Evangile du 7 décembre Jean-Pierre POMMIERBonjour à tous. Aujourd'hui, nous avons seulement trois versets, alors je vais les reprendre point par point.
28 « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
"Venez à moi, vous tous" : Jésus nous invite à Le suivre, pas seulement les 12 apôtres, puis les 72 et ses autres disciples mais "nous tous" : Il est venu pour sauver tous les hommes et toutes les femmes "qui peinent sous le poids du fardeau."
Ce fardeau me fait penser à la croix, la permanente, comme l'écharde de Saint Paul, et aux croix quotidiennes. Chacun a ses croix, visibles ou pas, celles qu'on ne peut pas partager, dont on ne peut pas parler et qui en sont encore plus lourdes à porter … tout seul !
Quand Jésus dit "et moi, je vous procurerai le repos" je pense au chemin de croix et à l'aide de Simon de Cyrène. Mais la croix que Jésus portait n'était pas seulement cet instrument de supplice, Il portait aussi nos péchés. Alors, en Vérité, qui aidait qui à porter sa croix ? Qui procurait du repos à l'autre ? Je vous laisse méditer les différentes réponses et les actualiser!
Pour les versets suivants, commençons par donner la signification du mot "joug" inconnue de nombreux auditeurs. Le "joug", j-o-u-g, est une pièce de bois qu’on pose sur la tête des bœufs et de certains autres animaux de trait, et avec laquelle ils sont attelés pour tirer un chariot ou une charrue.
29 Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Dans le deuxième verset, Jésus nous dit "Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples". Il nous invite à partager sa mission, à travailler le terrain, à tirer la charrue. Et Lui, Il est doux et humble de cœur, car Il n'impose pas comme les Pharisiens des règles injustifiées. Il fait ce que dit Jérémie en 31, 25 : "Je vais désaltérer l’âme qui défaille ; toute âme en détresse, je la comblerai."
Il reste bien sûr des souffrances mais elles sont participations à celles de Jésus comme le dit Saint Paul aux Colossiens (Col 1, 24) ou à Timothée (2Tm 2, 3).
30 Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Enfin, dans le troisième verset, Jésus nous dit que "Son joug est facile à porter, et Son fardeau, léger" car ils sont portés par l'Amour entre Lui et Son Père.
Jean nous le redit dans sa première lettre en 5, 3 : " Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau."
Alors je termine avec Espérance par le dernier verset de la première lecture dans Isaïe 40, 31 où le prophète rassure ceux qui se fatiguent, se lassent et ne cessent de trébucher : "Ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils déploient comme des ailes d’aigles, ils courent sans se lasser et ils marchent sans se fatiguer."
Bonne route à tous !