Grand écran

Grand écran RCF - page 12

présentée par Henry VEDRINES

Quelle toile, quelle étoile fera sinscitller vos yeux dans la galaxie cinéma chaque semaine. Grand écran fait entendre la voix d'un film inatendu ou espéré, coup de coeur qui offre une vision du monde et du cinéma. 10 minutes pour situer, présenter et éveiller l'envie d'aller voir soi même. C'est l'optique Grand écran.

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Episodes

  • Grand écran
    16 novembre 2018

    L'innocent aux deux vies !

    12 min
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    Heureux les cœurs purs ! Lazare en est un, dans une Italie pauvre, sans précision de date, Il dit oui à tous et à tout dans un village ou une tribu est en servage depuis toujours. La venue de la comtesse et de son fils va tout bouleverser et la mort de Lazare expulsera le village en ville. Mais Lazare revit et retrouve des années plus tard ses compagnons. Toujours aussi innocent, il va découvrir que le monde n'aime pas les saints, les cœurs purs. Attention, laissez-vous surprendre, voilà pour son troisième film qu’Alice ROCHWAKER nous livre un conte surprenant de poésie, de références à l'Evangile bien cachées ou en vue, mais nous laisse à la fois avec "heureux comme Lazare ", l’envie de regarder la dureté avec poésie, sans se mettre un voile sur les yeux. A contrecourant de la lourdeur de films actuels, un bijou qui aurait pu être d'or à cannes ! À voir
  • Grand écran
    9 novembre 2018

    Le tourbillon de la vie

    12 min
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    Le réalisateur Pawel Pawlikowski du succès surprise "Ida, continue son exploration de la Pologne et des blessures de la guerre froide, avant la chute du mur de Berlin. Dans "Cold War", prix de la mise en scène à Cannes, il évoque les amours tumultueuses de 2 artistes séparés par le mur. Deux êtres amoureux qui n'arrivent ni à se séparer, ni à s'aimer sans se heurter. En un noir et blanc parfait et avec une musique rock qui est un personnage du film, il conte aussi les dégâts que les idéologies font sur l'intime et le quotidien. Plein d'énergie, de vie et de mélancolie, comme l'art et l'amour, ces deux moteurs de vie. Bref, loin de la tiédeur. Un film qui alterne le froid et le chaud : hot and cold.
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    26 octobre 2018

    La réconciliation a un goût savoureux

    12 min
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    LES SAVEURS DE RAMEN d’Eric KOON Voilà bien un film Proustien ! A la mort de son père endurci par les épreuves, un jeune cuisinier japonais part à la recherche de son passé et de sa mère trop tôt disparue. Il ne lui reste d’elle que des recettes et «la saveur des Dranem» ce plat typique de Singapour. Pourquoi a-t-elle été rejetée par sa mère ? Sur place, la cuisine sera le chemin de la réconciliation et de l’acceptation. Si vous voulez découvrir un pan d’histoire inconnue, être ému, et comprendre les racines profondes que portent les plats « typiques » de toute culture, courez voir ce bijou de délicatesse !
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    19 octobre 2018

    Ils ne nous trouverons pas !

    12 min
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    Le second film de Debra Granik « Leave no trace » est un portrait des oubliés de l’Amérique profonde, des traumas laissés par la guerre d’Irak, un hymne à la vie au cœur de la nature mais surtout un récit d’apprentissage : la vraie liberté est de choisir sa route soi-même. Ne pas laisser de traces pour qu’ils ne nous retrouvent pas ! Voilà l’obsession d’un père et de sa jeune fille, vivant coupés du monde dans un parc naturel aux états unis. « Ils » ce sont les autorités de toute forme, les normes imposées, les peurs intimes. Pourquoi se cachent-ils ? Nous le découvrirons par touches. Mais la fille devenue jeune femme, pourront-ils continuer cette vie de robinsons volontaires ? Un film émouvant, avec peu de mots, d’où émane le respect et l’amour aussi la solidarité des exclus et l’apprentissage de la dépossession. Un vrai récit initiatique, personne ne peut et doit choisir pour nous !
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    5 octobre 2018

