabelle Detavernier : Gingembre et citron
Pour Isabelle Detavernier, pasteure à l'église Bruxelles Botanique et membre de l'ACAT Belgique (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) , rien de mieux qu'une cure de gingembre et citron!
Pour elle, ce temps de Carême est le moment propice à ces
cures de détox intérieure et spirituelle.Droits image: ©rcf
13 mars 2023Charles Delhez : François, 10 ans
Les dix ans du Pape François.
13 mars 2013. Voici dix ans. En une apparition à la loggia de Saint-Pierre, un homme a changé le style de la papauté et même de l'Église. Bona sera, et le ton était donné. On ne s'attendait pas à un pape venu de si loin, si différent, tellement aimé mais aussi critiqué, si audacieux parfois et si proche des gens, et surtout des pauvres. Son premier déplacement
fut pour les migrants de l'île de Lampedusa, à l'image de ses voyages ultérieurs.
Il privilégie
toujours les situations difficiles : l'Irak, le Canada, la république démocratique du Congo, le Soudan…
François a donné à la communication son empreinte très personnelle, suscitant parfois de la confusion. Ses improvisations ont pu lui jouer des tours, mais qui ne risque rien n'a rien, dit-on. Les gestes forts n'ont pas manqué. En plein cœur de la pandémie, sa prière solitaire sur
la place Saint-Pierre reste gravée dans les mémoires. Et aussi toutes ces rencontres avec les victimes des abus de toutes sortes.
Certains prévoyaient un pontificat bref et nous voilà 10 ans plus tard. Il est trop tôt pour faire un bilan, le pape ne cessant de répéter qu'il ne démissionnera pas, sauf problèmes de santé. Soulignons quand même quelques éléments. Sa priorité aux pauvres, tout d'abord.
L'Église est pour eux. Sa réforme de la Curie, ensuite. Il n'y a pas été de main morte, labousculant notamment dans ses discours. Au sein de l'Église elle-même, il a causé des divisions, prenant clairement parti pour la liturgie de Vatican II et revenant sur une décision de Benoît XVI.
C'est que François continue imperturbablement dans la direction prise par le Concile. Mentionnons ses initiatives pour la paix en Ukraine, son dialogue avec les autres Églises et religions, son souci de l'écologie et de la fraternité, sujets de deux encycliques.
Une de ses initiatives les plus puissantes est sans doute celle du prochain synode sur la synodalité dans l'Église. Lancer une consultation mondiale quand on est plus d'1 milliard 4 de catholiques est d'une audace incroyable.
Par ailleurs, jamais, me semble-t-il, un pape n'a été aussi critiqué jusque par ses plus proches collaborateurs. Il a cependant suscité l'enthousiasme des foules par sa cordialité, son non-
jugement, sa bonhomie à la manière de Jean XXIII, son humour, et son sens des images qui parlent. Il n';empêche, les plus progressistes auraient souhaité des réformes plus radicales, mais ils comprennent que l'immense paquebot ne vire pas si facilement de bord. Les choses
avancent cependant.
Ainsi, les femmes ont monté en grade à la Curie et peuvent devenir
préfète de congrégations romaines. Les plus conservateurs, eux, sont parfois franchement agressifs, parlant de François comme d'un fossoyeur. Il est vrai qu'il a une tout autre vision de l'Église, celle d'un hôpital de campagne, et non celle d'un musée qui conserve
jalousement dogmes et principes. "Qui suis-je pour juger ?" est sans doute sa phrase la plus célèbre.
Quels seront les prochains défis ? Le plus grand est sans nul doute de réussir le prochain synode. Il y va de la communion dans l'Eglise, mise à mal par ce pape courageux, mais parfois autoritaire. Il ne faudrait pas oublier non plus la crise des abus spirituels et sexuels dans l'Église, qui est loin d'être terminée et compromet la crédibilité du catholicisme.
Concluons comme François termine chacune de ses rencontres, en demandant de prier pour lui.Droits image: ©rcf
9 mars 2023Christophe d'Aloisio : la Grèce, un état récent dans sa forme actuelle
Christophe d'Aloisio, théologien orthodoxe et membre de l'ACAT Belgique (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture), nous rappelle que, même si la Grèce est le berceau de la "civilisation occidentale", synonyme pour nous de la grande culture antique, finalement, la forme actuelle de l'état grec est récente.Droits image: ©rcf
8 mars 2023Myriam Tonus : Derrière les scoops
Myriam Tonus, théologienne et laïque dominicaine, nous le rappelle sans cynisme : une actualité chasse l'autre.
La guerre en Ukraine reléguée au second plan par le tremblement de terre en Syrie et Turquie, lui-même éclipsé par l'accident de train en Grèce...
Myriam salue donc l'importance de cet excellent hebdomadaire "Courrier international" qui, en sélectionnant les meilleurs articles de la presse étrangère sur une thématique, nous permet d'avoir un autre angle de vue sur l'actualité.Droits image: ©rcf
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