<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:podcast="https://podcastindex.org/namespace/1.0" version="2.0" xml:base="https://prep.rcf.fr/"><channel><atom:link href="https://prep.rcf.fr/feed/show/7640" rel="self" type="application/rss+xml"/><title>Le Mot de l'évêque</title><description><![CDATA[<p>Regard sur l'actualité et la vie de l'Église</p>
]]></description><lastBuildDate>Fri, 26 Jun 2026 07:53:28 +0200</lastBuildDate><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:summary><![CDATA[<p>Regard sur l'actualité et la vie de l'Église</p>
]]></itunes:summary><itunes:image href="https://assets-prep.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2024-12/MOT%20EVEQUE_0.png?itok=dzSL-FYB"/><image><url>https://assets-prep.radiorcf.com/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/assets/2024-12/MOT%20EVEQUE_0.png?itok=dzSL-FYB</url><link>https://assets-prep.radiorcf.com</link><title>Le Mot de l'évêque</title></image><generator/><language>fr</language><itunes:type>episodic</itunes:type><podcast:funding/><itunes:owner><itunes:name>RCF Loir-et-Cher</itunes:name><itunes:email>podcast@rcf.fr</itunes:email></itunes:owner><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque</link><itunes:category text="Religion &amp; Spirituality"><itunes:category text="Spirituality"/></itunes:category><item><title>L'entrée en Carême</title><pubDate>Fri, 07 Mar 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-64105</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6ff2bc5085141962d4cdb6e4c2e41f08724603d97b65c1687b0401448b1c10c3.mp3" length="2101080" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'entrée en Carême</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=565083</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p dir="ltr"&gt;&lt;span&gt;Nous sommes entrés dans le temps du Carême, un temps fort dans l'année liturgique, pour nous préparer à célébrer Pâques. La mort et la résurrection du Christ qui est le cœur de la foi chrétienne et le cœur de l'année liturgique. Le Carême, ça veut dire 40, 40 jours pour vivre en chrétien, un chemin de conversion, pour revenir à Dieu. “Revenez à moi de tout votre cœur”, c'est la Parole que nous entendions à la messe des cendres dans le livre du prophète Joël. Alors même si nous sommes déjà des fidèles du Christ, il n'en reste pas moins que notre conversion personnelle et communautaire est toujours d'actualité. C'est un chemin de long cours, si je puis dire, car il n'est rien d'autre que celui de la sainteté. Et il n'est d'ailleurs pas réservé au temps du carême. Mais c'est quarante jours avant Pâques nous sont offerts. justement pour raviver en nos cœurs ce désir de la sainteté et donc aussi de la conversion. Il y a quelque chose de l'ordre du combat, le combat spirituel. C'est ce que Jésus a vécu lui-même pendant quarante jours, lorsqu'il fut conduit au désert par l'Esprit et qu'il affronta les tentations du diable. Qui dit combat dit effort, persévérance, pénitence, d'où l'invitation à prier plus intensément, à jeûner et à partager avec les plus nécessiteux. Donc la conversion&amp;nbsp; n'est pas passive, elle est un agir, un mouvement intérieur qui se traduit par des actes concrets. Mais, attention, rien ne peut se faire sans la grâce de Dieu. Nous demandons au Seigneur sa grâce pour inspirer nos actes de conversion, pour les soutenir et les accompagner, et pour que toutes nos activités prennent leur source en Lui et reçoivent de Lui leur achèvement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>126</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p dir="ltr"><span>Nous sommes entrés dans le temps du Carême, un temps fort dans l'année liturgique, pour nous préparer à célébrer Pâques. La mort et la résurrection du Christ qui est le cœur de la foi chrétienne et le cœur de l'année liturgique. Le Carême, ça veut dire 40, 40 jours pour vivre en chrétien, un chemin de conversion, pour revenir à Dieu. “Revenez à moi de tout votre cœur”, c'est la Parole que nous entendions à la messe des cendres dans le livre du prophète Joël. Alors même si nous sommes déjà des fidèles du Christ, il n'en reste pas moins que notre conversion personnelle et communautaire est toujours d'actualité. C'est un chemin de long cours, si je puis dire, car il n'est rien d'autre que celui de la sainteté. Et il n'est d'ailleurs pas réservé au temps du carême. Mais c'est quarante jours avant Pâques nous sont offerts. justement pour raviver en nos cœurs ce désir de la sainteté et donc aussi de la conversion. Il y a quelque chose de l'ordre du combat, le combat spirituel. C'est ce que Jésus a vécu lui-même pendant quarante jours, lorsqu'il fut conduit au désert par l'Esprit et qu'il affronta les tentations du diable. Qui dit combat dit effort, persévérance, pénitence, d'où l'invitation à prier plus intensément, à jeûner et à partager avec les plus nécessiteux. Donc la conversion&nbsp; n'est pas passive, elle est un agir, un mouvement intérieur qui se traduit par des actes concrets. Mais, attention, rien ne peut se faire sans la grâce de Dieu. Nous demandons au Seigneur sa grâce pour inspirer nos actes de conversion, pour les soutenir et les accompagner, et pour que toutes nos activités prennent leur source en Lui et reçoivent de Lui leur achèvement.</span></p><p>&nbsp;</p>
]]></itunes:summary></item><item><title>Prions pour le pape François</title><pubDate>Thu, 27 Feb 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-63719</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//d04ca01ef4fa8570483f7d25700586fea3e1d99b2443e73166f1460c08b55615.mp3" length="2060956" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Prions pour le pape François</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=562317</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Comme vous le savez, le pape François est hospitalisé depuis plsuieurs jours à la clinique Gemelli à Rome. Et bien sûr, nous avons à cœur de prier pour lui, pour le rétablissement de sa santé et pour qu'il puisse reprendre, continuer son ministère apostolique. Les nouvelles que nous donne le Vatican chaque jour sont plutôt rassurantes en ce moment, mais restent tout de même inquiétantes, rassurantes parce que son état de la pneumopathie semble stabilisé et le scanner semble aussi bon, ainsi que les prises de sang, mais en même temps une inquiétude demeure toujours sur l'évolution possible de la maladie. &lt;br&gt;Nous savons aussi que le Saint-Père ne reste pas sans rien faire, puisqu'il reçoit des collaborateurs, et qu'avant-hier encore, il a signé des décrets pour les causes de certains saints, de canonisation ou de reconnaissance de vénérabilité. Il reste toujours déterminé et actif, malgré sa maladie. Alors, je vous invite... à vous unir à la prière de toute l'Église dans le monde entier pour le rétablissement de sa santé. Et nous pouvons nous unir en particulier chaque soir à 21h, au chapelet récité sur la place Saint-Pierre pour que le Seigneur accorde à son serviteur le rétablissement de sa santé.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>123</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Comme vous le savez, le pape François est hospitalisé depuis plsuieurs jours à la clinique Gemelli à Rome. Et bien sûr, nous avons à cœur de prier pour lui, pour le rétablissement de sa santé et pour qu'il puisse reprendre, continuer son ministère apostolique. Les nouvelles que nous donne le Vatican chaque jour sont plutôt rassurantes en ce moment, mais restent tout de même inquiétantes, rassurantes parce que son état de la pneumopathie semble stabilisé et le scanner semble aussi bon, ainsi que les prises de sang, mais en même temps une inquiétude demeure toujours sur l'évolution possible de la maladie. <br>Nous savons aussi que le Saint-Père ne reste pas sans rien faire, puisqu'il reçoit des collaborateurs, et qu'avant-hier encore, il a signé des décrets pour les causes de certains saints, de canonisation ou de reconnaissance de vénérabilité. Il reste toujours déterminé et actif, malgré sa maladie. Alors, je vous invite... à vous unir à la prière de toute l'Église dans le monde entier pour le rétablissement de sa santé. Et nous pouvons nous unir en particulier chaque soir à 21h, au chapelet récité sur la place Saint-Pierre pour que le Seigneur accorde à son serviteur le rétablissement de sa santé.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Présence et proximité</title><pubDate>Fri, 14 Feb 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-63009</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5fe1e12367b5dd05ef73a537eba6b473d389bd91a10d522e875d9206112de33a.mp3" length="1766295" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Présence et proximité</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=557746</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ce sont deux mots que j'ai entendus dans la bouche d'une personne lors de la réunion des services de la diaconie. Et ces deux mots, en quelque sorte, nous permettent de dire beaucoup sur notre vie chrétienne. D'abord, elle nous renvoie au Christ, parce que la présence... C'est la présence de Jésus, présence de son vivant lorsqu'il parcourait les routes de la Palestine, qu’il se rendait présent à tous les hommes, toutes les femmes de son temps, et présence de Jésus aujourd'hui, de diverses manières. Et puis la proximité, c'est Jésus qui s'est fait proche de tous ceux qui étaient loin, de tous ceux qui souvent étaient mis à l'écart dans la société. Nous pensons bien sûr aux pécheurs, aux lépreux, aux malades, aux infirmes de toutes sortes, aux petits. Donc présence et proximité, cela doit nous parler aujourd'hui, car l'Église est la prolongation de l'incarnation de Jésus dans ce monde. Et c'est une manière d'être pour elle, la présence et la proximité auprès de tous, auprès des plus loin, auprès des plus petits. Alors je vous encourage, là où vous êtes, à être ses représentants, ses porteurs. Chacun, porteur de Jésus au monde.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>105</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ce sont deux mots que j'ai entendus dans la bouche d'une personne lors de la réunion des services de la diaconie. Et ces deux mots, en quelque sorte, nous permettent de dire beaucoup sur notre vie chrétienne. D'abord, elle nous renvoie au Christ, parce que la présence... C'est la présence de Jésus, présence de son vivant lorsqu'il parcourait les routes de la Palestine, qu’il se rendait présent à tous les hommes, toutes les femmes de son temps, et présence de Jésus aujourd'hui, de diverses manières. Et puis la proximité, c'est Jésus qui s'est fait proche de tous ceux qui étaient loin, de tous ceux qui souvent étaient mis à l'écart dans la société. Nous pensons bien sûr aux pécheurs, aux lépreux, aux malades, aux infirmes de toutes sortes, aux petits. Donc présence et proximité, cela doit nous parler aujourd'hui, car l'Église est la prolongation de l'incarnation de Jésus dans ce monde. Et c'est une manière d'être pour elle, la présence et la proximité auprès de tous, auprès des plus loin, auprès des plus petits. Alors je vous encourage, là où vous êtes, à être ses représentants, ses porteurs. Chacun, porteur de Jésus au monde.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Dénatalité</title><pubDate>Fri, 07 Feb 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-62578</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//9fea0ac0acfa81cb7547fb2d5c2dbcdcbb21396a45d440b7b52450577a6faac0.mp3" length="2193867" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Dénatalité</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=555508</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il y a des chiffres qu'on commente moins que d'autres. Et c'est le cas notamment du taux de natalité pour notre pays. Un rapport de l'INSEE publié le 14 janvier dernier, a de quoi nous interroger. Pour la première fois, la France métropolitaine est entrée en dépopulation. C'est-à-dire que le nombre de décès dépasse celui des naissances. Et jamais le taux de fécondité n'a été aussi bas, 1,62, et en baisse régulière. Il devrait être à 2,1 pour assurer le simple renouvellement des générations. La France était déjà un pays de vieux, elle va le devenir encore davantage. Ce n'est pas péjoratif ce que je dis là. En 15 ans, on a fermé 5000 écoles et on a ouvert 300 EHPAD. Il semble que peu de partis politiques ne se soucient vraiment de cette dénatalité. On se soucie davantage de revenir sur la réforme des retraites en ce moment ou de vouloir imposer l'euthanasie à tout prix. Alors y a-t-il encore une politique familiale dans notre pays ? Hélas non. Ce serait pour tout le monde une priorité si on veut essayer d'endiguer ce phénomène néfaste de la dénatalité. Alors bien sûr cela ne suffirait peut-être pas, mais c'est indispensable. Mais il faudrait aussi que les mentalités changent et qu'on retrouve le sens de l'existence, le goût de la vie, de sa transmission et puis la confiance dans l'avenir. Alors que souvent on agite des épouvantails de la peur, qu'on instrumentalise aussi. Mais sans enfants, sans jeunesse, il n'y a plus d'avenir et il n'y a plus de dynamisme.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>132</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il y a des chiffres qu'on commente moins que d'autres. Et c'est le cas notamment du taux de natalité pour notre pays. Un rapport de l'INSEE publié le 14 janvier dernier, a de quoi nous interroger. Pour la première fois, la France métropolitaine est entrée en dépopulation. C'est-à-dire que le nombre de décès dépasse celui des naissances. Et jamais le taux de fécondité n'a été aussi bas, 1,62, et en baisse régulière. Il devrait être à 2,1 pour assurer le simple renouvellement des générations. La France était déjà un pays de vieux, elle va le devenir encore davantage. Ce n'est pas péjoratif ce que je dis là. En 15 ans, on a fermé 5000 écoles et on a ouvert 300 EHPAD. Il semble que peu de partis politiques ne se soucient vraiment de cette dénatalité. On se soucie davantage de revenir sur la réforme des retraites en ce moment ou de vouloir imposer l'euthanasie à tout prix. Alors y a-t-il encore une politique familiale dans notre pays ? Hélas non. Ce serait pour tout le monde une priorité si on veut essayer d'endiguer ce phénomène néfaste de la dénatalité. Alors bien sûr cela ne suffirait peut-être pas, mais c'est indispensable. Mais il faudrait aussi que les mentalités changent et qu'on retrouve le sens de l'existence, le goût de la vie, de sa transmission et puis la confiance dans l'avenir. Alors que souvent on agite des épouvantails de la peur, qu'on instrumentalise aussi. Mais sans enfants, sans jeunesse, il n'y a plus d'avenir et il n'y a plus de dynamisme.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Transformation</title><pubDate>Thu, 30 Jan 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-62172</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//fb1f6c204f26c9ef8bb80846f50e2767e3760b5794b418907e37b958c0c21fc4.mp3" length="1978200" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Transformation</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=553552</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>118</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>L'unité des chrétiens</title><pubDate>Thu, 23 Jan 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-61804</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//d2652b773be163540d97f16f2826d56c68478ecb033a21e3b7e1ddb60d5e0d28.mp3" length="2092721" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'unité des chrétiens</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=551280</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Nous sommes entrés dans la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Vous savez que la quête de l'unité est vraiment intrinsèque à la nature de l'Église. Et œuvrer pour l'unité est au cœur de notre identité. Ceux qui croient au Christ et qui sont baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, sont véritablement nos frères et sœurs en Christ. Et les communautés auxquelles ces frères et sœurs appartiennent sont dans une communion réelle, mais bien qu'imparfaite, avec l'Église catholique. Et puis, cela nous rappelle aussi la nécessité d'un engagement de tous les fidèles dans la tâche œcuménique. Le pape François aime à dire, il faut marcher ensemble, prier ensemble et travailler ensemble. Alors, il y a plusieurs manières de vivre l'œcuménisme. Il y a l'œcuménisme spirituel qui consiste principalement dans la prière, c'est ce que nous faisons cette semaine. Il y a la conversion des cœurs et la sainteté de vie. Il y a le dialogue de la charité qui privilégie la rencontre dans les relations. Il y a le dialogue de la vérité qui est surtout pour les théologiens. Et puis, il y a le dialogue de la vie, les occasions d'échange, de collaboration dans la pastorale, dans l'œcuménisme pratique, qui est la défense de la dignité humaine, les œuvres de charité, la défense de la vie, la recherche de la paix, etc. Et puis même l'œcuménisme culturel pour promouvoir des projets culturels.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>125</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Nous sommes entrés dans la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Vous savez que la quête de l'unité est vraiment intrinsèque à la nature de l'Église. Et œuvrer pour l'unité est au cœur de notre identité. Ceux qui croient au Christ et qui sont baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, sont véritablement nos frères et sœurs en Christ. Et les communautés auxquelles ces frères et sœurs appartiennent sont dans une communion réelle, mais bien qu'imparfaite, avec l'Église catholique. Et puis, cela nous rappelle aussi la nécessité d'un engagement de tous les fidèles dans la tâche œcuménique. Le pape François aime à dire, il faut marcher ensemble, prier ensemble et travailler ensemble. Alors, il y a plusieurs manières de vivre l'œcuménisme. Il y a l'œcuménisme spirituel qui consiste principalement dans la prière, c'est ce que nous faisons cette semaine. Il y a la conversion des cœurs et la sainteté de vie. Il y a le dialogue de la charité qui privilégie la rencontre dans les relations. Il y a le dialogue de la vérité qui est surtout pour les théologiens. Et puis, il y a le dialogue de la vie, les occasions d'échange, de collaboration dans la pastorale, dans l'œcuménisme pratique, qui est la défense de la dignité humaine, les œuvres de charité, la défense de la vie, la recherche de la paix, etc. Et puis même l'œcuménisme culturel pour promouvoir des projets culturels.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'amour : l'extraordinaire dans l'ordinaire</title><pubDate>Fri, 17 Jan 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-61433</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//7f01777dea13d42105d8f23610e4aaf03c2bc7541c1bdf8079ea6f6fc0bd0322.mp3" length="1594096" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'amour : l'extraordinaire dans l'ordinaire</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=548774</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Depuis lundi dernier, nous sommes entrés dans ce que l'Église appelle le temps liturgique ordinaire, après le temps de Noël. Ce temps liturgique ordinaire ne célèbre pas un mystère particulier de la vie du Christ, mais le mystère du Christ dans sa plénitude, surtout le dimanche. J'aime beaucoup cette expression de temps ordinaire. Car finalement, notre vie de tous les jours est assez ordinaire et souvent banale. Alors, ça me fait penser que le pape Paul VI, lorsqu'il avait canonisé le frère Bénilde, un frère des Écoles Chrétiennes, qui était instituteur à Saugues, en Haute-Loire, tout petit village, avait dit ceci : “Mais qu'a donc fait d'extraordinaire le frère Bénilde dans sa vie pour être saint ?” Il avait dit : “Non, il n'a rien fait d'extraordinaire, mais il avait... de l'ordinaire de sa vie de manière extraordinaire.” Alors c'est une indication précieuse pour nous, parce que ça veut dire que nous n'avons pas à chercher à faire des choses extraordinaires pour devenir saint, mais que dans le banal, le quotidien, l'ordinaire de nos vies, il faut mettre un peu d'extraordinaire dans notre manière de vivre, c'est-à-dire que nous vivions les choses ordinaires avec beaucoup d'amour.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>94</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Depuis lundi dernier, nous sommes entrés dans ce que l'Église appelle le temps liturgique ordinaire, après le temps de Noël. Ce temps liturgique ordinaire ne célèbre pas un mystère particulier de la vie du Christ, mais le mystère du Christ dans sa plénitude, surtout le dimanche. J'aime beaucoup cette expression de temps ordinaire. Car finalement, notre vie de tous les jours est assez ordinaire et souvent banale. Alors, ça me fait penser que le pape Paul VI, lorsqu'il avait canonisé le frère Bénilde, un frère des Écoles Chrétiennes, qui était instituteur à Saugues, en Haute-Loire, tout petit village, avait dit ceci : “Mais qu'a donc fait d'extraordinaire le frère Bénilde dans sa vie pour être saint ?” Il avait dit : “Non, il n'a rien fait d'extraordinaire, mais il avait... de l'ordinaire de sa vie de manière extraordinaire.” Alors c'est une indication précieuse pour nous, parce que ça veut dire que nous n'avons pas à chercher à faire des choses extraordinaires pour devenir saint, mais que dans le banal, le quotidien, l'ordinaire de nos vies, il faut mettre un peu d'extraordinaire dans notre manière de vivre, c'est-à-dire que nous vivions les choses ordinaires avec beaucoup d'amour.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'espérance</title><pubDate>Sun, 12 Jan 2025 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-61093</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//738314aab296137dd066f97a5508974899659c72042469c2343f5924ae1ddf16.mp3" length="1708199" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'espérance</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=547290</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Dimanche 5 janvier, c'était l'Épiphanie. J'ai présidé la messe à la cathédrale, la célébration d'ouverture de l'année sainte dans le diocèse. Comme vous le savez, le pape François a souhaité donner un thème pour cette année : pèlerin de l'espérance. Il n'a pas dit pèlerin de l'espoir, mais pèlerin de l'espérance. C'est vrai qu'en français, il existe deux mots, l'espoir et l'espérance. En latin, en grec, en anglais, en allemand, il n'y a qu'un seul mot. Mais en revanche, en français, comme dans d'autres langues sûrement, il n'y a qu'un seul verbe, espérer. L'espoir, c'est un phénomène humain, sans garantie de résultat. Par exemple, un jeune étudiant peut dire j'ai espoir de réussir mon examen mais cela ne signifie pas que ça se produira. Pour l'espoir, il y a une sorte de brise-lame, je dirais, contre lequel il s'anéantit et sans toutefois disparaître d'ailleurs, mais c'est l'impossible. Tandis que l'espérance reçoit sa forme, ses déterminations, non pas de notre condition humaine, mais d'une promesse, et ultimement de Dieu lui-même. Devant l'impossible, il faut trouver de bonnes raisons d'espérer encore. Et ces raisons, seul Dieu peut les donner lui-même. Et c'est cela l'espérance. Dieu est lui-même notre espérance. Le Christ est notre unique espérance.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>101</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Dimanche 5 janvier, c'était l'Épiphanie. J'ai présidé la messe à la cathédrale, la célébration d'ouverture de l'année sainte dans le diocèse. Comme vous le savez, le pape François a souhaité donner un thème pour cette année : pèlerin de l'espérance. Il n'a pas dit pèlerin de l'espoir, mais pèlerin de l'espérance. C'est vrai qu'en français, il existe deux mots, l'espoir et l'espérance. En latin, en grec, en anglais, en allemand, il n'y a qu'un seul mot. Mais en revanche, en français, comme dans d'autres langues sûrement, il n'y a qu'un seul verbe, espérer. L'espoir, c'est un phénomène humain, sans garantie de résultat. Par exemple, un jeune étudiant peut dire j'ai espoir de réussir mon examen mais cela ne signifie pas que ça se produira. Pour l'espoir, il y a une sorte de brise-lame, je dirais, contre lequel il s'anéantit et sans toutefois disparaître d'ailleurs, mais c'est l'impossible. Tandis que l'espérance reçoit sa forme, ses déterminations, non pas de notre condition humaine, mais d'une promesse, et ultimement de Dieu lui-même. Devant l'impossible, il faut trouver de bonnes raisons d'espérer encore. Et ces raisons, seul Dieu peut les donner lui-même. Et c'est cela l'espérance. Dieu est lui-même notre espérance. Le Christ est notre unique espérance.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Joyeux Noël</title><pubDate>Fri, 20 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-60721</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//340b1e5958a7d85b5b44509d9206ad1d266772f6d47c29de3a8f02d81a252f9b.mp3" length="2742648" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Joyeux Noël</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=542866</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;La fête de Noël approche. Depuis déjà plusieurs semaines, les rues, les places de nos villages, de nos bourgs, de nos villes se sont garnies parées d'illuminations, de sapins, de guirlandes. On prépare les cadeaux, on fait les achats pour les repas en famille. Et pour décrire tout cela, cette joie de la fête... Un mot à la mode revient souvent dans les médias : la magie de Noël. &lt;br&gt;Pour nos chrétiens, ce mot de magie est assez inapproprié, car dans le mystère du Dieu fait homme, de l'enfant Jésus de la crèche, il n'y a rien de magique. Il y a l'amour, l'amour infini d'un Dieu qui consent à prendre notre condition humaine pour réaliser son éternel dessein de salut pour l'humanité. Il n'y a pas la magie, mais comme dirait saint Paul, il y a la folie, la folie d'un Dieu qui nous aime. C'est le mystère d'amour de la crèche et de la croix. &lt;br&gt;D'ailleurs, dès le lendemain de Noël, le 26 décembre, nous fêterons le premier martyr, saint Étienne, et le 28 décembre, ce sera la fête des saints innocents, les enfants martyrs. Il suffit de regarder notre monde pour comprendre qu'à la joie de Noël se mêle la tristesse de la guerre, la tristesse des victimes. victimes des catastrophes comme à Mayotte et bien d'autres malheurs. À Noël, nous ne pouvons pas faire semblant de les ignorer. Le Fils de Dieu n'est pas né dans un monde idyllique. Il est né dans la pauvreté d'une étoile, dans la campagne de Bethléem. Il est né dans la nuit, symbole de toutes les nuits ténébreuses de l'humanité, hier et aujourd'hui et demain. Mais toutes ces nuits, elles peuvent s'illuminer de la présence du Sauveur, de la présence du Prince de la Paix. &lt;br&gt;Et à Noël, c'est l'espérance qui fleurit, celle qu'ont chanté les prophètes dans l'attente du Messie. Jésus est notre lumière, notre joie, notre paix, notre espérance. Alors en célébrant la nativité du Sauveur, dans nos maisons, nos familles, nos communautés paroissiales, laissons vraiment le Christ venir habiter nos cœurs, les éclairer, les réchauffer, et les rendre brûlants de charité pour ceux qui, autour de nous, sont dans la peine, le deuil, la maladie, dans le manque. &lt;br&gt;A tous et à toutes, je vous souhaite une bonne et sainte fête de Noël à vous et vos familles.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>La fête de Noël approche. Depuis déjà plusieurs semaines, les rues, les places de nos villages, de nos bourgs, de nos villes se sont garnies parées d'illuminations, de sapins, de guirlandes. On prépare les cadeaux, on fait les achats pour les repas en famille. Et pour décrire tout cela, cette joie de la fête... Un mot à la mode revient souvent dans les médias : la magie de Noël. <br>Pour nos chrétiens, ce mot de magie est assez inapproprié, car dans le mystère du Dieu fait homme, de l'enfant Jésus de la crèche, il n'y a rien de magique. Il y a l'amour, l'amour infini d'un Dieu qui consent à prendre notre condition humaine pour réaliser son éternel dessein de salut pour l'humanité. Il n'y a pas la magie, mais comme dirait saint Paul, il y a la folie, la folie d'un Dieu qui nous aime. C'est le mystère d'amour de la crèche et de la croix. <br>D'ailleurs, dès le lendemain de Noël, le 26 décembre, nous fêterons le premier martyr, saint Étienne, et le 28 décembre, ce sera la fête des saints innocents, les enfants martyrs. Il suffit de regarder notre monde pour comprendre qu'à la joie de Noël se mêle la tristesse de la guerre, la tristesse des victimes. victimes des catastrophes comme à Mayotte et bien d'autres malheurs. À Noël, nous ne pouvons pas faire semblant de les ignorer. Le Fils de Dieu n'est pas né dans un monde idyllique. Il est né dans la pauvreté d'une étoile, dans la campagne de Bethléem. Il est né dans la nuit, symbole de toutes les nuits ténébreuses de l'humanité, hier et aujourd'hui et demain. Mais toutes ces nuits, elles peuvent s'illuminer de la présence du Sauveur, de la présence du Prince de la Paix. <br>Et à Noël, c'est l'espérance qui fleurit, celle qu'ont chanté les prophètes dans l'attente du Messie. Jésus est notre lumière, notre joie, notre paix, notre espérance. Alors en célébrant la nativité du Sauveur, dans nos maisons, nos familles, nos communautés paroissiales, laissons vraiment le Christ venir habiter nos cœurs, les éclairer, les réchauffer, et les rendre brûlants de charité pour ceux qui, autour de nous, sont dans la peine, le deuil, la maladie, dans le manque. <br>A tous et à toutes, je vous souhaite une bonne et sainte fête de Noël à vous et vos familles.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Notre-Dame de Guadalupe</title><pubDate>Fri, 13 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-60447</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f805655ea42af4823569e8bb83f3eb9d0f4da27ded4d864765b9895754c1e000.mp3" length="2343497" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Notre-Dame de Guadalupe</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=540400</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le bon commencement d'une belle page d'écriture</title><pubDate>Fri, 06 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-60200</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//66d4150fa15aaf679625a5110b4c7ef4c872d09373bf2b62c394060941556a46.mp3" length="2066390" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le bon commencement d'une belle page d'écriture</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=538550</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le nouvel évêque de Blois revient sur la célébration de son installation, dimanche 1er décembre.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>124</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le nouvel évêque de Blois revient sur la célébration de son installation, dimanche 1er décembre.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Monseigeur Francis Bestion installé à Blois ce premier dimanche de l'Avent</title><pubDate>Fri, 29 Nov 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-59828</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//adab7e268a8a5d15e668238e5ebb357352aacc3d13fe345b98779209afa93456.mp3" length="2684969" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Monseigeur Francis Bestion installé à Blois ce premier dimanche de l'Avent</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=535579</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ce dimanche marque une double célébration pour notre diocèse de Blois. C’est tout d’abord le premier dimanche de l’Avent, ce temps liturgique qui nous invite à entrer dans une période d’attente joyeuse et d’espérance. Cette année, il est aussi marqué par l’arrivée, tant attendue, de notre nouvel évêque, Mgr Francis Bestion. Et en bonus cette année, juste après Noël, l’Église universelle célèbrera l’ouverture du jubilée de l’Espérance !&lt;br&gt;L’Avent, comme vous le savez, est un temps fort de l’année liturgique. Durant ces quatre semaines, nous nous préparons à accueillir la lumière du Christ dans nos vies. C’est une période où l’Église nous invite à veiller et à prier pour ne pas nous laisser endormir par la routine ou les distractions du monde. Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous exhorte : Restez éveillés et priez en tout temps. &lt;br&gt;Cette vigilance est un appel à ne pas céder à la lassitude, mais à entretenir une espérance active, concrète, combative pour reprendre une expression du Pape François que j’affectionne particulièrement. Ce n’est pas seulement une attente passive, mais une invitation à préparer nos cœurs, à accueillir la nouveauté de Dieu dans nos vies. Cet Avent n’est pas l’Avent que nous avons vécu il y a un an. L’arrivée de Mgr Bestion, justement en ce 1er dimanche de l’Avent, est un signe fort d’espérance et de joie. Mgr Francis Bestion est le 17e évêque de Blois. Il arrive après une riche mission de 10 ans dans le diocèse de Tulle, et donc avec une expérience pastorale et humaine profonde. Quelle grâce pour le diocèse de Blois.&lt;br&gt;Le temps de l’Avent est le temps des recommencements, des nouveaux départs, et le Seigneur accorde beaucoup de grâce dans ce sens, spécialement en ce temps béni. Quoi de plus beau pour le diocèse de Blois que de commencer cette année dans la joie en accueillant son nouveau pasteur et d’ouvrir avec lui l’année jubilaire de l’espérance, voilà une belle route qui s’ouvre devant nous. Pour conclure je reprends un passage du message qu’il a adressé au diocèse de Blois pour annoncer sa nomination : &lt;br&gt;« Vous puiserez les eaux aux sources du Salut » : cette parole du prophète Isaïe, j’en ai fait ma devise épiscopale. Mon souhait le plus cher est bien qu’ensemble, prêtres, diacres, laïcs et consacrés, nous soyons des témoins du Christ, la Source du Salut, notre Unique espérance. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Je vous souhaite à tous un très beau et joyeux temps de l’Avent.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ce dimanche marque une double célébration pour notre diocèse de Blois. C’est tout d’abord le premier dimanche de l’Avent, ce temps liturgique qui nous invite à entrer dans une période d’attente joyeuse et d’espérance. Cette année, il est aussi marqué par l’arrivée, tant attendue, de notre nouvel évêque, Mgr Francis Bestion. Et en bonus cette année, juste après Noël, l’Église universelle célèbrera l’ouverture du jubilée de l’Espérance !<br>L’Avent, comme vous le savez, est un temps fort de l’année liturgique. Durant ces quatre semaines, nous nous préparons à accueillir la lumière du Christ dans nos vies. C’est une période où l’Église nous invite à veiller et à prier pour ne pas nous laisser endormir par la routine ou les distractions du monde. Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous exhorte : Restez éveillés et priez en tout temps. <br>Cette vigilance est un appel à ne pas céder à la lassitude, mais à entretenir une espérance active, concrète, combative pour reprendre une expression du Pape François que j’affectionne particulièrement. Ce n’est pas seulement une attente passive, mais une invitation à préparer nos cœurs, à accueillir la nouveauté de Dieu dans nos vies. Cet Avent n’est pas l’Avent que nous avons vécu il y a un an. L’arrivée de Mgr Bestion, justement en ce 1er dimanche de l’Avent, est un signe fort d’espérance et de joie. Mgr Francis Bestion est le 17e évêque de Blois. Il arrive après une riche mission de 10 ans dans le diocèse de Tulle, et donc avec une expérience pastorale et humaine profonde. Quelle grâce pour le diocèse de Blois.<br>Le temps de l’Avent est le temps des recommencements, des nouveaux départs, et le Seigneur accorde beaucoup de grâce dans ce sens, spécialement en ce temps béni. Quoi de plus beau pour le diocèse de Blois que de commencer cette année dans la joie en accueillant son nouveau pasteur et d’ouvrir avec lui l’année jubilaire de l’espérance, voilà une belle route qui s’ouvre devant nous. Pour conclure je reprends un passage du message qu’il a adressé au diocèse de Blois pour annoncer sa nomination : <br>« Vous puiserez les eaux aux sources du Salut » : cette parole du prophète Isaïe, j’en ai fait ma devise épiscopale. Mon souhait le plus cher est bien qu’ensemble, prêtres, diacres, laïcs et consacrés, nous soyons des témoins du Christ, la Source du Salut, notre Unique espérance. <br><br>Je vous souhaite à tous un très beau et joyeux temps de l’Avent.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La fête du Christ Roi</title><pubDate>Fri, 22 Nov 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-59471</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//1e421eb867434ec7e2ec595712609de49e830b57e62d383bc0107b624253095c.mp3" length="2488946" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La fête du Christ Roi</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=533241</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Dimanche, nous célébrerons la solennité du Christ Roi, un moment fort qui clôt l’année liturgique. Cette fête, instituée en 1925 par le pape Pie XI, peut nous sembler surprenante dans un monde où le mot “roi” évoque souvent pouvoir et domination. Alors, que signifie proclamer le Christ Roi aujourd’hui ?&lt;br&gt;Le royaume du Christ est un royaume qui défie les attentes&lt;br&gt;Jésus lui-même n’a jamais revendiqué un trône terrestre. Souvenez-vous de sa réponse à Pilate : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Le Christ ne règne pas avec des armées ou des palais dorés, mais avec une couronne d’épines et une croix. Son pouvoir est celui de l’amour, du don de soi, du service humble. Il est le Roi qui lave les pieds de ses disciples, qui tend la main aux exclus, qui pardonne à ceux qui l’ont abandonné, qui donne la paix qui vient de Dieu.&lt;br&gt;La royauté du Christ est une royauté actuelle et universelle&lt;br&gt;Proclamer le Christ Roi, c’est affirmer qu’il est le centre de l’histoire et de notre vie. Son royaume, c’est celui de la justice, de la paix et de la vérité. Il ne s’impose pas par la force, mais par la conversion intérieure. Là où nous choisissons d’aimer au lieu de haïr, de servir au lieu de dominer, de bâtir la paix au lieu de semer la discorde, le Christ règne déjà.&lt;br&gt;Cette fête du Christ Roi est un appel pour aujourd’hui&lt;br&gt;Cette fête est aussi une invitation personnelle. Qui règne sur mon cœur ? Mes ambitions, mes peurs, mes possessions ? Ou bien le Christ, qui me pousse à aimer toujours plus ? C’est un appel à reconnaître Jésus comme notre guide, notre modèle, notre espérance et notre sauveur.&lt;br&gt;En terminant, rappelons les paroles du bon larron sur la croix : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. » Aujourd’hui encore, le Christ nous invite à entrer dans ce royaume, non pas par nos mérites, mais par sa grâce infinie.&lt;br&gt;Alors, laissons le Christ régner dans nos vies, non pas comme un monarque lointain, mais comme un roi - frère qui marche à nos côtés, transformant nos cœurs et le monde par son amour.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Dimanche, nous célébrerons la solennité du Christ Roi, un moment fort qui clôt l’année liturgique. Cette fête, instituée en 1925 par le pape Pie XI, peut nous sembler surprenante dans un monde où le mot “roi” évoque souvent pouvoir et domination. Alors, que signifie proclamer le Christ Roi aujourd’hui ?<br>Le royaume du Christ est un royaume qui défie les attentes<br>Jésus lui-même n’a jamais revendiqué un trône terrestre. Souvenez-vous de sa réponse à Pilate : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Le Christ ne règne pas avec des armées ou des palais dorés, mais avec une couronne d’épines et une croix. Son pouvoir est celui de l’amour, du don de soi, du service humble. Il est le Roi qui lave les pieds de ses disciples, qui tend la main aux exclus, qui pardonne à ceux qui l’ont abandonné, qui donne la paix qui vient de Dieu.<br>La royauté du Christ est une royauté actuelle et universelle<br>Proclamer le Christ Roi, c’est affirmer qu’il est le centre de l’histoire et de notre vie. Son royaume, c’est celui de la justice, de la paix et de la vérité. Il ne s’impose pas par la force, mais par la conversion intérieure. Là où nous choisissons d’aimer au lieu de haïr, de servir au lieu de dominer, de bâtir la paix au lieu de semer la discorde, le Christ règne déjà.<br>Cette fête du Christ Roi est un appel pour aujourd’hui<br>Cette fête est aussi une invitation personnelle. Qui règne sur mon cœur ? Mes ambitions, mes peurs, mes possessions ? Ou bien le Christ, qui me pousse à aimer toujours plus ? C’est un appel à reconnaître Jésus comme notre guide, notre modèle, notre espérance et notre sauveur.<br>En terminant, rappelons les paroles du bon larron sur la croix : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. » Aujourd’hui encore, le Christ nous invite à entrer dans ce royaume, non pas par nos mérites, mais par sa grâce infinie.<br>Alors, laissons le Christ régner dans nos vies, non pas comme un monarque lointain, mais comme un roi - frère qui marche à nos côtés, transformant nos cœurs et le monde par son amour.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Prière pour les défunts</title><pubDate>Fri, 15 Nov 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-59111</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//83d88d87cd2a052d4d9840b2eaa5539d943f0b1216ab4b5a94f600012fcd4d6c.mp3" length="2892695" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Prière pour les défunts</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=531280</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Durant tout le mois de novembre, l’Église nous invite à entrer dans cette belle prière d’intercession pour les défunts, pour tous ceux qui sont en purgatoire et qui attendent de pouvoir accéder au paradis. C’est une manière de faire l’expérience de la communion des saints.&lt;br&gt;Au Catéchisme de l’Église Catholique n°958 La communion avec les défunts. " Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car ‘la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse’ (2 M 12, 45) " (LG 50). Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur. »&lt;br&gt;Dans ce numéro du catéchisme, on voit que notre prière a un double effet : Non seulement les aider, mais aussi rendre efficace leur intercession pour nous.&lt;br&gt;Par notre prière nous pouvons aider les âmes des défunts qui sont en purgatoire, c’est-à-dire en état de purification. Ces âmes sont certaines de leur entrée dans le Royaume, mais leur âme ayant besoin d’être purifié, Dieu dans sa miséricorde a permis qu’il y ait le purgatoire pour effectuer cette ultime purification.&lt;br&gt;Le 2ème effet de notre prière est de rendre efficace leur intercession pour nous. Cela veut dire que les défunts peuvent intercéder pour nous. Ils ne peuvent plus rien pour eux, dans ce sens où ils sont en état de purgation, mais ils peuvent exercer la charité en intercédant pour nous. C’est là que nous expérimentons bien la communion des saints, ce lien que nous établissons par la prière va bien dans les 2 sens, de nos vers eux et de eux vers nous.&lt;br&gt;Le chrétien ne craint pas la mort, il ne la recherche pas pour autant, mais il l’accepte comme faisant partie de sa condition d’homme pécheur. Elle est aujourd’hui ce passage vers l’au-delà, elle marque la fin de notre vie terrestre mais pas la fin de notre vie. La vie éternelle est déjà commencée, elle commence le jour de notre conception et n’aura pas de fin. Notre vie sur terre n’est qu’une partie de cette vie, une préparation à ce que nous vivrons après. Le choix nous appartient : Vivre avec ou sans Dieu ! Vivre auprès de lui ou loin de lui ! &lt;br&gt;Que ce mois de novembre soit non seulement l’occasion d’intercéder pour nos amis défunts mais aussi d’un approfondissement de notre désir du ciel et de la vie auprès du Père, dans son Royaume.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>175</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Durant tout le mois de novembre, l’Église nous invite à entrer dans cette belle prière d’intercession pour les défunts, pour tous ceux qui sont en purgatoire et qui attendent de pouvoir accéder au paradis. C’est une manière de faire l’expérience de la communion des saints.<br>Au Catéchisme de l’Église Catholique n°958 La communion avec les défunts. " Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car ‘la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse’ (2 M 12, 45) " (LG 50). Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur. »<br>Dans ce numéro du catéchisme, on voit que notre prière a un double effet : Non seulement les aider, mais aussi rendre efficace leur intercession pour nous.<br>Par notre prière nous pouvons aider les âmes des défunts qui sont en purgatoire, c’est-à-dire en état de purification. Ces âmes sont certaines de leur entrée dans le Royaume, mais leur âme ayant besoin d’être purifié, Dieu dans sa miséricorde a permis qu’il y ait le purgatoire pour effectuer cette ultime purification.<br>Le 2ème effet de notre prière est de rendre efficace leur intercession pour nous. Cela veut dire que les défunts peuvent intercéder pour nous. Ils ne peuvent plus rien pour eux, dans ce sens où ils sont en état de purgation, mais ils peuvent exercer la charité en intercédant pour nous. C’est là que nous expérimentons bien la communion des saints, ce lien que nous établissons par la prière va bien dans les 2 sens, de nos vers eux et de eux vers nous.<br>Le chrétien ne craint pas la mort, il ne la recherche pas pour autant, mais il l’accepte comme faisant partie de sa condition d’homme pécheur. Elle est aujourd’hui ce passage vers l’au-delà, elle marque la fin de notre vie terrestre mais pas la fin de notre vie. La vie éternelle est déjà commencée, elle commence le jour de notre conception et n’aura pas de fin. Notre vie sur terre n’est qu’une partie de cette vie, une préparation à ce que nous vivrons après. Le choix nous appartient : Vivre avec ou sans Dieu ! Vivre auprès de lui ou loin de lui ! <br>Que ce mois de novembre soit non seulement l’occasion d’intercéder pour nos amis défunts mais aussi d’un approfondissement de notre désir du ciel et de la vie auprès du Père, dans son Royaume.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'Assemblée des évêques à Lourdes</title><pubDate>Fri, 08 Nov 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-58949</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b97d2ebf2e29a72c9f968c42a9b29c26b0b0a83178d1a81a8c9454cee2f4ac5b.mp3" length="2878902" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'Assemblée des évêques à Lourdes</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=529596</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>La Toussaint, célébration de la sainteté</title><pubDate>Fri, 01 Nov 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-58684</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//42acb009eee2ddcaba3d5ff06db0bee02e70245b9876110c744792c1d1cb55c2.mp3" length="3249632" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La Toussaint, célébration de la sainteté</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=527018</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Aujourd’hui, 1er novembre, nous fêtons la Toussaint, c’est-à-dire la fête de tous les saints connus ou inconnus. Il y a parfois une confusion avec la fête d’Halloween (fêtée le 31 octobre) ou même avec la commémoration de tous les fidèles défunts (célébrée le 2 novembre). La Toussaint se voit désormais teinté de tristesse alors que c’est la fête de l’espérance et de la joie chrétienne par excellence, celle du ciel !&lt;br&gt;A l’origine, c’est-à-dire dans les 1ers siècles de la chrétienté, la fête de la Toussaint était célébrée le vendredi de Pâques ou le dimanche après la Pentecôte sous la forme d’une fête de tous les martyrs. La Toussaint a donc un lien étroit avec la fête de Pâques, c’est-à-dire la Victoire du Christ sur le mal, sur la mort et sur le péché, avec la Résurrection du Christ prémisse de notre résurrection.&lt;br&gt;Quant à cette fête d’Hallowen elle est d’origine celtique. Elle correspondait à un passage de saison, à la fin des récoltes, sans doute aussi au nouvel an Celte. Cette cérémonie était en l’honneur du Dieu Samain : le dieu de la mort et permettait de communiquer avec l’esprit des morts. Durant les jours de la fête il y avait un temps de mémoire pour les héros, un temps de mémoire pour les défunts et un temps de réjouissance familiale et populaire. Durant la nuit la légende disait que les fantômes des morts rendaient visite aux vivants, les portes entre le monde des vivants et celui des morts étaient ouvertes ! &lt;br&gt;Lors de l’évangélisation des celtes, les évangélisateurs ont utilisé ces fêtes pour y célébrer tout d’abord ceux qui sont en amitié avec Dieu, c’est-à-dire les saints ou ceux de l’Église Triomphante (souvenez-vous de ce que je vous expliquais l’année dernière dans ma chronique sur la Toussaint qui détaillait les 3 états de l’Église) ensuite ceux qui sont encore en purification, c’est-à-dire les défunts non encore saints ou l’Église souffrante.&lt;br&gt;Quels trésors de pédagogie que ces 2 fêtes de la Toussaints et de la commémoration de tous les fidèles défunts ainsi liées. Mais il est sans doute important que les chrétiens retrouvent le sens de ces fêtes, et de manière urgent celui de la Toussaint !&lt;br&gt;A la Toussaint nous célébrons la sainteté ! Celle du Christ qui se déploie dans celles des fidèles, de tous ceux qui acceptent de se laisser guider et sauver par lui ! C’est à la fois une immense action de grâce pour le Salut que nous donne la Christ et un immense appel : Chacun de nous est appelé à la Sainteté, car chacun de nous est fait pour la sainteté, pour cette amitié avec Dieu ! Aujourd’hui laissons nous faire par l’espérance, par cet appel à la joie, par cet appel vibrant à la Vie ! Et si en regardant notre vie nous sommes tentés de baisser les bras en pensant que nous n’en sommes pas digne, la commémoration de tous les fidèles défunts est là pour nous rappeler que la miséricorde de Dieu nous est acquise !&lt;br&gt;Chers amis, laissez-moi vous le redire, vous êtes faits pour la sainteté, vous êtes faits pour la joie, vous êtes faits pour la Vie de Dieu ! Je vous souhaite à tous une très belle fête de la Toussaint.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Aujourd’hui, 1er novembre, nous fêtons la Toussaint, c’est-à-dire la fête de tous les saints connus ou inconnus. Il y a parfois une confusion avec la fête d’Halloween (fêtée le 31 octobre) ou même avec la commémoration de tous les fidèles défunts (célébrée le 2 novembre). La Toussaint se voit désormais teinté de tristesse alors que c’est la fête de l’espérance et de la joie chrétienne par excellence, celle du ciel !<br>A l’origine, c’est-à-dire dans les 1ers siècles de la chrétienté, la fête de la Toussaint était célébrée le vendredi de Pâques ou le dimanche après la Pentecôte sous la forme d’une fête de tous les martyrs. La Toussaint a donc un lien étroit avec la fête de Pâques, c’est-à-dire la Victoire du Christ sur le mal, sur la mort et sur le péché, avec la Résurrection du Christ prémisse de notre résurrection.<br>Quant à cette fête d’Hallowen elle est d’origine celtique. Elle correspondait à un passage de saison, à la fin des récoltes, sans doute aussi au nouvel an Celte. Cette cérémonie était en l’honneur du Dieu Samain : le dieu de la mort et permettait de communiquer avec l’esprit des morts. Durant les jours de la fête il y avait un temps de mémoire pour les héros, un temps de mémoire pour les défunts et un temps de réjouissance familiale et populaire. Durant la nuit la légende disait que les fantômes des morts rendaient visite aux vivants, les portes entre le monde des vivants et celui des morts étaient ouvertes ! <br>Lors de l’évangélisation des celtes, les évangélisateurs ont utilisé ces fêtes pour y célébrer tout d’abord ceux qui sont en amitié avec Dieu, c’est-à-dire les saints ou ceux de l’Église Triomphante (souvenez-vous de ce que je vous expliquais l’année dernière dans ma chronique sur la Toussaint qui détaillait les 3 états de l’Église) ensuite ceux qui sont encore en purification, c’est-à-dire les défunts non encore saints ou l’Église souffrante.<br>Quels trésors de pédagogie que ces 2 fêtes de la Toussaints et de la commémoration de tous les fidèles défunts ainsi liées. Mais il est sans doute important que les chrétiens retrouvent le sens de ces fêtes, et de manière urgent celui de la Toussaint !<br>A la Toussaint nous célébrons la sainteté ! Celle du Christ qui se déploie dans celles des fidèles, de tous ceux qui acceptent de se laisser guider et sauver par lui ! C’est à la fois une immense action de grâce pour le Salut que nous donne la Christ et un immense appel : Chacun de nous est appelé à la Sainteté, car chacun de nous est fait pour la sainteté, pour cette amitié avec Dieu ! Aujourd’hui laissons nous faire par l’espérance, par cet appel à la joie, par cet appel vibrant à la Vie ! Et si en regardant notre vie nous sommes tentés de baisser les bras en pensant que nous n’en sommes pas digne, la commémoration de tous les fidèles défunts est là pour nous rappeler que la miséricorde de Dieu nous est acquise !<br>Chers amis, laissez-moi vous le redire, vous êtes faits pour la sainteté, vous êtes faits pour la joie, vous êtes faits pour la Vie de Dieu ! Je vous souhaite à tous une très belle fête de la Toussaint.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Claude La colombière</title><pubDate>Fri, 25 Oct 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-58136</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//453b4d2f82c640ae94fbd1aa6ba57fb77e971bd05fd36b83ee010f2994fc3b5b.mp3" length="4061727" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Claude La colombière</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=525084</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>248</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le Rosaire</title><pubDate>Thu, 10 Oct 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-57870</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//590200cadc54980e6f545d823619895b9f4988d38681c019908a78510a90aeae.mp3" length="3229152" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le Rosaire</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=520371</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis, le mois d’Octobre est consacré particulièrement à la prière du chapelet. Je vous propose d’en regarder les origines. Le Saint Rosaire trouve ses origines en 1212 lorsque Saint Dominique, lors de son séjour à Toulouse, vit la Vierge Marie qui lui donna le Rosaire, comme réponse à l'une de ses prières, pour savoir comment combattre l'hérésie albigeoise. La victoire qu'il remporta l'amena à voir dans la récitation du rosaire l'instrument grâce auquel il pourrait trouver refuge et réconfort, force et confiance pour affronter et surmonter les difficultés de la vie, trouvant dans la couronne le "bouclier" pour vaincre les hérésies. La "consignation" de la couronne par la Vierge Marie et sa simplicité ont contribué à la diffusion de cette pratique de piété parmi le peuple, pratique reconnue par le pape François comme "mystique du peuple". À la lumière de cette expérience, on comprend ce qui allait se passer en 1571. Les musulmans se pressaient aux frontières de l'Europe. Fut alors constituée la Sainte-Ligue pour entraver leur progression. Le pape St Pie V, dominicain et très dévot à la Vierge, bénit la bannière représentant le Crucifix entre les apôtres Pierre et Paul et surmontée de la devise constantinienne « In hoc signo vinces » (par ce signe, tu vaincras). Ce symbole, avec l'image de la Vierge Marie et l'inscription « Sancta Maria succurre miseris » (secours des malheureux), serait le seul à flotter dans tout le dispositif de la Sainte-Ligue. Dans le même temps, le pape demanda à tous les chrétiens de se joindre à la bataille en récitant le saint rosaire. C'était le 7 octobre 1571. Ce fut un triomphe. Il était évident pour tous que la victoire avait été obtenue par une intervention divine. En 1572, St Pie V institua la fête de Sainte Marie de la Victoire, qui fut transformée par son successeur, Grégoire XIII, en "Notre-Dame du Rosaire". D'autres victoires suivirent, comme celle de 1683 à Vienne, grâce à l'intervention du bienheureux Marco d'Aviano, où - toujours grâce à l'intervention divine et à la confiance en la Vierge Marie - l'avancée des musulmans fut stoppée, ainsi qu'en 1687, lorsque le peuple de Venise supplia la Vierge Marie de mettre fin à la peste : une fois l'épidémie vaincue, on construisit la basilique de Notre-Dame de la Santé, célébrée le 21 novembre. Dans le rosaire, les croyants d'aujourd'hui voient un instrument donné par la Vierge pour contempler Jésus et, en méditant sa vie, l'aimer et le suivre. Il est intéressant de noter que dans plusieurs apparitions, la Vierge Marie nous confie le chapelet : Lourdes, Fatima... en nous recommandant avec insistance de le réciter quotidiennement pour surmonter les divisions, les discordes et les maux dans nos cœurs, dans les relations familiales et entre les peuples. Je me suis aidé pour cette chronique d’un article de Vatican news.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis, le mois d’Octobre est consacré particulièrement à la prière du chapelet. Je vous propose d’en regarder les origines. Le Saint Rosaire trouve ses origines en 1212 lorsque Saint Dominique, lors de son séjour à Toulouse, vit la Vierge Marie qui lui donna le Rosaire, comme réponse à l'une de ses prières, pour savoir comment combattre l'hérésie albigeoise. La victoire qu'il remporta l'amena à voir dans la récitation du rosaire l'instrument grâce auquel il pourrait trouver refuge et réconfort, force et confiance pour affronter et surmonter les difficultés de la vie, trouvant dans la couronne le "bouclier" pour vaincre les hérésies. La "consignation" de la couronne par la Vierge Marie et sa simplicité ont contribué à la diffusion de cette pratique de piété parmi le peuple, pratique reconnue par le pape François comme "mystique du peuple". À la lumière de cette expérience, on comprend ce qui allait se passer en 1571. Les musulmans se pressaient aux frontières de l'Europe. Fut alors constituée la Sainte-Ligue pour entraver leur progression. Le pape St Pie V, dominicain et très dévot à la Vierge, bénit la bannière représentant le Crucifix entre les apôtres Pierre et Paul et surmontée de la devise constantinienne « In hoc signo vinces » (par ce signe, tu vaincras). Ce symbole, avec l'image de la Vierge Marie et l'inscription « Sancta Maria succurre miseris » (secours des malheureux), serait le seul à flotter dans tout le dispositif de la Sainte-Ligue. Dans le même temps, le pape demanda à tous les chrétiens de se joindre à la bataille en récitant le saint rosaire. C'était le 7 octobre 1571. Ce fut un triomphe. Il était évident pour tous que la victoire avait été obtenue par une intervention divine. En 1572, St Pie V institua la fête de Sainte Marie de la Victoire, qui fut transformée par son successeur, Grégoire XIII, en "Notre-Dame du Rosaire". D'autres victoires suivirent, comme celle de 1683 à Vienne, grâce à l'intervention du bienheureux Marco d'Aviano, où - toujours grâce à l'intervention divine et à la confiance en la Vierge Marie - l'avancée des musulmans fut stoppée, ainsi qu'en 1687, lorsque le peuple de Venise supplia la Vierge Marie de mettre fin à la peste : une fois l'épidémie vaincue, on construisit la basilique de Notre-Dame de la Santé, célébrée le 21 novembre. Dans le rosaire, les croyants d'aujourd'hui voient un instrument donné par la Vierge pour contempler Jésus et, en méditant sa vie, l'aimer et le suivre. Il est intéressant de noter que dans plusieurs apparitions, la Vierge Marie nous confie le chapelet : Lourdes, Fatima... en nous recommandant avec insistance de le réciter quotidiennement pour surmonter les divisions, les discordes et les maux dans nos cœurs, dans les relations familiales et entre les peuples. Je me suis aidé pour cette chronique d’un article de Vatican news.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Dans la joie d'accueillir notre nouvel évêque</title><pubDate>Fri, 04 Oct 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-57522</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b43d49d722f79ba854eead9b6223fe7709c3bea4ba4e2a2ddc34b056ae75e88e.mp3" length="3630811" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Dans la joie d'accueillir notre nouvel évêque</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=517898</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis c'est dans la joie et l’action de grâce que je vous retrouve aujourd'hui en effet depuis mardi 1er octobre le pape François a nommé Monseigneur Bestion comme évêque de Blois, il actuellement évêque le Tulle en Corrèze. Monseigneur Bestion sera installé le dimanche 1er décembre à 15h00 en la cathédrale de Blois, vous êtes tous invités à cette belle fête pour le diocèse. Le 1er décembre ce sera aussi le premier dimanche de l'Avent, quel beau signe que d'installer notre évêque le premier jour de la nouvelle année liturgique. Cette année liturgique qui ouvrira le grand jubilé de 2025, le jubilé de l'espérance. Voilà autant de motifs d'action de grâce pour le diocèse de Blois.&lt;br&gt;Hier jeudi 3 octobre, c'était la journée de rentrée des prêtres et diacres du diocèse. Là encore c'était une grande grâce pour notre diocèse puisque Monseigneur Bestion s'est rendu disponible pour rencontrer tous les prêtres et diacres du diocèse. Cette journée a débuté par un temps de prière ensuite Monseigneur Bestion s'est présenté et a adressé quelques mots aux prêtres et diacre du diocèse, j'ai ensuite comme l'année dernière fait une petite relecture de cette année écoulée. Les prêtres se sont ensuite retrouvés en petits groupes pour échanger et partager sur le thème de la joie sacerdotale : Qu'est-ce qui fait ma joie d'être prêtre ou diacre ? quelles sont les joies de cette année ? Je trouve en effet important que l'on puisse échanger sur ce qui fait notre joie, il est parfois assez naturel d'échanger sur nos difficultés sur nos échecs nous sommes souvent plus pudiques pour échanger sur ce qui fait notre joie d'être prêtre et diacre, sur nos joies profondes.&lt;br&gt;Après cette réflexion nous nous retrouverons pour célébrer la messe qui a été présidée par Monseigneur Bestion après quoi nous partagerons un repas dans la maison diocésaine, pendant le café Monseigneur Bestion s'est tenu disponible pour répondre aux questions des prêtres et des diacres.&lt;br&gt;Le diocèse de Blois compte 61 prêtres et 19 diacres sur les 61 prêtres, 31 sont incardinés dans le diocèse de Blois c'est à dire qu’ils sont prêtre du diocèse de Blois. Sur ces 31, 11 sont des prêtres qui, s'ils rendent encore des services, n’ont plus de ministère pastoral en raison de leur âge. Pour les autres prêtres 10 sont des prêtres qu'on appelle fidei donum c'est-à-dire des prêtres prêtés par d’autres diocèses en l'occurrence ici des prêtres de Côte d'Ivoire, du Congo et de Haïti. 4 sont des prêtres religieux appartenant à la communauté des béatitudes. 13 sont des prêtres appartenant à des communautés sacerdotales comme la communauté Saint-Martin et la fraternité Thomas Beckett, enfin 3 sont des prêtres retirés dans le diocèse c'est-à-dire qu’après leur retraite, ils sont venus s'installer dans le diocèse. Parmi les diacres sur les 19, 13 sont incardinés dans le diocèse, 2 viennent d'autres diocèses et 4 appartiennent soit à la communauté Saint-Martin soit à la communauté des Béatitudes. &lt;br&gt;Chers amis je vous invite donc à rendre grâce non seulement pour les prêtres et diacres qui œuvrent dans le diocèse de Blois mais aussi pour notre nouveau pasteur Monseigneur Bestion. Bien sûr je ne peux que vous encourager à continuer de prier pour que le Seigneur envoie des vocations pour le diocèse.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis c'est dans la joie et l’action de grâce que je vous retrouve aujourd'hui en effet depuis mardi 1er octobre le pape François a nommé Monseigneur Bestion comme évêque de Blois, il actuellement évêque le Tulle en Corrèze. Monseigneur Bestion sera installé le dimanche 1er décembre à 15h00 en la cathédrale de Blois, vous êtes tous invités à cette belle fête pour le diocèse. Le 1er décembre ce sera aussi le premier dimanche de l'Avent, quel beau signe que d'installer notre évêque le premier jour de la nouvelle année liturgique. Cette année liturgique qui ouvrira le grand jubilé de 2025, le jubilé de l'espérance. Voilà autant de motifs d'action de grâce pour le diocèse de Blois.<br>Hier jeudi 3 octobre, c'était la journée de rentrée des prêtres et diacres du diocèse. Là encore c'était une grande grâce pour notre diocèse puisque Monseigneur Bestion s'est rendu disponible pour rencontrer tous les prêtres et diacres du diocèse. Cette journée a débuté par un temps de prière ensuite Monseigneur Bestion s'est présenté et a adressé quelques mots aux prêtres et diacre du diocèse, j'ai ensuite comme l'année dernière fait une petite relecture de cette année écoulée. Les prêtres se sont ensuite retrouvés en petits groupes pour échanger et partager sur le thème de la joie sacerdotale : Qu'est-ce qui fait ma joie d'être prêtre ou diacre ? quelles sont les joies de cette année ? Je trouve en effet important que l'on puisse échanger sur ce qui fait notre joie, il est parfois assez naturel d'échanger sur nos difficultés sur nos échecs nous sommes souvent plus pudiques pour échanger sur ce qui fait notre joie d'être prêtre et diacre, sur nos joies profondes.<br>Après cette réflexion nous nous retrouverons pour célébrer la messe qui a été présidée par Monseigneur Bestion après quoi nous partagerons un repas dans la maison diocésaine, pendant le café Monseigneur Bestion s'est tenu disponible pour répondre aux questions des prêtres et des diacres.<br>Le diocèse de Blois compte 61 prêtres et 19 diacres sur les 61 prêtres, 31 sont incardinés dans le diocèse de Blois c'est à dire qu’ils sont prêtre du diocèse de Blois. Sur ces 31, 11 sont des prêtres qui, s'ils rendent encore des services, n’ont plus de ministère pastoral en raison de leur âge. Pour les autres prêtres 10 sont des prêtres qu'on appelle fidei donum c'est-à-dire des prêtres prêtés par d’autres diocèses en l'occurrence ici des prêtres de Côte d'Ivoire, du Congo et de Haïti. 4 sont des prêtres religieux appartenant à la communauté des béatitudes. 13 sont des prêtres appartenant à des communautés sacerdotales comme la communauté Saint-Martin et la fraternité Thomas Beckett, enfin 3 sont des prêtres retirés dans le diocèse c'est-à-dire qu’après leur retraite, ils sont venus s'installer dans le diocèse. Parmi les diacres sur les 19, 13 sont incardinés dans le diocèse, 2 viennent d'autres diocèses et 4 appartiennent soit à la communauté Saint-Martin soit à la communauté des Béatitudes. <br>Chers amis je vous invite donc à rendre grâce non seulement pour les prêtres et diacres qui œuvrent dans le diocèse de Blois mais aussi pour notre nouveau pasteur Monseigneur Bestion. Bien sûr je ne peux que vous encourager à continuer de prier pour que le Seigneur envoie des vocations pour le diocèse.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'Espérance</title><pubDate>Fri, 27 Sep 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-57222</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5bc44a23f1e1f56807ad7708ecf825ec0f857a507c8f0ef13bd150b9f4099452.mp3" length="3276382" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'Espérance</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=515505</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis, la semaine dernière je vous disais que le « thème » du Jubilée de l’Église Universelle de 2025 sera l’espérance. Je vous propose aujourd’hui de regarder de plus près ce qu’est l’espérance.&lt;br&gt;Dans le CEC au n°1817 nous pouvons lire : « L’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit. »&lt;br&gt;Nous pouvons donc voir que l’espérance est une vertu théologale, c’est-à-dire une vertu qui a Dieu lui-même pour origine, pour motif et pour objet immédiat, en d’autres termes c’est une vertu qui part de Dieu et qui utilise Dieu pour aller à Dieu.&lt;br&gt;L’espérance vise la vie éternelle et le Royaume des Cieux comme notre Bonheur. C’est une des grandes différences avec l’espoir qui lui aussi vise le bonheur, mais pour cette vie terrestre seulement. L’espérance voit grand, voit loin et nous propulse vers un avenir magnifique et merveilleux ! Là où beaucoup nous annoncent un avenir horrible et terrible, Jésus nous promet un avenir Magnifique auprès de lui. &lt;br&gt;L’espérance s’appuie sur les promesses du Christ ! Elle est cette ancre, comme dit l’épître aux hébreux, qui est dans le ciel, là où le Seigneur nous précède et nous a préparé une place. C’est là qu’est notre patrie et notre cité, et nous savons que les promesses du Christ ne sont pas veines et que l’espérance ne déçoit pas. Voilà une autre différence avec l’espoir : là où il est incertain car fondé sur nos rêves humains, elle est sûre puisqu’appuyée sur les promesses de Dieu !&lt;br&gt;Et enfin l’espérance s’appuie sur la grâce du St Esprit ! Qu’y a-t-il de plus puissant que la grâce de Dieu ? Nos forces sont humaines, limités, incertaines tandis que la grâce de Dieu est inépuisable, surnaturelle, illimitée et sûre ! &lt;br&gt;L’espérance est donc ce moteur intérieur qui me met en mouvement vers le Royaume de Dieu, qui me fait comprendre que le but est certain puisque promis par le Christ et que le moyen pour y parvenir est solide puisque c’est la grâce de Dieu. Cela semble si simple, en écoutant ces quelques lignes… Si le pape François a choisi de mettre au cœur du jubilée l’espérance, c’est parce que notre monde a perdu l’Espérance. Malheureusement les chrétiens sont nombreux, eux aussi, à s’être laissé aller à troquer l’espérance contre l’espoir, et peu à peu à tomber dans le désespoir. Laissons-nous faire par notre pasteur, le pape François et redécouvrons la force de l’espérance, laissons le St Esprit ranimer notre cœur et redonner vie à notre moteur intérieur pour que nous puissions à nouveau désirer le Ciel, non pas pour quitter la terre mais pour rejoindre le Christ.&lt;br&gt;En guise de prière de fin, je vous propose l’acte d’espérance que je vous invite à apprendre par cœur pour l’utiliser comme un remède à chaque fois que le désespoir nous guette :&lt;br&gt;Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous tenez toujours vos promesses.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis, la semaine dernière je vous disais que le « thème » du Jubilée de l’Église Universelle de 2025 sera l’espérance. Je vous propose aujourd’hui de regarder de plus près ce qu’est l’espérance.<br>Dans le CEC au n°1817 nous pouvons lire : « L’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit. »<br>Nous pouvons donc voir que l’espérance est une vertu théologale, c’est-à-dire une vertu qui a Dieu lui-même pour origine, pour motif et pour objet immédiat, en d’autres termes c’est une vertu qui part de Dieu et qui utilise Dieu pour aller à Dieu.<br>L’espérance vise la vie éternelle et le Royaume des Cieux comme notre Bonheur. C’est une des grandes différences avec l’espoir qui lui aussi vise le bonheur, mais pour cette vie terrestre seulement. L’espérance voit grand, voit loin et nous propulse vers un avenir magnifique et merveilleux ! Là où beaucoup nous annoncent un avenir horrible et terrible, Jésus nous promet un avenir Magnifique auprès de lui. <br>L’espérance s’appuie sur les promesses du Christ ! Elle est cette ancre, comme dit l’épître aux hébreux, qui est dans le ciel, là où le Seigneur nous précède et nous a préparé une place. C’est là qu’est notre patrie et notre cité, et nous savons que les promesses du Christ ne sont pas veines et que l’espérance ne déçoit pas. Voilà une autre différence avec l’espoir : là où il est incertain car fondé sur nos rêves humains, elle est sûre puisqu’appuyée sur les promesses de Dieu !<br>Et enfin l’espérance s’appuie sur la grâce du St Esprit ! Qu’y a-t-il de plus puissant que la grâce de Dieu ? Nos forces sont humaines, limités, incertaines tandis que la grâce de Dieu est inépuisable, surnaturelle, illimitée et sûre ! <br>L’espérance est donc ce moteur intérieur qui me met en mouvement vers le Royaume de Dieu, qui me fait comprendre que le but est certain puisque promis par le Christ et que le moyen pour y parvenir est solide puisque c’est la grâce de Dieu. Cela semble si simple, en écoutant ces quelques lignes… Si le pape François a choisi de mettre au cœur du jubilée l’espérance, c’est parce que notre monde a perdu l’Espérance. Malheureusement les chrétiens sont nombreux, eux aussi, à s’être laissé aller à troquer l’espérance contre l’espoir, et peu à peu à tomber dans le désespoir. Laissons-nous faire par notre pasteur, le pape François et redécouvrons la force de l’espérance, laissons le St Esprit ranimer notre cœur et redonner vie à notre moteur intérieur pour que nous puissions à nouveau désirer le Ciel, non pas pour quitter la terre mais pour rejoindre le Christ.<br>En guise de prière de fin, je vous propose l’acte d’espérance que je vous invite à apprendre par cœur pour l’utiliser comme un remède à chaque fois que le désespoir nous guette :<br>Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous tenez toujours vos promesses.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le jubilé</title><pubDate>Fri, 20 Sep 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-57001</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b63a15b150474168ed58d852380199151c519a54a9424933eb3b69461b2c9f04.mp3" length="4293276" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le jubilé</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=513142</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En 2025 l’Église tout entière va vivre une nouvelle année sainte, que le pape François place sous le signe de l’espérance.&lt;br&gt;« L’espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5). L’espérance sera le message central du prochain Jubilé que le Pape proclame tous les vingt-cinq ans, selon une ancienne tradition. Que cette année sainte soit pour tous un moment de rencontre vivante et personnelle avec le Seigneur Jésus, “porte” du salut (cf. Jn 10, 7.9). Il est « notre espérance » (cf. 1Tm 1, 1), Lui que l’Église a pour mission d’annoncer toujours, partout et à tous. »&lt;br&gt;Le pape commence par réaffirmer combien l’espérance est solide « L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5)&lt;br&gt;Il invite à redécouvrir la patience, « qui est aussi le fruit de l’Esprit Saint, maintient vivante l’espérance et la consolide en tant que vertu et style de vie. Apprenons donc à souvent demander la grâce de la patience qui est fille de l’espérance et en même temps la soutient. Redécouvrir la patience fait beaucoup de bien à soi-même et aux autres. » Dans la démarche jubilaire, le pape souhaite que la dimension de pèlerinage soit présente. « Ce n’est pas un hasard si le pèlerinage est un élément fondamental de tout événement jubilaire. Se mettre en marche est caractéristique de celui qui va à la recherche du sens de la vie. Le pèlerinage à pied est très propice à la redécouverte de la valeur du silence, de l’effort, de l’essentiel. Les églises jubilaires, le long des itinéraires, seront des oasis de spiritualité où l’on pourra se rafraîchir sur le chemin de la foi et s’abreuver aux sources de l’espérance, avant tout en s’approchant du sacrement de la réconciliation, point de départ irremplaçable d’un véritable chemin de conversion. » « Ne renonçons donc pas à la Confession, mais redécouvrons la beauté du sacrement de la guérison et de la joie, la beauté du pardon des péchés ! Cependant, comme nous le savons par expérience personnelle, le péché “laisse des traces”, il entraîne des conséquences : non seulement externes dans la mesure où il s’agit des conséquences du mal commis, mais aussi internes, dans la mesure où « tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification soit ici-bas, soit après la mort dans l’état qu’on appelle purgatoire ». Il reste donc, dans notre humanité faible et attirée par le mal, des “effets résiduels du péché”. Ceux-ci sont éliminés par l’indulgence, toujours par la grâce du Christ, qui est, comme l’a écrit saint Paul VI, « notre “indulgence” ». »&lt;br&gt;Le pape souhaite que l’espérance ne soit pas qu’un mot mais que des signes soient visibles telle la paix, une vision de la vie pleine d’enthousiasme, un regain du désir de transmettre la vie. Il nous invite à être signe d’espérance pour nos frères en particulier pour les détenus, les malades, les jeunes, les migrants, les personnes âgées et les pauvres.&lt;br&gt;Le pape, rappelle que 2025 est aussi l’anniversaire des 1700 ans du 1er concile Œcuménique de Nicée, il y voit l’occasion aussi pour toute l’Église de rendre plus concrète la forme synodale de l’Église, de sa vie et de son mode de gouvernement, comme lors des conciles.&lt;br&gt;Si l’espérance est aussi solide c’est parce qu’elle possède de solides raisons et fondements. Le fondement de l’espérance est la vie éternelle. Nous, en vertu de l’espérance dans laquelle nous avons été sauvés, en regardant le temps qui passe, nous avons la certitude que l’histoire de l’humanité, et celle de chacun, ne se dirige pas vers une impasse ou un abîme obscur, mais qu’elle s’oriente vers la rencontre avec le Seigneur de gloire. Vivons donc dans l’attente de son retour et dans l’espérance de vivre pour toujours en Lui. C’est dans cet esprit que nous faisons nôtre l’émouvante invocation des premiers chrétiens, par laquelle se termine l’Écriture Sainte : « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 20).&lt;br&gt;Chers amis, profitons de cette invitation papale&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>263</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En 2025 l’Église tout entière va vivre une nouvelle année sainte, que le pape François place sous le signe de l’espérance.<br>« L’espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5). L’espérance sera le message central du prochain Jubilé que le Pape proclame tous les vingt-cinq ans, selon une ancienne tradition. Que cette année sainte soit pour tous un moment de rencontre vivante et personnelle avec le Seigneur Jésus, “porte” du salut (cf. Jn 10, 7.9). Il est « notre espérance » (cf. 1Tm 1, 1), Lui que l’Église a pour mission d’annoncer toujours, partout et à tous. »<br>Le pape commence par réaffirmer combien l’espérance est solide « L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5)<br>Il invite à redécouvrir la patience, « qui est aussi le fruit de l’Esprit Saint, maintient vivante l’espérance et la consolide en tant que vertu et style de vie. Apprenons donc à souvent demander la grâce de la patience qui est fille de l’espérance et en même temps la soutient. Redécouvrir la patience fait beaucoup de bien à soi-même et aux autres. » Dans la démarche jubilaire, le pape souhaite que la dimension de pèlerinage soit présente. « Ce n’est pas un hasard si le pèlerinage est un élément fondamental de tout événement jubilaire. Se mettre en marche est caractéristique de celui qui va à la recherche du sens de la vie. Le pèlerinage à pied est très propice à la redécouverte de la valeur du silence, de l’effort, de l’essentiel. Les églises jubilaires, le long des itinéraires, seront des oasis de spiritualité où l’on pourra se rafraîchir sur le chemin de la foi et s’abreuver aux sources de l’espérance, avant tout en s’approchant du sacrement de la réconciliation, point de départ irremplaçable d’un véritable chemin de conversion. » « Ne renonçons donc pas à la Confession, mais redécouvrons la beauté du sacrement de la guérison et de la joie, la beauté du pardon des péchés ! Cependant, comme nous le savons par expérience personnelle, le péché “laisse des traces”, il entraîne des conséquences : non seulement externes dans la mesure où il s’agit des conséquences du mal commis, mais aussi internes, dans la mesure où « tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification soit ici-bas, soit après la mort dans l’état qu’on appelle purgatoire ». Il reste donc, dans notre humanité faible et attirée par le mal, des “effets résiduels du péché”. Ceux-ci sont éliminés par l’indulgence, toujours par la grâce du Christ, qui est, comme l’a écrit saint Paul VI, « notre “indulgence” ». »<br>Le pape souhaite que l’espérance ne soit pas qu’un mot mais que des signes soient visibles telle la paix, une vision de la vie pleine d’enthousiasme, un regain du désir de transmettre la vie. Il nous invite à être signe d’espérance pour nos frères en particulier pour les détenus, les malades, les jeunes, les migrants, les personnes âgées et les pauvres.<br>Le pape, rappelle que 2025 est aussi l’anniversaire des 1700 ans du 1er concile Œcuménique de Nicée, il y voit l’occasion aussi pour toute l’Église de rendre plus concrète la forme synodale de l’Église, de sa vie et de son mode de gouvernement, comme lors des conciles.<br>Si l’espérance est aussi solide c’est parce qu’elle possède de solides raisons et fondements. Le fondement de l’espérance est la vie éternelle. Nous, en vertu de l’espérance dans laquelle nous avons été sauvés, en regardant le temps qui passe, nous avons la certitude que l’histoire de l’humanité, et celle de chacun, ne se dirige pas vers une impasse ou un abîme obscur, mais qu’elle s’oriente vers la rencontre avec le Seigneur de gloire. Vivons donc dans l’attente de son retour et dans l’espérance de vivre pour toujours en Lui. C’est dans cet esprit que nous faisons nôtre l’émouvante invocation des premiers chrétiens, par laquelle se termine l’Écriture Sainte : « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 20).<br>Chers amis, profitons de cette invitation papale</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La conversion pastorale, le Congrès Mission</title><pubDate>Fri, 13 Sep 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-56702</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//a7992be414388806167bd8e99cb9416b71110c3cc1bc0a3058ca73c0b2158193.mp3" length="3605315" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La conversion pastorale, le Congrès Mission</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=511675</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le week-end des 28-29 septembre prochain se tiendra le congrès Mission. Dans le diocèse de Blois, la paroisse qui a souhaité relever le défi de l’organisation, en local, d’un tel évènement est la paroisse de Montoire.&lt;br&gt;Le congrès Mission rassemble des milliers de chrétiens une fois par an pour réfléchir à la question toujours nouvelle : « Comment proposer l’Évangile à la société actuelle&amp;nbsp;?”. Chacun est invité à participer à des ateliers, des conférences, des tables rondes, aux messes du jour, à des concerts, des spectacles, un village de stands, des buvettes, et à partager sa foi...&lt;br&gt;Voici 3 axes autour desquels s’articule le congrès mission&lt;br&gt;Susciter un grand enthousiasme, renouveler son zèle et son élan missionnaire, éprouver la vitalité de l'Évangile.&lt;br&gt;Donner des clés et de nouvelles idées&amp;nbsp;pour annoncer l'Évangile. Découvrir et faire connaître les initiatives locales.&lt;br&gt;Créer un grand réseau&amp;nbsp;sur toute la France pour s'édifier, s'encourager, créer des synergies. Rencontrer des chrétiens de la France entière qui partagent l'urgence de la mission.&lt;br&gt;Le manifeste de la Mission pouvant ainsi s’énoncer «&amp;nbsp;Nous croyons qu‘annoncer l‘évangile est le moyen véritable pour changer les cœurs et petit à petit transformer la société. Nous croyons qu’en dépit de la sécularisation apparente de notre monde, une grande soif de Dieu habite les cœurs de nos concitoyens.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;Le congrès Mission est donc une belle initiative ayant pour but de répondre à cette invitation du Pape François de devenir davantage disciple-missionnaire. Le congrès Mission n’est pas «&amp;nbsp;La&amp;nbsp;» réponse au sens ou eux-seuls auraient compris comment vivre la mission en France en 2024. Il faut plutôt le voir comme une initiative de chrétiens catholiques qui veulent faire avancer la mission et venir en aide aux communautés qui veulent être davantage missionnaire. &lt;br&gt;L’année dernière, à cette époque, je vous avais parlé de la conversion pastorale et du grand mouvement nommé «&amp;nbsp;divine rénovation&amp;nbsp;» autour du père James Mallon. Cette initiative du congrès Mission se situe dans ce mouvement.&lt;br&gt;Attention à ne pas considérer la conversion pastorale comme une méthode révolutionnaire qui remplace d'autres méthodes. Si c'était le cas, cela serait voué à l'échec&amp;nbsp;! Ne venez pas chercher une méthode qui serait meilleure que les autres. Venez pour être renouvelé par le Seigneur dans votre désir d'annoncer l'Évangile. Je ne peux que vous encourager à y participer. &lt;br&gt;Pour conclure voici une citation du pape François dans Evangelii Gaudium au n°27 «&amp;nbsp;J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation. La réforme des structures, qui exige la conversion pastorale, ne peut se comprendre qu’en ce sens : faire en sorte qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pastorale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de “sortie” et favorise ainsi la réponse positive de tous ceux auxquels Jésus offre son amitié.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>220</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le week-end des 28-29 septembre prochain se tiendra le congrès Mission. Dans le diocèse de Blois, la paroisse qui a souhaité relever le défi de l’organisation, en local, d’un tel évènement est la paroisse de Montoire.<br>Le congrès Mission rassemble des milliers de chrétiens une fois par an pour réfléchir à la question toujours nouvelle : « Comment proposer l’Évangile à la société actuelle&nbsp;?”. Chacun est invité à participer à des ateliers, des conférences, des tables rondes, aux messes du jour, à des concerts, des spectacles, un village de stands, des buvettes, et à partager sa foi...<br>Voici 3 axes autour desquels s’articule le congrès mission<br>Susciter un grand enthousiasme, renouveler son zèle et son élan missionnaire, éprouver la vitalité de l'Évangile.<br>Donner des clés et de nouvelles idées&nbsp;pour annoncer l'Évangile. Découvrir et faire connaître les initiatives locales.<br>Créer un grand réseau&nbsp;sur toute la France pour s'édifier, s'encourager, créer des synergies. Rencontrer des chrétiens de la France entière qui partagent l'urgence de la mission.<br>Le manifeste de la Mission pouvant ainsi s’énoncer «&nbsp;Nous croyons qu‘annoncer l‘évangile est le moyen véritable pour changer les cœurs et petit à petit transformer la société. Nous croyons qu’en dépit de la sécularisation apparente de notre monde, une grande soif de Dieu habite les cœurs de nos concitoyens.&nbsp;»<br>Le congrès Mission est donc une belle initiative ayant pour but de répondre à cette invitation du Pape François de devenir davantage disciple-missionnaire. Le congrès Mission n’est pas «&nbsp;La&nbsp;» réponse au sens ou eux-seuls auraient compris comment vivre la mission en France en 2024. Il faut plutôt le voir comme une initiative de chrétiens catholiques qui veulent faire avancer la mission et venir en aide aux communautés qui veulent être davantage missionnaire. <br>L’année dernière, à cette époque, je vous avais parlé de la conversion pastorale et du grand mouvement nommé «&nbsp;divine rénovation&nbsp;» autour du père James Mallon. Cette initiative du congrès Mission se situe dans ce mouvement.<br>Attention à ne pas considérer la conversion pastorale comme une méthode révolutionnaire qui remplace d'autres méthodes. Si c'était le cas, cela serait voué à l'échec&nbsp;! Ne venez pas chercher une méthode qui serait meilleure que les autres. Venez pour être renouvelé par le Seigneur dans votre désir d'annoncer l'Évangile. Je ne peux que vous encourager à y participer. <br>Pour conclure voici une citation du pape François dans Evangelii Gaudium au n°27 «&nbsp;J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation. La réforme des structures, qui exige la conversion pastorale, ne peut se comprendre qu’en ce sens : faire en sorte qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pastorale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de “sortie” et favorise ainsi la réponse positive de tous ceux auxquels Jésus offre son amitié.&nbsp;»</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Une nouvelle rentrée</title><pubDate>Fri, 06 Sep 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-56414</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//96f413ad86aae193341fcec0228c426b6f47c6ba37fd86593258282e55798039.mp3" length="3007216" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Une nouvelle rentrée</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=508490</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis, la dernière fois que je m’adressais à vous c’était pour vous souhaiter de bonnes vacances. Aujourd'hui, en ce début du mois de septembre, je vous souhaite à tous, une belle rentrée. Pour bien vivre cette rentrée. Il me semble qu'il faut la vivre dans l'action de grâce. C'est-à-dire commencer par rendre à Dieu toute cette année. Lui dire notre joie de la vivre avec lui, lui dire notre joie de la recevoir de lui. Nous savons que c'est de sa main que nous tenons ce temps qui nous est donné. Nous savons que c'est accompagné par lui que nous pouvons vivre cette année. &lt;br&gt;En ce début d'année, comme en septembre 2023, nous sommes encore dans cette attente d'un évêque pour le diocèse de Blois., Cette attente doit être une attente pleine de confiance, pleine d'espérance et pleine de joie. Le Seigneur va donner, par l'intermédiaire du pape François, un évêque au diocèse de Blois. &lt;br&gt;Comme administrateur, je vous propose de mettre notre rentrée sous le signe de l'annonce du Christ comme celui qui fait toute chose nouvelle, comme celui qui renouvelle tout.&lt;br&gt;Au livre du prophète Isaïe, au chapitre 19, nous pouvons lire. « Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? »&lt;br&gt;Et au livre de l’apocalypse au chapitre 21 nous lisons encore « Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »&lt;br&gt;Cette année à bien des égards, ressemble à celle de l’année précédente et nous pourrions nous laisser aller à penser que nous tournons en rond ! &lt;br&gt;Dieu se présente comme celui qui a la capacité de tout renouveler ! J’aime beaucoup cette expression qui signifie que le Seigneur ne veut pas détruire et créer à frais nouveau, mais il veut soutenir dans l’existence sa création par le moyen de sa providence. L’homme est capable d’abîmer ce que Dieu a créé, Dieu, lui, est capable de redresser. Souvenez-vous de cette prière au St Esprit du jour de la Pentecôte qui nous fait demander :&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sans ta puissance divine,&lt;br&gt;il n’est rien en aucun homme,&lt;br&gt;rien qui ne soit perverti.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Lave ce qui est souillé,&lt;br&gt;baigne ce qui est aride,&lt;br&gt;guéris ce qui est blessé.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Assouplis ce qui est raide,&lt;br&gt;réchauffe ce qui est froid,&lt;br&gt;rends droit ce qui est faussé.&lt;br&gt;&lt;br&gt;A tous ceux qui ont la foi&lt;br&gt;et qui en toi se confient,&lt;br&gt;donne tes sept dons sacrés.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Donne mérite et vertu,&lt;br&gt;donne le salut final,&lt;br&gt;donne la joie éternelle.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Aussi chers amis, je voudrais nous inviter tous, à nous laisser, cette année, renouveler par Dieu Trinité, par le Père Créateur et Providence, par le Fils Rédempteur et par l’Esprit consolateur.&lt;br&gt;Je vous souhaite à tous une excellente année, pleine de la présence de Dieu et de la joie qu’il donne en abondance.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>183</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis, la dernière fois que je m’adressais à vous c’était pour vous souhaiter de bonnes vacances. Aujourd'hui, en ce début du mois de septembre, je vous souhaite à tous, une belle rentrée. Pour bien vivre cette rentrée. Il me semble qu'il faut la vivre dans l'action de grâce. C'est-à-dire commencer par rendre à Dieu toute cette année. Lui dire notre joie de la vivre avec lui, lui dire notre joie de la recevoir de lui. Nous savons que c'est de sa main que nous tenons ce temps qui nous est donné. Nous savons que c'est accompagné par lui que nous pouvons vivre cette année. <br>En ce début d'année, comme en septembre 2023, nous sommes encore dans cette attente d'un évêque pour le diocèse de Blois., Cette attente doit être une attente pleine de confiance, pleine d'espérance et pleine de joie. Le Seigneur va donner, par l'intermédiaire du pape François, un évêque au diocèse de Blois. <br>Comme administrateur, je vous propose de mettre notre rentrée sous le signe de l'annonce du Christ comme celui qui fait toute chose nouvelle, comme celui qui renouvelle tout.<br>Au livre du prophète Isaïe, au chapitre 19, nous pouvons lire. « Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? »<br>Et au livre de l’apocalypse au chapitre 21 nous lisons encore « Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »<br>Cette année à bien des égards, ressemble à celle de l’année précédente et nous pourrions nous laisser aller à penser que nous tournons en rond ! <br>Dieu se présente comme celui qui a la capacité de tout renouveler ! J’aime beaucoup cette expression qui signifie que le Seigneur ne veut pas détruire et créer à frais nouveau, mais il veut soutenir dans l’existence sa création par le moyen de sa providence. L’homme est capable d’abîmer ce que Dieu a créé, Dieu, lui, est capable de redresser. Souvenez-vous de cette prière au St Esprit du jour de la Pentecôte qui nous fait demander :<br><br>Sans ta puissance divine,<br>il n’est rien en aucun homme,<br>rien qui ne soit perverti.<br><br>Lave ce qui est souillé,<br>baigne ce qui est aride,<br>guéris ce qui est blessé.<br><br>Assouplis ce qui est raide,<br>réchauffe ce qui est froid,<br>rends droit ce qui est faussé.<br><br>A tous ceux qui ont la foi<br>et qui en toi se confient,<br>donne tes sept dons sacrés.<br><br>Donne mérite et vertu,<br>donne le salut final,<br>donne la joie éternelle.<br><br>Aussi chers amis, je voudrais nous inviter tous, à nous laisser, cette année, renouveler par Dieu Trinité, par le Père Créateur et Providence, par le Fils Rédempteur et par l’Esprit consolateur.<br>Je vous souhaite à tous une excellente année, pleine de la présence de Dieu et de la joie qu’il donne en abondance.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Ne pas mettre Dieu en vacances</title><pubDate>Fri, 05 Jul 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-55072</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//115d28d35f0315304cc37a5442bc3dad08ba4be791ea4e8833476857a88d794a.mp3" length="3271366" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Ne pas mettre Dieu en vacances</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=498876</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis, nous voici déjà au terme de l’année scolaire. Que nous ayons des enfants ou pas, les « grandes vacances » rythment encore l’été et une grande partie de la France prendra un temps de vacances, souvent bien méritée, durant ces 2 mois d’été.&lt;br&gt;Derrière ce mot de vacances, qui pour certains ressemble au graal tant attendu, au moins depuis les dernières vacances, derrières ce mot se logent beaucoup de choses :&lt;br&gt;Ne plus avoir de contraintes horaires, ne rien faire, passer un temps en famille, partir avec des amis, lire, marcher… et pour un certain nombre être en vacances c’est aussi mettre Dieu en vacances ! Comme si pendant ce temps de repos, nous n’avions plus besoin de Dieu.