    Le (dé)sacre d’un roi

    12 min
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    Le film de pierre Schoeller interroge les fondements de la démocratie Française : la désacralisation d’un Roi intouchable et la fin sanglante d’un ordre qui a creusé sa tombe. On passe d’un Roi censé être la tête sacrée de son peuple à la présentation de sa tête offerte au peuple et réduite à un regard mort. Le peuple s’est senti trahi. En suivant le parcours de quelques petites gens aux abords de la Bastille, du Roi et de quelques figures historiques de la révolution, "Un peuple et son Roi" raconte par vignettes, chansons et par symboles, la chute d’un mythe, celui du pouvoir incarnée dans un roi. Plus que les personnages, c’est une conception nouvelle qui intéresse, la participation à la naissance d’une Nation. Avec quelques maladresses parfois, mais avec un regard qui interroge aussi le présent. Un film ni épique, ni révisionniste, ni cliché. Peut-être le projet était-il trop ambitieux, mais il vaut la peine, en ces temps de mémoire courte. Le titre l’annonce, c’est le point de vue du peuple qui regarde son Roi dans les yeux, la fin d’une histoire d’amour ?
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    15 décembre 2017

    Des femmes sans hommes

    12 min
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    Entre 1914 et 1920 : "Les gardiennes" de Xavier BEAUVOIS, tisse une chronique de ces femmes qui, à la campagne, ont pris la place que l’on ne leur laissait pas. Il le fait en prenant son temps, dans cette guerre qui fige tout et dure ! Il le fait aussi sans cacher les réalités, celles des rapports patronnes –servantes, hommes –femmes, pays en guerre aussi. Quand les hommes reviennent, pour quelques temps, ou toujours, la place des femmes n’aura pas trop changé ! Un film au rythme lent, celui de la terre et du travail, un mélo, mais qui transforme un destin balloté, et une défaite en émancipation . Sans montrer la guerre directement, le réalisateur en montre les blessures et les bouleversements qu’elle entraine à jamais. En ce centenaire, indispensable !
  • Grand écran
    8 décembre 2017

    La province, pas si gay !

    12 min
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    Assumer sa différence n’est pas aussi simple, selon le milieu, l’éducation, la classe sociale. Le nouveau film de Anne FONTAINE, "Marvin et la belle éducation" suit le parcours d’un jeune homme qui vivant dans un environnement pauvre financièrement mais surtout culturellement, va devoir faire de son homosexualité, une chance et non un handicap. Le théâtre et des personnes qui croient en lui vont l’aider dans cette éducation. Chacun finira par évoluer. Créer pour se retrouver. Très bien interprété, avec une construction en kaléidoscope. On aurait peut être aimé plus de force et d’inventivité ?
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    1 décembre 2017

    Grandir, c’est quitter sa maison intérieure

    12 min
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    Le nouveau film de Joachim TRIER "Thelma" comme son héroïne, possède un étrange pouvoir, celui de nous envouté. Film d’une extraordinaire beauté, il ouvre plus de portes qu’il n’apporte de réponses. Quittant son nid familial, rassurant mais étouffant, Thelma arrive en fac. Les premiers émois de la liberté et du désir vont révéler en elle un étrange pouvoir destructeur. Entre chronique, fantastique et film d’angoisse voilà une variation autour de "la féline" film culte . Mais pas uniquement, on peut y voir une quête de soi !
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    24 novembre 2017

    Au bout du conte : se retrouver!

    12 min
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    Deux enfants, séparés par 40 ans d'histoire...quel rapport entre eux? Avec l'aide d'un rêve et de tous les sens, le spectateur du " musée des merveilles" va les réunir. Un conte ou il faut se laisser aller, être disponible pour redécouvrir qu'aller à la recherche du passé personnel et collectif n'est pas nostalgie mais nécessité pour grandir. Un conte, c'est un retour à ses origines. L'émerveillement des premières fois. Pour tout public.
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    17 novembre 2017

    La loi des séries : une chance pour le cinéma ?

