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Le futur programme d’éducation à la sexualité se précise, par Pascale Morinière

Le futur programme d’éducation à la sexualité se précise, par Pascale Morinière

Un article rédigé par Pascale Morinière - le 26 novembre 2024 - Modifié le 26 novembre 2024
La chronique des AFCLe futur programme d’éducation à la sexualité se précise, par Pascale Morinière

LA TRIBUNE DE PASCALE MORINIERE - La presse a rendu compte ces derniers jours du futur programme d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité. Ce programme doit cadrer les séances d'éducation sexuelle rendues obligatoires en 2001. Ce futur programme fait réagir, et notamment Pascale Morinière. 

Pascale Morinière © DRPascale Morinière © DR

Ce programme doit être publié le 5 décembre. Il cherche à donner un cadre aux 3 séances annuelles d’éducation sexuelle qui sont inscrites dans la loi depuis 2001, de la maternelle à la terminale. Rarement mises en œuvre en réalité, le ministre Pap N’Diaye avait souhaité les rendre incontournables et précises en leur donnant un cadre programmatique.

Ce programme contient de bonnes choses : l’éducation à l’intimité et à la pudeur, l’éducation aux écrans et la lutte contre les discriminations. Mais il y a aussi un certain nombre de points inacceptables qui nous font réagir.

Des points de discorde ?

Les enfants seront entrainés à reconnaitre les « adultes de confiance » qui les entourent. Leurs propres parents sont rangés dans cette catégorie indifférenciée au milieu des professeurs et des éducateurs sportifs. Leur place de « premiers et principaux éducateurs » est effacée.

Surtout, il s’agit d’un outil au service du genre. Dès la maternelle, les enfants sont invités à dépister les stéréotypes de genre » avec des exercices déjà vus au moment des ABCD de l’égalité. Ce thème est répété tout au long des 40 pages du programme, donnant l’impression que l’Etat cherche à rééduquer les familles à travers leurs enfants. Par exemple, en 5eme : « Identifier les représentations de genre, questionner les stéréotypes impliqués ».

Enfin, le consentement est l’horizon indépassable de la réflexion éthique. S’il est bien nécessaire, il est insuffisant. Des scandales récents nous ont montré qu’on peut consentir à des situations objectives d’abus. Le primat est donné au repérage des émotions. C’est utile pour l’estime de soi mais insuffisant pour poser des choix. Les parents attendent de l’école qu’au-delà des émotions, la
raison et l’intelligence de leurs enfants soient formées.

Que demandent les AFC ?

Il nous semble inconséquent d’ouvrir un front de conflits potentiels entre les parents et l’école alors même que celle-ci peine à remplir sa mission première : transmettre les savoirs fondamentaux. Nous demandons que la liberté de conscience des familles soit respectée. L’idéologie n’a pas sa place à l’école. Nous demandons donc que ce programme ne soit pas publié.

Les AFC invitent les auditeurs à signer une pétition sur www.afc-france.org

Émission Je pense donc j'agis © RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
La chronique des AFC
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