&lt;br&gt;Dans l’évangile Jésus invite les apôtres de retour de mission à venir à l’écart pour se reposer un peu. Après une traversée du lac, quand ils débarquent dans le lieu que Jésus à choisi pour ce temps de repos, la foule est là et Jésus, pris de pitié va les enseigner ! A 1ère vue, les apôtres se sont fait avoir, on leur promet du repos et en fait rien du tout. J’aime à penser moi que durant la traversée qui a duré quelques heures Jésus à pris le temps de les ressourcer. Imaginer, un temps d’intimité juste eux et Jésus, pour relire leur année, rendre grâce, et épancher son cœur dans le cœur de Dieu. Après un autre genre de mission les attends, mais en fait ils sont prêts car ressourcés. Je crois que le temps de repos est ce temps de la traversée, plus ou moins long, d’intimité avec Jésus qui s’emploie à me ressourcer. Les vacances doivent être ressourçantes, c’est-à-dire me permettre de me remettre en lien avec la source ! La source de la vie, de la joie, de la paix, c’est Dieu, il n’y en a pas d’autres ! Vous pouvez aller dans toutes les iles paradisiaques de la terre, si vous y aller sans Dieu, il vous manquera quelques choses et votre repos ne sera que partiel ! Pendant ce temps de repos, cherchez le type de prière qui vous ressource, celui qui vous permet le plus de retrouver ou d’approfondir votre cœur à cœur avec Jésus : La méditation de la parole, la contemplation de la création, l’adoration, la messe, les offices liturgiques, la louange, la prière de couple, la prière familiale… Quelle est cette prière que pendant l’année vous n’avez pas le loisir de faire paisiblement et qui vous permettrais de vous ressourcer ? L’idée n’est pas de vivre les vacances comme une retraite, mais de ne pas mettre Dieu de côté. Chers amis pendant vos vacances, n’oubliez pas Dieu, au contraire emportez le avec vous, partout où vous allez et demandez-lui de vous faire vivre un véritable temps de ressourcement, personnel, de couple, familial… Je vous souhaite à tous un bon temps de repos et de ressourcement en Dieu.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis, nous voici déjà au terme de l’année scolaire. Que nous ayons des enfants ou pas, les « grandes vacances » rythment encore l’été et une grande partie de la France prendra un temps de vacances, souvent bien méritée, durant ces 2 mois d’été.<br>Derrière ce mot de vacances, qui pour certains ressemble au graal tant attendu, au moins depuis les dernières vacances, derrières ce mot se logent beaucoup de choses :<br>Ne plus avoir de contraintes horaires, ne rien faire, passer un temps en famille, partir avec des amis, lire, marcher… et pour un certain nombre être en vacances c’est aussi mettre Dieu en vacances ! Comme si pendant ce temps de repos, nous n’avions plus besoin de Dieu.<br>Dans l’évangile Jésus invite les apôtres de retour de mission à venir à l’écart pour se reposer un peu. Après une traversée du lac, quand ils débarquent dans le lieu que Jésus à choisi pour ce temps de repos, la foule est là et Jésus, pris de pitié va les enseigner ! A 1ère vue, les apôtres se sont fait avoir, on leur promet du repos et en fait rien du tout. J’aime à penser moi que durant la traversée qui a duré quelques heures Jésus à pris le temps de les ressourcer. Imaginer, un temps d’intimité juste eux et Jésus, pour relire leur année, rendre grâce, et épancher son cœur dans le cœur de Dieu. Après un autre genre de mission les attends, mais en fait ils sont prêts car ressourcés. Je crois que le temps de repos est ce temps de la traversée, plus ou moins long, d’intimité avec Jésus qui s’emploie à me ressourcer. Les vacances doivent être ressourçantes, c’est-à-dire me permettre de me remettre en lien avec la source ! La source de la vie, de la joie, de la paix, c’est Dieu, il n’y en a pas d’autres ! Vous pouvez aller dans toutes les iles paradisiaques de la terre, si vous y aller sans Dieu, il vous manquera quelques choses et votre repos ne sera que partiel ! Pendant ce temps de repos, cherchez le type de prière qui vous ressource, celui qui vous permet le plus de retrouver ou d’approfondir votre cœur à cœur avec Jésus : La méditation de la parole, la contemplation de la création, l’adoration, la messe, les offices liturgiques, la louange, la prière de couple, la prière familiale… Quelle est cette prière que pendant l’année vous n’avez pas le loisir de faire paisiblement et qui vous permettrais de vous ressourcer ? L’idée n’est pas de vivre les vacances comme une retraite, mais de ne pas mettre Dieu de côté. Chers amis pendant vos vacances, n’oubliez pas Dieu, au contraire emportez le avec vous, partout où vous allez et demandez-lui de vous faire vivre un véritable temps de ressourcement, personnel, de couple, familial… Je vous souhaite à tous un bon temps de repos et de ressourcement en Dieu.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les nominations</title><pubDate>Fri, 28 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-54671</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6c76ad92798b509f4cd0a36def06a9055ceac1a04243f4fab034da03db7806ec.mp3" length="4806112" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les nominations</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=496589</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Doyenné du Blaisois :&lt;br&gt;L’Abbé Louis-Marie Boullault (FSTB) est nommé pour 1 an, prêtre disponible à temps partiel pour le blaisois. Il sera en outre disponible pour la pastorale de la santé du blaisois et sera responsable du groupe des adorateurs de l’Église St Vincent.&lt;br&gt;Le père Jean-Pierre Lemaire est reconduit pour 3 ans comme prêtre disponible pour le blaisois.&lt;br&gt;Paroisse cathédrale : &lt;br&gt;Le père Sébastien Neuville est prolongé pour une année dans sa charge curiale. &lt;br&gt;Don Vincent Clavery est nommé pour 1 an, vicaire à temps partiel, à la cathédrale de Blois. Il sera en outre disponible pour la pastorale de la santé de la ville de Blois.&lt;br&gt;Sanctuaire Notre Dame de la Trinité : &lt;br&gt;Le père Vincent Delaby est prolongé pour un an dans sa mission de recteur. &lt;br&gt;Chaumont sur Loire : &lt;br&gt;L’abbé Paul Marie Hédon (FSTB) est reconduit pour 6 ans dans sa charge curiale.&lt;br&gt;Paroisse personnelle des Saints Apôtres (c’est la paroisse dans laquelle est célébrée la messe en ancien rite, elle est dite personnelle car elle s’adresse aux personnes qui cherchent la messe dans l’ancien rite. Le diocèse à mis à la disposition de la paroisse une Église, celle des Grouet)&lt;br&gt;L’abbé Paul Marie Hédon (FSTB) est nommé curé pour 6 ans.&lt;br&gt;L’abbé Jean-Pierre Gac (FSTB) est déchargé de la charge curiale, il est nommé prêtre coopérateur de la paroisse des Saints Apôtres.&lt;br&gt;Pastorale scolaire : &lt;br&gt;don Jean Parlanti (CSM) est nommé prêtre référent au monde scolaire de Blois, il accompagnera la direction diocésaine de l’enseignement catholique.&lt;br&gt;don Arthus Préau (CSM) est nommé diacre adjoint à la pastorale scolaire de Blois.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Doyenné de Sologne Viticole&lt;br&gt;Paroisse de Cellettes – Contres – les Montils&lt;br&gt;Don Paul Gantois (CSM) est nommé vicaire de la paroisse&lt;br&gt;Don Augustin Fargères (CSM) est nommé diacre pour la paroisse&lt;br&gt;Paroisse de Montrichard – Pontlevoy&lt;br&gt;Don Aurèle du Boucheron (CSM) est nommé diacre pour la paroisse et pour l’établissement scolaire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Doyenné de Beauce&lt;br&gt;Secteur de Suèvres :&lt;br&gt;Le père Pierre Marcel Chartier est nommé curé du secteur pastoral.&lt;br&gt;Ensemble paroissial de la petite Beauce&lt;br&gt;Le père Pierre-Lam Tran est nommé vicaire de l’ensemble pastoral, il débutera un cycle d’études de théologie à l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Doyenné du Vendômois&lt;br&gt;Pastorale de la santé&lt;br&gt;Le père François Cordier, curé de Vendôme et le père Benoît Lhomme Ducret, curé de Montoire, s’occuperont chacun pour leur paroisse de la pastorale de la santé.&lt;br&gt;Pastorale scolaire :&lt;br&gt;Le père Laurent Prudhomme est nommé pour un an, prêtre accompagnateur du collège et lycée St Joseph de Vendôme.&lt;br&gt;Service Diocésain :&lt;br&gt;Diaconie de l’Église et de l’écologie&lt;br&gt;Henri-Jean (diacre) et Martine Dupé sont nommés pour un an, responsables du service&lt;br&gt;Formation :&lt;br&gt;Marie Pierre Piesseau est reconduite pour 4 ans comme responsable du service&lt;br&gt;Radio diocésaine RCF&lt;br&gt;Serge Boutron est nommé pour 3 ans référent doctrinal et pastoral pour RCF.&lt;br&gt;Musée diocésain d’art sacré&lt;br&gt;Charles-Edouard Guilbert-Roed demeure conservateur adjoint du musée diocésain d’art religieux et dans ce cadre est chargé du transfert du musée actuel et de l’aménagement du nouveau musée dans l’Hôtel Dieu&lt;br&gt;Mouvement et association de fidèles&lt;br&gt;Mr Jérôme Stampers est reconduit pour 3 ans comme délégué diocésain.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette année nous pouvons rendre grâce pour le ministère de ceux qui quittent le diocèse :&lt;br&gt;Don Etienne de Beauregard, don Charles Girodon et Louis-Marie Angélis qui étaient en pastorale scolaire à Blois, &lt;br&gt;don Yann Orsini et don Benoît de Floris qui étaient au service de la paroisse de Cellette-Contres-Les Montils, &lt;br&gt;Don Benoît Pierru et Benoît D’Arcourt qui étaient au service de la paroisse de Montrichard-Pontlevoy et de l’établissement scolaire catholique de Pontlevoy, &lt;br&gt;Bertrand Veillon qui était prêtre disponible pour le blaisois, pour la pastorale de la santé et responsable du groupe des adorateurs de St Vincent&lt;br&gt;Et Clément Meless Agnimel qui était vicaire à St Pierre St Joseph.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>295</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Doyenné du Blaisois :<br>L’Abbé Louis-Marie Boullault (FSTB) est nommé pour 1 an, prêtre disponible à temps partiel pour le blaisois. Il sera en outre disponible pour la pastorale de la santé du blaisois et sera responsable du groupe des adorateurs de l’Église St Vincent.<br>Le père Jean-Pierre Lemaire est reconduit pour 3 ans comme prêtre disponible pour le blaisois.<br>Paroisse cathédrale : <br>Le père Sébastien Neuville est prolongé pour une année dans sa charge curiale. <br>Don Vincent Clavery est nommé pour 1 an, vicaire à temps partiel, à la cathédrale de Blois. Il sera en outre disponible pour la pastorale de la santé de la ville de Blois.<br>Sanctuaire Notre Dame de la Trinité : <br>Le père Vincent Delaby est prolongé pour un an dans sa mission de recteur. <br>Chaumont sur Loire : <br>L’abbé Paul Marie Hédon (FSTB) est reconduit pour 6 ans dans sa charge curiale.<br>Paroisse personnelle des Saints Apôtres (c’est la paroisse dans laquelle est célébrée la messe en ancien rite, elle est dite personnelle car elle s’adresse aux personnes qui cherchent la messe dans l’ancien rite. Le diocèse à mis à la disposition de la paroisse une Église, celle des Grouet)<br>L’abbé Paul Marie Hédon (FSTB) est nommé curé pour 6 ans.<br>L’abbé Jean-Pierre Gac (FSTB) est déchargé de la charge curiale, il est nommé prêtre coopérateur de la paroisse des Saints Apôtres.<br>Pastorale scolaire : <br>don Jean Parlanti (CSM) est nommé prêtre référent au monde scolaire de Blois, il accompagnera la direction diocésaine de l’enseignement catholique.<br>don Arthus Préau (CSM) est nommé diacre adjoint à la pastorale scolaire de Blois.<br><br>Doyenné de Sologne Viticole<br>Paroisse de Cellettes – Contres – les Montils<br>Don Paul Gantois (CSM) est nommé vicaire de la paroisse<br>Don Augustin Fargères (CSM) est nommé diacre pour la paroisse<br>Paroisse de Montrichard – Pontlevoy<br>Don Aurèle du Boucheron (CSM) est nommé diacre pour la paroisse et pour l’établissement scolaire.<br><br>Doyenné de Beauce<br>Secteur de Suèvres :<br>Le père Pierre Marcel Chartier est nommé curé du secteur pastoral.<br>Ensemble paroissial de la petite Beauce<br>Le père Pierre-Lam Tran est nommé vicaire de l’ensemble pastoral, il débutera un cycle d’études de théologie à l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique.<br><br>Doyenné du Vendômois<br>Pastorale de la santé<br>Le père François Cordier, curé de Vendôme et le père Benoît Lhomme Ducret, curé de Montoire, s’occuperont chacun pour leur paroisse de la pastorale de la santé.<br>Pastorale scolaire :<br>Le père Laurent Prudhomme est nommé pour un an, prêtre accompagnateur du collège et lycée St Joseph de Vendôme.<br>Service Diocésain :<br>Diaconie de l’Église et de l’écologie<br>Henri-Jean (diacre) et Martine Dupé sont nommés pour un an, responsables du service<br>Formation :<br>Marie Pierre Piesseau est reconduite pour 4 ans comme responsable du service<br>Radio diocésaine RCF<br>Serge Boutron est nommé pour 3 ans référent doctrinal et pastoral pour RCF.<br>Musée diocésain d’art sacré<br>Charles-Edouard Guilbert-Roed demeure conservateur adjoint du musée diocésain d’art religieux et dans ce cadre est chargé du transfert du musée actuel et de l’aménagement du nouveau musée dans l’Hôtel Dieu<br>Mouvement et association de fidèles<br>Mr Jérôme Stampers est reconduit pour 3 ans comme délégué diocésain.<br><br>Cette année nous pouvons rendre grâce pour le ministère de ceux qui quittent le diocèse :<br>Don Etienne de Beauregard, don Charles Girodon et Louis-Marie Angélis qui étaient en pastorale scolaire à Blois, <br>don Yann Orsini et don Benoît de Floris qui étaient au service de la paroisse de Cellette-Contres-Les Montils, <br>Don Benoît Pierru et Benoît D’Arcourt qui étaient au service de la paroisse de Montrichard-Pontlevoy et de l’établissement scolaire catholique de Pontlevoy, <br>Bertrand Veillon qui était prêtre disponible pour le blaisois, pour la pastorale de la santé et responsable du groupe des adorateurs de St Vincent<br>Et Clément Meless Agnimel qui était vicaire à St Pierre St Joseph.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>N'ayons pas peur de l'appel de Dieu</title><pubDate>Fri, 21 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-54323</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//9dd95259262aa6e510e206e6f6fa4e9a75d401f2b83ff20af81f4045f6013581.mp3" length="2558746" type="audio/mpeg"/><itunes:title>N'ayons pas peur de l'appel de Dieu</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=494197</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En cette fin du mois de juin, mois traditionnellement consacré à la préparation et à la célébration des ordinations sacerdotales. Le diocèse de Blois ne peut que rendre grâce. Pour les ordinations, qui seront célébrées ici ou là : aujourd'hui et demain à Evron en Mayenne, pour la Communauté Saint-Martin, samedi 29 juin pour la fraternité Thomas Beckett qui nous fait la joie de célébrer son ordination sacerdotale dans le diocèse, à la cathédrale. Mais le diocèse, et chaque fidèle du diocèse doit aussi reprendre conscience de l'importance de la prière pour les vocations, de l'importance d'éduquer non seulement à la prière pour les vocations, mais aussi bien sûr à la disponibilité à l'appel du Seigneur. Si chaque famille prie pour que Dieu appelle chez les autres, alors acceptons de ne pas avoir de vocation, parce qu'en fait nous n'en voulons pas. L'appel de Dieu est magnifique, c’est une grâce inouïe d’être appelé par Dieu. Je me souviens très bien de ce jour où j'ai dit oui au fond de mon cœur. Ce jour-là, j'ai compris que Dieu me voulait heureux, intensément heureux et qu'il me laisserait pleinement libre de lui dire oui ou non, et qu'il m'aimerait toujours. J'étais enfin libre de dire oui parce que je pouvais aussi dire non, et je ne choisissais pas d'abord tel métier, mais le bonheur. L'appel de Dieu est toujours pour que nous puissions nous accomplir pleinement et pour que nous puissions aller vers la maison du père. Ce que Dieu nous promet est magnifique. Le chemin pour y parvenir est parfois escarpé, mais nous devons lever les yeux et regarder le but du chemin, la maison du Père et non le chemin lui-même et ses différentes embûches. Chères familles, chers chrétiens du diocèse de Blois, N'ayez pas peur de l'appel de Dieu, il est beau et il conduit à la joie et au bonheur. Priez pour que dans chacune des familles du diocèse, Dieu puisse appeler telle personne à la vie religieuse ou consacrée, telle autre au diaconat, telle autre. encore au sacerdoce, tel autre enfin au mariage chrétien. Prions pour que ceux qui sont appelés aie la joie de répondre librement avec enthousiasme au Dieu d'amour.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>154</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En cette fin du mois de juin, mois traditionnellement consacré à la préparation et à la célébration des ordinations sacerdotales. Le diocèse de Blois ne peut que rendre grâce. Pour les ordinations, qui seront célébrées ici ou là : aujourd'hui et demain à Evron en Mayenne, pour la Communauté Saint-Martin, samedi 29 juin pour la fraternité Thomas Beckett qui nous fait la joie de célébrer son ordination sacerdotale dans le diocèse, à la cathédrale. Mais le diocèse, et chaque fidèle du diocèse doit aussi reprendre conscience de l'importance de la prière pour les vocations, de l'importance d'éduquer non seulement à la prière pour les vocations, mais aussi bien sûr à la disponibilité à l'appel du Seigneur. Si chaque famille prie pour que Dieu appelle chez les autres, alors acceptons de ne pas avoir de vocation, parce qu'en fait nous n'en voulons pas. L'appel de Dieu est magnifique, c’est une grâce inouïe d’être appelé par Dieu. Je me souviens très bien de ce jour où j'ai dit oui au fond de mon cœur. Ce jour-là, j'ai compris que Dieu me voulait heureux, intensément heureux et qu'il me laisserait pleinement libre de lui dire oui ou non, et qu'il m'aimerait toujours. J'étais enfin libre de dire oui parce que je pouvais aussi dire non, et je ne choisissais pas d'abord tel métier, mais le bonheur. L'appel de Dieu est toujours pour que nous puissions nous accomplir pleinement et pour que nous puissions aller vers la maison du père. Ce que Dieu nous promet est magnifique. Le chemin pour y parvenir est parfois escarpé, mais nous devons lever les yeux et regarder le but du chemin, la maison du Père et non le chemin lui-même et ses différentes embûches. Chères familles, chers chrétiens du diocèse de Blois, N'ayez pas peur de l'appel de Dieu, il est beau et il conduit à la joie et au bonheur. Priez pour que dans chacune des familles du diocèse, Dieu puisse appeler telle personne à la vie religieuse ou consacrée, telle autre au diaconat, telle autre. encore au sacerdoce, tel autre enfin au mariage chrétien. Prions pour que ceux qui sont appelés aie la joie de répondre librement avec enthousiasme au Dieu d'amour.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les confirmations</title><pubDate>Fri, 14 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-53954</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c91472bc96ef667118a426b1df18f6ba522714de02c1ef9c8ec3c0e0f9d59231.mp3" length="2414132" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les confirmations</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=491734</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>145</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le Sacré Coeur</title><pubDate>Fri, 07 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-53625</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//33e1f72e126ffaea27667d6b25f763cd1c0afcfe8eaf87bacb53e46ca7c5241a.mp3" length="2809939" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le Sacré Coeur</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=489482</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>170</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Les fruits du Saint Esprit</title><pubDate>Fri, 24 May 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-52617</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//165d6a8928ed48782e067aaf454003ea665b2868b9b97aea28070a934aab10c7.mp3" length="3782948" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les fruits du Saint Esprit</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=482733</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;L'âme dans ses relations avec les autres et avec notre propore corps&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>231</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>L'âme dans ses relations avec les autres et avec notre propore corps</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les fruits du Saint Esprit</title><pubDate>Fri, 17 May 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-52614</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//8399c3067833b46394f2e79795ce22b2324b2997317727098a4b9db3ac58805f.mp3" length="3668009" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les fruits du Saint Esprit</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=482717</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;L'âme de ses relations avec Dieu&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>L&#039;âme de ses relations avec Dieu</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les dons du Saint-Esprit Partie 3</title><pubDate>Fri, 10 May 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-52312</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//9eb320c312a1f13231d6f7b7715910aed10052fc8293beb036712f300436965b.mp3" length="3793397" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les dons du Saint-Esprit Partie 3</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=480350</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>232</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Les dons du Saint-Esprit Partie 2</title><pubDate>Fri, 10 May 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-52012</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//43e1e5b35e6c5b1a4f4d5e74a32b17677bd8dedbfd3fdf5ac7d981f1546df55d.mp3" length="3777515" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les dons du Saint-Esprit Partie 2</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=478726</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>231</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Les dons du Saint-Esprit Partie 1</title><pubDate>Fri, 03 May 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-52011</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//e52a5d4e6b5ccd16f8b5d47fbcbf11c0fa19e0ec5fa8d7aca56b0c1f41d05468.mp3" length="3719836" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les dons du Saint-Esprit Partie 1</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=478717</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>227</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Comment l'Esprit Saint m'aide dans la vie de tous les jours</title><pubDate>Fri, 26 Apr 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-51359</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//30fb5019719107089801eb44b7cde4e4b54947aceb8eb2f11add75074613b161.mp3" length="2821642" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Comment l'Esprit Saint m'aide dans la vie de tous les jours</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=475046</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>171</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>L'action de l'Esprit Saint</title><pubDate>Fri, 19 Apr 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-51453</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5296375e3145920d12f363ddd936610cbdc1e44bc113c6f07046c7e02291afaa.mp3" length="3540114" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'action de l'Esprit Saint</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=475047</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>L'Esprit Saint</title><pubDate>Fri, 12 Apr 2024 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-50969</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//78c4cd9c9210b31316250c0ef8f266cc68deac521648a72ea49319c0d8751c90.mp3" length="2845466" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'Esprit Saint</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=472372</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Du Carême à Pâques</title><pubDate>Fri, 29 Mar 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-50347</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//a1b62b99eb45199bea92976e8f8216c9bed333953c814a3cf92e82ed6bb3e195.mp3" length="4305815" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Du Carême à Pâques</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=468186</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>264</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Retour sur la conférence des évêques de France à Lourdes</title><pubDate>Fri, 22 Mar 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">TR-64699</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b6249c5d9bced566273d033f4d2db5b965abc976258cac71ecb000b33ec85a31.mp3" length="2828329" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Retour sur la conférence des évêques de France à Lourdes</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=466471</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>171</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>L'aumône</title><pubDate>Fri, 15 Mar 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-49693</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//2886bb3620674e7cb4d67580544dcdcaf6bba472d7fe15acb4ee4e3e68d44a4f.mp3" length="2887680" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'aumône</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=464231</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>175</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Parole de Dieu parole de vie</title><pubDate>Fri, 08 Mar 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-49211</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36aa7bf847ddcab789fbd89da82cb5b50ba804d5a9f9fb9175e6cf6328dbf49e.mp3" length="3204911" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Parole de Dieu parole de vie</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=460991</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>195</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Prier c'est parler à Dieu</title><pubDate>Fri, 01 Mar 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-48840</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f4e10888726023bd9429461d83615277fefbefb157b30a695dc4e5fb88e44683.mp3" length="2576718" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Prier c'est parler à Dieu</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=458631</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>156</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le jeûne</title><pubDate>Fri, 23 Feb 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-48489</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c37bd00acab926ad648ce6b4e9a3f4bbd2b0248f1d2d5ac9956de74306385448.mp3" length="3459030" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le jeûne</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=456414</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>31 adultes catéchumènes appelés au baptême ce dimanche</title><pubDate>Fri, 16 Feb 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-48062</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//8b8913e85dc1ba0d228cb2d6dbc048b4d2ae061859c09513737d86082d4d2ea3.mp3" length="3706462" type="audio/mpeg"/><itunes:title>31 adultes catéchumènes appelés au baptême ce dimanche</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=453750</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Mercredi des Cendres : l'entrée en Carême</title><pubDate>Fri, 09 Feb 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-47738</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//baa94fce992c039d803145f9edb5cfacd5bdf94561c65a17854c8f29b3e4f98e.mp3" length="3367079" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Mercredi des Cendres : l'entrée en Carême</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=450986</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>La présentation de Jésus au temple</title><pubDate>Fri, 02 Feb 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-47437</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//3d89643d7e94e1395a784196a2351f5d1126c6524666d776717335ea7ac59323.mp3" length="2586749" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La présentation de Jésus au temple</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=448325</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>156</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Une semaine de retraite pastorale pour des prêtres et diacres du diocèse</title><pubDate>Fri, 19 Jan 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-46544</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//967917424966c4a0e6c1c8400c7a91240e2f526834e24e07e86dc3ea4a66bad3.mp3" length="1935569" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Une semaine de retraite pastorale pour des prêtres et diacres du diocèse</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=440855</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>116</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le sens du baptême du Christ</title><pubDate>Fri, 12 Jan 2024 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-46542</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//63e2bce7ccb571073805efba5df8bcbc34163e96ded2a9b72cb9468900c2352e.mp3" length="2116963" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le sens du baptême du Christ</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=440842</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>127</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Gaudete in Domino</title><pubDate>Fri, 15 Dec 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-45552</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5a4dc799213acdf2f6bdf2228e0615794f055188e16d6bebb3fd3105296dceb0.mp3" length="2453420" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Gaudete in Domino</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=434008</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Soyez toujours joyeux dans le Seigneur&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Soyez toujours joyeux dans le Seigneur</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'Immaculée conception</title><pubDate>Fri, 08 Dec 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-45239</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//27d79d51f7501ba6c836292cbd5229a6a8f9a4efb9a5f120e03f887c0146d835.mp3" length="2704195" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'Immaculée conception</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=431497</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>164</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>L'Avent</title><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-44945</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//45f285506f5588ec6fa05c58533b21e9b9640673afffba0d70a83295eca54e64.mp3" length="2783190" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'Avent</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=428960</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>168</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>La fête du Christ Roi</title><pubDate>Fri, 24 Nov 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-44282</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5a3f7acb948de235d98b2fa6d814479a5cddf26da897e5319068009f02b2602d.mp3" length="2259487" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La fête du Christ Roi</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=423943</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>136</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le don</title><pubDate>Fri, 17 Nov 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-44280</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//fe8add670ed7ccc95c3054db709301309e8e1e65bd09666df4256afad96b0e29.mp3" length="2633978" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le don</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=423936</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>159</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Assemblée plénière</title><pubDate>Fri, 10 Nov 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-43944</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//25a62f853b11b072de15ebb10948336731b5943d07f362b57cb1c46527f47034.mp3" length="2298357" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Assemblée plénière</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=421493</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>138</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>La fête des défunts</title><pubDate>Fri, 03 Nov 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-43428</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//4399b48d7e2d8e935e76af893e5d1a0f79adfe60c0f8501baa2e42bea1ab6ef3.mp3" length="2938671" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La fête des défunts</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=417137</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>La Communion des saints</title><pubDate>Fri, 27 Oct 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-43426</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//e51e4c84945da5bb7c815b52fd2749430e851c4f7cc4569ec619eddc989ce42e.mp3" length="2496888" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La Communion des saints</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=417129</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le 1er novembre nous fêtons la Toussaint.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>151</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le 1er novembre nous fêtons la Toussaint.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le Kerygme</title><pubDate>Fri, 20 Oct 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-43116</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//3f088017f6999601f89a93233c0537e9a475807bf45b9fa2dba58795cd56c40f.mp3" length="3171056" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le Kerygme</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=414587</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Les Archanges</title><pubDate>Fri, 06 Oct 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-42565</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f95667524b31cfe71e57bf7c0093484ccecf87e8884c01ccd127e7a288da2f87.mp3" length="2732617" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les Archanges</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=410119</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>165</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Transmettre le trésor de la Foi contre vents et marées</title><pubDate>Fri, 29 Sep 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-42106</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//1ea6858ddedfbd40483e68397690cea174daa09add0a58cd7881671891aff8b9.mp3" length="3512111" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Transmettre le trésor de la Foi contre vents et marées</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=407041</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Rendez-vous au Congrès Mission à Tours ce samedi et dimanche, le salon des innovations chrétiennes.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Rendez-vous au Congrès Mission à Tours ce samedi et dimanche, le salon des innovations chrétiennes.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Comment est élu un évêque ?</title><pubDate>Fri, 22 Sep 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-41685</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//9e5c7f3d47462587037310c2e6ed733ac19e9095d8ee8c7ee99acc4654a201fd.mp3" length="3044832" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Comment est élu un évêque ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=404626</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Question souvent posée à l'Administrateur du diocèse : quand aurons-nous un nouvel évêque ? Voici une explication sur le choix et l'élection d'un évêque.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>185</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Question souvent posée à l'Administrateur du diocèse : quand aurons-nous un nouvel évêque ? Voici une explication sur le choix et l'élection d'un évêque.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La croix une boussole pour chaque chrétien</title><pubDate>Fri, 15 Sep 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-41229</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//463b1ee484a193ecf6c0245a966f17a5af65d1a2220d644f8ef6cbfc8422f32e.mp3" length="3123409" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La croix une boussole pour chaque chrétien</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=402123</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>190</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le souhait d'une belle rentrée</title><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-40881</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//75f5790ffc75d1282ae79aa144cd399f5cd334604320916ecf1705d452bf7953.mp3" length="2313822" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le souhait d'une belle rentrée</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=399456</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;"Que le Seigneur vienne bénir notre début d'année à chacun."&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>139</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>"Que le Seigneur vienne bénir notre début d'année à chacun."</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La Mission et les vocations</title><pubDate>Fri, 23 Jun 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-37066</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//87f5698b0b321b0265d3120def15e6903fafe801df6ca19d5b23d918dabf0f60.mp3" length="3334896" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La Mission et les vocations</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=388892</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le sacré coeur de Jésus</title><pubDate>Fri, 16 Jun 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-36644</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5ea7c5787d42796bfa4bb89b363f909c925e303000a349d0a56afa9158be6a77.mp3" length="3224137" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le sacré coeur de Jésus</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=382800</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En 1675, Jésus apparaissait à Sainte Marguerite Marie et lui révélait son Sacré Cœur. Aidée par le Père Claude La Colombière, elle transmettrait au monde la demande du Christ lui-même d’instaurer une fête du Sacré Cœur le vendredi suivant l’octave de la fête de son Corps et de son Sang.&lt;br&gt;Ces révélations, survenues en pleine efflorescence du jansénisme, étaient un véritable coup d’État spirituel&amp;nbsp;: un de ces coups de force qu’accomplit Dieu lorsque des vérités qui fondent la foi chrétienne sont menacées de tomber dans l’oubli. La vérité menacée par le jansénisme à l’époque de Sainte Marguerite Marie était celle de la miséricorde, qui dépasse sans la supprimer la justice de Dieu.&lt;br&gt;Dans la vie spirituelle, il est important de bien distinguer ce qui relève de la dévotion et ce qui relève du culte. Les dévotions sont légitimes mais non nécessaires, parce qu’elles ne touchent pas aux éléments centraux, fondateurs de la foi. Le culte, au contraire, en fait intrinsèquement partie&amp;nbsp;: la vénération du Cœur de Jésus n’est pas une dévotion, mais un culte.&lt;br&gt;Essayons de préciser en quoi consiste ce culte. Il est bien sûr lié à l’amour de Dieu, car «&amp;nbsp;Dieu est amour&amp;nbsp;». Mais il ne s’agit pas de l’amour de Dieu en général, ce qui serait une banalité. Il s’agit de l’affirmation inouïe que cet amour a pris chair dans une vie humaine, avec l’incroyable richesse de ses sentiments et de ses volontés. Le Sacré Cœur, c’est le culte de l’amour incarné.&lt;br&gt;Un culte qui s’enracine avant tout dans le mystère de la Croix. Le Sacré Cœur est le Cœur du Crucifié, d’où ont jailli l’eau du baptême et le sang de l’eucharistie. C’est aussi le Cœur du Ressuscité, dans lequel saint Thomas a été invité à entrer («&amp;nbsp;entre dans mon côté&amp;nbsp;» dit Jésus) pour s’abîmer dans l’océan de la miséricorde. C’était déjà le Cœur de cet homme qui pleurait son ami Lazare, qui exultait devant la grâce de la connaissance de Dieu accordée aux tout-petits plutôt qu’aux savants et aux sages, qui était saisi de pitié devant la détresse des foules sans berger, ou encore d’admiration devant la foi du centurion. C’était déjà le Cœur du nouveau-né de la crèche qui palpitait contre le sein de sa Mère, ou de l’enfant de Nazareth qui observait avec application et tendresse le savoir-faire de Joseph, qui priait avec ferveur le Dieu Père d’Israël avec les mots de son peuple, ou qui s’attardait dans le Temple pour écouter les paroles des scribes sans à peine se rendre compte que ses propres questions les réduisaient au silence par la profondeur de leur sagesse.&lt;br&gt;Désormais, depuis l’Ascension à la droite du Père, le Cœur du Christ ressuscité ne cesse plus de battre dans la vie trinitaire. Et chacun des battements de ce Cœur nous rapproche de la fin de toutes choses, quand l’œuvre immense de la création sera enfin récapitulée dans le brasier de l’amour de Dieu.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En 1675, Jésus apparaissait à Sainte Marguerite Marie et lui révélait son Sacré Cœur. Aidée par le Père Claude La Colombière, elle transmettrait au monde la demande du Christ lui-même d’instaurer une fête du Sacré Cœur le vendredi suivant l’octave de la fête de son Corps et de son Sang.<br>Ces révélations, survenues en pleine efflorescence du jansénisme, étaient un véritable coup d’État spirituel&nbsp;: un de ces coups de force qu’accomplit Dieu lorsque des vérités qui fondent la foi chrétienne sont menacées de tomber dans l’oubli. La vérité menacée par le jansénisme à l’époque de Sainte Marguerite Marie était celle de la miséricorde, qui dépasse sans la supprimer la justice de Dieu.<br>Dans la vie spirituelle, il est important de bien distinguer ce qui relève de la dévotion et ce qui relève du culte. Les dévotions sont légitimes mais non nécessaires, parce qu’elles ne touchent pas aux éléments centraux, fondateurs de la foi. Le culte, au contraire, en fait intrinsèquement partie&nbsp;: la vénération du Cœur de Jésus n’est pas une dévotion, mais un culte.<br>Essayons de préciser en quoi consiste ce culte. Il est bien sûr lié à l’amour de Dieu, car «&nbsp;Dieu est amour&nbsp;». Mais il ne s’agit pas de l’amour de Dieu en général, ce qui serait une banalité. Il s’agit de l’affirmation inouïe que cet amour a pris chair dans une vie humaine, avec l’incroyable richesse de ses sentiments et de ses volontés. Le Sacré Cœur, c’est le culte de l’amour incarné.<br>Un culte qui s’enracine avant tout dans le mystère de la Croix. Le Sacré Cœur est le Cœur du Crucifié, d’où ont jailli l’eau du baptême et le sang de l’eucharistie. C’est aussi le Cœur du Ressuscité, dans lequel saint Thomas a été invité à entrer («&nbsp;entre dans mon côté&nbsp;» dit Jésus) pour s’abîmer dans l’océan de la miséricorde. C’était déjà le Cœur de cet homme qui pleurait son ami Lazare, qui exultait devant la grâce de la connaissance de Dieu accordée aux tout-petits plutôt qu’aux savants et aux sages, qui était saisi de pitié devant la détresse des foules sans berger, ou encore d’admiration devant la foi du centurion. C’était déjà le Cœur du nouveau-né de la crèche qui palpitait contre le sein de sa Mère, ou de l’enfant de Nazareth qui observait avec application et tendresse le savoir-faire de Joseph, qui priait avec ferveur le Dieu Père d’Israël avec les mots de son peuple, ou qui s’attardait dans le Temple pour écouter les paroles des scribes sans à peine se rendre compte que ses propres questions les réduisaient au silence par la profondeur de leur sagesse.<br>Désormais, depuis l’Ascension à la droite du Père, le Cœur du Christ ressuscité ne cesse plus de battre dans la vie trinitaire. Et chacun des battements de ce Cœur nous rapproche de la fin de toutes choses, quand l’œuvre immense de la création sera enfin récapitulée dans le brasier de l’amour de Dieu.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Un bicentenaire pour le diocèse de Blois</title><pubDate>Fri, 09 Jun 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-36238</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c8d9ecc6a9763040c1a4324161ee23711d3ba0b5f58f0141e455b9816ae1b728.mp3" length="3283069" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Un bicentenaire pour le diocèse de Blois</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=380245</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Nous célébrons cette année le bicentenaire du diocèse de Blois&amp;nbsp;! Je sais qu’en m’entendant dire cela, beaucoup d’entre vous se récrieront&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mais le diocèse de Blois a été créé en 1697, et on a fêté ses 300 ans en 1997&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» C’est exact, mais en réalité le diocèse de Blois a été créé à deux reprises, en 1697 et en 1823.&lt;br&gt;Tout cela est lié à l’héritage révolutionnaire. Les Constituants de 1789 avaient d’abord voulu faire coïncider, peu ou prou, les limites des diocèses avec celles des départements qui remplaçaient les anciennes provinces. Ils décidèrent aussi, sans même consulter le Pape de l’époque, que les évêques seraient élus par la population de leur diocèse. C’est ainsi qu’un prêtre lorrain, l’abbé Henri Grégoire, se fit élire évêque «&amp;nbsp;du Loir-et-Cher&amp;nbsp;», comme on disait à l’époque. Or Blois possédait déjà un évêque, Mgr Alexandre de Thémines, installé en 1776 et que Grégoire fit chasser de son poste en 1791.&lt;br&gt;Passons sur la tourmente révolutionnaire, au cours de laquelle le clergé constitutionnel (et en principe légal) fut aussi persécuté que le clergé réfractaire (qui avait refusé son nouveau statut et le serment qu’il imposait). Lorsque le général Bonaparte accède au pouvoir avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799), il se préoccupe de rétablir la paix de l’Église, non par conviction personnelle mais par calcul politique, et il signe en 1801 un concordat avec le Pape. Au passage, afin de s’assurer un meilleur contrôle de l’Église de France où les évêques ont désormais un statut de fonctionnaires dévoués au pouvoir en place, il supprime ou regroupe un nombre important de diocèses. C’est ainsi que le diocèse de Blois disparaît, et se retrouve rattaché à celui d’Orléans.&lt;br&gt;Cette situation durera jusqu’en 1823. À cette date le roi Louis XVIII décidera, en accord avec le Pape, de rétablir le diocèse de Blois. Le premier évêque nommé à sa tête sera un prêtre déjà âgé, Philippe de Sausin qui, effrayé du manque de prêtres qui affectait déjà notre diocèse, s’emploiera à développer le grand séminaire et ordonnera jusqu’à 16 nouveaux prêtres par an. Depuis cette date, en dépit des soubresauts de l’histoire comme la loi de séparation en 1905 ou les deux guerres mondiales, le diocèse de Blois a continué à exister.&lt;br&gt;Le dimanche 25 juin, après l’office de vêpres à 15 heures 30, deux effigies seront inaugurées dans la cathédrale Saint-Louis&amp;nbsp;: l’une représente Mgr de Thémines, l’autre l’abbé Grégoire. La mémoire de Mgr de Sausin sera aussi évoquée. Il est important, au-delà des fractures qui ont marqué notre histoire nationale, de retisser notre mémoire pour nous souvenir en premier lieu non pas des péchés et de la versatilité des hommes, mais de la fidélité de Dieu.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Nous célébrons cette année le bicentenaire du diocèse de Blois&nbsp;! Je sais qu’en m’entendant dire cela, beaucoup d’entre vous se récrieront&nbsp;: «&nbsp;Mais le diocèse de Blois a été créé en 1697, et on a fêté ses 300 ans en 1997&nbsp;!&nbsp;» C’est exact, mais en réalité le diocèse de Blois a été créé à deux reprises, en 1697 et en 1823.<br>Tout cela est lié à l’héritage révolutionnaire. Les Constituants de 1789 avaient d’abord voulu faire coïncider, peu ou prou, les limites des diocèses avec celles des départements qui remplaçaient les anciennes provinces. Ils décidèrent aussi, sans même consulter le Pape de l’époque, que les évêques seraient élus par la population de leur diocèse. C’est ainsi qu’un prêtre lorrain, l’abbé Henri Grégoire, se fit élire évêque «&nbsp;du Loir-et-Cher&nbsp;», comme on disait à l’époque. Or Blois possédait déjà un évêque, Mgr Alexandre de Thémines, installé en 1776 et que Grégoire fit chasser de son poste en 1791.<br>Passons sur la tourmente révolutionnaire, au cours de laquelle le clergé constitutionnel (et en principe légal) fut aussi persécuté que le clergé réfractaire (qui avait refusé son nouveau statut et le serment qu’il imposait). Lorsque le général Bonaparte accède au pouvoir avec le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799), il se préoccupe de rétablir la paix de l’Église, non par conviction personnelle mais par calcul politique, et il signe en 1801 un concordat avec le Pape. Au passage, afin de s’assurer un meilleur contrôle de l’Église de France où les évêques ont désormais un statut de fonctionnaires dévoués au pouvoir en place, il supprime ou regroupe un nombre important de diocèses. C’est ainsi que le diocèse de Blois disparaît, et se retrouve rattaché à celui d’Orléans.<br>Cette situation durera jusqu’en 1823. À cette date le roi Louis XVIII décidera, en accord avec le Pape, de rétablir le diocèse de Blois. Le premier évêque nommé à sa tête sera un prêtre déjà âgé, Philippe de Sausin qui, effrayé du manque de prêtres qui affectait déjà notre diocèse, s’emploiera à développer le grand séminaire et ordonnera jusqu’à 16 nouveaux prêtres par an. Depuis cette date, en dépit des soubresauts de l’histoire comme la loi de séparation en 1905 ou les deux guerres mondiales, le diocèse de Blois a continué à exister.<br>Le dimanche 25 juin, après l’office de vêpres à 15 heures 30, deux effigies seront inaugurées dans la cathédrale Saint-Louis&nbsp;: l’une représente Mgr de Thémines, l’autre l’abbé Grégoire. La mémoire de Mgr de Sausin sera aussi évoquée. Il est important, au-delà des fractures qui ont marqué notre histoire nationale, de retisser notre mémoire pour nous souvenir en premier lieu non pas des péchés et de la versatilité des hommes, mais de la fidélité de Dieu.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Fratellino</title><pubDate>Fri, 02 Jun 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-35942</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//15809417229b34b94325f8aa34bd042fce8c7f726e1dcb45562cf36cc20b6d76.mp3" length="3447327" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Fratellino</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=378179</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;« Fratellino », petit frère. C’est le nom qu’Ibrahima donne à son frère cadet. Dans leur langue maternelle, cela se dit « Minian ». Et le petit frère appelle son grand frère « koto ». C’est la coutume dans leur pays, la Guinée.&lt;br&gt;Le vrai prénom du petit frère, qui n’a que treize ans, c’est Alhassane. Alhassane a un rêve : aider son grand frère et sa mère restée veuve avec deux autres enfants, deux filles à élever. Alors un jour Alhassane disparaît. On le cherche partout sans le trouver. Au bout de plusieurs mois, il appelle au téléphone : il est en Lybie.&lt;br&gt;Qu’est donc allé faire cet enfant en Lybie ? Poursuivre un rêve, celui de passer en Europe pour, de là, secourir sa famille. Mais quand il téléphone de Lybie, avant que la communication soit coupée, on comprend que le rêve a tourné au cauchemar. Alhassane pleure et dit : « maintenant, il n’y a plus que Dieu qui puisse m’aider ».&lt;br&gt;Alors Ibrahima, qui travaille et gagne sa vie à Conakry en conduisant et réparant des camions, n’a plus qu’une idée en tête : retrouver Minian, retrouver Alhassane son frère. Il rassemble toutes ses économies, se met d’accord avec un conducteur de camion et part pour un voyage qui le conduit à Bamako. À Bamako il trouve un car qui va à Gao au Mali – encore 9000 francs CFA à débourser. Mais à Gao, c’est un piège qui l’attend : celui de la traite de migrants organisée avec l’aval des terroristes islamistes à qui elle rapporte de l’argent, un vrai trafic d’esclaves auquel il ne réussit à échapper qu’en s’évadant de nuit avec un compagnon d’infortune qui, lui, sera repris.&lt;br&gt;Ensuite, il faut marcher. Marcher à travers le désert sous une température insupportable et sans rien à manger ni à boire. Ibrahima sera sauvé de la mort par un motard qui passait par là et qui aura pitié de lui. Et il finira par arriver en Lybie.&lt;br&gt;Il résume la Lybie en une phrase : « la Lybie est un autre monde, fait pour souffrir ». Mais c’est de Lybie que le fratellino a téléphoné : même si tout le monde dit à Ibrahima de ne pas y aller, il y va quand même. Et là, c’est un autre enfer pire que les enfers qu’il a connus jusqu’ici. Partout il tombe dans des traquenards, partout il en réchappe, partout il montre la photo d’Alhassane en demandant qui l’a vu passer. Jusqu’au moment où il apprend un nouveau mot français qu’il ne connaissait pas jusque-là : ce mot, c’est naufrage.&lt;br&gt;Naufrage. Tu ne comprends pas, Ibrahima ? Alhassane a fait naufrage. Tu ne le reverras plus, il est mort dans un naufrage. Quand il sera remis de la profonde dépression causée par cette nouvelle, Ibrahima n’aura plus qu’une seule solution : embarquer à son tour. Et les passagers de l’embarcation de fortune seront sauvés in extremis au large de Tanger. &lt;br&gt;Qui m’a raconté son histoire ? C’est le Pape, le Pape François à l’occasion d’une rencontre où j’étais présent avec les évêques italiens. L’histoire a été écrite sous la dictée d’Ibrahima par un écrivain journaliste. Elle s’appelle « Fratellino », petit frère. J’ai eu envie de la résumer pour vous, sans autre commentaire.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>210</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>« Fratellino », petit frère. C’est le nom qu’Ibrahima donne à son frère cadet. Dans leur langue maternelle, cela se dit « Minian ». Et le petit frère appelle son grand frère « koto ». C’est la coutume dans leur pays, la Guinée.<br>Le vrai prénom du petit frère, qui n’a que treize ans, c’est Alhassane. Alhassane a un rêve : aider son grand frère et sa mère restée veuve avec deux autres enfants, deux filles à élever. Alors un jour Alhassane disparaît. On le cherche partout sans le trouver. Au bout de plusieurs mois, il appelle au téléphone : il est en Lybie.<br>Qu’est donc allé faire cet enfant en Lybie ? Poursuivre un rêve, celui de passer en Europe pour, de là, secourir sa famille. Mais quand il téléphone de Lybie, avant que la communication soit coupée, on comprend que le rêve a tourné au cauchemar. Alhassane pleure et dit : « maintenant, il n’y a plus que Dieu qui puisse m’aider ».<br>Alors Ibrahima, qui travaille et gagne sa vie à Conakry en conduisant et réparant des camions, n’a plus qu’une idée en tête : retrouver Minian, retrouver Alhassane son frère. Il rassemble toutes ses économies, se met d’accord avec un conducteur de camion et part pour un voyage qui le conduit à Bamako. À Bamako il trouve un car qui va à Gao au Mali – encore 9000 francs CFA à débourser. Mais à Gao, c’est un piège qui l’attend : celui de la traite de migrants organisée avec l’aval des terroristes islamistes à qui elle rapporte de l’argent, un vrai trafic d’esclaves auquel il ne réussit à échapper qu’en s’évadant de nuit avec un compagnon d’infortune qui, lui, sera repris.<br>Ensuite, il faut marcher. Marcher à travers le désert sous une température insupportable et sans rien à manger ni à boire. Ibrahima sera sauvé de la mort par un motard qui passait par là et qui aura pitié de lui. Et il finira par arriver en Lybie.<br>Il résume la Lybie en une phrase : « la Lybie est un autre monde, fait pour souffrir ». Mais c’est de Lybie que le fratellino a téléphoné : même si tout le monde dit à Ibrahima de ne pas y aller, il y va quand même. Et là, c’est un autre enfer pire que les enfers qu’il a connus jusqu’ici. Partout il tombe dans des traquenards, partout il en réchappe, partout il montre la photo d’Alhassane en demandant qui l’a vu passer. Jusqu’au moment où il apprend un nouveau mot français qu’il ne connaissait pas jusque-là : ce mot, c’est naufrage.<br>Naufrage. Tu ne comprends pas, Ibrahima ? Alhassane a fait naufrage. Tu ne le reverras plus, il est mort dans un naufrage. Quand il sera remis de la profonde dépression causée par cette nouvelle, Ibrahima n’aura plus qu’une seule solution : embarquer à son tour. Et les passagers de l’embarcation de fortune seront sauvés in extremis au large de Tanger. <br>Qui m’a raconté son histoire ? C’est le Pape, le Pape François à l’occasion d’une rencontre où j’étais présent avec les évêques italiens. L’histoire a été écrite sous la dictée d’Ibrahima par un écrivain journaliste. Elle s’appelle « Fratellino », petit frère. J’ai eu envie de la résumer pour vous, sans autre commentaire.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les marcheurs de Compostelle</title><pubDate>Fri, 26 May 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-35509</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5d1439b344fa775ab8b74b763504b4da1c083c0a4e67146d2e95dd5361129590.mp3" length="3115885" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les marcheurs de Compostelle</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=375284</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>189</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Donc tu es roi ?</title><pubDate>Fri, 12 May 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-34760</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//3a01beb0787187b3e17cc2ca320287a9d0e76b0d448bc58c198ba2ad19f65192.mp3" length="2781518" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Donc tu es roi ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=370819</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Dans la fable de La Fontaine bien connue, les grenouilles demandent un roi. Jupin, alias Jupiter, leur en donne un très débonnaire. Mais elles le trouvent trop calme, justement, et en réclament un autre qui «&amp;nbsp;se remue&amp;nbsp;» davantage. On leur envoie alors une grue qui «&amp;nbsp;les croque, les tue&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;les gobe à son plaisir&amp;nbsp;», et bien sûr les grenouilles se plaignent sur-le-champ d’être ainsi maltraitées. Mais on leur répond qu’elles ont eu tort de ne pas se contenter de ce qu’elles avaient, et qu’à chercher mieux on risque toujours de trouver pire. La leçon de la fable est claire&amp;nbsp;: les peuples sont versatiles et grégaires, la popularité de leurs dirigeants est soumise à des variations sans fin, et il faut se garder de calquer les systèmes politiques sur cette versatilité.&lt;br&gt;Nos voisins d’outre-manche viennent d’installer sur le trône non pas d’abord un homme, mais avant tout un principe de stabilité, un symbole de continuité. À la question «&amp;nbsp;à quoi sert un roi&amp;nbsp;», quelqu’un aurait répondu&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;à éviter que le gouvernement ne se prenne pour le roi&amp;nbsp;». Sage réponse, qui met à leur place l’un et l’autre&amp;nbsp;: le roi n’est pas là pour exercer un pouvoir, mais seulement pour symboliser une continuité&amp;nbsp;; le gouvernement n’est pas là pour se croire inamovible, mais seulement pour exercer le pouvoir pendant un temps déterminé, jusqu’à ce que de nouvelles élections le reconduisent ou le congédient. Le problème de fond n’est pas d’être monarchiste ou républicain, mais de tisser ensemble continuité et changement, stabilité et adaptation à la variabilité des circonstances – et ce même problème se pose toujours et partout, dans tous les pays et pour tous les régimes.&lt;br&gt;La première question n’est donc pas de savoir à quoi sert un roi, ou un président, mais d’abord ce qu’il incarne – et les problèmes commencent quand il n’incarne plus rien du tout. À la question de Pilate «&amp;nbsp;donc tu es roi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Jésus a répondu sans hésiter&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tu l’as dit, je suis roi&amp;nbsp;! Je suis venu dans le monde rendre témoignage à la vérité&amp;nbsp;» (Jean 18, 37). Jésus incarne la vérité, il est la Vérité en personne. Sa royauté manifeste la vérité et démasque le mensonge. Il n’a pas besoin d’exercer un autre pouvoir ni de revendiquer une autre légitimité.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>168</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Dans la fable de La Fontaine bien connue, les grenouilles demandent un roi. Jupin, alias Jupiter, leur en donne un très débonnaire. Mais elles le trouvent trop calme, justement, et en réclament un autre qui «&nbsp;se remue&nbsp;» davantage. On leur envoie alors une grue qui «&nbsp;les croque, les tue&nbsp;» et «&nbsp;les gobe à son plaisir&nbsp;», et bien sûr les grenouilles se plaignent sur-le-champ d’être ainsi maltraitées. Mais on leur répond qu’elles ont eu tort de ne pas se contenter de ce qu’elles avaient, et qu’à chercher mieux on risque toujours de trouver pire. La leçon de la fable est claire&nbsp;: les peuples sont versatiles et grégaires, la popularité de leurs dirigeants est soumise à des variations sans fin, et il faut se garder de calquer les systèmes politiques sur cette versatilité.<br>Nos voisins d’outre-manche viennent d’installer sur le trône non pas d’abord un homme, mais avant tout un principe de stabilité, un symbole de continuité. À la question «&nbsp;à quoi sert un roi&nbsp;», quelqu’un aurait répondu&nbsp;: «&nbsp;à éviter que le gouvernement ne se prenne pour le roi&nbsp;». Sage réponse, qui met à leur place l’un et l’autre&nbsp;: le roi n’est pas là pour exercer un pouvoir, mais seulement pour symboliser une continuité&nbsp;; le gouvernement n’est pas là pour se croire inamovible, mais seulement pour exercer le pouvoir pendant un temps déterminé, jusqu’à ce que de nouvelles élections le reconduisent ou le congédient. Le problème de fond n’est pas d’être monarchiste ou républicain, mais de tisser ensemble continuité et changement, stabilité et adaptation à la variabilité des circonstances – et ce même problème se pose toujours et partout, dans tous les pays et pour tous les régimes.<br>La première question n’est donc pas de savoir à quoi sert un roi, ou un président, mais d’abord ce qu’il incarne – et les problèmes commencent quand il n’incarne plus rien du tout. À la question de Pilate «&nbsp;donc tu es roi&nbsp;?&nbsp;» Jésus a répondu sans hésiter&nbsp;: «&nbsp;Tu l’as dit, je suis roi&nbsp;! Je suis venu dans le monde rendre témoignage à la vérité&nbsp;» (Jean 18, 37). Jésus incarne la vérité, il est la Vérité en personne. Sa royauté manifeste la vérité et démasque le mensonge. Il n’a pas besoin d’exercer un autre pouvoir ni de revendiquer une autre légitimité.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Jérusalem et Antioche</title><pubDate>Fri, 05 May 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-34397</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//93e74cfcd4cfd359911aa7daef6ece0e696133d5f3e9e8370e2734876a14aa16.mp3" length="3241273" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Jérusalem et Antioche</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=368596</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Pendant le temps pascal on lit les Actes des Apôtres, cette épopée de l’Église naissante qui commence pour saint Luc par le don de l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte. La Pentecôte est un tournant majeur, l’acte de naissance de l’Église.&lt;br&gt;Mais de quelle Église s’agit-il&amp;nbsp;? Il s’agit de l’Église de Jérusalem, celle qui prend naissance parmi des Juifs et qui ne comprend que des Juifs. On oublie trop souvent que la foule rassemblée en ce jour à Jérusalem n’est constituée que de pèlerins venus, certes, d’une multitude de nations, mais qui appartiennent tous au peuple juif.&lt;br&gt;Il faudra attendre quelques chapitres pour que les choses changent. Il y aura d’abord, au chapitre 10, l’improbable visite de Pierre dans la maison du centurion Corneille, une visite qui est un véritable coup de force de l’Esprit Saint. Pierre sera d’ailleurs contraint de se lancer ensuite dans une longue explication pour se justifier&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Si Dieu a accordé [aux païens] le même don qu’à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus-Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» (11, 17). &lt;br&gt;Tout de suite après cet épisode, nous trouvons celui de la fondation de l’Église d’Antioche, fruit de la grande dispersion qui avait suivi à Jérusalem la mise à mort d’Étienne, le premier martyr. Là aussi, c’est en quelque sorte contraints et forcés que les apôtres se tournent vers les païens pour leur annoncer la Bonne Nouvelle. Mais Barnabé et Paul viennent leur prêter main forte et ils restent sur place «&amp;nbsp;toute une année durant&amp;nbsp;» en «&amp;nbsp;instruisant une foule considérable&amp;nbsp;» (11, 26). Et tout s’achève par un nom nouveau donné aux disciples de Jésus, celui de «&amp;nbsp;chrétiens&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: nouveau nom inventé par des païens et qui est sans doute d’abord un sobriquet («&amp;nbsp;la bande à Chrestos&amp;nbsp;»), mais qui pointe une caractéristique essentielle. Les chrétiens sont disciples de Celui que Dieu a marqué de l’Esprit Saint (le Christ), et sont eux-mêmes marqués de ce même Esprit.&lt;br&gt;Jérusalem et Antioche sont deux figures de l’Église. Mais la communauté de Jérusalem, centrée sur «&amp;nbsp;l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et [les] prières&amp;nbsp;» (2, 42) et dans laquelle les biens sont mis en commun, est plutôt une communauté monastique avant la lettre, attirant à elle d’abord par son mode de vie. La communauté d’Antioche sera bien davantage une communauté de plein vent, très présente sur la place publique, et particulièrement inventive pour faire en sorte qu’une «&amp;nbsp;foule considérable s’adjoigne au Seigneur&amp;nbsp;» (11, 24).&lt;br&gt;Il est clair que Jérusalem et Antioche sont tous deux essentiels à la vie de l’Église. La communauté de Jérusalem n’est pas dépassée lorsque naît celle d’Antioche&amp;nbsp;: la vie de prière et de contemplation, dans la pauvreté, la chasteté et l’obéissance, est le creuset de toute véritable évangélisation. L’une et l’autre sont suscitées par l’Esprit Saint. Dans notre diocèse comme partout ailleurs, l’une et l’autre seront toujours indispensables.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>197</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Pendant le temps pascal on lit les Actes des Apôtres, cette épopée de l’Église naissante qui commence pour saint Luc par le don de l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte. La Pentecôte est un tournant majeur, l’acte de naissance de l’Église.<br>Mais de quelle Église s’agit-il&nbsp;? Il s’agit de l’Église de Jérusalem, celle qui prend naissance parmi des Juifs et qui ne comprend que des Juifs. On oublie trop souvent que la foule rassemblée en ce jour à Jérusalem n’est constituée que de pèlerins venus, certes, d’une multitude de nations, mais qui appartiennent tous au peuple juif.<br>Il faudra attendre quelques chapitres pour que les choses changent. Il y aura d’abord, au chapitre 10, l’improbable visite de Pierre dans la maison du centurion Corneille, une visite qui est un véritable coup de force de l’Esprit Saint. Pierre sera d’ailleurs contraint de se lancer ensuite dans une longue explication pour se justifier&nbsp;: «&nbsp;Si Dieu a accordé [aux païens] le même don qu’à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus-Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu&nbsp;?&nbsp;» (11, 17). <br>Tout de suite après cet épisode, nous trouvons celui de la fondation de l’Église d’Antioche, fruit de la grande dispersion qui avait suivi à Jérusalem la mise à mort d’Étienne, le premier martyr. Là aussi, c’est en quelque sorte contraints et forcés que les apôtres se tournent vers les païens pour leur annoncer la Bonne Nouvelle. Mais Barnabé et Paul viennent leur prêter main forte et ils restent sur place «&nbsp;toute une année durant&nbsp;» en «&nbsp;instruisant une foule considérable&nbsp;» (11, 26). Et tout s’achève par un nom nouveau donné aux disciples de Jésus, celui de «&nbsp;chrétiens&nbsp;»&nbsp;: nouveau nom inventé par des païens et qui est sans doute d’abord un sobriquet («&nbsp;la bande à Chrestos&nbsp;»), mais qui pointe une caractéristique essentielle. Les chrétiens sont disciples de Celui que Dieu a marqué de l’Esprit Saint (le Christ), et sont eux-mêmes marqués de ce même Esprit.<br>Jérusalem et Antioche sont deux figures de l’Église. Mais la communauté de Jérusalem, centrée sur «&nbsp;l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et [les] prières&nbsp;» (2, 42) et dans laquelle les biens sont mis en commun, est plutôt une communauté monastique avant la lettre, attirant à elle d’abord par son mode de vie. La communauté d’Antioche sera bien davantage une communauté de plein vent, très présente sur la place publique, et particulièrement inventive pour faire en sorte qu’une «&nbsp;foule considérable s’adjoigne au Seigneur&nbsp;» (11, 24).<br>Il est clair que Jérusalem et Antioche sont tous deux essentiels à la vie de l’Église. La communauté de Jérusalem n’est pas dépassée lorsque naît celle d’Antioche&nbsp;: la vie de prière et de contemplation, dans la pauvreté, la chasteté et l’obéissance, est le creuset de toute véritable évangélisation. L’une et l’autre sont suscitées par l’Esprit Saint. Dans notre diocèse comme partout ailleurs, l’une et l’autre seront toujours indispensables.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Moins on est croyant, plus on est crédule</title><pubDate>Fri, 28 Apr 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-34018</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//0189d51bdb44d235d770bb76f879f5418f5466e160a1dd70d1933f585dc081db.mp3" length="3163115" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Moins on est croyant, plus on est crédule</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=366599</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il y a quelques mois, un hebdomadaire publiait les résultats d’une enquête très sérieuse sur ce que les enquêteurs appelaient dans leur jargon la «&amp;nbsp;porosité des jeunes de 11 à 24 ans aux contre-vérités scientifiques au regard de leur usage des réseaux sociaux&amp;nbsp;» - en clair, sur leur crédulité entretenue par ces mêmes réseaux sociaux. Les résultats de cette enquête étaient pour le moins préoccupants.&lt;br&gt;On y apprend par exemple que pour un jeune sur six (16%), il va de soi que la terre est plate, et que ce pourcentage double pratiquement, pour atteindre 29%, chez les habitués de Tik Tok. De même, 19% d’entre eux attribuent à des extraterrestres la construction des pyramides d’Égypte&amp;nbsp;; et 20% croient que les Américains ne sont jamais allés sur la Lune.&lt;br&gt;Quand on en vient au registre métaphysique, les chiffres ne sont pas plus rassurants. Presque la moitié des jeunes interrogés (49%) estiment que l’astrologie est une science, et 35% croient en la réincarnation. 44% croient au mauvais œil et 23% aux fantômes. Il en va de même pour la sorcellerie, la cartomancie et les envoûtements.&lt;br&gt;Enfin, et c’est peut-être le plus inquiétant, 41% des sondés utilisant Tik Tok comme moteur de recherche sont persuadés qu’un influenceur «&amp;nbsp;qui a un nombre important d’abonnés a tendance à être une source fiable&amp;nbsp;». Jamais n’est soulevée la question de la vérité ou de la fausseté de ses affirmations.&lt;br&gt;Mais venons-en maintenant au sondage lui-même. Ses auteurs, qui ont écouté plus de 2000 jeunes de 11 à 24 ans, ont bien raison de s’alarmer des énormités qu’ils ont entendues. Mais ils ont l’air de considérer que le choix est entre la crédulité, qui fait adhérer à n’importe quoi, et le scientisme, qui tient pour acquis que les seules réponses valables sont de nature scientifique. C’est ainsi qu’ils s’étonnent que plus d’un sondé sur quatre souscrive à l’idée que les êtres humains ont été créés, et qu’ils en déduisent que cette idée est incompatible avec les données de la science sur l’évolution des espèces. Pour eux manifestement, Dieu et la science s’excluent mutuellement.&lt;br&gt;Sommes-nous vraiment condamnés à choisir entre la science et Dieu, entre la raison et la foi&amp;nbsp;? La vérité est que beaucoup, parmi les jeunes générations, sont en plein désarroi et tentent de se raccrocher, sans le moindre discernement, à tout ce qui passe à leur portée. Or ce n’est pas la science à elle seule qui leur donnera des raisons d’espérer. Si si ces raisons d’espérer reposent sur la foi et non sur la crédulité, elles les délivreront de l’irrationnel pour les introduire dans la cohérence d’un monde que Dieu a voulu à la fois déchiffrable par la science et interprétable à partir de sa Parole et de ses promesses. «&amp;nbsp;La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité&amp;nbsp;», a écrit saint Jean-Paul II (encyclique Fides et Ratio, 1998).&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>192</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il y a quelques mois, un hebdomadaire publiait les résultats d’une enquête très sérieuse sur ce que les enquêteurs appelaient dans leur jargon la «&nbsp;porosité des jeunes de 11 à 24 ans aux contre-vérités scientifiques au regard de leur usage des réseaux sociaux&nbsp;» - en clair, sur leur crédulité entretenue par ces mêmes réseaux sociaux. Les résultats de cette enquête étaient pour le moins préoccupants.<br>On y apprend par exemple que pour un jeune sur six (16%), il va de soi que la terre est plate, et que ce pourcentage double pratiquement, pour atteindre 29%, chez les habitués de Tik Tok. De même, 19% d’entre eux attribuent à des extraterrestres la construction des pyramides d’Égypte&nbsp;; et 20% croient que les Américains ne sont jamais allés sur la Lune.<br>Quand on en vient au registre métaphysique, les chiffres ne sont pas plus rassurants. Presque la moitié des jeunes interrogés (49%) estiment que l’astrologie est une science, et 35% croient en la réincarnation. 44% croient au mauvais œil et 23% aux fantômes. Il en va de même pour la sorcellerie, la cartomancie et les envoûtements.<br>Enfin, et c’est peut-être le plus inquiétant, 41% des sondés utilisant Tik Tok comme moteur de recherche sont persuadés qu’un influenceur «&nbsp;qui a un nombre important d’abonnés a tendance à être une source fiable&nbsp;». Jamais n’est soulevée la question de la vérité ou de la fausseté de ses affirmations.<br>Mais venons-en maintenant au sondage lui-même. Ses auteurs, qui ont écouté plus de 2000 jeunes de 11 à 24 ans, ont bien raison de s’alarmer des énormités qu’ils ont entendues. Mais ils ont l’air de considérer que le choix est entre la crédulité, qui fait adhérer à n’importe quoi, et le scientisme, qui tient pour acquis que les seules réponses valables sont de nature scientifique. C’est ainsi qu’ils s’étonnent que plus d’un sondé sur quatre souscrive à l’idée que les êtres humains ont été créés, et qu’ils en déduisent que cette idée est incompatible avec les données de la science sur l’évolution des espèces. Pour eux manifestement, Dieu et la science s’excluent mutuellement.<br>Sommes-nous vraiment condamnés à choisir entre la science et Dieu, entre la raison et la foi&nbsp;? La vérité est que beaucoup, parmi les jeunes générations, sont en plein désarroi et tentent de se raccrocher, sans le moindre discernement, à tout ce qui passe à leur portée. Or ce n’est pas la science à elle seule qui leur donnera des raisons d’espérer. Si si ces raisons d’espérer reposent sur la foi et non sur la crédulité, elles les délivreront de l’irrationnel pour les introduire dans la cohérence d’un monde que Dieu a voulu à la fois déchiffrable par la science et interprétable à partir de sa Parole et de ses promesses. «&nbsp;La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité&nbsp;», a écrit saint Jean-Paul II (encyclique Fides et Ratio, 1998).</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Vous avez dit miséricorde ?</title><pubDate>Fri, 21 Apr 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-33699</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//3d13f11da94aa4224e9530b64006fd873c94f891606e27f57eb3fa907a7b9f16.mp3" length="3112960" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Vous avez dit miséricorde ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=364783</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Dimanche dernier était le dimanche de la miséricorde. Mais la miséricorde, qu’est-ce que c’est&amp;nbsp;? On peut dire en première approche que c’est le cœur qui se laisse toucher. Selon le pape François, c’est «&amp;nbsp;le deuxième nom de Dieu&amp;nbsp;», ou encore sa «&amp;nbsp;carte d’identité&amp;nbsp;». Et saint Jean-Paul II qui a voulu ce dimanche et qui a canonisé sœur Faustine, disait que la miséricorde est le «&amp;nbsp;deuxième nom de l’amour&amp;nbsp;». Une surenchère d’amour en quelque sorte&amp;nbsp;; un amour plus grand que l’amour, un amour qui franchit l’abîme de l’impardonnable et qui pardonne.&lt;br&gt;&lt;br&gt;C’est à ce niveau que la miséricorde nous interpelle. Car nous aimons facilement ceux qui nous aiment. Mais si nous nous disputons avec eux, malgré l’amour que nous leur portons, nous avons quand même du mal à pardonner. Et que dire de ceux qui ne nous aiment pas, ceux qui nous veulent du mal et qui nous en font&amp;nbsp;? Alors, avouons-le, notre capacité d’aimer se dérobe sous nos pieds. Aimer, d’accord, mais si l’autre est aimable&amp;nbsp;; pardonner, on veut bien essayer, mais si l’autre est pardonnable. Mais s’il ne l’est pas&amp;nbsp;? Il nous arrive de dire&amp;nbsp;: ce qu’a fait telle personne, c’est impardonnable&amp;nbsp;! Et il nous arrive aussi de dire&amp;nbsp;: ce que j’ai fait, je ne me le pardonnerai jamais&amp;nbsp;!&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et nous voilà dans un cercle. Le cercle du ressentiment, le cercle de la culpabilité. Alors parfois nous essayons autre chose&amp;nbsp;: nous tentons d’oublier. Mais l’oubli n’est pas le pardon, l’oubli n’est pas la miséricorde. Dans la vie publique, cela s’appelle l’amnistie. Amnistier quelqu’un, c’est passer l’éponge sur ce qu’il a fait et se comporter comme s’il n’était pas coupable, alors que nous savons pertinemment qu’il l’est. Oublier, amnistier, c’est «&amp;nbsp;faire comme si&amp;nbsp;». Rien à voir avec la miséricorde.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ce qui est extraordinaire dans la Résurrection, c’est que Dieu ne perd pas la mémoire et ne cherche pas à oublier. D’ailleurs, s’il est Dieu, comment oublierait-il&amp;nbsp;? Et cela se traduit par quelque chose d’extraordinaire&amp;nbsp;: le Ressuscité conserve ses plaies, qui sont les traces indélébiles de sa passion. Mais Dieu, s’il est tout-puissant, ne pourrait-il pas les effacer&amp;nbsp;? Il le pourrait sans doute, mais il ne le veut pas.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Car les plaies du Ressuscité sont devenues les fissures de la miséricorde. Il les montre à ses disciples pour se faire reconnaître d’eux, il nous les montre jusqu’à la fin des temps. Et ces plaies qui devraient nous accuser pour l’éternité d’avoir mis Dieu à mort, deviennent au contraire l’attestation de son pardon. «&amp;nbsp;Avance ton doigt, avance ta main…&amp;nbsp;» N’aie pas peur de ces plaies, elles sont le signe de mon amour pour toi, par-delà tout péché et par-delà la mort. Approchons-nous de la miséricorde.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>189</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Dimanche dernier était le dimanche de la miséricorde. Mais la miséricorde, qu’est-ce que c’est&nbsp;? On peut dire en première approche que c’est le cœur qui se laisse toucher. Selon le pape François, c’est «&nbsp;le deuxième nom de Dieu&nbsp;», ou encore sa «&nbsp;carte d’identité&nbsp;». Et saint Jean-Paul II qui a voulu ce dimanche et qui a canonisé sœur Faustine, disait que la miséricorde est le «&nbsp;deuxième nom de l’amour&nbsp;». Une surenchère d’amour en quelque sorte&nbsp;; un amour plus grand que l’amour, un amour qui franchit l’abîme de l’impardonnable et qui pardonne.<br><br>C’est à ce niveau que la miséricorde nous interpelle. Car nous aimons facilement ceux qui nous aiment. Mais si nous nous disputons avec eux, malgré l’amour que nous leur portons, nous avons quand même du mal à pardonner. Et que dire de ceux qui ne nous aiment pas, ceux qui nous veulent du mal et qui nous en font&nbsp;? Alors, avouons-le, notre capacité d’aimer se dérobe sous nos pieds. Aimer, d’accord, mais si l’autre est aimable&nbsp;; pardonner, on veut bien essayer, mais si l’autre est pardonnable. Mais s’il ne l’est pas&nbsp;? Il nous arrive de dire&nbsp;: ce qu’a fait telle personne, c’est impardonnable&nbsp;! Et il nous arrive aussi de dire&nbsp;: ce que j’ai fait, je ne me le pardonnerai jamais&nbsp;!<br><br>Et nous voilà dans un cercle. Le cercle du ressentiment, le cercle de la culpabilité. Alors parfois nous essayons autre chose&nbsp;: nous tentons d’oublier. Mais l’oubli n’est pas le pardon, l’oubli n’est pas la miséricorde. Dans la vie publique, cela s’appelle l’amnistie. Amnistier quelqu’un, c’est passer l’éponge sur ce qu’il a fait et se comporter comme s’il n’était pas coupable, alors que nous savons pertinemment qu’il l’est. Oublier, amnistier, c’est «&nbsp;faire comme si&nbsp;». Rien à voir avec la miséricorde.<br><br>Ce qui est extraordinaire dans la Résurrection, c’est que Dieu ne perd pas la mémoire et ne cherche pas à oublier. D’ailleurs, s’il est Dieu, comment oublierait-il&nbsp;? Et cela se traduit par quelque chose d’extraordinaire&nbsp;: le Ressuscité conserve ses plaies, qui sont les traces indélébiles de sa passion. Mais Dieu, s’il est tout-puissant, ne pourrait-il pas les effacer&nbsp;? Il le pourrait sans doute, mais il ne le veut pas.<br><br>Car les plaies du Ressuscité sont devenues les fissures de la miséricorde. Il les montre à ses disciples pour se faire reconnaître d’eux, il nous les montre jusqu’à la fin des temps. Et ces plaies qui devraient nous accuser pour l’éternité d’avoir mis Dieu à mort, deviennent au contraire l’attestation de son pardon. «&nbsp;Avance ton doigt, avance ta main…&nbsp;» N’aie pas peur de ces plaies, elles sont le signe de mon amour pour toi, par-delà tout péché et par-delà la mort. Approchons-nous de la miséricorde.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Entrons dans la grâce des jours saints</title><pubDate>Fri, 07 Apr 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-32974</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//1b9f550062cc81885df8440d5e578a0a450cf875a71123b7bb7f6466528fa463.mp3" length="3490377" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Entrons dans la grâce des jours saints</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=359893</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Tous les chrétiens qui prennent leur foi au sérieux sont bien convaincus que la Semaine sainte est porteuse d’une grâce particulière. Je l’ai senti cette année encore lorsque nous avons vécu la liturgie des Rameaux avec tous les mouvements scouts du diocèse, à Notre-Dame de la Trinité. Il est très impressionnant de voir à quel point les rites liturgiques, lorsqu’ils sont déployés avec soin, prennent tout leur sens et sont compris par tous, des plus petits jusqu’aux plus grands. En présence de ces enfants et des ces adolescents, on revivait la parole de Jésus&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;si les disciples se taisent, les pierres crieront&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Personne ne peut faire taire les enfants de Dieu, et les pierres elles-mêmes, c’est-à-dire tout l’univers, s’associe à leur acclamation.&lt;br&gt;Puis, après la vision magnifique de l’Église irradiée d’Esprit Saint que nous offre la messe chrismale, arrive le Jeudi Saint. En instituant l’eucharistie dès avant la Passion, Jésus devrait logiquement prononcer ses paroles au futur&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ceci est mon Corps qui va être livré pour vous&amp;nbsp;; ceci est mon Sang qui va être versé pour vous.&amp;nbsp;» Or, il ne dit pas cela&amp;nbsp;: il parle au présent, non pas le présent de sa passion qui est encore devant lui, mais le présent de sa décision. C’est dès cet instant, dans la chambre haute du Cénacle, qu’il se détermine de façon irrévocable à livrer son Corps et à verser son Sang&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ma vie, personne ne la prend, mais c’est moi qui la donne.&amp;nbsp;» Même l’effroi de Gethsémani n’aura pas raison de cette résolution.&lt;br&gt;Ce qui suit, l’arrestation et le Vendredi Saint, n’est donc pas un triste accident, et pas davantage le seul fait des ennemis de Jésus. Si leur liberté se fourvoie dans l’injustice de sa condamnation, c’est d’abord la liberté de Jésus qui conduit les événements. Derrière la passivité apparente de l’Agneau qu’on mène à l’abattoir, il y a la folie de l’amour. C’est ce que nous révèle la grande prophétie d’Isaïe qui sert de première lecture le Vendredi Saint&amp;nbsp;: le Serviteur paraît totalement passif, comme l’indique le mot «&amp;nbsp;passion&amp;nbsp;», mais «&amp;nbsp;s’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours.&amp;nbsp;» Voilà qu’on nous annonce qu’il «&amp;nbsp;prolongera ses jours&amp;nbsp;» après nous avoir dit qu’il avait été conduit à la mort&amp;nbsp;! Déjà commence à briller la lumière de la résurrection.&lt;br&gt;Et qu’elle est belle, cette lumière, quand s’embrase le feu nouveau et qu’on y allume le cierge&amp;nbsp;! Miracle de Pâques si bien signifié par la liturgie&amp;nbsp;: tout à coup, la croix est devenue le cierge. La croix était plantée dans le temps, mais le cierge défie le temps&amp;nbsp;: chaque année, il se revêt d’un nouveau millésime&amp;nbsp;! Derrière la croix il y avait le tombeau, mais au-dessus du cierge brille la lumière. Elle entre dans l’église, sombre comme un tombeau, et voilà que des lumières s’allument par dizaines, par centaines, illuminant la nuit. Lumière des croyants qui escortent le cierge, lumières qui bientôt seront remises aux nouveaux baptisés, passés à travers l’eau pour renaître de l’Esprit&amp;nbsp;! Oui, qu’il est grand, le mystère de la foi&amp;nbsp;; qu’il est beau, le mystère de Pâques&amp;nbsp;; qu’elle est désirable, cette Vie éternelle qui jamais plus ne sera vaincue et dont nous faisons déjà partie&amp;nbsp;! Dans un monde de ténèbres, la lumière a brillé. Jamais plus elle ne s’éteindra.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Tous les chrétiens qui prennent leur foi au sérieux sont bien convaincus que la Semaine sainte est porteuse d’une grâce particulière. Je l’ai senti cette année encore lorsque nous avons vécu la liturgie des Rameaux avec tous les mouvements scouts du diocèse, à Notre-Dame de la Trinité. Il est très impressionnant de voir à quel point les rites liturgiques, lorsqu’ils sont déployés avec soin, prennent tout leur sens et sont compris par tous, des plus petits jusqu’aux plus grands. En présence de ces enfants et des ces adolescents, on revivait la parole de Jésus&nbsp;: «&nbsp;si les disciples se taisent, les pierres crieront&nbsp;!&nbsp;» Personne ne peut faire taire les enfants de Dieu, et les pierres elles-mêmes, c’est-à-dire tout l’univers, s’associe à leur acclamation.<br>Puis, après la vision magnifique de l’Église irradiée d’Esprit Saint que nous offre la messe chrismale, arrive le Jeudi Saint. En instituant l’eucharistie dès avant la Passion, Jésus devrait logiquement prononcer ses paroles au futur&nbsp;: «&nbsp;ceci est mon Corps qui va être livré pour vous&nbsp;; ceci est mon Sang qui va être versé pour vous.&nbsp;» Or, il ne dit pas cela&nbsp;: il parle au présent, non pas le présent de sa passion qui est encore devant lui, mais le présent de sa décision. C’est dès cet instant, dans la chambre haute du Cénacle, qu’il se détermine de façon irrévocable à livrer son Corps et à verser son Sang&nbsp;: «&nbsp;ma vie, personne ne la prend, mais c’est moi qui la donne.&nbsp;» Même l’effroi de Gethsémani n’aura pas raison de cette résolution.<br>Ce qui suit, l’arrestation et le Vendredi Saint, n’est donc pas un triste accident, et pas davantage le seul fait des ennemis de Jésus. Si leur liberté se fourvoie dans l’injustice de sa condamnation, c’est d’abord la liberté de Jésus qui conduit les événements. Derrière la passivité apparente de l’Agneau qu’on mène à l’abattoir, il y a la folie de l’amour. C’est ce que nous révèle la grande prophétie d’Isaïe qui sert de première lecture le Vendredi Saint&nbsp;: le Serviteur paraît totalement passif, comme l’indique le mot «&nbsp;passion&nbsp;», mais «&nbsp;s’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours.&nbsp;» Voilà qu’on nous annonce qu’il «&nbsp;prolongera ses jours&nbsp;» après nous avoir dit qu’il avait été conduit à la mort&nbsp;! Déjà commence à briller la lumière de la résurrection.<br>Et qu’elle est belle, cette lumière, quand s’embrase le feu nouveau et qu’on y allume le cierge&nbsp;! Miracle de Pâques si bien signifié par la liturgie&nbsp;: tout à coup, la croix est devenue le cierge. La croix était plantée dans le temps, mais le cierge défie le temps&nbsp;: chaque année, il se revêt d’un nouveau millésime&nbsp;! Derrière la croix il y avait le tombeau, mais au-dessus du cierge brille la lumière. Elle entre dans l’église, sombre comme un tombeau, et voilà que des lumières s’allument par dizaines, par centaines, illuminant la nuit. Lumière des croyants qui escortent le cierge, lumières qui bientôt seront remises aux nouveaux baptisés, passés à travers l’eau pour renaître de l’Esprit&nbsp;! Oui, qu’il est grand, le mystère de la foi&nbsp;; qu’il est beau, le mystère de Pâques&nbsp;; qu’elle est désirable, cette Vie éternelle qui jamais plus ne sera vaincue et dont nous faisons déjà partie&nbsp;! Dans un monde de ténèbres, la lumière a brillé. Jamais plus elle ne s’éteindra.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>À Lourdes collégialité et synodalité</title><pubDate>Fri, 31 Mar 2023 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-32571</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//a070bfac89993554e5dc775d26554a7575b6fcb574d97d8a93554e8ffa134d96.mp3" length="3255902" type="audio/mpeg"/><itunes:title>À Lourdes collégialité et synodalité</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=357428</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Jusqu’à il y a une vingtaine d’années, l’assemblée plénière des évêques de France se tenait seulement une fois par an. Mais l’abondance des sujets a conduit à créer une deuxième assemblée plus courte, qui a lieu toujours à l’approche de la Semaine Sainte.&lt;br&gt;&lt;br&gt;L’assemblée plénière est un moment de collégialité, c’est-à-dire de travail en commun d’une même catégorie de personnes, à savoir les évêques. Tout en lui gardant ce caractère collégial, il paraît de plus en plus naturel d’y inclure un temps de synodalité, avec la présence active de membres baptisés du peuple de Dieu. Collégialité et synodalité ne vont pas l’une sans l’autre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ce moment synodal a commencé à exister en 2019, lorsque nous avons décidé un travail en commun sur la conversion écologique. On a vu alors converger vers Lourdes non seulement des experts de ces questions, mais aussi des représentants de tous les diocèses de France, invités par leurs évêques à raison de deux par diocèse.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Une deuxième occasion de vivre la synodalité au cœur de la collégialité nous a été donnée par le douloureux et indispensable devoir de prendre ensemble des mesures contre les abus sexuels dans l’Église. Commencé dès avant le rapport de la CIASE, ce travail a pris un tour plus systématique depuis novembre 2021&amp;nbsp;: huit groupes de nature synodale ont été constitués à partir des préconisations faites dans le rapport. Ils portaient sur les points suivants&amp;nbsp;: le partage de bonnes pratiques, la confession et l’accompagnement spirituel, le suivi des auteurs de violences sexuelles, les vérifications à faire dans la formation des futurs prêtres, l’accompagnement du ministère de l’évêque, l’accompagnement du ministère des prêtres, la manière d’associer les laïcs aux travaux de la Conférence des évêques, l’analyse des causes des violences sexuelles dans l’Église. À ces huit groupes s’en ajoute un neuvième, chargé de réfléchir à un lieu de mémoire consacré à ceux et celles qui ont été victimes d’abus&amp;nbsp;; et de son côté, la Commission doctrinale des évêques de France s’est vu confier une réflexion sur les exigences morales liées au célibat sacerdotal et sur la morale sexuelle en général.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette énumération permet de saisir l’amplitude des travaux entrepris et de deviner le foisonnement de suggestions qui en découlent. Toutes ne pourront pas être mises en œuvre dès maintenant, mais un processus de purification et de vérité est engagé que rien ne peut désormais arrêter. Le Christ aime son Église et veut se la présenter à lui-même, comme le dit saint Paul, «&amp;nbsp;sans tache ni ride, mais sainte et immaculée&amp;nbsp;» (Éphésiens 5, 27). Il nous revient d’y investir toute notre énergie, par amour pour lui et pour nos frères humains.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Jusqu’à il y a une vingtaine d’années, l’assemblée plénière des évêques de France se tenait seulement une fois par an. Mais l’abondance des sujets a conduit à créer une deuxième assemblée plus courte, qui a lieu toujours à l’approche de la Semaine Sainte.<br><br>L’assemblée plénière est un moment de collégialité, c’est-à-dire de travail en commun d’une même catégorie de personnes, à savoir les évêques. Tout en lui gardant ce caractère collégial, il paraît de plus en plus naturel d’y inclure un temps de synodalité, avec la présence active de membres baptisés du peuple de Dieu. Collégialité et synodalité ne vont pas l’une sans l’autre.<br><br>Ce moment synodal a commencé à exister en 2019, lorsque nous avons décidé un travail en commun sur la conversion écologique. On a vu alors converger vers Lourdes non seulement des experts de ces questions, mais aussi des représentants de tous les diocèses de France, invités par leurs évêques à raison de deux par diocèse.<br><br>Une deuxième occasion de vivre la synodalité au cœur de la collégialité nous a été donnée par le douloureux et indispensable devoir de prendre ensemble des mesures contre les abus sexuels dans l’Église. Commencé dès avant le rapport de la CIASE, ce travail a pris un tour plus systématique depuis novembre 2021&nbsp;: huit groupes de nature synodale ont été constitués à partir des préconisations faites dans le rapport. Ils portaient sur les points suivants&nbsp;: le partage de bonnes pratiques, la confession et l’accompagnement spirituel, le suivi des auteurs de violences sexuelles, les vérifications à faire dans la formation des futurs prêtres, l’accompagnement du ministère de l’évêque, l’accompagnement du ministère des prêtres, la manière d’associer les laïcs aux travaux de la Conférence des évêques, l’analyse des causes des violences sexuelles dans l’Église. À ces huit groupes s’en ajoute un neuvième, chargé de réfléchir à un lieu de mémoire consacré à ceux et celles qui ont été victimes d’abus&nbsp;; et de son côté, la Commission doctrinale des évêques de France s’est vu confier une réflexion sur les exigences morales liées au célibat sacerdotal et sur la morale sexuelle en général.<br><br>Cette énumération permet de saisir l’amplitude des travaux entrepris et de deviner le foisonnement de suggestions qui en découlent. Toutes ne pourront pas être mises en œuvre dès maintenant, mais un processus de purification et de vérité est engagé que rien ne peut désormais arrêter. Le Christ aime son Église et veut se la présenter à lui-même, comme le dit saint Paul, «&nbsp;sans tache ni ride, mais sainte et immaculée&nbsp;» (Éphésiens 5, 27). Il nous revient d’y investir toute notre énergie, par amour pour lui et pour nos frères humains.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>10 ans à la tête de l'Eglise</title><pubDate>Fri, 24 Mar 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-32191</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//78acaefe2984ba5a8b5fbfc24329fb22008e20d87e820b700ea5884c3a106d20.mp3" length="2916519" type="audio/mpeg"/><itunes:title>10 ans à la tête de l'Eglise</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=354955</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le 13 mars a marqué le dixième anniversaire de l’élection de Jorge Bergoglio sur le siège de Pierre, et ce premier pape argentin a d’ores et déjà profondément marqué l’Église.