    12 min
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    Autour’hui les grosses productions tournent parfois à vide et oublient de convoquer l’imaginaire du spectateur. Dialogues creux, personnages sans relief et déluge d’effets pour parfois masquer l’absence d’histoires ! Les séries sont-elles plus ambitieuses et riches, convoquent-elles de vraies questions ? Deux exemples : « the leftlovers » et « westworld » semblent répondre oui ! Le champ cinématographique se diversifie !
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    10 novembre 2017

    Ceux qui sont déjà morts font tomber les masques !

    12 min
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    Albert DUPONTEL en adaptant « au revoir là-haut » s’affirme un véritable auteur. Dans cette épopée, feuilletonnesque qui couvre la fin de la première guerre et les années dites « folles » il mêle l’épique au grotesque et à la poésie. Le tout mené tambour battant ! Il y a du bruit et de la fureur, un coté Célinien (celui de Guignols Band ou de mort à crédit), une dénonciation horrible et burlesque de la bêtise et de la médiocrité banale mais, à travers les personnages, un regard humain sur nos misères et lâchetés que les guerres dévoilent. Il s’agit d’un film de morts-vivants ! Ceux qui sont revenus de la mort, masqués et défigurés à jamais, vont, par folie ou désir de justice, n’avoir de cesse de faire tomber les masques qui ont ruinés leur vie. Il y a des vivants qui sont morts intérieurement et moralement. Servi par une mise en scène inventive, riches de trouvailles et de bric-à-brac et par des acteurs seconds mais pas secondaires, un vrai film populaire.
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    3 novembre 2017

    Une palme d’or qui divise

    12 min
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    La palme d’or 2017 va surement diviser ! « The Square » le nouveau film de OSTLUND met le doigt ou cela fait mal. Provocation lourde ? ou dénonciation d’une époque hypocrite et violente ? les deux surement ! A travers le parcours, décapant d’humour noir mais aussi terrifiant d’un directeur de musée d’art contemporain, une série de scènes nous laissent devant une humanité ou chacun s’occupe d’abord de lui plus que des autres, tout en proclamant le contraire ! Dérangeant, tant sur la fonction du politique, de l’art, de la parole ! Une charge trop lourde ou à prendre avec humour grinçant ? Ne vous laissera pas indifferent ...ce qui est un bon point !
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    27 octobre 2017

    Des mots confisqués, des maux contenus et des mots à libérer »

    12 min
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    Un atelier d’écriture animée par une romancière à succès pour des jeunes en difficultés de La Ciotat. Un but : écrire eux-mêmes un roman policier, libérer leurs mots pour peut-être, évacuer leurs maux. Dans ce jeu imposé, la réalité s’invite petit à petit : tensions, violences verbales, racisme, fantômes des luttes anciennes, des chantiers maritimes, politique, horizons bouchés et désirs de s’en sortir. L’écrivain de salon est vite dépassée ! Un des ados plus mutique, fasciné par les armes, va la provoquer, l’attirer et désarmer son assurance superficielle. Reprenant dans « l’atelier » le mélange improvisation et écriture, acteurs et amateurs, comme dans « entre les murs » (palme d’or 2008) le film laisse le spectateur devant un atelier de questions.
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    20 octobre 2017

    Suis-je la gardienne de ma mère ?

    12 min
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    Mathilde, malgré son jeune âge, doit veiller seule sur sa mère avec qui elle vit. Car celle-ci sombre peu à peu dans la folie. Noémie LVOVSKY, dont on retrouve la poésie, le gout de la musique, et de la douce folie, transforme ce long accompagnement vers une autre forme d’amour, de fidélité, en hymne tendre à l’amour qui unit mère et fille. Toujours sur le fil du rasoir « Demain, et tous les autres jours » évite le pathétique et le grotesque, grâce d’abord à des acteurs (lvovsky, Amalric, et la jeune Parmentier), mais aussi à des images inoubliables. Ainsi un squelette ayant droit à une sépulture digne, ou une chouette conseillère nous émeuvent en touchant à des vérités trop dures à exprimer. TRUFFAUT et SPIELBERG ont dit que les grands cinéastes étaient ceux qui filmaient les enfants comme des personnes ! Noémie LVOVSKY se révèle en être une grande, avec ce 6ème film!
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    13 octobre 2017

    "Un beau soleil intérieur" éclairera notre quête !

