
Les Histoires du Dauphiné RCF - page 4
Afin de mieux connaître le patrimoine, un historien nous invite à découvrir l’ histoire des lieux de notre quotidien en Isère. Depuis les rues de Grenoble, de places en places, de villages en villages. En racontant aussi la vie de personnages exceptionnels qui ont marqué l’histoire de ce département.
Episodes
6 juin 2023Les martyrs du polygone
Samedi 26 août 1944. Après tant d'heures de liesse populaire indescriptibles qui ont suivi La Libération, une nouvelle terrible s'abattit brusquement sur les grenoblois : on venait de découvrir dans un vaste entonnoir qui avait été creusé par une bombre les restes affreusement mutilés de 23 patriotes abattus par les Allemands. Et, le 28 août, on découvrait un peu plus loin, les restes mutilés eux aussi de 25 autres patriotes, à côté du chemin des Buttes qui s'appelle aujourd'hui avenue des Martyrs.Droits image: Les histoires du Dauphiné
30 mai 2023Lendemains de libération
Dès le lendemain de la Libération, le Journal le Petit Dauphinois qui avait été créé au XIX ème siècle disparut car, pendant la guerre, il avait publié sous la menace des informations favorables au gouvernement de Vichy. Il fut remplacé par Les Allobroges, organe de presse de la Réistance, qui deviendra plus tard l'organe du Parti Communiste. Et le lendemain même de la libération, Grenoble se dota d'un nouveau maire, Frédéric LAFLEUR.Droits image: Les histoires du Dauphiné
23 mai 2023Le jour J
Quand le 22 août 1944 l'armée de Libération arriva à Grenoble, la ville était déjà libre. L'ennemi avait fui. La Résistance avait apporté aux Américains les clés de Grenoble sur un coussinet et c'est finalement une ville délivrée de l'oppresseur qui accueillit les libérateurs de la France. Et cela, grâce à l'action de la résistance, qui avait pu affronter héroiquement et sans cesse le terrible ennemi. Les grenoblois fêtèrent cette liberté tant attendue. Mais à quel prix avait elle été obtenue !Droits image: Les histoires du Dauphiné
16 mai 2023La nuit la plus longue
La nuit du 21 août 1944 fût terrible pour les Grenoblois qui savaient que l'ennemi allait quitter la ville, les troupes alliées s'approchent de Grenoble. Mais l'ennemi était capable de tout, jetant des bombes incendiaires partout, dévalisant la Banque de France, faisant sauter les deux ponts sur le Drac. Il pouvait empoisonner l'eau de Grenoble. Il pilla de nombreux établissements et pouvait tirer sur tout civil qu'il rencontrait. Mais les résistants étaient partout. Et l'ennemi allait fuir...Droits image: Les histoires du Dauphiné
16 mai 2023La nuit la plus longue
La nuit du 21 août 1944 fût terrible pour les Grenoblois qui savaient que l'ennemi allait quitter la ville, les troupes alliées s'approchent de Grenoble. Mais l'ennemi était capable de tout, jetant des bombes incendiaires partout, dévalisant la Banque de France, faisant sauter les deux ponts sur le Drac. Il pouvait empoisonner l'eau de Grenoble. Il pilla de nombreux établissements et pouvait tirer sur tout civil qu'il rencontrait. Mais les résistants étaient partout. Et l'ennemi allait fuir...Droits image: Les histoires du Dauphiné
9 mai 2023Les heures avant la libération
Fin août 1944, les Allemands, sentant venir le temps de la défaite, devinrent odieux. En quelques jours, ils massacrèrent près de 200 Grenoblois. Les Grenoblois qui vivaient dans la terreur. Le lundi 21 août fut un jour de fièvre pour la population de la ville qui venait d'apprendre que les troupes alliées approchaient et que les maquisards occupaient de plus en plus de positions dans les massifs. Certes, les Allemands allaient partir. Mais n'allaient-ils pas tout faire sauter avant de quitter les lieux ? Certes le grand jour de la Libération était très proche. Mais l'ennemi était capable de tout avant de s'enfuir...Droits image: Les histoires du Dauphiné
2 mai 2023Jean Prévost
Né en 1901 à St Pierre-les-Nemours, Jean Prévost devint rapidement journaliste et écrivain, publiant de nombreuses oeuvres en dix ans. Il vint dans le Vercors et à Grenoble pour écrire un ouvrage sur Stendhal. La guerre survint. Avec Pierre Dalloz, des Côtes de Sassenage, qui est à l'origine du "plan montagnard" qui prévoyait d'utiliser le Vercors à des fins stratégiques, il allait combattre courageusement l'ennemi. Et il participa avec les maquisards à de nombreux combats. Mais il tomba fauché par les balles allemandes le 31 juillet 1944 aux Côtes de Sassenage.Droits image: Les histoires du Dauphiné
25 avril 2023Pierre Ruibet, sacrifie sa vie à 18 ans pour la France !