&lt;br&gt;Dans la lettre qu’il lui a adressée au nom des évêques de France, Monseigneur de Moulins-Beaufort l’assure de notre dévouement filial et de notre gratitude et lui adresse des propos dont je suis heureux de me faire l’écho dans cette chronique.&lt;br&gt;Il remercie le pape François de nous avoir tous invités à nous mettre «&amp;nbsp;aux pieds [du] Seigneur, et avec lui au service des pauvres et des blessés de notre terre&amp;nbsp;». Sa première exhortation apostolique La joie de l’Évangile a été «&amp;nbsp;une bouffée d’air frais et de dynamisme&amp;nbsp;» pour nos diocèses et pour l’Église. L’encyclique Laudato si’ a montré à quel point la nouveauté de l’Évangile est éclairante pour les problématiques liées à la garde de notre Maison commune. La charte d’Abu Dhabi et l’encyclique Fratelli tutti «&amp;nbsp;infléchissent et infléchiront encore les relations entre les humains de religions différentes, en même temps qu’elles ouvrent aux responsables politiques la voie d’une confiance plus grande dans les religions comme vecteurs de paix et qu’elles les détournent de chercher à s’en servir pour légitimer les conflits entre les peuples. L’exhortation apostolique&amp;nbsp;La joie de l’amour [recueille les fruits des synodes sur la famille et] met clairement l’Église en situation d’accompagner les personnes dans la suite du Christ.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;La prise de conscience du scandale des violences sexuelles commises dans l’Église et les mesures qui s’en sont suivies doivent beaucoup, après Benoît XVI, au pape François. Si le choc du rapport de la CIASE a été fort dans notre pays, il a poussé à des prises de décision majeures pour l’avenir, que la prochaine assemblée de Lourdes devrait préciser et approfondir encore.&lt;br&gt;Le synode voulu par François, «&amp;nbsp;ouvert par une consultation mondiale dans les Églises particulières puis à l’échelle des continents&amp;nbsp;», même s’il a été plus ou moins bien compris par les fidèles, a mis en lumière «&amp;nbsp;une vérité de l’Église dont nous sommes tous heureux de vivre&amp;nbsp;» davantage et qui est pleine de promesses.&lt;br&gt;Enfin, les évêques de France sont sensibles au soutien apporté par le pape à la cause des personnes migrantes et de leur accueil. Il nous apprend à regarder comme des frères et des sœurs ceux que trop souvent on nous présente comme des trublions, voire comme des ennemis.&lt;br&gt;Alors que le Saint-Père se prépare à venir en visite à Marseille en septembre, et que les jeunes se préparent à le rencontrer en août à Lisbonne, nous lui redisons notre admiration pour son courage et notre reconnaissance, avec la prière des catholiques de France.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le 13 mars a marqué le dixième anniversaire de l’élection de Jorge Bergoglio sur le siège de Pierre, et ce premier pape argentin a d’ores et déjà profondément marqué l’Église.<br>Dans la lettre qu’il lui a adressée au nom des évêques de France, Monseigneur de Moulins-Beaufort l’assure de notre dévouement filial et de notre gratitude et lui adresse des propos dont je suis heureux de me faire l’écho dans cette chronique.<br>Il remercie le pape François de nous avoir tous invités à nous mettre «&nbsp;aux pieds [du] Seigneur, et avec lui au service des pauvres et des blessés de notre terre&nbsp;». Sa première exhortation apostolique La joie de l’Évangile a été «&nbsp;une bouffée d’air frais et de dynamisme&nbsp;» pour nos diocèses et pour l’Église. L’encyclique Laudato si’ a montré à quel point la nouveauté de l’Évangile est éclairante pour les problématiques liées à la garde de notre Maison commune. La charte d’Abu Dhabi et l’encyclique Fratelli tutti «&nbsp;infléchissent et infléchiront encore les relations entre les humains de religions différentes, en même temps qu’elles ouvrent aux responsables politiques la voie d’une confiance plus grande dans les religions comme vecteurs de paix et qu’elles les détournent de chercher à s’en servir pour légitimer les conflits entre les peuples. L’exhortation apostolique&nbsp;La joie de l’amour [recueille les fruits des synodes sur la famille et] met clairement l’Église en situation d’accompagner les personnes dans la suite du Christ.&nbsp;»<br>La prise de conscience du scandale des violences sexuelles commises dans l’Église et les mesures qui s’en sont suivies doivent beaucoup, après Benoît XVI, au pape François. Si le choc du rapport de la CIASE a été fort dans notre pays, il a poussé à des prises de décision majeures pour l’avenir, que la prochaine assemblée de Lourdes devrait préciser et approfondir encore.<br>Le synode voulu par François, «&nbsp;ouvert par une consultation mondiale dans les Églises particulières puis à l’échelle des continents&nbsp;», même s’il a été plus ou moins bien compris par les fidèles, a mis en lumière «&nbsp;une vérité de l’Église dont nous sommes tous heureux de vivre&nbsp;» davantage et qui est pleine de promesses.<br>Enfin, les évêques de France sont sensibles au soutien apporté par le pape à la cause des personnes migrantes et de leur accueil. Il nous apprend à regarder comme des frères et des sœurs ceux que trop souvent on nous présente comme des trublions, voire comme des ennemis.<br>Alors que le Saint-Père se prépare à venir en visite à Marseille en septembre, et que les jeunes se préparent à le rencontrer en août à Lisbonne, nous lui redisons notre admiration pour son courage et notre reconnaissance, avec la prière des catholiques de France.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Faire mémoire pour préserrver l'avenir</title><pubDate>Fri, 17 Mar 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-31790</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//867c4eaf2bd78b0488f80e5a7fa967e1ac607d46219ebc3a6f8199ae3fb3e2fd.mp3" length="3348271" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Faire mémoire pour préserrver l'avenir</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=352403</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ce vendredi 17 mars 2023, comme chaque année désormais, est journée de mémoire pour les victimes d’abus sexuels dans l’Église. Rappelons que cette journée a été fixée au vendredi qui suit le troisième dimanche de Carême par l’assemblée des évêques de France en 2021, pour traduire dans la pratique la demande du pape François.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dans la vie de l’Église, la mémoire ne nous tourne jamais seulement vers le passé&amp;nbsp;; elle est aussi une anticipation de l’avenir. C’est pourquoi cette journée mémorielle doit servir à une prise de conscience de la nécessité d’agir pour éviter les situations qui peuvent conduire aux diverses formes d’emprise et d’abus sur les personnes les plus vulnérables, les enfants en particulier.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les initiatives proposées pour cette journée sont d’abord liturgiques, car c’est d’abord dans sa prière que l’Église fait mémoire, demande pardon, intercède et supplie. On peut puiser avec profit dans les lectures du quatrième dimanche de Carême, ainsi la deuxième lecture, tirée de la lettre aux Éphésiens (5, 8-14)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière.&amp;nbsp;» Demandons de ne pas occulter le mal qui a été commis et de faire advenir la lumière là où régnaient les ténèbres. Ou bien encore l’évangile de l’aveugle-né en saint Jean (9, 1-41), dans lequel Jésus dénonce l’hypocrisie des pharisiens en ces termes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je suis venu dans ce monde pour un jugement&amp;nbsp;: que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles.&amp;nbsp;» On peut aussi prier avec le chemin de croix&amp;nbsp;: chacun choisira la forme de prière qui lui convient le mieux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je voudrais citer en conclusion quelques réflexions de Georgette Blaquière dans son beau livre L’Évangile de Marie qui est devenu un classique. Elle médite sur le fait que Dieu a livré son Corps entre les mains de Marie comme il se livrera aux mains de Marie de Béthanie pour l’onction en vue de sa sépulture et aux saintes femmes pour sa mise au tombeau, et elle écrit ceci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Jésus s’est livré entre les mains des femmes pour qu’elles prennent soin de son Corps. Cela me semble aller très loin au niveau du ministère féminin dans l’Église, un ministère de tendresse et de compassion pour prendre soin du Corps de Jésus.&amp;nbsp;» Tendresse et compassion&amp;nbsp;: le contraire de la prise de possession et de la profanation du corps d’autrui. «&amp;nbsp;Prendre soin du Corps [de Jésus] dans l’adoration et prendre soin du Corps, dans les pauvres et les petits&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: c’est un seul et même mouvement qui nous conduit de la prière à l’attention aux plus fragiles, afin qu’à travers nous ils rencontrent dans l’Église un Dieu qui les aime et qui guérit les blessures infligées par des mains criminelles, dans de nombreux cas hélas des mains sacerdotales. Corps vulnérables, corps blessés, corps humiliés, mais appelés à la vie et à la gloire, comme le Corps très saint de Jésus.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ce vendredi 17 mars 2023, comme chaque année désormais, est journée de mémoire pour les victimes d’abus sexuels dans l’Église. Rappelons que cette journée a été fixée au vendredi qui suit le troisième dimanche de Carême par l’assemblée des évêques de France en 2021, pour traduire dans la pratique la demande du pape François.<br><br>Dans la vie de l’Église, la mémoire ne nous tourne jamais seulement vers le passé&nbsp;; elle est aussi une anticipation de l’avenir. C’est pourquoi cette journée mémorielle doit servir à une prise de conscience de la nécessité d’agir pour éviter les situations qui peuvent conduire aux diverses formes d’emprise et d’abus sur les personnes les plus vulnérables, les enfants en particulier.<br><br>Les initiatives proposées pour cette journée sont d’abord liturgiques, car c’est d’abord dans sa prière que l’Église fait mémoire, demande pardon, intercède et supplie. On peut puiser avec profit dans les lectures du quatrième dimanche de Carême, ainsi la deuxième lecture, tirée de la lettre aux Éphésiens (5, 8-14)&nbsp;: «&nbsp;Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière.&nbsp;» Demandons de ne pas occulter le mal qui a été commis et de faire advenir la lumière là où régnaient les ténèbres. Ou bien encore l’évangile de l’aveugle-né en saint Jean (9, 1-41), dans lequel Jésus dénonce l’hypocrisie des pharisiens en ces termes&nbsp;: «&nbsp;Je suis venu dans ce monde pour un jugement&nbsp;: que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles.&nbsp;» On peut aussi prier avec le chemin de croix&nbsp;: chacun choisira la forme de prière qui lui convient le mieux.<br><br>Je voudrais citer en conclusion quelques réflexions de Georgette Blaquière dans son beau livre L’Évangile de Marie qui est devenu un classique. Elle médite sur le fait que Dieu a livré son Corps entre les mains de Marie comme il se livrera aux mains de Marie de Béthanie pour l’onction en vue de sa sépulture et aux saintes femmes pour sa mise au tombeau, et elle écrit ceci&nbsp;: «&nbsp;Jésus s’est livré entre les mains des femmes pour qu’elles prennent soin de son Corps. Cela me semble aller très loin au niveau du ministère féminin dans l’Église, un ministère de tendresse et de compassion pour prendre soin du Corps de Jésus.&nbsp;» Tendresse et compassion&nbsp;: le contraire de la prise de possession et de la profanation du corps d’autrui. «&nbsp;Prendre soin du Corps [de Jésus] dans l’adoration et prendre soin du Corps, dans les pauvres et les petits&nbsp;»&nbsp;: c’est un seul et même mouvement qui nous conduit de la prière à l’attention aux plus fragiles, afin qu’à travers nous ils rencontrent dans l’Église un Dieu qui les aime et qui guérit les blessures infligées par des mains criminelles, dans de nombreux cas hélas des mains sacerdotales. Corps vulnérables, corps blessés, corps humiliés, mais appelés à la vie et à la gloire, comme le Corps très saint de Jésus.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les retraites et l'espérance</title><pubDate>Fri, 10 Mar 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-31434</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f055626b3b2ed6a0e00ae4aa189231e3efa31bd92ec71a606f3750ccfc970b7f.mp3" length="3105436" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les retraites et l'espérance</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=349719</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le débat sur l’âge de la retraite bat son plein en ce moment dans notre pays. Il ne s’agit pas pour moi de prendre parti dans ce débat&amp;nbsp;: je n’en ai ni la compétence, ni la légitimité. Mais je voudrais souligner ici une évidence&amp;nbsp;: quel que soit l’âge du départ à la retraite, la question première est de savoir si nous voulons on non que de nouvelles générations soient là pour financer les retraites, c’est-à-dire si les français veulent ou non avoir des enfants. Il est étonnant que cette question, qui sous-tend toutes les autres, apparaisse comme un point aveugle, voire comme un tabou dans le débat politique.&lt;br&gt;Les arguments pour ne pas avoir d’enfants sont divers, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils rencontrent un large écho chez les jeunes. Le travail féminin est un de ces arguments, à notre époque où la promotion de la femme apparaît comme un acquis menacé. Il est sûr que la perspective d’une carrière professionnelle interrompue par les maternités fragilise les femmes par rapport aux hommes sur le marché du travail. Mais le phénomène de dénatalité a d’autres facteurs bien plus profonds. Au risque de rappeler une évidence, je dirai que la volonté d’une société de se prolonger dans ses descendants est un marqueur infaillible de sa confiance en l’avenir. Quand l’avenir est perçu comme menaçant, ou quand une société ne sait plus où elle va, la natalité a tendance à baisser. Au contraire, quand l’humanité reprend confiance en elle-même la natalité repart à la hausse, comme ce fut le cas de manière spectaculaire dans les années qui suivirent la deuxième guerre mondiale. Ce n’était pas seulement grâce à la croissance économique, c’était le fruit d’un regard sur l’avenir qui le considérait comme un défi à relever, une communauté à reconstruire, une promesse à accueillir.&lt;br&gt;Dans son encyclique de 2020 Tous frères (Fratelli tutti) sur «&amp;nbsp;la fraternité et l’amitié sociale&amp;nbsp;», le pape François met en garde contre l’absence de projet collectif, et il commente en disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La baisse de la natalité, qui provoque le vieillissement des populations, associée à l’abandon des personnes âgées à une solitude douloureuse, est une manière subtile de signifier que tout se réduit à nous, que seuls comptent nos intérêts individuels1.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;Comme l’optimisme, la peur est contagieuse, avec le repli sur soi qu’elle entraîne. Qui donnera aux jeunes générations de dominer la peur et de marcher dans l’espérance&amp;nbsp;? La foi chrétienne joue un rôle décisif dans ce domaine, parce qu’elle affirme que nos activités d’ici-bas préparent «&amp;nbsp;la matière du royaume des cieux&amp;nbsp;»2. Je cite une dernière fois le pape François&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’espérance est audace, elle sait regarder au-delà du confort personnel, des petites sécurités et des compensations qui rétrécissent l’horizon, pour s’ouvrir à de grands idéaux qui rendent la vie plus belle et plus digne. Marchons dans l’espérance&amp;nbsp;!3&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>189</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le débat sur l’âge de la retraite bat son plein en ce moment dans notre pays. Il ne s’agit pas pour moi de prendre parti dans ce débat&nbsp;: je n’en ai ni la compétence, ni la légitimité. Mais je voudrais souligner ici une évidence&nbsp;: quel que soit l’âge du départ à la retraite, la question première est de savoir si nous voulons on non que de nouvelles générations soient là pour financer les retraites, c’est-à-dire si les français veulent ou non avoir des enfants. Il est étonnant que cette question, qui sous-tend toutes les autres, apparaisse comme un point aveugle, voire comme un tabou dans le débat politique.<br>Les arguments pour ne pas avoir d’enfants sont divers, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils rencontrent un large écho chez les jeunes. Le travail féminin est un de ces arguments, à notre époque où la promotion de la femme apparaît comme un acquis menacé. Il est sûr que la perspective d’une carrière professionnelle interrompue par les maternités fragilise les femmes par rapport aux hommes sur le marché du travail. Mais le phénomène de dénatalité a d’autres facteurs bien plus profonds. Au risque de rappeler une évidence, je dirai que la volonté d’une société de se prolonger dans ses descendants est un marqueur infaillible de sa confiance en l’avenir. Quand l’avenir est perçu comme menaçant, ou quand une société ne sait plus où elle va, la natalité a tendance à baisser. Au contraire, quand l’humanité reprend confiance en elle-même la natalité repart à la hausse, comme ce fut le cas de manière spectaculaire dans les années qui suivirent la deuxième guerre mondiale. Ce n’était pas seulement grâce à la croissance économique, c’était le fruit d’un regard sur l’avenir qui le considérait comme un défi à relever, une communauté à reconstruire, une promesse à accueillir.<br>Dans son encyclique de 2020 Tous frères (Fratelli tutti) sur «&nbsp;la fraternité et l’amitié sociale&nbsp;», le pape François met en garde contre l’absence de projet collectif, et il commente en disant&nbsp;: «&nbsp;La baisse de la natalité, qui provoque le vieillissement des populations, associée à l’abandon des personnes âgées à une solitude douloureuse, est une manière subtile de signifier que tout se réduit à nous, que seuls comptent nos intérêts individuels1.&nbsp;»<br>Comme l’optimisme, la peur est contagieuse, avec le repli sur soi qu’elle entraîne. Qui donnera aux jeunes générations de dominer la peur et de marcher dans l’espérance&nbsp;? La foi chrétienne joue un rôle décisif dans ce domaine, parce qu’elle affirme que nos activités d’ici-bas préparent «&nbsp;la matière du royaume des cieux&nbsp;»2. Je cite une dernière fois le pape François&nbsp;: «&nbsp;L’espérance est audace, elle sait regarder au-delà du confort personnel, des petites sécurités et des compensations qui rétrécissent l’horizon, pour s’ouvrir à de grands idéaux qui rendent la vie plus belle et plus digne. Marchons dans l’espérance&nbsp;!3&nbsp;»</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Une année de  sécheresse</title><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-31067</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//2e49886429babdf45d159068ac5b825bcf1948233c43c84a7662868f16f9a6c7.mp3" length="3423921" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Une année de  sécheresse</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=347441</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ces derniers temps, on parle beaucoup de la sécheresse. Sécheresse d’hiver, précise-t-on, car d’ordinaire la sécheresse survient plutôt l’été, et l’hiver est normalement la saison où les choses s’arrangent&amp;nbsp;: les cours d’eau se rechargent et le sol se détrempe. C’est pourquoi la sécheresse qui sévit en ce moment dans toute une partie de notre pays, essentiellement le sud et le centre, est particulièrement inquiétante. Elle fait peser de lourdes menaces sur les futures récoltes de cette année, sans oublier l’élevage avec des pâtures mises à mal et ne suffisant plus à nourrir le bétail. La pénurie d’eau risque même de toucher les populations et fait craindre des incendies de forêt précoces et dévastateurs.&amp;lt;br&amp;gt;Dans notre département rural, nous sommes solidaires de tous ceux qui sont touchés, en particulier les agriculteurs et les éleveurs.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Dans la Bible, la sécheresse est souvent présentée comme un châtiment pour le peuple qui s’est détourné de Dieu. On lit par exemple au livre d’Aggée&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’ai appelé la sécheresse sur la terre, sur les montagnes, sur le blé, le vin nouveau, l’huile fraîche et sur tout ce que produit le sol&amp;nbsp;; sur les hommes, les bêtes et sur tout le fruit de vos travaux&amp;nbsp;» (1, 11). Au contraire, selon le livre de Jérémie, l’homme qui compte sur le Seigneur sera béni par l’abondance d’eau&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pareil à un arbre planté au bord de l’eau qui pousse ses racines vers le ruisseau, il ne sent pas venir la chaleur, son feuillage est toujours vert&amp;nbsp;; une année de sécheresse ne l’inquiète pas, il ne cesse de porter du fruit&amp;nbsp;» (17, 8).&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Au chapitre 17 du premier livre des Rois, lorsqu’apparaît le prophète Élie dans le royaume d’Israël qui sacrifie aux idoles, il annonce une grande sécheresse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Par la vie du Seigneur, le Dieu d’Israël que je sers, il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» (17, 1). La prophétie se réalise aussitôt, et il faudra attendre qu’Élie ait purifié le pays des prêtres du dieu Baal pour que la pluie revienne enfin sur la terre.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;La terre sèche, c’est notre humanité rendue stérile par le péché des hommes. Et la pluie symbolise la bénédiction de Dieu qui va lui rendre sa fécondité spirituelle. Les chants de l’Avent, en particulier le vieux chant Rorate coeli, implorent la descente de la rosée du ciel sur la terre. L’eau du ciel devient ainsi le signe qui concrétise le mystère de l’Incarnation et l’itinéraire de salut du Fils de Dieu fait homme&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La pluie et la neige qui descendent du ciel n’y remontent pas sans avoir arrosé la terre, l’avoir fécondée et fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain comestible&amp;nbsp;: de même la parole qui sort de ma bouche ne me revient pas sans résultat, sans avoir fait ce que je voulais et avoir réussi sa mission&amp;nbsp;». Cet oracle du livre d’Isaïe (55, 10-11), nous les entendrons dans la nuit de Pâques&amp;nbsp;: car alors, la Parole de Dieu qui est le Christ aura pleinement fécondé la terre et réussi sa mission.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>209</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ces derniers temps, on parle beaucoup de la sécheresse. Sécheresse d’hiver, précise-t-on, car d’ordinaire la sécheresse survient plutôt l’été, et l’hiver est normalement la saison où les choses s’arrangent : les cours d’eau se rechargent et le sol se détrempe. C’est pourquoi la sécheresse qui sévit en ce moment dans toute une partie de notre pays, essentiellement le sud et le centre, est particulièrement inquiétante. Elle fait peser de lourdes menaces sur les futures récoltes de cette année, sans oublier l’élevage avec des pâtures mises à mal et ne suffisant plus à nourrir le bétail. La pénurie d’eau risque même de toucher les populations et fait craindre des incendies de forêt précoces et dévastateurs.&lt;br&gt;Dans notre département rural, nous sommes solidaires de tous ceux qui sont touchés, en particulier les agriculteurs et les éleveurs.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dans la Bible, la sécheresse est souvent présentée comme un châtiment pour le peuple qui s’est détourné de Dieu. On lit par exemple au livre d’Aggée : « J’ai appelé la sécheresse sur la terre, sur les montagnes, sur le blé, le vin nouveau, l’huile fraîche et sur tout ce que produit le sol ; sur les hommes, les bêtes et sur tout le fruit de vos travaux » (1, 11). Au contraire, selon le livre de Jérémie, l’homme qui compte sur le Seigneur sera béni par l’abondance d’eau : « Pareil à un arbre planté au bord de l’eau qui pousse ses racines vers le ruisseau, il ne sent pas venir la chaleur, son feuillage est toujours vert ; une année de sécheresse ne l’inquiète pas, il ne cesse de porter du fruit » (17, 8).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Au chapitre 17 du premier livre des Rois, lorsqu’apparaît le prophète Élie dans le royaume d’Israël qui sacrifie aux idoles, il annonce une grande sécheresse : « Par la vie du Seigneur, le Dieu d’Israël que je sers, il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole ! » (17, 1). La prophétie se réalise aussitôt, et il faudra attendre qu’Élie ait purifié le pays des prêtres du dieu Baal pour que la pluie revienne enfin sur la terre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La terre sèche, c’est notre humanité rendue stérile par le péché des hommes. Et la pluie symbolise la bénédiction de Dieu qui va lui rendre sa fécondité spirituelle. Les chants de l’Avent, en particulier le vieux chant Rorate coeli, implorent la descente de la rosée du ciel sur la terre. L’eau du ciel devient ainsi le signe qui concrétise le mystère de l’Incarnation et l’itinéraire de salut du Fils de Dieu fait homme : « La pluie et la neige qui descendent du ciel n’y remontent pas sans avoir arrosé la terre, l’avoir fécondée et fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain comestible : de même la parole qui sort de ma bouche ne me revient pas sans résultat, sans avoir fait ce que je voulais et avoir réussi sa mission ». Cet oracle du livre d’Isaïe (55, 10-11), nous les entendrons dans la nuit de Pâques : car alors, la Parole de Dieu qui est le Christ aura pleinement fécondé la terre et réussi sa mission.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Dieu père tout puissant et le mystère du mal</title><pubDate>Fri, 10 Feb 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-30129</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//e96c0a375b7a629ce60acca0ad5eea0efa11a0fdac7632cc538b11c9a8bf4e80.mp3" length="3143053" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Dieu père tout puissant et le mystère du mal</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=339586</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;La terrible catastrophe qui endeuille l’Anatolie turque et une partie de la Syrie nous prend tous à la gorge. Nous entendons le sinistre compteur des victimes qui est sans cesse revu à la hausse. Nous regardons le spectacle de dévastation qu’offrent les villes turques et syriennes. Nous imaginons avec effroi la situation des emmurés vivants qui peut-être survivent encore sous les décombres d’une maison ou d’un immeuble, incapables de se mouvoir par des températures hivernales, et dont les cris de plus en plus affaiblis ne sont plus audibles en surface, là où les secouristes et les familles continuent à s’affairer et à espérer contre toute espérance.&amp;lt;br&amp;gt;Comment réagir en croyants devant de pareilles souffrances&amp;nbsp;? Il est impossible, en pareil cas, de désigner des coupables – mis à part les promoteurs immobiliers qui ont fait fi des précautions à prendre dans les régions exposées aux séismes. Bien sûr, ceux-là devront rendre des comptes, mais la grande question n’est pas celle des culpabilités humaines. La grande question est&amp;nbsp;: pourquoi Dieu permet-il que de telles choses arrivent&amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Dans le Credo, nous affirmons notre foi en Dieu «&amp;nbsp;le Père tout-puissant&amp;nbsp;». Ces deux mots paraissent porter en eux comme une contradiction&amp;nbsp;: un Père dont la bonté aurait à son service la toute-puissance ne devrait-il pas nous garantir une vie exempte de souffrance et préservée de la mort&amp;nbsp;? S’il ne le peut-pas, est-il encore tout-puissant&amp;nbsp;? Et s’il ne le veut pas, est-il encore ce Père plein de bonté que notre foi confesse&amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Pourtant, dans notre foi, c’est bien au Père en sa paternité qu’est attribuée la toute-puissance. Il y a là une clef que la foi chrétienne possède et que les autres religions ignorent. Dire de Dieu qu’il est tout-puissant dans sa paternité, c’est laisser entendre qu’un rôle décisif est attribué à son Fils dans cette toute-puissance. Jésus est en effet Celui par qui s’exerce la toute-puissance de Dieu. Mais si les évangiles nous parlent des miracles accomplis par Jésus, sa puissance ne s’exerce pas d’une manière éclatante, qui s’imposerait à tous comme une évidence&amp;nbsp;: elle choisit la voie de l’humilité, jusqu’à l’abaissement ultime de la croix.&amp;lt;br&amp;gt;En Jésus, la création devient porteuse d’un message. C’est tout à la fois le message de sa beauté et celui de son inachèvement et de sa blessure. Le premier message nous pousse à la contemplation et à l’action de grâce&amp;nbsp;; le second nous fait nous interroger sur ce qu’il y a de cassé dans le monde. Nous sentons alors l’appel qui nous est adressé, en tant que disciples du Christ, non à nous résigner au mal et à la souffrance, mais à coopérer autant que nous le pouvons à faire accéder ce monde à sa propre délivrance. «&amp;nbsp;La création, écrit saint Paul, gémit en travail d’enfantement. Et elle n’est pas seule&amp;nbsp;: nous-mêmes, nous gémissons intérieurement dans l’attente de la filiation et de la rédemption de notre corps&amp;nbsp;» (Romains 8, 22-23).&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>La terrible catastrophe qui endeuille l’Anatolie turque et une partie de la Syrie nous prend tous à la gorge. Nous entendons le sinistre compteur des victimes qui est sans cesse revu à la hausse. Nous regardons le spectacle de dévastation qu’offrent les villes turques et syriennes. Nous imaginons avec effroi la situation des emmurés vivants qui peut-être survivent encore sous les décombres d’une maison ou d’un immeuble, incapables de se mouvoir par des températures hivernales, et dont les cris de plus en plus affaiblis ne sont plus audibles en surface, là où les secouristes et les familles continuent à s’affairer et à espérer contre toute espérance.&lt;br&gt;Comment réagir en croyants devant de pareilles souffrances ? Il est impossible, en pareil cas, de désigner des coupables – mis à part les promoteurs immobiliers qui ont fait fi des précautions à prendre dans les régions exposées aux séismes. Bien sûr, ceux-là devront rendre des comptes, mais la grande question n’est pas celle des culpabilités humaines. La grande question est : pourquoi Dieu permet-il que de telles choses arrivent ?&lt;br&gt;Dans le Credo, nous affirmons notre foi en Dieu « le Père tout-puissant ». Ces deux mots paraissent porter en eux comme une contradiction : un Père dont la bonté aurait à son service la toute-puissance ne devrait-il pas nous garantir une vie exempte de souffrance et préservée de la mort ? S’il ne le peut-pas, est-il encore tout-puissant ? Et s’il ne le veut pas, est-il encore ce Père plein de bonté que notre foi confesse ?&lt;br&gt;Pourtant, dans notre foi, c’est bien au Père en sa paternité qu’est attribuée la toute-puissance. Il y a là une clef que la foi chrétienne possède et que les autres religions ignorent. Dire de Dieu qu’il est tout-puissant dans sa paternité, c’est laisser entendre qu’un rôle décisif est attribué à son Fils dans cette toute-puissance. Jésus est en effet Celui par qui s’exerce la toute-puissance de Dieu. Mais si les évangiles nous parlent des miracles accomplis par Jésus, sa puissance ne s’exerce pas d’une manière éclatante, qui s’imposerait à tous comme une évidence : elle choisit la voie de l’humilité, jusqu’à l’abaissement ultime de la croix.&lt;br&gt;En Jésus, la création devient porteuse d’un message. C’est tout à la fois le message de sa beauté et celui de son inachèvement et de sa blessure. Le premier message nous pousse à la contemplation et à l’action de grâce ; le second nous fait nous interroger sur ce qu’il y a de cassé dans le monde. Nous sentons alors l’appel qui nous est adressé, en tant que disciples du Christ, non à nous résigner au mal et à la souffrance, mais à coopérer autant que nous le pouvons à faire accéder ce monde à sa propre délivrance. « La création, écrit saint Paul, gémit en travail d’enfantement. Et elle n’est pas seule : nous-mêmes, nous gémissons intérieurement dans l’attente de la filiation et de la rédemption de notre corps » (Romains 8, 22-23).</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Quels espoirs pour une paix juste en 2023 ?</title><pubDate>Fri, 27 Jan 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-29490</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5eb310f720e0f8e66186b0b9dfbc2186752a2f0fb27d5e6964d6d66b3650673f.mp3" length="3125080" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Quels espoirs pour une paix juste en 2023 ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=334453</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Personne ne souhaite à l’Ukraine une situation semblable à celle qui existait entre les deux Vietnam avant la conquête du Sud par le Nord ou celle qui subsiste entre les deux Corée&amp;nbsp;: une non belligérance qui fige tant bien que mal un état de fait et qui non seulement ne satisfait personne, mais contient en germe de nouveaux conflits. «&amp;nbsp;Il faudra [donc] écrit Pierre Vimont, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, que chaque camp accepte, le moment venu, de prendre en compte les intérêts légitimes de l’autre pour espérer obtenir une paix juste et durable&amp;nbsp;: juste en demandant à la Russie d’accepter l’intégrité territoriale entière de l’Ukraine, durable en trouvant les moyens de répondre aux préoccupations russes pour la sécurité de leur pays&amp;nbsp;»1. &amp;lt;br&amp;gt;Ces seuls propos, fondés sur l’idée qu’une paix juste est possible sans que soit écrasé l’agresseur, sont tenus pour scandaleux par une partie de l’opinion occidentale. Pierre Vimont insiste pourtant en soutenant que la défaite complète de l’un des deux belligérants est rarement souhaitable car elle aboutit le plus souvent «&amp;nbsp;à un accord inégal&amp;nbsp;» qui fait le lit de conflits ultérieurs&amp;nbsp;: il s’ensuit donc que «&amp;nbsp;toute paix juste nécessite compromis et concessions&amp;nbsp;»2.&amp;lt;br&amp;gt;Cela soulève la question de savoir si nous ne sommes pas déjà devenus les otages des jusqu’au-boutistes dans le conflit ukrainien. C’est la thèse soutenue par l’ancien ministre des Affaires étrangères Pierre Lellouche qui s’interroge sur le bien-fondé du choix désormais de plus en plus clair des États-Unis et de l’Union européenne&amp;nbsp;: non plus «&amp;nbsp;aider l’Ukraine à se défendre, mais bien passer à l’offensive&amp;nbsp;». Selon Pierre Lellouche, ce choix serait dicté par la crainte d’un «&amp;nbsp;pourrissement du conflit, sans vrai vainqueur ni vaincu, avec une guerre larvée qui s’installerait dans la durée&amp;nbsp;», mais il comporterait le risque majeur «&amp;nbsp;de glisser irrémédiablement vers la cobelligérance et une confrontation de plus en plus directe avec les forces russes, ouvrant la voie à d’éventuels dérapages&amp;nbsp;»3.&amp;lt;br&amp;gt;Or, aussi bien dans l’hypothèse d’un échec que dans celle d’un succès, les dangers sont immenses. L’échec conforterait les Russes dans leur détermination à continuer la guerre, mais le succès pourrait fort bien les pousser à une confrontation directe avec les forces de l’OTAN, avec le risque majeur d’un conflit qui ne serait plus maîtrisable.&amp;lt;br&amp;gt;En 1917, trois ans après le début de la première guerre mondiale, le pape Benoît XV appelait solennellement les belligérants à une «&amp;nbsp;paix juste et durable&amp;nbsp;» en énumérant les concessions qu’il faudrait faire de part et d’autre. La réponse de Clemenceau fut de le traiter de «&amp;nbsp;pape boche&amp;nbsp;», tandis que les Allemands le surnommaient le «&amp;nbsp;pape des Français&amp;nbsp;». Ce jusqu’au-boutisme aboutit à prolonger de quatorze mois l’effroyable boucherie du premier conflit mondial.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>190</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Personne ne souhaite à l’Ukraine une situation semblable à celle qui existait entre les deux Vietnam avant la conquête du Sud par le Nord ou celle qui subsiste entre les deux Corée : une non belligérance qui fige tant bien que mal un état de fait et qui non seulement ne satisfait personne, mais contient en germe de nouveaux conflits. « Il faudra [donc] écrit Pierre Vimont, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, que chaque camp accepte, le moment venu, de prendre en compte les intérêts légitimes de l’autre pour espérer obtenir une paix juste et durable : juste en demandant à la Russie d’accepter l’intégrité territoriale entière de l’Ukraine, durable en trouvant les moyens de répondre aux préoccupations russes pour la sécurité de leur pays »1. &lt;br&gt;Ces seuls propos, fondés sur l’idée qu’une paix juste est possible sans que soit écrasé l’agresseur, sont tenus pour scandaleux par une partie de l’opinion occidentale. Pierre Vimont insiste pourtant en soutenant que la défaite complète de l’un des deux belligérants est rarement souhaitable car elle aboutit le plus souvent « à un accord inégal » qui fait le lit de conflits ultérieurs : il s’ensuit donc que « toute paix juste nécessite compromis et concessions »2.&lt;br&gt;Cela soulève la question de savoir si nous ne sommes pas déjà devenus les otages des jusqu’au-boutistes dans le conflit ukrainien. C’est la thèse soutenue par l’ancien ministre des Affaires étrangères Pierre Lellouche qui s’interroge sur le bien-fondé du choix désormais de plus en plus clair des États-Unis et de l’Union européenne : non plus « aider l’Ukraine à se défendre, mais bien passer à l’offensive ». Selon Pierre Lellouche, ce choix serait dicté par la crainte d’un « pourrissement du conflit, sans vrai vainqueur ni vaincu, avec une guerre larvée qui s’installerait dans la durée », mais il comporterait le risque majeur « de glisser irrémédiablement vers la cobelligérance et une confrontation de plus en plus directe avec les forces russes, ouvrant la voie à d’éventuels dérapages »3.&lt;br&gt;Or, aussi bien dans l’hypothèse d’un échec que dans celle d’un succès, les dangers sont immenses. L’échec conforterait les Russes dans leur détermination à continuer la guerre, mais le succès pourrait fort bien les pousser à une confrontation directe avec les forces de l’OTAN, avec le risque majeur d’un conflit qui ne serait plus maîtrisable.&lt;br&gt;En 1917, trois ans après le début de la première guerre mondiale, le pape Benoît XV appelait solennellement les belligérants à une « paix juste et durable » en énumérant les concessions qu’il faudrait faire de part et d’autre. La réponse de Clemenceau fut de le traiter de « pape boche », tandis que les Allemands le surnommaient le « pape des Français ». Ce jusqu’au-boutisme aboutit à prolonger de quatorze mois l’effroyable boucherie du premier conflit mondial.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Qu'est-ce qu'une paix juste ?</title><pubDate>Fri, 20 Jan 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-29136</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b8a780044c84f31aefee631f906460808eb4a889e78c51b2787c5610c1b4810d.mp3" length="3018083" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Qu'est-ce qu'une paix juste ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=331368</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Pour pouvoir répondre à la question «&amp;nbsp;qu’est-ce qu’une paix juste&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», il faut peut-être d’abord se demander s’il y a des guerres justes. Dans la pensée chrétienne, de saint Augustin à saint Thomas d’Aquin et au-delà, il existe des guerres justes&amp;nbsp;: ce sont celles où, ayant tenté jusqu’au bout de sauvegarder la paix, on se résout à faire la guerre «&amp;nbsp;pour le bien commun, et même pour le bien de ceux que l’on combat&amp;nbsp;»1 (Saint Thomas d’Aquin). C’est ainsi que ceux qui combattaient contre l’Allemagne nazie pendant la deuxième guerre mondiale se battaient pour le bien commun, et même pour le bien du peuple allemand qu’il fallait libérer d’un régime oppressif et barbare&amp;nbsp;: car «&amp;nbsp;celui que l’on prive du pouvoir de mal faire subit une défaite profitable&amp;nbsp;». L’impunité du méchant n’est un bien pour personne&amp;nbsp;: c’est seulement une injustice ajoutée à toutes les autres.&amp;lt;br&amp;gt;On peut donc dire, poursuit saint Thomas, que «&amp;nbsp;ceux qui font des guerres justes recherchent la paix&amp;nbsp;». Et en ce sens, on peut tenir le paradoxe de combattre dans un esprit pacifique, afin de conduire tous les belligérants jusqu’au «&amp;nbsp;bienfait de la paix&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;Toujours selon saint Thomas, pour qu’une guerre soit juste il faudra trois conditions&amp;nbsp;: d’abord, que celui qui en décide dispose d’une autorité légitime&amp;nbsp;; ensuite, que la cause de la guerre soit elle-même juste (par exemple la restitution de ce qui a été enlevé par violence)&amp;nbsp;; enfin, que l’intention de ceux qui font la guerre soit droite. «&amp;nbsp;On doit se proposer de promouvoir le bien et d’éviter le mal.&amp;nbsp;» C’est ainsi que, malgré toute la phraséologie déployée à l’époque, la guerre des États-Unis et du Royaume-Uni contre l’Irak en 2003 ne peut aucunement être qualifiée de guerre juste, malgré le caractère dictatorial et injuste du régime de Saddam Hussein.&amp;lt;br&amp;gt;Le fait qu’il puisse exister des guerres justes souligne suffisamment que la paix n’est pas la valeur suprême&amp;nbsp;: il faut que cette paix soit elle-même juste, faute de quoi il sera plus légitime de prendre les armes que de vivre dans l’injustice. Il en est ainsi lorsque la guerre est défensive&amp;nbsp;: les Ukrainiens attaqués par les Russes n’avaient d’autre choix que de riposter pour ne pas vivre sous le joug de l’occupant. Mais comment faire pour que le devoir de défendre son pays contre l’agresseur débouche sur une paix juste&amp;nbsp;? En l’occurrence, l’écrasement final de l’adversaire, comme celui de l’Allemagne en 1945, paraît hautement improbable. On voit tout aussi mal Vladimir Poutine soudain renversé par une révolte populaire ou par une intrigue de palais. Quant à une paix de compromis, elle risque fort d’être une paix injuste portant en germe de nouveaux conflits.&amp;lt;br&amp;gt;Il est pourtant urgent de réfléchir à la paix, car la logique des guerres, outre les souffrances qu’elles provoquent, est de s’étendre toujours plus loin. Mais quel espoir de paix nous reste-t-il aujourd’hui&amp;nbsp;? Je vous propose de continuer à y réfléchir dans la chronique de la semaine prochaine.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>183</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Pour pouvoir répondre à la question « qu’est-ce qu’une paix juste ? », il faut peut-être d’abord se demander s’il y a des guerres justes. Dans la pensée chrétienne, de saint Augustin à saint Thomas d’Aquin et au-delà, il existe des guerres justes : ce sont celles où, ayant tenté jusqu’au bout de sauvegarder la paix, on se résout à faire la guerre « pour le bien commun, et même pour le bien de ceux que l’on combat »1 (Saint Thomas d’Aquin). C’est ainsi que ceux qui combattaient contre l’Allemagne nazie pendant la deuxième guerre mondiale se battaient pour le bien commun, et même pour le bien du peuple allemand qu’il fallait libérer d’un régime oppressif et barbare : car « celui que l’on prive du pouvoir de mal faire subit une défaite profitable ». L’impunité du méchant n’est un bien pour personne : c’est seulement une injustice ajoutée à toutes les autres.&lt;br&gt;On peut donc dire, poursuit saint Thomas, que « ceux qui font des guerres justes recherchent la paix ». Et en ce sens, on peut tenir le paradoxe de combattre dans un esprit pacifique, afin de conduire tous les belligérants jusqu’au « bienfait de la paix ».&lt;br&gt;Toujours selon saint Thomas, pour qu’une guerre soit juste il faudra trois conditions : d’abord, que celui qui en décide dispose d’une autorité légitime ; ensuite, que la cause de la guerre soit elle-même juste (par exemple la restitution de ce qui a été enlevé par violence) ; enfin, que l’intention de ceux qui font la guerre soit droite. « On doit se proposer de promouvoir le bien et d’éviter le mal. » C’est ainsi que, malgré toute la phraséologie déployée à l’époque, la guerre des États-Unis et du Royaume-Uni contre l’Irak en 2003 ne peut aucunement être qualifiée de guerre juste, malgré le caractère dictatorial et injuste du régime de Saddam Hussein.&lt;br&gt;Le fait qu’il puisse exister des guerres justes souligne suffisamment que la paix n’est pas la valeur suprême : il faut que cette paix soit elle-même juste, faute de quoi il sera plus légitime de prendre les armes que de vivre dans l’injustice. Il en est ainsi lorsque la guerre est défensive : les Ukrainiens attaqués par les Russes n’avaient d’autre choix que de riposter pour ne pas vivre sous le joug de l’occupant. Mais comment faire pour que le devoir de défendre son pays contre l’agresseur débouche sur une paix juste ? En l’occurrence, l’écrasement final de l’adversaire, comme celui de l’Allemagne en 1945, paraît hautement improbable. On voit tout aussi mal Vladimir Poutine soudain renversé par une révolte populaire ou par une intrigue de palais. Quant à une paix de compromis, elle risque fort d’être une paix injuste portant en germe de nouveaux conflits.&lt;br&gt;Il est pourtant urgent de réfléchir à la paix, car la logique des guerres, outre les souffrances qu’elles provoquent, est de s’étendre toujours plus loin. Mais quel espoir de paix nous reste-t-il aujourd’hui ? Je vous propose de continuer à y réfléchir dans la chronique de la semaine prochaine.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'encombrant commencement</title><pubDate>Fri, 13 Jan 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-28843</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//13ef6c9947a97e3e3ab72f70326cc42e0b972a10d5317c49427bcd76be545b04.mp3" length="2789459" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'encombrant commencement</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=328635</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il y a quelques jours seulement, nous célébrions l’Épiphanie. Des Mages venus d’Orient avaient fait un long voyage jusqu’au pays des Juifs parce qu’ils avaient scruté le ciel et qu’une étoile leur avait indiqué la direction à suivre.&amp;lt;br&amp;gt;Ainsi donc, les Mages scrutaient le ciel pour y déchiffrer les intentions de Dieu. Le ciel, pour eux, n’était pas le lieu du «&amp;nbsp;silence éternel des espaces infinis&amp;nbsp;» dont parle Blaise Pascal. Non&amp;nbsp;: le ciel était pour eux le lieu d’une Présence, qui adressait à l’humanité un message et qui accompagnait sa marche. Les Mages scrutaient le ciel pour finalement trouver Dieu présent au milieu des hommes.&amp;lt;br&amp;gt;Notre rapport au ciel a bien changé depuis. Nous ne le concevons pas comme un espace d’où nous est adressée une parole (sauf pour ceux qui cherchent des messages venant de populations extraterrestres). Les scientifiques et les astronomes amateurs le voient plutôt comme un objet d’investigation auquel il faut arracher ses secrets. Et depuis quelques mois, en orbite à un million et demi de kilomètres de la terre, le télescope James Webb y recherche les traces du commencement de l’univers.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Pourtant, cela ne veut pas dire que Dieu est absent. Dieu est présent plus que jamais dans ce qui dérange notre conception du monde et met en question nos observations. La question de Dieu est présente dans ce fameux commencement qui a suscité tant de méfiance quand il est redevenu une hypothèse à prendre très au sérieux pour expliquer la naissance de l’univers. Il faut dire que l’astrophysicien qui se remettait à parler d’un commencement de l’univers était un prêtre, l’abbé Lemaître. Cette méfiance se traduisit et se traduit encore par toutes sortes de tentatives pour éviter de parler de commencement&amp;nbsp;: hypothèse d’un univers qui après une phase d’expansion entrerait dans une phase de rétractation, ou encore hypothèse plus échevelée encore des «&amp;nbsp;multivers&amp;nbsp;», c’est-à-dire d’une infinité d’univers.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Le commencement nous dérange… Comment tenir en effet l’affirmation que Dieu n’existe pas s’il y a un commencement&amp;nbsp;? À moins, comme le font un certain nombre de scientifiques, de diviniser l’univers – mais ceci est une autre histoire. «&amp;nbsp;Au commencement, nous dit la Bible, Dieu créa le ciel et la terre&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: ce n’est certes pas une affirmation scientifique, mais c’est une parole autour de laquelle croyants et incroyants, en exerçant le travail de leur raison dans des sphères différentes mais non pas opposées, peuvent se retrouver pour dire ensemble que l’univers, notre univers, n’est pas venu à l’existence par lui-même – et que son origine est un mystère.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>169</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il y a quelques jours seulement, nous célébrions l’Épiphanie. Des Mages venus d’Orient avaient fait un long voyage jusqu’au pays des Juifs parce qu’ils avaient scruté le ciel et qu’une étoile leur avait indiqué la direction à suivre.&lt;br&gt;Ainsi donc, les Mages scrutaient le ciel pour y déchiffrer les intentions de Dieu. Le ciel, pour eux, n’était pas le lieu du « silence éternel des espaces infinis » dont parle Blaise Pascal. Non : le ciel était pour eux le lieu d’une Présence, qui adressait à l’humanité un message et qui accompagnait sa marche. Les Mages scrutaient le ciel pour finalement trouver Dieu présent au milieu des hommes.&lt;br&gt;Notre rapport au ciel a bien changé depuis. Nous ne le concevons pas comme un espace d’où nous est adressée une parole (sauf pour ceux qui cherchent des messages venant de populations extraterrestres). Les scientifiques et les astronomes amateurs le voient plutôt comme un objet d’investigation auquel il faut arracher ses secrets. Et depuis quelques mois, en orbite à un million et demi de kilomètres de la terre, le télescope James Webb y recherche les traces du commencement de l’univers.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pourtant, cela ne veut pas dire que Dieu est absent. Dieu est présent plus que jamais dans ce qui dérange notre conception du monde et met en question nos observations. La question de Dieu est présente dans ce fameux commencement qui a suscité tant de méfiance quand il est redevenu une hypothèse à prendre très au sérieux pour expliquer la naissance de l’univers. Il faut dire que l’astrophysicien qui se remettait à parler d’un commencement de l’univers était un prêtre, l’abbé Lemaître. Cette méfiance se traduisit et se traduit encore par toutes sortes de tentatives pour éviter de parler de commencement : hypothèse d’un univers qui après une phase d’expansion entrerait dans une phase de rétractation, ou encore hypothèse plus échevelée encore des « multivers », c’est-à-dire d’une infinité d’univers.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le commencement nous dérange… Comment tenir en effet l’affirmation que Dieu n’existe pas s’il y a un commencement ? À moins, comme le font un certain nombre de scientifiques, de diviniser l’univers – mais ceci est une autre histoire. « Au commencement, nous dit la Bible, Dieu créa le ciel et la terre » : ce n’est certes pas une affirmation scientifique, mais c’est une parole autour de laquelle croyants et incroyants, en exerçant le travail de leur raison dans des sphères différentes mais non pas opposées, peuvent se retrouver pour dire ensemble que l’univers, notre univers, n’est pas venu à l’existence par lui-même – et que son origine est un mystère.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Bilan d'une vie et retour à la maison</title><pubDate>Fri, 06 Jan 2023 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-28539</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//8402996f03d37a7dcd2bd5efd002dd7b00cc3c466deb8fdb7c94d58a7bdf791f.mp3" length="2977541" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Bilan d'une vie et retour à la maison</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=326075</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Quand disparaît quelqu’un qui a marqué son époque, et qui de plus a été un grand penseur, on s’attend à découvrir de lui des paroles décisives qui soient comme une cristallisation de sa pensée&amp;nbsp;: on a du mal à l’imaginer disant des choses toutes simples.&amp;lt;br&amp;gt;Je me souviens d’amis d’enfance qui étaient allés rendre visite à Jacques Maritain au soir de sa vie. Celui qui avait été un des plus grands philosophes catholiques du XXe siècle, ami personnel de Paul VI, avait choisi d’achever son existence à Toulouse chez les Petits Frères de Jésus au milieu de qui il devait mourir en 1973. Les amis en question avaient fait le voyage pour écouter Maritain et en étaient revenus fort déçus, car le «&amp;nbsp;grand homme&amp;nbsp;» avait parlé avec tant de simplicité qu’il n’avait rien dit qui leur parût particulièrement intéressant et digne de figurer dans un carnet de voyage. Ils n’étaient pas loin d’attribuer cela à un gâtisme précoce chez celui qui s’appelait lui-même «&amp;nbsp;le paysan de la Garonne&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Quand nous lisons le Testament spirituel du pape émérite Benoît XVI, c’est la même simplicité qui nous frappe. Benoît XVI commence par dire merci à Dieu pour tout ce qu’il lui a donné et pour le pardon de ses péchés. Puis tout naturellement, il passe de Dieu à ses parents&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;un foyer merveilleux dont la lumière a irradié de sa clarté toute ma vie jusqu’à ce jour&amp;nbsp;» écrit-il. Ensuite son action de grâce s’élargit à sa sœur, à son frère, à ses amis, à ses enseignants, à ses élèves, et pour finir à son pays pour lequel il exprime la crainte qu’il laisse s’éteindre la foi transmise à travers les générations. Enfin, il demande pardon à tous ceux à qui il a pu faire du mal, et il demande qu’on prie pour lui. Tout passe, mais Jésus demeure&amp;nbsp;: tel est le cri final de ce testament spirituel.&amp;lt;br&amp;gt;J’ai gardé en mémoire un récit particulièrement émouvant de son autobiographie. Il avait dix-huit ans au moment de l’effondrement de l’Allemagne, et il venait d’être libéré de ses obligations militaires. Se souvenant de son retour chez ses parents à Traunstein, il écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;À cet instant, la Jérusalem céleste n’aurait pu me paraître plus belle. Depuis l’église, j’entendais prier et chanter&amp;nbsp;: c’était le soir du vendredi, jour du Sacré-Cœur… De ma vie, je n’ai trouvé un repas aussi délicieux que le simple dîner que notre mère nous prépara avec les produits du jardin.&amp;nbsp;» Il venait de rentrer dans sa maison familiale. Aujourd’hui, il entre dans la Maison du Père où le Christ nous a promis de nous préparer une place. Ce sera notre chez-nous, notre maison familiale et notre joie pour toujours.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Quand disparaît quelqu’un qui a marqué son époque, et qui de plus a été un grand penseur, on s’attend à découvrir de lui des paroles décisives qui soient comme une cristallisation de sa pensée : on a du mal à l’imaginer disant des choses toutes simples.&lt;br&gt;Je me souviens d’amis d’enfance qui étaient allés rendre visite à Jacques Maritain au soir de sa vie. Celui qui avait été un des plus grands philosophes catholiques du XXe siècle, ami personnel de Paul VI, avait choisi d’achever son existence à Toulouse chez les Petits Frères de Jésus au milieu de qui il devait mourir en 1973. Les amis en question avaient fait le voyage pour écouter Maritain et en étaient revenus fort déçus, car le « grand homme » avait parlé avec tant de simplicité qu’il n’avait rien dit qui leur parût particulièrement intéressant et digne de figurer dans un carnet de voyage. Ils n’étaient pas loin d’attribuer cela à un gâtisme précoce chez celui qui s’appelait lui-même « le paysan de la Garonne ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quand nous lisons le Testament spirituel du pape émérite Benoît XVI, c’est la même simplicité qui nous frappe. Benoît XVI commence par dire merci à Dieu pour tout ce qu’il lui a donné et pour le pardon de ses péchés. Puis tout naturellement, il passe de Dieu à ses parents : « un foyer merveilleux dont la lumière a irradié de sa clarté toute ma vie jusqu’à ce jour » écrit-il. Ensuite son action de grâce s’élargit à sa sœur, à son frère, à ses amis, à ses enseignants, à ses élèves, et pour finir à son pays pour lequel il exprime la crainte qu’il laisse s’éteindre la foi transmise à travers les générations. Enfin, il demande pardon à tous ceux à qui il a pu faire du mal, et il demande qu’on prie pour lui. Tout passe, mais Jésus demeure : tel est le cri final de ce testament spirituel.&lt;br&gt;J’ai gardé en mémoire un récit particulièrement émouvant de son autobiographie. Il avait dix-huit ans au moment de l’effondrement de l’Allemagne, et il venait d’être libéré de ses obligations militaires. Se souvenant de son retour chez ses parents à Traunstein, il écrit : « À cet instant, la Jérusalem céleste n’aurait pu me paraître plus belle. Depuis l’église, j’entendais prier et chanter : c’était le soir du vendredi, jour du Sacré-Cœur… De ma vie, je n’ai trouvé un repas aussi délicieux que le simple dîner que notre mère nous prépara avec les produits du jardin. » Il venait de rentrer dans sa maison familiale. Aujourd’hui, il entre dans la Maison du Père où le Christ nous a promis de nous préparer une place. Ce sera notre chez-nous, notre maison familiale et notre joie pour toujours.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>ESPÉRANCE D’ISRAËL ET ESPÉRANCE CHRÉTIENNE</title><pubDate>Fri, 23 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-28133</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//37a058426f8f211fbed43305e73ba9e9c47f8a7bf84ba9cefec8c514ea0aebf9.mp3" length="2938253" type="audio/mpeg"/><itunes:title>ESPÉRANCE D’ISRAËL ET ESPÉRANCE CHRÉTIENNE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=323625</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;À l’approche de cette fête de Noël, une histoire juive me revient en mémoire. Elle est racontée par ce grand écrivain francophone que fut Edmond Fleg, un des principaux fondateurs de l’Amitié judéo-chrétienne.&amp;lt;br&amp;gt;Dans un de ses livres intitulé Jésus raconté par le Juif Errant, Edmond Fleg affirme que tout Juif, qu’il soit croyant ou non, qu’il le sache ou qu’il l’ignore, espère la venue du Messie d’Israël. Selon lui non seulement cette espérance est indéracinable, mais elle se fait d’autant plus forte que les malheurs s’acharnent sur le peuple juif. À l’appui de cette affirmation, il cite un passage du Talmud méditant sur la ruine du Temple de Jérusalem. Quatre rabbins gravissent ensemble la montagne où se dressait autrefois le Temple dans sa splendeur, et qui n’est plus maintenant que désolation. Et voici le récit&amp;nbsp;:&amp;lt;br&amp;gt;Nous venions d’apercevoir un chacal, bondissant hors du Saint des Saints en ruine. Nous pleurions. Mais [l’un d’entre nous, Rabbi] Akiba, riait.&amp;lt;br&amp;gt;Nous lui demandions&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pourquoi ris-tu&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Il nous demandait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pourquoi pleurez-vous&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;Eh quoi&amp;nbsp;? [lui répondions-nous] Du saint lieu nous voyons bondir le chacal, et nous ne pleurerions pas&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;C’est justement pourquoi je ris, répondit Akiba. [Un prophète] a dit&amp;nbsp;: "Jérusalem ne sera plus qu’un monceau de décombres"&amp;nbsp;; et [un autre prophète a dit plus tard]&amp;nbsp;: "de nouveau, sur les places de Jérusalem, les vieux et les vieilles s’assoiront, leurs bâtons à la main, et les filles avec les garçons, danseront leurs danses". Tant que la première de ces paroles ne s’était pas réalisée, je pouvais douter de l’autre&amp;nbsp;; mais maintenant qu’elle s’est montrée véridique, dans la seconde aussi je vois la certitude&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;À l’image de l’espérance d’Abraham, l’espérance d’Israël a appris dans les épreuves à tenir ferme «&amp;nbsp;contre toute espérance&amp;nbsp;» selon l’expression de l’épître aux Romains. Au terme d’une année si éprouvante et si difficile, je vous souhaite d’y penser en priant devant la crèche. J’y pensais moi-même tout récemment devant les restes calcinés de l’abbaye Saint-Georges sur laquelle nous avions fondé tant d’espoirs que l’incendie faisait partir en fumée. Abraham, notre père dans la foi, sans qui l’Enfant Dieu ne serait pas né tant de siècles plus tard. Abraham, notre père devant Celui en qui il a cru, qui «&amp;nbsp;donne la vie aux morts et appelle le néant à l’existence&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Espérant contre toute espérance, il tint ferme… Devant la promesse divine, il ne succomba pas au doute mais il fut fortifié par la foi et il rendit gloire à Dieu&amp;nbsp;» (Romains 4, 17-20).&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>À l’approche de cette fête de Noël, une histoire juive me revient en mémoire. Elle est racontée par ce grand écrivain francophone que fut Edmond Fleg, un des principaux fondateurs de l’Amitié judéo-chrétienne.&lt;br&gt;Dans un de ses livres intitulé Jésus raconté par le Juif Errant, Edmond Fleg affirme que tout Juif, qu’il soit croyant ou non, qu’il le sache ou qu’il l’ignore, espère la venue du Messie d’Israël. Selon lui non seulement cette espérance est indéracinable, mais elle se fait d’autant plus forte que les malheurs s’acharnent sur le peuple juif. À l’appui de cette affirmation, il cite un passage du Talmud méditant sur la ruine du Temple de Jérusalem. Quatre rabbins gravissent ensemble la montagne où se dressait autrefois le Temple dans sa splendeur, et qui n’est plus maintenant que désolation. Et voici le récit :&lt;br&gt;Nous venions d’apercevoir un chacal, bondissant hors du Saint des Saints en ruine. Nous pleurions. Mais [l’un d’entre nous, Rabbi] Akiba, riait.&lt;br&gt;Nous lui demandions : « Pourquoi ris-tu ? » Il nous demandait : « Pourquoi pleurez-vous ? »&lt;br&gt;« Eh quoi ? [lui répondions-nous] Du saint lieu nous voyons bondir le chacal, et nous ne pleurerions pas ? »&lt;br&gt;« C’est justement pourquoi je ris, répondit Akiba. [Un prophète] a dit : &quot;Jérusalem ne sera plus qu’un monceau de décombres&quot; ; et [un autre prophète a dit plus tard] : &quot;de nouveau, sur les places de Jérusalem, les vieux et les vieilles s’assoiront, leurs bâtons à la main, et les filles avec les garçons, danseront leurs danses&quot;. Tant que la première de ces paroles ne s’était pas réalisée, je pouvais douter de l’autre ; mais maintenant qu’elle s’est montrée véridique, dans la seconde aussi je vois la certitude ! »&lt;br&gt;&lt;br&gt;À l’image de l’espérance d’Abraham, l’espérance d’Israël a appris dans les épreuves à tenir ferme « contre toute espérance » selon l’expression de l’épître aux Romains. Au terme d’une année si éprouvante et si difficile, je vous souhaite d’y penser en priant devant la crèche. J’y pensais moi-même tout récemment devant les restes calcinés de l’abbaye Saint-Georges sur laquelle nous avions fondé tant d’espoirs que l’incendie faisait partir en fumée. Abraham, notre père dans la foi, sans qui l’Enfant Dieu ne serait pas né tant de siècles plus tard. Abraham, notre père devant Celui en qui il a cru, qui « donne la vie aux morts et appelle le néant à l’existence » : « Espérant contre toute espérance, il tint ferme… Devant la promesse divine, il ne succomba pas au doute mais il fut fortifié par la foi et il rendit gloire à Dieu » (Romains 4, 17-20).</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les voeux diocésains</title><pubDate>Fri, 16 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-27916</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//2b8bb0a258cd042ab319b6d08cd98af21b94a2c29ee99d1954203205537ac20b.mp3" length="2810357" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les voeux diocésains</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=321944</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>170</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Elle n'avait pas peur</title><pubDate>Fri, 09 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-27537</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//061066fb38e0355579319fea9757dd83cfc36ece3a51e4175d2e66957516900d.mp3" length="3013903" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Elle n'avait pas peur</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=318676</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;La grande peur de l’an Mil n’est qu’une légende colportée, semble-t-il, au XIXe siècle par Michelet qui voyait dans le Moyen Âge une époque d’obscurantisme et de régression vers des superstitions en tout genre. À propos de l’an Mil, il écrivait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Cette fin d’un monde si triste était tout ensemble l’espoir et l’effroi du Moyen Âge… C’est l’image de ce pauvre monde sans espoir&amp;nbsp;: malheur sur malheur, ruine sur ruine. Il fallait qu’il vînt autre chose et on l’attendait.&amp;nbsp;» Ce que ces propos démontrent, c’est que Michelet s’était complètement mépris sur les siècles de foi que stigmatise encore aujourd’hui l’appellation dépréciative de «&amp;nbsp;Moyen Âge&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;La peur du passage de l’an 2000 vers le troisième millénaire n’est pas, au contraire, une histoire inventée&amp;nbsp;: elle s’est bel et bien produite. Cela montre que l’humanité actuelle est habitée par des angoisses plus puissantes que celles de nos ancêtres, parce que plus indéterminées que les leurs. Dans les siècles de foi, on avait peur du jugement de Dieu, mais cette peur était tempérée d’espérance en sa miséricorde. Aujourd’hui, on a mis Dieu au placard et le résultat est qu’on a peur de tout&amp;nbsp;: des diverses crises économiques et monétaires, du chômage et de l’exclusion, des migrants et de la guerre, des coupures de courant et de la sixième extinction massive... Le pire paraît toujours sûr.&amp;lt;br&amp;gt;À l’époque où vivait Marie, dans le village de Nazareth comme dans tout le pays des juifs, on venait aussi de vivre le passage d’un millénaire à l’autre. Bien entendu on ne le savait pas, mais on savait que le plus sûr n’était pas le pire mais le meilleur. Cette époque avait pourtant autant de raisons que la nôtre d’avoir peur du lendemain&amp;nbsp;: on vivait dans un pays opprimé et livré à l’arbitraire du vainqueur. Pourtant, tout le monde était dans l’espérance&amp;nbsp;: c’était l’attente de Celui que Dieu avait promis, cette «&amp;nbsp;force de salut&amp;nbsp;» qui naîtrait «&amp;nbsp;dans la maison de David son serviteur&amp;nbsp;» comme dit le cantique de Zacharie, père de Jean-Baptiste. Ce n’était pas l’attente des grands, mais celle des petits et des humbles. C’était l’attente de Marie.&amp;lt;br&amp;gt;C’est pour cette raison que Marie est la grande figure de l’Avent. Marie n’a pas peur, car elle attend. Marie n’a pas peur, car elle met en Dieu sa confiance. Et l’Église, notre pauvre Église si éprouvée et si décriée, restera toujours le peuple de l’attente. Dans la nuit de ce monde, figurée par le raccourcissement des journées de décembre, elle garde allumée la lampe de l’attente et indomptable la joie de l’espérance. Cette attitude lui est enseignée par Marie, à la fois membre et Mère de l’Église. Marie qui a espéré contre toute espérance de Nazareth à la croix. Marie l’Immaculée, qui guide et soutient l’espérance du peuple de Dieu encore en chemin.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>183</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>La grande peur de l’an Mil n’est qu’une légende colportée, semble-t-il, au XIXe siècle par Michelet qui voyait dans le Moyen Âge une époque d’obscurantisme et de régression vers des superstitions en tout genre. À propos de l’an Mil, il écrivait : « Cette fin d’un monde si triste était tout ensemble l’espoir et l’effroi du Moyen Âge… C’est l’image de ce pauvre monde sans espoir : malheur sur malheur, ruine sur ruine. Il fallait qu’il vînt autre chose et on l’attendait. » Ce que ces propos démontrent, c’est que Michelet s’était complètement mépris sur les siècles de foi que stigmatise encore aujourd’hui l’appellation dépréciative de « Moyen Âge ».&lt;br&gt;La peur du passage de l’an 2000 vers le troisième millénaire n’est pas, au contraire, une histoire inventée : elle s’est bel et bien produite. Cela montre que l’humanité actuelle est habitée par des angoisses plus puissantes que celles de nos ancêtres, parce que plus indéterminées que les leurs. Dans les siècles de foi, on avait peur du jugement de Dieu, mais cette peur était tempérée d’espérance en sa miséricorde. Aujourd’hui, on a mis Dieu au placard et le résultat est qu’on a peur de tout : des diverses crises économiques et monétaires, du chômage et de l’exclusion, des migrants et de la guerre, des coupures de courant et de la sixième extinction massive... Le pire paraît toujours sûr.&lt;br&gt;À l’époque où vivait Marie, dans le village de Nazareth comme dans tout le pays des juifs, on venait aussi de vivre le passage d’un millénaire à l’autre. Bien entendu on ne le savait pas, mais on savait que le plus sûr n’était pas le pire mais le meilleur. Cette époque avait pourtant autant de raisons que la nôtre d’avoir peur du lendemain : on vivait dans un pays opprimé et livré à l’arbitraire du vainqueur. Pourtant, tout le monde était dans l’espérance : c’était l’attente de Celui que Dieu avait promis, cette « force de salut » qui naîtrait « dans la maison de David son serviteur » comme dit le cantique de Zacharie, père de Jean-Baptiste. Ce n’était pas l’attente des grands, mais celle des petits et des humbles. C’était l’attente de Marie.&lt;br&gt;C’est pour cette raison que Marie est la grande figure de l’Avent. Marie n’a pas peur, car elle attend. Marie n’a pas peur, car elle met en Dieu sa confiance. Et l’Église, notre pauvre Église si éprouvée et si décriée, restera toujours le peuple de l’attente. Dans la nuit de ce monde, figurée par le raccourcissement des journées de décembre, elle garde allumée la lampe de l’attente et indomptable la joie de l’espérance. Cette attitude lui est enseignée par Marie, à la fois membre et Mère de l’Église. Marie qui a espéré contre toute espérance de Nazareth à la croix. Marie l’Immaculée, qui guide et soutient l’espérance du peuple de Dieu encore en chemin.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Réflexions sur un impossible débat</title><pubDate>Fri, 02 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-27331</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//40c3dbb794d922748aed0414c28cea25e99b2ab4ddbcdce159face9341fb9875.mp3" length="3131350" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Réflexions sur un impossible débat</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=316328</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Je suis sûr que beaucoup de nos concitoyens, souhaiteraient un vrai débat sur la question de l’avortement. Mais ce débat s’avère impossible à cause de l’hystérisation qui règne autour de ce sujet. La pression exercée sur les sénateurs pour qu’ils capitulent sur l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution en est aujourd’hui un signe inquiétant.&amp;lt;br&amp;gt;Un premier moyen de dépassionner est de rappeler les données historiques. Contrairement à ce qu’on laisse croire, la loi Veil de 1975 n’instaurait pas un nouveau droit&amp;nbsp;: elle décidait une dépénalisation. «&amp;nbsp;Dépénaliser&amp;nbsp;» signifie renoncer à sanctionner un délit. Cela veut dire que la loi Veil, à bien des égards si critiquable, ne remettait pas en question le fait que l’avortement n’est pas un acte qui n’engage que le droit individuel dont chacun dispose sur son propre corps, mais reste un acte irréversible sur le corps et sur la vie d’autrui.&amp;lt;br&amp;gt;À la base de la demande que l’avortement soit considéré comme un droit, il y a l’affirmation résumée dans un slogan fameux&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;mon corps m’appartient&amp;nbsp;». C’est précisément ce slogan qui devrait pouvoir faire l’objet d’un débat serein et responsable. En effet dans la question de l’avortement il ne s’agit pas de «&amp;nbsp;mon corps&amp;nbsp;», mais du corps d’un autre, et c’est là toute la différence. Autant le suicide ou la réassignation sexuelle, quoi qu’on en pense par ailleurs, peuvent être revendiqués par leurs partisans comme des droits individuels, autant ce genre d’argument est impossible pour l’avortement. Sauf à ne plus savoir de quoi on parle et à considérer l’enfant à naître comme un «&amp;nbsp;amas de cellules&amp;nbsp;», au mépris des données de la science la plus récente.&amp;lt;br&amp;gt;Ce ne sont donc pas ceux qui demandent un débat de fond qui sont les témoins d’une pensée archaïque (à part ceux qui en font une arme politique au service d’autres desseins plus scabreux). Ceux qui relèvent d’un mode de pensée archaïque sont ceux qui s’arc-boutent sur des mots d’ordre faisant fi des données de la science contemporaine. Au Moyen Âge, saint Thomas d’Aquin pouvait encore considérer que le fœtus n’était un être humain qu’à partir d’un certain stade de la grossesse parce que la science de son temps était encore dans l’enfance. Aujourd’hui il n’est plus possible de dire cela&amp;nbsp;: un ovule fécondé contient en germe tout ce qui constituera la personne à venir, et on lui doit donc le même respect qu’à toute personne.&amp;lt;br&amp;gt;Ce que je viens de dire n’enlève rien au drame que vivent des femmes souvent très jeunes et laissées seules par leur compagnon devant une grossesse non désirée. Et on peut m’objecter qu’il est facile à un homme de parler en leur nom. Mais tout être humain, homme ou femme, a le droit de savoir et le devoir de dire ce qu’est un acte de mort. L’enjeu n’est rien de moins que notre commune humanité.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>190</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Je suis sûr que beaucoup de nos concitoyens, souhaiteraient un vrai débat sur la question de l’avortement. Mais ce débat s’avère impossible à cause de l’hystérisation qui règne autour de ce sujet. La pression exercée sur les sénateurs pour qu’ils capitulent sur l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution en est aujourd’hui un signe inquiétant.&lt;br&gt;Un premier moyen de dépassionner est de rappeler les données historiques. Contrairement à ce qu’on laisse croire, la loi Veil de 1975 n’instaurait pas un nouveau droit : elle décidait une dépénalisation. « Dépénaliser » signifie renoncer à sanctionner un délit. Cela veut dire que la loi Veil, à bien des égards si critiquable, ne remettait pas en question le fait que l’avortement n’est pas un acte qui n’engage que le droit individuel dont chacun dispose sur son propre corps, mais reste un acte irréversible sur le corps et sur la vie d’autrui.&lt;br&gt;À la base de la demande que l’avortement soit considéré comme un droit, il y a l’affirmation résumée dans un slogan fameux : « mon corps m’appartient ». C’est précisément ce slogan qui devrait pouvoir faire l’objet d’un débat serein et responsable. En effet dans la question de l’avortement il ne s’agit pas de « mon corps », mais du corps d’un autre, et c’est là toute la différence. Autant le suicide ou la réassignation sexuelle, quoi qu’on en pense par ailleurs, peuvent être revendiqués par leurs partisans comme des droits individuels, autant ce genre d’argument est impossible pour l’avortement. Sauf à ne plus savoir de quoi on parle et à considérer l’enfant à naître comme un « amas de cellules », au mépris des données de la science la plus récente.&lt;br&gt;Ce ne sont donc pas ceux qui demandent un débat de fond qui sont les témoins d’une pensée archaïque (à part ceux qui en font une arme politique au service d’autres desseins plus scabreux). Ceux qui relèvent d’un mode de pensée archaïque sont ceux qui s’arc-boutent sur des mots d’ordre faisant fi des données de la science contemporaine. Au Moyen Âge, saint Thomas d’Aquin pouvait encore considérer que le fœtus n’était un être humain qu’à partir d’un certain stade de la grossesse parce que la science de son temps était encore dans l’enfance. Aujourd’hui il n’est plus possible de dire cela : un ovule fécondé contient en germe tout ce qui constituera la personne à venir, et on lui doit donc le même respect qu’à toute personne.&lt;br&gt;Ce que je viens de dire n’enlève rien au drame que vivent des femmes souvent très jeunes et laissées seules par leur compagnon devant une grossesse non désirée. Et on peut m’objecter qu’il est facile à un homme de parler en leur nom. Mais tout être humain, homme ou femme, a le droit de savoir et le devoir de dire ce qu’est un acte de mort. L’enjeu n’est rien de moins que notre commune humanité.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La spirale de la pauvreté</title><pubDate>Fri, 25 Nov 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-27090</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//bbbd55604ba23a02d6b78a811d15d20910ecb9bc36d0264528684d12a324f6c4.mp3" length="2631889" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La spirale de la pauvreté</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=313122</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le Secours Catholique vient de publier son rapport annuel sur l’état de la pauvreté en France. Il s’intitule À l’épreuve des crises, enquête sur les budgets des plus précaires, et il nous livre un constat accablant. L’étude de l’impact de la crise budgétaire que nous traversons sur les foyers les plus modestes, montre que leur fragile équilibre financier a bien souvent été rompu. Tout près de nous, bien des gens sont sur le fil du rasoir et sur le point de basculer. Il suffit, me dit le président de notre délégation départementale, qu’un loyer augmente de 24 Euros et c’est la catastrophe. Oui, vous avez bien entendu&amp;nbsp;: 24 Euros&amp;nbsp;! Presque rien, et on en est réduit du jour au lendemain à se tourner vers les restos du cœur et vers la banque alimentaire.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;L’énergie et l’alimentation, rappelle Véronique Devise (présidente du Secours Catholique), servent déjà de variables d’ajustement pour les ménages qui vivent sur la corde raide, alors nous craignons des drames avec l’hiver qui vient, car les aides annoncées ne suffisent pas à compenser le choc. À quoi ces ménages, déjà coutumiers de choix impossibles, qui font souffrir le corps et le cœur, devront-ils renoncer&amp;nbsp;: à payer le loyer, au risque d’une expulsion&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Le mot d’ordre du Secours Catholique est&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;marcher au pas des plus pauvres&amp;nbsp;». Cela signifie s’interdire de faire de l’assistanat, mais aider les personnes à parler et à être reconnues, afin qu’elles puissent, dans toute la mesure du possible, retrouver leur dignité et la maîtrise de leur propre destin. L’assistanat est certes relativement facile à mettre en œuvre, mais il est humiliant, il ne permet pas aux personnes de dominer leur situation de précarité et les y enfonce au contraire. Enfin, il ne prépare aucun avenir car le jour où les aides cessent, la situation antérieure réapparaît identique à ce qu’elle était au début.&amp;lt;br&amp;gt;À l’échelle des pouvoirs publics, ce qui apparaît à cette lumière n’est pas tant l’insuffisance des aides que l’absence d’une politique structurelle pour combattre la pauvreté. C’est toute notre société qui doit repenser sa manière de traiter la condition des plus fragiles, celle des personnes âgées, celle des jeunes et celle des migrants. La valeur d’une société se mesure à sa capacité de donner ses chances à chacun de ses membres et de n’en laisser aucun de côté.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>159</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le Secours Catholique vient de publier son rapport annuel sur l’état de la pauvreté en France. Il s’intitule À l’épreuve des crises, enquête sur les budgets des plus précaires, et il nous livre un constat accablant. L’étude de l’impact de la crise budgétaire que nous traversons sur les foyers les plus modestes, montre que leur fragile équilibre financier a bien souvent été rompu. Tout près de nous, bien des gens sont sur le fil du rasoir et sur le point de basculer. Il suffit, me dit le président de notre délégation départementale, qu’un loyer augmente de 24 Euros et c’est la catastrophe. Oui, vous avez bien entendu : 24 Euros ! Presque rien, et on en est réduit du jour au lendemain à se tourner vers les restos du cœur et vers la banque alimentaire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;« L’énergie et l’alimentation, rappelle Véronique Devise (présidente du Secours Catholique), servent déjà de variables d’ajustement pour les ménages qui vivent sur la corde raide, alors nous craignons des drames avec l’hiver qui vient, car les aides annoncées ne suffisent pas à compenser le choc. À quoi ces ménages, déjà coutumiers de choix impossibles, qui font souffrir le corps et le cœur, devront-ils renoncer : à payer le loyer, au risque d’une expulsion ? »&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le mot d’ordre du Secours Catholique est : « marcher au pas des plus pauvres ». Cela signifie s’interdire de faire de l’assistanat, mais aider les personnes à parler et à être reconnues, afin qu’elles puissent, dans toute la mesure du possible, retrouver leur dignité et la maîtrise de leur propre destin. L’assistanat est certes relativement facile à mettre en œuvre, mais il est humiliant, il ne permet pas aux personnes de dominer leur situation de précarité et les y enfonce au contraire. Enfin, il ne prépare aucun avenir car le jour où les aides cessent, la situation antérieure réapparaît identique à ce qu’elle était au début.&lt;br&gt;À l’échelle des pouvoirs publics, ce qui apparaît à cette lumière n’est pas tant l’insuffisance des aides que l’absence d’une politique structurelle pour combattre la pauvreté. C’est toute notre société qui doit repenser sa manière de traiter la condition des plus fragiles, celle des personnes âgées, celle des jeunes et celle des migrants. La valeur d’une société se mesure à sa capacité de donner ses chances à chacun de ses membres et de n’en laisser aucun de côté.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>UN TEXTE DE DIETRICH BONHOEFFER</title><pubDate>Fri, 18 Nov 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-26890</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//03284944224000be528df4d0b592d648a7eaaf63f4ac8a93cb95d87685dedce2.mp3" length="2822896" type="audio/mpeg"/><itunes:title>UN TEXTE DE DIETRICH BONHOEFFER</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=310439</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis auditeurs de RCF, dans la tourmente que nous traversons je ne me sens pas capable de faire autre chose, comme je l’ai fait la semaine dernière, que de vous partager des textes qui m’ont personnellement aidé. Il se trouve que pendant que nous étions à Lourdes, un frère évêque nous a lu un texte du théologien allemand Dietrich Bonhoeffer qui m’a réconforté et que je voudrais vous faire entendre à mon tour. Le voici.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;Dans sa grâce, Dieu ne nous permet pas de vivre, ne serait-ce que quelques semaines, dans l’Église de nos rêves… Car Dieu n’est pas un Dieu d’émotions sentimentales, mais un Dieu de vérité. C’est pourquoi seule la communauté qui ne craint pas la déception qu’inévitablement elle éprouvera en prenant conscience de toutes ses tares, pourra commencer d’être telle que Dieu la veut et saisir par la foi la promesse qui lui est faite. Il vaut mieux pour l’ensemble des croyants, et pour le croyant lui-même, que cette déception se produise le plus tôt possible. Vouloir à tout prix l’éviter et prétendre s’accrocher à une image chimérique de l’Église (…), c’est construire sur le sable et se condamner, tôt ou tard, à faire faillite. (…)&amp;lt;br&amp;gt;Lorsque la vie de la communauté est gravement menacée par le péché et l’incompréhension, un frère demeure un frère, même coupable. Je reste placé avec lui sous la parole du Christ (…) Le moment où se produit la grande déception dont nous avons parlé à propos de nos contacts avec les autres croyants, peut être pour nous tous une heure vraiment salutaire&amp;nbsp;; car elle nous fait comprendre que nous ne pouvons absolument pas compter, pour vivre ensemble, sur nos propres paroles, sur nos propres actions, mais uniquement sur la Parole et sur l’Action qui réellement nous lient les uns aux autres, à savoir le pardon de nos péchés par Jésus-Christ. La vraie communauté chrétienne est à ce prix&amp;nbsp;: c’est quand nous cessons de rêver à son sujet qu’elle nous est donnée. (…)&amp;lt;br&amp;gt;Nous devons apprendre à remercier Dieu tous les jours pour la grâce qu’il nous accorde en nous plaçant dans une communauté chrétienne, quelle qu’elle soit. Il se peut qu’elle n’ait rien d’extraordinaire à nous offrir. Il se peut qu’elle se distingue plutôt par beaucoup de faiblesse, par beaucoup de difficultés intérieures et très peu de foi&amp;nbsp;; qu’importe&amp;nbsp;! (…) Il en est de la communauté des chrétiens comme de la sanctification dans notre vie personnelle&amp;nbsp;: c’est un don de Dieu.&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Dietrich Bonhoeffer, pasteur luthérien né en 1906, fut exécuté par les nazis le 9 avril 1945.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>171</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis auditeurs de RCF, dans la tourmente que nous traversons je ne me sens pas capable de faire autre chose, comme je l’ai fait la semaine dernière, que de vous partager des textes qui m’ont personnellement aidé. Il se trouve que pendant que nous étions à Lourdes, un frère évêque nous a lu un texte du théologien allemand Dietrich Bonhoeffer qui m’a réconforté et que je voudrais vous faire entendre à mon tour. Le voici.&lt;br&gt;&lt;br&gt;« Dans sa grâce, Dieu ne nous permet pas de vivre, ne serait-ce que quelques semaines, dans l’Église de nos rêves… Car Dieu n’est pas un Dieu d’émotions sentimentales, mais un Dieu de vérité. C’est pourquoi seule la communauté qui ne craint pas la déception qu’inévitablement elle éprouvera en prenant conscience de toutes ses tares, pourra commencer d’être telle que Dieu la veut et saisir par la foi la promesse qui lui est faite. Il vaut mieux pour l’ensemble des croyants, et pour le croyant lui-même, que cette déception se produise le plus tôt possible. Vouloir à tout prix l’éviter et prétendre s’accrocher à une image chimérique de l’Église (…), c’est construire sur le sable et se condamner, tôt ou tard, à faire faillite. (…)&lt;br&gt;Lorsque la vie de la communauté est gravement menacée par le péché et l’incompréhension, un frère demeure un frère, même coupable. Je reste placé avec lui sous la parole du Christ (…) Le moment où se produit la grande déception dont nous avons parlé à propos de nos contacts avec les autres croyants, peut être pour nous tous une heure vraiment salutaire ; car elle nous fait comprendre que nous ne pouvons absolument pas compter, pour vivre ensemble, sur nos propres paroles, sur nos propres actions, mais uniquement sur la Parole et sur l’Action qui réellement nous lient les uns aux autres, à savoir le pardon de nos péchés par Jésus-Christ. La vraie communauté chrétienne est à ce prix : c’est quand nous cessons de rêver à son sujet qu’elle nous est donnée. (…)&lt;br&gt;Nous devons apprendre à remercier Dieu tous les jours pour la grâce qu’il nous accorde en nous plaçant dans une communauté chrétienne, quelle qu’elle soit. Il se peut qu’elle n’ait rien d’extraordinaire à nous offrir. Il se peut qu’elle se distingue plutôt par beaucoup de faiblesse, par beaucoup de difficultés intérieures et très peu de foi ; qu’importe ! (…) Il en est de la communauté des chrétiens comme de la sanctification dans notre vie personnelle : c’est un don de Dieu. »&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dietrich Bonhoeffer, pasteur luthérien né en 1906, fut exécuté par les nazis le 9 avril 1945.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Bouleversés et résolus</title><pubDate>Fri, 11 Nov 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-26758</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//0857d8c3672e2fdcfb73d2a8ff0dfafcab190a695ec554211b6b810fd47fbb68.mp3" length="2468049" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Bouleversés et résolus</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=308075</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers frères et sœurs,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Réunis en &lt;a href="https://eglise.catholique.fr/glossaire/assemblee-pleniere"&gt;Assemblée plénière&lt;/a&gt; à Lourdes, nous avons entendu la stupéfaction, la colère, la tristesse, le découragement suscités par ce que nous apprenons au sujet &lt;a href="https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/530885-declaration-de-mgr-eric-de-moulins-beaufort-president-de-la-conference-des-eveques-de-france-au-sujet-de-mgr-michel-santier/"&gt;de Mgr Michel Santier, ancien évêque de Luçon puis de Créteil&lt;/a&gt;, et maintenant au sujet de Mgr Jean-Pierre Ricard, ancien &lt;a href="https://eglise.catholique.fr/glossaire/archeveque"&gt;archevêque&lt;/a&gt; de Montpellier puis de Bordeaux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous sommes conscients que ces révélations affectent douloureusement les personnes victimes, en particulier celles qui avaient choisi de nous faire confiance. Nous constatons l’ébranlement de nombreux fidèles, de prêtres, de diacres, de personnes consacrées. Ces sentiments sont également les nôtres. Membres d’un même corps &lt;a href="https://eglise.catholique.fr/glossaire/ecclesial"&gt;ecclésial&lt;/a&gt;, nous sommes nous aussi blessés, atteints en profondeur. (…)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certains ont pu se demander si le droit de l’Eglise n’organisait pas une forme d’impunité ou de traitement particulier des évêques. (…) Nous le redisons avec force&amp;nbsp;: il n’y a pas, et il ne peut pas y avoir, d’impunité des évêques. (…)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certains s’interrogent : dans les circonstances présentes, quel crédit donner aux engagements pris il y a un an &lt;a href="https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/lutter-contre-pedophilie/lutte-contre-la-pedophilie-accueil-du-rapport-de-la-commission-independante-sur-les-abus-sexuels-dans-leglise-ciase/"&gt;pour tirer les conséquences du rapport de la CIASE&lt;/a&gt;&amp;nbsp;? Nous pouvons en donner l’assurance&amp;nbsp;: une transformation des pratiques est bel et bien en cours, avec l’aide de nombreux fidèles &lt;a href="https://eglise.catholique.fr/glossaire/laics"&gt;laïcs&lt;/a&gt; particulièrement qualifiés, dont des personnes victimes. Des décisions sont déjà prises et mises en œuvre. Diocèses et mouvements d’Eglise s’impliquent de manière plus construite dans la protection des mineurs. Les groupes de travail décidés il y a un an rendront leurs conclusions en mars 2023. Nous venons de faire un point d’étape avec eux au cours de cette Assemblée. Ce travail de fond commence à porter du fruit. Nous continuerons sur cette lancée. (…)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Frères et sœurs, humblement mais de tout cœur, nous continuons le travail entrepris pour que l’Eglise soit une maison plus sûre. Les personnes victimes demeurent plus que jamais au cœur de notre attention. Vos attentes et vos exigences sont légitimes et vraiment entendues. Nous les accueillons comme venant du Seigneur lui-même. C’est tous ensemble, nous en avons conscience, que nous pouvons contribuer à une fidélité renouvelée à l’Évangile. C’est notre prière et notre détermination modeste mais résolue.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>149</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers frères et sœurs,</p><p>Réunis en <a href="https://eglise.catholique.fr/glossaire/assemblee-pleniere">Assemblée plénière</a> à Lourdes, nous avons entendu la stupéfaction, la colère, la tristesse, le découragement suscités par ce que nous apprenons au sujet <a href="https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/530885-declaration-de-mgr-eric-de-moulins-beaufort-president-de-la-conference-des-eveques-de-france-au-sujet-de-mgr-michel-santier/">de Mgr Michel Santier, ancien évêque de Luçon puis de Créteil</a>, et maintenant au sujet de Mgr Jean-Pierre Ricard, ancien <a href="https://eglise.catholique.fr/glossaire/archeveque">archevêque</a> de Montpellier puis de Bordeaux.</p><p>Nous sommes conscients que ces révélations affectent douloureusement les personnes victimes, en particulier celles qui avaient choisi de nous faire confiance. Nous constatons l’ébranlement de nombreux fidèles, de prêtres, de diacres, de personnes consacrées. Ces sentiments sont également les nôtres. Membres d’un même corps <a href="https://eglise.catholique.fr/glossaire/ecclesial">ecclésial</a>, nous sommes nous aussi blessés, atteints en profondeur. (…)</p><p>Certains ont pu se demander si le droit de l’Eglise n’organisait pas une forme d’impunité ou de traitement particulier des évêques. (…) Nous le redisons avec force&nbsp;: il n’y a pas, et il ne peut pas y avoir, d’impunité des évêques. (…)</p><p>Certains s’interrogent : dans les circonstances présentes, quel crédit donner aux engagements pris il y a un an <a href="https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/lutter-contre-pedophilie/lutte-contre-la-pedophilie-accueil-du-rapport-de-la-commission-independante-sur-les-abus-sexuels-dans-leglise-ciase/">pour tirer les conséquences du rapport de la CIASE</a>&nbsp;? Nous pouvons en donner l’assurance&nbsp;: une transformation des pratiques est bel et bien en cours, avec l’aide de nombreux fidèles <a href="https://eglise.catholique.fr/glossaire/laics">laïcs</a> particulièrement qualifiés, dont des personnes victimes. Des décisions sont déjà prises et mises en œuvre. Diocèses et mouvements d’Eglise s’impliquent de manière plus construite dans la protection des mineurs. Les groupes de travail décidés il y a un an rendront leurs conclusions en mars 2023. Nous venons de faire un point d’étape avec eux au cours de cette Assemblée. Ce travail de fond commence à porter du fruit. Nous continuerons sur cette lancée. (…)</p><p>Frères et sœurs, humblement mais de tout cœur, nous continuons le travail entrepris pour que l’Eglise soit une maison plus sûre. Les personnes victimes demeurent plus que jamais au cœur de notre attention. Vos attentes et vos exigences sont légitimes et vraiment entendues. Nous les accueillons comme venant du Seigneur lui-même. C’est tous ensemble, nous en avons conscience, que nous pouvons contribuer à une fidélité renouvelée à l’Évangile. C’est notre prière et notre détermination modeste mais résolue.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Systémique ?