    12 min
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    Suivre la quête d’amour, avec ses doutes et ses désillusions, de Juliette, quinqua qui tombe facilement amoureuse : on a déjà vu cela ! Evitant le pathétique, le vulgaire et l’artillerie lourde, Claire DENIS dépeint un beau désir incertain d’aimer. Elle garde une structure fragmentée, des flots de dialogues qui font naître un mélange de situations comiques, vraies, frontales et poétiques à la fois. Juliette trouvera t’elle son prince charmant ? Un plaisir des mots, des acteurs, de l’intelligence et du cœur : un hymne à la disponibilité, qui n’exclut pas l’inquiétude que procure le choix, surtout en amour ! Ajoutez une galerie d’acteurs et actrices en état de grâce !
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    6 octobre 2017

    Quand l’amour disparait, il emporte tout avec lui

    12 min
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    Dans la Russie actuelle, un enfant disparait, sans que ses parents trop occupés à se déchirer ou à satisfaire leurs envies, ne s’en soucient vraiment. Un portrait déchirant, sans concessions, d’un monde ou les apparences, l’égoïsme et l’intérêt ont fini par évacuer toute humanité, dans la famille ou la société ! Dépassant la Russie par ses récits aux résonnances universelles, comme Bergman ou Antonioni, Andreï Zviaguintsev dépeint un monde qui a évacué quasiment toute valeur spirituelle. En disparaissant, cet enfant laisse un trou béant, un vide, que les protagonistes ne voient méme plus ! Un choc salutaire, un film qui se referme sur nous, avec une question déchirante: Sommes nous aveugles et sourds ?
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    29 septembre 2017

    L’échappée – folle

    12 min
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    Pour échapper aux horreurs des tranchées, un homme avec la complicité de son épouse, se transforme en femme. Commencée avec réticence, cette traversée des genres, va devenir une nouvelle vie qui va durer, et à laquelle il prend goût ! Peut-on échapper à son genre, redevenir homme sans séquelles ? Dans une construction baroque, anti – naturaliste, entre Renoir et Ophuls, Téchiné continue son exploration des déchirements du désir, des passions et des masques. Inspiré d’un fait réel, « nos années folles » joue la confusion voulue du récit en écho à la confusion des genres du personnage!
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    22 septembre 2017

    Un bio –uto- pic !

    12 min
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    Mathieu AMALRIC évite le piège du biopic –Epinal, suite de clichés reconstitués. Plus qu’une évocation de « la longue Dame Brune », il la convoque, l’invoque comme pour la faire revenir vers nous. Chacun, a sa « Barbara » et en mêlant vertigineusement archives sonores et visuelles, scènes reconstituées, chansons, et jeanne Balibar en actrice et muse, il nous permet de saisir plus que la surface : l’émotion, le parfum que la chanteuse donne à son public. Et au travers d’un plan, d’un mot, on décèle l’histoire et les blessures, les joies, les folies et surtout le travail d’une femme artiste libre toujours vivante.
  • Grand écran
    15 septembre 2017

    L'image manquante

    12 min
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    8 septembre 2017

    Vivre Debout !

    12 min
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    Ne réduisons pas le coup de « cœur » de Cannes 2017 à une fresque des années sida ou des militants parisiens de ACT UP. Le film « 102 battements de cœur » est un hymne à l’urgence, d’agir, de se parler, de vivre debout. Témoin d’une époque douloureuse avec ses luttes et ses morts, il ne manque pas d’humour, de rythme, de poésie non plus. Loin des films plombés par leur sujet qui portent le poids du malheur du monde sur les spectateurs culpabilisés, voilà un film aérien, vibrant, qui assume les contradictions des personnages et qui leur donne la parole. Le cinéma est l’art de faire circuler les images et les mots . Voilà du vrai cinéma servi à la perfection par un montage, une bande son et des interprètes hors pair ! Que l’on partage ou non la vision des personnages, leur énergie est contagieuse !

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