Pierrre Ruibet est bien oublié de nos jours. Pourtant loin de son pays natal, ce jeune Voironnais qui n'avait que 18 ans a porté un coup très dur à l'ennemi en juin 1944 en faisant sauter tout seul le plus important dépôt de munitions allemand en France occupée, près de Jonzac en Charente-Maritime. Effondré, le commandement allemand a commenté : "Nous venons de perdre une grande bataille."Droits image: Les histoires du Dauphiné
4 avril 2023Léa Blain, héroïne de la Résistance
C'était une belle fille blonde, aux yeux bleus, au regard droit et franc. Une fille exemplaire, d'une force inébranlable, morte héroiquement dans le Vercors, au service de sa patrie. Elle fit l'objet d'une citation flatteuse, qui se termine ainsi "est tombée mortellement frappée par une rafale de mitrailleuse, faisant don de ses 22 ans à la France. Restera dans l'Histoire une des plus belles figures d'héroine française."Droits image: Les histoires du Dauphiné
28 mars 2023Le massacre du Vercors
Le 21 juillet 1944, très tôt le matin, le plateau du Vercors fut attaqué de tous les côtés par 15 000 Allemands - 20 000 selon certains historiens - puissamment armés. Que pouvaient faire 4 000 maquisards contre une division allemande renforcée ? Ce fut un massacre, qui coûta la vie à 840 français (639 maquisards et 201 civils). 573 fermes furent détruites, ainsi que 8 écoles, 6 mairies et même une église. Et de nombreuses habitations ont beaucoup souffert...Droits image: Les histoires du Dauphiné
21 mars 2023La République du Vercors
Le 3 juillet 1944, Eugène Chavant, paré du titre de président du comité de Libération, lançait un vibrant appel à tous les habitants du Vercors, leur annonçant que la République Française avait été officiellement restaurée dans le Vercors et que les lois républicaines étaient remises en vigueur dans ce territoire français où l'ennemi ne pouvait plus pénétrer. Il fut chaleureusment félicité par les Alliés à Alger et par le général Koenig à Londres.Droits image: Les histoires du Dauphiné
14 mars 2023La jeunesse dans le Vercors
De nombreux jeunes Dauphinois qui ne voulaient pas être intégrés d'office dans le sinistre S.T.O. rejoignirent le maquis du Vercors. Mais, parmi eux, il y avait déjà une infime minorité de ceux qu'on appellera plus tard blousons noirs. Ils furent bien pris en main par les Résistants et deviendront vite à leur tour d'ardents défensuers d'une France libre.Droits image: La résistance des jeunes dans le Vercors
7 mars 2023Enfin le drapeau tricolore !