</title><pubDate>Fri, 04 Nov 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-26523</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//4c641369a95d69cb6a77294661a0da9f0fb30d9a3df1f92050a387d06991d8e7.mp3" length="3166040" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Systémique ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=305193</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;À l’heure où j’écris cette chronique, personne ne sait encore ce qui va sortir de l’assemblée plénière des évêques de France qui se tient à Lourdes du 3 au 8 novembre. Une chose est sûre cependant&amp;nbsp;: nous, les évêques, sommes de nouveau au pied du mur. Nous sommes interpellés à la suite de «&amp;nbsp;l’affaire Santier&amp;nbsp;», sur la sincérité des engagements que nous avons pris l’an passé à la suite du rapport de la CIASE. En clair, nous sommes accusés d’être des menteurs. Non pas d’abord parce qu’une nouvelle fois des actes gravissimes ont été commis par un prêtre instrumentalisant le sacrement de la confession (il y en a eu d’autres, hélas)&amp;nbsp;; non pas d’abord parce que ce prêtre a plus tard accepté sa nomination comme évêque (il y en a eu d’autres aussi)&amp;nbsp;; mais d’abord parce que ces scandales pesant à jamais sur l’existence des victimes n’ont pas été à temps dévoilés, condamnés, sanctionnés comme ils auraient dû l’être. &amp;lt;br&amp;gt;L’an passé, c’était une culture de l’autorité laissant la porte ouverte aux abus d’autorité qui était dénoncée, le fameux «&amp;nbsp;cléricalisme&amp;nbsp;» dont parle le pape François. Cette année, c’est spécifiquement la culture du secret, de la procrastination, de la préservation des apparences qui est clouée au pilori. «&amp;nbsp;Ils savaient et ils n’ont rien dit&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: c’est le titre d’un des nombreux articles parus ces derniers jours. Et il ne sert à rien de répondre qu’«&amp;nbsp;ils&amp;nbsp;» ne savaient pas tous et qu’«&amp;nbsp;ils&amp;nbsp;» ne savaient pas tout, même si c’est vrai. Il ne sert à rien de se retrancher derrière la lenteur des procédures, même si l’emballement avec ses conséquences médiatiques est un fléau. Il ne sert à rien non plus de déplorer l’inefficacité de certaines mesures disciplinaires, comme celles qui visaient dans les années 50 les deux frères Philippe, si l’on ne s’interroge pas jusqu’au bout sur les causes d’une pareille inefficacité. Il ne sert à rien enfin de mettre sur pied de nouvelles instances d’accueil, d’écoute, d’aide à la reconstruction des victimes si la culture elle-même demeure en place. Or nous autres évêques sommes accusés aujourd’hui d’avoir été façonnés par cette culture-là, qui engendre aujourd’hui tant de dégoût et de colère.&amp;lt;br&amp;gt;Tout cela serait-il donc «&amp;nbsp;systémique&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? J’ai milité et je milite toujours pour qu’on emploie ce mot avec précaution pour ne pas déresponsabiliser les personnes en faisant tout porter sur les structures. Jean-Paul II, qui connaissait de l’intérieur la vulgate marxiste expliquant le mal par les structures perverses de la société, avait proposé une notion qui est un trait de génie, celle de «&amp;nbsp;structures de péché&amp;nbsp;». L’explication ultime du mal ne réside pas dans les structures, mais ce sont des hommes pécheurs qui fabriquent toutes sortes de structures perverses. Et si ces structures perverses résultent de fautes personnelles, des décisions personnelles clairvoyantes et courageuses, peuvent assainir ce qui a été perverti. Des décisions personnelles clairvoyantes et courageuses&amp;nbsp;: voilà ce qui est attendu de nous aujourd’hui.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>192</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>À l’heure où j’écris cette chronique, personne ne sait encore ce qui va sortir de l’assemblée plénière des évêques de France qui se tient à Lourdes du 3 au 8 novembre. Une chose est sûre cependant : nous, les évêques, sommes de nouveau au pied du mur. Nous sommes interpellés à la suite de « l’affaire Santier », sur la sincérité des engagements que nous avons pris l’an passé à la suite du rapport de la CIASE. En clair, nous sommes accusés d’être des menteurs. Non pas d’abord parce qu’une nouvelle fois des actes gravissimes ont été commis par un prêtre instrumentalisant le sacrement de la confession (il y en a eu d’autres, hélas) ; non pas d’abord parce que ce prêtre a plus tard accepté sa nomination comme évêque (il y en a eu d’autres aussi) ; mais d’abord parce que ces scandales pesant à jamais sur l’existence des victimes n’ont pas été à temps dévoilés, condamnés, sanctionnés comme ils auraient dû l’être. &lt;br&gt;L’an passé, c’était une culture de l’autorité laissant la porte ouverte aux abus d’autorité qui était dénoncée, le fameux « cléricalisme » dont parle le pape François. Cette année, c’est spécifiquement la culture du secret, de la procrastination, de la préservation des apparences qui est clouée au pilori. « Ils savaient et ils n’ont rien dit » : c’est le titre d’un des nombreux articles parus ces derniers jours. Et il ne sert à rien de répondre qu’« ils » ne savaient pas tous et qu’« ils » ne savaient pas tout, même si c’est vrai. Il ne sert à rien de se retrancher derrière la lenteur des procédures, même si l’emballement avec ses conséquences médiatiques est un fléau. Il ne sert à rien non plus de déplorer l’inefficacité de certaines mesures disciplinaires, comme celles qui visaient dans les années 50 les deux frères Philippe, si l’on ne s’interroge pas jusqu’au bout sur les causes d’une pareille inefficacité. Il ne sert à rien enfin de mettre sur pied de nouvelles instances d’accueil, d’écoute, d’aide à la reconstruction des victimes si la culture elle-même demeure en place. Or nous autres évêques sommes accusés aujourd’hui d’avoir été façonnés par cette culture-là, qui engendre aujourd’hui tant de dégoût et de colère.&lt;br&gt;Tout cela serait-il donc « systémique » ? J’ai milité et je milite toujours pour qu’on emploie ce mot avec précaution pour ne pas déresponsabiliser les personnes en faisant tout porter sur les structures. Jean-Paul II, qui connaissait de l’intérieur la vulgate marxiste expliquant le mal par les structures perverses de la société, avait proposé une notion qui est un trait de génie, celle de « structures de péché ». L’explication ultime du mal ne réside pas dans les structures, mais ce sont des hommes pécheurs qui fabriquent toutes sortes de structures perverses. Et si ces structures perverses résultent de fautes personnelles, des décisions personnelles clairvoyantes et courageuses, peuvent assainir ce qui a été perverti. Des décisions personnelles clairvoyantes et courageuses : voilà ce qui est attendu de nous aujourd’hui.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Je me réfugie dans l'Évangile</title><pubDate>Fri, 28 Oct 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-26217</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//7301ac6a1f685dbe707d9e1c50b8e1179ade249051f0f477be3cf6dbc63c0d91.mp3" length="2724257" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Je me réfugie dans l'Évangile</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=303196</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Je me réfugie dans l’Évangile comme dans la chair de Jésus-Christ&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: ces paroles sont d’Ignace d’Antioche, un des premiers auteurs chrétiens, martyr à Rome au tout début du deuxième siècle. Il les a écrites dans sa lettre aux habitants de Philadelphie (Phil V, 1). Pour lui, l’Évangile n’est pas un texte, même si à cette époque les évangiles sont déjà rédigés. L’Évangile est la parole vivante et agissante de Jésus, qui ne peut être enfermée dans aucun texte comme le dit Jean l’évangéliste&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Jésus a accompli encore beaucoup d’autres choses. Si on les écrivait une à une, j’imagine que le monde ne contiendrait pas les livres qui en seraient écrits&amp;nbsp;» (Jean 21, 25). Et la parole vivante et agissante de Jésus est comme sa «&amp;nbsp;chair&amp;nbsp;», c’est-à-dire le sacrement de sa Personne. Il y a continuité entre elle et l’Eucharistie.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;Se réfugier&amp;nbsp;» dans l’Évangile, c’est y trouver son abri, son port d’attache contre les tempêtes, ce qui donne sens à ce que l’on fait et à ce que l’on subit. C’est aussi, selon une image que j’aime particulièrement, se réfugier dans les plaies du Sauveur qui sont devenues glorieuses dans la résurrection&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Porte ta main et entre dans mon côté, dit Jésus à Thomas, ne sois pas incrédule mais croyant&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» (Jean 20, 27). Car le lieu de la blessure est le lieu d’où jaillit la vie.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Ces réflexions ne sont évidemment pas sans rapport avec les nouvelles blessures infligées à l’Église par les révélations touchant Michel Santier, ancien évêque de Créteil. En écrivant «&amp;nbsp;l’Église&amp;nbsp;», qu’on n’imagine pas que je ne parle que de ce qu’il est convenu d’appeler «&amp;nbsp;l’institution&amp;nbsp;». Car ces blessures sont d’abord celles des victimes, membres du Corps de l’Église et pour qui un prêtre devenu plus tard évêque a été fauteur de scandale. Ces blessures sont celles causées par l’instrumentalisation d’un sacrement, le sacrement de pénitence, où se rejoignent et communiquent le sanctuaire de l’intimité des personnes et le sanctuaire de la miséricorde de Dieu.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Mais Ignace d’Antioche continue, imperturbable&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je me réfugie dans l’Évangile comme dans la chair de Jésus-Christ… et dans les Apôtres comme dans l’assemblée des prêtres de l’Église.&amp;nbsp;» Et dans une autre de ses lettres, il écrivait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Sans les apôtres et les prêtres, on ne peut parler d’Église&amp;nbsp;» (Tralliens III, 1).&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Église, qui es-tu pour que le pire puisse se trouver en toi et qu’on doive pourtant te dire sainte&amp;nbsp;? Apôtres, qui êtes-vous pour que sans vous on ne puisse parler d’Église&amp;nbsp;? Et surtout, qui peut oser affirmer que la vie peut encore l’emporter sur les blessures&amp;nbsp;? Qui, sinon Celui-là même dont les blessures sont devenues le lieu de notre guérison&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>165</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>« Je me réfugie dans l’Évangile comme dans la chair de Jésus-Christ » : ces paroles sont d’Ignace d’Antioche, un des premiers auteurs chrétiens, martyr à Rome au tout début du deuxième siècle. Il les a écrites dans sa lettre aux habitants de Philadelphie (Phil V, 1). Pour lui, l’Évangile n’est pas un texte, même si à cette époque les évangiles sont déjà rédigés. L’Évangile est la parole vivante et agissante de Jésus, qui ne peut être enfermée dans aucun texte comme le dit Jean l’évangéliste : « Jésus a accompli encore beaucoup d’autres choses. Si on les écrivait une à une, j’imagine que le monde ne contiendrait pas les livres qui en seraient écrits » (Jean 21, 25). Et la parole vivante et agissante de Jésus est comme sa « chair », c’est-à-dire le sacrement de sa Personne. Il y a continuité entre elle et l’Eucharistie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;« Se réfugier » dans l’Évangile, c’est y trouver son abri, son port d’attache contre les tempêtes, ce qui donne sens à ce que l’on fait et à ce que l’on subit. C’est aussi, selon une image que j’aime particulièrement, se réfugier dans les plaies du Sauveur qui sont devenues glorieuses dans la résurrection : « Porte ta main et entre dans mon côté, dit Jésus à Thomas, ne sois pas incrédule mais croyant ! » (Jean 20, 27). Car le lieu de la blessure est le lieu d’où jaillit la vie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ces réflexions ne sont évidemment pas sans rapport avec les nouvelles blessures infligées à l’Église par les révélations touchant Michel Santier, ancien évêque de Créteil. En écrivant « l’Église », qu’on n’imagine pas que je ne parle que de ce qu’il est convenu d’appeler « l’institution ». Car ces blessures sont d’abord celles des victimes, membres du Corps de l’Église et pour qui un prêtre devenu plus tard évêque a été fauteur de scandale. Ces blessures sont celles causées par l’instrumentalisation d’un sacrement, le sacrement de pénitence, où se rejoignent et communiquent le sanctuaire de l’intimité des personnes et le sanctuaire de la miséricorde de Dieu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Mais Ignace d’Antioche continue, imperturbable : « Je me réfugie dans l’Évangile comme dans la chair de Jésus-Christ… et dans les Apôtres comme dans l’assemblée des prêtres de l’Église. » Et dans une autre de ses lettres, il écrivait : « Sans les apôtres et les prêtres, on ne peut parler d’Église » (Tralliens III, 1).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Église, qui es-tu pour que le pire puisse se trouver en toi et qu’on doive pourtant te dire sainte ? Apôtres, qui êtes-vous pour que sans vous on ne puisse parler d’Église ? Et surtout, qui peut oser affirmer que la vie peut encore l’emporter sur les blessures ? Qui, sinon Celui-là même dont les blessures sont devenues le lieu de notre guérison ?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Trois nouveaux serviteurs dans une Eglise servante</title><pubDate>Fri, 21 Oct 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-25850</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//a947c37cae3483e6322bedf449a65ea1faa37bc51dc298ddb3fb63a33e760980.mp3" length="2930729" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Trois nouveaux serviteurs dans une Eglise servante</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=300457</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Grande joie pour notre Église diocésaine&amp;nbsp;: ce dimanche 23 octobre à 15 heures à la cathédrale, trois hommes seront ordonnés diacres&amp;nbsp;! Leur ordination portera à seize le nombre des diacres à titre permanent en activité au service du diocèse. Tous trois sont mariés et pères de famille, et je tiens à exprimer ma gratitude à leurs épouses et à leurs enfants qui ont accepté par avance les changements que cette ordination allait apporter dans la vie des trois familles. Mais on reçoit autant qu’on donne, ils en ont déjà fait l’expérience&amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;C’est le Concile Vatican II qui a souhaité que «&amp;nbsp;puisse être rétabli le diaconat en tant que degré propre et permanent de la hiérarchie&amp;nbsp;» (Lumen Gentium 29), le mot «&amp;nbsp;hiérarchie&amp;nbsp;» n’ayant pas, faut-il le rappeler, un sens militaire ou administratif, mais signifiant la communication de tout ce qui vient de Dieu. Si le diacre est «&amp;nbsp;serviteur&amp;nbsp;», comme l’indique son nom, c’est donc en premier lieu en tant que serviteur des dons de Dieu pour son peuple. Exactement comme le prêtre, mais avec un ministère centré sur la Parole et conduisant vers l’Eucharistie. Dans un beau passage de l’épître aux Romains (15, 16), saint Paul se donne à lui-même le titre de «&amp;nbsp;prêtre de l’Évangile de Dieu&amp;nbsp;», signifiant par là qu’il n’y a pas de rupture entre l’annonce de l’Évangile et la fonction sacerdotale, la première acheminant vers la seconde. Tel est bien le rôle du diacre&amp;nbsp;: être pour sa part «&amp;nbsp;prêtre de l’Évangile de Dieu&amp;nbsp;» en faisant signe vers la Parole faite chair qui se fait pain pour rassasier notre faim.&amp;lt;br&amp;gt;Et les pauvres dans tout cela&amp;nbsp;? Le diacre n’est-il pas tout particulièrement à leur service&amp;nbsp;? Bien sûr que si&amp;nbsp;! Et loin d’être étranger à la liturgie de l’Évangile, le souci des pauvres en fait pleinement partie. Saint Paul toujours, quand il reçoit sa mission propre d’aller vers les païens tandis que Pierre, Jacques et Jean iront vers les Juifs, reçoit en même temps le rappel d’avoir «&amp;nbsp;à se souvenir des pauvres&amp;nbsp;», ce que, précise-t-il, il a toujours eu soin de faire (Galates 2, 10). Si les pauvres sont nos seigneurs parce que le Pauvre est notre Seigneur, alors le service des pauvres a lui aussi quelque chose d’eucharistique. &amp;lt;br&amp;gt;En définitive, le diacre n’est pas dans une sorte de no man’s land entre l’Église et le monde, entre l’autel et la rue&amp;nbsp;: il est pleinement de l’Église dont il est ministre, pleinement de l’autel où il est officiant. Et c’est justement pour cette raison qu’il apporte dans son milieu de vie, dans le monde et dans la rue, la bonne odeur de l’Évangile, la Parole de vie qui se fait Pain de vie.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Grande joie pour notre Église diocésaine : ce dimanche 23 octobre à 15 heures à la cathédrale, trois hommes seront ordonnés diacres ! Leur ordination portera à seize le nombre des diacres à titre permanent en activité au service du diocèse. Tous trois sont mariés et pères de famille, et je tiens à exprimer ma gratitude à leurs épouses et à leurs enfants qui ont accepté par avance les changements que cette ordination allait apporter dans la vie des trois familles. Mais on reçoit autant qu’on donne, ils en ont déjà fait l’expérience !&lt;br&gt;C’est le Concile Vatican II qui a souhaité que « puisse être rétabli le diaconat en tant que degré propre et permanent de la hiérarchie » (Lumen Gentium 29), le mot « hiérarchie » n’ayant pas, faut-il le rappeler, un sens militaire ou administratif, mais signifiant la communication de tout ce qui vient de Dieu. Si le diacre est « serviteur », comme l’indique son nom, c’est donc en premier lieu en tant que serviteur des dons de Dieu pour son peuple. Exactement comme le prêtre, mais avec un ministère centré sur la Parole et conduisant vers l’Eucharistie. Dans un beau passage de l’épître aux Romains (15, 16), saint Paul se donne à lui-même le titre de « prêtre de l’Évangile de Dieu », signifiant par là qu’il n’y a pas de rupture entre l’annonce de l’Évangile et la fonction sacerdotale, la première acheminant vers la seconde. Tel est bien le rôle du diacre : être pour sa part « prêtre de l’Évangile de Dieu » en faisant signe vers la Parole faite chair qui se fait pain pour rassasier notre faim.&lt;br&gt;Et les pauvres dans tout cela ? Le diacre n’est-il pas tout particulièrement à leur service ? Bien sûr que si ! Et loin d’être étranger à la liturgie de l’Évangile, le souci des pauvres en fait pleinement partie. Saint Paul toujours, quand il reçoit sa mission propre d’aller vers les païens tandis que Pierre, Jacques et Jean iront vers les Juifs, reçoit en même temps le rappel d’avoir « à se souvenir des pauvres », ce que, précise-t-il, il a toujours eu soin de faire (Galates 2, 10). Si les pauvres sont nos seigneurs parce que le Pauvre est notre Seigneur, alors le service des pauvres a lui aussi quelque chose d’eucharistique. &lt;br&gt;En définitive, le diacre n’est pas dans une sorte de no man’s land entre l’Église et le monde, entre l’autel et la rue : il est pleinement de l’Église dont il est ministre, pleinement de l’autel où il est officiant. Et c’est justement pour cette raison qu’il apporte dans son milieu de vie, dans le monde et dans la rue, la bonne odeur de l’Évangile, la Parole de vie qui se fait Pain de vie.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le crépi et le feu</title><pubDate>Fri, 14 Oct 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-25532</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//2f014158299f070b89b41a0e01f7ad072ab052fb1bfb8b6cb9d9b577f65fe25e.mp3" length="3140963" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le crépi et le feu</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=297691</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le prophète Ézéchiel, qui vivait au VIe siècle avant le Christ, s’en est pris à tous les faux prophètes qui sévissaient de son temps&amp;nbsp;: vous savez, ces gens qu’on rencontre à toute époque, qui se vantent d’avoir des solutions pour tout, mais qui ne s’attaquent qu’aux apparences. Pour caractériser les fausses solutions proposées par ces faux prophètes, Ézéchiel utilise l’image du crépi. Je le cite&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ils égarent mon peuple en disant&amp;nbsp;: "Paix&amp;nbsp;!" alors qu’il n’y a pas de paix. Tandis qu’il bâtit une muraille, les voici qui la couvrent de crépi… Eh bien&amp;nbsp;! ainsi parle le Seigneur&amp;nbsp;: "J’abattrai le mur que vous aurez couvert de crépi, il tombera et vous périrez sous lui&amp;nbsp;!"&amp;nbsp;» (Ez 13, 10…13-14). Enduire un mur de crépi a du sens si le mur est solidement bâti&amp;nbsp;; mais si le mur est rempli de failles et de trous, le crépi n’est qu’une illusion, un cache-misère. Ainsi en est-il de ces experts en fausses solutions qui, dans la société, dans l’Église ou dans nos relations quotidiennes, s’y entendent pour enfumer les autres&amp;nbsp;! Crépi ou fumée, le but est toujours le même&amp;nbsp;: empêcher de voir le réel et entretenir l’illusion qu’on a trouvé des réponses. Le mur couvert de crépi est bien lisse et paraît refait à neuf, mais derrière cette apparence il n’y a que ruine et désolation.&amp;lt;br&amp;gt;Une autre image vient contrebalancer celle du crépi&amp;nbsp;: celle qu’utilise saint Jean de la Croix dans la Nuit obscure pour faire comprendre comment Dieu agit en nous. Cette image est celle de la bûche qu’on met dans le feu. Comme la bûche est humide, elle a l’air de tenir le feu en échec. Mais le feu prend son temps&amp;nbsp;: patiemment il sèche la bûche, il en fait sortir l’eau dont elle était gorgée, il en fait partir toutes les impuretés. «&amp;nbsp;Et finalement, poursuit Jean de la Croix, commençant à l’enflammer par dehors et à l’échauffer, il en arrive à la transformer en lui et à la rendre aussi belle que le feu lui-même&amp;nbsp;» (Nuit obscure II, 10). C’est à partir de l’intérieur, du foyer qui a été allumé en elle, que la bûche finit par être embrasée tout entière.&amp;lt;br&amp;gt;Le crépi fait semblant de conserver alors qu’il se contente de cacher&amp;nbsp;; le feu paraît détruire alors qu’il purifie ce qu’il porte à incandescence et finit par l’identifier à lui-même. Le crépi maquille l’apparence, le feu transforme la substance. Les deux comparaisons nous aident à mieux comprendre comment Dieu agit en nous&amp;nbsp;: il démasque les faux semblants, et si nous nous laissons faire il nous transforme de l’intérieur pour nous embraser de son amour et de sa vérité. Qu’il a-t-il de mieux, en définitive, pour lutter contre l’hypocrisie qui gangrène notre humanité, que de nous laisser habiter par le feu de son Esprit&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le prophète Ézéchiel, qui vivait au VIe siècle avant le Christ, s’en est pris à tous les faux prophètes qui sévissaient de son temps : vous savez, ces gens qu’on rencontre à toute époque, qui se vantent d’avoir des solutions pour tout, mais qui ne s’attaquent qu’aux apparences. Pour caractériser les fausses solutions proposées par ces faux prophètes, Ézéchiel utilise l’image du crépi. Je le cite : « Ils égarent mon peuple en disant : &quot;Paix !&quot; alors qu’il n’y a pas de paix. Tandis qu’il bâtit une muraille, les voici qui la couvrent de crépi… Eh bien ! ainsi parle le Seigneur : &quot;J’abattrai le mur que vous aurez couvert de crépi, il tombera et vous périrez sous lui !&quot; » (Ez 13, 10…13-14). Enduire un mur de crépi a du sens si le mur est solidement bâti ; mais si le mur est rempli de failles et de trous, le crépi n’est qu’une illusion, un cache-misère. Ainsi en est-il de ces experts en fausses solutions qui, dans la société, dans l’Église ou dans nos relations quotidiennes, s’y entendent pour enfumer les autres ! Crépi ou fumée, le but est toujours le même : empêcher de voir le réel et entretenir l’illusion qu’on a trouvé des réponses. Le mur couvert de crépi est bien lisse et paraît refait à neuf, mais derrière cette apparence il n’y a que ruine et désolation.&lt;br&gt;Une autre image vient contrebalancer celle du crépi : celle qu’utilise saint Jean de la Croix dans la Nuit obscure pour faire comprendre comment Dieu agit en nous. Cette image est celle de la bûche qu’on met dans le feu. Comme la bûche est humide, elle a l’air de tenir le feu en échec. Mais le feu prend son temps : patiemment il sèche la bûche, il en fait sortir l’eau dont elle était gorgée, il en fait partir toutes les impuretés. « Et finalement, poursuit Jean de la Croix, commençant à l’enflammer par dehors et à l’échauffer, il en arrive à la transformer en lui et à la rendre aussi belle que le feu lui-même » (Nuit obscure II, 10). C’est à partir de l’intérieur, du foyer qui a été allumé en elle, que la bûche finit par être embrasée tout entière.&lt;br&gt;Le crépi fait semblant de conserver alors qu’il se contente de cacher ; le feu paraît détruire alors qu’il purifie ce qu’il porte à incandescence et finit par l’identifier à lui-même. Le crépi maquille l’apparence, le feu transforme la substance. Les deux comparaisons nous aident à mieux comprendre comment Dieu agit en nous : il démasque les faux semblants, et si nous nous laissons faire il nous transforme de l’intérieur pour nous embraser de son amour et de sa vérité. Qu’il a-t-il de mieux, en définitive, pour lutter contre l’hypocrisie qui gangrène notre humanité, que de nous laisser habiter par le feu de son Esprit ?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La communion aux malades</title><pubDate>Thu, 06 Oct 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-25207</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b9d9159d049b8d1dd143a6df6a54b2d6a6e056f295de0dae53fd8d82c37cf51a.mp3" length="2961240" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La communion aux malades</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=295201</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En ces premiers jours d’octobre, les personnes qui participent à la Pastorale de la Santé se retrouvent pour une journée de rentrée et de formation. Parmi elles se trouvent les personnes chargées de porter la communion aux malades un service qui, dans la plupart des diocèses, porte le nom de «&amp;nbsp;service évangélique des malades&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;L’Eucharistie n’est pas une chose (une sorte de «&amp;nbsp;relique&amp;nbsp;» à conserver dans un reliquaire)&amp;nbsp;: l’eucharistie est un acte qui engage toute l’Église. La célébration de la messe suit un déroulement précis et réunit depuis la plus haute antiquité l’assemblée chrétienne le jour du Seigneur (puis les autres jours de la semaine au fur et à mesure que l’on prenait conscience que le Corps de Jésus est notre «&amp;nbsp;pain quotidien&amp;nbsp;»). Mais l’eucharistie est aussi un sacrement unique en son genre&amp;nbsp;: à la différence de ce qui se passe dans les autres sacrements, la matière du sacrement (le pain et le vin consacrés) demeure après sa célébration. Le pain ne redevient pas du pain, le vin ne redevient pas du vin. De là découle la prise de conscience très précoce de la possibilité de porter aux malades le pain eucharistique consacré à la messe. C’est l’origine de la réserve eucharistique. Le culte eucharistique en-dehors de la messe ne se développera que plus tard.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Nous possédons des récits de martyrs de l’eucharistie&amp;nbsp;: le plus célèbre est saint Tarcisius, jeune martyr sous Valérien (263-275), dont l’existence est connue par son inscription sur un tombeau gravée sur l’ordre du pape Damase&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tandis que le vertueux Tarcisius portait le Sacrement du Christ, une main impie s'avança pour l'exposer au mépris des profanes&amp;nbsp;; mais lui-même préféra être battu à mort et rendre l'âme plutôt que d'exposer à des chiens enragés les membres célestes.&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Récit légendaire bien sûr, mais qui souligne que l’acte de porter la communion est tout sauf anodin. Une hymne mariale dit en s’adressant à Marie «&amp;nbsp;tu portes Celui qui porte tout&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: on peut appliquer cette apostrophe à la personne qui porte l’eucharistie.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;La communion aux malades concerne enfin toute la communauté chrétienne. Le Pape Benoît XVI le soulignait en écrivant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je voudrais attirer l’attention de toute la communauté ecclésiale sur la nécessité pastorale d’assurer l’assistance spirituelle aux malades… Il faut faire en sorte que nos frères et sœurs puissent s’approcher fréquemment de la communion sacramentelle. Renforçant de cette façon leur relation avec le Christ crucifié et ressuscité, ils pourront ressentir leur existence comme pleinement insérée dans la vie et la mission de l’Église1.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En ces premiers jours d’octobre, les personnes qui participent à la Pastorale de la Santé se retrouvent pour une journée de rentrée et de formation. Parmi elles se trouvent les personnes chargées de porter la communion aux malades un service qui, dans la plupart des diocèses, porte le nom de « service évangélique des malades ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;L’Eucharistie n’est pas une chose (une sorte de « relique » à conserver dans un reliquaire) : l’eucharistie est un acte qui engage toute l’Église. La célébration de la messe suit un déroulement précis et réunit depuis la plus haute antiquité l’assemblée chrétienne le jour du Seigneur (puis les autres jours de la semaine au fur et à mesure que l’on prenait conscience que le Corps de Jésus est notre « pain quotidien »). Mais l’eucharistie est aussi un sacrement unique en son genre : à la différence de ce qui se passe dans les autres sacrements, la matière du sacrement (le pain et le vin consacrés) demeure après sa célébration. Le pain ne redevient pas du pain, le vin ne redevient pas du vin. De là découle la prise de conscience très précoce de la possibilité de porter aux malades le pain eucharistique consacré à la messe. C’est l’origine de la réserve eucharistique. Le culte eucharistique en-dehors de la messe ne se développera que plus tard.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous possédons des récits de martyrs de l’eucharistie : le plus célèbre est saint Tarcisius, jeune martyr sous Valérien (263-275), dont l’existence est connue par son inscription sur un tombeau gravée sur l’ordre du pape Damase : « Tandis que le vertueux Tarcisius portait le Sacrement du Christ, une main impie s&#039;avança pour l&#039;exposer au mépris des profanes ; mais lui-même préféra être battu à mort et rendre l&#039;âme plutôt que d&#039;exposer à des chiens enragés les membres célestes. »&lt;br&gt;Récit légendaire bien sûr, mais qui souligne que l’acte de porter la communion est tout sauf anodin. Une hymne mariale dit en s’adressant à Marie « tu portes Celui qui porte tout » : on peut appliquer cette apostrophe à la personne qui porte l’eucharistie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La communion aux malades concerne enfin toute la communauté chrétienne. Le Pape Benoît XVI le soulignait en écrivant : « Je voudrais attirer l’attention de toute la communauté ecclésiale sur la nécessité pastorale d’assurer l’assistance spirituelle aux malades… Il faut faire en sorte que nos frères et sœurs puissent s’approcher fréquemment de la communion sacramentelle. Renforçant de cette façon leur relation avec le Christ crucifié et ressuscité, ils pourront ressentir leur existence comme pleinement insérée dans la vie et la mission de l’Église1. »</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les Anges et leur mission</title><pubDate>Fri, 30 Sep 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-24870</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//64e9b42ff69e619537ab00a44b784ec396427bfe5d6a3f31f0161049b2398ad4.mp3" length="2953299" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les Anges et leur mission</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=292632</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;La fin de septembre et le début d’octobre sont marqués par la présence des anges. Ou plutôt par leur mémoire, car ils sont toujours présents&amp;nbsp;! Mais nous n’avons pas trop de deux fêtes pour nous souvenir d’eux et leur demander leur secours.&amp;lt;br&amp;gt;Saint Grégoire le Grand nous rappelle que le nom d’anges désigne la fonction de ces créatures spirituelles&amp;nbsp;: ce nom signifie en effet «&amp;nbsp;envoyés&amp;nbsp;», ce qui souligne d’emblée la solidarité qui unit les anges à tous les humains, car c’est bien vers nous qu’ils sont envoyés pour nous servir. Étrange chose que de purs esprits soient mis par Dieu au service d’êtres de chair et de sang&amp;nbsp;! Il semble même que ce paradoxe soit à l’origine de la révolte de Lucifer, le chef des anges déchus&amp;nbsp;: il aurait dit à Dieu son refus catégorique de servir, considérant qu’il était indigne de lui de s’abaisser à secourir les hommes. Pour les bons anges, c’est tout le contraire&amp;nbsp;: chez eux, aucune trace d’amertume ou de jalousie. Comme le dit saint Jean Chrysostome, «&amp;nbsp;ils se réjouissent de notre bien, comme ils souffrent quand nous en sommes privés&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;Le 29 septembre, nous fêtons les archanges Michel, Gabriel et Raphaël. Toujours selon saint Grégoire, leurs noms désignent leur action. C’est ainsi que Michel signifie «&amp;nbsp;qui est comme Dieu&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», Gabriel «&amp;nbsp;Force de Dieu&amp;nbsp;» et Raphaël «&amp;nbsp;Dieu guérit&amp;nbsp;». Le premier est donc chargé de rappeler la grandeur de Dieu, le second de manifester sa puissance, et le troisième de guérir en son Nom.&amp;lt;br&amp;gt;Le 2 octobre, quand ce jour ne tombe pas un dimanche, c’est la fête des saints anges gardiens. Des auteurs de l’Église primitive affirment que chacun de nous possède un ange et un démon qui s’occupent de lui&amp;nbsp;! L’ange attire l’âme vers le bien, le démon vers le mal. Il y a, écrit Hermas, «&amp;nbsp;deux anges pour l’homme&amp;nbsp;: l’ange de la justice et l’ange du mal. L’ange de la justice est délicat, réservé, doux paisible. Quand il entre dans ton cœur, il te parle aussitôt de justice, de sainteté, de tempérance, de toute œuvre juste. Lorsque ces pensées s’élèvent dans ton cœur, sache que l’ange de justice est avec toi. L’ange du mal est au contraire irascible, plein d’aigreur. Reconnais-le à ses œuvres.&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;De cette doctrine sur les anges, la tradition de l’Église n’a voulu retenir que les bons anges, les anges gardiens. Nous sommes tellement experts à nous tenter nous-mêmes que nous n’avons guère besoin d’un démon pour cela. Mais est-ce que nous pensons suffisamment à prier nos anges gardiens&amp;nbsp;? Et si nous n’y pensons pas, qu’attendons-nous pour le faire&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>179</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>La fin de septembre et le début d’octobre sont marqués par la présence des anges. Ou plutôt par leur mémoire, car ils sont toujours présents ! Mais nous n’avons pas trop de deux fêtes pour nous souvenir d’eux et leur demander leur secours.&lt;br&gt;Saint Grégoire le Grand nous rappelle que le nom d’anges désigne la fonction de ces créatures spirituelles : ce nom signifie en effet « envoyés », ce qui souligne d’emblée la solidarité qui unit les anges à tous les humains, car c’est bien vers nous qu’ils sont envoyés pour nous servir. Étrange chose que de purs esprits soient mis par Dieu au service d’êtres de chair et de sang ! Il semble même que ce paradoxe soit à l’origine de la révolte de Lucifer, le chef des anges déchus : il aurait dit à Dieu son refus catégorique de servir, considérant qu’il était indigne de lui de s’abaisser à secourir les hommes. Pour les bons anges, c’est tout le contraire : chez eux, aucune trace d’amertume ou de jalousie. Comme le dit saint Jean Chrysostome, « ils se réjouissent de notre bien, comme ils souffrent quand nous en sommes privés ».&lt;br&gt;Le 29 septembre, nous fêtons les archanges Michel, Gabriel et Raphaël. Toujours selon saint Grégoire, leurs noms désignent leur action. C’est ainsi que Michel signifie « qui est comme Dieu ? », Gabriel « Force de Dieu » et Raphaël « Dieu guérit ». Le premier est donc chargé de rappeler la grandeur de Dieu, le second de manifester sa puissance, et le troisième de guérir en son Nom.&lt;br&gt;Le 2 octobre, quand ce jour ne tombe pas un dimanche, c’est la fête des saints anges gardiens. Des auteurs de l’Église primitive affirment que chacun de nous possède un ange et un démon qui s’occupent de lui ! L’ange attire l’âme vers le bien, le démon vers le mal. Il y a, écrit Hermas, « deux anges pour l’homme : l’ange de la justice et l’ange du mal. L’ange de la justice est délicat, réservé, doux paisible. Quand il entre dans ton cœur, il te parle aussitôt de justice, de sainteté, de tempérance, de toute œuvre juste. Lorsque ces pensées s’élèvent dans ton cœur, sache que l’ange de justice est avec toi. L’ange du mal est au contraire irascible, plein d’aigreur. Reconnais-le à ses œuvres. »&lt;br&gt;De cette doctrine sur les anges, la tradition de l’Église n’a voulu retenir que les bons anges, les anges gardiens. Nous sommes tellement experts à nous tenter nous-mêmes que nous n’avons guère besoin d’un démon pour cela. Mais est-ce que nous pensons suffisamment à prier nos anges gardiens ? Et si nous n’y pensons pas, qu’attendons-nous pour le faire ?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le privé est-il politique ?</title><pubDate>Fri, 23 Sep 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-24557</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//818632e59626f553637adae63ea8a56e078854ef32f24db4a45c5fa6594d979c.mp3" length="3359973" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le privé est-il politique ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=290613</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Au cours d’une dispute, un homme se laisse aller à gifler sa femme. Celle-ci dépose une main courante, sans intention de médiatiser l’affaire. Mais cet homme est un homme politique, et le monde médiatique s’empare aussitôt du sujet qui occupe en 24 heures autant de place que la guerre en Ukraine. À ceux qui jugent qu’on en fait un peu trop, on répond qu’il le fallait car aujourd’hui «&amp;nbsp;le privé est politique&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;Ce qui est très étonnant dans cette affaire et dans quelques autres de même nature, c’est que la société en vient aujourd’hui à faire ce qui était violemment reproché à l’Église il n’y a pas si longtemps&amp;nbsp;: s’immiscer dans la vie privée des personnes et légiférer sur les secrets d’alcôves.&amp;lt;br&amp;gt;Que la société ait un rôle supplétif à jouer quand la famille est déficiente et quand des drames s’y produisent, c’est l’évidence même. Le principe de subsidiarité, clef de voûte de la doctrine sociale, demande à la fois de ne pas se substituer aux corps intermédiaires – en premier lieu la famille – et de les assister quand ils sont déficients. C’est ainsi que l’État prendra lui-même en charge des enfants dont la vie dans leur propre famille est trop difficile ou dangereuse pour eux. Le rôle de l’État dans l’éducation relève du même principe&amp;nbsp;: le premier lieu de l’éducation est la famille, et c’est seulement pour des raisons pratiques qu’il existe une «&amp;nbsp;éducation nationale&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;Mais le phénomène auquel nous assistons aujourd’hui est tout autre que supplétif. Par les moyens de communication et la force publique, l’objectif n’est plus de réguler les relations familiales, mais de les transformer de fond en comble. Les restrictions apportées au libre choix par les parents de l’éducation de leurs enfants en sont un signe inquiétant. L’usage du mot «&amp;nbsp;systémique&amp;nbsp;» pour qualifier les violences conjugales en est un autre&amp;nbsp;: celles-ci relèveraient non de comportements individuels répréhensibles, mais d’une conception «&amp;nbsp;patriarcale&amp;nbsp;» et inégalitaire de la famille qui les provoquerait de façon quasi mécanique. Et par voie de conséquence, une caste de nouveaux inquisiteurs serait en droit de revendiquer les pleins pouvoirs pour modifier les règles de la vie familiale et pour sanctionner les manquements à ses injonctions.&amp;lt;br&amp;gt;Dès 1951, dans L’homme révolté, Albert Camus mettait en garde contre l’avènement d’une société d’«&amp;nbsp;asservissement intellectuel&amp;nbsp;» tentant d’édifier une nouvelle Église qui s’arrogerait un rôle prescriptif et punitif sans s’embarrasser de références à Dieu. Reprenant la formule célèbre de Marx selon laquelle, dans la cité communiste, le gouvernement des personnes céderait le pas à l’administration des choses, il dénonçait un régime dans lequel ce passage «&amp;nbsp;du gouvernement des personnes à l’administration des choses&amp;nbsp;» avait été réalisé «&amp;nbsp;en confondant la personne et la chose.&amp;nbsp;» L’idéologie soviétique avait fini par chosifier les personnes, créant une caricature d’Église qui, au lieu de les faire grandir en humanité, les transformait en esclaves. Ce qu’une idéologie a fait, d’autres idéologies peuvent le faire à leur tour.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Au cours d’une dispute, un homme se laisse aller à gifler sa femme. Celle-ci dépose une main courante, sans intention de médiatiser l’affaire. Mais cet homme est un homme politique, et le monde médiatique s’empare aussitôt du sujet qui occupe en 24 heures autant de place que la guerre en Ukraine. À ceux qui jugent qu’on en fait un peu trop, on répond qu’il le fallait car aujourd’hui « le privé est politique ».&lt;br&gt;Ce qui est très étonnant dans cette affaire et dans quelques autres de même nature, c’est que la société en vient aujourd’hui à faire ce qui était violemment reproché à l’Église il n’y a pas si longtemps : s’immiscer dans la vie privée des personnes et légiférer sur les secrets d’alcôves.&lt;br&gt;Que la société ait un rôle supplétif à jouer quand la famille est déficiente et quand des drames s’y produisent, c’est l’évidence même. Le principe de subsidiarité, clef de voûte de la doctrine sociale, demande à la fois de ne pas se substituer aux corps intermédiaires – en premier lieu la famille – et de les assister quand ils sont déficients. C’est ainsi que l’État prendra lui-même en charge des enfants dont la vie dans leur propre famille est trop difficile ou dangereuse pour eux. Le rôle de l’État dans l’éducation relève du même principe : le premier lieu de l’éducation est la famille, et c’est seulement pour des raisons pratiques qu’il existe une « éducation nationale ».&lt;br&gt;Mais le phénomène auquel nous assistons aujourd’hui est tout autre que supplétif. Par les moyens de communication et la force publique, l’objectif n’est plus de réguler les relations familiales, mais de les transformer de fond en comble. Les restrictions apportées au libre choix par les parents de l’éducation de leurs enfants en sont un signe inquiétant. L’usage du mot « systémique » pour qualifier les violences conjugales en est un autre : celles-ci relèveraient non de comportements individuels répréhensibles, mais d’une conception « patriarcale » et inégalitaire de la famille qui les provoquerait de façon quasi mécanique. Et par voie de conséquence, une caste de nouveaux inquisiteurs serait en droit de revendiquer les pleins pouvoirs pour modifier les règles de la vie familiale et pour sanctionner les manquements à ses injonctions.&lt;br&gt;Dès 1951, dans L’homme révolté, Albert Camus mettait en garde contre l’avènement d’une société d’« asservissement intellectuel » tentant d’édifier une nouvelle Église qui s’arrogerait un rôle prescriptif et punitif sans s’embarrasser de références à Dieu. Reprenant la formule célèbre de Marx selon laquelle, dans la cité communiste, le gouvernement des personnes céderait le pas à l’administration des choses, il dénonçait un régime dans lequel ce passage « du gouvernement des personnes à l’administration des choses » avait été réalisé « en confondant la personne et la chose. » L’idéologie soviétique avait fini par chosifier les personnes, créant une caricature d’Église qui, au lieu de les faire grandir en humanité, les transformait en esclaves. Ce qu’une idéologie a fait, d’autres idéologies peuvent le faire à leur tour.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Une nouvelle offensive de la culture de mort !</title><pubDate>Fri, 16 Sep 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-24187</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//11b524284eddb2eb7f1e6b752d06e236d8bee021a80f4c431ee2b22d6cdd70be.mp3" length="2669505" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Une nouvelle offensive de la culture de mort !</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=287334</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Notre société est ainsi faite qu’elle ne renonce jamais à une évolution dite «&amp;nbsp;sociétale&amp;nbsp;» tant qu’elle ne l’a pas obtenue. La stratégie se déploie toujours en deux temps&amp;nbsp;: un temps long et un temps court. Le temps long consiste à préparer l’opinion à accepter, et même à désirer, un changement législatif qui est en réalité un renversement copernicien dans le domaine moral. On procède alors par petites touches sur le mode compassionnel&amp;nbsp;: prenez par exemple la Gestation pour Autrui, jusque-là réprouvée pour ce qu’elle est, une pratique révoltante qui instrumentalise les êtres humains. On vous explique qu’il y a des GPA «&amp;nbsp;éthiques&amp;nbsp;» (en se gardant bien de vous dire pourquoi certaines seraient éthiques et d’autres non), et on vous fait écraser une larme sur les dizaines de bébés qui attendent en Ukraine leurs parents d’intention… En propagande, cela s’appelle de l’intox. Ensuite vient le temps court&amp;nbsp;: on organise une «&amp;nbsp;large consultation nationale&amp;nbsp;» en expliquant qu’on en tiendra le plus grand compte, mais on ne tient compte en réalité que des lobbies qui poussent toujours dans le même sens, après quoi la loi est votée dans un touchant consensus. Et on vous assure qu’on a fait très attention à bien «&amp;nbsp;encadrer&amp;nbsp;» une pratique. Mais les «&amp;nbsp;encadreurs&amp;nbsp;», comme c’est leur métier, ne sont là en définitive que pour mettre en valeur le tableau.&amp;lt;br&amp;gt;C’est ce qui est en train de se passer à propos du suicide assisté. Aucun doute n’est permis sur le but recherché, mais le même processus hypocrite est mis en marche. Aussi vaut-il la peine de réfléchir aux inquiétudes que viennent d’exprimer courageusement huit membres sur les 47 du Comité national d’éthique. Ces inquiétudes, les voici&amp;nbsp;: 1/ quel message enverrait le suicide assisté à la société&amp;nbsp;? 2/ quel message enverrait-il aux personnes gravement malades, handicapées ou âgées, qui souffrent déjà d’une exclusion sociale et qui seraient encouragées à penser que certaines vies ne méritent pas d’être vécues&amp;nbsp;? 3/ quel message enverrait-il enfin au personnel soignant, en contradiction totale avec le serment d’Hippocrate et dans la situation alarmante où se trouve notre système de santé&amp;nbsp;? &amp;lt;br&amp;gt;Une fois de plus, il appartiendra à chacun de nous d’engager toutes ses forces dans le combat pour le respect de toute vie, de la conception à la mort naturelle.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>161</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Notre société est ainsi faite qu’elle ne renonce jamais à une évolution dite « sociétale » tant qu’elle ne l’a pas obtenue. La stratégie se déploie toujours en deux temps : un temps long et un temps court. Le temps long consiste à préparer l’opinion à accepter, et même à désirer, un changement législatif qui est en réalité un renversement copernicien dans le domaine moral. On procède alors par petites touches sur le mode compassionnel : prenez par exemple la Gestation pour Autrui, jusque-là réprouvée pour ce qu’elle est, une pratique révoltante qui instrumentalise les êtres humains. On vous explique qu’il y a des GPA « éthiques » (en se gardant bien de vous dire pourquoi certaines seraient éthiques et d’autres non), et on vous fait écraser une larme sur les dizaines de bébés qui attendent en Ukraine leurs parents d’intention… En propagande, cela s’appelle de l’intox. Ensuite vient le temps court : on organise une « large consultation nationale » en expliquant qu’on en tiendra le plus grand compte, mais on ne tient compte en réalité que des lobbies qui poussent toujours dans le même sens, après quoi la loi est votée dans un touchant consensus. Et on vous assure qu’on a fait très attention à bien « encadrer » une pratique. Mais les « encadreurs », comme c’est leur métier, ne sont là en définitive que pour mettre en valeur le tableau.&lt;br&gt;C’est ce qui est en train de se passer à propos du suicide assisté. Aucun doute n’est permis sur le but recherché, mais le même processus hypocrite est mis en marche. Aussi vaut-il la peine de réfléchir aux inquiétudes que viennent d’exprimer courageusement huit membres sur les 47 du Comité national d’éthique. Ces inquiétudes, les voici : 1/ quel message enverrait le suicide assisté à la société ? 2/ quel message enverrait-il aux personnes gravement malades, handicapées ou âgées, qui souffrent déjà d’une exclusion sociale et qui seraient encouragées à penser que certaines vies ne méritent pas d’être vécues ? 3/ quel message enverrait-il enfin au personnel soignant, en contradiction totale avec le serment d’Hippocrate et dans la situation alarmante où se trouve notre système de santé ? &lt;br&gt;Une fois de plus, il appartiendra à chacun de nous d’engager toutes ses forces dans le combat pour le respect de toute vie, de la conception à la mort naturelle.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Une rentrée pontificale</title><pubDate>Fri, 02 Sep 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-23314</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//44f812eb02542a7c210bfdb99397039687daa3ce5b20e8e6c962b97b2d7bf590.mp3" length="2669923" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Une rentrée pontificale</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=280755</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Une rentrée qui ne soit pas sous le signe de la morosité ambiante, est-ce possible&amp;nbsp;? Oui c’est possible, et c’est ce qu’ont vécu pendant la semaine du 22 au 27 août près de trois mille jeunes servants d’autel venus de toute la France pour un pèlerinage à Rome.&amp;lt;br&amp;gt;À vrai dire, ce pèlerinage national, il y avait longtemps qu’on en parlait. Mais la crise du Covid était passée par là et avait contraint à le reporter plusieurs fois d’une année sur l’autre. Beaucoup s’étaient découragés, mais d’autres s’étaient déclarés partants, et dans notre diocèse une trentaine de jeunes ont finalement pu s’embarquer pour Rome sous la houlette des Pères Lanchet et Riès, accompagnés de deux mamans et de deux servants aînés.&amp;lt;br&amp;gt;L’évêque de Blois était aussi de la partie, et il ne s’était pas trop fait prier, ravi de retrouver pour quelques jours cette ville où il avait jadis fait ses études. J’ai donc eu la joie de servir de guide au groupe pendant les temps libres dont nous disposions, c’est-à-dire en général durant les après-midis. Les matinées étaient consacrées chaque jour à la découverte d’une basilique majeure pour y célébrer la messe et méditer sur la manière dont son saint patron avait répondu à l’appel du Christ&amp;nbsp;: nous sommes donc passés par saint Jean de Latran, puis par saint Paul hors-les-murs, puis par sainte Marie Majeure, et enfin par saint Pierre, avec des catéchèses et des liturgies qui ont beaucoup touché les jeunes.&amp;lt;br&amp;gt;Mais le moment sans doute le plus marquant a été la rencontre avec le Pape, d’où le titre de cette chronique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;une rentrée pontificale&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Le Saint-Père nous est apparu fatigué, ayant de plus en plus de mal à marcher, mais visiblement très heureux de rencontrer tous ces jeunes français qui le saluaient avec enthousiasme, et aussi très attentif à leur donner un enseignement à la fois simple et nourrissant pour leur vie de foi et leur croissance en humanité. À la sortie de la salle des audiences se tenaient des journalistes, et le hasard a voulu que la télévision catholique KTO jette son dévolu sur nos jeunes blésois, très heureux et honorés de pouvoir raconter à d’autres ce qu’ils avaient vécu.&amp;lt;br&amp;gt;En terminant, un merci tout particulier aux généreux paroissiens qui ont aidé financièrement à la réalisation de ce pèlerinage dont nos jeunes loir-et-chériens se souviendront certainement longtemps encore.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>161</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Une rentrée qui ne soit pas sous le signe de la morosité ambiante, est-ce possible ? Oui c’est possible, et c’est ce qu’ont vécu pendant la semaine du 22 au 27 août près de trois mille jeunes servants d’autel venus de toute la France pour un pèlerinage à Rome.&lt;br&gt;À vrai dire, ce pèlerinage national, il y avait longtemps qu’on en parlait. Mais la crise du Covid était passée par là et avait contraint à le reporter plusieurs fois d’une année sur l’autre. Beaucoup s’étaient découragés, mais d’autres s’étaient déclarés partants, et dans notre diocèse une trentaine de jeunes ont finalement pu s’embarquer pour Rome sous la houlette des Pères Lanchet et Riès, accompagnés de deux mamans et de deux servants aînés.&lt;br&gt;L’évêque de Blois était aussi de la partie, et il ne s’était pas trop fait prier, ravi de retrouver pour quelques jours cette ville où il avait jadis fait ses études. J’ai donc eu la joie de servir de guide au groupe pendant les temps libres dont nous disposions, c’est-à-dire en général durant les après-midis. Les matinées étaient consacrées chaque jour à la découverte d’une basilique majeure pour y célébrer la messe et méditer sur la manière dont son saint patron avait répondu à l’appel du Christ : nous sommes donc passés par saint Jean de Latran, puis par saint Paul hors-les-murs, puis par sainte Marie Majeure, et enfin par saint Pierre, avec des catéchèses et des liturgies qui ont beaucoup touché les jeunes.&lt;br&gt;Mais le moment sans doute le plus marquant a été la rencontre avec le Pape, d’où le titre de cette chronique : « une rentrée pontificale » ! Le Saint-Père nous est apparu fatigué, ayant de plus en plus de mal à marcher, mais visiblement très heureux de rencontrer tous ces jeunes français qui le saluaient avec enthousiasme, et aussi très attentif à leur donner un enseignement à la fois simple et nourrissant pour leur vie de foi et leur croissance en humanité. À la sortie de la salle des audiences se tenaient des journalistes, et le hasard a voulu que la télévision catholique KTO jette son dévolu sur nos jeunes blésois, très heureux et honorés de pouvoir raconter à d’autres ce qu’ils avaient vécu.&lt;br&gt;En terminant, un merci tout particulier aux généreux paroissiens qui ont aidé financièrement à la réalisation de ce pèlerinage dont nos jeunes loir-et-chériens se souviendront certainement longtemps encore.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ?</title><pubDate>Fri, 01 Jul 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-20679</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f98002218366563e6d89b109b5210e7a6d5d487e4ab11a41cc587a8dba3cdbf3.mp3" length="3247124" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=271149</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le bon sens est-il la chose du monde la mieux partagée&amp;nbsp;? On est contraint de mettre un point d’interrogation à la fameuse réflexion de Descartes quand on observe ce qui est en train de se passer aux États-Unis et l’onde de choc que cela provoque en France.&amp;lt;br&amp;gt;Le bon sens paraît en effet gravement atteint chez toute une frange de la population de ce pays qui se dit hostile à l’avortement, au motif tout à fait fondé qu’il s’agit de la suppression d’une vie humaine, et qui exige en même temps que les armes restent en vente libre, avec la perspective inéluctable de la mort de centaines d’innocents à la merci du premier tueur venu.&amp;lt;br&amp;gt;Mais le bon sens ne semble pas plus répandu dans le camp opposé, qui milite à juste titre pour une règlementation sévère du commerce des armes, voire même pour sa suppression, mais considère en même temps comme un progrès majeur de la civilisation le fait de pouvoir tuer des enfants dans le sein de leur mère.&amp;lt;br&amp;gt;Les premiers se réclament de leur droit de se défendre et de protéger leurs biens, sans avoir conscience que ce droit insulte les droits les plus élémentaires dès lors qu’il précarise la vie d’autrui. Les seconds proclament haut et fort le droit de disposer de son corps, sans se rendre compte qu’en l’occurrence il s’agit d’abord du corps d’un autre, le plus faible et le plus petit, celui qui n’a aucun moyen de plaider sa cause et de se défendre contre l’agression visant à le supprimer.&amp;lt;br&amp;gt;Et pour couronner le tout, nos politiques en mal de consensus, qui ont grandi de l’autre côté de l’Océan au pays de Descartes, voient dans ce débat biaisé l’aubaine qu’ils cherchaient en vain. Incapables de se mettre d’accord pour chercher ensemble le bien commun, les voilà prêts à un grand vote de salut public, où, le cœur sur la main et l’écharpe tricolore en bandoulière, ils déclareront «&amp;nbsp;droit fondamental&amp;nbsp;» et graveront dans le marbre de la Constitution ce que la loi Veil de 1976 appelait une «&amp;nbsp;dépénalisation&amp;nbsp;». Si vous cherchez ce mot dans le dictionnaire, vous trouverez qu’il s’agit de renoncer à sévir contre un délit que l’on punissait jusque-là&amp;nbsp;: en aucun cas de se mettre tout à coup à appeler «&amp;nbsp;droit fondamental&amp;nbsp;» ce qui était auparavant regardé comme un acte de mort.&amp;lt;br&amp;gt;Me sera-t-il permis d’exprimer un souhait&amp;nbsp;? Si seulement un sujet comme celui-là pouvait cesser de rendre tout le monde hystérique et si les uns écoutaient les arguments des autres, on aurait lieu d’être un peu plus fier de notre humanité. Oui la détresse des femmes est une réalité&amp;nbsp;; oui l’avortement sera toujours un acte de mort. N’est-il donc pas possible de n’entendre dans les médias qu’un seul et unique son de cloche&amp;nbsp;? N’est-il donc pas possible d’arrêter de considérer a priori que ceux d’en face sont des monstres ou des fascistes&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Descartes, reviens, ils sont devenus fous&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>197</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le bon sens est-il la chose du monde la mieux partagée ? On est contraint de mettre un point d’interrogation à la fameuse réflexion de Descartes quand on observe ce qui est en train de se passer aux États-Unis et l’onde de choc que cela provoque en France.&lt;br&gt;Le bon sens paraît en effet gravement atteint chez toute une frange de la population de ce pays qui se dit hostile à l’avortement, au motif tout à fait fondé qu’il s’agit de la suppression d’une vie humaine, et qui exige en même temps que les armes restent en vente libre, avec la perspective inéluctable de la mort de centaines d’innocents à la merci du premier tueur venu.&lt;br&gt;Mais le bon sens ne semble pas plus répandu dans le camp opposé, qui milite à juste titre pour une règlementation sévère du commerce des armes, voire même pour sa suppression, mais considère en même temps comme un progrès majeur de la civilisation le fait de pouvoir tuer des enfants dans le sein de leur mère.&lt;br&gt;Les premiers se réclament de leur droit de se défendre et de protéger leurs biens, sans avoir conscience que ce droit insulte les droits les plus élémentaires dès lors qu’il précarise la vie d’autrui. Les seconds proclament haut et fort le droit de disposer de son corps, sans se rendre compte qu’en l’occurrence il s’agit d’abord du corps d’un autre, le plus faible et le plus petit, celui qui n’a aucun moyen de plaider sa cause et de se défendre contre l’agression visant à le supprimer.&lt;br&gt;Et pour couronner le tout, nos politiques en mal de consensus, qui ont grandi de l’autre côté de l’Océan au pays de Descartes, voient dans ce débat biaisé l’aubaine qu’ils cherchaient en vain. Incapables de se mettre d’accord pour chercher ensemble le bien commun, les voilà prêts à un grand vote de salut public, où, le cœur sur la main et l’écharpe tricolore en bandoulière, ils déclareront « droit fondamental » et graveront dans le marbre de la Constitution ce que la loi Veil de 1976 appelait une « dépénalisation ». Si vous cherchez ce mot dans le dictionnaire, vous trouverez qu’il s’agit de renoncer à sévir contre un délit que l’on punissait jusque-là : en aucun cas de se mettre tout à coup à appeler « droit fondamental » ce qui était auparavant regardé comme un acte de mort.&lt;br&gt;Me sera-t-il permis d’exprimer un souhait ? Si seulement un sujet comme celui-là pouvait cesser de rendre tout le monde hystérique et si les uns écoutaient les arguments des autres, on aurait lieu d’être un peu plus fier de notre humanité. Oui la détresse des femmes est une réalité ; oui l’avortement sera toujours un acte de mort. N’est-il donc pas possible de n’entendre dans les médias qu’un seul et unique son de cloche ? N’est-il donc pas possible d’arrêter de considérer a priori que ceux d’en face sont des monstres ou des fascistes ? « Descartes, reviens, ils sont devenus fous ! »</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Gouvernable, ingouvernable</title><pubDate>Fri, 24 Jun 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-20403</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//32e3921b694ea36f6510867163f78d63397e7c79cf427afd7d3eabcbb25a81bc.mp3" length="3358720" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Gouvernable, ingouvernable</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=268853</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Un pays sans majorité absolue à l’assemblée est réputé «&amp;nbsp;ingouvernable&amp;nbsp;». Mais qu’on franchisse le Rhin, les Alpes ou les Pyrénées, on trouvera d’autres pays également sans majorité absolue et qui sont malgré tout gouvernés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sans faire de facile jeu de mots, on peut dire que «&amp;nbsp;gouvernable&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;ingouvernable&amp;nbsp;» sont des notions… relatives et non pas absolues. Elles dépendent de la culture politique du pays où l’on se trouve&amp;nbsp;: culture de l’hégémonie chez les uns, culture du compromis chez les autres. Nous autres français souffrons peut-être d’une incapacité native à concevoir l’art de gouverner autrement que comme une quasi dictature de la majorité. Cela pourrait être à l’origine de la sacralisation typiquement française du scrutin majoritaire, dont la principale vertu est de gonfler les majorités, de les rendre monstrueuses jusqu’à ce que, comme la grenouille de la fable, elles finissent par crever de leur propre enflure en se fissurant au gré de l’apparition de frondeurs en leur sein.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le moment si particulier que traverse la France est sans doute un des symptômes de la crise profonde de notre démocratie. Il invite à réfléchir à frais nouveaux sur les impasses de notre société individualiste et libertaire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans ce contexte de crise, les politiques sont fréquemment confrontés aux sautes d’humeur des électeurs (par exemple quand ceux-ci leur refusent une majorité juste après les avoir reconduits dans leur charge)&amp;nbsp;: ils peuvent alors méditer sur les mérites d’une culture du compromis. Mais il me semble qu’ils devraient aller plus loin et plus profond&amp;nbsp;: se demander s’ils ont su respecter les bases non démocratiques sur lesquelles doit être établie la démocratie. Car les fondements les plus essentiels des sociétés humaines ne peuvent pas être démocratiques&amp;nbsp;: la vérité n’est pas démocratique, ni la beauté, ni le bien et le mal – d’où l’absurdité de la phrase de Jacques Chirac&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;pas de loi morale qui prime la loi civile&amp;nbsp;». Pour que perdure la démocratie, il faut nécessairement qu’il y ait en elle du non démocratique, reconnu et accepté par tous. Et c’est en référence à ce non démocratique – l’intérêt supérieur du pays et le bien commun par exemple – que des majorités de compromis pourront effectivement gouverner. Il n’est plus besoin alors de majorité absolue&amp;nbsp;: il faut et il suffit que l’absolu soit reconnu là où il est vraiment&amp;nbsp;: dans ce qui transcende les volontés et les caprices individuels et relie les hommes ensemble. C’est là que redevient possible ce qui, selon Aristote, constitue la base de la cité&amp;nbsp;: la philia, l’amitié entre les personnes. Car la vie en commun est un fait de nature&amp;nbsp;: de la famille au village et du village à la cité, les communautés naturelles s’emboîtent les unes dans les autres. Selon Rousseau, l’individu est «&amp;nbsp;un tout parfait et solitaire&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; mais vingt et un siècles plus tôt, Aristote avait déjà réfuté cette affirmation en rappelant que l’homme est «&amp;nbsp;incapable de se suffire à lui-même, il n’existe que comme partie d’un tout&amp;nbsp;». &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Un pays sans majorité absolue à l’assemblée est réputé «&nbsp;ingouvernable&nbsp;». Mais qu’on franchisse le Rhin, les Alpes ou les Pyrénées, on trouvera d’autres pays également sans majorité absolue et qui sont malgré tout gouvernés.</p><p>Sans faire de facile jeu de mots, on peut dire que «&nbsp;gouvernable&nbsp;» et «&nbsp;ingouvernable&nbsp;» sont des notions… relatives et non pas absolues. Elles dépendent de la culture politique du pays où l’on se trouve&nbsp;: culture de l’hégémonie chez les uns, culture du compromis chez les autres. Nous autres français souffrons peut-être d’une incapacité native à concevoir l’art de gouverner autrement que comme une quasi dictature de la majorité. Cela pourrait être à l’origine de la sacralisation typiquement française du scrutin majoritaire, dont la principale vertu est de gonfler les majorités, de les rendre monstrueuses jusqu’à ce que, comme la grenouille de la fable, elles finissent par crever de leur propre enflure en se fissurant au gré de l’apparition de frondeurs en leur sein.</p><p>Le moment si particulier que traverse la France est sans doute un des symptômes de la crise profonde de notre démocratie. Il invite à réfléchir à frais nouveaux sur les impasses de notre société individualiste et libertaire.</p><p>Dans ce contexte de crise, les politiques sont fréquemment confrontés aux sautes d’humeur des électeurs (par exemple quand ceux-ci leur refusent une majorité juste après les avoir reconduits dans leur charge)&nbsp;: ils peuvent alors méditer sur les mérites d’une culture du compromis. Mais il me semble qu’ils devraient aller plus loin et plus profond&nbsp;: se demander s’ils ont su respecter les bases non démocratiques sur lesquelles doit être établie la démocratie. Car les fondements les plus essentiels des sociétés humaines ne peuvent pas être démocratiques&nbsp;: la vérité n’est pas démocratique, ni la beauté, ni le bien et le mal – d’où l’absurdité de la phrase de Jacques Chirac&nbsp;: «&nbsp;pas de loi morale qui prime la loi civile&nbsp;». Pour que perdure la démocratie, il faut nécessairement qu’il y ait en elle du non démocratique, reconnu et accepté par tous. Et c’est en référence à ce non démocratique – l’intérêt supérieur du pays et le bien commun par exemple – que des majorités de compromis pourront effectivement gouverner. Il n’est plus besoin alors de majorité absolue&nbsp;: il faut et il suffit que l’absolu soit reconnu là où il est vraiment&nbsp;: dans ce qui transcende les volontés et les caprices individuels et relie les hommes ensemble. C’est là que redevient possible ce qui, selon Aristote, constitue la base de la cité&nbsp;: la philia, l’amitié entre les personnes. Car la vie en commun est un fait de nature&nbsp;: de la famille au village et du village à la cité, les communautés naturelles s’emboîtent les unes dans les autres. Selon Rousseau, l’individu est «&nbsp;un tout parfait et solitaire&nbsp;»&nbsp;; mais vingt et un siècles plus tôt, Aristote avait déjà réfuté cette affirmation en rappelant que l’homme est «&nbsp;incapable de se suffire à lui-même, il n’existe que comme partie d’un tout&nbsp;». </p><p>&nbsp;</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Encore le synode</title><pubDate>Fri, 17 Jun 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-20044</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//2e3595cd3df3788fc3ae13188399aefd617ddb9a15159337f16d8ef892e005d5.mp3" length="3271784" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Encore le synode</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=265905</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Une étape importante du processus synodal voulu par le Pape François vient d’être franchie&amp;nbsp;: la phase nationale vient de se conclure avec une assemblée plénière extraordinaire des évêques de France qui s’est tenue à Lyon ce mardi et ce mercredi 14 et 15 juin.&amp;lt;br&amp;gt;Une assemblée d’évêque n’est pas un événement synodal, mais collégial&amp;nbsp;: c’est une même catégorie de personnes (les évêques en l’occurrence) qui y participe. Mais l’assemblée que nous venons de vivre aurait manqué son but si elle avait été seulement collégiale&amp;nbsp;: puisqu’il y était question de synodalité, il fallait que des représentants du peuple chrétien n’appartenant pas au clergé y participent. C’est ce qui s’est fait avec l’invitation des référents, hommes et femmes, que chaque diocèse avait désignés pour piloter le processus. Dans notre diocèse c’était Sophie Rogez qui avait accepté cette responsabilité.&amp;lt;br&amp;gt;À Lyon, nous avons commencé par nous mettre à l’écoute de l’Esprit Saint. Cela s’est fait mardi matin sous la forme d’un pèlerinage sur la colline de Fourvière. Nous avons prié devant la maison de Pauline Jaricot, béatifiée le 22 mai dernier&amp;nbsp;; puis nous avons médité sur la portée spirituelle du synode et célébré l’eucharistie dans la basilique de Fourvière. Le travail débutait ensuite l’après-midi dans les superbes nouveaux locaux de l’Université catholique de Lyon, sur le site de l’ancienne prison Saint-Paul. Travail en grand groupe (entrecoupé de témoignages impressionnants, comme celui de personnes handicapées), et travail en ateliers. &amp;lt;br&amp;gt;On aurait tort d’imaginer que ce travail était purement formel et le consensus déjà acquis&amp;nbsp;: ce fut tout le contraire&amp;nbsp;! C’est ainsi que l’«&amp;nbsp;avant-projet de résolutions&amp;nbsp;» qui avait été préparé a été rejeté en bloc, aussi bien par les évêques que par les autres participants. Nous avons donc remis notre ouvrage sur le métier, après quoi une équipe a travaillé jusqu’à 2 heures du matin pour mettre en forme un nouveau texte. De quoi s’agissait-il&amp;nbsp;? De permettre aux évêques d’exercer leur mission de discernement à propos de la collecte des contributions au Synode venues de tous les diocèses. Le nouveau document d’accompagnement issu de ce travail sera envoyé à Rome en même temps que la collecte, constituant notre synthèse nationale.&amp;lt;br&amp;gt;Et maintenant, que va-t-il se passer&amp;nbsp;? Maintenant va être enclenchée une phase continentale du processus, prélude à la phase universelle qui se tiendra à Rome en 2023 avec le synode des évêques proprement dit. Mais il n’est pas question de se laisser vivre d’ici là&amp;nbsp;: le travail de réflexion entrepris partout constitue un formidable réservoir d’idées et de suggestions stimulantes pour nos Églises diocésaines. Comme l’exprime le document d’accompagnement, «&amp;nbsp;Les désirs, les rêves, les regrets, les reproches que nous avons entendus sont nourris de la volonté d’être une Église plus transparente à son Seigneur et servant mieux les femmes et les hommes auxquels nous sommes envoyés.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Une étape importante du processus synodal voulu par le Pape François vient d’être franchie : la phase nationale vient de se conclure avec une assemblée plénière extraordinaire des évêques de France qui s’est tenue à Lyon ce mardi et ce mercredi 14 et 15 juin.&lt;br&gt;Une assemblée d’évêque n’est pas un événement synodal, mais collégial : c’est une même catégorie de personnes (les évêques en l’occurrence) qui y participe. Mais l’assemblée que nous venons de vivre aurait manqué son but si elle avait été seulement collégiale : puisqu’il y était question de synodalité, il fallait que des représentants du peuple chrétien n’appartenant pas au clergé y participent. C’est ce qui s’est fait avec l’invitation des référents, hommes et femmes, que chaque diocèse avait désignés pour piloter le processus. Dans notre diocèse c’était Sophie Rogez qui avait accepté cette responsabilité.&lt;br&gt;À Lyon, nous avons commencé par nous mettre à l’écoute de l’Esprit Saint. Cela s’est fait mardi matin sous la forme d’un pèlerinage sur la colline de Fourvière. Nous avons prié devant la maison de Pauline Jaricot, béatifiée le 22 mai dernier ; puis nous avons médité sur la portée spirituelle du synode et célébré l’eucharistie dans la basilique de Fourvière. Le travail débutait ensuite l’après-midi dans les superbes nouveaux locaux de l’Université catholique de Lyon, sur le site de l’ancienne prison Saint-Paul. Travail en grand groupe (entrecoupé de témoignages impressionnants, comme celui de personnes handicapées), et travail en ateliers. &lt;br&gt;On aurait tort d’imaginer que ce travail était purement formel et le consensus déjà acquis : ce fut tout le contraire ! C’est ainsi que l’« avant-projet de résolutions » qui avait été préparé a été rejeté en bloc, aussi bien par les évêques que par les autres participants. Nous avons donc remis notre ouvrage sur le métier, après quoi une équipe a travaillé jusqu’à 2 heures du matin pour mettre en forme un nouveau texte. De quoi s’agissait-il ? De permettre aux évêques d’exercer leur mission de discernement à propos de la collecte des contributions au Synode venues de tous les diocèses. Le nouveau document d’accompagnement issu de ce travail sera envoyé à Rome en même temps que la collecte, constituant notre synthèse nationale.&lt;br&gt;Et maintenant, que va-t-il se passer ? Maintenant va être enclenchée une phase continentale du processus, prélude à la phase universelle qui se tiendra à Rome en 2023 avec le synode des évêques proprement dit. Mais il n’est pas question de se laisser vivre d’ici là : le travail de réflexion entrepris partout constitue un formidable réservoir d’idées et de suggestions stimulantes pour nos Églises diocésaines. Comme l’exprime le document d’accompagnement, « Les désirs, les rêves, les regrets, les reproches que nous avons entendus sont nourris de la volonté d’être une Église plus transparente à son Seigneur et servant mieux les femmes et les hommes auxquels nous sommes envoyés. »</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Confirmation des adultes</title><pubDate>Fri, 10 Jun 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-19698</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//10ae57c4bf5b4fdb632e4d98f01c12045e2897c3c1c3f698582a2294edbfa119.mp3" length="2912339" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Confirmation des adultes</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=263175</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie&amp;nbsp;», dit Jésus dans son discours d’adieu (Jn 15, 11). La joie dont il parle, c’est Quelqu’un, dont le nom est Esprit Saint. Il est donné gratuitement à qui le demande&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit complète&amp;nbsp;» (16, 24).&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Il est impressionnant de voir à quel point le don de l’Esprit Saint est désiré, dès que ceux qui l’ignorent en entendent parler. Ce qui parfois leur pose problème, c’est que ce don doive passer par la médiation de l’Église, à qui Jésus a dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;recevez l’Esprit Saint&amp;nbsp;» (Jn 20, 22) – sous-entendu&amp;nbsp;: non pour le garder, mais pour le donner. Mais ceux qui cherchent sans préjugés se rendent compte que l’Église est en quelque sorte la Maison de l’Esprit Saint, qu’elle ne se comprend que comme mystère d’habitation de Dieu au milieu des hommes. Alors, cette Église dont ils étaient parfois si loin auparavant, ils se mettent à l’aimer. À l’aimer et à comprendre que sa vie, sa beauté, sa croissance dépendent d’eux aussi. Alors, ils ont envie d’en être des membres vivants, et de donner à leur tour de leur temps et de leur peine pour qu’elle soit belle et attirante, et pour que l’humanité privée d’espérance voie briller une lueur de l’espérance qui ne déçoit pas.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Ces hommes et ces femmes, brûlés d’un feu qui ne consume pas, baptisés dans l’Esprit Saint et le feu, ils sont encore parmi nous comme au temps des apôtres. Ils se lèvent là où on ne les attendait pas, et souvent sans s’y être eux-mêmes attendus. Ils disent que leur vie a été transformée, le jour où, le plus souvent à l’improviste, ils ont rencontré des témoins eux-mêmes brûlés de ce feu. Le témoin peut avoir été tout simplement le conjoint&amp;nbsp;: en se préparant à bâtir leur vie avec lui ou avec elle, les confirmands ont décelé un mystère, un amour enraciné plus profond, une relation antérieure à tout autre relation, et ils ont décidé, comme Moïse, de «&amp;nbsp;faire un détour&amp;nbsp;» pour mieux voir cette chose étonnante, ce buisson qui brûle, et qui pourtant «&amp;nbsp;ne se consume pas&amp;nbsp;» (Ex 3, 3).&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Ils étaient là, rassemblés dans la cathédrale Saint Louis de Blois, le samedi 4 juin veille de Pentecôte. Entourés par des chrétiens venus de tous les coins du diocèse, ils étaient signes pour cette assemblée, et cette assemblée était signe pour eux&amp;nbsp;: signe humble mais évocateur de ces croyants issus de toutes les nations qui sont sous le ciel, présents à Jérusalem le jour de la Pentecôte.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;C’est ainsi que, chaque fois que l’Esprit Saint est reçu dans le sacrement de confirmation, nous sommes témoins à la fois de la naissance de l’Église et, déjà, de son accomplissement. C’est de là que vient notre joie, cette joie dont Jésus nous a dit que personne ne pourrait jamais nous la ravir (Jn 16, 22).&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>« Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie », dit Jésus dans son discours d’adieu (Jn 15, 11). La joie dont il parle, c’est Quelqu’un, dont le nom est Esprit Saint. Il est donné gratuitement à qui le demande : « demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit complète » (16, 24).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il est impressionnant de voir à quel point le don de l’Esprit Saint est désiré, dès que ceux qui l’ignorent en entendent parler. Ce qui parfois leur pose problème, c’est que ce don doive passer par la médiation de l’Église, à qui Jésus a dit : « recevez l’Esprit Saint » (Jn 20, 22) – sous-entendu : non pour le garder, mais pour le donner. Mais ceux qui cherchent sans préjugés se rendent compte que l’Église est en quelque sorte la Maison de l’Esprit Saint, qu’elle ne se comprend que comme mystère d’habitation de Dieu au milieu des hommes. Alors, cette Église dont ils étaient parfois si loin auparavant, ils se mettent à l’aimer. À l’aimer et à comprendre que sa vie, sa beauté, sa croissance dépendent d’eux aussi. Alors, ils ont envie d’en être des membres vivants, et de donner à leur tour de leur temps et de leur peine pour qu’elle soit belle et attirante, et pour que l’humanité privée d’espérance voie briller une lueur de l’espérance qui ne déçoit pas.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ces hommes et ces femmes, brûlés d’un feu qui ne consume pas, baptisés dans l’Esprit Saint et le feu, ils sont encore parmi nous comme au temps des apôtres. Ils se lèvent là où on ne les attendait pas, et souvent sans s’y être eux-mêmes attendus. Ils disent que leur vie a été transformée, le jour où, le plus souvent à l’improviste, ils ont rencontré des témoins eux-mêmes brûlés de ce feu. Le témoin peut avoir été tout simplement le conjoint : en se préparant à bâtir leur vie avec lui ou avec elle, les confirmands ont décelé un mystère, un amour enraciné plus profond, une relation antérieure à tout autre relation, et ils ont décidé, comme Moïse, de « faire un détour » pour mieux voir cette chose étonnante, ce buisson qui brûle, et qui pourtant « ne se consume pas » (Ex 3, 3).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ils étaient là, rassemblés dans la cathédrale Saint Louis de Blois, le samedi 4 juin veille de Pentecôte. Entourés par des chrétiens venus de tous les coins du diocèse, ils étaient signes pour cette assemblée, et cette assemblée était signe pour eux : signe humble mais évocateur de ces croyants issus de toutes les nations qui sont sous le ciel, présents à Jérusalem le jour de la Pentecôte.&lt;br&gt;&lt;br&gt;C’est ainsi que, chaque fois que l’Esprit Saint est reçu dans le sacrement de confirmation, nous sommes témoins à la fois de la naissance de l’Église et, déjà, de son accomplissement. C’est de là que vient notre joie, cette joie dont Jésus nous a dit que personne ne pourrait jamais nous la ravir (Jn 16, 22).</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Tous invités le 4 juin</title><pubDate>Fri, 03 Jun 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-19530</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//813304f8ba3f5391f2f330aa75233ada7c8bcea6c729216a90cda1edbbff4002.mp3" length="2542445" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Tous invités le 4 juin</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=261389</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Malgré le pont de Pentecôte qui peut inciter à prendre le large, tout le monde est invité ce samedi 4 juin à la basilique Notre-Dame de la Trinité pour un retour diocésain du chemin synodal parcouru par près de 80 groupes qui représentent près de 600 personnes à travers tout notre diocèse.&amp;lt;br&amp;gt;Cette démarche synodale commencée le 17 octobre 2021 venait juste après l’année Laudato si’ que nous avions vécue sous le signe de la conversion écologique, et on pouvait se demander si le lancement d’un nouveau sujet ne se heurterait pas à des réactions de lassitude. Cela n’a pas été le cas, et on ne peut que s’en réjouir : notre Église diocésaine est bien vivante !&amp;lt;br&amp;gt;Trois questions avaient été proposées aux membres des groupes qui se constituaient spontanément : « dialoguer dans l’Église et la société », « coresponsabilité dans la mission », « autorité et participation ». Les groupes se sont saisis de ces trois thématiques et ont échangé dans une totale liberté. Plusieurs groupes ont veillé à intégrer des personnes peu familières de la pratique dominicale, voire même assez éloignées de l’Église, et ces personnes ont été respectées dans leur cheminement propre et assurées que leurs questions et remarques seraient prises en compte au même titre que celles des chrétiens plus engagés.&amp;lt;br&amp;gt;Sans trahir de secret, on peut dire qu’en général les personnes se sont dites heureuses de l’accueil qu’elles recevaient quand elles entraient en contact avec les communautés paroissiales. Beaucoup d’entre elles ont tenu à dire leur reconnaissance aux prêtres qui sont à leur service et leur souci de les soutenir dans leur ministère et de veiller à ce qu’ils ne soient pas seuls. Pour autant, les questions et interpellations ont été fréquentes et incisives à propos de la place des femmes dans l’Église, ou encore de l’attitude de l’Église face aux questions de société. Même si tout ne se ramène pas à des questions de communication, une meilleure communication est souvent souhaitée, aussi bien à l’intérieur des communautés chrétiennes qu’entre l’Église et la société.&amp;lt;br&amp;gt;Si vous voulez en savoir plus, vous êtes les bienvenus ce samedi de 15 heures à 17 heures 30, sans oublier les confirmations des adultes qui concluront la journée à la cathédrale à 18 heures 30.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Malgré le pont de Pentecôte qui peut inciter à prendre le large, tout le monde est invité ce samedi 4 juin à la basilique Notre-Dame de la Trinité pour un retour diocésain du chemin synodal parcouru par près de 80 groupes qui représentent près de 600 personnes à travers tout notre diocèse.&lt;br&gt;Cette démarche synodale commencée le 17 octobre 2021 venait juste après l’année Laudato si’ que nous avions vécue sous le signe de la conversion écologique, et on pouvait se demander si le lancement d’un nouveau sujet ne se heurterait pas à des réactions de lassitude. Cela n’a pas été le cas, et on ne peut que s’en réjouir : notre Église diocésaine est bien vivante !&lt;br&gt;Trois questions avaient été proposées aux membres des groupes qui se constituaient spontanément : « dialoguer dans l’Église et la société », « coresponsabilité dans la mission », « autorité et participation ». Les groupes se sont saisis de ces trois thématiques et ont échangé dans une totale liberté. Plusieurs groupes ont veillé à intégrer des personnes peu familières de la pratique dominicale, voire même assez éloignées de l’Église, et ces personnes ont été respectées dans leur cheminement propre et assurées que leurs questions et remarques seraient prises en compte au même titre que celles des chrétiens plus engagés.&lt;br&gt;Sans trahir de secret, on peut dire qu’en général les personnes se sont dites heureuses de l’accueil qu’elles recevaient quand elles entraient en contact avec les communautés paroissiales. Beaucoup d’entre elles ont tenu à dire leur reconnaissance aux prêtres qui sont à leur service et leur souci de les soutenir dans leur ministère et de veiller à ce qu’ils ne soient pas seuls. Pour autant, les questions et interpellations ont été fréquentes et incisives à propos de la place des femmes dans l’Église, ou encore de l’attitude de l’Église face aux questions de société. Même si tout ne se ramène pas à des questions de communication, une meilleure communication est souvent souhaitée, aussi bien à l’intérieur des communautés chrétiennes qu’entre l’Église et la société.&lt;br&gt;Si vous voulez en savoir plus, vous êtes les bienvenus ce samedi de 15 heures à 17 heures 30, sans oublier les confirmations des adultes qui concluront la journée à la cathédrale à 18 heures 30.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'Ascension pour le don</title><pubDate>Fri, 27 May 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-19274</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//fc8bcdccb0228d93d69913ad39d60c5a3d40b1b56e4247a25fddff49a058d31a.mp3" length="2589257" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'Ascension pour le don</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=258955</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Comment rendre compte du mystère de l’Ascension du Seigneur ? D’abord en le prenant au sérieux. Quoi qu’on puisse penser du terme « ascension », il s’agit en premier lieu de quelque chose qui arrive au Christ ressuscité, et non d’un simple procédé pédagogique destiné à faire comprendre aux disciples que désormais ils ne le verront plus.&amp;lt;br&amp;gt;L’Ascension est le terme de la glorification de Jésus. Sans elle, cette glorification ne serait pas complète, car c’est l’Ascension et elle seule qui lui confère la souveraineté sur toutes choses. C’est elle qui permettra aux Apôtres de dire : « Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié » (Actes 2, 36).&amp;lt;br&amp;gt;Par l’Ascension, celui qui dans sa mort était descendu « au plus bas », se trouve maintenant élevé « au plus haut ». Il n’y a donc pas de région de l’univers qui n’ait été visitée par lui ; plus rien qui ne soit touché par le rayonnement de sa puissance de salut, à laquelle les démons eux-mêmes rendent témoignage jusque dans leur refus d’être sauvés. « Dieu, dit l’épître aux Philippiens, l’a exalté et lui a donné le Nom au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers » (2, 9-10).&amp;lt;br&amp;gt;C’est pourquoi l’Ascension du Seigneur auprès du Père est la condition du don de l’Esprit. « Si je ne pars pas, disait Jésus, le Paraclet ne viendra pas vers vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai » (Jean 16, 7). L’Ascension est un départ pour une venue, un retrait pour un don. Et le signe qu’elle a porté son fruit, ce sont des vies qui accueillent ce don pour devenir à leur tour des vies données.&amp;lt;br&amp;gt;Telle est la source de notre joie et de notre action de grâce dans toute la période entre Ascension et Pentecôte. Le Seigneur monté aux cieux demeure en nous par le don de l’Esprit qui nous affermit dans l’espérance d’aimer à notre tour comme Il nous a aimés. Entre la foi pascale et la charité répandue en nos cœurs à la Pentecôte, la fête de l’Ascension tisse le lien de l’espérance.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>156</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Comment rendre compte du mystère de l’Ascension du Seigneur ? D’abord en le prenant au sérieux. Quoi qu’on puisse penser du terme « ascension », il s’agit en premier lieu de quelque chose qui arrive au Christ ressuscité, et non d’un simple procédé pédagogique destiné à faire comprendre aux disciples que désormais ils ne le verront plus.&lt;br&gt;L’Ascension est le terme de la glorification de Jésus. Sans elle, cette glorification ne serait pas complète, car c’est l’Ascension et elle seule qui lui confère la souveraineté sur toutes choses. C’est elle qui permettra aux Apôtres de dire : « Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié » (Actes 2, 36).&lt;br&gt;Par l’Ascension, celui qui dans sa mort était descendu « au plus bas », se trouve maintenant élevé « au plus haut ». Il n’y a donc pas de région de l’univers qui n’ait été visitée par lui ; plus rien qui ne soit touché par le rayonnement de sa puissance de salut, à laquelle les démons eux-mêmes rendent témoignage jusque dans leur refus d’être sauvés. « Dieu, dit l’épître aux Philippiens, l’a exalté et lui a donné le Nom au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers » (2, 9-10).&lt;br&gt;C’est pourquoi l’Ascension du Seigneur auprès du Père est la condition du don de l’Esprit. « Si je ne pars pas, disait Jésus, le Paraclet ne viendra pas vers vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai » (Jean 16, 7). L’Ascension est un départ pour une venue, un retrait pour un don. Et le signe qu’elle a porté son fruit, ce sont des vies qui accueillent ce don pour devenir à leur tour des vies données.&lt;br&gt;Telle est la source de notre joie et de notre action de grâce dans toute la période entre Ascension et Pentecôte. Le Seigneur monté aux cieux demeure en nous par le don de l’Esprit qui nous affermit dans l’espérance d’aimer à notre tour comme Il nous a aimés. Entre la foi pascale et la charité répandue en nos cœurs à la Pentecôte, la fête de l’Ascension tisse le lien de l’espérance.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>UN MIRACLE DE PAULINE JARICOT</title><pubDate>Fri, 20 May 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-18928</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//ba177eb9773b9143958f59cfd70eecb936f8cfae27692a8ec325354a7ef215ae.mp3" length="3004708" type="audio/mpeg"/><itunes:title>UN MIRACLE DE PAULINE JARICOT</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=256412</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Jean-Pierre Batut témoigne de la puissance de la prière&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Le futur papa et la future maman se réjouissaient d’avance de la naissance attendue du petit septième. Tout allait jusque-là du mieux possible. Mais ce soir de 2013, vers 23 heures, mon téléphone sonne. C’est lui Marc, le futur père, et il est en larmes. Sa femme est partie aux urgences, dans un état préoccupant. Et le verdict est tombé : c’est un cas très rare de grossesse à risque où le fœtus empoisonne le sang de la mère. Dans un tel cas, une IMG paraît être la seule solution et il faut la pratiquer au plus vite. Et d’ailleurs, ont ajouté les médecins, on est sûrs et certains que le fœtus n’est pas viable. &amp;lt;br&amp;gt;Me voilà parti à l’hôpital. J’arrive dans la chambre, ils sont là tous les deux. Laure, recroquevillée sur son lit, m’adresse un sourire qui dissimule mal son angoisse. Je me veux rassurant, pacifiant, mais je n’en mène pas large : prions d’abord ensemble, puis je vous donne le sacrement des malades, et de toute façon il est trop tard ce soir pour prendre des décisions, on verra demain matin… Nous prions, Laure reçoit le sacrement, et juste avant de partir, mû par une inspiration, je lui dis : « il faut prier Pauline Jaricot ! »&amp;lt;br&amp;gt;J’ai rarement passé une aussi mauvaise nuit, me réveillant tous les quarts d’heure. Le matin arrive, je me lève aussi peu en forme que possible et j’essaie de prier. Pas d’appel téléphonique. Je n’ose prendre l’initiative. La matinée s’avance, les heures passent : toujours rien. Je vais finir par appeler…&amp;lt;br&amp;gt;Tout à coup mon téléphone sonne. Je me précipite : c’est Marc. Sa voix a complètement changé, si bien que je suis tout étonné. Il me dit : « ça y est ! » Ça y est quoi ? « Mais Pauline, Pauline Jaricot ! » Mais que s’est-il passé avec Pauline Jaricot ? « Eh bien ce matin très tôt les médecins ont examiné ma femme, elle n’a plus aucun symptôme. Ils ont dit qu’ils n’y comprenaient rien, mais que la médecine n’a pas réponse à tout, et qu’il ne lui restait plus qu’à rentrer chez elle et à rester allongée le plus possible jusqu’à la naissance. »&amp;lt;br&amp;gt;Voilà une nuit dont je me souviendrai. Je me précipite à l’hôpital et je trouve la future maman rayonnante. On l’aide à préparer ses affaires pour repartir. Je lui dis : « vous avez bien prié Pauline Jaricot ? » Elle me répond : « j’étais tellement affolée que j’ai prié aussi tous les saints du paradis, mais j’ai prié surtout Pauline Jaricot ! »&amp;lt;br&amp;gt;Quelques mois plus tard naissait un beau petit garçon, qui a 8 ans et demi aujourd’hui et qui est plein de vie. Il aime bien Pauline Jaricot dont il connaît la vie par cœur.&amp;lt;br&amp;gt;Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi et du Rosaire vivant, sera béatifiée à Lyon ce dimanche 22 mai.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>182</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Jean-Pierre Batut témoigne de la puissance de la prière&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le futur papa et la future maman se réjouissaient d’avance de la naissance attendue du petit septième. Tout allait jusque-là du mieux possible. Mais ce soir de 2013, vers 23 heures, mon téléphone sonne. C’est lui Marc, le futur père, et il est en larmes. Sa femme est partie aux urgences, dans un état préoccupant. Et le verdict est tombé : c’est un cas très rare de grossesse à risque où le fœtus empoisonne le sang de la mère. Dans un tel cas, une IMG paraît être la seule solution et il faut la pratiquer au plus vite. Et d’ailleurs, ont ajouté les médecins, on est sûrs et certains que le fœtus n’est pas viable. &lt;br&gt;Me voilà parti à l’hôpital. J’arrive dans la chambre, ils sont là tous les deux. Laure, recroquevillée sur son lit, m’adresse un sourire qui dissimule mal son angoisse. Je me veux rassurant, pacifiant, mais je n’en mène pas large : prions d’abord ensemble, puis je vous donne le sacrement des malades, et de toute façon il est trop tard ce soir pour prendre des décisions, on verra demain matin… Nous prions, Laure reçoit le sacrement, et juste avant de partir, mû par une inspiration, je lui dis : « il faut prier Pauline Jaricot ! »&lt;br&gt;J’ai rarement passé une aussi mauvaise nuit, me réveillant tous les quarts d’heure. Le matin arrive, je me lève aussi peu en forme que possible et j’essaie de prier. Pas d’appel téléphonique. Je n’ose prendre l’initiative. La matinée s’avance, les heures passent : toujours rien. Je vais finir par appeler…&lt;br&gt;Tout à coup mon téléphone sonne. Je me précipite : c’est Marc. Sa voix a complètement changé, si bien que je suis tout étonné. Il me dit : « ça y est ! » Ça y est quoi ? « Mais Pauline, Pauline Jaricot ! » Mais que s’est-il passé avec Pauline Jaricot ? « Eh bien ce matin très tôt les médecins ont examiné ma femme, elle n’a plus aucun symptôme. Ils ont dit qu’ils n’y comprenaient rien, mais que la médecine n’a pas réponse à tout, et qu’il ne lui restait plus qu’à rentrer chez elle et à rester allongée le plus possible jusqu’à la naissance. »&lt;br&gt;Voilà une nuit dont je me souviendrai. Je me précipite à l’hôpital et je trouve la future maman rayonnante. On l’aide à préparer ses affaires pour repartir. Je lui dis : « vous avez bien prié Pauline Jaricot ? » Elle me répond : « j’étais tellement affolée que j’ai prié aussi tous les saints du paradis, mais j’ai prié surtout Pauline Jaricot ! »&lt;br&gt;Quelques mois plus tard naissait un beau petit garçon, qui a 8 ans et demi aujourd’hui et qui est plein de vie. Il aime bien Pauline Jaricot dont il connaît la vie par cœur.&lt;br&gt;Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi et du Rosaire vivant, sera béatifiée à Lyon ce dimanche 22 mai.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Jeanne d'Arc a encore beaucoup de chose à nous dire</title><pubDate>Fri, 06 May 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-18320</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//8300c0b0d4f1b984c48cd6685fa3cd41341a9b39e34e557525422c3a8078ef20.mp3" length="3222047" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Jeanne d'Arc a encore beaucoup de chose à nous dire</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=239124</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;À Orléans ce dimanche, à Rouen le 22 mai, seront célébrées les festivités en l’honneur de Jeanne d’Arc. Une sainte qui a fait la guerre, voilà quelque chose qui n’est pas banal, et qui peut même heurter nos mentalités modernes.&amp;lt;br&amp;gt;Mais comment Jeanne d’Arc a-t-elle fait la guerre&amp;nbsp;? Cette question est plus importante que jamais dans le contexte où nous vivons. Elle a fait la guerre sans l’expérience qu’on pensait nécessaire pour la faire et pour mener les armées à la victoire&amp;nbsp;: elle ne l’a pas faite en guerrière, mais en visionnaire et en prophète. Non seulement parce qu’elle a obéi à ses «&amp;nbsp;voix&amp;nbsp;», mais aussi parce qu’elle a vu, comme tous les vrais prophètes, ce qui était caché aux yeux de l’opinion publique – comme on ne disait pas encore&amp;nbsp;: l’injustice faite à un pays et la soumission du droit à la force. C’est ce qui lui a donné d’emblée une supériorité morale évidente devant les intrigues de cour et l’opportunisme des puissants qui, la voyant plus tard dans l’adversité, se sont empressés de l’abandonner.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;On pourrait même dire, sans forcer le paradoxe, que Jeanne a fait la guerre avec amour. Amour des faibles et des humbles d’abord, qui sont toujours les premières victimes des guerres&amp;nbsp;; mais aussi amour des ennemis comme Jésus le demande. Lorsqu’elle prend la tête des armées du Dauphin Charles, elle n’a aucune hostilité de principe contre les Anglais. Elle ne cherche pas à puiser sa force dans une haine qu’elle attiserait dans ce but. Elle ne s’oppose aux ennemis que dans la mesure où ils usurpent une terre à laquelle ils n’ont pas droit&amp;nbsp;: qu’ils rendent les places dont ils se sont emparés, qu’ils restituent «&amp;nbsp;les clefs des bonnes villes qu’ils ont prises et violées en France&amp;nbsp;», comme elle le leur demande solennellement dans la lettre qu’elle leur adresse avant Orléans, et les choses rentreront dans l’ordre. Entre les deux pays, les rapports redeviendront ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être&amp;nbsp;: cordiaux et fraternels.&amp;lt;br&amp;gt;Bien des gens s’égarent aujourd’hui – à commencer hélas par le président des États-Unis – en s’imaginant qu’un Poutine écrasé et humilié rendra facilement les armes. C’est le contraire qui est vrai. Un ennemi humilié est beaucoup plus dangereux encore qu’il ne l’était auparavant. Il devient prêt à jouer son va-tout, et en l’occurrence nous savons ce que ce va-tout pourrait être. Dans les guerres modernes, nous oublions trop facilement que la volonté d’humilier l’ennemi, si haïssables que soient ses méthodes, contient en germe les conflits à venir, et ne démontre au fond qu’une seule chose&amp;nbsp;: que ceux qui défendent le droit ne valent pas mieux, que ceux qui le bafouent. Puisse le ciel nous préserver de tomber dans ce piège mortel – à la prière de sainte Jeanne d’Arc.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>À Orléans ce dimanche, à Rouen le 22 mai, seront célébrées les festivités en l’honneur de Jeanne d’Arc. Une sainte qui a fait la guerre, voilà quelque chose qui n’est pas banal, et qui peut même heurter nos mentalités modernes.&lt;br&gt;Mais comment Jeanne d’Arc a-t-elle fait la guerre ? Cette question est plus importante que jamais dans le contexte où nous vivons. Elle a fait la guerre sans l’expérience qu’on pensait nécessaire pour la faire et pour mener les armées à la victoire : elle ne l’a pas faite en guerrière, mais en visionnaire et en prophète. Non seulement parce qu’elle a obéi à ses « voix », mais aussi parce qu’elle a vu, comme tous les vrais prophètes, ce qui était caché aux yeux de l’opinion publique – comme on ne disait pas encore : l’injustice faite à un pays et la soumission du droit à la force. C’est ce qui lui a donné d’emblée une supériorité morale évidente devant les intrigues de cour et l’opportunisme des puissants qui, la voyant plus tard dans l’adversité, se sont empressés de l’abandonner.&lt;br&gt;&lt;br&gt;On pourrait même dire, sans forcer le paradoxe, que Jeanne a fait la guerre avec amour. Amour des faibles et des humbles d’abord, qui sont toujours les premières victimes des guerres ; mais aussi amour des ennemis comme Jésus le demande. Lorsqu’elle prend la tête des armées du Dauphin Charles, elle n’a aucune hostilité de principe contre les Anglais. Elle ne cherche pas à puiser sa force dans une haine qu’elle attiserait dans ce but. Elle ne s’oppose aux ennemis que dans la mesure où ils usurpent une terre à laquelle ils n’ont pas droit : qu’ils rendent les places dont ils se sont emparés, qu’ils restituent « les clefs des bonnes villes qu’ils ont prises et violées en France », comme elle le leur demande solennellement dans la lettre qu’elle leur adresse avant Orléans, et les choses rentreront dans l’ordre. Entre les deux pays, les rapports redeviendront ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être : cordiaux et fraternels.&lt;br&gt;Bien des gens s’égarent aujourd’hui – à commencer hélas par le président des États-Unis – en s’imaginant qu’un Poutine écrasé et humilié rendra facilement les armes. C’est le contraire qui est vrai. Un ennemi humilié est beaucoup plus dangereux encore qu’il ne l’était auparavant. Il devient prêt à jouer son va-tout, et en l’occurrence nous savons ce que ce va-tout pourrait être. Dans les guerres modernes, nous oublions trop facilement que la volonté d’humilier l’ennemi, si haïssables que soient ses méthodes, contient en germe les conflits à venir, et ne démontre au fond qu’une seule chose : que ceux qui défendent le droit ne valent pas mieux, que ceux qui le bafouent. Puisse le ciel nous préserver de tomber dans ce piège mortel – à la prière de sainte Jeanne d’Arc.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Est-ce que tu m'aimes vraiment ?</title><pubDate>Fri, 29 Apr 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-18041</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//e5bfd3d5f1dec6effb03061149302973b22031176e029ee2c575c979ea2609e8.mp3" length="3574804" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Est-ce que tu m'aimes vraiment ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=235659</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ce dimanche 1er mai, troisième de Pâques, retentit dans l’évangile la question de Jésus ressuscité adressée à Pierre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Est-ce que tu m’aimes vraiment&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» C’est le thème des quatrièmes «&amp;nbsp;JDJ&amp;nbsp;», les Journées diocésaines de la jeunesse du diocèse de Blois, qui ont lieu à Pontlevoy samedi et dimanche avec des jeunes collégiens et lycéens venus des quatre coins du département. Les premières JDJ s’étaient faites à Saint-Aignan en 2017, les deuxièmes à Muides et à Saint-Dyé sur Loire en 2018, les troisièmes à La Ferté Saint-Cyr en 2019, avec à chaque fois un doublement des effectifs. Mais le Covid est arrivé, qui a brisé ce bel élan et nous a contraints à deux années de jachère&amp;nbsp;: cette année est donc une année de reprise, dans le cadre somptueux de l’abbaye de Pontlevoy.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Lorsque Jésus apparaît à Pierre et aux six autres disciples au bord du lac de Galilée, on a l’impression d’un retour au quotidien&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je m’en vais à la pêche&amp;nbsp;» dit Simon-Pierre, et les autres le suivent. On est ramenés à la case départ, comme si tout ce que les disciples avaient vécu à la suite de Jésus était une simple parenthèse dans leur vie. Le plus étonnant est qu’ils savent que Jésus est ressuscité, qu’il leur a donné rendez-vous en Galilée (cf. Marc 16, 7), mais rien de tout cela ne semble encore en mesure d’opérer en eux un changement définitif.&amp;lt;br&amp;gt;Tout va repartir d’une pêche miraculeuse qui rappelle étonnamment celle à l’issue de laquelle Simon avait été appelé par Jésus en ces termes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ne crains pas, désormais ce sont des hommes que tu prendras&amp;nbsp;» (Luc 5, 10). Alors, ramenant sa barque à terre et laissant tout, Simon-Pierre avait suivi Jésus, et ses compagnons avaient fait de même.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Il arrive que le film de notre vie se rembobine ainsi, après que nous avons régressé dans l’amour du Christ. Nous sommes ramenés par grâce à un moment-clef où nous avons fait une rencontre décisive du Seigneur, où nous lui avons dit oui, et il nous regarde à nouveau à partir de ce point de départ. «&amp;nbsp;Est-ce que tu m’aimes vraiment&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Dans ce «&amp;nbsp;vraiment&amp;nbsp;», on peut bien sûr lire en creux notre infidélité, car pendant tout ce temps où nous avions promis d’être disciples nous ne l’avons pas été totalement, et parfois dans l’usure des jours nous avons renié. Mais ce «&amp;nbsp;vraiment&amp;nbsp;» est aussi une promesse&amp;nbsp;: promesse d’un pardon qui nous ramène au premier jour, promesse d’une force neuve qui nous rendra enfin capables de vivre jusqu’au bout dans le temps la promesse que nous avons faite dans l’instant.&amp;lt;br&amp;gt;Les jeunes dont le cœur ne s’est pas endurci ont la grâce d’être encore au contact du premier jour, ouverts à la rencontre, disposés à la réponse qui fait tout quitter pour suivre Jésus. Quand on est jeune on est capable de «&amp;nbsp;donner sa vie comme on jette une fleur&amp;nbsp;», selon la belle expression de Madeleine Daniélou. Nul ne peut savoir à l’avance dans quelle mesure il sera fidèle&amp;nbsp;; mais nous savons tous que le Ressuscité est capable, parce qu’il croit toujours en nous, de nous reconduire à la grâce du premier jour.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>218</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ce dimanche 1er mai, troisième de Pâques, retentit dans l’évangile la question de Jésus ressuscité adressée à Pierre : « Est-ce que tu m’aimes vraiment ? » C’est le thème des quatrièmes « JDJ », les Journées diocésaines de la jeunesse du diocèse de Blois, qui ont lieu à Pontlevoy samedi et dimanche avec des jeunes collégiens et lycéens venus des quatre coins du département. Les premières JDJ s’étaient faites à Saint-Aignan en 2017, les deuxièmes à Muides et à Saint-Dyé sur Loire en 2018, les troisièmes à La Ferté Saint-Cyr en 2019, avec à chaque fois un doublement des effectifs. Mais le Covid est arrivé, qui a brisé ce bel élan et nous a contraints à deux années de jachère : cette année est donc une année de reprise, dans le cadre somptueux de l’abbaye de Pontlevoy.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Lorsque Jésus apparaît à Pierre et aux six autres disciples au bord du lac de Galilée, on a l’impression d’un retour au quotidien : « Je m’en vais à la pêche » dit Simon-Pierre, et les autres le suivent. On est ramenés à la case départ, comme si tout ce que les disciples avaient vécu à la suite de Jésus était une simple parenthèse dans leur vie. Le plus étonnant est qu’ils savent que Jésus est ressuscité, qu’il leur a donné rendez-vous en Galilée (cf. Marc 16, 7), mais rien de tout cela ne semble encore en mesure d’opérer en eux un changement définitif.&lt;br&gt;Tout va repartir d’une pêche miraculeuse qui rappelle étonnamment celle à l’issue de laquelle Simon avait été appelé par Jésus en ces termes : « ne crains pas, désormais ce sont des hommes que tu prendras » (Luc 5, 10). Alors, ramenant sa barque à terre et laissant tout, Simon-Pierre avait suivi Jésus, et ses compagnons avaient fait de même.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il arrive que le film de notre vie se rembobine ainsi, après que nous avons régressé dans l’amour du Christ. Nous sommes ramenés par grâce à un moment-clef où nous avons fait une rencontre décisive du Seigneur, où nous lui avons dit oui, et il nous regarde à nouveau à partir de ce point de départ. « Est-ce que tu m’aimes vraiment ? » Dans ce « vraiment », on peut bien sûr lire en creux notre infidélité, car pendant tout ce temps où nous avions promis d’être disciples nous ne l’avons pas été totalement, et parfois dans l’usure des jours nous avons renié. Mais ce « vraiment » est aussi une promesse : promesse d’un pardon qui nous ramène au premier jour, promesse d’une force neuve qui nous rendra enfin capables de vivre jusqu’au bout dans le temps la promesse que nous avons faite dans l’instant.&lt;br&gt;Les jeunes dont le cœur ne s’est pas endurci ont la grâce d’être encore au contact du premier jour, ouverts à la rencontre, disposés à la réponse qui fait tout quitter pour suivre Jésus. Quand on est jeune on est capable de « donner sa vie comme on jette une fleur », selon la belle expression de Madeleine Daniélou. Nul ne peut savoir à l’avance dans quelle mesure il sera fidèle ; mais nous savons tous que le Ressuscité est capable, parce qu’il croit toujours en nous, de nous reconduire à la grâce du premier jour.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'entre 2 tours</title><pubDate>Fri, 22 Apr 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-17813</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//28552b6176f87e4b6736b472c765fcf5e37d77b4fed9873a941bee0bd5cf3904.mp3" length="3620780" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'entre 2 tours</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=233618</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;C’est une banalité de dire que notre pays ne va pas bien, et le fait qu’il ne soit pas seul à aller mal ne saurait être une consolation. Il ne va pas bien moralement, il ne va pas bien institutionnellement. Sa vie politique se démarque de plus en plus des institutions qui sont censées la réguler. L’élection du président de la République devient un instrument de protestation contre le pouvoir plus que de délégation de pouvoir. C’est un indice parmi d’autres d’une manière nouvelle et inquiétante de vivre les conflits&amp;nbsp;: avec l’aide des réseaux sociaux où tous les coups paraissent permis, les détestations se moquent de la bienséance et vont parfois jusqu’à s’affranchir des lois elles-mêmes, dégénérant en condamnations à l’emporte-pièce, quand ce n’est pas en insultes et en discours de haine.&amp;lt;br&amp;gt;Trop de citoyens font usage de leur droit de vote au moment des élections présidentielles pour protester contre ce qu’il est convenu d’appeler le «&amp;nbsp;système&amp;nbsp;», alors qu’il n’est rien de moins systématique qu’une société humaine avec ses complexités. Qu’importe&amp;nbsp;: on vote pour protester, après quoi on vote pour «&amp;nbsp;faire barrage&amp;nbsp;», c’est-à-dire pour neutraliser les conséquences de sa protestation antérieure. Selon la formule convenue, «&amp;nbsp;au premier tour on choisit, et au second on élimine.&amp;nbsp;» Dès lors, qui s’étonnera qu’à peine la période électorale passée, on retourne bien vite à la protestation et qu’on fasse tout pour empêcher d’agir ceux que l’on a élus&amp;nbsp;? C’est le retour des «&amp;nbsp;bonnets rouges&amp;nbsp;», des «&amp;nbsp;zadistes&amp;nbsp;», des «&amp;nbsp;gilets jaunes&amp;nbsp;» et autres «&amp;nbsp;antivax&amp;nbsp;» et disciples en tous genres de tribuns et de charlatans de rencontre. Jusqu’à la prochaine échéance électorale où le même processus recommencera, un peu plus aggravé encore que la fois précédente dans un corps social un peu plus délité.&amp;lt;br&amp;gt;Les institutions humaines sont à la fois le garde-fou et le produit de l’humanité. En tant qu’elles sont produites, elles manifestent notre génie et notre capacité de sociabilité, voire de fraternité. En tant qu’elles sont un garde-fou, elles mettent en lumière notre versatilité et leur propre fragilité, toujours à la merci des coups que nous leur portons dans des comportements auto-destructeurs. Mais «&amp;nbsp;s’il n’y a plus de représentation, écrit l’auteur des réflexions qui m’inspirent cette chronique1, s’il n’y a plus de médiations, l’alternative est soit le vide, soit la confrontation dans la rue, sur les ronds-points et non dans les assemblées [régulièrement] élues&amp;nbsp;; sur les réseaux sociaux, et non dans l’espace de discussion et de confrontation organisé par les professionnels de l’information&amp;nbsp;». Ajoutons aussi&amp;nbsp;: par ceux qui ont mission d’élever les débats et de placer les citoyens devant les grandes questions philosophiques auxquelles personne ne peut échapper. Afin que la parole, créatrice de liens, ne soit pas remplacée par la violence aveugle et surtout désespérée.&amp;lt;br&amp;gt;Quand donc nos politiques aborderont-ils la question du sens&amp;nbsp;? Quand donc cesseront-ils de ne parler que du pouvoir d’achat et de s’écharper sur des programmes sans âme&amp;nbsp;? Peut-être quand ils auront cessé de parler et d’agir comme si le sens n’intéressait pas leurs électeurs. Ce moment pourrait être plus proche qu’on ne le pense&amp;nbsp;; mais en attendant, le débat de l’entre-deux-tours est révélateur par les sujets qu’il passe sous silence plus encore que par ceux qu’il aborde.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>C’est une banalité de dire que notre pays ne va pas bien, et le fait qu’il ne soit pas seul à aller mal ne saurait être une consolation. Il ne va pas bien moralement, il ne va pas bien institutionnellement. Sa vie politique se démarque de plus en plus des institutions qui sont censées la réguler. L’élection du président de la République devient un instrument de protestation contre le pouvoir plus que de délégation de pouvoir. C’est un indice parmi d’autres d’une manière nouvelle et inquiétante de vivre les conflits : avec l’aide des réseaux sociaux où tous les coups paraissent permis, les détestations se moquent de la bienséance et vont parfois jusqu’à s’affranchir des lois elles-mêmes, dégénérant en condamnations à l’emporte-pièce, quand ce n’est pas en insultes et en discours de haine.&lt;br&gt;Trop de citoyens font usage de leur droit de vote au moment des élections présidentielles pour protester contre ce qu’il est convenu d’appeler le « système », alors qu’il n’est rien de moins systématique qu’une société humaine avec ses complexités. Qu’importe : on vote pour protester, après quoi on vote pour « faire barrage », c’est-à-dire pour neutraliser les conséquences de sa protestation antérieure. Selon la formule convenue, « au premier tour on choisit, et au second on élimine. » Dès lors, qui s’étonnera qu’à peine la période électorale passée, on retourne bien vite à la protestation et qu’on fasse tout pour empêcher d’agir ceux que l’on a élus ? C’est le retour des « bonnets rouges », des « zadistes », des « gilets jaunes » et autres « antivax » et disciples en tous genres de tribuns et de charlatans de rencontre. Jusqu’à la prochaine échéance électorale où le même processus recommencera, un peu plus aggravé encore que la fois précédente dans un corps social un peu plus délité.&lt;br&gt;Les institutions humaines sont à la fois le garde-fou et le produit de l’humanité. En tant qu’elles sont produites, elles manifestent notre génie et notre capacité de sociabilité, voire de fraternité. En tant qu’elles sont un garde-fou, elles mettent en lumière notre versatilité et leur propre fragilité, toujours à la merci des coups que nous leur portons dans des comportements auto-destructeurs. Mais « s’il n’y a plus de représentation, écrit l’auteur des réflexions qui m’inspirent cette chronique1, s’il n’y a plus de médiations, l’alternative est soit le vide, soit la confrontation dans la rue, sur les ronds-points et non dans les assemblées [régulièrement] élues ; sur les réseaux sociaux, et non dans l’espace de discussion et de confrontation organisé par les professionnels de l’information ». Ajoutons aussi : par ceux qui ont mission d’élever les débats et de placer les citoyens devant les grandes questions philosophiques auxquelles personne ne peut échapper. Afin que la parole, créatrice de liens, ne soit pas remplacée par la violence aveugle et surtout désespérée.&lt;br&gt;Quand donc nos politiques aborderont-ils la question du sens ? Quand donc cesseront-ils de ne parler que du pouvoir d’achat et de s’écharper sur des programmes sans âme ? Peut-être quand ils auront cessé de parler et d’agir comme si le sens n’intéressait pas leurs électeurs. Ce moment pourrait être plus proche qu’on ne le pense ; mais en attendant, le débat de l’entre-deux-tours est révélateur par les sujets qu’il passe sous silence plus encore que par ceux qu’il aborde.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Saint Thomas dans tous ses états</title><pubDate>Fri, 15 Apr 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-17509</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//76cac663dd62f45b075842a557e7cafec776b60d73065ef421f681675e97cd2a.mp3" length="3396336" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Saint Thomas dans tous ses états</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=231182</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Dans les documentaires, les journalistes ont souvent l’habitude de suivre un personnage pour nous présenter les événements à travers sa vie quotidienne&amp;nbsp;: ce sera un médecin pendant la crise du Covid, un soldat pendant la guerre en Ukraine, un candidat à une élection…&amp;lt;br&amp;gt;Pourquoi ne pas faire de même pendant la Semaine Sainte&amp;nbsp;? Je vous propose la figure de saint Thomas. Vous savez, celui qui fait reprendre la sempiternelle ritournelle «&amp;nbsp;moi je suis comme saint Thomas, je ne crois que ce que je vois&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Comme si saint Thomas se résumait à sa prétendue incrédulité, de même que saint Antoine se ramènerait aux objets perdus&amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Thomas vaut bien mieux que cela. Matthieu, Marc et Luc se contentent d’en faire mention, mais saint Jean est plus prolixe. Dans l’épisode de la résurrection de Lazare, il nous le montre courageux, avec un certain panache. Lorsque Jésus décide de se rendre auprès de son ami malade, en dépit des dangers qui le menacent, Thomas dit à la cantonade&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» (Jn 11, 16).&amp;lt;br&amp;gt;À son courage, voire sa témérité, Thomas ajoute une grande curiosité. À la fin du dernier repas, quand Jésus se met à parler du chemin qui conduit là où il va aller, Thomas brûle d’en savoir plus et il interroge Jésus sans détours&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas&amp;nbsp;: comment connaîtrions-nous le chemin&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Admirable spontanéité qui nous vaut une admirable réponse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je suis le chemin, la vérité et la vie&amp;nbsp;» (Jn 14, 6). Merci Thomas pour ta belle question&amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Et puis, bien sûr, il y a le rendez-vous manqué du soir de Pâques&amp;nbsp;: ils sont tous là, et Thomas n’est pas là. Quelle idée d’être absent le soir où Jésus apparaît ressuscité&amp;nbsp;! Oui, mais s’ils sont tous là, c’est parce qu’ils sont morts de peur et qu’ils ont barricadé le Cénacle. C’est donc une autre confirmation que Thomas n’a pas peur. Que fait-il dans les rues de Jérusalem à cette heure tardive&amp;nbsp;? Nous n’en savons rien, mais il est courageux, c’est tout.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;Oui, oui, dira-t-on, mais il a douté, et ce n’est pas bien de douter&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Vous trouvez vraiment que les autres étaient des modèles de foi&amp;nbsp;? Thomas a voulu vérifier, c’est sûr. Mais il a été beaucoup plus loin que cela&amp;nbsp;: il est le premier, dans le Nouveau Testament, à affirmer haut et fort la divinité de Jésus. «&amp;nbsp;Mon Seigneur et mon Dieu&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» (Jn 20, 28)&amp;nbsp;: ce n’est pas un acte de foi, ça&amp;nbsp;? Et quel acte de foi, que personne n’avait fait avant lui&amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;En plus de tout cela, Thomas était un bon marcheur&amp;nbsp;: une tradition très ancienne fait de lui l’évangélisateur de l’Inde. Mieux encore&amp;nbsp;: tout récemment, un chercheur nommé Pierre Perrier a pensé trouver des traces de son passage en Chine, où il se serait introduit jusqu’à la cour de l’empereur. Cela n’a pas été du goût du régime très libéral de ce pays, qui l’a interdit de séjour après avoir infesté de virus ses ordinateurs. Mais ceci est une autre histoire.&amp;lt;br&amp;gt;Pendant ces fêtes pascales, soyez comme saint Thomas&amp;nbsp;: des amoureux du Christ, votre Seigneur et votre Dieu.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>207</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Dans les documentaires, les journalistes ont souvent l’habitude de suivre un personnage pour nous présenter les événements à travers sa vie quotidienne : ce sera un médecin pendant la crise du Covid, un soldat pendant la guerre en Ukraine, un candidat à une élection…&lt;br&gt;Pourquoi ne pas faire de même pendant la Semaine Sainte ? Je vous propose la figure de saint Thomas. Vous savez, celui qui fait reprendre la sempiternelle ritournelle « moi je suis comme saint Thomas, je ne crois que ce que je vois ! » Comme si saint Thomas se résumait à sa prétendue incrédulité, de même que saint Antoine se ramènerait aux objets perdus !&lt;br&gt;Thomas vaut bien mieux que cela. Matthieu, Marc et Luc se contentent d’en faire mention, mais saint Jean est plus prolixe. Dans l’épisode de la résurrection de Lazare, il nous le montre courageux, avec un certain panache. Lorsque Jésus décide de se rendre auprès de son ami malade, en dépit des dangers qui le menacent, Thomas dit à la cantonade : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » (Jn 11, 16).&lt;br&gt;À son courage, voire sa témérité, Thomas ajoute une grande curiosité. À la fin du dernier repas, quand Jésus se met à parler du chemin qui conduit là où il va aller, Thomas brûle d’en savoir plus et il interroge Jésus sans détours : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas : comment connaîtrions-nous le chemin ? » Admirable spontanéité qui nous vaut une admirable réponse : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6). Merci Thomas pour ta belle question !&lt;br&gt;Et puis, bien sûr, il y a le rendez-vous manqué du soir de Pâques : ils sont tous là, et Thomas n’est pas là. Quelle idée d’être absent le soir où Jésus apparaît ressuscité ! Oui, mais s’ils sont tous là, c’est parce qu’ils sont morts de peur et qu’ils ont barricadé le Cénacle. C’est donc une autre confirmation que Thomas n’a pas peur. Que fait-il dans les rues de Jérusalem à cette heure tardive ? Nous n’en savons rien, mais il est courageux, c’est tout.&lt;br&gt;« Oui, oui, dira-t-on, mais il a douté, et ce n’est pas bien de douter ! » Vous trouvez vraiment que les autres étaient des modèles de foi ? Thomas a voulu vérifier, c’est sûr. Mais il a été beaucoup plus loin que cela : il est le premier, dans le Nouveau Testament, à affirmer haut et fort la divinité de Jésus. « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 28) : ce n’est pas un acte de foi, ça ? Et quel acte de foi, que personne n’avait fait avant lui !&lt;br&gt;En plus de tout cela, Thomas était un bon marcheur : une tradition très ancienne fait de lui l’évangélisateur de l’Inde. Mieux encore : tout récemment, un chercheur nommé Pierre Perrier a pensé trouver des traces de son passage en Chine, où il se serait introduit jusqu’à la cour de l’empereur. Cela n’a pas été du goût du régime très libéral de ce pays, qui l’a interdit de séjour après avoir infesté de virus ses ordinateurs. Mais ceci est une autre histoire.&lt;br&gt;Pendant ces fêtes pascales, soyez comme saint Thomas : des amoureux du Christ, votre Seigneur et votre Dieu.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>MENSONGE ET PROPAGANDE</title><pubDate>Fri, 08 Apr 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-17243</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//802290d86e6c9f372183743734525330bc27f65b8e9e6829ed555c45054ddb0e.mp3" length="3673861" type="audio/mpeg"/><itunes:title>MENSONGE ET PROPAGANDE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=227991</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Dans ma chronique de la semaine dernière, je soulignais qu’un des effets collatéraux des guerres était de faire disparaître la notion même de vérité en recourant sans cesse au mensonge. C’était juste avant la découverte des crimes de guerre commis dans les régions qui viennent d’être reprises par l’armée ukrainienne, et je ne croyais pas, hélas, si bien dire. L’ignominie du mensonge d’État de la part de l’envahisseur russe a dépassé toute mesure, comme si le droit des victimes à vivre était nié une deuxième fois. Selon les autorités russes en effet, les assassinats commis ne sont rien d’autre qu’une «&amp;nbsp;provocation du régime de Kiev&amp;nbsp;», une mise en scène macabre qu’il aurait fabriquée de toutes pièces.&amp;lt;br&amp;gt;Ici s’effectue le passage du mensonge à la propagande, qui est elle aussi une forme de mensonge, mais sur une bien plus grande échelle. Le mensonge, dans le cas présent, a pour but de se disculper en accusant faussement l’adversaire de crimes qu’on a soi-même commis. La propagande poursuit un but analogue, mais bien plus large&amp;nbsp;: substituer à une vision du monde fondée sur des constats une autre vision totalement fantasmée, mais cohérente, un semblant de réalité qui se substitue au réel et lui dénie toute pertinence. La propagande des autorités russes aura atteint son but si les citoyens de ce pays sont finalement convaincus non seulement que des Ukrainiens sont les véritables auteurs des crimes de masse commis à Boutcha, mais que les Ukrainiens pris collectivement sont des meurtriers, des barbares et des nazis.&amp;lt;br&amp;gt;Il est intéressant de se rappeler la dérive de sens qu’a connue le mot «&amp;nbsp;propagande&amp;nbsp;». À l’origine il désigne une congrégation romaine, la Congrégation de la Propagande, créée à la fin du 17e siècle ad fidem propagandam, ce qui se traduit «&amp;nbsp;pour propager la foi&amp;nbsp;». Cet organisme, aujourd’hui appelé «&amp;nbsp;Congrégation pour l’évangélisation des peuples&amp;nbsp;», avait donc pour but de soutenir les œuvres missionnaires dans le monde. Ce sont les régimes dictatoriaux du 20e siècle qui modifieront le sens du mot lorsque, tant du côté nazi que du côté communiste, ils transformeront l’information en bourrage de crâne. C’est ainsi que le régime hitlérien s’était doté d’un ministère de la propagande, sous l’autorité du tristement célèbre Joseph Goebbels.&amp;lt;br&amp;gt;Une caractéristique fondamentale de la propagande est de chercher à susciter la haine en proposant une caricature entièrement négative de ceux qu’elle combat. C’est pourquoi l’Évangile est l’exact contraire de la propagande&amp;nbsp;: non seulement parce qu’il exige l’amour des ennemis, mais aussi parce qu’il révèle, derrière les apparences, la vérité de notre condition humaine. Si pécheurs et pervertis que nous soyons, nous sommes aimés d’un amour qui ne nous sera jamais refusé&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;je t’aime d’un amour éternel, c’est pourquoi je te conserve ma miséricorde&amp;nbsp;», déclare Dieu par la bouche de Jérémie (31, 3).&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;CHRONIQUE RCF 1er AVRIL 2022&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;VÉRITÉ ET MENSONGE&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Au moment où Hitler prenait le pouvoir en Allemagne, fin janvier 1933, Fritz Gerlich, rédacteur en chef du journal catholique Der gerade Weg («&amp;nbsp;le droit chemin&amp;nbsp;») écrivait ceci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le peuple allemand aura honte un jour qu’un chancelier allemand ait pu prononcer à haute voix un programme de gouvernement qui fasse une telle violence objective à la vérité.&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Pour avoir parlé à propos des discours d’Hitler et des nazis de «&amp;nbsp;violence objective faite à la vérité&amp;nbsp;», Fritz Gerlich sera mis à mort le 30 juin 1934 après 15 mois passés au camp de Dachau. Sa veuve recevra en guise d’avis de décès une boîte en carton contenant ses lunettes maculées de sang.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;Dans notre pays, écrivait Soljenitsyne à propos de l’Union soviétique, le mensonge est devenu non seulement une catégorie morale, mais aussi un pilier de l’État.&amp;nbsp;» Dans ce pays, le premier précepte du KGB était le suivant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tout agent a un cerveau pour surveiller sa langue et dissimuler sa pensée.&amp;nbsp;» Un certain Vladimir Poutine, jadis agent du KGB, a bien retenu la leçon. Et comme il a au&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Dans ma chronique de la semaine dernière, je soulignais qu’un des effets collatéraux des guerres était de faire disparaître la notion même de vérité en recourant sans cesse au mensonge. C’était juste avant la découverte des crimes de guerre commis dans les régions qui viennent d’être reprises par l’armée ukrainienne, et je ne croyais pas, hélas, si bien dire. L’ignominie du mensonge d’État de la part de l’envahisseur russe a dépassé toute mesure, comme si le droit des victimes à vivre était nié une deuxième fois. Selon les autorités russes en effet, les assassinats commis ne sont rien d’autre qu’une « provocation du régime de Kiev », une mise en scène macabre qu’il aurait fabriquée de toutes pièces.&lt;br&gt;Ici s’effectue le passage du mensonge à la propagande, qui est elle aussi une forme de mensonge, mais sur une bien plus grande échelle. Le mensonge, dans le cas présent, a pour but de se disculper en accusant faussement l’adversaire de crimes qu’on a soi-même commis. La propagande poursuit un but analogue, mais bien plus large : substituer à une vision du monde fondée sur des constats une autre vision totalement fantasmée, mais cohérente, un semblant de réalité qui se substitue au réel et lui dénie toute pertinence. La propagande des autorités russes aura atteint son but si les citoyens de ce pays sont finalement convaincus non seulement que des Ukrainiens sont les véritables auteurs des crimes de masse commis à Boutcha, mais que les Ukrainiens pris collectivement sont des meurtriers, des barbares et des nazis.&lt;br&gt;Il est intéressant de se rappeler la dérive de sens qu’a connue le mot « propagande ». À l’origine il désigne une congrégation romaine, la Congrégation de la Propagande, créée à la fin du 17e siècle ad fidem propagandam, ce qui se traduit « pour propager la foi ». Cet organisme, aujourd’hui appelé « Congrégation pour l’évangélisation des peuples », avait donc pour but de soutenir les œuvres missionnaires dans le monde. Ce sont les régimes dictatoriaux du 20e siècle qui modifieront le sens du mot lorsque, tant du côté nazi que du côté communiste, ils transformeront l’information en bourrage de crâne. C’est ainsi que le régime hitlérien s’était doté d’un ministère de la propagande, sous l’autorité du tristement célèbre Joseph Goebbels.&lt;br&gt;Une caractéristique fondamentale de la propagande est de chercher à susciter la haine en proposant une caricature entièrement négative de ceux qu’elle combat. C’est pourquoi l’Évangile est l’exact contraire de la propagande : non seulement parce qu’il exige l’amour des ennemis, mais aussi parce qu’il révèle, derrière les apparences, la vérité de notre condition humaine. Si pécheurs et pervertis que nous soyons, nous sommes aimés d’un amour qui ne nous sera jamais refusé : « je t’aime d’un amour éternel, c’est pourquoi je te conserve ma miséricorde », déclare Dieu par la bouche de Jérémie (31, 3).&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;CHRONIQUE RCF 1er AVRIL 2022&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;VÉRITÉ ET MENSONGE&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Au moment où Hitler prenait le pouvoir en Allemagne, fin janvier 1933, Fritz Gerlich, rédacteur en chef du journal catholique Der gerade Weg (« le droit chemin ») écrivait ceci : « Le peuple allemand aura honte un jour qu’un chancelier allemand ait pu prononcer à haute voix un programme de gouvernement qui fasse une telle violence objective à la vérité. »&lt;br&gt;Pour avoir parlé à propos des discours d’Hitler et des nazis de « violence objective faite à la vérité », Fritz Gerlich sera mis à mort le 30 juin 1934 après 15 mois passés au camp de Dachau. Sa veuve recevra en guise d’avis de décès une boîte en carton contenant ses lunettes maculées de sang.&lt;br&gt;« Dans notre pays, écrivait Soljenitsyne à propos de l’Union soviétique, le mensonge est devenu non seulement une catégorie morale, mais aussi un pilier de l’État. » Dans ce pays, le premier précepte du KGB était le suivant : « Tout agent a un cerveau pour surveiller sa langue et dissimuler sa pensée. » Un certain Vladimir Poutine, jadis agent du KGB, a bien retenu la leçon. Et comme il a au</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Vérité et mensonge</title><pubDate>Thu, 31 Mar 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-16962</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c958566314287b545400adaee91a31901ea86f6d05daa215884cbf1d493c78ea.mp3" length="3002618" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Vérité et mensonge</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=225325</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Au moment où Hitler prenait le pouvoir en Allemagne, fin janvier 1933, Fritz Gerlich, rédacteur en chef du journal catholique Der gerade Weg («&amp;nbsp;le droit chemin&amp;nbsp;») écrivait ceci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le peuple allemand aura honte un jour qu’un chancelier allemand ait pu prononcer à haute voix un programme de gouvernement qui fasse une telle violence objective à la vérité.&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Pour avoir parlé à propos des discours d’Hitler et des nazis de «&amp;nbsp;violence objective faite à la vérité&amp;nbsp;», Fritz Gerlich sera mis à mort le 30 juin 1934 après 15 mois passés au camp de Dachau. Sa veuve recevra en guise d’avis de décès une boîte en carton contenant ses lunettes maculées de sang.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;Dans notre pays, écrivait Soljenitsyne à propos de l’Union soviétique, le mensonge est devenu non seulement une catégorie morale, mais aussi un pilier de l’État.&amp;nbsp;» Dans ce pays, le premier précepte du KGB était le suivant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tout agent a un cerveau pour surveiller sa langue et dissimuler sa pensée.&amp;nbsp;» Un certain Vladimir Poutine, jadis agent du KGB, a bien retenu la leçon. Et comme il a aujourd’hui en face de lui un Joe Biden dont on ne sait s’il dissimule sa pensée mais dont on est sûr qu’il ne surveille pas bien sa langue, la partie n’est pas égale entre les deux.&amp;lt;br&amp;gt;On aurait pu croire que le mensonge disparaîtrait avec le régime communiste&amp;nbsp;: mais il n’a pas disparu car il s’accommode très bien du capitalisme, ce dernier se nourrissant de multiples mensonges et dissimulant le vol et le pillage pratiqués sur des millions de personnes derrière le mirage d’un partage des richesses qu’engendrerait mécaniquement la croissance économique.&amp;lt;br&amp;gt;L’éducation à la vérité, c’est-à-dire à ne pas pactiser avec le mensonge et à en assumer les conséquences, est la pierre d’attente de toute vie morale&amp;nbsp;: l’essentiel de l’éducation est donc d’apprendre à ne pas mentir. Car le mensonge ne constitue pas une faute morale parmi d’autres, mais une faute qui pervertit la conscience et qui blesse la dignité humaine.&amp;lt;br&amp;gt;La guerre est toujours quelque chose de terrible. La guerre justifiée par des mensonges, comme c’est le cas la plupart du temps, ajoute une mort spirituelle aux morts humaines qu’elle entraîne. C’est pourquoi il est si difficile de se relever d’une guerre&amp;nbsp;: il ne suffit pas d’enterrer les morts, il ne suffit pas de rebâtir les villes, il faut aider l’humanité à croire à nouveau en elle-même. Et c’est le défi le plus difficile à relever quand elle a montré jusqu’où peut aller sa capacité de se mentir sur ses pires comportements.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>182</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Au moment où Hitler prenait le pouvoir en Allemagne, fin janvier 1933, Fritz Gerlich, rédacteur en chef du journal catholique Der gerade Weg (« le droit chemin ») écrivait ceci : « Le peuple allemand aura honte un jour qu’un chancelier allemand ait pu prononcer à haute voix un programme de gouvernement qui fasse une telle violence objective à la vérité. »&lt;br&gt;Pour avoir parlé à propos des discours d’Hitler et des nazis de « violence objective faite à la vérité », Fritz Gerlich sera mis à mort le 30 juin 1934 après 15 mois passés au camp de Dachau. Sa veuve recevra en guise d’avis de décès une boîte en carton contenant ses lunettes maculées de sang.&lt;br&gt;« Dans notre pays, écrivait Soljenitsyne à propos de l’Union soviétique, le mensonge est devenu non seulement une catégorie morale, mais aussi un pilier de l’État. » Dans ce pays, le premier précepte du KGB était le suivant : « Tout agent a un cerveau pour surveiller sa langue et dissimuler sa pensée. » Un certain Vladimir Poutine, jadis agent du KGB, a bien retenu la leçon. Et comme il a aujourd’hui en face de lui un Joe Biden dont on ne sait s’il dissimule sa pensée mais dont on est sûr qu’il ne surveille pas bien sa langue, la partie n’est pas égale entre les deux.&lt;br&gt;On aurait pu croire que le mensonge disparaîtrait avec le régime communiste : mais il n’a pas disparu car il s’accommode très bien du capitalisme, ce dernier se nourrissant de multiples mensonges et dissimulant le vol et le pillage pratiqués sur des millions de personnes derrière le mirage d’un partage des richesses qu’engendrerait mécaniquement la croissance économique.&lt;br&gt;L’éducation à la vérité, c’est-à-dire à ne pas pactiser avec le mensonge et à en assumer les conséquences, est la pierre d’attente de toute vie morale : l’essentiel de l’éducation est donc d’apprendre à ne pas mentir. Car le mensonge ne constitue pas une faute morale parmi d’autres, mais une faute qui pervertit la conscience et qui blesse la dignité humaine.&lt;br&gt;La guerre est toujours quelque chose de terrible. La guerre justifiée par des mensonges, comme c’est le cas la plupart du temps, ajoute une mort spirituelle aux morts humaines qu’elle entraîne. C’est pourquoi il est si difficile de se relever d’une guerre : il ne suffit pas d’enterrer les morts, il ne suffit pas de rebâtir les villes, il faut aider l’humanité à croire à nouveau en elle-même. Et c’est le défi le plus difficile à relever quand elle a montré jusqu’où peut aller sa capacité de se mentir sur ses pires comportements.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>CONSÉCRATION AU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE</title><pubDate>Fri, 25 Mar 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-16670</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//376debc90509a3a887f6d2cdfe6813fc10602deb3e7d899ceb7b4647ded93ae2.mp3" length="2793221" type="audio/mpeg"/><itunes:title>CONSÉCRATION AU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=222607</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Consacrer une personne ou un pays, c’est le vouer à Dieu de manière toute particulière pour qu’il lui appartienne. C’est le sens de l’initiative du pape François pour les nations en conflit en cette fête de l’Annonciation du Seigneur, marquée cette année par la terrible guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;En accomplissant ce geste le Pape ne prend pas parti, et ce n’est pas sa mission de le faire. Il souligne lui-même sa volonté de prier pour tous les belligérants&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’entends accomplir un acte solennel de consécration de l’humanité, et particulièrement de la Russie et de l’Ukraine, au cœur immaculé de Marie&amp;nbsp;». Plus loin il ajoute qu’il s’agit là d’un «&amp;nbsp;geste de l’Église universelle qui, en ce moment dramatique, porte à Dieu, par sa Mère et notre Mère, le cri de douleur de tous ceux qui souffrent et implorent la fin de la violence.&amp;nbsp;» C’est pourquoi tous les évêques du monde sont priés de s’y associer, afin que cet acte du successeur de Pierre apparaisse vraiment comme un acte de l’Église tout entière.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Cette consécration revêt une dimension pénitentielle car ce qui est à reconnaître en premier lieu, c’est notre complicité universelle dans le péché qui engendre la guerre. C’est pourquoi l’acte de consécration invite à faire le lien entre le péché de la guerre et les péchés contre la création et contre notre prochain&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs. Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons&amp;nbsp;: pardonne-nous, Seigneur&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Mais puisque le Cœur de Marie est à la fois tout proche de nous et tout proche du Cœur de son Fils, la prière de consécration est fondamentalement une prière d’espérance. «&amp;nbsp;Répète à chacun de nous, écrit le Pape&amp;nbsp;: "Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère&amp;nbsp;?" Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps. Nous mettons notre confiance en toi… Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle.&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Comme à Cana, nous sommes sûrs que cette intervention maternelle ne peut pas nous faire défaut. La seule chose qui peut nous faire défaut, c’est la foi. Et c’est bien pour cette raison que Marie, à Fatima, s’est fait si pressante pour que nous nous réfugions dans son Cœur immaculé qui supplée à tous nos manques de foi et d’espérance.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>169</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Consacrer une personne ou un pays, c’est le vouer à Dieu de manière toute particulière pour qu’il lui appartienne. C’est le sens de l’initiative du pape François pour les nations en conflit en cette fête de l’Annonciation du Seigneur, marquée cette année par la terrible guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine.&lt;br&gt;&lt;br&gt;En accomplissant ce geste le Pape ne prend pas parti, et ce n’est pas sa mission de le faire. Il souligne lui-même sa volonté de prier pour tous les belligérants : « J’entends accomplir un acte solennel de consécration de l’humanité, et particulièrement de la Russie et de l’Ukraine, au cœur immaculé de Marie ». Plus loin il ajoute qu’il s’agit là d’un « geste de l’Église universelle qui, en ce moment dramatique, porte à Dieu, par sa Mère et notre Mère, le cri de douleur de tous ceux qui souffrent et implorent la fin de la violence. » C’est pourquoi tous les évêques du monde sont priés de s’y associer, afin que cet acte du successeur de Pierre apparaisse vraiment comme un acte de l’Église tout entière.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette consécration revêt une dimension pénitentielle car ce qui est à reconnaître en premier lieu, c’est notre complicité universelle dans le péché qui engendre la guerre. C’est pourquoi l’acte de consécration invite à faire le lien entre le péché de la guerre et les péchés contre la création et contre notre prochain : « Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs. Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur ! »&lt;br&gt;&lt;br&gt;Mais puisque le Cœur de Marie est à la fois tout proche de nous et tout proche du Cœur de son Fils, la prière de consécration est fondamentalement une prière d’espérance. « Répète à chacun de nous, écrit le Pape : &quot;Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère ?&quot; Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps. Nous mettons notre confiance en toi… Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle. »&lt;br&gt;&lt;br&gt;Comme à Cana, nous sommes sûrs que cette intervention maternelle ne peut pas nous faire défaut. La seule chose qui peut nous faire défaut, c’est la foi. Et c’est bien pour cette raison que Marie, à Fatima, s’est fait si pressante pour que nous nous réfugions dans son Cœur immaculé qui supplée à tous nos manques de foi et d’espérance.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>LA JOURNÉE MÉMORIELLE DU 20 MARS ET LE 25 MARS</title><pubDate>Fri, 18 Mar 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-16379</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//91ef56f630e707f4a5b1343f4946dc4b501735c478239bcfffcb21e4c193398d.mp3" length="3167712" type="audio/mpeg"/><itunes:title>LA JOURNÉE MÉMORIELLE DU 20 MARS ET LE 25 MARS</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=219820</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Cette année, partout dans notre pays, les communautés catholiques célébreront la première journée mémorielle sur les abus sexuels. Cette journée est prévue chaque année le vendredi de la troisième semaine de Carême, mais pour marquer la célébration inaugurale la date choisie est à titre exceptionnel le troisième dimanche, c’est-à-dire ce dimanche 20 mars.&amp;lt;br&amp;gt;Cette commémoration pourra prendre des formes différentes en fonction des conditions locales, par exemple un chemin de croix. Mais dans la majorité des cas, elle sera incluse dans la messe dominicale qui nous propose, entre autres textes splendides, le récit de la rencontre de Dieu par Moïse à l’Horeb (Exode 3). Lorsque Moïse s’approche pour mieux voir «&amp;nbsp;cette chose extraordinaire&amp;nbsp;» qu’est le Buisson ardent, Dieu lui demande d’ôter ses sandales, car le lieu où Dieu se trouve est «&amp;nbsp;une terre sainte&amp;nbsp;». On peut en dire autant de ce que Thérèse de Lisieux appelait le «&amp;nbsp;sanctuaire des âmes&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: l’intimité de chaque personne est un sanctuaire où Dieu habite et où l’on ne pénètre pas n’importe comment et sans y être invité (comme c’est le cas, par exemple, dans l’accompagnement spirituel). C’est cette présence divine elle-même dans le sanctuaire de l’âme qui est profanée lorsque la confiance d’un être humain, enfant ou adulte, est trahie par un abuseur.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Dans les cinq diocèses de notre Province (Tours, Chartres, Orléans, Bourges et Blois), nous aurons vécu le 19 mars un grand pèlerinage des pères de famille et des familles à Saint-Joseph&amp;nbsp;: ce pèlerinage sera l’occasion de méditer sur l’exercice de la paternité. Qu’elle soit charnelle ou spirituelle, elle est toujours un mystère d’effacement devant la paternité de Dieu «&amp;nbsp;de qui toute paternité au ciel et sur la terre tire son nom&amp;nbsp;» comme le dit l’épître aux Éphésiens (3, 14). Il ne peut s’agir en aucune manière de supprimer ou de réduire la fonction paternelle ou maternelle, avec ses diverses variantes éducatives, car elle est essentielle à la croissance de tout être humain en responsabilité et en liberté. Mais il s’agit de purifier sans cesse cette mission afin que l’exercice de l’autorité ne cesse jamais d’être interrogé et purifié pour demeurer un service de la croissance des personnes.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;J’ajoute un post-scriptum à cette chronique. Le Pape François renouvellera le 25 mars la consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie, en y ajoutant l’Ukraine. Je redis en terminant la prière que saint Paul VI avait prononcée en 1964 dans les mêmes circonstances&amp;nbsp;:&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;«O Mère des hommes et des peuples, Tu connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, Tu as un sentiment maternel pour toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres qui secouent le monde&amp;nbsp;: accueille notre cri adressé dans l'Esprit Saint directement à Ton cœur et… prends sous Ta protection maternelle toute la famille humaine… Que le temps de la paix et de la liberté, le temps de la vérité, de la justice et de l'espoir s'approche pour tous.»&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Cette année, partout dans notre pays, les communautés catholiques célébreront la première journée mémorielle sur les abus sexuels. Cette journée est prévue chaque année le vendredi de la troisième semaine de Carême, mais pour marquer la célébration inaugurale la date choisie est à titre exceptionnel le troisième dimanche, c’est-à-dire ce dimanche 20 mars.&lt;br&gt;Cette commémoration pourra prendre des formes différentes en fonction des conditions locales, par exemple un chemin de croix. Mais dans la majorité des cas, elle sera incluse dans la messe dominicale qui nous propose, entre autres textes splendides, le récit de la rencontre de Dieu par Moïse à l’Horeb (Exode 3). Lorsque Moïse s’approche pour mieux voir « cette chose extraordinaire » qu’est le Buisson ardent, Dieu lui demande d’ôter ses sandales, car le lieu où Dieu se trouve est « une terre sainte ». On peut en dire autant de ce que Thérèse de Lisieux appelait le « sanctuaire des âmes » : l’intimité de chaque personne est un sanctuaire où Dieu habite et où l’on ne pénètre pas n’importe comment et sans y être invité (comme c’est le cas, par exemple, dans l’accompagnement spirituel). C’est cette présence divine elle-même dans le sanctuaire de l’âme qui est profanée lorsque la confiance d’un être humain, enfant ou adulte, est trahie par un abuseur.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dans les cinq diocèses de notre Province (Tours, Chartres, Orléans, Bourges et Blois), nous aurons vécu le 19 mars un grand pèlerinage des pères de famille et des familles à Saint-Joseph : ce pèlerinage sera l’occasion de méditer sur l’exercice de la paternité. Qu’elle soit charnelle ou spirituelle, elle est toujours un mystère d’effacement devant la paternité de Dieu « de qui toute paternité au ciel et sur la terre tire son nom » comme le dit l’épître aux Éphésiens (3, 14). Il ne peut s’agir en aucune manière de supprimer ou de réduire la fonction paternelle ou maternelle, avec ses diverses variantes éducatives, car elle est essentielle à la croissance de tout être humain en responsabilité et en liberté. Mais il s’agit de purifier sans cesse cette mission afin que l’exercice de l’autorité ne cesse jamais d’être interrogé et purifié pour demeurer un service de la croissance des personnes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J’ajoute un post-scriptum à cette chronique. Le Pape François renouvellera le 25 mars la consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie, en y ajoutant l’Ukraine. Je redis en terminant la prière que saint Paul VI avait prononcée en 1964 dans les mêmes circonstances :&lt;br&gt;&lt;br&gt;«O Mère des hommes et des peuples, Tu connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, Tu as un sentiment maternel pour toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres qui secouent le monde : accueille notre cri adressé dans l&#039;Esprit Saint directement à Ton cœur et… prends sous Ta protection maternelle toute la famille humaine… Que le temps de la paix et de la liberté, le temps de la vérité, de la justice et de l&#039;espoir s&#039;approche pour tous.»</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>CHRÉTIENS D’UKRAINE, CHRÉTIENS POUR L’UKRAINE</title><pubDate>Fri, 11 Mar 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-16073</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2022-03/Monseigneur%20JP%20Batut.jpg?itok=GAWAezMT"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b9ff9dab0008e9e6323ade3c7595912ca852679951221b6871fd1acfd9fe4e96.mp3" length="2429178" type="audio/mpeg"/><itunes:title>CHRÉTIENS D’UKRAINE, CHRÉTIENS POUR L’UKRAINE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=217120</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En ce début de semaine, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a rencontré Monseigneur Hlib LONCHYNA, administrateur apostolique de l’Éparchie de Saint-Vladimir pour les Ukrainiens de rite byzantin en France. Il s’agit de la petite communauté catholique ukrainienne (environ 10% de la population du pays), sachant que la majorité des Ukrainiens sont orthodoxes (environ 65%).&lt;br&gt;&lt;br&gt;
À la question que nous lui posions «&amp;nbsp;que pouvons-nous faire pour l’Ukraine&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», Monseigneur Lonchyna a répondu que les Ukrainiens recevaient avec gratitude tous les secours matériels et l’accueil dans les pays occidentaux, mais qu’ils nous demandaient avant tout notre prière. La prière pour tenir bon, la prière pour ne pas désespérer, la prière pour avoir la force du pardon devant l’injustice et la violence dont ils sont victimes. Il a répété les paroles qu’il avait prononcées le 4 mars dans une veillée œcuménique de prière pour la paix à Vincennes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le mal ne peut pas régner, la bonté et l’amour vaincront. Mais cela coûtera beaucoup de victimes, de ruine et de sang… Prions afin que le Seigneur accepte nos prières et porte soulagement à ceux qui souffrent. Persévérons dans la foi et la confiance.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Parmi les associations qui peuvent recevoir vos dons pour l’Ukraine et pour les réfugiés, mentionnons&amp;nbsp;: l’Œuvre d’Orient, l’Aide à l’Église en détresse, l’Ordre de Malte, la Mission polonaise en France. Il en existe bien d’autres encore.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Je vous signale aussi une veillée de prière pour la paix qui se tiendra ce vendredi 11 mars à 20 heures 30 au Temple protestant de Blois, 30 rue des Minimes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Terminons en citant le Pape François&amp;nbsp;:&lt;br&gt;&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Toute guerre laisse le monde pire que dans l’état où elle l’a trouvé. La guerre est toujours un échec de la politique et de l’humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Et prions pour que l’humanité ne se laisse pas prendre aux pièges que lui tendent les forces du mal.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>146</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En ce début de semaine, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a rencontré Monseigneur Hlib LONCHYNA, administrateur apostolique de l’Éparchie de Saint-Vladimir pour les Ukrainiens de rite byzantin en France. Il s’agit de la petite communauté catholique ukrainienne (environ 10% de la population du pays), sachant que la majorité des Ukrainiens sont orthodoxes (environ 65%).<br><br>
À la question que nous lui posions «&nbsp;que pouvons-nous faire pour l’Ukraine&nbsp;?&nbsp;», Monseigneur Lonchyna a répondu que les Ukrainiens recevaient avec gratitude tous les secours matériels et l’accueil dans les pays occidentaux, mais qu’ils nous demandaient avant tout notre prière. La prière pour tenir bon, la prière pour ne pas désespérer, la prière pour avoir la force du pardon devant l’injustice et la violence dont ils sont victimes. Il a répété les paroles qu’il avait prononcées le 4 mars dans une veillée œcuménique de prière pour la paix à Vincennes&nbsp;: «&nbsp;Le mal ne peut pas régner, la bonté et l’amour vaincront. Mais cela coûtera beaucoup de victimes, de ruine et de sang… Prions afin que le Seigneur accepte nos prières et porte soulagement à ceux qui souffrent. Persévérons dans la foi et la confiance.&nbsp;»<br><br>
Parmi les associations qui peuvent recevoir vos dons pour l’Ukraine et pour les réfugiés, mentionnons&nbsp;: l’Œuvre d’Orient, l’Aide à l’Église en détresse, l’Ordre de Malte, la Mission polonaise en France. Il en existe bien d’autres encore.<br><br>
Je vous signale aussi une veillée de prière pour la paix qui se tiendra ce vendredi 11 mars à 20 heures 30 au Temple protestant de Blois, 30 rue des Minimes.<br><br><br><br>
Terminons en citant le Pape François&nbsp;:<br><br>
«&nbsp;Toute guerre laisse le monde pire que dans l’état où elle l’a trouvé. La guerre est toujours un échec de la politique et de l’humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal.&nbsp;»<br><br>
Et prions pour que l’humanité ne se laisse pas prendre aux pièges que lui tendent les forces du mal.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>De quoi Jésus a-t-il eu peur ?</title><pubDate>Fri, 04 Mar 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-15793</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//8f1b70aed1d9566f45dfc57df4348582619babb2842d7c9fd8a1390378f5d472.mp3" length="3072000" type="audio/mpeg"/><itunes:title>De quoi Jésus a-t-il eu peur ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=214372</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;À Gethsémani, Jésus a connu «&amp;nbsp;l’effroi et l’angoisse&amp;nbsp;» nous dit l’évangile de Marc, ainsi que «&amp;nbsp;l’agonie&amp;nbsp;» selon l’évangile de Luc. Jésus a donc eu peur. De quoi a-t-il eu peur&amp;nbsp;? Sans aucun doute de la souffrance et de la mort qui l’attendaient dans les heures qui allaient suivre. Pourtant, dire cela, ce n’est pas aller assez loin dans le mystère de Gethsémani, et cela pour deux raisons au moins&amp;nbsp;:&lt;br&gt;D’abord, l’effroi ressenti par Jésus devant la mort est bien plus profond que le nôtre. En effet, par toute une part de nous-mêmes nous avons une complicité avec la mort car nous sommes pécheurs. Pour Jésus, la mort est le contraire de ce qu’il est&amp;nbsp;: il est la Vie&amp;nbsp;! La souffrance et la mort sont totalement étrangères à sa nature.&lt;br&gt;Mais surtout, l’effroi de Jésus a porté sur autre chose de plus mystérieux et de plus angoissant encore. Plus que le don de sa propre vie, ce qui lui a fait peur est que ce don puisse ne pas être reçu. Car ce don est le plus grand et le dernier que Dieu peut nous faire&amp;nbsp;: au-delà de son propre Fils, il n’a plus rien à donner, et si pour notre malheur nous refusons ce don, nous sommes perdus pour toujours.&lt;br&gt;«&amp;nbsp;Mon âme est triste à mourir&amp;nbsp;» dit Jésus (Mt 26, 38)&amp;nbsp;: l’agonie est un combat avec une autre forme de mort qu’on peut appeler la «&amp;nbsp;mort de tristesse&amp;nbsp;». Comme l’a écrit un théologien contemporain, «&amp;nbsp;ce n’est pas la perspective de la mort qui provoque l’agonie de Jésus, mais sa possible inutilité en ceux pour qui il se livre.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il est utile d’évaluer nos propres peurs à l’aune de cette peur. Car notre monde est un monde qui a peur, et son manque de courage se traduit dans sa peur panique de la mort. Lorsque des États sont contraints de s’engager dans des conflits, ils ne veulent pas courir le risque d’un seul soldat tué, alors que ceux qui nous veulent du mal sont prêts à mourir et même à se donner la mort pour tuer et détruire le plus possible. Si bien que la partie n’est pas égale entre ceux qui ne veulent mourir à aucun prix et ceux qui vont jusqu’à regarder la mort comme un but désirable qui fera d’eux des «&amp;nbsp;martyrs&amp;nbsp;». Mais songeons surtout que si certains jeunes gens sont prêts à mourir pour n’importe quoi, c’est parce qu’ils étaient d’abord à la recherche de raisons de vivre et qu’on ne leur en a pas donné.&lt;br&gt;Jésus est venu dans le monde avec une raison de vivre et une raison de mourir&amp;nbsp;: l’amour infini qu’il partage avec le Père pour toute l’humanité qui s’en va à sa perte. Et la seule peur qu’il connaît est que cet amour soit méconnu, que cette parole de vie ne soit pas reçue. C’est sa seule tristesse. «&amp;nbsp;Il n’y a qu’une tristesse, écrivait Léon Bloy, c’est de n’être pas des saints&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: c’est de n’avoir peur que pour notre vie d’ici-bas, et d’oublier les vraies raisons de vivre et de donner sa vie que Jésus nous a enseignées.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>187</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>À Gethsémani, Jésus a connu «&nbsp;l’effroi et l’angoisse&nbsp;» nous dit l’évangile de Marc, ainsi que «&nbsp;l’agonie&nbsp;» selon l’évangile de Luc. Jésus a donc eu peur. De quoi a-t-il eu peur&nbsp;? Sans aucun doute de la souffrance et de la mort qui l’attendaient dans les heures qui allaient suivre. Pourtant, dire cela, ce n’est pas aller assez loin dans le mystère de Gethsémani, et cela pour deux raisons au moins&nbsp;:<br>D’abord, l’effroi ressenti par Jésus devant la mort est bien plus profond que le nôtre. En effet, par toute une part de nous-mêmes nous avons une complicité avec la mort car nous sommes pécheurs. Pour Jésus, la mort est le contraire de ce qu’il est&nbsp;: il est la Vie&nbsp;! La souffrance et la mort sont totalement étrangères à sa nature.<br>Mais surtout, l’effroi de Jésus a porté sur autre chose de plus mystérieux et de plus angoissant encore. Plus que le don de sa propre vie, ce qui lui a fait peur est que ce don puisse ne pas être reçu. Car ce don est le plus grand et le dernier que Dieu peut nous faire&nbsp;: au-delà de son propre Fils, il n’a plus rien à donner, et si pour notre malheur nous refusons ce don, nous sommes perdus pour toujours.<br>«&nbsp;Mon âme est triste à mourir&nbsp;» dit Jésus (Mt 26, 38)&nbsp;: l’agonie est un combat avec une autre forme de mort qu’on peut appeler la «&nbsp;mort de tristesse&nbsp;». Comme l’a écrit un théologien contemporain, «&nbsp;ce n’est pas la perspective de la mort qui provoque l’agonie de Jésus, mais sa possible inutilité en ceux pour qui il se livre.&nbsp;»<br><br>Il est utile d’évaluer nos propres peurs à l’aune de cette peur. Car notre monde est un monde qui a peur, et son manque de courage se traduit dans sa peur panique de la mort. Lorsque des États sont contraints de s’engager dans des conflits, ils ne veulent pas courir le risque d’un seul soldat tué, alors que ceux qui nous veulent du mal sont prêts à mourir et même à se donner la mort pour tuer et détruire le plus possible. Si bien que la partie n’est pas égale entre ceux qui ne veulent mourir à aucun prix et ceux qui vont jusqu’à regarder la mort comme un but désirable qui fera d’eux des «&nbsp;martyrs&nbsp;». Mais songeons surtout que si certains jeunes gens sont prêts à mourir pour n’importe quoi, c’est parce qu’ils étaient d’abord à la recherche de raisons de vivre et qu’on ne leur en a pas donné.<br>Jésus est venu dans le monde avec une raison de vivre et une raison de mourir&nbsp;: l’amour infini qu’il partage avec le Père pour toute l’humanité qui s’en va à sa perte. Et la seule peur qu’il connaît est que cet amour soit méconnu, que cette parole de vie ne soit pas reçue. C’est sa seule tristesse. «&nbsp;Il n’y a qu’une tristesse, écrivait Léon Bloy, c’est de n’être pas des saints&nbsp;»&nbsp;: c’est de n’avoir peur que pour notre vie d’ici-bas, et d’oublier les vraies raisons de vivre et de donner sa vie que Jésus nous a enseignées.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Volonté de puissance</title><pubDate>Fri, 25 Feb 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-15510</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f1230e34ce4315ea3e8d4a77476f30d323df3668afabf89d2eeb091978fcae51.mp3" length="3304803" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Volonté de puissance</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=211664</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il a été beaucoup question ces dernières semaines des visées hégémoniques de la Russie sur l’Ukraine, et à l’heure où je parle les hostilités ont commencé. Cela éclipse pour le moment les visées tout aussi hégémoniques de la Chine sur Taïwan et de bien d’autres pays sur ce qu’ils considèrent comme leur zone légitime d’influence. Notre monde, encore bercé du rêve de paix universelle, est unanime à condamner cette volonté de puissance, mais il avoue ne pas savoir comment y mettre un terme autrement qu’en rappelant des principes.&lt;br&gt;Je redoute qu’il n’y ait dans ces rappels une grande méconnaissance de la nature humaine. Cela se traduit par la difficulté à mettre les problèmes en perspective historique&amp;nbsp;: or quand on le fait on se rend compte que les conflits armés, avec la préparation belliqueuse qui les précède, sont presque toujours la conséquence d’humiliations subies. C’est pour la Russie l’humiliation des années 90, avec la mise à l’écart de ce grand pays par les puissances occidentales et en particulier les États-Unis, et l’ambition corrélative d’étendre leur zone d’influence à tous les anciens pays du bloc soviétique, au mépris de ce que la Russie a toujours considéré comme son indispensable espace de sécurité. Quant à l’agressivité actuelle de la Chine dans l’espace maritime de l’Extrême Orient, elle a évidemment quelque chose à voir avec l’arrogance passée des pays européens qui l’avaient humiliée sans vergogne et sans retenue au dix-neuvième siècle et dans la première moitié du vingtième.&lt;br&gt;Ces pays européens auraient pourtant pu apprendre beaucoup de leur propre histoire&amp;nbsp;: la deuxième guerre mondiale et la montée du nazisme qui l’a provoquée résultaient directement de l’humiliation du traité de Versailles, où les plénipotentiaires allemands n’avaient même pas eu le droit d’assister aux négociations. Et le traité de Versailles avec ses clauses humiliantes découlait directement de l’humiliation de la France par l’Allemagne bismarckienne après la défaite de 1871. Mais l’unité allemande, dirigée contre la France, s’était elle-même largement édifiée sur le ressentiment suscité par les guerres napoléoniennes et les ambitions démesurées de la France révolutionnaire.&lt;br&gt;On peut ainsi remonter de cause en cause, c’est-à-dire d’humiliation en humiliation, vers des causes toujours plus lointaines mais dont nous sommes pourtant les héritiers. Qu’est-ce qui peut mettre un terme à ces enchaînements d’humiliation et de haine&amp;nbsp;? Sûrement pas la négation de l’histoire sur laquelle notre Europe actuelle essaie en vain de se bâtir. Mais plus sûrement sur la mémoire des artisans de paix qui ont toujours surgi aux moments les plus critiques et démontré par leur engagement qu’il n’y a de fatalité ni dans l’humiliation ni dans l’esprit de vengeance, mais que le salut réside toujours dans la volonté des peuples de progresser dans la connaissance mutuelle et dans le partage avec les autres du meilleur de leur héritage.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il a été beaucoup question ces dernières semaines des visées hégémoniques de la Russie sur l’Ukraine, et à l’heure où je parle les hostilités ont commencé. Cela éclipse pour le moment les visées tout aussi hégémoniques de la Chine sur Taïwan et de bien d’autres pays sur ce qu’ils considèrent comme leur zone légitime d’influence. Notre monde, encore bercé du rêve de paix universelle, est unanime à condamner cette volonté de puissance, mais il avoue ne pas savoir comment y mettre un terme autrement qu’en rappelant des principes.<br>Je redoute qu’il n’y ait dans ces rappels une grande méconnaissance de la nature humaine. Cela se traduit par la difficulté à mettre les problèmes en perspective historique&nbsp;: or quand on le fait on se rend compte que les conflits armés, avec la préparation belliqueuse qui les précède, sont presque toujours la conséquence d’humiliations subies. C’est pour la Russie l’humiliation des années 90, avec la mise à l’écart de ce grand pays par les puissances occidentales et en particulier les États-Unis, et l’ambition corrélative d’étendre leur zone d’influence à tous les anciens pays du bloc soviétique, au mépris de ce que la Russie a toujours considéré comme son indispensable espace de sécurité. Quant à l’agressivité actuelle de la Chine dans l’espace maritime de l’Extrême Orient, elle a évidemment quelque chose à voir avec l’arrogance passée des pays européens qui l’avaient humiliée sans vergogne et sans retenue au dix-neuvième siècle et dans la première moitié du vingtième.<br>Ces pays européens auraient pourtant pu apprendre beaucoup de leur propre histoire&nbsp;: la deuxième guerre mondiale et la montée du nazisme qui l’a provoquée résultaient directement de l’humiliation du traité de Versailles, où les plénipotentiaires allemands n’avaient même pas eu le droit d’assister aux négociations. Et le traité de Versailles avec ses clauses humiliantes découlait directement de l’humiliation de la France par l’Allemagne bismarckienne après la défaite de 1871. Mais l’unité allemande, dirigée contre la France, s’était elle-même largement édifiée sur le ressentiment suscité par les guerres napoléoniennes et les ambitions démesurées de la France révolutionnaire.<br>On peut ainsi remonter de cause en cause, c’est-à-dire d’humiliation en humiliation, vers des causes toujours plus lointaines mais dont nous sommes pourtant les héritiers. Qu’est-ce qui peut mettre un terme à ces enchaînements d’humiliation et de haine&nbsp;? Sûrement pas la négation de l’histoire sur laquelle notre Europe actuelle essaie en vain de se bâtir. Mais plus sûrement sur la mémoire des artisans de paix qui ont toujours surgi aux moments les plus critiques et démontré par leur engagement qu’il n’y a de fatalité ni dans l’humiliation ni dans l’esprit de vengeance, mais que le salut réside toujours dans la volonté des peuples de progresser dans la connaissance mutuelle et dans le partage avec les autres du meilleur de leur héritage.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Deux femmes, deux livres</title><pubDate>Fri, 18 Feb 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-15221</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//76fe57fc89041704657b4fc0cb0cf4500cef3eea6f8fffa24b042c723817f30f.mp3" length="3352868" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Deux femmes, deux livres</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=209354</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;On ne compte plus les livres de femmes qui écrivent sur la condition féminine. Certaines d’entre elles se risquent à inclure dans leurs analyses le christianisme et la condition des femmes dans l’Église. Le résultat peut être très différent selon que l’essayiste a une idée théologique ou seulement sociologique de la nature de l’Église. On peut parfois aboutir à une incompréhension totale.&lt;br&gt;Il n’en va pas ainsi des deux livres dont je veux vous parler cette semaine, parce qu’ils sont écrits par des femmes de foi, même si elles représentent deux visions assez différentes. La première de ces deux femmes est une bibliste bien connue, de surcroît agrégée des Lettres et docteur en Sciences des religions&amp;nbsp;: il s’agit d’Anne-Marie Pelletier. Dans une étude serrée parue au Cerf en 2019 et intitulée L’Église, des femmes avec des hommes, Anne-Marie Pelletier prend d’abord acte des brèches qui ont été ouvertes au XXe siècle, et surtout depuis le concile Vatican II, dans le discours ecclésial sur la place des femmes. Parmi les papes, elle cite en particulier saint Jean-Paul II, Benoît XVI et bien sûr François. Mais elle constate que les changements opérés dans le discours sur les femmes n’ont pas produit pour le moment de véritable partage de parole et de responsabilité «&amp;nbsp;en vue de l’édification de la communauté&amp;nbsp;», invitant à se méfier en particulier des discours qui magnifient trop facilement une image abstraite de la femme, tout en s’accommodant de la mise à l’écart des personnes concrètes dans la vie ecclésiale. C’est la rançon d’une réflexion sur les femmes produite par des hommes qui se sont autorisés à penser et à légiférer pour elles, c’est-à-dire à leur place. La césure historique de l’encyclique Humanae Vitae en est pour elle une illustration douloureuse, en même temps qu’une date importante pour la distance prise par de nombreuses femmes par rapport à l’Église. &lt;br&gt;En des pages brillantes, Anne-Marie Pelletier propose ensuite une lecture de grands textes bibliques, à commencer par celui de la création où Dieu fait surgir l’Humain avant de distinguer les sexes. On remarquera aussi son insistance sur la présence et le rôle des femmes dans l’entourage de Jésus, ainsi que son analyse de la parole de saint Paul «&amp;nbsp;il n’y a plus l’homme et la femme&amp;nbsp;» (Galates 3, 28), parole qui n’élimine en rien la distinction mais qui proclame, bien au contraire, la fin de l’inimitié et de la domination. Enfin, dans des chapitres inspirants, Anne-Marie Pelletier met en garde contre la traduction des revendications en termes de pouvoir ou de partage de pouvoir&amp;nbsp;: il s’agit de bien autre chose, de prendre conscience de la manière dont les femmes, à partir de leur manière propre d’appréhender la vie, savent exprimer Dieu.&lt;br&gt;Le second livre, plus concis, est tout aussi inspirant. On le doit à Sandra Bureau, vierge consacrée et docteur en théologie elle aussi. Son titre dit son intention&amp;nbsp;: Église de Marie, Église de Pierre (édité par Mame en 2021). Dans l’Église, le ministère pétrinien, exercé par des hommes à la suite de Pierre et des autres apôtres, ne va pas sans son correspondant féminin, dont la source est en Marie. Comme au Cénacle, l’homme et la femme n’ont pas vocation à être face à face, mais bien côte à côte pour que l’Église soit telle que le Christ la veut. Mais ce seront toujours les femmes qui apprendront aux hommes à être vraiment membres de l’Épouse qui dit son oui à l’Époux.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>On ne compte plus les livres de femmes qui écrivent sur la condition féminine. Certaines d’entre elles se risquent à inclure dans leurs analyses le christianisme et la condition des femmes dans l’Église. Le résultat peut être très différent selon que l’essayiste a une idée théologique ou seulement sociologique de la nature de l’Église. On peut parfois aboutir à une incompréhension totale.<br>Il n’en va pas ainsi des deux livres dont je veux vous parler cette semaine, parce qu’ils sont écrits par des femmes de foi, même si elles représentent deux visions assez différentes. La première de ces deux femmes est une bibliste bien connue, de surcroît agrégée des Lettres et docteur en Sciences des religions&nbsp;: il s’agit d’Anne-Marie Pelletier. Dans une étude serrée parue au Cerf en 2019 et intitulée L’Église, des femmes avec des hommes, Anne-Marie Pelletier prend d’abord acte des brèches qui ont été ouvertes au XXe siècle, et surtout depuis le concile Vatican II, dans le discours ecclésial sur la place des femmes. Parmi les papes, elle cite en particulier saint Jean-Paul II, Benoît XVI et bien sûr François. Mais elle constate que les changements opérés dans le discours sur les femmes n’ont pas produit pour le moment de véritable partage de parole et de responsabilité «&nbsp;en vue de l’édification de la communauté&nbsp;», invitant à se méfier en particulier des discours qui magnifient trop facilement une image abstraite de la femme, tout en s’accommodant de la mise à l’écart des personnes concrètes dans la vie ecclésiale. C’est la rançon d’une réflexion sur les femmes produite par des hommes qui se sont autorisés à penser et à légiférer pour elles, c’est-à-dire à leur place. La césure historique de l’encyclique Humanae Vitae en est pour elle une illustration douloureuse, en même temps qu’une date importante pour la distance prise par de nombreuses femmes par rapport à l’Église. <br>En des pages brillantes, Anne-Marie Pelletier propose ensuite une lecture de grands textes bibliques, à commencer par celui de la création où Dieu fait surgir l’Humain avant de distinguer les sexes. On remarquera aussi son insistance sur la présence et le rôle des femmes dans l’entourage de Jésus, ainsi que son analyse de la parole de saint Paul «&nbsp;il n’y a plus l’homme et la femme&nbsp;» (Galates 3, 28), parole qui n’élimine en rien la distinction mais qui proclame, bien au contraire, la fin de l’inimitié et de la domination. Enfin, dans des chapitres inspirants, Anne-Marie Pelletier met en garde contre la traduction des revendications en termes de pouvoir ou de partage de pouvoir&nbsp;: il s’agit de bien autre chose, de prendre conscience de la manière dont les femmes, à partir de leur manière propre d’appréhender la vie, savent exprimer Dieu.<br>Le second livre, plus concis, est tout aussi inspirant. On le doit à Sandra Bureau, vierge consacrée et docteur en théologie elle aussi. Son titre dit son intention&nbsp;: Église de Marie, Église de Pierre (édité par Mame en 2021). Dans l’Église, le ministère pétrinien, exercé par des hommes à la suite de Pierre et des autres apôtres, ne va pas sans son correspondant féminin, dont la source est en Marie. Comme au Cénacle, l’homme et la femme n’ont pas vocation à être face à face, mais bien côte à côte pour que l’Église soit telle que le Christ la veut. Mais ce seront toujours les femmes qui apprendront aux hommes à être vraiment membres de l’Épouse qui dit son oui à l’Époux.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Retour sur l'espérance</title><pubDate>Fri, 11 Feb 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-14915</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//06e87482100c0a96cd9b95f365bc78b11bd55d5a865bbdf901353f7c0dae78d1.mp3" length="3554324" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Retour sur l'espérance</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=206438</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;C’est une tradition pour les évêques de France de publier un document avant les élections présidentielles. J’ai déjà eu l’occasion m’exprimer le mois dernier sur celui qui est proposé cette année (intitulé L’espérance ne déçoit pas), mais c’était avant sa mise en vente&amp;nbsp;: c’est pourquoi je reviens aujourd’hui sur ce sujet.&lt;br&gt;Pourquoi cette tradition de publier un tel document&amp;nbsp;? C’est d’abord un texte destiné aux candidats, et qui est envoyé à chacun d’eux personnellement. Il est en effet légitime et nécessaire, quelles que soient leurs options personnelles, qu’ils connaissent les préoccupations des catholiques sur les sujets majeurs de notre société&amp;nbsp;; peut-être aussi, et même sans doute, sur des sujets qu’eux-mêmes, en tant que candidats, ne considèrent pas comme majeurs. Car pour le dire clairement, les questions à se poser dans notre pays ne se réduisent pas au pouvoir d’achat ou à la maîtrise des changements climatiques, même si ces questions sont graves et parfois vitales. Les religions en général, et la religion catholique en particulier, invitent à opérer des déplacements de perspective&amp;nbsp;: elles soulèvent la question du sens, qu’on pourrait être tenté de mettre sous le tapis en la renvoyant aux préférences individuelles et en oubliant qu’une société qui ne se demande pas où elle veut aller est une société qui ne mérite pas de survivre.&lt;br&gt;Par le fait même, le texte ne s’adresse pas qu’aux candidats, mais à tout citoyen et à toute personne de bonne volonté. Le titre L’espérance ne déçoit pas, emprunté à saint Paul (Romains 5, 5), n’a pas été choisi au hasard. Comme le dit Mgr de Moulins-Beaufort, «&amp;nbsp;nos sociétés occidentales sont inquiètes, habitées de peurs… Les motifs d’inquiétude sont nombreux et valent la peine d’être nommés et considérés. Proclamer notre espérance, au nom de notre foi chrétienne, c’est rappeler que la destinée de l’humanité ne s’arrête pas à la crise humanitaire, sanitaire et écologique… C’est aussi rappeler que la vie sociale est fondée sur le choix de vivre ensemble dans la paix et qu’une élection présidentielle est l’occasion de renouveler ce choix.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;Allons plus loin. Le philosophe Emmanuel Kant résumait tout le questionnement humain par trois questions fondamentales&amp;nbsp;: que pouvons-nous connaître&amp;nbsp;? que devons-nous faire&amp;nbsp;? que nous est-il permis d’espérer&amp;nbsp;? La première question touche notre capacité de comprendre le monde, la seconde notre appréhension du bien et du mal et nos décisions morales, et la troisième notre destinée ultime, par-delà la limite de la mort. Non seulement la foi chrétienne apporte des réponses spécifiques à chacune de ces trois questions, mais elle nous rappelle aussi, que nous soyons croyants ou non, que nous ne pouvons en négliger aucune. C’est d’ailleurs pour cette raison que Kant les récapitule dans une seule interrogation&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;qu’est-ce que l’homme&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Nous constatons aujourd’hui des divergences de plus en plus profondes sur la manière de nous comprendre comme êtres humains. Pour que ces divergences ne se creusent pas plus encore jusqu’à des oppositions irréconciliables, engendrant des condamnations et des guerres sans merci, il nous faut absolument apprendre à nous écouter sans complaisance et avec un total respect. C’est le but de la politique, au sens le plus noble du terme.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>217</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>C’est une tradition pour les évêques de France de publier un document avant les élections présidentielles. J’ai déjà eu l’occasion m’exprimer le mois dernier sur celui qui est proposé cette année (intitulé L’espérance ne déçoit pas), mais c’était avant sa mise en vente&nbsp;: c’est pourquoi je reviens aujourd’hui sur ce sujet.<br>Pourquoi cette tradition de publier un tel document&nbsp;? C’est d’abord un texte destiné aux candidats, et qui est envoyé à chacun d’eux personnellement. Il est en effet légitime et nécessaire, quelles que soient leurs options personnelles, qu’ils connaissent les préoccupations des catholiques sur les sujets majeurs de notre société&nbsp;; peut-être aussi, et même sans doute, sur des sujets qu’eux-mêmes, en tant que candidats, ne considèrent pas comme majeurs. Car pour le dire clairement, les questions à se poser dans notre pays ne se réduisent pas au pouvoir d’achat ou à la maîtrise des changements climatiques, même si ces questions sont graves et parfois vitales. Les religions en général, et la religion catholique en particulier, invitent à opérer des déplacements de perspective&nbsp;: elles soulèvent la question du sens, qu’on pourrait être tenté de mettre sous le tapis en la renvoyant aux préférences individuelles et en oubliant qu’une société qui ne se demande pas où elle veut aller est une société qui ne mérite pas de survivre.<br>Par le fait même, le texte ne s’adresse pas qu’aux candidats, mais à tout citoyen et à toute personne de bonne volonté. Le titre L’espérance ne déçoit pas, emprunté à saint Paul (Romains 5, 5), n’a pas été choisi au hasard. Comme le dit Mgr de Moulins-Beaufort, «&nbsp;nos sociétés occidentales sont inquiètes, habitées de peurs… Les motifs d’inquiétude sont nombreux et valent la peine d’être nommés et considérés. Proclamer notre espérance, au nom de notre foi chrétienne, c’est rappeler que la destinée de l’humanité ne s’arrête pas à la crise humanitaire, sanitaire et écologique… C’est aussi rappeler que la vie sociale est fondée sur le choix de vivre ensemble dans la paix et qu’une élection présidentielle est l’occasion de renouveler ce choix.&nbsp;»<br>Allons plus loin. Le philosophe Emmanuel Kant résumait tout le questionnement humain par trois questions fondamentales&nbsp;: que pouvons-nous connaître&nbsp;? que devons-nous faire&nbsp;? que nous est-il permis d’espérer&nbsp;? La première question touche notre capacité de comprendre le monde, la seconde notre appréhension du bien et du mal et nos décisions morales, et la troisième notre destinée ultime, par-delà la limite de la mort. Non seulement la foi chrétienne apporte des réponses spécifiques à chacune de ces trois questions, mais elle nous rappelle aussi, que nous soyons croyants ou non, que nous ne pouvons en négliger aucune. C’est d’ailleurs pour cette raison que Kant les récapitule dans une seule interrogation&nbsp;: «&nbsp;qu’est-ce que l’homme&nbsp;?&nbsp;» Nous constatons aujourd’hui des divergences de plus en plus profondes sur la manière de nous comprendre comme êtres humains. Pour que ces divergences ne se creusent pas plus encore jusqu’à des oppositions irréconciliables, engendrant des condamnations et des guerres sans merci, il nous faut absolument apprendre à nous écouter sans complaisance et avec un total respect. C’est le but de la politique, au sens le plus noble du terme.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les vieux et les vieilles</title><pubDate>Thu, 03 Feb 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-14678</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//78b036b9ec0f3eed6b98e467ae4775038303773d673303c554c15b80ac8897a6.mp3" length="3283905" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les vieux et les vieilles</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=203609</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;À intervalles réguliers, on reparle des maisons pour personnes âgées dépendantes, en utilisant le sinistre acronyme «&amp;nbsp;EHPAD&amp;nbsp;», pour dénoncer tel ou tel scandale de maltraitance à leur égard. C’est ce qui vient de se produire ces derniers jours avec la mise en cause du groupe Orpea, cette entreprise privée fondée en 1989 par un neuropsychiatre français, et vouée, selon sa propre présentation accessible sur internet, à «&amp;nbsp;créer et gérer des maisons de retraite pour accompagner le grand âge&amp;nbsp;».&lt;br&gt;Depuis la parution d’un brûlot intitulé Les Fossoyeurs, on sait que ce groupe est accusé de chercher par tous les moyens à «&amp;nbsp;optimiser son profit&amp;nbsp;» en rationnant les résidents et en pratiquant une maltraitance chronique. Aussitôt, le monde politique s’est ému et s’est déclaré bouleversé et révolté, la ministre concernée a pris soin de préciser qu’elle avait «&amp;nbsp;bien expliqué [sa] colère [et son] émotion&amp;nbsp;» aux représentants du groupe venus la rencontrer, assurant sa volonté de «&amp;nbsp;frapper fort&amp;nbsp;» parce que, ajoutait-elle avec élégance, «&amp;nbsp;on ne veut plus que des groupes considèrent le grand âge comme une pompe à fric&amp;nbsp;».&lt;br&gt;Ces indignations vertueuses et ces promesses de sanctions seraient de bon aloi si elles entrouvraient une porte sur la question fondamentale que recouvre l’existence même de ces établissements. Cette question est celle de la mise à part des vieux et des vieilles. Je dis bien «&amp;nbsp;les vieux et les vieilles&amp;nbsp;», et non les «&amp;nbsp;seniors&amp;nbsp;», car la première condition pour poser sainement une question est de désigner les personnes par leur nom plutôt que de chercher mille tournures euphémistiques, comme s’il était indécent de dire qu’une vieille personne est vieille. Le travestissement du langage est la première étape de la mise à l’écart, de la mise au rancart qui caractérise tellement aujourd’hui ce que le pape François appelle la «&amp;nbsp;culture du déchet&amp;nbsp;».&lt;br&gt;En tant qu’homme et en tant que chrétien, je soutiens que la cause des «&amp;nbsp;dysfonctionnements&amp;nbsp;» (encore un joli mot) dans notre manière de traiter les gens âgés réside d’abord dans notre manière de les voir comme des êtres désormais inutiles, encombrants, et qu’il est préférable de reléguer dans des lieux à part pour qu’ils ne dérangent personne. En disant cela, je ne jette surtout pas la pierre à leurs familles, car je sais à quel point notre mode de vie actuel est peu propice à l’accueil, qu’il s’agisse des migrants ou des vieux et des vieilles. C’est en fait toute une civilisation productiviste et égoïste qu’il faut questionner sur les choix qu’elle fait et qu’elle ne cesse de ratifier en désignant des coupables lorsque des scandales éclatent pour se défausser sur eux. À la veille de nouvelles échéances électorales dont il est à craindre qu’elles n’aillent pas regarder si profond, c’est le troisième terme de notre devise républicaine, le mot «&amp;nbsp;fraternité&amp;nbsp;» qu’il s’agirait de remettre à sa vraie place – en vérité la première place.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>À intervalles réguliers, on reparle des maisons pour personnes âgées dépendantes, en utilisant le sinistre acronyme «&nbsp;EHPAD&nbsp;», pour dénoncer tel ou tel scandale de maltraitance à leur égard. C’est ce qui vient de se produire ces derniers jours avec la mise en cause du groupe Orpea, cette entreprise privée fondée en 1989 par un neuropsychiatre français, et vouée, selon sa propre présentation accessible sur internet, à «&nbsp;créer et gérer des maisons de retraite pour accompagner le grand âge&nbsp;».<br>Depuis la parution d’un brûlot intitulé Les Fossoyeurs, on sait que ce groupe est accusé de chercher par tous les moyens à «&nbsp;optimiser son profit&nbsp;» en rationnant les résidents et en pratiquant une maltraitance chronique. Aussitôt, le monde politique s’est ému et s’est déclaré bouleversé et révolté, la ministre concernée a pris soin de préciser qu’elle avait «&nbsp;bien expliqué [sa] colère [et son] émotion&nbsp;» aux représentants du groupe venus la rencontrer, assurant sa volonté de «&nbsp;frapper fort&nbsp;» parce que, ajoutait-elle avec élégance, «&nbsp;on ne veut plus que des groupes considèrent le grand âge comme une pompe à fric&nbsp;».<br>Ces indignations vertueuses et ces promesses de sanctions seraient de bon aloi si elles entrouvraient une porte sur la question fondamentale que recouvre l’existence même de ces établissements. Cette question est celle de la mise à part des vieux et des vieilles. Je dis bien «&nbsp;les vieux et les vieilles&nbsp;», et non les «&nbsp;seniors&nbsp;», car la première condition pour poser sainement une question est de désigner les personnes par leur nom plutôt que de chercher mille tournures euphémistiques, comme s’il était indécent de dire qu’une vieille personne est vieille. Le travestissement du langage est la première étape de la mise à l’écart, de la mise au rancart qui caractérise tellement aujourd’hui ce que le pape François appelle la «&nbsp;culture du déchet&nbsp;».<br>En tant qu’homme et en tant que chrétien, je soutiens que la cause des «&nbsp;dysfonctionnements&nbsp;» (encore un joli mot) dans notre manière de traiter les gens âgés réside d’abord dans notre manière de les voir comme des êtres désormais inutiles, encombrants, et qu’il est préférable de reléguer dans des lieux à part pour qu’ils ne dérangent personne. En disant cela, je ne jette surtout pas la pierre à leurs familles, car je sais à quel point notre mode de vie actuel est peu propice à l’accueil, qu’il s’agisse des migrants ou des vieux et des vieilles. C’est en fait toute une civilisation productiviste et égoïste qu’il faut questionner sur les choix qu’elle fait et qu’elle ne cesse de ratifier en désignant des coupables lorsque des scandales éclatent pour se défausser sur eux. À la veille de nouvelles échéances électorales dont il est à craindre qu’elles n’aillent pas regarder si profond, c’est le troisième terme de notre devise républicaine, le mot «&nbsp;fraternité&nbsp;» qu’il s’agirait de remettre à sa vraie place – en vérité la première place.