Quand, le 9 juin 1944 les grenoblois virent flotter au dessus de Saint-Nizier un immense drapeau tricolore, leur coeur bondit. Ce drapeau annonçait la grande bataille finale et bien sûr la mobilisation générale de tous les Dauphinois sur place qui pouvaient encore combattre. L'ennemi, furieux, fit appel à la 157ème division d'infanterie qui venait de décimer l'héroique maquis des glières. Malgré le parachutage d'armes par les alliés dans le Vercors, les forces en présence étaient inégales et les Allemands mirent Saint-Nizier à feu et à sang.Droits image: Drapeau français
28 février 2023Le Vercors : Une armée
Quand, dans la nuit du 5 juin 1944 la B.B.C. lança le message codé : " Le chamois des Alpes bondit", tous les coeurs des résistants dauphinois battirent à l'unisson. A Londres, on considérait les maquisards du Vercors comme une véritable armée levée contre l'ennemi. Et ce message - qui était attendu - était le signal de l'insurrection qui allait coincider avec le développement des troupes alliées en Normandie. L'armée du Vercors et tous les maquis de l'Isère allaient retenir les Allemands de la région qui ne pouvaient pas foncer en Normandie pour repousser les forces américaines.Droits image: Les histoires du Dauphiné
21 février 2023Louis Nal, chef des groupes Francs de l'Isère
Décédé prématurément à l'âge de 47 ans le 13 juin 1949, atteint de turberculose, Louis Nal devint chef des groupes Francs de l'Isère, commandant plus de 200 actions spectaculaires contre l'ennemi pendant la guerre. Après la libération, malgré sa maladie, il occupe les fonctions de chef départemental des forces de police et conseiller municipal de Grenoble. Un monument lui a été cosacré. On peut le voir à la Tronche près de l'hôpital.Droits image: Les histoires du Dauphiné
31 janvier 2023André Sibellas, résistant isérois torturé devant son fils
Deux grands résistants, André SIBELLAS et son fils Maurice furent arrêtés par la gestapo le 25 Juin 1944. Le fils, qui possédait un faux certificat médical attestant qu’il était atteint de la tuberculose ne fut pas beaucoup importuné puis libéré au bout de quelques jours. Mais son père fut affreusement torturé. André fut pendant quelques jours, témoin de ces affreuses tortures. Libéré, il apprit que son père avait été emmené au fort Monteux à Lyon puis fusillé.
Droits image: André Sibellas
24 janvier 2023Les cars Huillier
Victor Huilier fut abattu par la gestapo dans la nuit du 20 au 21 Août 1944 à Grenoble. Avec ses enfants Paul, Emile et Georges, il avait fait de sa grande entreprise des cars du Vercors un outil devenu indispensable pour la Résistance, transportant pour les combattants de l’ombre tous les jours et secrètement du courrier, du ravitaillement, des instructions et même des armes, transportant même parfois des maquisards, rendant d'innombrables et précieux services à la Résistance.
Droits image: Autocars D. Huillier
17 janvier 2023Massacre cours Berriat
Deux soldats allemands ayant été abattus le matin au niveau du 153 Cours Berriat, les Allemands se vengèrent en faisant venir un camion plein de résistants ou de simples otages au même niveau du Cours Berriat, le même jour le 14 Août 1944. Tous furent abattus, au fur et à mesure qu’on les faisait descendre du camion. Après la Libération, le lieu de l’affreux massacre prit le nom de square des Fusillés et un peu plus tard, un monument y fut érigé.
Droits image: Massacre Cours Berriat
10 janvier 2023Maire et résistant
Maire de Sassenage depuis 1936, Louis REVERDY fut un des premiers résistants dès 1940. Il ravitaillait, hébergeait, conduisait même tous ceux qui voulaient faire partie des maquis dans le Vercors. Il avait mis un système d’alarme qui fonctionnait entre l’usine électrique de Sassenage et celle d’Engin. Les résistants étaient prévenus dès que les Allemands prenaient la direction du Vercors. Il délivrait le mot de reconnaissance aux patriotes qui allaient dans le Vercors. Pour beaucoup, grâce à ses actions, il fut l’âme de la Résistance. Arrêté, odieusement torturé, il décéda dans le train qui le conduisait à Dachau.
Droits image: Place Louis Reverdy
3 janvier 2023Raid de la gestapo de Vizille
Le vendredi 18 février 1944, au petit matin, une voiture munie d'un haut-parleur lançait un sinistre messages dans les rues enneigées de Vizille : "Tous les hommes de 14 à 80 ans doivent immédiatement se rendre au parc du château. Tout homme qui tenterait de se soustraire à cet ordre sera fusillé. Les vieillards, les femmes et les enfants doivent se tenir sur le pas de leur porte."
Pas moins de 4500 hommes se retrouvèrent dans le parc du château et durent défiler, l'un après l'autre, devant une mitrailleuse. Un traitre devait sans doute y être caché pour reconnaître les résistants.
Sans doute eut-il conscience de ce qu'il faisait : il n'en désigna aucun.
Furieux, les Allemands entreprirent alors d'odieuses exactions.Droits image: Vizille le 18 février 1944
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