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La sainteté des gens ordinaires</title><pubDate>Fri, 28 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">TR-21571</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//901e8ff587308c3e7f896ffaf3319c70a3cc76787703ff38dd4fcef931a451ca.mp3" length="3383797" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La sainteté des gens ordinaires</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=201316</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chaque année, la retraite pastorale est une pause bienfaisante dans le quotidien des prêtres et des diacres (et aussi de l’évêque). Elle dure une semaine, tantôt dans le diocèse, tantôt en-dehors. Cette année, la communauté des Béatitudes nous accueillait à nouveau pour une retraite prêchée par le Père Gilles François, prêtre du diocèse de Créteil et chargé de la cause de béatification de Madeleine Delbrêl.&lt;br&gt;Qui est Madeleine Delbrêl&amp;nbsp;? Une femme née en 1904 et morte en 1964. Le catholicisme de sa famille était surtout sociologique, et durant son adolescence elle devient athée, au point d’écrire en 1922&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Dieu est mort, vive la mort&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Mais voilà qu’elle rencontre des jeunes de son âge pour qui le Christ est un vivant, le Vivant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le Christ, écrit-elle, ils auraient pu avancer une chaise pour lui&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Cela la conduit en 1924 à s’agenouiller pour prier, et à partir de ce moment elle restera «&amp;nbsp;éblouie par Dieu&amp;nbsp;», selon sa propre expression. &lt;br&gt;Une autre grande date de sa vie est 1933. Encouragée par son accompagnateur spirituel, le Père Lorenzo, elle s’établit à Ivry sur Seine, qui est à l’époque la capitale française du communisme et la circonscription électorale de Maurice Thorez. Elle y restera jusqu’à sa mort, renonçant dès 1935 à l’abri sécurisant de la paroisse locale pour s’établir, avec ses compagnes, en pleine ville, comme «&amp;nbsp;nous autres gens des rues&amp;nbsp;» – c’est le titre de son premier livre, paru en 1938.&lt;br&gt;Durant cette retraite, notre prédicateur a eu l’art de nous faire découvrir et méditer les nombreuses pépites qui jalonnent les écrits de Madeleine. En voici quelques-unes.&lt;br&gt;- Sur la Parole de Dieu&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La Parole de Dieu, on ne l’emporte pas au bout du monde, dans une mallette&amp;nbsp;: on la porte en soi, on l’emporte en soi… Sa tendance vivante est de se faire chair en nous.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;- Sur l’amour&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous ne savons que deux choses&amp;nbsp;: la première, que tout ce que nous faisons ne peut être que petit&amp;nbsp;; la seconde, c’est que tout ce que Dieu fait est très grand.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;- Sur la vie de foi&amp;nbsp;: avec cette vie, «&amp;nbsp;la plante de la vie évangélique ne pourra pas ne pas jaillir.&amp;nbsp;» Sans cette vie, «&amp;nbsp;nous ferons des jardins de fleurs coupées qui faneront en deux jours.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;- Sur la souffrance&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Presque tous les gens qui essaient… d’être de vrais disciples du Christ passent [par elle] un jour ou l’autre… C’est du "fait sur mesure" pour chacun. Sans passer par là, je ne pense pas qu’on puisse croire en Dieu, espérer en Dieu, aimer Dieu avec désintéressement, sans s’aimer égoïstement soi-même.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;- Sur la joie chrétienne enfin&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C’est de croire concrètement – avec la foi – que nous avons toujours et partout tout ce qu’il faut pour être heureux.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>206</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chaque année, la retraite pastorale est une pause bienfaisante dans le quotidien des prêtres et des diacres (et aussi de l’évêque). Elle dure une semaine, tantôt dans le diocèse, tantôt en-dehors. Cette année, la communauté des Béatitudes nous accueillait à nouveau pour une retraite prêchée par le Père Gilles François, prêtre du diocèse de Créteil et chargé de la cause de béatification de Madeleine Delbrêl.<br>Qui est Madeleine Delbrêl&nbsp;? Une femme née en 1904 et morte en 1964. Le catholicisme de sa famille était surtout sociologique, et durant son adolescence elle devient athée, au point d’écrire en 1922&nbsp;: «&nbsp;Dieu est mort, vive la mort&nbsp;!&nbsp;» Mais voilà qu’elle rencontre des jeunes de son âge pour qui le Christ est un vivant, le Vivant&nbsp;: «&nbsp;Le Christ, écrit-elle, ils auraient pu avancer une chaise pour lui&nbsp;!&nbsp;» Cela la conduit en 1924 à s’agenouiller pour prier, et à partir de ce moment elle restera «&nbsp;éblouie par Dieu&nbsp;», selon sa propre expression. <br>Une autre grande date de sa vie est 1933. Encouragée par son accompagnateur spirituel, le Père Lorenzo, elle s’établit à Ivry sur Seine, qui est à l’époque la capitale française du communisme et la circonscription électorale de Maurice Thorez. Elle y restera jusqu’à sa mort, renonçant dès 1935 à l’abri sécurisant de la paroisse locale pour s’établir, avec ses compagnes, en pleine ville, comme «&nbsp;nous autres gens des rues&nbsp;» – c’est le titre de son premier livre, paru en 1938.<br>Durant cette retraite, notre prédicateur a eu l’art de nous faire découvrir et méditer les nombreuses pépites qui jalonnent les écrits de Madeleine. En voici quelques-unes.<br>- Sur la Parole de Dieu&nbsp;: «&nbsp;La Parole de Dieu, on ne l’emporte pas au bout du monde, dans une mallette&nbsp;: on la porte en soi, on l’emporte en soi… Sa tendance vivante est de se faire chair en nous.&nbsp;»<br>- Sur l’amour&nbsp;: «&nbsp;Nous ne savons que deux choses&nbsp;: la première, que tout ce que nous faisons ne peut être que petit&nbsp;; la seconde, c’est que tout ce que Dieu fait est très grand.&nbsp;»<br>- Sur la vie de foi&nbsp;: avec cette vie, «&nbsp;la plante de la vie évangélique ne pourra pas ne pas jaillir.&nbsp;» Sans cette vie, «&nbsp;nous ferons des jardins de fleurs coupées qui faneront en deux jours.&nbsp;»<br>- Sur la souffrance&nbsp;: «&nbsp;Presque tous les gens qui essaient… d’être de vrais disciples du Christ passent [par elle] un jour ou l’autre… C’est du "fait sur mesure" pour chacun. Sans passer par là, je ne pense pas qu’on puisse croire en Dieu, espérer en Dieu, aimer Dieu avec désintéressement, sans s’aimer égoïstement soi-même.&nbsp;»<br>- Sur la joie chrétienne enfin&nbsp;: «&nbsp;C’est de croire concrètement – avec la foi – que nous avons toujours et partout tout ce qu’il faut pour être heureux.&nbsp;»</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Information déformation</title><pubDate>Sun, 23 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-14148</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//afab419c3748dff45bfd79bd44d1db82368898673904e61ea617aa118d4878a0.mp3" length="3049012" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Information déformation</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=201790</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>185</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Entrons dans l'espérance</title><pubDate>Fri, 14 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-13824</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//9de54b51e91aafdf0fa3a7b9cf5f86b947561b072c0b3e67140c4229a42b0087.mp3" length="3206164" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Entrons dans l'espérance</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=195267</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Entrez dans l’espérance était le titre d’un livre de saint Jean-Paul II, paru en 1994 et dans lequel il abordait plusieurs aspects de la culture et de la spiritualité contemporaines en invitant à les regarder à la lumière de l’Évangile. Au début de cette année 2022, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France publie un texte dont le titre est semblable : L’espérance ne déçoit pas. Comme nous l’avions fait il y a bientôt six ans avec Retrouver le sens du politique, nous souhaitons en effet proposer à nos concitoyens une réflexion de fond à la veille des importantes échéances électorales que nous allons vivre avec les prochaines élections présidentielles et législatives.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Notre propos n’est pas de faire la leçon à qui que ce soit, et notre intervention se veut marquée au coin de l’humilité. Pour autant, nous ne pouvons pas nous dérober à notre responsabilité de pasteurs en ce moment crucial pour notre pays où les risques « de fracturation de notre communauté nationale tout comme de recrudescence des tensions internationales sont réels » et où « la période électorale constitue une occasion pour chacun d’assumer mieux ses responsabilités à l’égard de tous ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;L’enjeu, en effet, n’est pas seulement de parvenir à vivre ensemble avec le moins de conflits possible : c’est de réussir à élaborer un projet commun qui, sans effacer les différences légitimes, soit capable de mobiliser les énergies en vue du bien de tous. La question qui se pose à nous est de savoir quelle société nous voulons pour nous-mêmes et pour ceux qui viendront après nous. Ce n’est pas une simple question de préservation, de sauvegarde, comme serait portée à le penser une vision étroite de l’écologie : c’est une question d’humanisation, de dignité des personnes et de leur vie, en particulier des plus fragiles, comme le rappelle l’écologie humaine ou écologie intégrale. La tâche de respecter et de promouvoir la vie humaine a de multiples harmoniques et aucune d’entre elles ne peut être laissée de côté. « C’est l’espérance, disons-nous en conclusion de nos réflexions, qui ouvre le chemin des choix courageux et salutaires. » Et « dans la foi nous savons que l’espérance ne déçoit pas, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Romains 5, 5).&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>195</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Entrez dans l’espérance était le titre d’un livre de saint Jean-Paul II, paru en 1994 et dans lequel il abordait plusieurs aspects de la culture et de la spiritualité contemporaines en invitant à les regarder à la lumière de l’Évangile. Au début de cette année 2022, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France publie un texte dont le titre est semblable : L’espérance ne déçoit pas. Comme nous l’avions fait il y a bientôt six ans avec Retrouver le sens du politique, nous souhaitons en effet proposer à nos concitoyens une réflexion de fond à la veille des importantes échéances électorales que nous allons vivre avec les prochaines élections présidentielles et législatives.<br><br>Notre propos n’est pas de faire la leçon à qui que ce soit, et notre intervention se veut marquée au coin de l’humilité. Pour autant, nous ne pouvons pas nous dérober à notre responsabilité de pasteurs en ce moment crucial pour notre pays où les risques « de fracturation de notre communauté nationale tout comme de recrudescence des tensions internationales sont réels » et où « la période électorale constitue une occasion pour chacun d’assumer mieux ses responsabilités à l’égard de tous ».<br><br>L’enjeu, en effet, n’est pas seulement de parvenir à vivre ensemble avec le moins de conflits possible : c’est de réussir à élaborer un projet commun qui, sans effacer les différences légitimes, soit capable de mobiliser les énergies en vue du bien de tous. La question qui se pose à nous est de savoir quelle société nous voulons pour nous-mêmes et pour ceux qui viendront après nous. Ce n’est pas une simple question de préservation, de sauvegarde, comme serait portée à le penser une vision étroite de l’écologie : c’est une question d’humanisation, de dignité des personnes et de leur vie, en particulier des plus fragiles, comme le rappelle l’écologie humaine ou écologie intégrale. La tâche de respecter et de promouvoir la vie humaine a de multiples harmoniques et aucune d’entre elles ne peut être laissée de côté. « C’est l’espérance, disons-nous en conclusion de nos réflexions, qui ouvre le chemin des choix courageux et salutaires. » Et « dans la foi nous savons que l’espérance ne déçoit pas, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Romains 5, 5).</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Bonne année !</title><pubDate>Fri, 07 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-13494</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b11bfd31560a48fe0d4f9d620d938f0d349d6b596379c77b2fc28056468765f7.mp3" length="2704195" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Bonne année !</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=192428</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Souvent, quand une année commence dans une ambiance un peu lourde, on sent dans de nombreuses cartes de vœux comme une gêne. C’est un peu comme si le rédacteur de la carte disait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;je sais bien que c’est déplacé de vous souhaiter une bonne année avec tout ce qui se passe et toutes les menaces qui pèsent sur nous, pardonnez-moi de le faire quand même&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Bien sûr personne ne l’exprime ainsi, mais beaucoup le pensent tellement fort que cela transparaît à travers leurs vœux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Loin de moi de leur jeter la pierre, d’autant que je ne suis pas sûr d’être moi-même exempt de ce travers – si c’en est un. Mais je pense que cette gêne repose sur une fausse idée des vœux.&amp;nbsp;Nous avons tendance à les confondre avec de simples souhaits, alors qu’ils sont beaucoup plus que cela. Ils ont une analogie avec le rituel de la bénédiction, qui ne consiste pas à souhaiter à quelqu’un que tout aille bien (ou mieux) pour lui, ou qu’il regarde la vie avec plus d’optimisme, mais à appeler sur lui la faveur de Dieu, ce qui est tout différent. La bénédiction n’est pas un vœu – même pieux – mais une prière, et comme telle elle est efficace. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est un rite magique&amp;nbsp;! Son rôle, comme celui de la prière, est bien plutôt que renforcer ou de restaurer la relation avec ce Dieu qui veut nous combler de sa bienveillance, mais qui ne peut le faire que si nous le lui demandons.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Certains vœux ont le même défaut que ces prières universelles qui ont l’air de vouloir informer Dieu de tout ce qui va mal sur notre terre. Or Dieu le sait déjà, et l’assemblée aussi. Inutile donc de dire à Dieu&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;tout va très mal, mais nous croyons quand même en toi&amp;nbsp;». Présentons-lui plutôt directement et simplement notre prière&amp;nbsp;! De même, en envoyant nos vœux, ne cherchons pas à informer notre destinataire de tout ce qui ne va pas bien&amp;nbsp;: il le sait aussi bien que nous&amp;nbsp;! Demandons-nous seulement ce que nous pouvons demander à Dieu pour lui, et exprimons-le directement s’est est croyant, ou de façon plus discrète s’il ne l’est pas. Mais que cela traduise toujours ce que nous désirons et demandons vraiment pour lui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ainsi donc, chers amis, bonne année&amp;nbsp;! Beaucoup de choses vont mal, mais Dieu vous veut du bien&amp;nbsp;! Qu’il vous donne cette année le meilleur, c’est ce que je demande pour vous. Et que nous puissions tous appeler cette année qui commence&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;l’an de grâce 2022&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>164</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Souvent, quand une année commence dans une ambiance un peu lourde, on sent dans de nombreuses cartes de vœux comme une gêne. C’est un peu comme si le rédacteur de la carte disait&nbsp;: «&nbsp;je sais bien que c’est déplacé de vous souhaiter une bonne année avec tout ce qui se passe et toutes les menaces qui pèsent sur nous, pardonnez-moi de le faire quand même&nbsp;!&nbsp;» Bien sûr personne ne l’exprime ainsi, mais beaucoup le pensent tellement fort que cela transparaît à travers leurs vœux.<br><br>Loin de moi de leur jeter la pierre, d’autant que je ne suis pas sûr d’être moi-même exempt de ce travers – si c’en est un. Mais je pense que cette gêne repose sur une fausse idée des vœux.&nbsp;Nous avons tendance à les confondre avec de simples souhaits, alors qu’ils sont beaucoup plus que cela. Ils ont une analogie avec le rituel de la bénédiction, qui ne consiste pas à souhaiter à quelqu’un que tout aille bien (ou mieux) pour lui, ou qu’il regarde la vie avec plus d’optimisme, mais à appeler sur lui la faveur de Dieu, ce qui est tout différent. La bénédiction n’est pas un vœu – même pieux – mais une prière, et comme telle elle est efficace. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est un rite magique&nbsp;! Son rôle, comme celui de la prière, est bien plutôt que renforcer ou de restaurer la relation avec ce Dieu qui veut nous combler de sa bienveillance, mais qui ne peut le faire que si nous le lui demandons.<br><br>Certains vœux ont le même défaut que ces prières universelles qui ont l’air de vouloir informer Dieu de tout ce qui va mal sur notre terre. Or Dieu le sait déjà, et l’assemblée aussi. Inutile donc de dire à Dieu&nbsp;: «&nbsp;tout va très mal, mais nous croyons quand même en toi&nbsp;». Présentons-lui plutôt directement et simplement notre prière&nbsp;! De même, en envoyant nos vœux, ne cherchons pas à informer notre destinataire de tout ce qui ne va pas bien&nbsp;: il le sait aussi bien que nous&nbsp;! Demandons-nous seulement ce que nous pouvons demander à Dieu pour lui, et exprimons-le directement s’est est croyant, ou de façon plus discrète s’il ne l’est pas. Mais que cela traduise toujours ce que nous désirons et demandons vraiment pour lui.<br><br>Ainsi donc, chers amis, bonne année&nbsp;! Beaucoup de choses vont mal, mais Dieu vous veut du bien&nbsp;! Qu’il vous donne cette année le meilleur, c’est ce que je demande pour vous. Et que nous puissions tous appeler cette année qui commence&nbsp;: «&nbsp;l’an de grâce 2022&nbsp;».</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Me voici, je viens</title><pubDate>Fri, 24 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-12900</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//314a6c12a95d104aaf29abe4b8222f0f832ec2eec63410a7862f7061a94b4292.mp3" length="3048594" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Me voici, je viens</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=189798</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Me voici, je viens&amp;nbsp;», dit le Fils de Dieu en entrant dans le monde. Alors que Noël est maintenant tout proche, nous sommes sûrs que ces paroles nous sont bien adressées. N’est-ce pas le message central, la bonne nouvelle de l’Avent&amp;nbsp;? À travers notre nuit et à travers nos doutes, il n’a jamais cessé de nous dire «&amp;nbsp;me voici, je viens&amp;nbsp;».&lt;br&gt;Ce n’est pas faux, évidemment. Pourtant, si nous regardons de près le passage de la lettre aux Hébreux (chapitre 10) où figurent ces paroles et que nous entendions le dimanche avant Noël, une surprise nous attend. En effet, ce n’est pas à nous, mais à Dieu que le Christ s’adresse lorsqu’il dit «&amp;nbsp;me voici, je viens&amp;nbsp;». Ces paroles, il les prononce en notre nom, à notre place et pour notre salut. Noël, c’est d’abord quelqu’un d’entre nous qui se présente devant Dieu et qui lui donne la réponse qu’il attendait des hommes depuis toujours&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;me voici, je viens&amp;nbsp;».&lt;br&gt;Ne pensons pas pourtant que ce «&amp;nbsp;me voici, je viens&amp;nbsp;» adressé par le Christ à Dieu lui fasse oublier de se tourner vers nous&amp;nbsp;: s’il répond ainsi en notre nom et à notre place, c’est pour accomplir parfaitement la volonté du Père qui est de nous sauver et de nous élever jusqu’à lui dans son amour pour nous. Ainsi, lorsqu’il dit «&amp;nbsp;me voici&amp;nbsp;» à son Père, c’est à nous aussi que le Christ dit «&amp;nbsp;me voici&amp;nbsp;». Il ne se tourne vers le Père que pour recevoir de lui la mission de se tourner vers nous, de prendre notre parti irrévocablement. Le Père qui l’aime, ne veut pas l’aimer sans nous&amp;nbsp;; le Père qui nous aime, ne veut pas nous aimer sans lui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ces remarques peuvent nous aider à concilier deux dimensions de la fête de Noël entre lesquelles il nous arrive de nous sentir tiraillés. La première dimension, proprement religieuse, consiste à s’approcher de la crèche pour adorer Dieu qui s’est fait petit enfant. La seconde dimension est celle de la fraternité&amp;nbsp;: Noël n’est pas Noël si ce n’est pas le lieu de la solidarité, du partage avec les plus démunis qui se sentent exclus de la fête. Comment pouvons-nous concilier ces deux dimensions&amp;nbsp;? C’est le Christ lui-même, à la fois tourné vers Dieu et tourné vers nous, qui nous apprend à les vivre ensemble, sans tiraillement, en comprenant à quel point elles sont inséparables l’une de l’autre. Son «&amp;nbsp;me voici&amp;nbsp;» est à la fois la parfaite adoration du Père et la totale solidarité avec ceux dont il fait ses frères. Si lui, notre Seigneur et notre frère, se comporte ainsi, comment donc pourrions-nous nous comporter autrement&amp;nbsp;?&lt;br&gt;À tous, un heureux Noël d’adoration et un heureux Noël de fraternité&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>185</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>«&nbsp;Me voici, je viens&nbsp;», dit le Fils de Dieu en entrant dans le monde. Alors que Noël est maintenant tout proche, nous sommes sûrs que ces paroles nous sont bien adressées. N’est-ce pas le message central, la bonne nouvelle de l’Avent&nbsp;? À travers notre nuit et à travers nos doutes, il n’a jamais cessé de nous dire «&nbsp;me voici, je viens&nbsp;».<br>Ce n’est pas faux, évidemment. Pourtant, si nous regardons de près le passage de la lettre aux Hébreux (chapitre 10) où figurent ces paroles et que nous entendions le dimanche avant Noël, une surprise nous attend. En effet, ce n’est pas à nous, mais à Dieu que le Christ s’adresse lorsqu’il dit «&nbsp;me voici, je viens&nbsp;». Ces paroles, il les prononce en notre nom, à notre place et pour notre salut. Noël, c’est d’abord quelqu’un d’entre nous qui se présente devant Dieu et qui lui donne la réponse qu’il attendait des hommes depuis toujours&nbsp;: «&nbsp;me voici, je viens&nbsp;».<br>Ne pensons pas pourtant que ce «&nbsp;me voici, je viens&nbsp;» adressé par le Christ à Dieu lui fasse oublier de se tourner vers nous&nbsp;: s’il répond ainsi en notre nom et à notre place, c’est pour accomplir parfaitement la volonté du Père qui est de nous sauver et de nous élever jusqu’à lui dans son amour pour nous. Ainsi, lorsqu’il dit «&nbsp;me voici&nbsp;» à son Père, c’est à nous aussi que le Christ dit «&nbsp;me voici&nbsp;». Il ne se tourne vers le Père que pour recevoir de lui la mission de se tourner vers nous, de prendre notre parti irrévocablement. Le Père qui l’aime, ne veut pas l’aimer sans nous&nbsp;; le Père qui nous aime, ne veut pas nous aimer sans lui.<br><br>Ces remarques peuvent nous aider à concilier deux dimensions de la fête de Noël entre lesquelles il nous arrive de nous sentir tiraillés. La première dimension, proprement religieuse, consiste à s’approcher de la crèche pour adorer Dieu qui s’est fait petit enfant. La seconde dimension est celle de la fraternité&nbsp;: Noël n’est pas Noël si ce n’est pas le lieu de la solidarité, du partage avec les plus démunis qui se sentent exclus de la fête. Comment pouvons-nous concilier ces deux dimensions&nbsp;? C’est le Christ lui-même, à la fois tourné vers Dieu et tourné vers nous, qui nous apprend à les vivre ensemble, sans tiraillement, en comprenant à quel point elles sont inséparables l’une de l’autre. Son «&nbsp;me voici&nbsp;» est à la fois la parfaite adoration du Père et la totale solidarité avec ceux dont il fait ses frères. Si lui, notre Seigneur et notre frère, se comporte ainsi, comment donc pourrions-nous nous comporter autrement&nbsp;?<br>À tous, un heureux Noël d’adoration et un heureux Noël de fraternité&nbsp;!</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Un phénomène inquiétant</title><pubDate>Fri, 17 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-12384</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//8ab5e25db5821eab5bf61946259b1dc0d08d26730e3f9bc24457df791688a665.mp3" length="2463033" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Un phénomène inquiétant</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=187075</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;J’ai été marqué récemment par la lecture d’un article de journal faisant état des démissions d’enseignants en France en général et dans notre région en particulier&amp;nbsp;: 28 démissions cette année dans le seul Loir-et-Cher, sachant qu’il y en a 200 de plus chaque année dans toute la France. Certes, il ne faut pas majorer ce phénomène (dans notre département il y a plus de 3600 professeurs des écoles), mais il ne faut pas non plus se voiler la face au risque de se faire complice du trop célèbre «&amp;nbsp;pas de vague&amp;nbsp;» dénoncé au début de cette année par l’ancien principal de collège Patrice Romain dans un livre qui a fait du bruit&amp;nbsp;: Requiem pour l’Éducation nationale.&lt;br&gt;Patrice Romain pointait en particulier les atteintes à la laïcité de l’école, les problèmes de discipline, et bien entendu la lâcheté et l’omerta des hauts fonctionnaires prêts à tout couvrir pourvu que rien ne transpire dans la presse et dans l’opinion. Mais au risque d’enfoncer une porte ouverte, je pense que le malaise des enseignants vient d’abord, non pas des élèves, mais des adultes qui les considèrent comme des prestataires de service taillables et corvéables à merci. Les mots d’excuse que rapporte Patrice Romain en témoignent, par exemple&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;OK mon fils était en retard hier, mais quand c’est un prof vous lui demandez aussi un mot&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», ou encore «&amp;nbsp;Je refuse de signer une note aussi mauvaise. Thomas m’a dit qu’il devrait avoir la moyenne. Merci de corriger la note pour que je la signe.&amp;nbsp;», ou encore «&amp;nbsp;Et encore une punition&amp;nbsp;! c’est de l’acharnement pédagogique, ça&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», ou encore «&amp;nbsp;Dans le privé, il y a longtemps qu’on vous aurait viré&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» J’en passe, et des meilleures.&lt;br&gt;On aura beau se rassurer à bon compte en disant qu’il n’y a «&amp;nbsp;pas d’explosion du nombre des démissions&amp;nbsp;», on ne sera pas dispensé pour autant de s’interroger sur leurs causes. Les professeurs (un mot que, décidément je préfère aux «&amp;nbsp;profs&amp;nbsp;») ont droit à l’estime et au respect des jeunes et d’abord de leurs parents, dans une société qui veut avoir un avenir. Et c’est certainement ce respect élémentaire qui leur manque le plus aujourd’hui.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>J’ai été marqué récemment par la lecture d’un article de journal faisant état des démissions d’enseignants en France en général et dans notre région en particulier&nbsp;: 28 démissions cette année dans le seul Loir-et-Cher, sachant qu’il y en a 200 de plus chaque année dans toute la France. Certes, il ne faut pas majorer ce phénomène (dans notre département il y a plus de 3600 professeurs des écoles), mais il ne faut pas non plus se voiler la face au risque de se faire complice du trop célèbre «&nbsp;pas de vague&nbsp;» dénoncé au début de cette année par l’ancien principal de collège Patrice Romain dans un livre qui a fait du bruit&nbsp;: Requiem pour l’Éducation nationale.<br>Patrice Romain pointait en particulier les atteintes à la laïcité de l’école, les problèmes de discipline, et bien entendu la lâcheté et l’omerta des hauts fonctionnaires prêts à tout couvrir pourvu que rien ne transpire dans la presse et dans l’opinion. Mais au risque d’enfoncer une porte ouverte, je pense que le malaise des enseignants vient d’abord, non pas des élèves, mais des adultes qui les considèrent comme des prestataires de service taillables et corvéables à merci. Les mots d’excuse que rapporte Patrice Romain en témoignent, par exemple&nbsp;: «&nbsp;OK mon fils était en retard hier, mais quand c’est un prof vous lui demandez aussi un mot&nbsp;?&nbsp;», ou encore «&nbsp;Je refuse de signer une note aussi mauvaise. Thomas m’a dit qu’il devrait avoir la moyenne. Merci de corriger la note pour que je la signe.&nbsp;», ou encore «&nbsp;Et encore une punition&nbsp;! c’est de l’acharnement pédagogique, ça&nbsp;!&nbsp;», ou encore «&nbsp;Dans le privé, il y a longtemps qu’on vous aurait viré&nbsp;!&nbsp;» J’en passe, et des meilleures.<br>On aura beau se rassurer à bon compte en disant qu’il n’y a «&nbsp;pas d’explosion du nombre des démissions&nbsp;», on ne sera pas dispensé pour autant de s’interroger sur leurs causes. Les professeurs (un mot que, décidément je préfère aux «&nbsp;profs&nbsp;») ont droit à l’estime et au respect des jeunes et d’abord de leurs parents, dans une société qui veut avoir un avenir. Et c’est certainement ce respect élémentaire qui leur manque le plus aujourd’hui.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Avortement : l'hystérie des uns et le silence des autres</title><pubDate>Fri, 10 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-12017</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b3a4af2ea2e18536130236b233d305ab178c882c4f81d3f5b49f25ae2dae0a4f.mp3" length="2867200" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Avortement : l'hystérie des uns et le silence des autres</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=184304</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;De plus en plus, tout ce qui touche à l’avortement provoque l’hystérie des uns et le grand silence des autres. Silence coupable de ceux dont on attend qu’ils soient défenseurs de la vie, et je m’inclus dans ce nombre&amp;nbsp;: nous ne savons pas bien comment nous y prendre, les veillées pour la vie rassemblent peu de monde, les personnes qui osent s’engager dans la cause de la vie sont caricaturées et leur action est présentée comme liberticide. Hystérie collective d’autre part, autour de ce qu’on veut de plus en plus faire admettre comme un «&amp;nbsp;droit fondamental&amp;nbsp;», quand on n’exige pas qu’il soit carrément inscrit dans notre constitution. Les mêmes partent en croisade contre la clause de conscience prévue par la loi Veil, qui serait selon eux «&amp;nbsp;stigmatisante&amp;nbsp;» pour les femmes. Traduisons&amp;nbsp;: il faut à tout prix faire sauter tout ce qui pourrait permettre la moindre réflexion de fond sur la portée morale d’un acte comme l’avortement. On en est réduit à l’indigence des slogans, qui sont le degré zéro de la réflexion&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;mon corps m’appartient&amp;nbsp;», mais qu’en est-il du corps de cet autre qui est hébergé dans mon corps&amp;nbsp;?&lt;br&gt;La réponse des gouvernants consiste à proposer d’allonger le délai légal. Depuis le 1er août 2020, on peut pratiquer des avortements jusqu’au terme de la grossesse en cas de «&amp;nbsp;détresse psycho-sociale&amp;nbsp;», notion qui prête le flanc à toutes sortes d’interprétations. Ce cas mis à part, la proposition de faire passer le délai légal de 12 à 14 semaines a été adoptée en deuxième lecture par l’assemblée nationale le 30 novembre. Sait-on que déjà, à 12 semaines de grossesse, on est obligé pour pratiquer l’avortement d’écraser la tête du fœtus&amp;nbsp;? Détail intéressant&amp;nbsp;: ce point n’a pas été mentionné à l’assemblée, au motif qu’il ne paraissait pas pertinent pour éclairer le discernement des députés. Les auditeurs apprécieront…&lt;br&gt;Nous en sommes aujourd’hui à plus de 230&amp;nbsp;000 avortements par an en France&amp;nbsp;: plus que la population de Bordeaux, Montpellier ou Rennes, et presque autant que celles de Nantes ou de Strasbourg. N’est-il pas temps de promouvoir une vraie réflexion en mettant toutes les données à la disposition du grand public, censé adhérer massivement à l’IVG et à toutes ses extensions légales&amp;nbsp;? La présidence de la Conférence des évêques de France s’apprête à écrire dans ce sens au président de la République. À l’approche de Noël, est-il déplacé de prier pour qu’un miracle se produise et que cette demande soit entendue&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>De plus en plus, tout ce qui touche à l’avortement provoque l’hystérie des uns et le grand silence des autres. Silence coupable de ceux dont on attend qu’ils soient défenseurs de la vie, et je m’inclus dans ce nombre&nbsp;: nous ne savons pas bien comment nous y prendre, les veillées pour la vie rassemblent peu de monde, les personnes qui osent s’engager dans la cause de la vie sont caricaturées et leur action est présentée comme liberticide. Hystérie collective d’autre part, autour de ce qu’on veut de plus en plus faire admettre comme un «&nbsp;droit fondamental&nbsp;», quand on n’exige pas qu’il soit carrément inscrit dans notre constitution. Les mêmes partent en croisade contre la clause de conscience prévue par la loi Veil, qui serait selon eux «&nbsp;stigmatisante&nbsp;» pour les femmes. Traduisons&nbsp;: il faut à tout prix faire sauter tout ce qui pourrait permettre la moindre réflexion de fond sur la portée morale d’un acte comme l’avortement. On en est réduit à l’indigence des slogans, qui sont le degré zéro de la réflexion&nbsp;: «&nbsp;mon corps m’appartient&nbsp;», mais qu’en est-il du corps de cet autre qui est hébergé dans mon corps&nbsp;?<br>La réponse des gouvernants consiste à proposer d’allonger le délai légal. Depuis le 1er août 2020, on peut pratiquer des avortements jusqu’au terme de la grossesse en cas de «&nbsp;détresse psycho-sociale&nbsp;», notion qui prête le flanc à toutes sortes d’interprétations. Ce cas mis à part, la proposition de faire passer le délai légal de 12 à 14 semaines a été adoptée en deuxième lecture par l’assemblée nationale le 30 novembre. Sait-on que déjà, à 12 semaines de grossesse, on est obligé pour pratiquer l’avortement d’écraser la tête du fœtus&nbsp;? Détail intéressant&nbsp;: ce point n’a pas été mentionné à l’assemblée, au motif qu’il ne paraissait pas pertinent pour éclairer le discernement des députés. Les auditeurs apprécieront…<br>Nous en sommes aujourd’hui à plus de 230&nbsp;000 avortements par an en France&nbsp;: plus que la population de Bordeaux, Montpellier ou Rennes, et presque autant que celles de Nantes ou de Strasbourg. N’est-il pas temps de promouvoir une vraie réflexion en mettant toutes les données à la disposition du grand public, censé adhérer massivement à l’IVG et à toutes ses extensions légales&nbsp;? La présidence de la Conférence des évêques de France s’apprête à écrire dans ce sens au président de la République. À l’approche de Noël, est-il déplacé de prier pour qu’un miracle se produise et que cette demande soit entendue&nbsp;?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Familles je vous aime.</title><pubDate>Fri, 03 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">TR-17979</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//e5473f20e4655b8dc8a24013ccb565d9f482566e5c3980fd90eb483f70d4022b.mp3" length="2799072" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Familles je vous aime.</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=182110</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;L’avez-vous remarqué ? Beaucoup de messages politico-médiatiques que nous avons entendus sur les familles au long des périodes de confinement étaient des messages négatifs, des messages de suspicion. Les familles ne savent pas « gérer » les jeunes, comme on dit ; elles ne savent pas faire travailler les enfants et relayer correctement les messages des enseignants. Et surtout, elles sont le théâtre de violences, et de violences conjugales en particulier. Les familles sont le lieu des « féminicides », comme on dit encore. Bref, elles sont à mettre sous surveillance : le célèbre « familles je vous hais » d’André Gide est plus que jamais d’actualité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certes, de nombreux drames se déroulent dans les familles, et les secrets de famille ne sont pas toujours reluisants. Mais malgré cela, la place accordée à la famille par nos concitoyens demeure une place de premier plan. La « valeur famille », on le sait, est plébiscitée, et cela même si les familles sont aujourd’hui décomposées et recomposées sans cesse, fragilisées et abîmées par des agressions qui viennent souvent beaucoup plus des modèles sociaux en vogue que de l’intérieur des familles elles-mêmes. Pourtant, loin de mettre un terme au dénigrement des familles, la crise sanitaire semble n’avoir fait que l’exacerber, comme si le recours à la famille suscitait le ressentiment de faiseurs d’opinion qui ne redoutaient rien tant que de voir la famille présentée de manière positive comme le lieu par excellence où l’on expérimente la joie d’aimer et d’être aimé, et comme le berceau de la vie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 30 novembre, la chanteuse franco-américaine Joséphine Baker est entrée au Panthéon. Notre pays a voulu honorer en elle l’artiste, la militante noire antiraciste, la résistante, et il a eu raison de le faire. Souhaitons qu’il n’oublie pas non plus la mère généreuse qu’elle fut, elle qui ne pouvait avoir d’enfants et qui avait voulu adopter et élever treize enfants dans son château des Milandes en Périgord. Ces enfants venaient tous de pays, de cultures et de religions différentes, et le but de Joséphine Baker était de prouver au monde que son idéal de fraternité universelle était possible. Peu importe que ce rêve ait tourné court pour des raisons bassement matérielles, cette mère généreuse se révélant incapable de gérer raisonnablement un budget : ce que la postérité retiendra d’elle, à commencer par les enfants mal partis dans l’existence qu’elle avait recueillis, c’est le besoin éperdu qui était le sien de donner ce qu’elle avait de meilleur pour semer du bonheur autour d’elle. Et s’il y a une aspiration qui devrait être à la base de toute famille, c’est bien celle-là.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>169</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>L’avez-vous remarqué ? Beaucoup de messages politico-médiatiques que nous avons entendus sur les familles au long des périodes de confinement étaient des messages négatifs, des messages de suspicion. Les familles ne savent pas « gérer » les jeunes, comme on dit ; elles ne savent pas faire travailler les enfants et relayer correctement les messages des enseignants. Et surtout, elles sont le théâtre de violences, et de violences conjugales en particulier. Les familles sont le lieu des « féminicides », comme on dit encore. Bref, elles sont à mettre sous surveillance : le célèbre « familles je vous hais » d’André Gide est plus que jamais d’actualité.</p><p>Certes, de nombreux drames se déroulent dans les familles, et les secrets de famille ne sont pas toujours reluisants. Mais malgré cela, la place accordée à la famille par nos concitoyens demeure une place de premier plan. La « valeur famille », on le sait, est plébiscitée, et cela même si les familles sont aujourd’hui décomposées et recomposées sans cesse, fragilisées et abîmées par des agressions qui viennent souvent beaucoup plus des modèles sociaux en vogue que de l’intérieur des familles elles-mêmes. Pourtant, loin de mettre un terme au dénigrement des familles, la crise sanitaire semble n’avoir fait que l’exacerber, comme si le recours à la famille suscitait le ressentiment de faiseurs d’opinion qui ne redoutaient rien tant que de voir la famille présentée de manière positive comme le lieu par excellence où l’on expérimente la joie d’aimer et d’être aimé, et comme le berceau de la vie.</p><p>Le 30 novembre, la chanteuse franco-américaine Joséphine Baker est entrée au Panthéon. Notre pays a voulu honorer en elle l’artiste, la militante noire antiraciste, la résistante, et il a eu raison de le faire. Souhaitons qu’il n’oublie pas non plus la mère généreuse qu’elle fut, elle qui ne pouvait avoir d’enfants et qui avait voulu adopter et élever treize enfants dans son château des Milandes en Périgord. Ces enfants venaient tous de pays, de cultures et de religions différentes, et le but de Joséphine Baker était de prouver au monde que son idéal de fraternité universelle était possible. Peu importe que ce rêve ait tourné court pour des raisons bassement matérielles, cette mère généreuse se révélant incapable de gérer raisonnablement un budget : ce que la postérité retiendra d’elle, à commencer par les enfants mal partis dans l’existence qu’elle avait recueillis, c’est le besoin éperdu qui était le sien de donner ce qu’elle avait de meilleur pour semer du bonheur autour d’elle. Et s’il y a une aspiration qui devrait être à la base de toute famille, c’est bien celle-là.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Pourquoi des passeurs ?</title><pubDate>Fri, 26 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-11413</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//fd0c8e8f90cbd12e16c0f8c21d2989d0d668b644a33c6f7fc3cfd8726731e427.mp3" length="3018919" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Pourquoi des passeurs ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=178941</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;27 morts et deux survivants&amp;nbsp;: tel est le bilan du drame qui s’est produit dans la Manche ce mercredi, alors que des migrants tentaient la traversée sur une embarcation de fortune.  Aussitôt, du côté anglais comme du côté français, on a pu entendre des propos indignés contre les passeurs auxquels les migrants ont eu recours, désignés comme responsables de cette hécatombe et des hécatombes à venir.&lt;br&gt;
Les passeurs sont certes souvent des meurtriers en puissance, mus par le seul désir de gagner le plus d’argent possible au mépris de la sécurité la plus élémentaire des personnes auxquelles ils extorquent cet argent. Il faut donc les rechercher et les punir. Mais il est un peu trop facile de rejeter sur eux l’entière responsabilité des drames récurrents dont nous sommes témoins. Pourquoi, en effet, y a-t-il des passeurs dont l’activité prospère&amp;nbsp;? La réponse est simple&amp;nbsp;: il y a des passeurs parce qu’on multiplie les obstacles administratifs et policiers pour empêcher les migrations.&lt;br&gt;
Je sais à quel point ce problème est délicat, surtout en période électorale où les gouvernants sont tentés de glaner des voix en tenant des propos sécuritaires. Gardons-nous cependant d’oublier que la grande majorité des migrants n’ont pas choisi de quitter leur pays&amp;nbsp;: ils y ont été contraints par des conditions de vie inacceptables, parfois aussi par des persécutions politiques ou religieuses. La migration peut être un appel, comme pour Abraham, mais pour des millions de nos contemporains elle est une nécessité et un dernier recours pour survivre.&lt;br&gt;
Les papes récents ont rappelé avec force qu’il existait un droit de ne pas migrer, droit que tout être humain devrait pouvoir exercer&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Personne, dit le Pape François, ne devait être obligé de fuir son pays&amp;nbsp;». Encore faut-il pour cela que sa sécurité et des conditions de vie dignes lui soient garanties chez lui. Parallèlement, nos pays ont le devoir, toujours selon le Pape, «&amp;nbsp;d’évaluer avec prudence leur capacité d’accueil et d’intégration&amp;nbsp;». Mais cela ne leur donne pas le droit de rejeter systématiquement ceux qui frappent à leur porte à la recherche d’une vie meilleure. C’est pourquoi la question migratoire mérite mieux que des gesticulations ou des propos à finalité électorale&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La dignité de nos peuples exige des couloirs sûrs pour les migrants et les réfugiés afin qu’ils puissent se déplacer sans crainte des zones mortelles vers des zones plus sûres. Il est inacceptable de décourager l’immigration en laissant des centaines de migrants mourir lors de traversées maritimes périlleuses ou de périples dans le désert. Le Seigneur nous demandera des comptes pour chacun de ces morts.&amp;nbsp;»*&lt;br&gt;
*(François, Un temps pour changer, p. 170-171)&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>183</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>27 morts et deux survivants&nbsp;: tel est le bilan du drame qui s’est produit dans la Manche ce mercredi, alors que des migrants tentaient la traversée sur une embarcation de fortune.  Aussitôt, du côté anglais comme du côté français, on a pu entendre des propos indignés contre les passeurs auxquels les migrants ont eu recours, désignés comme responsables de cette hécatombe et des hécatombes à venir.<br>
Les passeurs sont certes souvent des meurtriers en puissance, mus par le seul désir de gagner le plus d’argent possible au mépris de la sécurité la plus élémentaire des personnes auxquelles ils extorquent cet argent. Il faut donc les rechercher et les punir. Mais il est un peu trop facile de rejeter sur eux l’entière responsabilité des drames récurrents dont nous sommes témoins. Pourquoi, en effet, y a-t-il des passeurs dont l’activité prospère&nbsp;? La réponse est simple&nbsp;: il y a des passeurs parce qu’on multiplie les obstacles administratifs et policiers pour empêcher les migrations.<br>
Je sais à quel point ce problème est délicat, surtout en période électorale où les gouvernants sont tentés de glaner des voix en tenant des propos sécuritaires. Gardons-nous cependant d’oublier que la grande majorité des migrants n’ont pas choisi de quitter leur pays&nbsp;: ils y ont été contraints par des conditions de vie inacceptables, parfois aussi par des persécutions politiques ou religieuses. La migration peut être un appel, comme pour Abraham, mais pour des millions de nos contemporains elle est une nécessité et un dernier recours pour survivre.<br>
Les papes récents ont rappelé avec force qu’il existait un droit de ne pas migrer, droit que tout être humain devrait pouvoir exercer&nbsp;: «&nbsp;Personne, dit le Pape François, ne devait être obligé de fuir son pays&nbsp;». Encore faut-il pour cela que sa sécurité et des conditions de vie dignes lui soient garanties chez lui. Parallèlement, nos pays ont le devoir, toujours selon le Pape, «&nbsp;d’évaluer avec prudence leur capacité d’accueil et d’intégration&nbsp;». Mais cela ne leur donne pas le droit de rejeter systématiquement ceux qui frappent à leur porte à la recherche d’une vie meilleure. C’est pourquoi la question migratoire mérite mieux que des gesticulations ou des propos à finalité électorale&nbsp;: «&nbsp;La dignité de nos peuples exige des couloirs sûrs pour les migrants et les réfugiés afin qu’ils puissent se déplacer sans crainte des zones mortelles vers des zones plus sûres. Il est inacceptable de décourager l’immigration en laissant des centaines de migrants mourir lors de traversées maritimes périlleuses ou de périples dans le désert. Le Seigneur nous demandera des comptes pour chacun de ces morts.&nbsp;»*<br>
*(François, Un temps pour changer, p. 170-171)</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Un livret pour un synode</title><pubDate>Fri, 19 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-11094</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5d60957c167ba44fc2b2658a90b478c0b32a2c70c338c21ec3c3ab745c151a62.mp3" length="2723422" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Un livret pour un synode</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=175674</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le 17 octobre dernier avait lieu dans le monde entier le lancement du processus synodal voulu par le Pape François. À cette occasion était annoncé un livret pour donner des pistes et des informations concrètes aux équipes qui se constitueraient dans notre diocèse.&lt;br&gt;
Ce livret, très attendu, sera disponible en paroisse dans les jours qui viennent&amp;nbsp;; mais dès maintenant vous pouvez le télécharger sur le site internet du diocèse en cliquant sur l’onglet «&amp;nbsp;événements diocésains&amp;nbsp;». Un grand merci et un coup de chapeau à l’équipe synodale qui y a travaillé avec beaucoup d’attention et de compétence, et au service diocésain de la communication qui en a assuré la mise en forme pour l’impression.&lt;br&gt;
Que trouverez-vous dans ce livret&amp;nbsp;? D’abord une mise en perspective du chemin synodal de l’Église universelle avec ses différentes étapes – diocésaine, continentale, romaine, puis de nouveau diocésaine pour la mise en œuvre des orientations qui auront été données. Notez dès maintenant la date du 4 juin 2022&amp;nbsp;: ce jour, veille de la Pentecôte, sera le jour de présentation des résultats du travail mené dans notre diocèse par les équipes qui se seront constituées.&lt;br&gt;
Un mot sur ces équipes&amp;nbsp;: le nombre idéal de participants est de 8 personnes, pas davantage. Mais il est conseillé d’inviter largement au-delà des cercles habituels, y compris parmi les personnes en situation de précarité, qui n’osent pas prendre la parole ou ne sont pas invitées habituellement à le faire. Pour le déroulement des rencontres, vous trouverez toutes sortes de suggestions concrètes à méditer par tous, en premier lieu bien sûr par les animateurs de groupes.&lt;br&gt;
Le livret rappelle enfin les trois thèmes retenus pour notre réflexion diocésaine&amp;nbsp;: le dialogue dans l’Église et dans la société&amp;nbsp;; la coresponsabilité dans la mission&amp;nbsp;; et enfin autorité et participation. Nous les avons sélectionnés parmi les dix thèmes proposés parce qu’ils nous ont paru aller au cœur de l’intention de ce synode&amp;nbsp;: faire grandir dans l’Église la conscience et la volonté de la participation de tous, pour une Église où personne n’est superflu, où chacun est écouté, où l’Esprit-Saint suggère aux plus grands comme aux plus petits ce qui concourt à la croissance du corps du Christ que nous formons.&lt;br&gt;
Bon et fructueux travail à toutes les équipes tout au long des mois à venir&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>165</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le 17 octobre dernier avait lieu dans le monde entier le lancement du processus synodal voulu par le Pape François. À cette occasion était annoncé un livret pour donner des pistes et des informations concrètes aux équipes qui se constitueraient dans notre diocèse.<br>
Ce livret, très attendu, sera disponible en paroisse dans les jours qui viennent&nbsp;; mais dès maintenant vous pouvez le télécharger sur le site internet du diocèse en cliquant sur l’onglet «&nbsp;événements diocésains&nbsp;». Un grand merci et un coup de chapeau à l’équipe synodale qui y a travaillé avec beaucoup d’attention et de compétence, et au service diocésain de la communication qui en a assuré la mise en forme pour l’impression.<br>
Que trouverez-vous dans ce livret&nbsp;? D’abord une mise en perspective du chemin synodal de l’Église universelle avec ses différentes étapes – diocésaine, continentale, romaine, puis de nouveau diocésaine pour la mise en œuvre des orientations qui auront été données. Notez dès maintenant la date du 4 juin 2022&nbsp;: ce jour, veille de la Pentecôte, sera le jour de présentation des résultats du travail mené dans notre diocèse par les équipes qui se seront constituées.<br>
Un mot sur ces équipes&nbsp;: le nombre idéal de participants est de 8 personnes, pas davantage. Mais il est conseillé d’inviter largement au-delà des cercles habituels, y compris parmi les personnes en situation de précarité, qui n’osent pas prendre la parole ou ne sont pas invitées habituellement à le faire. Pour le déroulement des rencontres, vous trouverez toutes sortes de suggestions concrètes à méditer par tous, en premier lieu bien sûr par les animateurs de groupes.<br>
Le livret rappelle enfin les trois thèmes retenus pour notre réflexion diocésaine&nbsp;: le dialogue dans l’Église et dans la société&nbsp;; la coresponsabilité dans la mission&nbsp;; et enfin autorité et participation. Nous les avons sélectionnés parmi les dix thèmes proposés parce qu’ils nous ont paru aller au cœur de l’intention de ce synode&nbsp;: faire grandir dans l’Église la conscience et la volonté de la participation de tous, pour une Église où personne n’est superflu, où chacun est écouté, où l’Esprit-Saint suggère aux plus grands comme aux plus petits ce qui concourt à la croissance du corps du Christ que nous formons.<br>
Bon et fructueux travail à toutes les équipes tout au long des mois à venir&nbsp;!</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Conversion</title><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">TR-16211</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6f7fbdb8defb2ffd052544f182d15921afb64f8f8a79a4b412442267f70f3017.mp3" length="3287666" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Conversion</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=173375</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Beaucoup de choses ont déjà été dites sur l’assemblée des évêques qui s’est déroulée à Lourdes en ce début de novembre. Je voudrais simplement insister ici sur le fait qu’elle a été pour eux un lieu de conversion.&lt;br&gt;
Conversion par rapport aux personnes victimes des drames atroces que constituent les abus sexuels, dans l’Église en particulier. Oui, nous avions du mal jusqu’ici à partir des victimes et de leur souffrance et nous avions plutôt tendance à partir de nous-mêmes et de ce que nous risquions de perdre, au motif que ce que nous risquions de perdre n’était pas notre bien propre, mais celui des fidèles – car il n’est rien de ce que possède l’Église qui ne découle en dernier ressort des dons des fidèles. Oui, nous pensions spontanément aussi en termes de droit positif : le droit en vigueur dans notre pays nous protège, nous autres évêques, puisque seuls les agresseurs sont comptables devant la justice des crimes qu’ils ont commis. Mais il ne suffit pas de se retrancher derrière le droit : si l’on part des victimes et de ce qu’elles ont subi, il devient clair qu’elles ont droit à ce que l’on appelle une justice restaurative, c’est-à-dire à une justice qui leur permette de se reconstruire et qui ne se contente pas de sanctionner les coupables. Cela suppose de ne pas prendre pour point de départ ce que l’on estime pouvoir leur offrir en justice, mais de prendre pour point de départ les demandes, voire les exigences qu’elles formulent elles-mêmes. L’une d’entre elles nous a aidés à le percevoir en commentant la rencontre de Jésus avec l’aveugle Bartimée : Jésus ne dit pas à Bartimée « voilà ce que j’ai décidé de faire pour toi », il lui dit « que veux-tu que je fasse pour toi ? », et c’est tout différent. Il prend pour point de départ son attente, sa demande. Si Jésus se comporte ainsi, comment nous, successeurs des apôtres, pourrions-nous nous comporter autrement ?&lt;br&gt;
En changeant ainsi de paradigme dans sa manière d’appréhender les abus et les crimes sexuels, l’Église catholique donnera un signe fort de la logique de l’Évangile : c’est en effet en acceptant de perdre, d’abandonner ses prérogatives, que le Christ est descendu au plus bas chercher et sauver l’humanité blessée. Et l’Église pourra ainsi remplir un rôle précurseur, un rôle de vigie pour la société tout entière. Nos sociétés, en effet, commencent à découvrir et à mettre en œuvre cette justice restaurative. Les victimes de l’attentat du Bataclan, par exemple, ne peuvent rien attendre de leurs agresseurs : la quasi-totalité d’entre eux sont morts et ne peuvent plus être condamnés par la justice ; et ceux qui sont encore vivants peuvent certes être condamnés, mais sans que cela puisse contribuer à la reconstruction des rescapés de la tuerie. Devant cet état de fait, notre société – et c’est tout à son honneur – se sent de plus en plus comptable du devenir de ces personnes et tente de les prendre en charge autant qu’il est en son pouvoir. Il appartient à l’Église catholique de ne pas rester à la traîne, mais de jouer un rôle précurseur sur ce chemin.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Beaucoup de choses ont déjà été dites sur l’assemblée des évêques qui s’est déroulée à Lourdes en ce début de novembre. Je voudrais simplement insister ici sur le fait qu’elle a été pour eux un lieu de conversion.<br>
Conversion par rapport aux personnes victimes des drames atroces que constituent les abus sexuels, dans l’Église en particulier. Oui, nous avions du mal jusqu’ici à partir des victimes et de leur souffrance et nous avions plutôt tendance à partir de nous-mêmes et de ce que nous risquions de perdre, au motif que ce que nous risquions de perdre n’était pas notre bien propre, mais celui des fidèles – car il n’est rien de ce que possède l’Église qui ne découle en dernier ressort des dons des fidèles. Oui, nous pensions spontanément aussi en termes de droit positif : le droit en vigueur dans notre pays nous protège, nous autres évêques, puisque seuls les agresseurs sont comptables devant la justice des crimes qu’ils ont commis. Mais il ne suffit pas de se retrancher derrière le droit : si l’on part des victimes et de ce qu’elles ont subi, il devient clair qu’elles ont droit à ce que l’on appelle une justice restaurative, c’est-à-dire à une justice qui leur permette de se reconstruire et qui ne se contente pas de sanctionner les coupables. Cela suppose de ne pas prendre pour point de départ ce que l’on estime pouvoir leur offrir en justice, mais de prendre pour point de départ les demandes, voire les exigences qu’elles formulent elles-mêmes. L’une d’entre elles nous a aidés à le percevoir en commentant la rencontre de Jésus avec l’aveugle Bartimée : Jésus ne dit pas à Bartimée « voilà ce que j’ai décidé de faire pour toi », il lui dit « que veux-tu que je fasse pour toi ? », et c’est tout différent. Il prend pour point de départ son attente, sa demande. Si Jésus se comporte ainsi, comment nous, successeurs des apôtres, pourrions-nous nous comporter autrement ?<br>
En changeant ainsi de paradigme dans sa manière d’appréhender les abus et les crimes sexuels, l’Église catholique donnera un signe fort de la logique de l’Évangile : c’est en effet en acceptant de perdre, d’abandonner ses prérogatives, que le Christ est descendu au plus bas chercher et sauver l’humanité blessée. Et l’Église pourra ainsi remplir un rôle précurseur, un rôle de vigie pour la société tout entière. Nos sociétés, en effet, commencent à découvrir et à mettre en œuvre cette justice restaurative. Les victimes de l’attentat du Bataclan, par exemple, ne peuvent rien attendre de leurs agresseurs : la quasi-totalité d’entre eux sont morts et ne peuvent plus être condamnés par la justice ; et ceux qui sont encore vivants peuvent certes être condamnés, mais sans que cela puisse contribuer à la reconstruction des rescapés de la tuerie. Devant cet état de fait, notre société – et c’est tout à son honneur – se sent de plus en plus comptable du devenir de ces personnes et tente de les prendre en charge autant qu’il est en son pouvoir. Il appartient à l’Église catholique de ne pas rester à la traîne, mais de jouer un rôle précurseur sur ce chemin.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Impressions de Lourdes</title><pubDate>Fri, 05 Nov 2021 12:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-10557</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//ba748ec23c508c11be888907133e2ad24de91e1b4210890210980f95dc7971d8.mp3" length="3125080" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Impressions de Lourdes</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=170429</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chaque année en novembre le sanctuaire de Lourdes entre en léthargie. Finis les grands pèlerinages, les cohortes de malades&amp;nbsp;: la reprise ne sera que pour le début d’avril, dans cinq mois. Sur la ville et la vallée du Gave, la brume et la pluie s’installent, glaciales, avec de temps à autre une couche de neige sur les sommets voisins.&lt;br&gt;
C’est dans ces couleurs automnales que l’assemblée des évêques se tient à Lourdes. L’accueil Notre-Dame est investi par les participants pour les repas et le couchage, chaque évêque disposant d’une chambre de malade. Ambiance mélancolique s’il en est, alors que l’assemblée de printemps, plus brève, a lieu fin mars sous les auspices d’un renouveau de la nature et d’un retour des pèlerins.&lt;br&gt;
Ce 2 novembre, pourtant, Lourdes resplendissait sous une température de fin d’été, un ciel bleu et un soleil trompeur qui colorait les arbres de reflets rouges et jaunes. Quelques derniers pèlerins, après la prière à la grotte, pique-niquaient sur le gazon, et pour un peu on serait allé les rejoindre et bavarder avec eux.&lt;br&gt;
Mais il n’était pas vraiment question de bavardages. Car ce 2 novembre était le jour de plus, ajouté au programme de l’assemblée pour permettre aux évêques de se mettre ensemble au diapason du rapport Sauvé. Un premier moyen très simple nous était proposé&amp;nbsp;: onze d’entre nous étaient chargés de nous lire des extraits du rapport choisis et commentés par eux. Cette lecture, grave, terrible en sa froide objectivité, était suivie d’un long temps de silence et de prière qui s’est conclu par la messe en fin de matinée.&lt;br&gt;
L’après-midi, dans le prolongement de cette écoute collective, était consacrée à l’intervention directe de cinq personnes victimes, trois hommes et deux femmes, venues à Lourdes nous interpeller. Elles se sont assises à la place de la présidence, nous ont dit leur souffrance, leur colère, leur amertume devant nos complicités, leur déception devant nos lenteurs, leur espérance que malgré tout l’Église soit l’Église, c’est-à-dire celle que le Christ a chargée de communiquer à tous l’amour dont Dieu les aime – mais une espérance qui ne se satisferait pas de belles déclarations, une espérance qui attend du vrai, du fort, du concret, de l’irréversible. Pour que l’Église soit l’Église.&lt;br&gt;
Nouveau temps de silence, pesant, prolongé. Nous avions devant nous des post-it de trois couleurs différentes&amp;nbsp;: ce que j’ai envie de dire aux victimes&amp;nbsp;; ce que j’ai envie de dire à mes frères évêques&amp;nbsp;; ce que j’ai envie de dire à Dieu. L’un après l’autre, nous nous sommes levés et sommes allés coller nos post-it sur un grand panneau prévu à cet effet.&lt;br&gt;
Alors quelque chose d’étonnant s’est passé. Les victimes avaient changé&amp;nbsp;: elles étaient devenues des témoins. Les évêques avaient changé&amp;nbsp;: ils étaient en train de redevenir des frères pour ces frères et sœurs blessés, meurtris, empêchés de vivre par la communauté que le Christ a voulue au service de la vie.&lt;br&gt;
Après cette première journée, nous étions fourbus, vidés, anéantis. Et paradoxalement joyeux et emplis de «&amp;nbsp;l’espérance qui ne déçoit pas&amp;nbsp;». Pour que l’Église soit l’Église.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>190</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chaque année en novembre le sanctuaire de Lourdes entre en léthargie. Finis les grands pèlerinages, les cohortes de malades&nbsp;: la reprise ne sera que pour le début d’avril, dans cinq mois. Sur la ville et la vallée du Gave, la brume et la pluie s’installent, glaciales, avec de temps à autre une couche de neige sur les sommets voisins.<br>
C’est dans ces couleurs automnales que l’assemblée des évêques se tient à Lourdes. L’accueil Notre-Dame est investi par les participants pour les repas et le couchage, chaque évêque disposant d’une chambre de malade. Ambiance mélancolique s’il en est, alors que l’assemblée de printemps, plus brève, a lieu fin mars sous les auspices d’un renouveau de la nature et d’un retour des pèlerins.<br>
Ce 2 novembre, pourtant, Lourdes resplendissait sous une température de fin d’été, un ciel bleu et un soleil trompeur qui colorait les arbres de reflets rouges et jaunes. Quelques derniers pèlerins, après la prière à la grotte, pique-niquaient sur le gazon, et pour un peu on serait allé les rejoindre et bavarder avec eux.<br>
Mais il n’était pas vraiment question de bavardages. Car ce 2 novembre était le jour de plus, ajouté au programme de l’assemblée pour permettre aux évêques de se mettre ensemble au diapason du rapport Sauvé. Un premier moyen très simple nous était proposé&nbsp;: onze d’entre nous étaient chargés de nous lire des extraits du rapport choisis et commentés par eux. Cette lecture, grave, terrible en sa froide objectivité, était suivie d’un long temps de silence et de prière qui s’est conclu par la messe en fin de matinée.<br>
L’après-midi, dans le prolongement de cette écoute collective, était consacrée à l’intervention directe de cinq personnes victimes, trois hommes et deux femmes, venues à Lourdes nous interpeller. Elles se sont assises à la place de la présidence, nous ont dit leur souffrance, leur colère, leur amertume devant nos complicités, leur déception devant nos lenteurs, leur espérance que malgré tout l’Église soit l’Église, c’est-à-dire celle que le Christ a chargée de communiquer à tous l’amour dont Dieu les aime – mais une espérance qui ne se satisferait pas de belles déclarations, une espérance qui attend du vrai, du fort, du concret, de l’irréversible. Pour que l’Église soit l’Église.<br>
Nouveau temps de silence, pesant, prolongé. Nous avions devant nous des post-it de trois couleurs différentes&nbsp;: ce que j’ai envie de dire aux victimes&nbsp;; ce que j’ai envie de dire à mes frères évêques&nbsp;; ce que j’ai envie de dire à Dieu. L’un après l’autre, nous nous sommes levés et sommes allés coller nos post-it sur un grand panneau prévu à cet effet.<br>
Alors quelque chose d’étonnant s’est passé. Les victimes avaient changé&nbsp;: elles étaient devenues des témoins. Les évêques avaient changé&nbsp;: ils étaient en train de redevenir des frères pour ces frères et sœurs blessés, meurtris, empêchés de vivre par la communauté que le Christ a voulue au service de la vie.<br>
Après cette première journée, nous étions fourbus, vidés, anéantis. Et paradoxalement joyeux et emplis de «&nbsp;l’espérance qui ne déçoit pas&nbsp;». Pour que l’Église soit l’Église.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La rencontre de personnes fragiles</title><pubDate>Fri, 05 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-10590</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6108bb676f79b6f10629038abd2ba73dcce2c7cca4abeb31118425fff1ae7a90.mp3" length="3364571" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La rencontre de personnes fragiles</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=170895</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Les évêques à Lourdes ont poursuivi hier leur travail sur" l'écologie humaine", puis après un temps de prière nécessaire ont avancé sur le rapport Sauvé pour mettre en place des poiints d'accord.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Les évêques à Lourdes ont poursuivi hier leur travail sur" l'écologie humaine", puis après un temps de prière nécessaire ont avancé sur le rapport Sauvé pour mettre en place des poiints d'accord.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Clameur de la Terre, clameur des pauvres</title><pubDate>Thu, 04 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-10541</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f46b15941c2cad5d2a897107b5c7b7d66958343e7f3014f030bf8b299798d933.mp3" length="2761038" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Clameur de la Terre, clameur des pauvres</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=170290</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Les évêques de France trvaillaent autour de ce thème de l'écologie intégrale en lien avec l'encyclique Laudato si' du pape François.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>167</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Les évêques de France trvaillaent autour de ce thème de l'écologie intégrale en lien avec l'encyclique Laudato si' du pape François.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les évêques écoutent des victimes</title><pubDate>Wed, 03 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-10499</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//35e7bc493fac966f35180306b4d41b7a4732dbc317129bf1891484749f2b7cd4.mp3" length="2349766" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les évêques écoutent des victimes</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=169818</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En direct de l'Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes, Jean-Pierre Batut, l'évêque de Blois, nous fait le récit de la première journée de travail autour du rapport Sauvé.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En direct de l'Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes, Jean-Pierre Batut, l'évêque de Blois, nous fait le récit de la première journée de travail autour du rapport Sauvé.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Une assemblée pas comme les autres</title><pubDate>Fri, 29 Oct 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-10284</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6a74aacb5719b050bedebed6d81fce9ed5a26b99d7433ce71fcd2e534d0ab8ea.mp3" length="3441475" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Une assemblée pas comme les autres</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=168227</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Les évêques de France vont se réunir à Lourdes au début du mois de novembre. L’amélioration de la situation sanitaire leur permettra de se retrouver comme ils en avaient l’habitude dans l’hémicycle situé près du Gave et en face de la Grotte où la Vierge Marie est apparue à Bernadette.&lt;br&gt;
Il s’agit donc d’un retour à la normale, mais dans des conditions qui n’ont rien de normal. La publication du rapport de la CIASE sur les abus dans l’Église il y aura bientôt un mois, a modifié la donne. Même si les évêques avaient déjà largement anticipé cet événement et voté à l’assemblée de mars toute une série de mesures afin que l’Église soit une maison sûre pour les enfants et pour les jeunes, ces mesures seront à reprendre une à une à l’aune des 45 préconisations qu’a formulées la Commission indépendante.&lt;br&gt;
Mais cette assemblée sera aussi marquée de deux manières. Tout d’abord, même s’il s’agit de la réunion des évêques exerçant collégialement la responsabilité que le Christ leur a confiée, il ne serait pas concevable que le travail de purification et de prévention qui leur incombe se fasse sans les personnes victimes d’abus au sein de l’Église. Ces personnes seront donc représentées à Lourdes, en particulier celles qui se sont constituées en associations ou en collectifs et qui veulent travailler avec nous. Nous les écouterons, non pas d’abord pour recueillir leurs avis et suggestions, mais d’abord pour nous laisser interpeller par leur parole – parole de colère souvent, parole d’espérance aussi. Ensuite, toujours au nom de notre responsabilité de pasteurs du peuple de Dieu, nous prierons et jeûnerons pour lui présenter notre misère et intercéder pour ceux qui ont subi tant de souffrances et ceux qui les ont provoquées. C’est la lecture du prophète Joël du mercredi des Cendres qui me vient à l’esprit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements et revenez au Seigneur votre Dieu… Sonnez du cor dans Sion, prescrivez un jeûne sacré… Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront&amp;nbsp;: pitié, Seigneur, pour ton peuple… Faudra-t-il qu’on dise&amp;nbsp;: où donc est leur Dieu&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» (Joël 2, 12-18).&lt;br&gt;
Comme je l’ai fait le 17 octobre, jour de l’entrée en synode, je vous invite frères et sœurs à vous associer à cette démarche plus particulièrement le mardi 2 novembre, jour des fidèles défunts, en jeûnant et en priant en communion avec nous. Le lendemain 3 novembre, nous serons rejoints pour une journée et demie par des personnes en précarité, nous mettant à l’écoute de la clameur de la terre et de la clameur des pauvres. Des hommes et des femmes maltraités ou ignorés dans leurs droits fondamentaux se joindront à notre prière et à la vôtre&amp;nbsp;: c’est une garantie de vérité pour nous, car il est écrit que «&amp;nbsp;les larmes du pauvre coulent sur les joues de Dieu&amp;nbsp;» (Siracide 35, 18).&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>210</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Les évêques de France vont se réunir à Lourdes au début du mois de novembre. L’amélioration de la situation sanitaire leur permettra de se retrouver comme ils en avaient l’habitude dans l’hémicycle situé près du Gave et en face de la Grotte où la Vierge Marie est apparue à Bernadette.<br>
Il s’agit donc d’un retour à la normale, mais dans des conditions qui n’ont rien de normal. La publication du rapport de la CIASE sur les abus dans l’Église il y aura bientôt un mois, a modifié la donne. Même si les évêques avaient déjà largement anticipé cet événement et voté à l’assemblée de mars toute une série de mesures afin que l’Église soit une maison sûre pour les enfants et pour les jeunes, ces mesures seront à reprendre une à une à l’aune des 45 préconisations qu’a formulées la Commission indépendante.<br>
Mais cette assemblée sera aussi marquée de deux manières. Tout d’abord, même s’il s’agit de la réunion des évêques exerçant collégialement la responsabilité que le Christ leur a confiée, il ne serait pas concevable que le travail de purification et de prévention qui leur incombe se fasse sans les personnes victimes d’abus au sein de l’Église. Ces personnes seront donc représentées à Lourdes, en particulier celles qui se sont constituées en associations ou en collectifs et qui veulent travailler avec nous. Nous les écouterons, non pas d’abord pour recueillir leurs avis et suggestions, mais d’abord pour nous laisser interpeller par leur parole – parole de colère souvent, parole d’espérance aussi. Ensuite, toujours au nom de notre responsabilité de pasteurs du peuple de Dieu, nous prierons et jeûnerons pour lui présenter notre misère et intercéder pour ceux qui ont subi tant de souffrances et ceux qui les ont provoquées. C’est la lecture du prophète Joël du mercredi des Cendres qui me vient à l’esprit&nbsp;: «&nbsp;Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements et revenez au Seigneur votre Dieu… Sonnez du cor dans Sion, prescrivez un jeûne sacré… Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront&nbsp;: pitié, Seigneur, pour ton peuple… Faudra-t-il qu’on dise&nbsp;: où donc est leur Dieu&nbsp;?&nbsp;» (Joël 2, 12-18).<br>
Comme je l’ai fait le 17 octobre, jour de l’entrée en synode, je vous invite frères et sœurs à vous associer à cette démarche plus particulièrement le mardi 2 novembre, jour des fidèles défunts, en jeûnant et en priant en communion avec nous. Le lendemain 3 novembre, nous serons rejoints pour une journée et demie par des personnes en précarité, nous mettant à l’écoute de la clameur de la terre et de la clameur des pauvres. Des hommes et des femmes maltraités ou ignorés dans leurs droits fondamentaux se joindront à notre prière et à la vôtre&nbsp;: c’est une garantie de vérité pour nous, car il est écrit que «&nbsp;les larmes du pauvre coulent sur les joues de Dieu&nbsp;» (Siracide 35, 18).</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Nous sommes en synode</title><pubDate>Fri, 22 Oct 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-9970</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6f800768dbecac46c34ab927f6f972024d9117f29a52b2118dfccbf4e62f00e2.mp3" length="2936581" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Nous sommes en synode</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=164778</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;L’entrée en synode ce dimanche 17 octobre a été un succès dans notre diocèse. Plusieurs centaines de personnes venues de tout le département ont répondu à l’appel et ont pris part aux trois grands moments de la rencontre&amp;nbsp;: deux moments liturgiques, à la basilique Notre-Dame de la Trinité et à la cathédrale, et entre les deux une marche symbolique en méditant l’évangile des disciples d’Emmaüs (Luc 24) et en réfléchissant à ce que le Seigneur disait à son Église et à chacun d’entre nous dans ce texte.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ensemble, nous avons fait mémoire de notre baptême et des promesses qui y sont attachées&amp;nbsp;: c’est cette entrée dans l’alliance nouvelle qui fonde notre capacité à faire route avec le Christ. Ensemble, nous avons invoqué nos frères et sœurs les saints, intronisé le livre des Évangiles, admiré l’imprévu de Dieu et l’œuvre de l’Esprit dans l’épisode de la rencontre de Pierre et de Corneille au livre des Actes (Actes 10), contemplé la pitié de Jésus pour les foules sans berger et la patience avec laquelle il les instruit longuement (Marc 6).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un synode, en effet, commence par l’écoute. C’est l’écoute de la Parole divine qui nous permet de prendre la parole à notre tour et de nous écouter les uns les autres. Car notre parole est toujours réponse à une parole entendue, et c’est ainsi qu’elle porte fruit. Sur ce fond d’écoute, toute parole est non seulement utile mais nécessaire – y compris et peut-être surtout la parole des sans-voix, de ceux qu’on juge trop insignifiants pour prêter attention à ce qu’ils ont à dire. Dans la démarche synodale, tous sont invités, tous sont légitimes. Dans les groupes de réflexion qui vont maintenant se mettre en place jusqu’au mois de février prochain, nous devrons être attentifs à proscrire l’entre soi et veiller à inviter largement tous ceux qui voudront nous rejoindre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ainsi achevée la première phase du synode, la seconde se vivra par continent et la troisième sera constituée par l’assemblée des évêques réunis à Rome en 2023. Enfin pourra commencer la phase de mise en œuvre et d’application dans tous les diocèses du monde. C’est donc un vaste chantier qui s’ouvre, un chantier de renouveau pour l’Église si elle sait saisir la chance qui lui est offerte de mieux responsabiliser chacun de ses membres pour remplir sa mission d’annonce de l’Évangile.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>L’entrée en synode ce dimanche 17 octobre a été un succès dans notre diocèse. Plusieurs centaines de personnes venues de tout le département ont répondu à l’appel et ont pris part aux trois grands moments de la rencontre&nbsp;: deux moments liturgiques, à la basilique Notre-Dame de la Trinité et à la cathédrale, et entre les deux une marche symbolique en méditant l’évangile des disciples d’Emmaüs (Luc 24) et en réfléchissant à ce que le Seigneur disait à son Église et à chacun d’entre nous dans ce texte.</p><p>Ensemble, nous avons fait mémoire de notre baptême et des promesses qui y sont attachées&nbsp;: c’est cette entrée dans l’alliance nouvelle qui fonde notre capacité à faire route avec le Christ. Ensemble, nous avons invoqué nos frères et sœurs les saints, intronisé le livre des Évangiles, admiré l’imprévu de Dieu et l’œuvre de l’Esprit dans l’épisode de la rencontre de Pierre et de Corneille au livre des Actes (Actes 10), contemplé la pitié de Jésus pour les foules sans berger et la patience avec laquelle il les instruit longuement (Marc 6).</p><p>Un synode, en effet, commence par l’écoute. C’est l’écoute de la Parole divine qui nous permet de prendre la parole à notre tour et de nous écouter les uns les autres. Car notre parole est toujours réponse à une parole entendue, et c’est ainsi qu’elle porte fruit. Sur ce fond d’écoute, toute parole est non seulement utile mais nécessaire – y compris et peut-être surtout la parole des sans-voix, de ceux qu’on juge trop insignifiants pour prêter attention à ce qu’ils ont à dire. Dans la démarche synodale, tous sont invités, tous sont légitimes. Dans les groupes de réflexion qui vont maintenant se mettre en place jusqu’au mois de février prochain, nous devrons être attentifs à proscrire l’entre soi et veiller à inviter largement tous ceux qui voudront nous rejoindre.</p><p>Ainsi achevée la première phase du synode, la seconde se vivra par continent et la troisième sera constituée par l’assemblée des évêques réunis à Rome en 2023. Enfin pourra commencer la phase de mise en œuvre et d’application dans tous les diocèses du monde. C’est donc un vaste chantier qui s’ouvre, un chantier de renouveau pour l’Église si elle sait saisir la chance qui lui est offerte de mieux responsabiliser chacun de ses membres pour remplir sa mission d’annonce de l’Évangile.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>N'y a-t-il vraiment rien au-dessus de la loi ?</title><pubDate>Fri, 15 Oct 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-9674</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//46275469f6ced9fb4ca840c6cebf4d9cfcd523e1d9c04f53adc0a7e6b16bf183.mp3" length="2882246" type="audio/mpeg"/><itunes:title>N'y a-t-il vraiment rien au-dessus de la loi ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=161868</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;C’était à l’époque où existait encore le service militaire. Des hommes appelés sous les drapeaux refusaient de porter les armes. À ceux qui leur disaient qu’ils n’en avaient pas le droit, que c’était une obligation légale, ils répondaient que leur conscience les empêchait de le faire. Pour cette raison, on les a appelés «&amp;nbsp;objecteurs de conscience&amp;nbsp;». Très en retard sur d’autres pays, la France a attendu le 21 décembre 1963, après la fin de la guerre d’Algérie, pour leur reconnaître le droit qu’ils revendiquaient.&lt;br&gt;
La République a donc admis, dans ce cas précis, qu’il y avait quelque chose au-dessus de la loi, et que la conscience pouvait faire considérer le refus de tuer comme un absolu. Mais ce cas n’est pas le seul&amp;nbsp;: la loi Veil dépénalisant l’avortement prévoyait en 1975 la possibilité de l’objection de conscience, et personne n’a encore osé la retirer de la loi, même si cette possibilité est constamment bafouée en pratique.&lt;br&gt;
L’affirmation qu’il n’y a rien au-dessus de la loi est une affirmation totalitaire. En effet, elle subordonne la conscience aux décisions du législateur. Si on avait réussi à en persuader toute la population allemande en 1935, aucune objection n’aurait été possible aux lois dites de Nuremberg qui gravaient dans le marbre la politique antisémite du régime nazi. Heureusement, même si la grande majorité du peuple allemand a subi passivement ces lois, plus par peur que par endoctrinement, des voix, la plupart chrétiennes, se sont élevées pour les dénoncer, avec tous les risques que cela comportait. Au nom de la conscience.&lt;br&gt;
La conscience a-t-elle quelque chose à voir avec le secret de la confession&amp;nbsp;? Certainement. Un confesseur, qui est par définition un croyant, estime en conscience que ce qui lui est dit s’adresse à Dieu et non à lui. Le pénitent qui se confesse le sait, et peut avoir la certitude que ce qu’il dit ne sera jamais divulgué. Le secret de la confession n’a de sens que s’il est absolu. Du reste, le simple bon sens permet de dire que s’il était si peu que ce soit relativisé, ceux qui auraient à avouer des fautes que le confesseur serait tenu de révéler renonceraient de toute évidence à recourir à ce sacrement.&lt;br&gt;
Cela signifie-t-il alors que le confesseur n’a aucune prise sur le pénitent pour l’amener à se dénoncer&amp;nbsp;? C’est tout le contraire qui est vrai&amp;nbsp;: le pénitent, plus ou moins confusément, sait que Dieu lui-même lui parle par le moyen du confesseur. Rien n’est gagné, certes. Mais si on lui dit d’aller se dénoncer, il saura qu’il doit le faire. En conscience.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>175</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>C’était à l’époque où existait encore le service militaire. Des hommes appelés sous les drapeaux refusaient de porter les armes. À ceux qui leur disaient qu’ils n’en avaient pas le droit, que c’était une obligation légale, ils répondaient que leur conscience les empêchait de le faire. Pour cette raison, on les a appelés «&nbsp;objecteurs de conscience&nbsp;». Très en retard sur d’autres pays, la France a attendu le 21 décembre 1963, après la fin de la guerre d’Algérie, pour leur reconnaître le droit qu’ils revendiquaient.<br>
La République a donc admis, dans ce cas précis, qu’il y avait quelque chose au-dessus de la loi, et que la conscience pouvait faire considérer le refus de tuer comme un absolu. Mais ce cas n’est pas le seul&nbsp;: la loi Veil dépénalisant l’avortement prévoyait en 1975 la possibilité de l’objection de conscience, et personne n’a encore osé la retirer de la loi, même si cette possibilité est constamment bafouée en pratique.<br>
L’affirmation qu’il n’y a rien au-dessus de la loi est une affirmation totalitaire. En effet, elle subordonne la conscience aux décisions du législateur. Si on avait réussi à en persuader toute la population allemande en 1935, aucune objection n’aurait été possible aux lois dites de Nuremberg qui gravaient dans le marbre la politique antisémite du régime nazi. Heureusement, même si la grande majorité du peuple allemand a subi passivement ces lois, plus par peur que par endoctrinement, des voix, la plupart chrétiennes, se sont élevées pour les dénoncer, avec tous les risques que cela comportait. Au nom de la conscience.<br>
La conscience a-t-elle quelque chose à voir avec le secret de la confession&nbsp;? Certainement. Un confesseur, qui est par définition un croyant, estime en conscience que ce qui lui est dit s’adresse à Dieu et non à lui. Le pénitent qui se confesse le sait, et peut avoir la certitude que ce qu’il dit ne sera jamais divulgué. Le secret de la confession n’a de sens que s’il est absolu. Du reste, le simple bon sens permet de dire que s’il était si peu que ce soit relativisé, ceux qui auraient à avouer des fautes que le confesseur serait tenu de révéler renonceraient de toute évidence à recourir à ce sacrement.<br>
Cela signifie-t-il alors que le confesseur n’a aucune prise sur le pénitent pour l’amener à se dénoncer&nbsp;? C’est tout le contraire qui est vrai&nbsp;: le pénitent, plus ou moins confusément, sait que Dieu lui-même lui parle par le moyen du confesseur. Rien n’est gagné, certes. Mais si on lui dit d’aller se dénoncer, il saura qu’il doit le faire. En conscience.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Faut-il que le prêtre soit comme tout le monde ?</title><pubDate>Fri, 08 Oct 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-9429</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6b6e309aa18356b9bb6c6fb6a63b44f9ee51adcee7305441aa6b40a2cd8cd623.mp3" length="2735960" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Faut-il que le prêtre soit comme tout le monde ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=158392</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis, en ce début d’octobre je comptais vous parler de Notre-Dame du Rosaire qui est vénérée tout au long de ce mois, et qui nous invite à contempler les mystères de la vie de Jésus en nous mettant à son école. La terrible actualité du rapport de la CIASE m’oblige à changer de sujet. Non pour répéter ce qui a déjà été dit, mais pour deux choses&amp;nbsp;: vous inviter à prier Marie pour les prêtres, et vous partager une réflexion à leur propos.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Devant l’ampleur des scandales et des vies détruites qui nous est révélée, beaucoup de voix s’élèvent pour remettre en question ce que la condition des prêtres a de particulier et de spécifique dans notre Église. Particularités et spécificités qui sont il est vrai de plus en plus en contradiction avec les modes de vie communément admis et pratiqués autour de nous. Je ne doute pas un instant de la sincérité des analystes qui remettent en question la paternité spirituelle du prêtre et plus encore le célibat&amp;nbsp;; je ne conteste pas non plus la pertinence qu’a dans son ordre la grille de lecture sociologique qu’ils utilisent. Mais je continue à m’inscrire en faux contre l’idée selon laquelle plus le prêtre sera comme tout le monde, moins il sera vulnérable aux perversions de toutes sortes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est ainsi qu’on entend dire que le mariage des prêtres serait un remède contre les déviances sexuelles, en oubliant que l’immense majorité des agressions sexuelles contre des enfants sont des incestes commis par des pères de famille sur leur propre progéniture. On entend dire aussi que la paternité spirituelle du prêtre et de l’autorité qui en découle relève du «&amp;nbsp;patriarcat&amp;nbsp;» et de la domination masculine. Mais une société, quelle qu’elle soit, peut-elle vraiment se passer de l’autorité paternelle, et plus largement de l’autorité parentale et de l’autorité tout court&amp;nbsp;? Et le fait que des hommes exercent cette autorité sur un plan uniquement spirituel, sans être pères selon la chair, n’est-il pas nécessaire pour remettre à sa vraie place la paternité selon la chair&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces questions et d’autres qui leur sont liées devront être abordées dans la période qui s’ouvre devant nous. Souhaitons qu’elles puissent l’être de manière dépassionnée et approfondie, car elles concernent, bien au-delà de l’Église, ces «&amp;nbsp;relations structurantes de l’humanité&amp;nbsp;» si faciles à dévoyer dont parlait mardi dernier le président de la Conférence des évêques de France.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis, en ce début d’octobre je comptais vous parler de Notre-Dame du Rosaire qui est vénérée tout au long de ce mois, et qui nous invite à contempler les mystères de la vie de Jésus en nous mettant à son école. La terrible actualité du rapport de la CIASE m’oblige à changer de sujet. Non pour répéter ce qui a déjà été dit, mais pour deux choses&nbsp;: vous inviter à prier Marie pour les prêtres, et vous partager une réflexion à leur propos.</p><p>Devant l’ampleur des scandales et des vies détruites qui nous est révélée, beaucoup de voix s’élèvent pour remettre en question ce que la condition des prêtres a de particulier et de spécifique dans notre Église. Particularités et spécificités qui sont il est vrai de plus en plus en contradiction avec les modes de vie communément admis et pratiqués autour de nous. Je ne doute pas un instant de la sincérité des analystes qui remettent en question la paternité spirituelle du prêtre et plus encore le célibat&nbsp;; je ne conteste pas non plus la pertinence qu’a dans son ordre la grille de lecture sociologique qu’ils utilisent. Mais je continue à m’inscrire en faux contre l’idée selon laquelle plus le prêtre sera comme tout le monde, moins il sera vulnérable aux perversions de toutes sortes.</p><p>C’est ainsi qu’on entend dire que le mariage des prêtres serait un remède contre les déviances sexuelles, en oubliant que l’immense majorité des agressions sexuelles contre des enfants sont des incestes commis par des pères de famille sur leur propre progéniture. On entend dire aussi que la paternité spirituelle du prêtre et de l’autorité qui en découle relève du «&nbsp;patriarcat&nbsp;» et de la domination masculine. Mais une société, quelle qu’elle soit, peut-elle vraiment se passer de l’autorité paternelle, et plus largement de l’autorité parentale et de l’autorité tout court&nbsp;? Et le fait que des hommes exercent cette autorité sur un plan uniquement spirituel, sans être pères selon la chair, n’est-il pas nécessaire pour remettre à sa vraie place la paternité selon la chair&nbsp;?</p><p>Ces questions et d’autres qui leur sont liées devront être abordées dans la période qui s’ouvre devant nous. Souhaitons qu’elles puissent l’être de manière dépassionnée et approfondie, car elles concernent, bien au-delà de l’Église, ces «&nbsp;relations structurantes de l’humanité&nbsp;» si faciles à dévoyer dont parlait mardi dernier le président de la Conférence des évêques de France.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le rapport de la Commission indépendants sur les abus sexuels dans l’Église</title><pubDate>Fri, 01 Oct 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-9091</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c3c0832d52854dbc255c81fef65c125666cfb83d37461e014fb16caf5385db37.mp3" length="2542445" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le rapport de la Commission indépendants sur les abus sexuels dans l’Église</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=155431</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le rapport sera remis mardi 5 octobre sera remis à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, ainsi qu’à Sœur Véronique Margron pour les religieux et religieuses. À ce propos, un hebdomadaire catholique titrait récemment : « Ce rendez-vous que nous n’avons pas le droit de manquer ».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce titre me paraît tout à fait accordé à l’importance de l’événement, que nous aurions tort de sous-estimer. Une importance qui tient aux chiffres – qui seront sans doute impressionnants puisque la période couverte est de 70 ans – mais aussi et surtout au travail qui s’ouvre devant nous. Il s’agit, selon les mots du Pape François, que « nos expressions de contrition [soient] converties en mesures concrètes de réforme, pour prévenir de nouveaux abus et rendre confiance dans le fait que nos efforts conduiront à des changements réels. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rappelons à ce propos les dispositions votées par les évêques à l’assemblée de mars. Elles se déclinent en cinq points : secours, justice, prévention, reconnaissance et prière.&lt;br&gt;
1 - Secours, avec l’accueil des personnes victimes et l’aide matérielle à leur proposer ;&lt;br&gt;
2 - Justice, avec la création d’un tribunal national de l’Église, qui décidera des sanctions à appliquer une fois que la justice civile aura été rendue.&lt;br&gt;
3 -  Prévention, avec la formation renforcée des ministres ordonnés et des acteurs pastoraux. Dans notre diocèse, l’Enseignement Catholique a mis en place une formation pour la bientraitance à l’égard des publics fragiles, en premier lieu les enfants ;&lt;br&gt;
4 - Reconnaissance, avec la création d’un lieu de mémoire pérenne, où des archives seront consultables ;&lt;br&gt;
5 - Prière, avec l’institution d’une journée annuelle dédiée, le troisième vendredi de Carême.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’objectif de tout cela est clair : faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que l’Église soit une maison sûre. Ensemble, nous le pourrons, avec la grâce du Christ qui a promis qu’il serait pour toujours avec nous.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le rapport sera remis mardi 5 octobre sera remis à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, ainsi qu’à Sœur Véronique Margron pour les religieux et religieuses. À ce propos, un hebdomadaire catholique titrait récemment : « Ce rendez-vous que nous n’avons pas le droit de manquer ».</p><p>Ce titre me paraît tout à fait accordé à l’importance de l’événement, que nous aurions tort de sous-estimer. Une importance qui tient aux chiffres – qui seront sans doute impressionnants puisque la période couverte est de 70 ans – mais aussi et surtout au travail qui s’ouvre devant nous. Il s’agit, selon les mots du Pape François, que « nos expressions de contrition [soient] converties en mesures concrètes de réforme, pour prévenir de nouveaux abus et rendre confiance dans le fait que nos efforts conduiront à des changements réels. »</p><p>Rappelons à ce propos les dispositions votées par les évêques à l’assemblée de mars. Elles se déclinent en cinq points : secours, justice, prévention, reconnaissance et prière.<br>
1 - Secours, avec l’accueil des personnes victimes et l’aide matérielle à leur proposer ;<br>
2 - Justice, avec la création d’un tribunal national de l’Église, qui décidera des sanctions à appliquer une fois que la justice civile aura été rendue.<br>
3 -  Prévention, avec la formation renforcée des ministres ordonnés et des acteurs pastoraux. Dans notre diocèse, l’Enseignement Catholique a mis en place une formation pour la bientraitance à l’égard des publics fragiles, en premier lieu les enfants ;<br>
4 - Reconnaissance, avec la création d’un lieu de mémoire pérenne, où des archives seront consultables ;<br>
5 - Prière, avec l’institution d’une journée annuelle dédiée, le troisième vendredi de Carême.</p><p>L’objectif de tout cela est clair : faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que l’Église soit une maison sûre. Ensemble, nous le pourrons, avec la grâce du Christ qui a promis qu’il serait pour toujours avec nous.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Chrétiens d'Orient</title><pubDate>Fri, 17 Sep 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-8438</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b22c7117be854d3c98c6dde95883fdcef8e65320ea6837fe82c1a16e0e4b498a.mp3" length="2725929" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Chrétiens d'Orient</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=149416</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le 3 septembre s’est tenue au siège du Conseil départemental une passionnante table ronde sur l’enseignement du français au Proche Orient et le rôle des écoles chrétiennes dans cette région du monde. L’un des intervenants, l’ambassadeur Jean-Christophe Peaucelle, nous a proposé un parcours historique particulièrement éclairant et que j’aimerais vous partager.&lt;br&gt;
Ce parcours nous fait remonter au règne de François 1er. Le jeune souverain vainqueur à Marignan en 1515 et à qui tout semblait réussir s’était retrouvé quelques années plus tard à la tête d’un pays en danger&amp;nbsp;: vaincu et fait prisonnier à Pavie en 1525, il voyait la France encerclée par l’empire de Charles Quint et menacée de disparaître.&lt;br&gt;
Devant ce grand péril, François 1er conçoit un projet audacieux qui consiste à prendre son ennemi à revers en nouant une alliance avec les Ottomans. Mais comment atténuer le scandale d’une pareille alliance entre un royaume chrétien et un empire musulman&amp;nbsp;? François 1er a une idée géniale&amp;nbsp;: il demande à Soliman le Magnifique d’accorder à la France le statut de puissance protectrice des chrétiens de ses États. C’est ce droit acquis au 16e siècle qui a fait jusqu’à nos jours de la France un acteur majeur au Proche et au Moyen Orient, avec un rôle essentiel joué par les congrégations religieuses vouées à l’enseignement&amp;nbsp;: Capucins, Dominicains, Jésuites, Frères des Écoles chrétiennes, Lazaristes et bien d’autres.&lt;br&gt;
Mieux encore&amp;nbsp;: devenue un pays laïque, la France n’a jamais abandonné cette responsabilité, même aux périodes les plus anticléricales de son histoire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;l’anticléricalisme, aurait dit Gambetta, n’est pas un produit d’exportation&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» C’est ainsi qu’au plus fort des persécutions contre les congrégations, certaines d’entre elles, expulsées de France, se sont retrouvées protégées par la France en s’expatriant au Proche Orient&amp;nbsp;!&lt;br&gt;
À l’heure où les chrétiens d’Orient sont purement et simplement menacés de disparition, je vous invite à ne pas manquer l’exposition qui leur est consacrée jusqu’au 30 septembre à la cathédrale de Blois. L’avenir des chrétiens d’Orient doit être en Orient, et si la France reste fidèle à sa tradition multiséculaire, elle peut encore peser d’un grand poids pour que cet avenir soit possible.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>165</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le 3 septembre s’est tenue au siège du Conseil départemental une passionnante table ronde sur l’enseignement du français au Proche Orient et le rôle des écoles chrétiennes dans cette région du monde. L’un des intervenants, l’ambassadeur Jean-Christophe Peaucelle, nous a proposé un parcours historique particulièrement éclairant et que j’aimerais vous partager.<br>
Ce parcours nous fait remonter au règne de François 1er. Le jeune souverain vainqueur à Marignan en 1515 et à qui tout semblait réussir s’était retrouvé quelques années plus tard à la tête d’un pays en danger&nbsp;: vaincu et fait prisonnier à Pavie en 1525, il voyait la France encerclée par l’empire de Charles Quint et menacée de disparaître.<br>
Devant ce grand péril, François 1er conçoit un projet audacieux qui consiste à prendre son ennemi à revers en nouant une alliance avec les Ottomans. Mais comment atténuer le scandale d’une pareille alliance entre un royaume chrétien et un empire musulman&nbsp;? François 1er a une idée géniale&nbsp;: il demande à Soliman le Magnifique d’accorder à la France le statut de puissance protectrice des chrétiens de ses États. C’est ce droit acquis au 16e siècle qui a fait jusqu’à nos jours de la France un acteur majeur au Proche et au Moyen Orient, avec un rôle essentiel joué par les congrégations religieuses vouées à l’enseignement&nbsp;: Capucins, Dominicains, Jésuites, Frères des Écoles chrétiennes, Lazaristes et bien d’autres.<br>
Mieux encore&nbsp;: devenue un pays laïque, la France n’a jamais abandonné cette responsabilité, même aux périodes les plus anticléricales de son histoire&nbsp;: «&nbsp;l’anticléricalisme, aurait dit Gambetta, n’est pas un produit d’exportation&nbsp;!&nbsp;» C’est ainsi qu’au plus fort des persécutions contre les congrégations, certaines d’entre elles, expulsées de France, se sont retrouvées protégées par la France en s’expatriant au Proche Orient&nbsp;!<br>
À l’heure où les chrétiens d’Orient sont purement et simplement menacés de disparition, je vous invite à ne pas manquer l’exposition qui leur est consacrée jusqu’au 30 septembre à la cathédrale de Blois. L’avenir des chrétiens d’Orient doit être en Orient, et si la France reste fidèle à sa tradition multiséculaire, elle peut encore peser d’un grand poids pour que cet avenir soit possible.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Chercher Dieu et servir le bien commun</title><pubDate>Fri, 03 Sep 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-7791</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2021-09/mgr_batut_voeux_17.jpg?itok=OfZ87kOD"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f3e6694d32b5fe906972bae413bdeca3906c904560d3d33269092f1a433ff3ea.mp3" length="2990080" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Chercher Dieu et servir le bien commun</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=143839</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Selon saint Thomas d’Aquin, l’être humain est mû par deux objectifs principaux : la recherche de la vérité sur Dieu et la vie en société.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Selon saint Thomas d’Aquin, l’être humain est mû par deux objectifs principaux : la recherche de la vérité sur Dieu et la vie en société.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Bientôt des vacances pour se refaire et pour penser aux autres</title><pubDate>Fri, 18 Jun 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-5131</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b2c71f05274d31e99a1d4a4dfbadcbdf9e1953728473d21e3365e4238e908451.mp3" length="2947034" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Bientôt des vacances pour se refaire et pour penser aux autres</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=76761</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;« Sommes-nous responsables de l’avenir ? » C’était un des sujets du bac philo de cette année. Sujet particulièrement bien venu au moment où nous avons enfin l’impression de sortir d’une série d’événements qui ont profondément perturbé notre vie individuelle et collective depuis une quinzaine de mois, et où un avenir plus normal et moins anxiogène paraît s’ouvrir devant nous. Il nous semble donc que nous pourrons à nouveau prendre notre avenir en mains.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cet avenir, pour beaucoup de nos concitoyens, ce sera d’abord une période de vacances bien méritées. Car le retour à la normale se caractérise souvent par la surchauffe, au travail comme dans des rendez-vous en tout genre jusque-là maintes fois reportés. Les parents doivent s’occuper de la fin d’année scolaire de leurs enfants et de leur entrée dans la classe supérieure ; les paroisses rattrapent toutes sortes de rencontres qui n’avaient pu avoir lieu et préparent activement l’année à venir. Nous cherchons tous à compenser la réduction forcée de nos activités par un activisme qui nous épuise. Serons-nous plus raisonnables en vacances ? Ce n’est pas sûr ! Je suis prêt à parier que beaucoup auront la bougeotte et reviendront de vacances mal reposés : n’a-t-on pas fait tout récemment des comparaisons avec les « années folles » qui ont suivi le premier conflit mondial ? Le tout en oubliant que dans d’autres régions du monde la pandémie continue à sévir, avec son cortège de maux de toutes sortes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il ne faudrait pas que le monde d’après, comme on l’a dit souvent, soit le monde d’avant en pire – et c’est le moment où jamais de s’en préoccuper en ne vivant pas tout à fait comme avant. Pour cela, je vous suggère un programme très simple en deux points : se refaire et penser aux autres. Se refaire, c’est prendre du temps pour se reposer et se nourrir spirituellement : pourquoi pas un temps de retraite ? Penser aux autres, c’est avoir le souci de ceux qui ne pourront pas prendre de vacances parce qu’en temps normal ils n’ont pas la vie à laquelle ils ont pourtant droit avec un travail, un logement décent, ou tout simplement un état de santé satisfaisant. Du 11 au 17 juillet a lieu notre pèlerinage diocésain à Lourdes, que nous avions dû supprimer l’an passé. Nous manquons d’hospitaliers et d’infirmiers pour s’occuper des malades : pourquoi pas vous ? Si vous avez des disponibilités et êtes prêt à rendre service, n’hésitez pas à vous manifester auprès de l’Hospitalité diocésaine à l’adresse suivante : hospitalitediocesaine@catholique-blois.net. Merci à vous !&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>« Sommes-nous responsables de l’avenir ? » C’était un des sujets du bac philo de cette année. Sujet particulièrement bien venu au moment où nous avons enfin l’impression de sortir d’une série d’événements qui ont profondément perturbé notre vie individuelle et collective depuis une quinzaine de mois, et où un avenir plus normal et moins anxiogène paraît s’ouvrir devant nous. Il nous semble donc que nous pourrons à nouveau prendre notre avenir en mains.</p><p>Cet avenir, pour beaucoup de nos concitoyens, ce sera d’abord une période de vacances bien méritées. Car le retour à la normale se caractérise souvent par la surchauffe, au travail comme dans des rendez-vous en tout genre jusque-là maintes fois reportés. Les parents doivent s’occuper de la fin d’année scolaire de leurs enfants et de leur entrée dans la classe supérieure ; les paroisses rattrapent toutes sortes de rencontres qui n’avaient pu avoir lieu et préparent activement l’année à venir. Nous cherchons tous à compenser la réduction forcée de nos activités par un activisme qui nous épuise. Serons-nous plus raisonnables en vacances ? Ce n’est pas sûr ! Je suis prêt à parier que beaucoup auront la bougeotte et reviendront de vacances mal reposés : n’a-t-on pas fait tout récemment des comparaisons avec les « années folles » qui ont suivi le premier conflit mondial ? Le tout en oubliant que dans d’autres régions du monde la pandémie continue à sévir, avec son cortège de maux de toutes sortes.</p><p>Il ne faudrait pas que le monde d’après, comme on l’a dit souvent, soit le monde d’avant en pire – et c’est le moment où jamais de s’en préoccuper en ne vivant pas tout à fait comme avant. Pour cela, je vous suggère un programme très simple en deux points : se refaire et penser aux autres. Se refaire, c’est prendre du temps pour se reposer et se nourrir spirituellement : pourquoi pas un temps de retraite ? Penser aux autres, c’est avoir le souci de ceux qui ne pourront pas prendre de vacances parce qu’en temps normal ils n’ont pas la vie à laquelle ils ont pourtant droit avec un travail, un logement décent, ou tout simplement un état de santé satisfaisant. Du 11 au 17 juillet a lieu notre pèlerinage diocésain à Lourdes, que nous avions dû supprimer l’an passé. Nous manquons d’hospitaliers et d’infirmiers pour s’occuper des malades : pourquoi pas vous ? Si vous avez des disponibilités et êtes prêt à rendre service, n’hésitez pas à vous manifester auprès de l’Hospitalité diocésaine à l’adresse suivante : hospitalitediocesaine@catholique-blois.net. Merci à vous !</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>SACRÉ CŒUR ET DIGNITÉ HUMAINE</title><pubDate>Fri, 11 Jun 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-4814</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//fe8e407bd19f20cad9e757eedf9e3ab38e7a047e2fce8da41b1c4d1a93bb5a73.mp3" length="2963268" type="audio/mpeg"/><itunes:title>SACRÉ CŒUR ET DIGNITÉ HUMAINE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=79090</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ce vendredi, c’est la fête du Sacré Cœur de Jésus. Comme un retour sur le Vendredi Saint et sur tout ce qu’il représente d’amour de Dieu et des hommes jusqu’à renoncer à sa propre vie. Le Cœur transpercé de Jésus est comme un livre ouvert où nous pouvons lire : « le Père vous a préférés à la vie de son Fils, et moi-même, je vous ai préférés à ma propre vie. »&lt;br&gt;
Préférer l’autre à soi, ne pas instrumentaliser l’autre pour soi, respecter sa dignité, voilà des préceptes fondamentaux qui ont besoin à toute époque d’être rappelés. Dans de nombreux domaines, notre époque a progressé dans la conscience de la dignité humaine : la suppression de la peine de mort, la condamnation de l’esclavage ou du colonialisme en sont des témoignages. Mais il faut bien reconnaître que dans d’autres domaines, notre époque régresse : l’avortement, la promotion de l’euthanasie (au nom d’une « dignité » dévoyée), le sort fait aux migrants, l’insulte ou l’invective sur les réseaux sociaux, en sont aussi des témoignages qu’on ne peut passer sous silence.&lt;br&gt;
Beaucoup de régressions s’expliquent par la revendication unilatérale de droits individuels. L’illusion de liberté toute-puissante que donnent les réseaux sociaux se paye de toutes sortes d’atteintes à la dignité d’autrui, ou à la sienne propre. Le refus d’un comportement de simple humanité provoque les tragiques noyades de populations déplacées en Méditerranée ou leur entassement dans des camps qui sont la honte de nos pays développés. Les pratiques toujours plus transgressives des biotechnologies sont mises au service des lois du marché, qui exercent une pression sur les législateurs jusqu’à ce qu’ils se conforment aux désirs individuels, eux-mêmes manipulés par de grands groupes industriels. Je redoute que les enfants que notre loi française s’apprête à priver de père fassent un jour des procès à leurs « parents d’intentions » au nom de leur dignité humaine bafouée. Ils auront raison, mais combien d’existences auront été abîmées dans l’intervalle ?&lt;br&gt;
Je voudrais reprendre ici à mon compte une proposition de Mgr Olivier de Germay, qui invite à jeûner le vendredi pendant tout le mois de juin et qui suggère des intentions de prière universelle dominicale. Voici ces intentions et la prière conclusive :&lt;br&gt;
En cette période de discussion des lois bioéthiques, nous te prions Seigneur pour les parlementaires et les politiques de notre pays. Qu’au-delà des luttes partisanes, ils puissent discerner au mieux ce qui est bon pour notre société, et en particulier pour les plus petits.&lt;br&gt;
Nous te prions Seigneur pour toutes les personnes qui doivent faire un choix bioéthique difficile. Donne-leur ton Esprit d’amour pour les aider à discerner.&lt;br&gt;
Dieu Tout-Puissant&lt;br&gt;
qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures,&lt;br&gt;
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,&lt;br&gt;
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(Prière pour notre Terre, tirée de l’Encyclique Laudato si’ du Pape François)&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ce vendredi, c’est la fête du Sacré Cœur de Jésus. Comme un retour sur le Vendredi Saint et sur tout ce qu’il représente d’amour de Dieu et des hommes jusqu’à renoncer à sa propre vie. Le Cœur transpercé de Jésus est comme un livre ouvert où nous pouvons lire : « le Père vous a préférés à la vie de son Fils, et moi-même, je vous ai préférés à ma propre vie. »<br>
Préférer l’autre à soi, ne pas instrumentaliser l’autre pour soi, respecter sa dignité, voilà des préceptes fondamentaux qui ont besoin à toute époque d’être rappelés. Dans de nombreux domaines, notre époque a progressé dans la conscience de la dignité humaine : la suppression de la peine de mort, la condamnation de l’esclavage ou du colonialisme en sont des témoignages. Mais il faut bien reconnaître que dans d’autres domaines, notre époque régresse : l’avortement, la promotion de l’euthanasie (au nom d’une « dignité » dévoyée), le sort fait aux migrants, l’insulte ou l’invective sur les réseaux sociaux, en sont aussi des témoignages qu’on ne peut passer sous silence.<br>
Beaucoup de régressions s’expliquent par la revendication unilatérale de droits individuels. L’illusion de liberté toute-puissante que donnent les réseaux sociaux se paye de toutes sortes d’atteintes à la dignité d’autrui, ou à la sienne propre. Le refus d’un comportement de simple humanité provoque les tragiques noyades de populations déplacées en Méditerranée ou leur entassement dans des camps qui sont la honte de nos pays développés. Les pratiques toujours plus transgressives des biotechnologies sont mises au service des lois du marché, qui exercent une pression sur les législateurs jusqu’à ce qu’ils se conforment aux désirs individuels, eux-mêmes manipulés par de grands groupes industriels. Je redoute que les enfants que notre loi française s’apprête à priver de père fassent un jour des procès à leurs « parents d’intentions » au nom de leur dignité humaine bafouée. Ils auront raison, mais combien d’existences auront été abîmées dans l’intervalle ?<br>
Je voudrais reprendre ici à mon compte une proposition de Mgr Olivier de Germay, qui invite à jeûner le vendredi pendant tout le mois de juin et qui suggère des intentions de prière universelle dominicale. Voici ces intentions et la prière conclusive :<br>
En cette période de discussion des lois bioéthiques, nous te prions Seigneur pour les parlementaires et les politiques de notre pays. Qu’au-delà des luttes partisanes, ils puissent discerner au mieux ce qui est bon pour notre société, et en particulier pour les plus petits.<br>
Nous te prions Seigneur pour toutes les personnes qui doivent faire un choix bioéthique difficile. Donne-leur ton Esprit d’amour pour les aider à discerner.<br>
Dieu Tout-Puissant<br>
qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures,<br>
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,<br>
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.</p><p>(Prière pour notre Terre, tirée de l’Encyclique Laudato si’ du Pape François)</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Peut-on "historiciser le mal" ?</title><pubDate>Fri, 04 Jun 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">TR-5979</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//0a802a2f8b7c1f0ed8634d9371dbe04b28337d06adbada0e93f3adb02966bded.mp3" length="2776444" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Peut-on "historiciser le mal" ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=2733</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Les éditions Fayard viennent de publier une énorme édition critique de l’écrit programmatique de Hitler, Mein Kampf – en français « Mon combat ». Il s’agit là d’un travail scientifique très rigoureux, et on peut s’étonner que certains aient trouvé à redire à ce projet, d’autant que 5000 exemplaires par an d’une édition de propagande sans introduction ni notes se vendent déjà chaque année, si l’on en croit les spécialistes – sans compter tout ce qui circule gratuitement sur internet.&lt;br&gt;
Cette suspicion de principe attachée à une entreprise éditoriale oblige la maison Fayard à recourir à toutes sortes de précautions pour justifier son audace. L’une d’entre elles consiste à transformer Mein Kampf en simple sous-titre, le titre officiel de l’ouvrage devenant Historiciser le mal.&lt;br&gt;
C’est cette expression que je voudrais interroger car elle me paraît un peu étrange, et pour tout dire contestable. Je suppose que le mot « historiciser » signifie replacer dans l’histoire, avec son enchaînement des causes et des effets. Mais précisément : s’il est possible de contextualiser des événements ou des personnages, peut-on réaliser la même opération avec le mal lui-même ? Seul l’être humain, à strictement parler, est capable de faire le mal et de pactiser avec lui. Comment l’histoire pourrait-elle rendre compte de ce mystère de ténèbres ?&lt;br&gt;
Derrière l’expression « historiciser le mal », je soupçonne la persistance de l’illusion d’arriver à en rendre compte de manière rationnelle. Ceux qui font le mal seraient ainsi le produit d’une époque, ou d’une classe sociale, ou d’un contexte économique qui expliquerait pratiquement tout. Cette vision réductrice, jadis défendue par les marxistes, est extrêmement dangereuse. Elle aboutit toujours à une réécriture de l’histoire – réécriture à laquelle tous les régimes totalitaires se sont adonnés sans vergogne.&lt;br&gt;
Les assassins, comme les saints, surgissent on ne sait d’où. Mais la bonne nouvelle, c’est que là où les assassins semblent jouir d’un pouvoir illimité, les saints sont présents et leur tiennent tête. Dans l’Allemagne nazie, il y a eu Edith Stein, Dietrich Bonhoeffer, Hans et Sophie Scholl, Maximilien Kolbe, et bien d’autres. Là où des hommes pactisent avec le mal, d’autres hommes se laissent conduire par l’Esprit jusqu’à donner leur vie pour leurs compagnons d’infortune et pour leurs bourreaux eux-mêmes. Au pacte avec le mal et avec le Mauvais répond l’alliance avec le Dieu sauveur.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Les éditions Fayard viennent de publier une énorme édition critique de l’écrit programmatique de Hitler, Mein Kampf – en français « Mon combat ». Il s’agit là d’un travail scientifique très rigoureux, et on peut s’étonner que certains aient trouvé à redire à ce projet, d’autant que 5000 exemplaires par an d’une édition de propagande sans introduction ni notes se vendent déjà chaque année, si l’on en croit les spécialistes – sans compter tout ce qui circule gratuitement sur internet.<br>
Cette suspicion de principe attachée à une entreprise éditoriale oblige la maison Fayard à recourir à toutes sortes de précautions pour justifier son audace. L’une d’entre elles consiste à transformer Mein Kampf en simple sous-titre, le titre officiel de l’ouvrage devenant Historiciser le mal.<br>
C’est cette expression que je voudrais interroger car elle me paraît un peu étrange, et pour tout dire contestable. Je suppose que le mot « historiciser » signifie replacer dans l’histoire, avec son enchaînement des causes et des effets. Mais précisément : s’il est possible de contextualiser des événements ou des personnages, peut-on réaliser la même opération avec le mal lui-même ? Seul l’être humain, à strictement parler, est capable de faire le mal et de pactiser avec lui. Comment l’histoire pourrait-elle rendre compte de ce mystère de ténèbres ?<br>
Derrière l’expression « historiciser le mal », je soupçonne la persistance de l’illusion d’arriver à en rendre compte de manière rationnelle. Ceux qui font le mal seraient ainsi le produit d’une époque, ou d’une classe sociale, ou d’un contexte économique qui expliquerait pratiquement tout. Cette vision réductrice, jadis défendue par les marxistes, est extrêmement dangereuse. Elle aboutit toujours à une réécriture de l’histoire – réécriture à laquelle tous les régimes totalitaires se sont adonnés sans vergogne.<br>
Les assassins, comme les saints, surgissent on ne sait d’où. Mais la bonne nouvelle, c’est que là où les assassins semblent jouir d’un pouvoir illimité, les saints sont présents et leur tiennent tête. Dans l’Allemagne nazie, il y a eu Edith Stein, Dietrich Bonhoeffer, Hans et Sophie Scholl, Maximilien Kolbe, et bien d’autres. Là où des hommes pactisent avec le mal, d’autres hommes se laissent conduire par l’Esprit jusqu’à donner leur vie pour leurs compagnons d’infortune et pour leurs bourreaux eux-mêmes. Au pacte avec le mal et avec le Mauvais répond l’alliance avec le Dieu sauveur.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>C'est le moment d'agir !</title><pubDate>Fri, 28 May 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-4325</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//a6b8d7d6a3ab0e184f32e9211c0e091f997f0bf4549d3042adfc14c9a9b49b61.mp3" length="2835781" type="audio/mpeg"/><itunes:title>C'est le moment d'agir !</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=4984</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Monseigneur d’Ornellas, archevêque de Rennes et chargé des questions d’éthique médicale, vient de communiquer aux évêques de France le calendrier de l’examen en troisième lecture du projet de loi relatif à la bioéthique, et un texte de pétition.&lt;br&gt;
Le calendrier d’abord. L’examen reprendra le 1er juin et la séance publique au Sénat se tiendra le 24. Cela fait trois semaines de débats sur ce projet en perspective.&lt;br&gt;
La pétition ensuite. En voici le texte de présentation : « Les parents d’un enfant, c’est son père et sa mère. C’est évident, mais c’est encore mieux en le disant ! Signez vite la pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour l’inscrire dans la loi ! »&lt;br&gt;
« Le projet de loi "bioéthique", en cours d’examen au Parlement, vise à créer des "parents" en inscrivant deux mères sur l’acte de naissance d’enfants nés de PMA et en effaçant sciemment leur père. Il est donc urgent de défendre l’enfant, la paternité et la maternité.&lt;br&gt;
Si plus de 100 000 personnes signent cette pétition, un député sera nommé rapporteur et il devra proposer à ses collègues de la Commission des lois d’examiner cette proposition de loi, celle-ci remettant donc en question des aspects fondamentaux du projet de loi "bioéthique".&lt;br&gt;
Pour que les enfants nés de PMA naissent d’un père et d’une mère dont ils ont besoin et qu’ils ont le droit, dans la mesure du possible, de connaître, comme tous les enfants du monde, merci d’avance de signer la pétition et de diffuser le plus largement possible cet appel. »&lt;br&gt;
C’est ce que je fais pour ma part, en vous rappelant que vous pouvez retrouver cette chronique sur le site du diocèse de Blois et sur celui de RCF Loir-et-Cher.&lt;br&gt;
Quant à la pétition, elle se trouve sur le site : www.petition-assemblee.fr&lt;br&gt;
Une dernière précision : pour garantir que vous êtes bien une personne physique existante, majeure et française, et qu’on ne signe pas plusieurs fois, le site de l’Assemblée nationale vous demandera une identification sécurisée. Vous pouvez la donner sans crainte : votre signature restera anonyme et aucune base de données ne sera constituée à partir des informations que vous aurez communiquées.&lt;br&gt;
Agissons pendant qu’il en est encore temps !&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Monseigneur d’Ornellas, archevêque de Rennes et chargé des questions d’éthique médicale, vient de communiquer aux évêques de France le calendrier de l’examen en troisième lecture du projet de loi relatif à la bioéthique, et un texte de pétition.<br>
Le calendrier d’abord. L’examen reprendra le 1er juin et la séance publique au Sénat se tiendra le 24. Cela fait trois semaines de débats sur ce projet en perspective.<br>
La pétition ensuite. En voici le texte de présentation : « Les parents d’un enfant, c’est son père et sa mère. C’est évident, mais c’est encore mieux en le disant ! Signez vite la pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour l’inscrire dans la loi ! »<br>
« Le projet de loi "bioéthique", en cours d’examen au Parlement, vise à créer des "parents" en inscrivant deux mères sur l’acte de naissance d’enfants nés de PMA et en effaçant sciemment leur père. Il est donc urgent de défendre l’enfant, la paternité et la maternité.<br>
Si plus de 100 000 personnes signent cette pétition, un député sera nommé rapporteur et il devra proposer à ses collègues de la Commission des lois d’examiner cette proposition de loi, celle-ci remettant donc en question des aspects fondamentaux du projet de loi "bioéthique".<br>
Pour que les enfants nés de PMA naissent d’un père et d’une mère dont ils ont besoin et qu’ils ont le droit, dans la mesure du possible, de connaître, comme tous les enfants du monde, merci d’avance de signer la pétition et de diffuser le plus largement possible cet appel. »<br>
C’est ce que je fais pour ma part, en vous rappelant que vous pouvez retrouver cette chronique sur le site du diocèse de Blois et sur celui de RCF Loir-et-Cher.<br>
Quant à la pétition, elle se trouve sur le site : www.petition-assemblee.fr<br>
Une dernière précision : pour garantir que vous êtes bien une personne physique existante, majeure et française, et qu’on ne signe pas plusieurs fois, le site de l’Assemblée nationale vous demandera une identification sécurisée. Vous pouvez la donner sans crainte : votre signature restera anonyme et aucune base de données ne sera constituée à partir des informations que vous aurez communiquées.<br>
Agissons pendant qu’il en est encore temps !</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Pentecôte</title><pubDate>Fri, 21 May 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-3919</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//0443359fe2dafb54c6897ab73547c1845c82c5d5cf6776b0f3fd142fd9ff0a97.mp3" length="3255800" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Pentecôte</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=6930</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Après Pâques, la Pentecôte est plus grande des fêtes chrétiennes. Le terme grec qui a donné Pentecôte signifie « cinquante », ou plus précisément « le cinquantième jour ». Le cinquantième jour après la pâque, en effet, nos frères juifs célèbrent toujours la fête de Shavouot, ou « fête des semaines », qui commémore le don de la Loi fait jadis à Moïse sur le mont Sinaï.&lt;br&gt;
Pour nous chrétiens, la Pentecôte correspond au jour de la descente de l’Esprit Saint promis par Jésus sur les apôtres, et par conséquent au moment où l’Église a commencé à exister. Au début de l’évangile de Luc, l’ange Gabriel avait dit à Marie : « l’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu » (1, 35). Les Actes des Apôtres commencent de manière semblable : l’Esprit Saint vient à nouveau sur Marie et fait naître l’Église qui continuera à mettre le Christ au monde en annonçant la Bonne Nouvelle et en dispensant les sacrements. La différence est que Marie, Mère de l’Église, n’est pas seule : elle se tient au milieu des Apôtres, et ce sont eux qui seront les témoins de Jésus « jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1, 8).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quel est au juste le rapport entre le sens attribué par les Juifs à Shavouot et la descente de l’Esprit Saint ? Un commentateur juif explique que la sortie d’Égypte n’était encore qu’une délivrance matérielle, tandis que le don de la Loi inaugurait une délivrance spirituelle (cf. E. Guggenheim, Le judaïsme dans la vie quotidienne, Paris, Albin Michel, coll. « Présences du Judaïsme », 1992 p. 164). La Loi opère une délivrance spirituelle en tant qu’elle a pour but d’amener l’homme à se comporter comme Dieu qui lui dit « vous serez saints car je suis saint » (Levitique 11, 44 ; 20, 26 etc.) : c’est un don qui « spiritualise » ceux qui le reçoivent, au sens où il leur apprend à vivre selon l’Esprit de Dieu.&lt;br&gt;
Et voilà qu’au début des Actes des Apôtres l’Esprit de Dieu en personne est donné. Un pas décisif est franchi par rapport à l’Ancien Testament : désormais, en effet, l’homme ne se contentera pas de connaître ce que Dieu veut pour lui, il sera rendu capable de le réaliser. La Loi de Dieu sera inscrite non plus sur des tables de pierre, mais sur son cœur (Jérémie 31, 33), devenu « cœur de chair » parce que l’Esprit sera présent en lui (Ézéchiel 36, 27).&lt;br&gt;
C’est ce cœur nouveau que jeunes et adultes demandent à recevoir au terme de ce temps pascal et en particulier le jour de Pentecôte, en étant marqués du sceau de l’Esprit Saint dans le sacrement de confirmation. Lorsqu’ils auront reçu l’onction du Saint Chrême dans le rite appelé « chrismation », ils deviendront pour l’Église et pour le monde ces nouveaux christs à jamais recréés à l’image du Christ Sauveur qui, poussé par l’Esprit Saint, a accompli jusqu’au bout la volonté du Père par amour pour Lui et par amour pour nous.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Après Pâques, la Pentecôte est plus grande des fêtes chrétiennes. Le terme grec qui a donné Pentecôte signifie « cinquante », ou plus précisément « le cinquantième jour ». Le cinquantième jour après la pâque, en effet, nos frères juifs célèbrent toujours la fête de Shavouot, ou « fête des semaines », qui commémore le don de la Loi fait jadis à Moïse sur le mont Sinaï.<br>
Pour nous chrétiens, la Pentecôte correspond au jour de la descente de l’Esprit Saint promis par Jésus sur les apôtres, et par conséquent au moment où l’Église a commencé à exister. Au début de l’évangile de Luc, l’ange Gabriel avait dit à Marie : « l’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu » (1, 35). Les Actes des Apôtres commencent de manière semblable : l’Esprit Saint vient à nouveau sur Marie et fait naître l’Église qui continuera à mettre le Christ au monde en annonçant la Bonne Nouvelle et en dispensant les sacrements. La différence est que Marie, Mère de l’Église, n’est pas seule : elle se tient au milieu des Apôtres, et ce sont eux qui seront les témoins de Jésus « jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1, 8).</p><p>Quel est au juste le rapport entre le sens attribué par les Juifs à Shavouot et la descente de l’Esprit Saint ? Un commentateur juif explique que la sortie d’Égypte n’était encore qu’une délivrance matérielle, tandis que le don de la Loi inaugurait une délivrance spirituelle (cf. E. Guggenheim, Le judaïsme dans la vie quotidienne, Paris, Albin Michel, coll. « Présences du Judaïsme », 1992 p. 164). La Loi opère une délivrance spirituelle en tant qu’elle a pour but d’amener l’homme à se comporter comme Dieu qui lui dit « vous serez saints car je suis saint » (Levitique 11, 44 ; 20, 26 etc.) : c’est un don qui « spiritualise » ceux qui le reçoivent, au sens où il leur apprend à vivre selon l’Esprit de Dieu.<br>
Et voilà qu’au début des Actes des Apôtres l’Esprit de Dieu en personne est donné. Un pas décisif est franchi par rapport à l’Ancien Testament : désormais, en effet, l’homme ne se contentera pas de connaître ce que Dieu veut pour lui, il sera rendu capable de le réaliser. La Loi de Dieu sera inscrite non plus sur des tables de pierre, mais sur son cœur (Jérémie 31, 33), devenu « cœur de chair » parce que l’Esprit sera présent en lui (Ézéchiel 36, 27).<br>
C’est ce cœur nouveau que jeunes et adultes demandent à recevoir au terme de ce temps pascal et en particulier le jour de Pentecôte, en étant marqués du sceau de l’Esprit Saint dans le sacrement de confirmation. Lorsqu’ils auront reçu l’onction du Saint Chrême dans le rite appelé « chrismation », ils deviendront pour l’Église et pour le monde ces nouveaux christs à jamais recréés à l’image du Christ Sauveur qui, poussé par l’Esprit Saint, a accompli jusqu’au bout la volonté du Père par amour pour Lui et par amour pour nous.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Jamais deux sans trois</title><pubDate>Sun, 16 May 2021 11:10:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">TR-2123</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6d3036d30d4946f5e8bbede2fafc4e4cd60cb447444b26aec477a1f540b007ce.mp3" length="3298457" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Jamais deux sans trois</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=8919</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le Dieu de la foi chrétienne, c’est un Père et un Fils. Tout le monde peut comprendre que l’un ne va pas sans l’autre : s’il n’avait pas de Fils, le Père ne pourrait pas être Père, et inversement.&lt;br&gt;
Mais nous croyons aussi que Dieu est Esprit Saint, et le temps que nous vivons entre Ascension et Pentecôte est une sorte de neuvaine d’attente de l’Esprit Saint. Qu’est-ce que cela veut dire ?&lt;br&gt;
Un grand théologien du Moyen-Âge, Richard de Saint-Victor, a tenté d’expliquer pourquoi l’amour n’est parfait que s’il suscite un troisième que les deux premiers aiment ensemble et qui est en quelque sorte la personnification de leur amour. Il s’inspirait en cela de l’analogie de la famille : un homme et une femme s’aiment, et cet amour est si fort qu’il devient un troisième, l’enfant, qui sera désormais comme le sceau de leur amour.&lt;br&gt;
Comparaison n’est certes pas raison, mais il y a dans cette pensée une vérité profonde. L’amour n’est jamais binaire, il est toujours ternaire, ou mieux trinitaire. Des adolescents immatures peuvent se regarder dans le blanc des yeux, mais leur amour aura besoin de s’élargir pour devenir un amour fécond et capable de s’inscrire dans la durée.&lt;br&gt;
Une des grandes énigmes de l’histoire du salut est que Dieu semble s’ingénier à instaurer entre les êtres des dualités qui deviennent presque immanquablement des relations d’opposition ou de domination. Nous venons d’évoquer l’homme et la femme, mais on peut en dire autant du juif et du païen, à propos desquels l’épître aux Éphésiens n’hésite pas à parler d’un « mur de la haine » (2, 14) que le Christ a supprimé dans sa chair. On peut y ajouter, dans l’histoire de l’Église, une autre dualité souvent difficile à vivre et pourtant vitale, celle entre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ministériel. Or la foi nous enseigne que partout où Dieu établit des différences, c’est au bout du compte pour construire l’unité. Il ne distingue que pour unir, les deux termes prenant conscience qu’ils ne vont pas l’un sans l’autre et qu’ils ont chacun besoin de l’autre pour être jusqu’au bout ce qu’ils ont à être.&lt;br&gt;
L’Esprit Saint est justement ce troisième, ce Tiers divin qui intervient pour qu’une telle mission, humainement impossible, se réalise. Sans lui l’Église n’est pas l’Église ; sans lui juifs et païens se livrent une guerre sans merci ; sans lui l’homme et la femme demeurent dans les impasses de leur relation conflictuelle. Bien mieux, l’Esprit Saint est en nous, comme il l’est déjà en Dieu, principe de personnalisation : c’est en Lui que le Père est tel, en lui que le Fils est tel. C’est en lui que l’homme est homme, et la femme, femme. C’est en lui enfin que l’Église en ses différents membres constitue les prémices de l’humanité réconciliée et de la création nouvelle.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le Dieu de la foi chrétienne, c’est un Père et un Fils. Tout le monde peut comprendre que l’un ne va pas sans l’autre : s’il n’avait pas de Fils, le Père ne pourrait pas être Père, et inversement.<br>
Mais nous croyons aussi que Dieu est Esprit Saint, et le temps que nous vivons entre Ascension et Pentecôte est une sorte de neuvaine d’attente de l’Esprit Saint. Qu’est-ce que cela veut dire ?<br>
Un grand théologien du Moyen-Âge, Richard de Saint-Victor, a tenté d’expliquer pourquoi l’amour n’est parfait que s’il suscite un troisième que les deux premiers aiment ensemble et qui est en quelque sorte la personnification de leur amour. Il s’inspirait en cela de l’analogie de la famille : un homme et une femme s’aiment, et cet amour est si fort qu’il devient un troisième, l’enfant, qui sera désormais comme le sceau de leur amour.<br>
Comparaison n’est certes pas raison, mais il y a dans cette pensée une vérité profonde. L’amour n’est jamais binaire, il est toujours ternaire, ou mieux trinitaire. Des adolescents immatures peuvent se regarder dans le blanc des yeux, mais leur amour aura besoin de s’élargir pour devenir un amour fécond et capable de s’inscrire dans la durée.<br>
Une des grandes énigmes de l’histoire du salut est que Dieu semble s’ingénier à instaurer entre les êtres des dualités qui deviennent presque immanquablement des relations d’opposition ou de domination. Nous venons d’évoquer l’homme et la femme, mais on peut en dire autant du juif et du païen, à propos desquels l’épître aux Éphésiens n’hésite pas à parler d’un « mur de la haine » (2, 14) que le Christ a supprimé dans sa chair. On peut y ajouter, dans l’histoire de l’Église, une autre dualité souvent difficile à vivre et pourtant vitale, celle entre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ministériel. Or la foi nous enseigne que partout où Dieu établit des différences, c’est au bout du compte pour construire l’unité. Il ne distingue que pour unir, les deux termes prenant conscience qu’ils ne vont pas l’un sans l’autre et qu’ils ont chacun besoin de l’autre pour être jusqu’au bout ce qu’ils ont à être.<br>
L’Esprit Saint est justement ce troisième, ce Tiers divin qui intervient pour qu’une telle mission, humainement impossible, se réalise. Sans lui l’Église n’est pas l’Église ; sans lui juifs et païens se livrent une guerre sans merci ; sans lui l’homme et la femme demeurent dans les impasses de leur relation conflictuelle. Bien mieux, l’Esprit Saint est en nous, comme il l’est déjà en Dieu, principe de personnalisation : c’est en Lui que le Père est tel, en lui que le Fils est tel. C’est en lui que l’homme est homme, et la femme, femme. C’est en lui enfin que l’Église en ses différents membres constitue les prémices de l’humanité réconciliée et de la création nouvelle.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les vicissitudes de l'Histoire</title><pubDate>Fri, 07 May 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">BL-1030</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5e9ab2c595a4631f7801e60a76f877610ce7e31df816d0c91eff7482758702fd.mp3" length="3563878" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les vicissitudes de l'Histoire</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=11060</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Du bout des lèvres et du bout des doigts, notre pays s’est résolu à commémorer Napoléon. « Commémorer n’est pas célébrer » a-t-on pris soin de préciser. Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, s’est moins embarrassé de scrupules : profitant du déboulonnage pour restauration de la statue de Napoléon place de l’Hôtel de Ville, il a proposé de ne pas la remettre en place, mais de la remplacer par une statue de… Gisèle Halimi. Sans commentaire.&lt;br&gt;
Ou plutôt si, commentons. Indépendamment de ce qu’on peut penser de l’un et de l’autre, il est intéressant de voir mettre en balance deux personnages d’envergure à ce point différente que la suggestion prêterait à rire si elle n’était si affligeante. Mais il est plus intéressant encore de considérer les lunettes historiques qu’on utilise en la circonstance. On peut les résumer d’un simple signe arithmétique : Napoléon égale l’esclavage ; Halimi égale la libération. C’est aussi simple que cela.&lt;br&gt;
Il n’est pas mauvais que deux siècles après la mort de Napoléon, on prenne davantage conscience de la complexité du personnage, avec ses ombres et ses lumières. Mais n’en avait-on pas pris conscience depuis longtemps ? Ce qui caractérise notre époque, c’est bien plutôt la tendance à la caricature idéologique la plus sommaire, la plus simpliste, et donc la plus totalitaire et la plus haïssable. Comment, mais comment en sommes-nous arrivés là ?&lt;br&gt;
J’hésite à commenter ici le malheureux projet de « déconstruire notre histoire » avancé par Emmanuel Macron, tant les politiques se sont empressés de s’en emparer voracement pour gagner des voix. Je m’en tiendrai à dire que c’est un projet qui, s’il était appliqué, serait profondément délétère, car aucun peuple ne peut exister et se projeter vers l’avenir sans ce qu’on pourrait appeler un récit national qui lui donne foi en lui-même et en son propre génie. Or le drame de la France, comme l’écrit Marcel Gauchet, c’est que « depuis le XIXe siècle [elle] doute profondément de son destin historique ». Et la déconstruction, cette « grimace moderne du nihilisme » (Pierre Magnard), n’est qu’un travail de sape des principes de toute civilisation, « l’ennemi mortel de toutes les formes d’édification » (Jean-François Mattéi).&lt;br&gt;
Le génie de la IIIe république, qui fut une grande période d’enseignement de l’histoire avait été de récupérer la totalité de la grandeur passée et d’en donner un récit cohérent. La France gaullienne avait repris à son compte cette entreprise compromise par la catastrophe de la défaite et de l’Occupation. Elle a failli réussir, mais elle est venue s’échouer sur les récifs d’un nihilisme dont nous commençons à mesurer la puissance destructrice. Des généraux se sont insurgés récemment contre la légèreté avec laquelle on jetait aux chiens ce qui fait notre substance. J’ignore s’ils ont eu tort ou raison, mais je constate que la seule réponse qu’on a su leur apporter a été la sanction et la mise à la retraite : terrible aveu d’une impuissance à répondre et à débattre de l’essentiel – pour simplement tenter encore de savoir qui nous sommes.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Du bout des lèvres et du bout des doigts, notre pays s’est résolu à commémorer Napoléon. « Commémorer n’est pas célébrer » a-t-on pris soin de préciser. Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, s’est moins embarrassé de scrupules : profitant du déboulonnage pour restauration de la statue de Napoléon place de l’Hôtel de Ville, il a proposé de ne pas la remettre en place, mais de la remplacer par une statue de… Gisèle Halimi. Sans commentaire.<br>
Ou plutôt si, commentons. Indépendamment de ce qu’on peut penser de l’un et de l’autre, il est intéressant de voir mettre en balance deux personnages d’envergure à ce point différente que la suggestion prêterait à rire si elle n’était si affligeante. Mais il est plus intéressant encore de considérer les lunettes historiques qu’on utilise en la circonstance. On peut les résumer d’un simple signe arithmétique : Napoléon égale l’esclavage ; Halimi égale la libération. C’est aussi simple que cela.<br>
Il n’est pas mauvais que deux siècles après la mort de Napoléon, on prenne davantage conscience de la complexité du personnage, avec ses ombres et ses lumières. Mais n’en avait-on pas pris conscience depuis longtemps ? Ce qui caractérise notre époque, c’est bien plutôt la tendance à la caricature idéologique la plus sommaire, la plus simpliste, et donc la plus totalitaire et la plus haïssable. Comment, mais comment en sommes-nous arrivés là ?<br>
J’hésite à commenter ici le malheureux projet de « déconstruire notre histoire » avancé par Emmanuel Macron, tant les politiques se sont empressés de s’en emparer voracement pour gagner des voix. Je m’en tiendrai à dire que c’est un projet qui, s’il était appliqué, serait profondément délétère, car aucun peuple ne peut exister et se projeter vers l’avenir sans ce qu’on pourrait appeler un récit national qui lui donne foi en lui-même et en son propre génie. Or le drame de la France, comme l’écrit Marcel Gauchet, c’est que « depuis le XIXe siècle [elle] doute profondément de son destin historique ». Et la déconstruction, cette « grimace moderne du nihilisme » (Pierre Magnard), n’est qu’un travail de sape des principes de toute civilisation, « l’ennemi mortel de toutes les formes d’édification » (Jean-François Mattéi).<br>
Le génie de la IIIe république, qui fut une grande période d’enseignement de l’histoire avait été de récupérer la totalité de la grandeur passée et d’en donner un récit cohérent. La France gaullienne avait repris à son compte cette entreprise compromise par la catastrophe de la défaite et de l’Occupation. Elle a failli réussir, mais elle est venue s’échouer sur les récifs d’un nihilisme dont nous commençons à mesurer la puissance destructrice. Des généraux se sont insurgés récemment contre la légèreté avec laquelle on jetait aux chiens ce qui fait notre substance. J’ignore s’ils ont eu tort ou raison, mais je constate que la seule réponse qu’on a su leur apporter a été la sanction et la mise à la retraite : terrible aveu d’une impuissance à répondre et à débattre de l’essentiel – pour simplement tenter encore de savoir qui nous sommes.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Saint Joseph travailleur</title><pubDate>Fri, 30 Apr 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">TR-825</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//3ad0c3f1d616779d0d0b1b6624daf554fe2ee44be79a57b86b246d669f997d0c.mp3" length="3294700" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Saint Joseph travailleur</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=13235</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Saint Joseph, auquel cette année 2021 est consacrée, est vénéré avant tout comme le père nourricier de l’enfant Jésus. Mais au siècle dernier, alors que se répandait partout la fête du 1er mai comme fête du travail et journée consacrée aux revendications des travailleurs, le pape Pie XII a souhaité que saint Joseph soit vénéré aussi à cette date comme patron des « travailleurs », c’est-à-dire en premier lieu de tous ceux qui exercent un métier manuel.&lt;br&gt;
C’est de saint Joseph que Jésus enfant et adolescent a appris à tirer parti de ses mains pour travailler le bois et le rendre apte à l’usage humain. Il a ainsi apporté sa contribution à l’effort de l’humanité pour dominer le monde sans le détruire ni l’enlaidir, mais en donnant une nouvelle noblesse à la matière dont il est fait : dans cet art, car c’en est un, nous sommes probablement beaucoup moins doués que ne l’étaient les gens de cette époque, et nous avons beaucoup à apprendre de ceux qui n’en ont pas perdu totalement le secret.&lt;br&gt;
Jadis, les Dauphins de France devaient apprendre dans leur enfance un métier manuel : c’est ainsi que Louis XVI par exemple était devenu serrurier. Les métiers manuels étaient encore considérés sous l’Ancien Régime comme tout aussi formateurs que l’activité intellectuelle pour se préparer à gouverner un grand pays.&lt;br&gt;
 « Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore que celles-ci, et vous en serez stupéfaits » dit Jésus dans l’évangile selon saint Jean (5, 20). Sans le moindre doute, c’est d’abord auprès de Joseph que Jésus a découvert que le père aimait le Fils et lui montrait tout ce qu’il faisait ; et c’est grâce à Joseph qu’il a pu transposer sur le Père des cieux cette initiation au travail paternel et affirmer à ceux qui lui reprochaient de ne pas respecter le sabbat : « mon Père travaille toujours, et moi aussi je travaille » (Jn 5, 17).&lt;br&gt;
Dans la parole « le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait », on perçoit aussi le lien qui existe entre le travail et l’amour. Le travail fait avec amour suscite le désir de communiquer à ceux qu’on aime les secrets de ce que l’on fait. Ainsi, le travail n’est pas dissocié des autres relations humaines : bien au contraire, il les renforce. Là encore, bien que nous l’ayons souvent oublié, le travail existe pour être source d’unité et de fraternité. C’est pourquoi la vie terrestre de Jésus et son travail d’artisan puis de prédicateur du royaume des cieux ont culminé dans le sacrement de l’eucharistie : le pain et le vin, fruits de la terre, de la vigne et du travail des hommes, ont été rendus capables de récapituler toute l’offrande du Fils de Dieu et de nous la partager en communion.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Saint Joseph, auquel cette année 2021 est consacrée, est vénéré avant tout comme le père nourricier de l’enfant Jésus. Mais au siècle dernier, alors que se répandait partout la fête du 1er mai comme fête du travail et journée consacrée aux revendications des travailleurs, le pape Pie XII a souhaité que saint Joseph soit vénéré aussi à cette date comme patron des « travailleurs », c’est-à-dire en premier lieu de tous ceux qui exercent un métier manuel.<br>
C’est de saint Joseph que Jésus enfant et adolescent a appris à tirer parti de ses mains pour travailler le bois et le rendre apte à l’usage humain. Il a ainsi apporté sa contribution à l’effort de l’humanité pour dominer le monde sans le détruire ni l’enlaidir, mais en donnant une nouvelle noblesse à la matière dont il est fait : dans cet art, car c’en est un, nous sommes probablement beaucoup moins doués que ne l’étaient les gens de cette époque, et nous avons beaucoup à apprendre de ceux qui n’en ont pas perdu totalement le secret.<br>
Jadis, les Dauphins de France devaient apprendre dans leur enfance un métier manuel : c’est ainsi que Louis XVI par exemple était devenu serrurier. Les métiers manuels étaient encore considérés sous l’Ancien Régime comme tout aussi formateurs que l’activité intellectuelle pour se préparer à gouverner un grand pays.<br>
 « Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore que celles-ci, et vous en serez stupéfaits » dit Jésus dans l’évangile selon saint Jean (5, 20). Sans le moindre doute, c’est d’abord auprès de Joseph que Jésus a découvert que le père aimait le Fils et lui montrait tout ce qu’il faisait ; et c’est grâce à Joseph qu’il a pu transposer sur le Père des cieux cette initiation au travail paternel et affirmer à ceux qui lui reprochaient de ne pas respecter le sabbat : « mon Père travaille toujours, et moi aussi je travaille » (Jn 5, 17).<br>
Dans la parole « le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait », on perçoit aussi le lien qui existe entre le travail et l’amour. Le travail fait avec amour suscite le désir de communiquer à ceux qu’on aime les secrets de ce que l’on fait. Ainsi, le travail n’est pas dissocié des autres relations humaines : bien au contraire, il les renforce. Là encore, bien que nous l’ayons souvent oublié, le travail existe pour être source d’unité et de fraternité. C’est pourquoi la vie terrestre de Jésus et son travail d’artisan puis de prédicateur du royaume des cieux ont culminé dans le sacrement de l’eucharistie : le pain et le vin, fruits de la terre, de la vigne et du travail des hommes, ont été rendus capables de récapituler toute l’offrande du Fils de Dieu et de nous la partager en communion.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le Christ est notre avenir</title><pubDate>Fri, 23 Apr 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false">TR-343</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//56bdf3aaa0721de618a115dd18688eb4f84dc0681c63329b8720a592136f3459.mp3" length="2959083" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le Christ est notre avenir</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=15366</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;On a souvent tendance à confondre deux mots qui n’ont pas le même sens : le futur et l’avenir. Vous avez sans doute remarqué que dans de nombreux films de science-fiction les dangers ou les êtres malfaisants viennent du futur. Ils ne viennent pas de l’avenir car plus ou moins consciemment nous nous souvenons encore que le mot avenir a un sens plus positif que le mot futur. Je suis un piètre angliciste, mais je crois que l’anglais ne fait pas cette distinction : pour l’avenir comme pour le futur, il dispose d’un seul mot : future. Et toute une génération désespère de l’avenir en disant : « no future ».&lt;br&gt;
Or les deux mots ne veulent pas dire la même chose. Le futur, c’est ce qui nous tombe dessus sans que nous n’y puissions rien. C’est pourquoi le futur est souvent présenté sous des traits plutôt sombres, car il ratifie en quelque sorte notre impuissance radicale à le conjurer. Le futur peut être fascinant, comme dans la science-fiction, mais il est surtout inquiétant, voire menaçant. On comprend que les jeunes d’aujourd’hui aient peur du futur puisqu’on ne cesse de le leur présenter comme porteur de catastrophes – catastrophes écologiques, catastrophes sanitaires, et plus simplement incertitudes quant à la vie professionnelle et quant à la stabilité affective : « la première année on achète les meubles ; la deuxième année on déplace les meubles ; la troisième année on partage les meubles » disait un humoriste désabusé.&lt;br&gt;
Pour l’avenir, c’est tout autre chose. L’avenir c’est ce que nous bâtissons pour nous, c’est aussi ce que nos capacités humaines nous permettent d’espérer pour les générations qui viendront après nous – ce qui suppose qu’il vaille la peine de mettre des enfants au monde. Mais surtout l’avenir, ce n’est pas « quelque chose », c’est Quelqu’un qui vient vers nous, qui s’avance à notre rencontre et nous ouvre les bras : l’avenir est le lieu de l’espérance en Celui qui est la Vie. Le pape Benoît XVI disait magnifiquement à propos de l’espérance qu’elle « attire l’avenir dans le temps présent ». Et il ajoutait : « l’existence de cet avenir change le présent ; le présent est touché par la réalité future, et ainsi les choses à venir se déversent sur les choses présentes et celles présentes sur celles à venir . »&lt;br&gt;
Y a-t-il plus belle définition de la résurrection ? Le Christ ressuscité est notre avenir, un avenir qui se déverse sur notre présent et en change radicalement la signification. Alors nous pouvons vivre et agir en sachant que tout notre présent a du sens, que tout notre présent est appelé à se déverser sur notre avenir, que tout, ici et maintenant, est semence d’éternité.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>On a souvent tendance à confondre deux mots qui n’ont pas le même sens : le futur et l’avenir. Vous avez sans doute remarqué que dans de nombreux films de science-fiction les dangers ou les êtres malfaisants viennent du futur. Ils ne viennent pas de l’avenir car plus ou moins consciemment nous nous souvenons encore que le mot avenir a un sens plus positif que le mot futur. Je suis un piètre angliciste, mais je crois que l’anglais ne fait pas cette distinction : pour l’avenir comme pour le futur, il dispose d’un seul mot : future. Et toute une génération désespère de l’avenir en disant : « no future ».<br>
Or les deux mots ne veulent pas dire la même chose. Le futur, c’est ce qui nous tombe dessus sans que nous n’y puissions rien. C’est pourquoi le futur est souvent présenté sous des traits plutôt sombres, car il ratifie en quelque sorte notre impuissance radicale à le conjurer. Le futur peut être fascinant, comme dans la science-fiction, mais il est surtout inquiétant, voire menaçant. On comprend que les jeunes d’aujourd’hui aient peur du futur puisqu’on ne cesse de le leur présenter comme porteur de catastrophes – catastrophes écologiques, catastrophes sanitaires, et plus simplement incertitudes quant à la vie professionnelle et quant à la stabilité affective : « la première année on achète les meubles ; la deuxième année on déplace les meubles ; la troisième année on partage les meubles » disait un humoriste désabusé.<br>
Pour l’avenir, c’est tout autre chose. L’avenir c’est ce que nous bâtissons pour nous, c’est aussi ce que nos capacités humaines nous permettent d’espérer pour les générations qui viendront après nous – ce qui suppose qu’il vaille la peine de mettre des enfants au monde. Mais surtout l’avenir, ce n’est pas « quelque chose », c’est Quelqu’un qui vient vers nous, qui s’avance à notre rencontre et nous ouvre les bras : l’avenir est le lieu de l’espérance en Celui qui est la Vie. Le pape Benoît XVI disait magnifiquement à propos de l’espérance qu’elle « attire l’avenir dans le temps présent ». Et il ajoutait : « l’existence de cet avenir change le présent ; le présent est touché par la réalité future, et ainsi les choses à venir se déversent sur les choses présentes et celles présentes sur celles à venir . »<br>
Y a-t-il plus belle définition de la résurrection ? Le Christ ressuscité est notre avenir, un avenir qui se déverse sur notre présent et en change radicalement la signification. Alors nous pouvons vivre et agir en sachant que tout notre présent a du sens, que tout notre présent est appelé à se déverser sur notre avenir, que tout, ici et maintenant, est semence d’éternité.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Ils sont 96 % à penser que... suite et fin</title><pubDate>Fri, 16 Apr 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="3020555" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Ils sont 96 % à penser que... suite et fin</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=17401</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Dans ma chronique de la semaine dernière sur l’euthanasie, je relevais les résultats apparemment sans appel des sondages d’opinion sur cette question : tout porte à croire qu’une majorité écrasante de nos compatriotes seraient favorables à ce qu’on les expédie dans l’autre monde quand leur état de santé ne permettrait plus d’espérer de guérison. Mais dans la même chronique j’ajoutais ceci : « tout est dans l’art de présenter les choses, et les idéologues savent toujours les présenter comme il convient pour arriver à leurs fins. » Je voudrais aujourd’hui préciser ma pensée à ce propos.&lt;br&gt;
Personne n’a envie de mourir, mais personne non plus n’a envie de souffrir. Si l’on demande à quelqu’un : « que préférez-vous : mourir naturellement dans d’atroces souffrances, ou bien mourir doucement, en dormant, d’une mort provoquée ? » Aucun doute : il choisira le deuxième terme de l’alternative. Mais est-ce aujourd’hui une vraie alternative ? Il faut répondre avec force que non.&lt;br&gt;
Paradoxalement, la préoccupation de soulager la douleur est récente dans notre culture. Quand j’étais enfant, tout le monde trouvait normal d’avoir mal chez le dentiste ; aujourd’hui, tout le monde trouve normal de ne pas avoir mal. Longtemps, la lutte contre la douleur a été très en retard sur les progrès de la médecine, mais elle est en train de rattraper ce retard. Le développement des soins palliatifs en est l’attestation – et à cet égard, on ne peut que se réjouir de l’ouverture à Blois d’une unité de douze lits de soins palliatifs, même si beaucoup reste à faire. La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs définit le but de ces pratiques médicales de la manière suivante : « les soins palliatifs prennent le parti d’accompagner le malade jusqu’au bout, en évitant les deux extrêmes que sont l’obstination déraisonnable et l’euthanasie. Ils prennent en soin la douleur physique, la souffrance psychique, sociale et existentielle ou spirituelle. Ils visent à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir l’entourage... L’accompagnement des soins palliatifs pose qu’en fin de vie, il est possible d’avoir d’autres projets que celui de mourir. » Je signe des deux mains ! Et j’ajoute : mourir n’est pas et ne peut pas être un projet ; mais faire de sa mort une offrande, l’ultime offrande, peut être l’accomplissement d’une vie vraiment humaine.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Dans ma chronique de la semaine dernière sur l’euthanasie, je relevais les résultats apparemment sans appel des sondages d’opinion sur cette question : tout porte à croire qu’une majorité écrasante de nos compatriotes seraient favorables à ce qu’on les expédie dans l’autre monde quand leur état de santé ne permettrait plus d’espérer de guérison. Mais dans la même chronique j’ajoutais ceci : « tout est dans l’art de présenter les choses, et les idéologues savent toujours les présenter comme il convient pour arriver à leurs fins. » Je voudrais aujourd’hui préciser ma pensée à ce propos.<br>
Personne n’a envie de mourir, mais personne non plus n’a envie de souffrir. Si l’on demande à quelqu’un : « que préférez-vous : mourir naturellement dans d’atroces souffrances, ou bien mourir doucement, en dormant, d’une mort provoquée ? » Aucun doute : il choisira le deuxième terme de l’alternative. Mais est-ce aujourd’hui une vraie alternative ? Il faut répondre avec force que non.<br>
Paradoxalement, la préoccupation de soulager la douleur est récente dans notre culture. Quand j’étais enfant, tout le monde trouvait normal d’avoir mal chez le dentiste ; aujourd’hui, tout le monde trouve normal de ne pas avoir mal. Longtemps, la lutte contre la douleur a été très en retard sur les progrès de la médecine, mais elle est en train de rattraper ce retard. Le développement des soins palliatifs en est l’attestation – et à cet égard, on ne peut que se réjouir de l’ouverture à Blois d’une unité de douze lits de soins palliatifs, même si beaucoup reste à faire. La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs définit le but de ces pratiques médicales de la manière suivante : « les soins palliatifs prennent le parti d’accompagner le malade jusqu’au bout, en évitant les deux extrêmes que sont l’obstination déraisonnable et l’euthanasie. Ils prennent en soin la douleur physique, la souffrance psychique, sociale et existentielle ou spirituelle. Ils visent à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir l’entourage... L’accompagnement des soins palliatifs pose qu’en fin de vie, il est possible d’avoir d’autres projets que celui de mourir. » Je signe des deux mains ! Et j’ajoute : mourir n’est pas et ne peut pas être un projet ; mais faire de sa mort une offrande, l’ultime offrande, peut être l’accomplissement d’une vie vraiment humaine.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Ils sont 96 % à penser que...</title><pubDate>Fri, 09 Apr 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="3411044" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Ils sont 96 % à penser que...</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=19278</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ils sont 96% à penser que les Juifs sont une espèce mi-humaine mi-animale nuisible, apparentée aux rats et aux cloportes. « Ils », ce sont les Allemands à la fin des années 30. Quelques années de bourrage de crâne et de folie raciste ont suffi pour les faire dériver du bon sens le plus élémentaire. Ils sont 96% à penser que l’euthanasie est la dernière victoire « sociétale » à remporter pour maîtriser sa mort. « Ils », ce sont les Français en 2021. Du moins, à ce qu’on nous dit. Je ne crois pas du tout qu’ils soient 96%, pas plus que je ne crois que les Allemands du temps d’Hitler aient été une écrasante majorité à croire à sa doctrine. Tout est dans l’art de présenter les choses, et les idéologues savent toujours les présenter comme il convient pour arriver à leurs fins.&lt;br&gt;
Je sens qu’on va m’accuser de reductio ad Hitlerum. Péché impardonnable s’il en est. J’assume ! Car l’euthanasie des inutiles (malades mentaux, mais aussi personnes en fin de vie) faisait partie aussi de l’idéologie nazie, et pour les mêmes raisons que l’euthanasie dite volontaire, mais bientôt systématique, fait partie de l’idéologie de nos pseudo-compassionnels contemporains. Les malades en fin de vie, ça coûte cher. Les malades en fin de vie, c’est la démonstration que nous ne sommes pas tout-puissants et que la mort fait partie de notre condition humaine. Insupportable pour certains.&lt;br&gt;
Avez-vous lu l’article courageux de Michel Houellebecq mardi dernier ? Ce n’est pas un de mes auteurs de chevet, mais il a tout compris. Il a compris le dévoiement du vocabulaire auquel se livrent les partisans de l’euthanasie – en tordant les mots « compassion » et « dignité » en particulier. Comme si la compassion consistait à se débarrasser des autres après les avoir persuadés de demander le coup de grâce ; et comme si la dignité consistait à refuser le combat – car le mot « agonie » veut dire « combat ».&lt;br&gt;
Il est étonnant que Houellebecq ne trouve à citer que les bouddhistes pour rappeler que l’agonie est le moment où se jouent les choix décisifs d’un être humain. Le christianisme n’aurait-il vraiment rien à dire sur le sujet, lui qui nous rend témoins de l’agonie du Christ, lui qui nous fait prier pour être préservés de « la mort imprévue » et pour pouvoir faire de notre mort l’acte suprême d’offrande de nous-mêmes ?&lt;br&gt;
Dites non à cette horreur de l’euthanasie. Ayez le courage de dire non, de descendre dans la rue pour dire non. Ce n’est pas parce que certains de nos malheureux voisins en sont arrivés là que nous devons faire de même. Il est encore temps de réagir. Demain il sera trop tard. Demain, au nom de la « compassion », comme ils disent, on ne vous demandera même plus votre avis : on vous éliminera, tout simplement, dans le silence de l’hôpital. Je laisse le mot de la fin à Houellebecq : « Lorsqu’un pays, dit-il, en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose – un autre pays, une autre société, une autre civilisation – ait une chance d’advenir. »&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ils sont 96% à penser que les Juifs sont une espèce mi-humaine mi-animale nuisible, apparentée aux rats et aux cloportes. « Ils », ce sont les Allemands à la fin des années 30. Quelques années de bourrage de crâne et de folie raciste ont suffi pour les faire dériver du bon sens le plus élémentaire. Ils sont 96% à penser que l’euthanasie est la dernière victoire « sociétale » à remporter pour maîtriser sa mort. « Ils », ce sont les Français en 2021. Du moins, à ce qu’on nous dit. Je ne crois pas du tout qu’ils soient 96%, pas plus que je ne crois que les Allemands du temps d’Hitler aient été une écrasante majorité à croire à sa doctrine. Tout est dans l’art de présenter les choses, et les idéologues savent toujours les présenter comme il convient pour arriver à leurs fins.<br>
Je sens qu’on va m’accuser de reductio ad Hitlerum. Péché impardonnable s’il en est. J’assume ! Car l’euthanasie des inutiles (malades mentaux, mais aussi personnes en fin de vie) faisait partie aussi de l’idéologie nazie, et pour les mêmes raisons que l’euthanasie dite volontaire, mais bientôt systématique, fait partie de l’idéologie de nos pseudo-compassionnels contemporains. Les malades en fin de vie, ça coûte cher. Les malades en fin de vie, c’est la démonstration que nous ne sommes pas tout-puissants et que la mort fait partie de notre condition humaine. Insupportable pour certains.<br>
Avez-vous lu l’article courageux de Michel Houellebecq mardi dernier ? Ce n’est pas un de mes auteurs de chevet, mais il a tout compris. Il a compris le dévoiement du vocabulaire auquel se livrent les partisans de l’euthanasie – en tordant les mots « compassion » et « dignité » en particulier. Comme si la compassion consistait à se débarrasser des autres après les avoir persuadés de demander le coup de grâce ; et comme si la dignité consistait à refuser le combat – car le mot « agonie » veut dire « combat ».<br>
Il est étonnant que Houellebecq ne trouve à citer que les bouddhistes pour rappeler que l’agonie est le moment où se jouent les choix décisifs d’un être humain. Le christianisme n’aurait-il vraiment rien à dire sur le sujet, lui qui nous rend témoins de l’agonie du Christ, lui qui nous fait prier pour être préservés de « la mort imprévue » et pour pouvoir faire de notre mort l’acte suprême d’offrande de nous-mêmes ?<br>
Dites non à cette horreur de l’euthanasie. Ayez le courage de dire non, de descendre dans la rue pour dire non. Ce n’est pas parce que certains de nos malheureux voisins en sont arrivés là que nous devons faire de même. Il est encore temps de réagir. Demain il sera trop tard. Demain, au nom de la « compassion », comme ils disent, on ne vous demandera même plus votre avis : on vous éliminera, tout simplement, dans le silence de l’hôpital. Je laisse le mot de la fin à Houellebecq : « Lorsqu’un pays, dit-il, en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose – un autre pays, une autre société, une autre civilisation – ait une chance d’advenir. »</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>LA FEMME FIGURE DE L’ÉPOUSE</title><pubDate>Fri, 02 Apr 2021 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2736454" type="audio/mpeg"/><itunes:title>LA FEMME FIGURE DE L’ÉPOUSE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=20781</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il est toujours stimulant de recevoir des réactions à ce qu’on dit sur l’antenne : c’est pourquoi je remercie vivement l’auditeur qui a réagi à ma chronique de la semaine dernière sur la masculinité du sacerdoce et sur le rapport époux-épouse qui est celui du Christ avec l’Église – ce rapport époux-épouse que le prêtre permet à l’assemblée de concrétiser quand il lui fait face en tenant sacramentellement la place du Christ. Cet auditeur me remercie pour mes propos, mais en même temps il me fait remarquer, je le cite, que « la spécificité de la vocation consacrée féminine est trop peu expliquée, trop peu mise à l’honneur dans l’Église ».&lt;br&gt;
Pour appuyer sa réflexion, cet auditeur me renvoie à un texte très éclairant sur la vie contemplative et monastique féminine. Publié en 1999 sous l’autorité du Pape Jean-Paul II, il souligne que les femmes sont plus à même que les hommes de représenter l’Église-épouse, en particulier lorsqu’elles n’ont pas d’époux humain – on pense ici tout particulièrement aux moniales dans les monastères. « En raison même de leur nature féminine, dit le texte, les moniales manifestent plus efficacement le mystère de l’Église "Épouse immaculée de l’Agneau immaculé". »&lt;br&gt;
Si le sacerdoce ministériel est réservé aux hommes pour les raisons que j’ai développées dans ma chronique précédente, ce sont les femmes qui apprennent aux hommes ce qui ne leur est pas spontané, à savoir se situer comme membres de l’Église-Épouse devant le Christ-Époux. Que ce ne soit pas spontané pour les hommes, on le voit très bien dans les écrits des mystiques. Saint Jean de la Croix, par exemple, est obligé de recourir à des acrobaties de langage en disant que c’est « l’âme » qui est dans une relation d’épouse avec le Christ, alors que sainte Thérèse d’Avila, au contraire, n’a aucune difficulté à appeler directement le Christ son « divin Époux ».&lt;br&gt;
En cette Semaine Sainte où nous fêtons l’institution du sacerdoce, n’oublions pas que Marie a été présente au Cénacle avec les Apôtres pour les aider à ne jamais oublier que s’ils avaient vocation à agir au nom du Christ, ils restaient toujours membres de l’Église-Épouse. Ce sont les femmes qui peuvent libérer les prêtres du danger du cléricalisme, ce cancer spirituel qui pervertit le choix de Dieu en privilège et le pouvoir sacré en domination.&lt;br&gt;
Joyeuses Pâques à tous et à chacun !&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il est toujours stimulant de recevoir des réactions à ce qu’on dit sur l’antenne : c’est pourquoi je remercie vivement l’auditeur qui a réagi à ma chronique de la semaine dernière sur la masculinité du sacerdoce et sur le rapport époux-épouse qui est celui du Christ avec l’Église – ce rapport époux-épouse que le prêtre permet à l’assemblée de concrétiser quand il lui fait face en tenant sacramentellement la place du Christ. Cet auditeur me remercie pour mes propos, mais en même temps il me fait remarquer, je le cite, que « la spécificité de la vocation consacrée féminine est trop peu expliquée, trop peu mise à l’honneur dans l’Église ».<br>
Pour appuyer sa réflexion, cet auditeur me renvoie à un texte très éclairant sur la vie contemplative et monastique féminine. Publié en 1999 sous l’autorité du Pape Jean-Paul II, il souligne que les femmes sont plus à même que les hommes de représenter l’Église-épouse, en particulier lorsqu’elles n’ont pas d’époux humain – on pense ici tout particulièrement aux moniales dans les monastères. « En raison même de leur nature féminine, dit le texte, les moniales manifestent plus efficacement le mystère de l’Église "Épouse immaculée de l’Agneau immaculé". »<br>
Si le sacerdoce ministériel est réservé aux hommes pour les raisons que j’ai développées dans ma chronique précédente, ce sont les femmes qui apprennent aux hommes ce qui ne leur est pas spontané, à savoir se situer comme membres de l’Église-Épouse devant le Christ-Époux. Que ce ne soit pas spontané pour les hommes, on le voit très bien dans les écrits des mystiques. Saint Jean de la Croix, par exemple, est obligé de recourir à des acrobaties de langage en disant que c’est « l’âme » qui est dans une relation d’épouse avec le Christ, alors que sainte Thérèse d’Avila, au contraire, n’a aucune difficulté à appeler directement le Christ son « divin Époux ».<br>
En cette Semaine Sainte où nous fêtons l’institution du sacerdoce, n’oublions pas que Marie a été présente au Cénacle avec les Apôtres pour les aider à ne jamais oublier que s’ils avaient vocation à agir au nom du Christ, ils restaient toujours membres de l’Église-Épouse. Ce sont les femmes qui peuvent libérer les prêtres du danger du cléricalisme, ce cancer spirituel qui pervertit le choix de Dieu en privilège et le pouvoir sacré en domination.<br>
Joyeuses Pâques à tous et à chacun !</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>DES FEMMES PRÊTRES ?</title><pubDate>Fri, 26 Mar 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="3182820" type="audio/mpeg"/><itunes:title>DES FEMMES PRÊTRES ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=22307</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le 22 janvier dernier, je commentais la décision du Pape François d’ouvrir aux femmes l’accès aux ministères de lecteur et d’acolyte, c’est-à-dire au service liturgique de la Parole de Dieu et de l’eucharistie. Un auditeur vient de me rappeler que j’avais aussi promis de traiter la question de l’accès des femmes à l’ordination. Chose promise, chose due !&lt;br&gt;
Commençons par un rappel : nous avons un corps, et ce corps est sexué. Chacune des cellules qui le composent est marquée au coin de la masculinité ou de la féminité. En conséquence, lorsque Dieu a pris un corps (affirmation qui est au centre de notre foi), il a dû choisir. Il ne pouvait pas n’être ni homme ni femme, il ne pouvait pas être à la fois l’un et l’autre, il devait être ou l’un ou l’autre. Et il a choisi d’être de sexe masculin et d’assumer ainsi, en plus des autres limitations liées à notre condition, cette limitation liée à la condition sexuée.&lt;br&gt;
Pourquoi s’est-il fait homme plutôt que femme ? On pourrait répondre que la condition féminine de l’époque ne lui aurait pas permis de mener sa vie publique comme il l’entendait, mais cette explication sociologique est bien courte. Cherchons plutôt dans l’Évangile : on peut remarquer qu’en des passages importants (par exemple Matthieu 9, 15), Jésus se donne à lui-même le titre d’Époux. Or ce titre est un titre de Dieu dans l’Ancien Testament (par exemple Isaïe 54, 5) : Dieu se présente comme l’Époux qui veut se lier à l’humanité jusqu’à l’épouser et se donner à elle. Le Christ, de même, est l’Époux qui « a aimé l’Église et s’est donné pour elle » (Éphésiens 5, 25).&lt;br&gt;
C’est justement pour cette raison que le prêtre est un homme, et non une femme. S’il n’y avait pas le prêtre, l’Église ne pourrait pas vivre ce vis-à-vis de l’Épouse et de l’Époux que le prêtre représente sacramentellement. Ce face à face est encore bien plus sensible depuis que la messe est célébrée « face au peuple », comme on dit, et tout prêtre qui célèbre le ressent presque physiquement : il a besoin de l’assemblée tout autant que l’assemblée a besoin de lui.&lt;br&gt;
Ce que je viens de dire suppose simplement pour être compris qu’on ne confonde pas, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, l’égal avec l’identique. Bienheureuse différence inscrite en notre corps qui nous rappelle que l’égalité se vit dans la complémentarité. Bienheureuse masculinité du sacerdoce qui nous rappelle que nous ne sommes pas des atomes d’humanité interchangeables, mais que l’un n’est pas l’autre et que nous ne sommes pas Dieu.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le 22 janvier dernier, je commentais la décision du Pape François d’ouvrir aux femmes l’accès aux ministères de lecteur et d’acolyte, c’est-à-dire au service liturgique de la Parole de Dieu et de l’eucharistie. Un auditeur vient de me rappeler que j’avais aussi promis de traiter la question de l’accès des femmes à l’ordination. Chose promise, chose due !<br>
Commençons par un rappel : nous avons un corps, et ce corps est sexué. Chacune des cellules qui le composent est marquée au coin de la masculinité ou de la féminité. En conséquence, lorsque Dieu a pris un corps (affirmation qui est au centre de notre foi), il a dû choisir. Il ne pouvait pas n’être ni homme ni femme, il ne pouvait pas être à la fois l’un et l’autre, il devait être ou l’un ou l’autre. Et il a choisi d’être de sexe masculin et d’assumer ainsi, en plus des autres limitations liées à notre condition, cette limitation liée à la condition sexuée.<br>
Pourquoi s’est-il fait homme plutôt que femme ? On pourrait répondre que la condition féminine de l’époque ne lui aurait pas permis de mener sa vie publique comme il l’entendait, mais cette explication sociologique est bien courte. Cherchons plutôt dans l’Évangile : on peut remarquer qu’en des passages importants (par exemple Matthieu 9, 15), Jésus se donne à lui-même le titre d’Époux. Or ce titre est un titre de Dieu dans l’Ancien Testament (par exemple Isaïe 54, 5) : Dieu se présente comme l’Époux qui veut se lier à l’humanité jusqu’à l’épouser et se donner à elle. Le Christ, de même, est l’Époux qui « a aimé l’Église et s’est donné pour elle » (Éphésiens 5, 25).<br>
C’est justement pour cette raison que le prêtre est un homme, et non une femme. S’il n’y avait pas le prêtre, l’Église ne pourrait pas vivre ce vis-à-vis de l’Épouse et de l’Époux que le prêtre représente sacramentellement. Ce face à face est encore bien plus sensible depuis que la messe est célébrée « face au peuple », comme on dit, et tout prêtre qui célèbre le ressent presque physiquement : il a besoin de l’assemblée tout autant que l’assemblée a besoin de lui.<br>
Ce que je viens de dire suppose simplement pour être compris qu’on ne confonde pas, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, l’égal avec l’identique. Bienheureuse différence inscrite en notre corps qui nous rappelle que l’égalité se vit dans la complémentarité. Bienheureuse masculinité du sacerdoce qui nous rappelle que nous ne sommes pas des atomes d’humanité interchangeables, mais que l’un n’est pas l’autre et que nous ne sommes pas Dieu.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>DE BRUIT ET DE FUREUR</title><pubDate>Fri, 19 Mar 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2843021" type="audio/mpeg"/><itunes:title>DE BRUIT ET DE FUREUR</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=24223</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ces derniers temps, Arte rediffusait un film de Jean-Claude Brisseau, assez mauvais du reste, intitulé De bruit et de fureur. Le film vaut surtout par son titre emprunté au noir soliloque du Macbeth de Shakespeare : « La vie est une histoire racontée par un idiot, sans signification, pleine de bruit et de fureur. »&lt;br&gt;
La date de tournage du film, 1988, invite à s’interroger. C’était il y a plus de trente ans, et déjà certaines banlieues étaient en proie à l’exclusion, à la misère sociale, à l’échec scolaire et à leurs conséquences : les trafics en tous genres, la délinquance et la violence. En trente ans, le nombre de ces lieux de non-droit n’a fait qu’augmenter, et qu’a-t-on fait pour y remédier ? Des discours, beaucoup de discours, dont les tirades sarkozystes sur le nettoyage au karcher ne sont pas les moins pittoresques, mais des actes fort peu.&lt;br&gt;
Le bruit et la fureur se sont déchaînés dans nos rues cette semaine. Comme souvent, le prétexte était futile en apparence : une simple histoire de contrôle de police sur des petits malfrats qui n’avaient pas la conscience tranquille et qui, en prenant la fuite, ont mis en danger leur vie et celle d’autres personnes. Prétexte futile et conséquences tragiques… Mais ce qui a mis le feu aux poudres était-il si futile ? Non, car les conséquences ont manifesté une fois de plus l’existence de tout un système, de tout un monde parallèle qui fonctionne selon ses propres lois et qui ne peut tolérer d’être même effleuré du doigt. On dit que si les trafiquants de stupéfiants qui sévissent en France étaient empêchés de nuire, plus de 200 000 personnes perdraient leur gagne-pain. Un monde parallèle, une économie parallèle, des règles parallèles, dans une République qui proclame fièrement que personne n’est au-dessus de la loi. Voilà qui donne à penser.&lt;br&gt;
Je ne peux chasser de mon esprit l’image du camion qu’on lance à vive allure et qui fonce sur les policiers. Cela me remet en mémoire un autre camion fou, à Nice, il y a cinq ans. C’était le 14 juillet 2016, sur la promenade des Anglais noire de monde. Les mobiles sont différents, la logique est la même : le bruit et la fureur. Mais où va donc cette société qui fabrique ainsi des barbares ? Oui, où va-t-elle ? Dans la phrase de Macbeth, les deux mots les plus importants peut-être sont : « sans signification » (signifying nothing). Une société qui ne pointe vers rien, qui ne propose aucun idéal, qui reste désespérément « sans signification ». C’est à elle que s’en prennent ces barbares, et de ce point de vue ils sont autant victimes que coupables.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ces derniers temps, Arte rediffusait un film de Jean-Claude Brisseau, assez mauvais du reste, intitulé De bruit et de fureur. Le film vaut surtout par son titre emprunté au noir soliloque du Macbeth de Shakespeare : « La vie est une histoire racontée par un idiot, sans signification, pleine de bruit et de fureur. »<br>
La date de tournage du film, 1988, invite à s’interroger. C’était il y a plus de trente ans, et déjà certaines banlieues étaient en proie à l’exclusion, à la misère sociale, à l’échec scolaire et à leurs conséquences : les trafics en tous genres, la délinquance et la violence. En trente ans, le nombre de ces lieux de non-droit n’a fait qu’augmenter, et qu’a-t-on fait pour y remédier ? Des discours, beaucoup de discours, dont les tirades sarkozystes sur le nettoyage au karcher ne sont pas les moins pittoresques, mais des actes fort peu.<br>
Le bruit et la fureur se sont déchaînés dans nos rues cette semaine. Comme souvent, le prétexte était futile en apparence : une simple histoire de contrôle de police sur des petits malfrats qui n’avaient pas la conscience tranquille et qui, en prenant la fuite, ont mis en danger leur vie et celle d’autres personnes. Prétexte futile et conséquences tragiques… Mais ce qui a mis le feu aux poudres était-il si futile ? Non, car les conséquences ont manifesté une fois de plus l’existence de tout un système, de tout un monde parallèle qui fonctionne selon ses propres lois et qui ne peut tolérer d’être même effleuré du doigt. On dit que si les trafiquants de stupéfiants qui sévissent en France étaient empêchés de nuire, plus de 200 000 personnes perdraient leur gagne-pain. Un monde parallèle, une économie parallèle, des règles parallèles, dans une République qui proclame fièrement que personne n’est au-dessus de la loi. Voilà qui donne à penser.<br>
Je ne peux chasser de mon esprit l’image du camion qu’on lance à vive allure et qui fonce sur les policiers. Cela me remet en mémoire un autre camion fou, à Nice, il y a cinq ans. C’était le 14 juillet 2016, sur la promenade des Anglais noire de monde. Les mobiles sont différents, la logique est la même : le bruit et la fureur. Mais où va donc cette société qui fabrique ainsi des barbares ? Oui, où va-t-elle ? Dans la phrase de Macbeth, les deux mots les plus importants peut-être sont : « sans signification » (signifying nothing). Une société qui ne pointe vers rien, qui ne propose aucun idéal, qui reste désespérément « sans signification ». C’est à elle que s’en prennent ces barbares, et de ce point de vue ils sont autant victimes que coupables.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Un suspens</title><pubDate>Fri, 12 Mar 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2866708" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Un suspens</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=26132</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;​Il y a des moments qu’on appelle des suspens.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>​Il y a des moments qu’on appelle des suspens.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>PAS D’HUMANITÉ SANS MYSTIQUE</title><pubDate>Fri, 05 Mar 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2644361" type="audio/mpeg"/><itunes:title>PAS D’HUMANITÉ SANS MYSTIQUE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=27961</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Je voudrais vous partager une lecture récente qui m’a donné à penser. Il s’agit d’une conférence d’Emmanuel Gabellieri sur la philosophe Simone Weil, morte en 1943 (à ne pas confondre avec sa quasi homonyme l’ancienne ministre Simone Veil). Ayant rejoint la France libre à Londres en 1942, Simone Weil s’interrogeait sur la manière la plus adéquate de répondre au totalitarisme nazi. Et elle était convaincue qu’il ne suffisait pas de combattre Hitler avec les seuls moyens de la guerre classique, mais qu’il fallait répondre à la mystique hitlérienne par une autre mystique. En effet, pour elle – et c’est le point essentiel, qui choqua beaucoup de gens à l’époque – le nazisme proposait une mystique, et c’était elle qui fanatisait les jeunes SS. Elle écrit à leur sujet : « prêts non seulement à risquer leur vie, mais à mourir, [ils] sont animés par une autre inspiration que le reste de l’armée [allemande], une inspiration qui ressemble à une foi, à un esprit religieux. »&lt;br&gt;
Pour répondre autrement que par les armes à cette mystique qui poussait au sacrifice total, Simone Weil suggérait de proposer une autre mystique dans ce qu’elle qualifiait de « guerre spirituelle ». Son idée était celle d’un corps d’infirmières « de première ligne » qui non seulement soigneraient les blessés, mais opposeraient au fanatisme des SS un service d’humanité et un esprit de sacrifice animé, non par le culte de la force, mais par ce qu’elle appelait une « tendresse maternelle ».&lt;br&gt;
Le projet de Simone Weil fut rejeté d’emblée, et de Gaulle la traita de « folle ». Elle devait d’ailleurs mourir quelques mois plus tard. Mais ce qui m’a touché en découvrant cette initiative effectivement peu réaliste, c’est qu’elle met en lumière une des plus tragiques déficiences de notre époque. La jeunesse, qu’elle en soit ou non consciente, est toujours à la recherche d’une mystique. Et le moins qu’on puisse dire est que notre société ne lui propose rien de tel… Comment s’étonner que certains soient fascinés par les discours terroristes, ou se muent dans nos « quartiers sensibles » en chefs de bande et en assassins potentiels ? Il y a certes des fausses mystiques, des mystiques de mort, mais il n’y a pas d’humanité sans mystique : ne pas proposer de mystique, c’est à coup sûr entraîner vers la mort.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Je voudrais vous partager une lecture récente qui m’a donné à penser. Il s’agit d’une conférence d’Emmanuel Gabellieri sur la philosophe Simone Weil, morte en 1943 (à ne pas confondre avec sa quasi homonyme l’ancienne ministre Simone Veil). Ayant rejoint la France libre à Londres en 1942, Simone Weil s’interrogeait sur la manière la plus adéquate de répondre au totalitarisme nazi. Et elle était convaincue qu’il ne suffisait pas de combattre Hitler avec les seuls moyens de la guerre classique, mais qu’il fallait répondre à la mystique hitlérienne par une autre mystique. En effet, pour elle – et c’est le point essentiel, qui choqua beaucoup de gens à l’époque – le nazisme proposait une mystique, et c’était elle qui fanatisait les jeunes SS. Elle écrit à leur sujet : « prêts non seulement à risquer leur vie, mais à mourir, [ils] sont animés par une autre inspiration que le reste de l’armée [allemande], une inspiration qui ressemble à une foi, à un esprit religieux. »<br>
Pour répondre autrement que par les armes à cette mystique qui poussait au sacrifice total, Simone Weil suggérait de proposer une autre mystique dans ce qu’elle qualifiait de « guerre spirituelle ». Son idée était celle d’un corps d’infirmières « de première ligne » qui non seulement soigneraient les blessés, mais opposeraient au fanatisme des SS un service d’humanité et un esprit de sacrifice animé, non par le culte de la force, mais par ce qu’elle appelait une « tendresse maternelle ».<br>
Le projet de Simone Weil fut rejeté d’emblée, et de Gaulle la traita de « folle ». Elle devait d’ailleurs mourir quelques mois plus tard. Mais ce qui m’a touché en découvrant cette initiative effectivement peu réaliste, c’est qu’elle met en lumière une des plus tragiques déficiences de notre époque. La jeunesse, qu’elle en soit ou non consciente, est toujours à la recherche d’une mystique. Et le moins qu’on puisse dire est que notre société ne lui propose rien de tel… Comment s’étonner que certains soient fascinés par les discours terroristes, ou se muent dans nos « quartiers sensibles » en chefs de bande et en assassins potentiels ? Il y a certes des fausses mystiques, des mystiques de mort, mais il n’y a pas d’humanité sans mystique : ne pas proposer de mystique, c’est à coup sûr entraîner vers la mort.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>"Il n'y a rien au-dessus de la loi"</title><pubDate>Fri, 19 Feb 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2814902" type="audio/mpeg"/><itunes:title>"Il n'y a rien au-dessus de la loi"</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=30873</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ce mardi 16 février, les députés ont voté solennellement une loi vouée à sauvegarder les « principes républicains » et que beaucoup, non sans raison, disent clivante et liberticide. De peur de paraître stigmatiser les musulmans, elle vise trop large et place les religions sous un régime de suspicion systématique plus proche de l’esprit du « petit père Combes » que de la largeur de vues d’un Aristide Briand par exemple.&lt;br&gt;
Mais le plus grave, à mes yeux, n’est pas là. Il est dans la conception de la loi civile illustrée jadis par la phrase malheureuse de Jacques Chirac « il n’y a rien au-dessus de la loi » et reprise tout récemment par Gérald Darmanin dans une affirmation plus grave encore : « nous ne pouvons plus discuter avec des gens qui refusent d’écrire sur un papier que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu. »&lt;br&gt;
Comme le fait remarquer l’historien et sociologue Jean Baubérot, de tels propos donnent l’impression fâcheuse qu’on cherche à promouvoir une sorte de religion républicaine qui divinise la République elle-même. Or les lois humaines et la loi de Dieu ne peuvent pas être mises sur le même plan. La loi de Dieu oblige la conscience, ce qui n’est pas le cas des lois humaines : si un État se mettait en tête de demander que ses lois soient observées en conscience, il deviendrait par le fait même totalitaire.&lt;br&gt;
Les lois humaines sont toujours faillibles, et c’est pourquoi la conscience, religieuse ou non d’ailleurs, sera toujours au-dessus de la loi. Pour ne citer qu’un exemple, n’est-ce pas la conscience qui, en 1935, prescrivait de s’opposer aux lois de Nuremberg qui consacraient en Allemagne l’antisémitisme d’État ? ou la conscience qui restera notre dernier rempart contre l’instrumentalisation du corps humain que nous préparent certaines lois dites bioéthiques ?&lt;br&gt;
Mettant en garde les laïcistes radicaux de son époque, Clemenceau leur disait : « Vous rêvez de l’État idéal, et au nom de ce rêve, vous bâtissez l’omnipotence de l’État laïque qui est une tyrannie. Je ne suis pas de ce pontificat ! Nous sommes tous faillibles. » Tout est dit là par ce grand anticlérical, qui s’opposait ainsi à ceux qui voulaient remplacer le pontificat religieux par un pontificat laïque, une sorte de religion civile. C’était il y a un siècle et la leçon est toujours d’actualité. Mais il n’y a pas pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre.&lt;br&gt;
?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ce mardi 16 février, les députés ont voté solennellement une loi vouée à sauvegarder les « principes républicains » et que beaucoup, non sans raison, disent clivante et liberticide. De peur de paraître stigmatiser les musulmans, elle vise trop large et place les religions sous un régime de suspicion systématique plus proche de l’esprit du « petit père Combes » que de la largeur de vues d’un Aristide Briand par exemple.<br>
Mais le plus grave, à mes yeux, n’est pas là. Il est dans la conception de la loi civile illustrée jadis par la phrase malheureuse de Jacques Chirac « il n’y a rien au-dessus de la loi » et reprise tout récemment par Gérald Darmanin dans une affirmation plus grave encore : « nous ne pouvons plus discuter avec des gens qui refusent d’écrire sur un papier que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu. »<br>
Comme le fait remarquer l’historien et sociologue Jean Baubérot, de tels propos donnent l’impression fâcheuse qu’on cherche à promouvoir une sorte de religion républicaine qui divinise la République elle-même. Or les lois humaines et la loi de Dieu ne peuvent pas être mises sur le même plan. La loi de Dieu oblige la conscience, ce qui n’est pas le cas des lois humaines : si un État se mettait en tête de demander que ses lois soient observées en conscience, il deviendrait par le fait même totalitaire.<br>
Les lois humaines sont toujours faillibles, et c’est pourquoi la conscience, religieuse ou non d’ailleurs, sera toujours au-dessus de la loi. Pour ne citer qu’un exemple, n’est-ce pas la conscience qui, en 1935, prescrivait de s’opposer aux lois de Nuremberg qui consacraient en Allemagne l’antisémitisme d’État ? ou la conscience qui restera notre dernier rempart contre l’instrumentalisation du corps humain que nous préparent certaines lois dites bioéthiques ?<br>
Mettant en garde les laïcistes radicaux de son époque, Clemenceau leur disait : « Vous rêvez de l’État idéal, et au nom de ce rêve, vous bâtissez l’omnipotence de l’État laïque qui est une tyrannie. Je ne suis pas de ce pontificat ! Nous sommes tous faillibles. » Tout est dit là par ce grand anticlérical, qui s’opposait ainsi à ceux qui voulaient remplacer le pontificat religieux par un pontificat laïque, une sorte de religion civile. C’était il y a un siècle et la leçon est toujours d’actualité. Mais il n’y a pas pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre.<br>
?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le Carême est bientôt de retour</title><pubDate>Fri, 12 Feb 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="3049787" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le Carême est bientôt de retour</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=32526</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le Carême est bientôt de retour : le mercredi des Cendres, c’est la semaine prochaine ! Le message du Pape François pour ce Carême s’intitule : Voici que nous montons à Jérusalem : cette parole du Seigneur est une des clefs du Carême.&lt;br&gt;
En effet, la dernière montée de Jésus à Jérusalem est tout autre que fortuite : elle scelle sa décision de donner sa vie pour nous dans la Ville sainte. Elle nous rappelle par conséquent que le Carême n’est pas d’abord un temps d’ascèse, mais que c’est d’abord un temps de décision : décision de suivre le Christ pauvre, chaste et obéissant qui va accomplir jusqu’au bout la volonté du Père. Le moins qu’on puisse dire est que cela ne nous est pas naturel : il vaut la peine de relire, dans l’évangile de Marc que nous entendons cette année, l’intégralité du passage d’où est tirée la phrase nous montons à Jérusalem :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Or, ils étaient en chemin, montant vers Jérusalem, et Jésus marchait devant eux, et ils étaient saisis de stupeur, et ceux qui le suivaient avaient peur. Et, prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui devait lui arriver : « Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens ; et on le bafouera, et on crachera sur lui, et on le flagellera, et on le fera mourir, et, trois jours après, il ressuscitera. 				(Marc 10, 32-34)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est facile de se représenter la scène : Jésus marche devant, et tout le monde est à la traîne. Personne ne comprend pourquoi il est si déterminé : ils sont « saisis de stupeur », ils ont carrément « peur ». Et voilà que Jésus prend à part les Douze, et au lieu de les rassurer, il leur annonce qu’à Jérusalem il se produira des catastrophes : tout sera sous le signe de l’échec, ils perdront leur leader. Et le mot « ressusciter », à la fin, n’y change rien : qui donc peut savoir ce que veut dire « ressusciter » ?&lt;br&gt;
Nous entrons dans le deuxième Carême du temps du Covid. L’humanité entière se sent menacée par toutes sortes de dangers, elle a peur pour l’avenir. Imaginons maintenant un chef, quel qu’il soit, qui nous dise : « je vous emmène affronter la mort, et moi le premier je vais y laisser ma peau ». Nous réagirions sûrement très négativement ! Eh bien, c’est exactement ce que fait Jésus… Mais nos chefs politiques ne nous disent pas cela : ils nous disent que tout va s’arranger, que la situation est sous contrôle, et que leurs choix sont bien sûr les bons. Nous voilà rassurés. Mais cette sureté de soi est-elle si rassurante, en définitive ? Et si c’était Jésus qui avait raison ? Nous avons tout le Carême pour nous poser la question.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le Carême est bientôt de retour : le mercredi des Cendres, c’est la semaine prochaine ! Le message du Pape François pour ce Carême s’intitule : Voici que nous montons à Jérusalem : cette parole du Seigneur est une des clefs du Carême.<br>
En effet, la dernière montée de Jésus à Jérusalem est tout autre que fortuite : elle scelle sa décision de donner sa vie pour nous dans la Ville sainte. Elle nous rappelle par conséquent que le Carême n’est pas d’abord un temps d’ascèse, mais que c’est d’abord un temps de décision : décision de suivre le Christ pauvre, chaste et obéissant qui va accomplir jusqu’au bout la volonté du Père. Le moins qu’on puisse dire est que cela ne nous est pas naturel : il vaut la peine de relire, dans l’évangile de Marc que nous entendons cette année, l’intégralité du passage d’où est tirée la phrase nous montons à Jérusalem :</p><p>Or, ils étaient en chemin, montant vers Jérusalem, et Jésus marchait devant eux, et ils étaient saisis de stupeur, et ceux qui le suivaient avaient peur. Et, prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui devait lui arriver : « Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens ; et on le bafouera, et on crachera sur lui, et on le flagellera, et on le fera mourir, et, trois jours après, il ressuscitera. 				(Marc 10, 32-34)</p><p>Il est facile de se représenter la scène : Jésus marche devant, et tout le monde est à la traîne. Personne ne comprend pourquoi il est si déterminé : ils sont « saisis de stupeur », ils ont carrément « peur ». Et voilà que Jésus prend à part les Douze, et au lieu de les rassurer, il leur annonce qu’à Jérusalem il se produira des catastrophes : tout sera sous le signe de l’échec, ils perdront leur leader. Et le mot « ressusciter », à la fin, n’y change rien : qui donc peut savoir ce que veut dire « ressusciter » ?<br>
Nous entrons dans le deuxième Carême du temps du Covid. L’humanité entière se sent menacée par toutes sortes de dangers, elle a peur pour l’avenir. Imaginons maintenant un chef, quel qu’il soit, qui nous dise : « je vous emmène affronter la mort, et moi le premier je vais y laisser ma peau ». Nous réagirions sûrement très négativement ! Eh bien, c’est exactement ce que fait Jésus… Mais nos chefs politiques ne nous disent pas cela : ils nous disent que tout va s’arranger, que la situation est sous contrôle, et que leurs choix sont bien sûr les bons. Nous voilà rassurés. Mais cette sureté de soi est-elle si rassurante, en définitive ? Et si c’était Jésus qui avait raison ? Nous avons tout le Carême pour nous poser la question.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Malades et santé</title><pubDate>Fri, 05 Feb 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2767635" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Malades et santé</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=34141</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, est connu pour être la journée mondiale du malade. Mais le dimanche qui précède, cette année le 7 février, est la journée de la santé ! Le rapprochement de ces deux journées – journée du malade et journée de la santé – pourrait sembler plaisant et prêter à sourire, mais il est très sérieux. Au centre du dimanche de la santé, il y a en effet le « monde de la santé », c’est-à-dire les structures et surtout les personnes qui prennent soin des malades. Même si en ce moment vous êtes bien portant, non loin de chez vous existent des lieux et des personnes qui vous accueilleront peut-être un jour pour vous soigner, et qui d’ores et déjà accueillent d’autres frères et sœurs qui ont été comme vous en bonne santé et qui sont maintenant malades.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous savons tous à quel point ces personnes, médecins et soignants en particulier, ont été sollicitées depuis un an, parfois bien au-delà de leurs forces, parfois même au point d’y laisser à leur tour leur santé. « La pandémie, écrit le Pape François dans son message pour la journée du malade, a mis en relief le dévouement et la générosité d’agents sanitaires, de volontaires, de travailleurs et de travailleuses, de prêtres, de religieux et de religieuses qui, avec professionnalisme, abnégation, sens de la responsabilité et amour du prochain, ont aidé, soigné, réconforté et servi beaucoup de malades et leurs familles. Une foule silencieuse d’hommes et de femmes qui ont choisi de regarder ces visages, en prenant en charge les blessures des patients qu’ils sentaient proches en vertu de leur appartenance commune à la famille humaine. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces paroles du Pape nous rappellent une réalité profonde : la maladie nous met à part ; mais comme d’autres situations de précarité et de détresse, elle peut aussi paradoxalement nous rapprocher, et en ce sens nous faire grandir en humanité, que nous soyons du côté des malades ou de ceux qui les soignent et les visitent. En effet, là où le mal abonde, l’amour peut surabonder : « l’amour fraternel dans le Christ, écrit encore le Pape, engendre une communauté capable de guérison. » Et le ciment de cette communauté, c’est le Christ-Médecin, Lui qui n’est pas venu pour les bien-portants mais pour les malades et qui n’appelle pas les justes mais les pécheurs (cf. Matthieu 8, 12-13).&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, est connu pour être la journée mondiale du malade. Mais le dimanche qui précède, cette année le 7 février, est la journée de la santé ! Le rapprochement de ces deux journées – journée du malade et journée de la santé – pourrait sembler plaisant et prêter à sourire, mais il est très sérieux. Au centre du dimanche de la santé, il y a en effet le « monde de la santé », c’est-à-dire les structures et surtout les personnes qui prennent soin des malades. Même si en ce moment vous êtes bien portant, non loin de chez vous existent des lieux et des personnes qui vous accueilleront peut-être un jour pour vous soigner, et qui d’ores et déjà accueillent d’autres frères et sœurs qui ont été comme vous en bonne santé et qui sont maintenant malades.</p><p>Nous savons tous à quel point ces personnes, médecins et soignants en particulier, ont été sollicitées depuis un an, parfois bien au-delà de leurs forces, parfois même au point d’y laisser à leur tour leur santé. « La pandémie, écrit le Pape François dans son message pour la journée du malade, a mis en relief le dévouement et la générosité d’agents sanitaires, de volontaires, de travailleurs et de travailleuses, de prêtres, de religieux et de religieuses qui, avec professionnalisme, abnégation, sens de la responsabilité et amour du prochain, ont aidé, soigné, réconforté et servi beaucoup de malades et leurs familles. Une foule silencieuse d’hommes et de femmes qui ont choisi de regarder ces visages, en prenant en charge les blessures des patients qu’ils sentaient proches en vertu de leur appartenance commune à la famille humaine. »</p><p>Ces paroles du Pape nous rappellent une réalité profonde : la maladie nous met à part ; mais comme d’autres situations de précarité et de détresse, elle peut aussi paradoxalement nous rapprocher, et en ce sens nous faire grandir en humanité, que nous soyons du côté des malades ou de ceux qui les soignent et les visitent. En effet, là où le mal abonde, l’amour peut surabonder : « l’amour fraternel dans le Christ, écrit encore le Pape, engendre une communauté capable de guérison. » Et le ciment de cette communauté, c’est le Christ-Médecin, Lui qui n’est pas venu pour les bien-portants mais pour les malades et qui n’appelle pas les justes mais les pécheurs (cf. Matthieu 8, 12-13).</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Auprès de Saint Jean-Marie Vianney</title><pubDate>Fri, 29 Jan 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2965781" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Auprès de Saint Jean-Marie Vianney</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=35775</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;L’avant-dernière semaine de janvier est la date habituelle de la retraite pastorale proposée aux prêtres et diacres du diocèse de Blois. Petite retraite cette année, car la situation sanitaire a dissuadé un certain nombre d’aînés de partir avec nous. Nous nous sommes donc retrouvés une quinzaine pour partir à la rencontre de saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars.&lt;br&gt;
Saint Jean-Marie Vianney est né en 1886 aux portes de Lyon, à Dardilly, dans une famille de cultivateurs relativement aisés. La Révolution et les persécutions contre les prêtres lui valent une formation chrétienne un peu différée et une scolarisation à 17 ans seulement. Ses difficultés dans les études sont restées légendaires, mais il était fort intelligent, ainsi que cela se révèlera plus tard. Notons que son formateur en vue du séminaire fut l’abbé Charles Balley, qui était avant la Révolution curé de Choue dans notre diocèse et qui en avait été chassé par l’évêque constitutionnel, l’abbé Grégoire.&lt;br&gt;
Ordonné prêtre à 29 ans en 1815, Jean-Marie Vianney est nommé en 1818 desservant d’Ars, un village qui se trouve dans l’Ain, à une trentaine de kilomètres de Lyon. Il y restera 41 ans jusqu’à sa mort en 1859, et sa réputation de sainteté y attirera des foules de plus en plus nombreuses. Il a été proclamé patron de tous les curés de paroisse.&lt;br&gt;
Notre retraite-pèlerinage ne se limitera pas à Ars, car la région lyonnaise au 19e siècle a vu fleurir partout la sainteté. Nous ferons donc une visite à Lyon au Prado, une ancienne salle de bal transformée en chapelle par le bienheureux Antoine Chevrier, prêtre lyonnais de quarante ans plus jeune que saint Jean-Marie Vianney et converti par la détresse des plus démunis. Dans cette retraite et ce périple que nous avons la grâce de faire à la suite des saints, nous portons tout le diocèse de Blois dans notre prière. Merci de prier de votre côté pour que le fait de mieux connaître de saints prêtres fasse de nous tous de saints pasteurs qui sauront vous aider à vous rapprocher de Dieu.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>L’avant-dernière semaine de janvier est la date habituelle de la retraite pastorale proposée aux prêtres et diacres du diocèse de Blois. Petite retraite cette année, car la situation sanitaire a dissuadé un certain nombre d’aînés de partir avec nous. Nous nous sommes donc retrouvés une quinzaine pour partir à la rencontre de saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars.<br>
Saint Jean-Marie Vianney est né en 1886 aux portes de Lyon, à Dardilly, dans une famille de cultivateurs relativement aisés. La Révolution et les persécutions contre les prêtres lui valent une formation chrétienne un peu différée et une scolarisation à 17 ans seulement. Ses difficultés dans les études sont restées légendaires, mais il était fort intelligent, ainsi que cela se révèlera plus tard. Notons que son formateur en vue du séminaire fut l’abbé Charles Balley, qui était avant la Révolution curé de Choue dans notre diocèse et qui en avait été chassé par l’évêque constitutionnel, l’abbé Grégoire.<br>
Ordonné prêtre à 29 ans en 1815, Jean-Marie Vianney est nommé en 1818 desservant d’Ars, un village qui se trouve dans l’Ain, à une trentaine de kilomètres de Lyon. Il y restera 41 ans jusqu’à sa mort en 1859, et sa réputation de sainteté y attirera des foules de plus en plus nombreuses. Il a été proclamé patron de tous les curés de paroisse.<br>
Notre retraite-pèlerinage ne se limitera pas à Ars, car la région lyonnaise au 19e siècle a vu fleurir partout la sainteté. Nous ferons donc une visite à Lyon au Prado, une ancienne salle de bal transformée en chapelle par le bienheureux Antoine Chevrier, prêtre lyonnais de quarante ans plus jeune que saint Jean-Marie Vianney et converti par la détresse des plus démunis. Dans cette retraite et ce périple que nous avons la grâce de faire à la suite des saints, nous portons tout le diocèse de Blois dans notre prière. Merci de prier de votre côté pour que le fait de mieux connaître de saints prêtres fasse de nous tous de saints pasteurs qui sauront vous aider à vous rapprocher de Dieu.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Saint Joseph</title><pubDate>Fri, 15 Jan 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2953618" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Saint Joseph</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=38942</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il y a 150 ans, le pape Pie IX proclamait saint Joseph patron de l’Église universelle. Le 8 décembre dernier, le pape François a annoncé pour l’Église une année saint Joseph, qui s’achèvera le 8 décembre 2021.&lt;br&gt;
François a également publié une longue lettre apostolique intitulée Patris corde, un cœur de père. Ce cœur, c’est celui de Joseph, et le Pape se plaît à en détailler les vertus. C’est d’abord un cœur de serviteur, car Joseph a fait de sa vie entière un service ; c’est aussi celui en qui Jésus a vu le reflet de la tendresse du Père des cieux, mais qui, sachant que toute paternité sur la terre est imparfaite, a su remettre sa faiblesse et ses limites à Dieu pour qu’il lui donne toutes les grâces dont il avait besoin pour remplir sa mission.&lt;br&gt;
Joseph est aussi un modèle d’obéissance, d’abord dans sa manière de ne pas anticiper le jugement de Dieu quand il voit que Marie est enceinte : au lieu de juger, il attend que Dieu lui révèle le sens de cet événement qu’il ne comprend pas. Et quand l’ange du Seigneur lui donne à la fois l’intelligence de ce qui se passe en Marie et les ordres qu’il doit exécuter, il le fait et il commence alors à exercer sa paternité. Joseph, dit le Pape, « laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire. Si nous ne nous réconcilions pas avec notre histoire, nous ne réussirons pas à faire le pas suivant parce que nous resterons toujours otages de nos attentes et des déceptions qui en découlent. »&lt;br&gt;
Mais Joseph n’est pas un exécutant sans initiative : c’est « un père au courage créatif », qui apporte une collaboration active et inventive au plan de salut de Dieu. Lui qui n’appartient pas au monde des puissants, il nous montre la bonne attitude pour changer le cours des événements et influer sur la marche du monde, simplement en faisant ce que l’on doit. Par son courage créatif, nous dit le Pape, il réussit toujours à « transformer les problèmes en opportunités en faisant confiance à la Providence » : quel meilleur saint patron et quel meilleur exemple pourrions-nous avoir alors que tant d’incertitudes pèsent sur nous ?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il y a 150 ans, le pape Pie IX proclamait saint Joseph patron de l’Église universelle. Le 8 décembre dernier, le pape François a annoncé pour l’Église une année saint Joseph, qui s’achèvera le 8 décembre 2021.<br>
François a également publié une longue lettre apostolique intitulée Patris corde, un cœur de père. Ce cœur, c’est celui de Joseph, et le Pape se plaît à en détailler les vertus. C’est d’abord un cœur de serviteur, car Joseph a fait de sa vie entière un service ; c’est aussi celui en qui Jésus a vu le reflet de la tendresse du Père des cieux, mais qui, sachant que toute paternité sur la terre est imparfaite, a su remettre sa faiblesse et ses limites à Dieu pour qu’il lui donne toutes les grâces dont il avait besoin pour remplir sa mission.<br>
Joseph est aussi un modèle d’obéissance, d’abord dans sa manière de ne pas anticiper le jugement de Dieu quand il voit que Marie est enceinte : au lieu de juger, il attend que Dieu lui révèle le sens de cet événement qu’il ne comprend pas. Et quand l’ange du Seigneur lui donne à la fois l’intelligence de ce qui se passe en Marie et les ordres qu’il doit exécuter, il le fait et il commence alors à exercer sa paternité. Joseph, dit le Pape, « laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire. Si nous ne nous réconcilions pas avec notre histoire, nous ne réussirons pas à faire le pas suivant parce que nous resterons toujours otages de nos attentes et des déceptions qui en découlent. »<br>
Mais Joseph n’est pas un exécutant sans initiative : c’est « un père au courage créatif », qui apporte une collaboration active et inventive au plan de salut de Dieu. Lui qui n’appartient pas au monde des puissants, il nous montre la bonne attitude pour changer le cours des événements et influer sur la marche du monde, simplement en faisant ce que l’on doit. Par son courage créatif, nous dit le Pape, il réussit toujours à « transformer les problèmes en opportunités en faisant confiance à la Providence » : quel meilleur saint patron et quel meilleur exemple pourrions-nous avoir alors que tant d’incertitudes pèsent sur nous ?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Meilleure année</title><pubDate>Fri, 08 Jan 2021 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="3043904" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Meilleure année</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=40368</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis, beaucoup de cartes de vœux en ce début d’année portent, à côté ou à la place du classique « bonne année », la mention « meilleure année ». En effet, il est des années qu’on voit s’achever avec un sentiment de soulagement… Et comme la nature humaine est heureusement portée à espérer un avenir meilleur que le passé, on se prend à espérer et à souhaiter beaucoup de choses pour les uns et pour les autres. Il y a là un phénomène ultra-classique, qui fonctionne encore mieux quand on ressort mécontent ou découragé d’une année difficile.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais qu’est-ce donc qu’une « meilleure année » ? C’est bien sûr une année où nous pourrons peut-être dire que l’épidémie du coronavirus a été vaincue, ou du moins maîtrisée. C’est une année où les conséquences économiques et sociales de cette épidémie auront pu au moins être limitées, où les plus fragiles d’entre nous auront été pris en compte et aidés à s’en sortir. Mais c’est aussi, et peut-être d’abord, une année où nous aurons progressé dans la « culture du soin », comme nous y appelle le Pape François ; une année où le soin que nous prendrons les uns des autres se transformera pour notre humanité en un véritable « parcours de paix » – autre expression qu’utilise le Pape dans ses vœux de Nouvel An. Rappelant que la crise sanitaire aggrave « des crises liées entre elles, climatique, alimentaire, économie et migratoire », il nous propose « les principes de la Doctrine sociale de l’Église comme boussole » et « la dignité inaliénable de la personne humaine comme gouvernail ». Bref, il nous met en garde contre le sauve-qui-peut individualiste et il nous appelle à nous comporter en frères les uns des autres : Fratelli tutti, « tous frères », c’est le titre de sa dernière encyclique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une autre expression que nous entendons souvent et que nous utilisons sans doute nous-mêmes est : « prenez soin de vous ». Sur ce point précis, le Pape nous appelle aussi à une révolution copernicienne, puisqu’il nous dit en substance « prenez d’abord soin des autres, et les autres à leur tour prendront soin de vous ». Ce n’est d’ailleurs que la transposition d’une parole de l’Évangile : « tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le d’abord pour eux : voilà la Loi et les prophètes » (Matthieu 7, 12).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors, que vous souhaitez de plus beau en ce début d’année que de mettre en pratique cette parole ? Le bonheur collectif ne se trouve pas dans la sécurité, sécuritaire ou sanitaire : il se trouve dans ce que le Pape appelle la « charité sociale », c’est-à-dire l’amour mutuel comme moteur de la vie sociale et politique. Une utopie ? À nous de démontrer que ce n’en est pas une, mais que c’est un magnifique défi de fraternité !&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis, beaucoup de cartes de vœux en ce début d’année portent, à côté ou à la place du classique « bonne année », la mention « meilleure année ». En effet, il est des années qu’on voit s’achever avec un sentiment de soulagement… Et comme la nature humaine est heureusement portée à espérer un avenir meilleur que le passé, on se prend à espérer et à souhaiter beaucoup de choses pour les uns et pour les autres. Il y a là un phénomène ultra-classique, qui fonctionne encore mieux quand on ressort mécontent ou découragé d’une année difficile.</p><p>Mais qu’est-ce donc qu’une « meilleure année » ? C’est bien sûr une année où nous pourrons peut-être dire que l’épidémie du coronavirus a été vaincue, ou du moins maîtrisée. C’est une année où les conséquences économiques et sociales de cette épidémie auront pu au moins être limitées, où les plus fragiles d’entre nous auront été pris en compte et aidés à s’en sortir. Mais c’est aussi, et peut-être d’abord, une année où nous aurons progressé dans la « culture du soin », comme nous y appelle le Pape François ; une année où le soin que nous prendrons les uns des autres se transformera pour notre humanité en un véritable « parcours de paix » – autre expression qu’utilise le Pape dans ses vœux de Nouvel An. Rappelant que la crise sanitaire aggrave « des crises liées entre elles, climatique, alimentaire, économie et migratoire », il nous propose « les principes de la Doctrine sociale de l’Église comme boussole » et « la dignité inaliénable de la personne humaine comme gouvernail ». Bref, il nous met en garde contre le sauve-qui-peut individualiste et il nous appelle à nous comporter en frères les uns des autres : Fratelli tutti, « tous frères », c’est le titre de sa dernière encyclique.</p><p>Une autre expression que nous entendons souvent et que nous utilisons sans doute nous-mêmes est : « prenez soin de vous ». Sur ce point précis, le Pape nous appelle aussi à une révolution copernicienne, puisqu’il nous dit en substance « prenez d’abord soin des autres, et les autres à leur tour prendront soin de vous ». Ce n’est d’ailleurs que la transposition d’une parole de l’Évangile : « tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le d’abord pour eux : voilà la Loi et les prophètes » (Matthieu 7, 12).</p><p>Alors, que vous souhaitez de plus beau en ce début d’année que de mettre en pratique cette parole ? Le bonheur collectif ne se trouve pas dans la sécurité, sécuritaire ou sanitaire : il se trouve dans ce que le Pape appelle la « charité sociale », c’est-à-dire l’amour mutuel comme moteur de la vie sociale et politique. Une utopie ? À nous de démontrer que ce n’en est pas une, mais que c’est un magnifique défi de fraternité !</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Message de Noël</title><pubDate>Fri, 25 Dec 2020 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="4243028" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Message de Noël</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=42052</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>NÉOLIBÉRALISME : DISPARITÉS SOCIALES, OPPRESSION POLITIQUE</title><pubDate>Fri, 11 Dec 2020 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2371911" type="audio/mpeg"/><itunes:title>NÉOLIBÉRALISME : DISPARITÉS SOCIALES, OPPRESSION POLITIQUE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=44315</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Juste avant l’été paraissait un essai d’Edgar Morin intitulé Changeons de voie et qui tentait de tirer les premières leçons de la crise du coronavirus. J’en ai surtout retenu la condamnation sans appel du néolibéralisme et de son mensonge fondamental consistant à réduire « toute politique à l’économique et tout économique à la doctrine de la libre concurrence comme solution à tous les problèmes sociaux » (page 53). À ce premier mensonge, écrit Edgar Morin, s’en ajoute un deuxième non moins pernicieux : le mensonge du « ruissellement », vigoureusement condamné par le pape François (Fratelli tutti, n°168), selon lequel l’accroissement exponentiel de la richesse des plus riches finira toujours par ruisseler sur les plus défavorisés.&lt;br&gt;
Il est un autre point sur lequel je voudrais m’arrêter car il est au cœur du débat sur la loi dite de « sécurité globale » et de son trop fameux article 24. Des économistes comme Gaël Giraud nous aident à prendre conscience que le néolibéralisme, qui se donne pour un parangon de défense des libertés individuelles, finit par avoir besoin de devenir autoritaire pour arriver à ses fins.&lt;br&gt;
Son autoritarisme se traduit dans un premier temps par la prolifération des règlementations et de la bureaucratie. « Si vous êtes néolibéral, vous croyez que tout se résout par l’instauration d’un marché concurrentiel. Mais comme ce "marché" n’existe pas, il va vous falloir beaucoup d’employés de bureau pour l’imposer et le faire fonctionner » (Gaël Giraud). Mais la tentation sera aussi de plus en plus grande d’enjamber allègrement la lenteur des processus démocratiques – ce dont témoigne la loi de « sécurité globale ». N’oublions pas que les pays les plus en pointe du néolibéralisme sont la Chine ou Singapour, des États qui exercent sur les individus une surveillance de tous les instants : il y aurait en Chine, dit-on, une caméra de surveillance pour deux habitants ! Quant aux États-Unis, s’ils restent un pays démocratique, ils n’en sont pas moins un des pays où les diverses formes de répression sont les plus violentes.&lt;br&gt;
À l’approche de Noël et de la naissance du Libérateur, tout cela nous rappelle combien l’humanité est douée pour s’infliger à elle-même les pires esclavages.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Juste avant l’été paraissait un essai d’Edgar Morin intitulé Changeons de voie et qui tentait de tirer les premières leçons de la crise du coronavirus. J’en ai surtout retenu la condamnation sans appel du néolibéralisme et de son mensonge fondamental consistant à réduire « toute politique à l’économique et tout économique à la doctrine de la libre concurrence comme solution à tous les problèmes sociaux » (page 53). À ce premier mensonge, écrit Edgar Morin, s’en ajoute un deuxième non moins pernicieux : le mensonge du « ruissellement », vigoureusement condamné par le pape François (Fratelli tutti, n°168), selon lequel l’accroissement exponentiel de la richesse des plus riches finira toujours par ruisseler sur les plus défavorisés.<br>
Il est un autre point sur lequel je voudrais m’arrêter car il est au cœur du débat sur la loi dite de « sécurité globale » et de son trop fameux article 24. Des économistes comme Gaël Giraud nous aident à prendre conscience que le néolibéralisme, qui se donne pour un parangon de défense des libertés individuelles, finit par avoir besoin de devenir autoritaire pour arriver à ses fins.<br>
Son autoritarisme se traduit dans un premier temps par la prolifération des règlementations et de la bureaucratie. « Si vous êtes néolibéral, vous croyez que tout se résout par l’instauration d’un marché concurrentiel. Mais comme ce "marché" n’existe pas, il va vous falloir beaucoup d’employés de bureau pour l’imposer et le faire fonctionner » (Gaël Giraud). Mais la tentation sera aussi de plus en plus grande d’enjamber allègrement la lenteur des processus démocratiques – ce dont témoigne la loi de « sécurité globale ». N’oublions pas que les pays les plus en pointe du néolibéralisme sont la Chine ou Singapour, des États qui exercent sur les individus une surveillance de tous les instants : il y aurait en Chine, dit-on, une caméra de surveillance pour deux habitants ! Quant aux États-Unis, s’ils restent un pays démocratique, ils n’en sont pas moins un des pays où les diverses formes de répression sont les plus violentes.<br>
À l’approche de Noël et de la naissance du Libérateur, tout cela nous rappelle combien l’humanité est douée pour s’infliger à elle-même les pires esclavages.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Bientôt l'Avent</title><pubDate>Fri, 27 Nov 2020 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2730016" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Bientôt l'Avent</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=46825</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Oublions un instant tous les inconvénients et les drames de notre vie quotidienne et pensons à cette bonne nouvelle : nous allons changer d’année ! Car l’année ne commence pas le 1er janvier, qui n’est qu’une date conventionnelle : pour nous chrétiens, elle commence le premier dimanche de l’Avent que nous espérons bien pouvoir célébrer ensemble dans l’assemblée liturgique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’Avent signifie la venue, ou mieux encore l’avènement. En ces temps où l’avenir nous paraît incertain, l’Avent nous tourne vers la rencontre d’un Visage, celui du Christ qui vient dans la gloire. Rappelons-nous l’évangile de dimanche dernier : tous ceux à qui s’adresse le Roi de gloire lui disent : « Seigneur, quand t’avons-nous vu ? » Justement, l’Avent nous est donné pour nous apprendre à le voir qui vient à notre rencontre, de manière à ne pas être surpris lors de son ultime avènement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À l’époque où l’empereur Hadrien achevait à Rome la construction du Panthéon, il avait laissé la coupole de l’édifice ouverte sur le ciel grâce à un oculus ménagé à son sommet. Cette ouverture existe toujours aujourd’hui, et le regard n’y distingue rien d’autre que les nuages et les étoiles. Dans les églises byzantines au contraire, la coupole n’est plus ouverte sur le ciel, mais sur un visage d’homme représenté en fresque ou en mosaïque et qui nous regarde : à la symbolique céleste de l’inaccessible se substitue une symbolique nouvelle, celle d’un Dieu qui s’est fait proche et qui, élevé dans la gloire, ne cesse pas d’être l’un d’entre nous et de diriger son regard vers nous. C’est certainement ce Visage que l’on pourra à nouveau contempler à l’intérieur de la coupole de Sainte-Sophie de Constantinople, le jour où seront retirés les badigeons qui y ont été apposés lorsque Sainte-Sophie est devenue une mosquée. Mais peut-être d’ici-là le second avènement du Christ aura-t-il déjà eu lieu !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout le temps de l’Avent est rayonnant de cette certitude de la proximité du Seigneur : je vous souhaite un Avent plein d’espérance !&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Oublions un instant tous les inconvénients et les drames de notre vie quotidienne et pensons à cette bonne nouvelle : nous allons changer d’année ! Car l’année ne commence pas le 1er janvier, qui n’est qu’une date conventionnelle : pour nous chrétiens, elle commence le premier dimanche de l’Avent que nous espérons bien pouvoir célébrer ensemble dans l’assemblée liturgique.</p><p>L’Avent signifie la venue, ou mieux encore l’avènement. En ces temps où l’avenir nous paraît incertain, l’Avent nous tourne vers la rencontre d’un Visage, celui du Christ qui vient dans la gloire. Rappelons-nous l’évangile de dimanche dernier : tous ceux à qui s’adresse le Roi de gloire lui disent : « Seigneur, quand t’avons-nous vu ? » Justement, l’Avent nous est donné pour nous apprendre à le voir qui vient à notre rencontre, de manière à ne pas être surpris lors de son ultime avènement.</p><p>À l’époque où l’empereur Hadrien achevait à Rome la construction du Panthéon, il avait laissé la coupole de l’édifice ouverte sur le ciel grâce à un oculus ménagé à son sommet. Cette ouverture existe toujours aujourd’hui, et le regard n’y distingue rien d’autre que les nuages et les étoiles. Dans les églises byzantines au contraire, la coupole n’est plus ouverte sur le ciel, mais sur un visage d’homme représenté en fresque ou en mosaïque et qui nous regarde : à la symbolique céleste de l’inaccessible se substitue une symbolique nouvelle, celle d’un Dieu qui s’est fait proche et qui, élevé dans la gloire, ne cesse pas d’être l’un d’entre nous et de diriger son regard vers nous. C’est certainement ce Visage que l’on pourra à nouveau contempler à l’intérieur de la coupole de Sainte-Sophie de Constantinople, le jour où seront retirés les badigeons qui y ont été apposés lorsque Sainte-Sophie est devenue une mosquée. Mais peut-être d’ici-là le second avènement du Christ aura-t-il déjà eu lieu !</p><p>Tout le temps de l’Avent est rayonnant de cette certitude de la proximité du Seigneur : je vous souhaite un Avent plein d’espérance !</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>FANATISME ET IDOLÂTRIE</title><pubDate>Fri, 20 Nov 2020 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2576221" type="audio/mpeg"/><itunes:title>FANATISME ET IDOLÂTRIE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=47959</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Du fanatisme, sous-titré Quand la religion est malade, est un essai d’Adrien Candiard, un jeune dominicain français vivant au Caire. Je recommande vivement la lecture de ce texte, de son premier chapitre en particulier.&lt;br&gt;
Réfléchissant sur le fanatisme qui conduit au terrorisme et à l’assassinat, Adrien Candiard énonce un paradoxe qui donne beaucoup à penser. Habituellement, on considère que le fanatisme est le résultat d’une sorte d’« excès de Dieu » dans la vie de quelqu’un, un excès qui le pousse à des actes insensés, comme lorsqu’on abuse de l’alcool. Pour Adrien Candiard au contraire, le fanatisme ne résulte pas de l’excès de Dieu, mais de sa tragique absence. Pourquoi cela ? Parce qu’on a mis autre chose à la place de Dieu.&lt;br&gt;
Le théologien musulman médiéval IBN TAYMIYYA est le théoricien d’un islam rigoriste dans lequel depuis un siècle le salafisme a trouvé son inspiration. Selon cette école de pensée, Dieu est si transcendant qu’il est totalement inaccessible et inconnaissable ; la seule chose que nous pouvons connaître de lui, c’est ce qu’il nous commande. C’est ainsi que ce Dieu absent se trouve remplacé par sa volonté, sous la forme d’une loi qu’il faut accomplir aveuglément et dans les moindres détails. Un vrai croyant ne s’en tiendra pas là : il exigera que tous en fassent autant. Chacun sait que l’amour ne se commande pas ; mais dès lors qu’il ne s’agit plus d’aimer Dieu, mais seulement de lui obéir, la contrainte devient parfaitement légitime – et elle peut aller jusqu’à la mise à mort des récalcitrants.&lt;br&gt;
Je viens de résumer à grands traits la démonstration d’Adrien Candiard, dont, encore une fois, je vous recommande la lecture. Car elle nous concerne tous : non seulement à cause de sa lecture du fanatisme, mais aussi parce que tout croyant peut éprouver dans sa vie la tentation de remplacer Dieu par autre chose que lui. Ce n’est pas nécessairement du fanatisme, mais c’est bel et bien de l’idôlatrie.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Du fanatisme, sous-titré Quand la religion est malade, est un essai d’Adrien Candiard, un jeune dominicain français vivant au Caire. Je recommande vivement la lecture de ce texte, de son premier chapitre en particulier.<br>
Réfléchissant sur le fanatisme qui conduit au terrorisme et à l’assassinat, Adrien Candiard énonce un paradoxe qui donne beaucoup à penser. Habituellement, on considère que le fanatisme est le résultat d’une sorte d’« excès de Dieu » dans la vie de quelqu’un, un excès qui le pousse à des actes insensés, comme lorsqu’on abuse de l’alcool. Pour Adrien Candiard au contraire, le fanatisme ne résulte pas de l’excès de Dieu, mais de sa tragique absence. Pourquoi cela ? Parce qu’on a mis autre chose à la place de Dieu.<br>
Le théologien musulman médiéval IBN TAYMIYYA est le théoricien d’un islam rigoriste dans lequel depuis un siècle le salafisme a trouvé son inspiration. Selon cette école de pensée, Dieu est si transcendant qu’il est totalement inaccessible et inconnaissable ; la seule chose que nous pouvons connaître de lui, c’est ce qu’il nous commande. C’est ainsi que ce Dieu absent se trouve remplacé par sa volonté, sous la forme d’une loi qu’il faut accomplir aveuglément et dans les moindres détails. Un vrai croyant ne s’en tiendra pas là : il exigera que tous en fassent autant. Chacun sait que l’amour ne se commande pas ; mais dès lors qu’il ne s’agit plus d’aimer Dieu, mais seulement de lui obéir, la contrainte devient parfaitement légitime – et elle peut aller jusqu’à la mise à mort des récalcitrants.<br>
Je viens de résumer à grands traits la démonstration d’Adrien Candiard, dont, encore une fois, je vous recommande la lecture. Car elle nous concerne tous : non seulement à cause de sa lecture du fanatisme, mais aussi parce que tout croyant peut éprouver dans sa vie la tentation de remplacer Dieu par autre chose que lui. Ce n’est pas nécessairement du fanatisme, mais c’est bel et bien de l’idôlatrie.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>UNE DÉMOCRATIE MAL EN POINT</title><pubDate>Fri, 13 Nov 2020 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2568290" type="audio/mpeg"/><itunes:title>UNE DÉMOCRATIE MAL EN POINT</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=49054</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;L’élection du nouveau président des États-Unis est riche d’enseignements pour nous tous. Depuis le début du siècle en effet, nous voyons apparaître en de nombreux pays des démocraties dites « illibérales » avec à leur tête des dirigeants populistes. Et quoi que nous puissions en penser, il apparaît de plus en plus que ces dirigeants sont en phase avec toute une partie de la population de ces pays, qui se sentait jusque-là méprisée et incomprise.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il faut être conscients que la défaite de Donald Trump ne guérit aucune des fractures qui divisent la société américaine. C’est ce qui explique que le comportement de ce nouveau roi Ubu n’ait pas soulevé contre lui le raz de marée prédit par les sondages et salué à l’avance par les médias. Un commentateur avouait la semaine dernière : « aux États-Unis, les démocrates sont en décalage ». En décalage avec qui, avec quoi ? Il faudra prendre le temps d’examiner de près cette question.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le populisme est indigne du peuple, parce que le peuple vaut beaucoup mieux que ceux qui, sous prétexte de répondre à ses aspirations, le déshonorent en l’instrumentalisant. Mais il vaut beaucoup mieux aussi que ceux qui le méprisent et n’aspirent qu’à le contourner pour promouvoir leurs objectifs idéologiques et leurs intérêts communautaristes. Il est à craindre que les délires sociétaux des élites et les égarements du peuple, prêt dans son désespoir à accorder crédit aux mensonges du premier démagogue venu, ne grandissent à proportion l’un de l’autre. L’éloignement, alors, devient inéluctable. C’est ce qu’a dénoncé Marcel Gauchet en ces termes : « La post-vérité [démagogique] est le rejeton adultérin du politiquement correct. Ses énormités transgressives ne se conçoivent qu’en réaction aux euphémismes lénifiants et aux interdits sournois dictés par le moralisme officiel. La censure insidieuse des aspects de la réalité sur lesquels la bienséance commande de jeter le voile ouvre la porte à leur amplification effrontée. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À cet égard, les États-Unis n’ont rien résolu de leurs contradictions : avec leurs Républicains piteusement enlisés dans les outrances du trumpisme et leurs Démocrates favoris des médias mais toujours « en décalage » avec le peuple, ils sont aussi un laboratoire qui anticipe peut-être nos propres déchirements dans les années à venir.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>L’élection du nouveau président des États-Unis est riche d’enseignements pour nous tous. Depuis le début du siècle en effet, nous voyons apparaître en de nombreux pays des démocraties dites « illibérales » avec à leur tête des dirigeants populistes. Et quoi que nous puissions en penser, il apparaît de plus en plus que ces dirigeants sont en phase avec toute une partie de la population de ces pays, qui se sentait jusque-là méprisée et incomprise.</p><p>Il faut être conscients que la défaite de Donald Trump ne guérit aucune des fractures qui divisent la société américaine. C’est ce qui explique que le comportement de ce nouveau roi Ubu n’ait pas soulevé contre lui le raz de marée prédit par les sondages et salué à l’avance par les médias. Un commentateur avouait la semaine dernière : « aux États-Unis, les démocrates sont en décalage ». En décalage avec qui, avec quoi ? Il faudra prendre le temps d’examiner de près cette question.</p><p>Le populisme est indigne du peuple, parce que le peuple vaut beaucoup mieux que ceux qui, sous prétexte de répondre à ses aspirations, le déshonorent en l’instrumentalisant. Mais il vaut beaucoup mieux aussi que ceux qui le méprisent et n’aspirent qu’à le contourner pour promouvoir leurs objectifs idéologiques et leurs intérêts communautaristes. Il est à craindre que les délires sociétaux des élites et les égarements du peuple, prêt dans son désespoir à accorder crédit aux mensonges du premier démagogue venu, ne grandissent à proportion l’un de l’autre. L’éloignement, alors, devient inéluctable. C’est ce qu’a dénoncé Marcel Gauchet en ces termes : « La post-vérité [démagogique] est le rejeton adultérin du politiquement correct. Ses énormités transgressives ne se conçoivent qu’en réaction aux euphémismes lénifiants et aux interdits sournois dictés par le moralisme officiel. La censure insidieuse des aspects de la réalité sur lesquels la bienséance commande de jeter le voile ouvre la porte à leur amplification effrontée. »</p><p>À cet égard, les États-Unis n’ont rien résolu de leurs contradictions : avec leurs Républicains piteusement enlisés dans les outrances du trumpisme et leurs Démocrates favoris des médias mais toujours « en décalage » avec le peuple, ils sont aussi un laboratoire qui anticipe peut-être nos propres déchirements dans les années à venir.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Malheureuse Incertitude, Heureuse Incertitude</title><pubDate>Fri, 06 Nov 2020 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2221002" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Malheureuse Incertitude, Heureuse Incertitude</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=50144</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;À l’heure où j’enregistre cette chronique, nous essayons tant bien que mal d’apprendre à vivre dans des incertitudes de plus en plus grandes&amp;nbsp;: nous ne savons pas qui sera le futur président des États-Unis, nous ne savons pas si nous pourrons aller à la messe dimanche prochain ou fêter Noël dans un mois et demi, nous ne savons pas si nous ne serons pas atteints par le covid ou victimes d’un coup de couteau en sortant dans la rue... Et on pourrait allonger la liste. Certes, toutes ces incertitudes ne sont pas du même ordre et ne nous touchent pas de la même manière, mais elles nourrissent un sentiment diffus d’inquiétude et même d’angoisse.&lt;br&gt;
Dans la pièce de Marcel Pagnol intitulée Topaze, le maître d’école qui porte ce nom nous est montré en train de chercher une punition pour un élève récalcitrant. Ne la trouvant pas, il finit par dire à son élève&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;je vous condamne à l’incertitude&amp;nbsp;». C’est peut-être la pire des punitions&amp;nbsp;!&lt;br&gt;
Dans l’espérance chrétienne, l’incertitude ne porte pas sur ce qui nous est promis par Dieu&amp;nbsp;: nous le savons très bien, et nous savons aussi comment il faut se comporter pour l’obtenir. Mais l’incertitude porte sur les temps et les moments&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;vous ne savez ni le jour, ni l’heure&amp;nbsp;» dit Jésus. Il y a donc une bonne incertitude, celle qui est compatible avec l’espérance et qui nous permet aussi de nous projeter dans l’avenir. Imaginons un instant ce que serait notre vie si nous connaissions avec certitude le jour et l’heure de notre mort&amp;nbsp;: ce serait au sens propre un enfer, car nous passerions notre temps dans un compte à rebours insupportable. Il nous est bon de savoir vers quoi nous allons (non pas la mort, mais ultimement la joie éternelle avec Dieu) sans savoir à quel moment notre vie basculera en lui&amp;nbsp;: ainsi, chaque moment de notre existence périssable peut devenir porteur de la promesse d’éternité.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>À l’heure où j’enregistre cette chronique, nous essayons tant bien que mal d’apprendre à vivre dans des incertitudes de plus en plus grandes&nbsp;: nous ne savons pas qui sera le futur président des États-Unis, nous ne savons pas si nous pourrons aller à la messe dimanche prochain ou fêter Noël dans un mois et demi, nous ne savons pas si nous ne serons pas atteints par le covid ou victimes d’un coup de couteau en sortant dans la rue... Et on pourrait allonger la liste. Certes, toutes ces incertitudes ne sont pas du même ordre et ne nous touchent pas de la même manière, mais elles nourrissent un sentiment diffus d’inquiétude et même d’angoisse.<br>
Dans la pièce de Marcel Pagnol intitulée Topaze, le maître d’école qui porte ce nom nous est montré en train de chercher une punition pour un élève récalcitrant. Ne la trouvant pas, il finit par dire à son élève&nbsp;: «&nbsp;je vous condamne à l’incertitude&nbsp;». C’est peut-être la pire des punitions&nbsp;!<br>
Dans l’espérance chrétienne, l’incertitude ne porte pas sur ce qui nous est promis par Dieu&nbsp;: nous le savons très bien, et nous savons aussi comment il faut se comporter pour l’obtenir. Mais l’incertitude porte sur les temps et les moments&nbsp;: «&nbsp;vous ne savez ni le jour, ni l’heure&nbsp;» dit Jésus. Il y a donc une bonne incertitude, celle qui est compatible avec l’espérance et qui nous permet aussi de nous projeter dans l’avenir. Imaginons un instant ce que serait notre vie si nous connaissions avec certitude le jour et l’heure de notre mort&nbsp;: ce serait au sens propre un enfer, car nous passerions notre temps dans un compte à rebours insupportable. Il nous est bon de savoir vers quoi nous allons (non pas la mort, mais ultimement la joie éternelle avec Dieu) sans savoir à quel moment notre vie basculera en lui&nbsp;: ainsi, chaque moment de notre existence périssable peut devenir porteur de la promesse d’éternité.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Blasphème insulte et violence</title><pubDate>Fri, 30 Oct 2020 18:20:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2604656" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Blasphème insulte et violence</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=51335</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;​Nous sommes à nouveau endeuillés par l’odieux attentat qui a été commis hier à Nice et qui plus est dans une église.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>​Nous sommes à nouveau endeuillés par l’odieux attentat qui a été commis hier à Nice et qui plus est dans une église.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Mêmes causes, mêmes effets</title><pubDate>Fri, 23 Oct 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2353875" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Mêmes causes, mêmes effets</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=52558</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;L’horreur que nous inspire l’assassinat de Samuel Paty et le mode opératoire de l’assassin risque fort d’être sans lendemain si nous oublions que nous sommes dans une loi des séries, où ce qui s’est produit se reproduira, les mêmes causes continuant à engendrer les mêmes effets, en obéissant simplement à une logique de surenchère qui augmentera la gravité des faits mais n’en changera pas la nature. Il faut se garder de croire que le seul fait de dire « je suis prof », comme on disait il y a cinq ans « je suis Charlie », ajouté aux rodomontades des politiques, possède une sorte de vertu exorcisante pour empêcher que la barbarie se reproduise. Tout cela procède de l’autosuggestion collective ; c’est hélas trop simple et lénifiant pour être vrai.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour empêcher que la barbarie se reproduise, il faut d’abord en identifier les causes. Les ayant identifiées, il faut les nommer. Et les ayant nommées, il faut les combattre. Je ne suis pas sûr qu’on les identifie ; je suis encore moins sûr qu’on ose les nommer ; et par conséquent, je suis malheureusement à peu près certain qu’on ne se donne pas vraiment les moyens de les combattre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les causes ne sont pas identifiées. Le terme « séparatisme » n’est de toute évidence qu’une nouvelle manière d’esquiver le problème : les terroristes ne veulent pas se séparer, ils veulent le pouvoir, un pouvoir absolu et mondial. Elles ne sont pas non plus nommées, puisqu’on invente des mots-paravents pour ne pas appeler l’ennemi par son nom. Et la conséquence est qu’on se condamne sciemment à l’inefficacité. François-Xavier Bellamy, à qui j’emprunte quelques-unes de ces réflexions, relève l’annonce du ministre de l’intérieur qu’il va « expulser 231 étrangers expulsables ». Mais s’ils sont expulsables, pourquoi a-t-on attendu ce drame pour les expulser ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » a dit Camus. Il y a 25 siècles, Platon disait déjà la même chose : « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. » Ce serait à méditer d’urgence par tous nos politiques.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>L’horreur que nous inspire l’assassinat de Samuel Paty et le mode opératoire de l’assassin risque fort d’être sans lendemain si nous oublions que nous sommes dans une loi des séries, où ce qui s’est produit se reproduira, les mêmes causes continuant à engendrer les mêmes effets, en obéissant simplement à une logique de surenchère qui augmentera la gravité des faits mais n’en changera pas la nature. Il faut se garder de croire que le seul fait de dire « je suis prof », comme on disait il y a cinq ans « je suis Charlie », ajouté aux rodomontades des politiques, possède une sorte de vertu exorcisante pour empêcher que la barbarie se reproduise. Tout cela procède de l’autosuggestion collective ; c’est hélas trop simple et lénifiant pour être vrai.</p><p>Pour empêcher que la barbarie se reproduise, il faut d’abord en identifier les causes. Les ayant identifiées, il faut les nommer. Et les ayant nommées, il faut les combattre. Je ne suis pas sûr qu’on les identifie ; je suis encore moins sûr qu’on ose les nommer ; et par conséquent, je suis malheureusement à peu près certain qu’on ne se donne pas vraiment les moyens de les combattre.</p><p>Les causes ne sont pas identifiées. Le terme « séparatisme » n’est de toute évidence qu’une nouvelle manière d’esquiver le problème : les terroristes ne veulent pas se séparer, ils veulent le pouvoir, un pouvoir absolu et mondial. Elles ne sont pas non plus nommées, puisqu’on invente des mots-paravents pour ne pas appeler l’ennemi par son nom. Et la conséquence est qu’on se condamne sciemment à l’inefficacité. François-Xavier Bellamy, à qui j’emprunte quelques-unes de ces réflexions, relève l’annonce du ministre de l’intérieur qu’il va « expulser 231 étrangers expulsables ». Mais s’ils sont expulsables, pourquoi a-t-on attendu ce drame pour les expulser ? </p><p>« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » a dit Camus. Il y a 25 siècles, Platon disait déjà la même chose : « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. » Ce serait à méditer d’urgence par tous nos politiques.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>CARLO ACUTIS</title><pubDate>Fri, 16 Oct 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2021-06/carlo_acutis.png?itok=AxRVjgzM"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2799809" type="audio/mpeg"/><itunes:title>CARLO ACUTIS</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=53852</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;C’était un jeune comme tous les autres, qui aimait rire, jouer au foot, et qui était passionné d’informatique. Italien né à Londres en 1991, il aurait 29 ans aujourd’hui, s’il n’était mort d’une leucémie foudroyante à l’âge de 15 ans, le 12 octobre 2006. Béatifié le 10 octobre dernier, il sera désormais fêté le 12, jour de sa naissance au Ciel.&lt;br&gt;
Quinze années de vie, c’est si peu. Mais alors que certains, à quatre-vingts ans, n’ont pas encore vécu, d’autres à quinze ans ont traversé la vie de façon fulgurante en portant un fruit prodigieux. C’est le cas pour ces jeunes saints et saintes, de saint Louis de Gonzague à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui illustrent la réflexion que Bernanos met sur les lèvres du curé de Torcy dans le Journal d’un curé de campagne : « « Tiens, je vais te définir un peuple chrétien par son contraire. Le contraire d’un peuple chrétien, c’est un peuple triste, un peuple de vieux. Tu me diras que la définition n’est pas trop théologique. D’accord. Mais elle a de quoi faire réfléchir les messieurs qui bâillent à la messe du dimanche. Bien sûr qu’ils bâillent! Tu ne voudrais pas qu’en une malheureuse demi-heure par semaine, l’Eglise puisse leur apprendre la joie! »&lt;br&gt;
Sa joie, Carlo Acutis l’a puisée dans l’eucharistie, à laquelle il participait quotidiennement depuis l’âge de 7 ans et sa première communion – au point que chaque fois qu’il partait en vacances avec ses parents, il leur demandait de commencer par se renseigner sur les horaires des messes. Il appelait l’eucharistie son « autoroute vers le Ciel ». Il nous a laissé, entre autres, des reportages vidéo sur les miracles eucharistiques, à propos desquels il avait organisé une exposition dans sa paroisse. Il avait d’ailleurs aussi entièrement bâti le site internet de la paroisse en question, au point qu’on songe à faire de lui le saint patron des internautes.&lt;br&gt;
Quelques paroles de Carlo sont maintenant célèbres : « Notre objectif doit être l’infini, non pas le fini. L’Infini est notre Patrie. Depuis toujours nous sommes attendus au Ciel ». Et aussi cette réflexion magnifique : « Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies ». Pour s’orienter vers cet Objectif et ne pas « mourir comme des photocopies », Carlo disait que notre Boussole devait être la Parole de Dieu, à laquelle nous devons constamment nous confronter. »&lt;br&gt;
Le cardinal Comastri, qui a préfacé un livre à son sujet, cite une autre parole : « Être toujours uni à Jésus, voilà mon programme de vie ». « Par ces quelques mots, ajoute-t-il, Carlo Acutis a défini le trait distinctif de sa brève existence : vivre avec Jésus, pour Jésus, en Jésus. (…) « Je suis content de mourir car j’ai vécu ma vie sans négliger une seule minute en choses qui ne plaisent pas à Dieu ». À nous aussi, Carlo demande la même chose : il nous demande de raconter l’Évangile par notre vie, afin que chacun de nous puisse être un phare qui éclaire le chemin des autres. »&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>C’était un jeune comme tous les autres, qui aimait rire, jouer au foot, et qui était passionné d’informatique. Italien né à Londres en 1991, il aurait 29 ans aujourd’hui, s’il n’était mort d’une leucémie foudroyante à l’âge de 15 ans, le 12 octobre 2006. Béatifié le 10 octobre dernier, il sera désormais fêté le 12, jour de sa naissance au Ciel.<br>
Quinze années de vie, c’est si peu. Mais alors que certains, à quatre-vingts ans, n’ont pas encore vécu, d’autres à quinze ans ont traversé la vie de façon fulgurante en portant un fruit prodigieux. C’est le cas pour ces jeunes saints et saintes, de saint Louis de Gonzague à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui illustrent la réflexion que Bernanos met sur les lèvres du curé de Torcy dans le Journal d’un curé de campagne : « « Tiens, je vais te définir un peuple chrétien par son contraire. Le contraire d’un peuple chrétien, c’est un peuple triste, un peuple de vieux. Tu me diras que la définition n’est pas trop théologique. D’accord. Mais elle a de quoi faire réfléchir les messieurs qui bâillent à la messe du dimanche. Bien sûr qu’ils bâillent! Tu ne voudrais pas qu’en une malheureuse demi-heure par semaine, l’Eglise puisse leur apprendre la joie! »<br>
Sa joie, Carlo Acutis l’a puisée dans l’eucharistie, à laquelle il participait quotidiennement depuis l’âge de 7 ans et sa première communion – au point que chaque fois qu’il partait en vacances avec ses parents, il leur demandait de commencer par se renseigner sur les horaires des messes. Il appelait l’eucharistie son « autoroute vers le Ciel ». Il nous a laissé, entre autres, des reportages vidéo sur les miracles eucharistiques, à propos desquels il avait organisé une exposition dans sa paroisse. Il avait d’ailleurs aussi entièrement bâti le site internet de la paroisse en question, au point qu’on songe à faire de lui le saint patron des internautes.<br>
Quelques paroles de Carlo sont maintenant célèbres : « Notre objectif doit être l’infini, non pas le fini. L’Infini est notre Patrie. Depuis toujours nous sommes attendus au Ciel ». Et aussi cette réflexion magnifique : « Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies ». Pour s’orienter vers cet Objectif et ne pas « mourir comme des photocopies », Carlo disait que notre Boussole devait être la Parole de Dieu, à laquelle nous devons constamment nous confronter. »<br>
Le cardinal Comastri, qui a préfacé un livre à son sujet, cite une autre parole : « Être toujours uni à Jésus, voilà mon programme de vie ». « Par ces quelques mots, ajoute-t-il, Carlo Acutis a défini le trait distinctif de sa brève existence : vivre avec Jésus, pour Jésus, en Jésus. (…) « Je suis content de mourir car j’ai vécu ma vie sans négliger une seule minute en choses qui ne plaisent pas à Dieu ». À nous aussi, Carlo demande la même chose : il nous demande de raconter l’Évangile par notre vie, afin que chacun de nous puisse être un phare qui éclaire le chemin des autres. »</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Fratelli tutti</title><pubDate>Fri, 09 Oct 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2353433" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Fratelli tutti</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=55205</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le Pape François vient de nous offrir une nouvelle encyclique intitulée Fratelli tutti, « tous frères »&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le Pape François vient de nous offrir une nouvelle encyclique intitulée Fratelli tutti, « tous frères »</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Un grand loiretchérien, le Père Brottier</title><pubDate>Fri, 02 Oct 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2021-06/daniel_brottier_1920-convertimage_1.jpg?itok=osBzVL7W"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2644803" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Un grand loiretchérien, le Père Brottier</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=56550</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Contraints de fuire comme Jésus-Christ</title><pubDate>Fri, 25 Sep 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2833716" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Contraints de fuire comme Jésus-Christ</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=57859</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;« Contraints de fuir comme Jésus-Christ », c’est le titre que le Pape François a voulu donner à la 106e journée mondiale du migrant et du réfugié qui sera célébrée ce dimanche. « Lors de la fuite en Égypte », dit le Pape, « l’Enfant Jésus fait l’expérience, avec ses parents, de la condition tragique de personne déplacée et de réfugié », et « de nos jours, hélas, des millions de familles peuvent se reconnaître dans cette triste réalité ». Leur condition peut prendre des formes particulièrement tragiques et inhumaines, comme le montre la situation des réfugiés de l’île de Lesbos après l’incendie qui a détruit la totalité de leur camp. « Sur leurs visages, nous sommes appelés à reconnaître le visage du Christ affamé, assoiffé, nu, malade, étranger et prisonnier, qui nous interpelle », poursuit le Pape en citant le chapitre 25 de saint Matthieu. Nous n’avons pas le droit de rester indifférents, car c’est le Seigneur lui-même qui se manifeste à nous à travers eux, même si nos yeux peinent à le reconnaître.&lt;br&gt;
Les migrants ne sont pas des envahisseurs comme on le pense parfois sans trop oser le dire ouvertement : ce sont des hommes et des femmes « contraints de fuir ». Contraints de fuir comme nous l’étions, nous Français, en 1940 devant l’envahisseur nazi. Contraints de fuir comme le sont les populations persécutées ou victimes de la guerre, en tant d’endroits du monde. Si bien qu’on pourrait ajouter une parole à la longue litanie des situations extrêmes mentionnées dans la parabole du Jugement dernier : « j’étais migrant et tu as fait comme si j’étais un gêneur ; j’étais migrant et tu ne t’es pas senti concerné, alors que tu es toi-même étranger et voyageur sur la terre. »&lt;br&gt;
À partir de cette conviction, le Pape nous indique cinq attitudes : « connaître pour comprendre », car nous avons le devoir de nous informer des situations qui contraignent les personnes à quitter leur maison et leur pays ; « se faire le prochain pour servir », car nous avons le devoir de nous approcher des situations de détresse et de ne pas nous en tenir à les regarder de l’extérieur ; « écouter » les personnes qui vivent ces situations et « partager » avec elles ; et enfin « impliquer pour promouvoir ». Le Pape prend ici l’exemple de la Samaritaine, que Jésus transforme en « annonciatrice de la bonne nouvelle » après sa rencontre avec elle. Il n’y a pas de vrai service des autres s’ils ne sont pas rendus acteurs de leur relèvement en étant appelés à y coopérer : ce qui nous est demandé, ce n’est pas de rester dans l’assistanat, mais d’aider chacun à redécouvrir sa propre dignité et le prix qu’il a aux yeux du Seigneur.&lt;br&gt;
C’est alors que nous pouvons découvrir ce que les migrants, comme tous les pauvres, nous apportent à travers les questions qu’ils nous posent : « il faut avoir été brisé dans sa suffisance, blessé dans son être, écrivait jadis Louis Lochet, pour donner prise à la grâce qui nous révèle notre vraie pauvreté et nous donne accès au Père des pauvres et à la fraternité universelle… La fraternité évangélique, c’est celle de gens ensemble perdus et ensemble sauvés, dans un si grand désastre et dans un si grand salut que rien ne compte plus désormais en comparaison de la perdition où ils allaient et de la grâce qu’ils ont reçue . » C’est ainsi que la détresse partagée peut devenir la source de la fraternité la plus grande.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>« Contraints de fuir comme Jésus-Christ », c’est le titre que le Pape François a voulu donner à la 106e journée mondiale du migrant et du réfugié qui sera célébrée ce dimanche. « Lors de la fuite en Égypte », dit le Pape, « l’Enfant Jésus fait l’expérience, avec ses parents, de la condition tragique de personne déplacée et de réfugié », et « de nos jours, hélas, des millions de familles peuvent se reconnaître dans cette triste réalité ». Leur condition peut prendre des formes particulièrement tragiques et inhumaines, comme le montre la situation des réfugiés de l’île de Lesbos après l’incendie qui a détruit la totalité de leur camp. « Sur leurs visages, nous sommes appelés à reconnaître le visage du Christ affamé, assoiffé, nu, malade, étranger et prisonnier, qui nous interpelle », poursuit le Pape en citant le chapitre 25 de saint Matthieu. Nous n’avons pas le droit de rester indifférents, car c’est le Seigneur lui-même qui se manifeste à nous à travers eux, même si nos yeux peinent à le reconnaître.<br>
Les migrants ne sont pas des envahisseurs comme on le pense parfois sans trop oser le dire ouvertement : ce sont des hommes et des femmes « contraints de fuir ». Contraints de fuir comme nous l’étions, nous Français, en 1940 devant l’envahisseur nazi. Contraints de fuir comme le sont les populations persécutées ou victimes de la guerre, en tant d’endroits du monde. Si bien qu’on pourrait ajouter une parole à la longue litanie des situations extrêmes mentionnées dans la parabole du Jugement dernier : « j’étais migrant et tu as fait comme si j’étais un gêneur ; j’étais migrant et tu ne t’es pas senti concerné, alors que tu es toi-même étranger et voyageur sur la terre. »<br>
À partir de cette conviction, le Pape nous indique cinq attitudes : « connaître pour comprendre », car nous avons le devoir de nous informer des situations qui contraignent les personnes à quitter leur maison et leur pays ; « se faire le prochain pour servir », car nous avons le devoir de nous approcher des situations de détresse et de ne pas nous en tenir à les regarder de l’extérieur ; « écouter » les personnes qui vivent ces situations et « partager » avec elles ; et enfin « impliquer pour promouvoir ». Le Pape prend ici l’exemple de la Samaritaine, que Jésus transforme en « annonciatrice de la bonne nouvelle » après sa rencontre avec elle. Il n’y a pas de vrai service des autres s’ils ne sont pas rendus acteurs de leur relèvement en étant appelés à y coopérer : ce qui nous est demandé, ce n’est pas de rester dans l’assistanat, mais d’aider chacun à redécouvrir sa propre dignité et le prix qu’il a aux yeux du Seigneur.<br>
C’est alors que nous pouvons découvrir ce que les migrants, comme tous les pauvres, nous apportent à travers les questions qu’ils nous posent : « il faut avoir été brisé dans sa suffisance, blessé dans son être, écrivait jadis Louis Lochet, pour donner prise à la grâce qui nous révèle notre vraie pauvreté et nous donne accès au Père des pauvres et à la fraternité universelle… La fraternité évangélique, c’est celle de gens ensemble perdus et ensemble sauvés, dans un si grand désastre et dans un si grand salut que rien ne compte plus désormais en comparaison de la perdition où ils allaient et de la grâce qu’ils ont reçue . » C’est ainsi que la détresse partagée peut devenir la source de la fraternité la plus grande.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Un diocèse se remet en marche</title><pubDate>Fri, 18 Sep 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2360150" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Un diocèse se remet en marche</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=59167</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Bonne rentrée sans se Voir</title><pubDate>Fri, 04 Sep 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2231413" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Bonne rentrée sans se Voir</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=61693</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Si la Note Disait</title><pubDate>Fri, 03 Jul 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="1823049" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Si la Note Disait</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=66135</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le passé a-t-il un avenir ?</title><pubDate>Fri, 26 Jun 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2506014" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le passé a-t-il un avenir ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=66876</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le passé a-t-il un avenir ? Cette question étrange était posée par la Nouvelle République il y a quelques jours, alors qu’on venait de commémorer le quatre vingtième anniversaire de l’appel du 18 juin 1940. Sous le titre « Devoir de mémoire, quel avenir ? », notre journal régional se demandait comment les commémorations pourraient se poursuivre alors que les personnes qui y attachent de l’importance disparaissent les unes après les autres et ne sont pas remplacées. « L’intérêt s’amenuise, et on pousse un vrai cri de victoire quand on y voit encore des collégiens avec leurs professeurs », déplorait Denis Leprat, président de l’Association du Mémorial de la Résistance à Varennes. Pour enrayer ou du moins retarder ce phénomène, il proposait de « réfléchir à une mutualisation de toutes les commémorations ».&lt;br&gt;
On peut se demander si une telle « mutualisation » qui réunirait pêle-mêle toutes les guerres et résistances passées serait vraiment satisfaisante. Mais surtout, cette érosion de la mémoire nous interroge sur les fondements que se donnent nos sociétés pour bâtir le fameux « vivre ensemble ». Le devoir de mémoire ne consiste pas simplement, comme le souligne fort justement Denis Leprat, à déposer une gerbe à la va-vite avant de « filer au buffet » : c’est un devoir de transmission aux générations montantes de la capacité d’admirer et du désir d’imiter  des hommes et des femmes qui ne se sont pas résignés à l’oppression et au déshonneur.&lt;br&gt;
Le fait de déboulonner et de détruire les statues de Victor Schoelcher à La Martinique n’est pas très rassurant sur le sens de l’histoire de beaucoup de nos contemporains, et l’éloge unanime rendu à de Gaulle quarante ans après sa mort alors qu’on l’a conspué de son vivant ne console guère non plus. C’est que l’avenir du passé ne dépend pas seulement de la connaissance qu’on doit en avoir, mais surtout de l’humilité avec lesquelles les peuples et les individus savent le regarder et en tirer les leçons pour se réformer eux-mêmes.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le passé a-t-il un avenir ? Cette question étrange était posée par la Nouvelle République il y a quelques jours, alors qu’on venait de commémorer le quatre vingtième anniversaire de l’appel du 18 juin 1940. Sous le titre « Devoir de mémoire, quel avenir ? », notre journal régional se demandait comment les commémorations pourraient se poursuivre alors que les personnes qui y attachent de l’importance disparaissent les unes après les autres et ne sont pas remplacées. « L’intérêt s’amenuise, et on pousse un vrai cri de victoire quand on y voit encore des collégiens avec leurs professeurs », déplorait Denis Leprat, président de l’Association du Mémorial de la Résistance à Varennes. Pour enrayer ou du moins retarder ce phénomène, il proposait de « réfléchir à une mutualisation de toutes les commémorations ».<br>
On peut se demander si une telle « mutualisation » qui réunirait pêle-mêle toutes les guerres et résistances passées serait vraiment satisfaisante. Mais surtout, cette érosion de la mémoire nous interroge sur les fondements que se donnent nos sociétés pour bâtir le fameux « vivre ensemble ». Le devoir de mémoire ne consiste pas simplement, comme le souligne fort justement Denis Leprat, à déposer une gerbe à la va-vite avant de « filer au buffet » : c’est un devoir de transmission aux générations montantes de la capacité d’admirer et du désir d’imiter  des hommes et des femmes qui ne se sont pas résignés à l’oppression et au déshonneur.<br>
Le fait de déboulonner et de détruire les statues de Victor Schoelcher à La Martinique n’est pas très rassurant sur le sens de l’histoire de beaucoup de nos contemporains, et l’éloge unanime rendu à de Gaulle quarante ans après sa mort alors qu’on l’a conspué de son vivant ne console guère non plus. C’est que l’avenir du passé ne dépend pas seulement de la connaissance qu’on doit en avoir, mais surtout de l’humilité avec lesquelles les peuples et les individus savent le regarder et en tirer les leçons pour se réformer eux-mêmes.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le matin sème ton grain</title><pubDate>Fri, 19 Jun 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2726689" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le matin sème ton grain</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=67639</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le président de la Conférence des Évêques de France, Monseigneur de Moulins-Beaufort, a répondu en son nom propre à l’invitation adressée par Emmanuel Macron aux responsables des cultes de partager leurs réflexions sur la crise sanitaire que nous avons traversée.&lt;br&gt;
Cette réflexion dense et stimulante se divise en quatre parties, quatre mots-clefs : mémoire, corps, liberté, hospitalité. « Mémoire », parce que de tous côtés on entend dire qu’il ne faudra pas oublier ce qui s’est passé, et qu’il faudra en tirer les leçons ; « corps », parce que la maladie est une atteinte au corps, et par là à l’esprit ; « liberté », parce que la liberté, et pas seulement la liberté de culte, a été mise à l’épreuve tout au long de ces semaines ; « hospitalité » enfin, parce que par la force des choses le confinement a été un isolement.&lt;br&gt;
Sans pouvoir tout reprendre de ce qui est dit à propos de ces quatre thèmes, relevons quelques points particulièrement suggestifs :&lt;br&gt;
Sur la mémoire, l’auteur appelle à conserver vivant le souvenir de ce temps suspendu qui a été pour certains synonyme d’angoisse et de solitude, mais qui a aussi permis à beaucoup de se retrouver de manière nouvelle : « je suggère, sans doute en un rêve éveillé, qu’une fois par mois un dimanche soit "confiné" partout dans notre pays ».&lt;br&gt;
Le corps, parce qu’il est mortel, pose la question de notre relation à la mort : « pour nous catholiques, la mort est un acte humain, en tout cas elle peut l’être ». On regrette un peu qu’il n’y ait pas ici un développement sur l’espérance de la vie éternelle : n’est-ce pas le cœur de ce que nous avons à dire comme chrétiens ?&lt;br&gt;
Le plus intéressant est peut-être ce qui a trait au pouvoir politique, au rôle de l’État. Un État dont la bienveillance peut être parfois « envahissante et disciplinaire ». Un État qui « ne peut pas donner ce qu’il n’a pas : il ne peut pas rendre hospitalier qui veut rester enfermé chez lui et il n’a pas le droit moral d’empêcher une personne d’en accueillir une autre ». Il « peut beaucoup », mais c’est à chacun de nous de prendre ses responsabilités pour un monde plus humain.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le président de la Conférence des Évêques de France, Monseigneur de Moulins-Beaufort, a répondu en son nom propre à l’invitation adressée par Emmanuel Macron aux responsables des cultes de partager leurs réflexions sur la crise sanitaire que nous avons traversée.<br>
Cette réflexion dense et stimulante se divise en quatre parties, quatre mots-clefs : mémoire, corps, liberté, hospitalité. « Mémoire », parce que de tous côtés on entend dire qu’il ne faudra pas oublier ce qui s’est passé, et qu’il faudra en tirer les leçons ; « corps », parce que la maladie est une atteinte au corps, et par là à l’esprit ; « liberté », parce que la liberté, et pas seulement la liberté de culte, a été mise à l’épreuve tout au long de ces semaines ; « hospitalité » enfin, parce que par la force des choses le confinement a été un isolement.<br>
Sans pouvoir tout reprendre de ce qui est dit à propos de ces quatre thèmes, relevons quelques points particulièrement suggestifs :<br>
Sur la mémoire, l’auteur appelle à conserver vivant le souvenir de ce temps suspendu qui a été pour certains synonyme d’angoisse et de solitude, mais qui a aussi permis à beaucoup de se retrouver de manière nouvelle : « je suggère, sans doute en un rêve éveillé, qu’une fois par mois un dimanche soit "confiné" partout dans notre pays ».<br>
Le corps, parce qu’il est mortel, pose la question de notre relation à la mort : « pour nous catholiques, la mort est un acte humain, en tout cas elle peut l’être ». On regrette un peu qu’il n’y ait pas ici un développement sur l’espérance de la vie éternelle : n’est-ce pas le cœur de ce que nous avons à dire comme chrétiens ?<br>
Le plus intéressant est peut-être ce qui a trait au pouvoir politique, au rôle de l’État. Un État dont la bienveillance peut être parfois « envahissante et disciplinaire ». Un État qui « ne peut pas donner ce qu’il n’a pas : il ne peut pas rendre hospitalier qui veut rester enfermé chez lui et il n’a pas le droit moral d’empêcher une personne d’en accueillir une autre ». Il « peut beaucoup », mais c’est à chacun de nous de prendre ses responsabilités pour un monde plus humain.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Ne pas confondre la bêtise et la haine</title><pubDate>Fri, 12 Jun 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2595897" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Ne pas confondre la bêtise et la haine</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=68393</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Comme un certain nombre d’entre vous sans doute, j’ai essayé d’écouter sur le site d’Arte les propos racistes de policiers capturés par un de leurs collègues. Ces échanges d’une vulgarité et d’une sottise sans nom sont le fait de gens qui croyaient pouvoir les tenir en toute impunité, grâce aux pseudonymes dont ils s’étaient pourvus par précaution.&lt;br&gt;
Des individus aussi frustes peuvent-ils être accusés de haine ? Je n’en suis pas si sûr. La haine est, d’une certaine façon, trop grande pour eux. Pour éprouver de la haine, il faut avoir des raisons de haïr. Mais là, on est tellement en-deçà de toute rationalité qu’on est même en-deçà de la haine, dans ces bas-fonds de l’humanité où la soif d’humilier l’autre se rapproche du comportement de la horde – comme dans le fameux « quart d’heure de la haine » dont parle George Orwell dans son roman 1984.&lt;br&gt;
C’est pourquoi je n’ai jamais été très à l’aise avec l’expression « incitation à la haine raciale », que je trouve fallacieuse parce qu’elle regroupe sous un unique vocable des sentiments et des attitudes qui appelleraient plus de nuances. Selon Wikipedia, inciter à la haine consiste à « pousser des tiers à manifester de la haine, de la violence ou de la discrimination à l'encontre de certaines personnes, en raison de leur religion, de leur origine nationale ou ethnique. » On explique donc qu’inciter à la haine, c’est inciter à la manifester. Mais qu’en est-il si elle reste cachée au fond du cœur sans se manifester ? Cela est-il préférable ? Et surtout, si l’on cherche une définition de la haine, on reste sur sa faim.&lt;br&gt;
Ce qui est sûr en tout cas, c’est que la manifestation de la haine n’appelle que la sanction, alors que la bêtise appelle une éducation. Il ne faudrait donc pas se tromper d’objectif : si l’on veut changer les mentalités, c’est l’éducation qui en est capable, jamais la répression même si elle est nécessaire. Cela vaut pour toutes les attitudes extrêmes. Sachons-nous en souvenir.&lt;br&gt;
Et rappelons-nous aussi que nous sommes un peuple versatile, qui acclame les policiers quand ils volent au secours des victimes du terrorisme, et qui le lendemain les conspue parce qu’une infime minorité d’entre eux a des comportements inadmissibles. En toutes choses, sachons raison garder et essayons de favoriser une réflexion de fond.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Comme un certain nombre d’entre vous sans doute, j’ai essayé d’écouter sur le site d’Arte les propos racistes de policiers capturés par un de leurs collègues. Ces échanges d’une vulgarité et d’une sottise sans nom sont le fait de gens qui croyaient pouvoir les tenir en toute impunité, grâce aux pseudonymes dont ils s’étaient pourvus par précaution.<br>
Des individus aussi frustes peuvent-ils être accusés de haine ? Je n’en suis pas si sûr. La haine est, d’une certaine façon, trop grande pour eux. Pour éprouver de la haine, il faut avoir des raisons de haïr. Mais là, on est tellement en-deçà de toute rationalité qu’on est même en-deçà de la haine, dans ces bas-fonds de l’humanité où la soif d’humilier l’autre se rapproche du comportement de la horde – comme dans le fameux « quart d’heure de la haine » dont parle George Orwell dans son roman 1984.<br>
C’est pourquoi je n’ai jamais été très à l’aise avec l’expression « incitation à la haine raciale », que je trouve fallacieuse parce qu’elle regroupe sous un unique vocable des sentiments et des attitudes qui appelleraient plus de nuances. Selon Wikipedia, inciter à la haine consiste à « pousser des tiers à manifester de la haine, de la violence ou de la discrimination à l'encontre de certaines personnes, en raison de leur religion, de leur origine nationale ou ethnique. » On explique donc qu’inciter à la haine, c’est inciter à la manifester. Mais qu’en est-il si elle reste cachée au fond du cœur sans se manifester ? Cela est-il préférable ? Et surtout, si l’on cherche une définition de la haine, on reste sur sa faim.<br>
Ce qui est sûr en tout cas, c’est que la manifestation de la haine n’appelle que la sanction, alors que la bêtise appelle une éducation. Il ne faudrait donc pas se tromper d’objectif : si l’on veut changer les mentalités, c’est l’éducation qui en est capable, jamais la répression même si elle est nécessaire. Cela vaut pour toutes les attitudes extrêmes. Sachons-nous en souvenir.<br>
Et rappelons-nous aussi que nous sommes un peuple versatile, qui acclame les policiers quand ils volent au secours des victimes du terrorisme, et qui le lendemain les conspue parce qu’une infime minorité d’entre eux a des comportements inadmissibles. En toutes choses, sachons raison garder et essayons de favoriser une réflexion de fond.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le corps expression de l'esprit</title><pubDate>Fri, 05 Jun 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="3075700" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le corps expression de l'esprit</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=69125</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Que l’on se serre la main (ce qui est devenu impossible en ce moment), que l’on s’incline ou que l’on joigne les mains à l’asiatique pour se saluer, les différents rituels de la rencontre sont destinés à l’origine à manifester par son attitude qu’on est dépourvu d’intentions belliqueuses à l’égard de celui qu’on rencontre : la main tendue est une main désarmée. Cette attitude corporelle pacifique, en rassurant la personne rencontrée, permettra ensuite d’ouvrir un dialogue qui scellera le renoncement à l’agressivité et permettra de passer au stade supérieur et proprement humain de l’échange, de la négociation, de la confrontation des points de vue, du compromis.&lt;br&gt;
Lorsque le préjugé initial est trop négatif et l’hostilité trop viscérale, il faut une attitude corporelle d’autant plus forte pour le surmonter et permettre le dialogue. C’est ainsi que dans l’Iliade d’Homère, lorsque le roi Priam va demander à Achille de lui restituer la dépouille de son fils Hector qu’Achille vient de tuer, afin de pouvoir lui rendre les honneurs funèbres, il sait qu’il lui faudra consentir à s’humilier. Alors, pour fléchir Achille et obtenir gain de cause, Priam n’hésite pas à se mettre à genoux devant lui et à lui baiser les mains avec ce commentaire : « je viens d’oser ce que nul jusqu’ici sur terre n’avait fait : à mes lèvres porter les mains du meurtrier de mes propres enfants » (Iliade, chant XXIV). Achille est à ce point interdit par cette attitude incroyable qu’il commence à écouter Priam, pour finalement céder à sa supplication et lui rendre le corps de son fils.&lt;br&gt;
Le corps est le porte-parole de l’esprit. Si son langage rend possible le langage, c’est qu’il amorce le travail qui consiste à désarmer et à persuader autrui. On ne pouvait s’empêcher d’y songer en regardant les images de ces jeunes policiers américains en uniforme qui fléchissaient le genou devant les manifestants en Pennsylvanie. Ces manifestants étaient venus crier leur colère contre l’assassinat de George Floyd à Minneapolis. Nul doute qu’une attitude répressive de la part des policiers les aurait rendus plus violents encore, et qu’une tentative d’ouvrir le dialogue sans préalable se serait heurtée à un mur. Mais le simple langage corporel consistant à mettre un genou en terre a instantanément désamorcé la haine.&lt;br&gt;
La liturgie, dans sa sagesse millénaire, reprend des attitudes humaines fondamentales, qui toutes consistent à s’humilier devant Dieu en lui disant : « tu es plus grand que moi ». Lorsque des humains rompus à ces attitudes les utilisent devant d’autres humains, des miracles peuvent se produire. Le corps, ce corps que Dieu a assumé dans l’incarnation de son Fils, est alors le lieu premier où se concrétise le double commandement rappelé par Jésus : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu, tu aimeras ton prochain comme toi-même. »&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Que l’on se serre la main (ce qui est devenu impossible en ce moment), que l’on s’incline ou que l’on joigne les mains à l’asiatique pour se saluer, les différents rituels de la rencontre sont destinés à l’origine à manifester par son attitude qu’on est dépourvu d’intentions belliqueuses à l’égard de celui qu’on rencontre : la main tendue est une main désarmée. Cette attitude corporelle pacifique, en rassurant la personne rencontrée, permettra ensuite d’ouvrir un dialogue qui scellera le renoncement à l’agressivité et permettra de passer au stade supérieur et proprement humain de l’échange, de la négociation, de la confrontation des points de vue, du compromis.<br>
Lorsque le préjugé initial est trop négatif et l’hostilité trop viscérale, il faut une attitude corporelle d’autant plus forte pour le surmonter et permettre le dialogue. C’est ainsi que dans l’Iliade d’Homère, lorsque le roi Priam va demander à Achille de lui restituer la dépouille de son fils Hector qu’Achille vient de tuer, afin de pouvoir lui rendre les honneurs funèbres, il sait qu’il lui faudra consentir à s’humilier. Alors, pour fléchir Achille et obtenir gain de cause, Priam n’hésite pas à se mettre à genoux devant lui et à lui baiser les mains avec ce commentaire : « je viens d’oser ce que nul jusqu’ici sur terre n’avait fait : à mes lèvres porter les mains du meurtrier de mes propres enfants » (Iliade, chant XXIV). Achille est à ce point interdit par cette attitude incroyable qu’il commence à écouter Priam, pour finalement céder à sa supplication et lui rendre le corps de son fils.<br>
Le corps est le porte-parole de l’esprit. Si son langage rend possible le langage, c’est qu’il amorce le travail qui consiste à désarmer et à persuader autrui. On ne pouvait s’empêcher d’y songer en regardant les images de ces jeunes policiers américains en uniforme qui fléchissaient le genou devant les manifestants en Pennsylvanie. Ces manifestants étaient venus crier leur colère contre l’assassinat de George Floyd à Minneapolis. Nul doute qu’une attitude répressive de la part des policiers les aurait rendus plus violents encore, et qu’une tentative d’ouvrir le dialogue sans préalable se serait heurtée à un mur. Mais le simple langage corporel consistant à mettre un genou en terre a instantanément désamorcé la haine.<br>
La liturgie, dans sa sagesse millénaire, reprend des attitudes humaines fondamentales, qui toutes consistent à s’humilier devant Dieu en lui disant : « tu es plus grand que moi ». Lorsque des humains rompus à ces attitudes les utilisent devant d’autres humains, des miracles peuvent se produire. Le corps, ce corps que Dieu a assumé dans l’incarnation de son Fils, est alors le lieu premier où se concrétise le double commandement rappelé par Jésus : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu, tu aimeras ton prochain comme toi-même. »</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L’ESPRIT SAINT VOUS ENSEIGNERA TOUT, MÊME LA THÉOLOGIE</title><pubDate>Fri, 29 May 2020 18:20:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCF41</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2064285" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L’ESPRIT SAINT VOUS ENSEIGNERA TOUT, MÊME LA THÉOLOGIE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/vie-spirituelle/le-mot-de-leveque?episode=69751</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Dans notre chère France laïque, vous pouvez tenir la rubrique « horoscope » dans n’importe quel journal, mais vous ne pouvez pas être théologien. D’abord parce que c’est le plus sûr moyen de mourir de faim à brève échéance puisque la théologie, sauf à Strasbourg, ne donne pas de diplôme universitaire ; ensuite parce que les gens raisonnables, ou qui se croient tels, rangent les théologiens dans la même case que ceux qui voient passer des soucoupes volantes.&lt;br&gt;
Il y a cependant une exception à cette règle. Dans la presse, on peut se prévaloir du titre de théologien – ou de théologienne – pour proférer des énormités théologiques : vous pouvez être sûr que dans ce cas, tout le monde s’intéressera à vous. Par exemple si vous dites que les hommes ordonnés sont tout juste bons à célébrer les sacrements (chose qui, comme on sait, est rigoureusement sans importance : les Encyclopédistes parlaient à ce propos de pratiques « contraires aux saines idées qu’on doit avoir de l’Être suprême »), mais que pour gouverner un diocèse, chose sérieuse entre toutes, une maîtresse femme ferait bien mieux l’affaire.&lt;br&gt;
En attendant ce remake de la papesse Jeanne, on pourra se rappeler que selon la foi catholique le ministère des apôtres comprend trois dimensions indissociables : annoncer l’Évangile (c’est la charge d’enseignement), sanctifier le peuple chrétien (c’est la célébration des sacrements) et le conduire dans l’unité (c’est la charge de gouvernement). Ainsi peut naître et grandir un peuple de prophètes, de prêtres et de rois. Pour savoir ces choses élémentaires, il suffit de se souvenir que la théologie, comme toute discipline rigoureuse, n’invente pas son objet mais le reçoit – de la Parole de Dieu en l’occurrence.&lt;br&gt;
Terminons sur une bonne nouvelle : la Lyonnaise Pauline Jaricot, à l’origine des Œuvres pontificales missionnaires, sera prochainement béatifiée. À moins, bien sûr, qu’on ne propose de la nommer archevêque de Lyon à titre posthume – un moyen très efficace d’être rétrogradé sur le chemin de la canonisation.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF Loir-et-Cher</itunes:author><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Dans notre chère France laïque, vous pouvez tenir la rubrique « horoscope » dans n’importe quel journal, mais vous ne pouvez pas être théologien. D’abord parce que c’est le plus sûr moyen de mourir de faim à brève échéance puisque la théologie, sauf à Strasbourg, ne donne pas de diplôme universitaire ; ensuite parce que les gens raisonnables, ou qui se croient tels, rangent les théologiens dans la même case que ceux qui voient passer des soucoupes volantes.<br>
Il y a cependant une exception à cette règle. Dans la presse, on peut se prévaloir du titre de théologien – ou de théologienne – pour proférer des énormités théologiques : vous pouvez être sûr que dans ce cas, tout le monde s’intéressera à vous. Par exemple si vous dites que les hommes ordonnés sont tout juste bons à célébrer les sacrements (chose qui, comme on sait, est rigoureusement sans importance : les Encyclopédistes parlaient à ce propos de pratiques « contraires aux saines idées qu’on doit avoir de l’Être suprême »), mais que pour gouverner un diocèse, chose sérieuse entre toutes, une maîtresse femme ferait bien mieux l’affaire.<br>
En attendant ce remake de la papesse Jeanne, on pourra se rappeler que selon la foi catholique le ministère des apôtres comprend trois dimensions indissociables : annoncer l’Évangile (c’est la charge d’enseignement), sanctifier le peuple chrétien (c’est la célébration des sacrements) et le conduire dans l’unité (c’est la charge de gouvernement). Ainsi peut naître et grandir un peuple de prophètes, de prêtres et de rois. Pour savoir ces choses élémentaires, il suffit de se souvenir que la théologie, comme toute discipline rigoureuse, n’invente pas son objet mais le reçoit – de la Parole de Dieu en l’occurrence.<br>
Terminons sur une bonne nouvelle : la Lyonnaise Pauline Jaricot, à l’origine des Œuvres pontificales missionnaires, sera prochainement béatifiée. À moins, bien sûr, qu’on ne propose de la nommer archevêque de Lyon à titre posthume – un moyen très efficace d’être rétrogradé sur le chemin de la canonisation.</p>
 ]]></itunes:summary></item></channel></rss>
