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]]></description><lastBuildDate>Wed, 12 Aug 2026 06:49:57 +0200</lastBuildDate><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:summary><![CDATA[<p>Sr Véronique Margron est religieuse dominicaine, présidente de la <a href="https://www.viereligieuse.fr/" target="_blank">Corref&nbsp;(Conférence des religieux et religieuses de France)</a>.&nbsp;Chaque semaine, écoutez son édito dans La Matinale RCF.</p><p><a href="https://www.rcf.fr/actualite/edito-0">&gt;&nbsp;À partir de la rentrée 2022, tous les éditos diffusés sur l'antenne nationale de RCF sont rassemblés sur une même page</a></p>
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 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Des piliers de l’humanité&lt;br&gt;&lt;br&gt;Chers amis&lt;br&gt;Il est des femmes et des hommes qui sauvent le monde. Dont l’humanité pleine, la présence,&lt;br&gt;l’action, la pensée, donnent encore courage en notre temps, malgré tout. Malgré les&lt;br&gt;cyniques, les menteurs ou ceux qui ne semblent n’avoir pas d’autres intérêts qu’eux-mêmes,&lt;br&gt;quitte à en précipiter d’autres dans le désespoir, la mort, la misère.&lt;br&gt;Il est des femmes et des hommes qui nous sauvent chacune et chacun quand nous nous&lt;br&gt;perdrons nous aussi dans les calculs, les replis, l’indifférence et la défiance.&lt;br&gt;Si nous y regardons bien, je crois que chacun de nous en connaît. Dans ses proches, ses&lt;br&gt;voisins, ses collègues, ses amis. Dans l’ordinaire du temps.&lt;br&gt;J’ai eu le privilège immense de rencontrer, il y a maintenant bien des années, un de ces&lt;br&gt;colosses de l’humanité. Tête de pont de tout un peuple de vies meurtries et pour beaucoup&lt;br&gt;relevées, aujourd’hui militantes et combattantes de la justice, des droits et de la dignité. Cet&lt;br&gt;homme est désormais bien connu et j’en ai déjà parlé dans cette chronique, le docteur Denis&lt;br&gt;Mukwege, Prix Nobel de la paix, gynécologue à la clinique Panzi de Bukavu dans le sud Kivu&lt;br&gt;de la République démocratique du Congo. Inlassable combattant pour sauver et restaurer le&lt;br&gt;corps mutilé des femmes et des enfants. Le corps, mais alors l’âme aussi dans une approche&lt;br&gt;toujours globale de la personne. Depuis l’ouverture de Panzi, plus de 55 000 femmes et&lt;br&gt;enfants y ont été soignés.&lt;br&gt;Au cours de ce printemps, Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, s’est rendue à&lt;br&gt;Bukavu afin que tous deux mettent en place ensemble un travail de recherche sur la capacité&lt;br&gt;psychique de relèvement des femmes victimes de violences sexuelles extrêmes, de viol&lt;br&gt;comme arme de guerre.&lt;br&gt;Ils ont ainsi créé une chaire de philosophie afin d’étayer la compréhension ce qui vient aider&lt;br&gt;ces femmes, spécialement les chants, la danse, les arts. Car dire les mots, raconter le trauma&lt;br&gt;est bien souvent impossible pour elles et pour longtemps.&lt;br&gt;Avec ces recherches, c’est bien de transformer la vulnérabilité en compétence dont il s’agit,&lt;br&gt;s’appuyant sur le « savoir expérientiel » forgé au cours de ce que ces femmes ont subi de&lt;br&gt;déflagrations, mais aussi à travers les parcours de soins. C’est encore tous les soignants qui&lt;br&gt;font face à ces traumatismes d’au-delà du pensable qu’il s’agit de soutenir et d’accompagner&lt;br&gt;afin qu’ils puissent continuer leur engagement.&lt;br&gt;Dire alors mon admiration et ma gratitude immense à toutes celles et ceux qui de par le&lt;br&gt;monde mettent leurs excellences autant que leur humanité et leur courage au service de&lt;br&gt;toutes les vies meurtries ou abandonnées. Ils sont notre socle pour, à nos mesures, ne rien&lt;br&gt;céder à la lassitude, à la violence, au mépris.&lt;br&gt;Durant l’été gardons le cœur éveillé je suis sûre que nous allons croiser de ces colosses de&lt;br&gt;l’ordinaire !&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron op.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Penser en écart</title><pubDate>Sun, 19 Jun 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-232988</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//3ee8f68fd0a7559040df6ab3d3ab67b18626ae5281421be49ad79f0ea9317d3f.mp3" length="2440045" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Penser en écart</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=266322</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Penser en écart&amp;lt;br&amp;gt;Avoir une pensée de l’écart. Reconnaître que le monde est complexe et compliqué. Qu’il n’y&amp;lt;br&amp;gt;a pas de réponse simpliste et des problèmes aux multiples facettes&amp;nbsp;: crise écologique,&amp;lt;br&amp;gt;économique, décision personnelle aussi.&amp;lt;br&amp;gt;Bref aimer la pensée de l’écart, du dérangement. Comme pour la Bible, savoir qu’il faut&amp;lt;br&amp;gt;passer par l’écart pour mieux voir, faire un détour.&amp;lt;br&amp;gt;Dans ce détour le philosophe François Julien, sinologue autant qu’helléniste, excelle. Et les&amp;lt;br&amp;gt;Essentiels de La Vie ont eu la riche idée de l’interviewer il y a environ un mois.&amp;lt;br&amp;gt;Il y raconte son parcours philosophique, devenir helléniste pour la clarté, mais ensuite&amp;lt;br&amp;gt;s’aventurer «&amp;nbsp;ailleurs&amp;nbsp;» pour «&amp;nbsp;penser autrement&amp;nbsp;» et il part en Chine. Pour sa «&amp;nbsp;pure&amp;lt;br&amp;gt;extériorité&amp;nbsp;». Interroger notre façon de penser occidentale, celle sur Dieu, sur le bonheur, la&amp;lt;br&amp;gt;liberté, la vérité, l’être, depuis un détour et devenir ainsi sinologue&amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Voilà qui lui permet, de livre en livre, de dénoncer les pseudo-sagesses du développement&amp;lt;br&amp;gt;personnel où nous nous complaisons bien souvent, des pensées faciles qui offrent des&amp;lt;br&amp;gt;solutions toutes faites. Prenant acte du retrait du religieux dans l’acte de penser ce qu’est&amp;lt;br&amp;gt;l’existence, François Julien note combien «&amp;nbsp;le terrain du vivre est tombé en déshérence&amp;nbsp;»,&amp;lt;br&amp;gt;récupéré alors par le «&amp;nbsp;boniment&amp;nbsp;» de marchands de bonheur. Ce qu’il développe alors et qui&amp;lt;br&amp;gt;rejoint je crois profondément notre foi et son intelligence, c’est le concept, l’idée de «&amp;nbsp;dé-&amp;lt;br&amp;gt;coïncidence&amp;nbsp;». Quand tout coïncide, «&amp;nbsp;ça colle&amp;nbsp;» comme nous disons. Or cette adéquation&amp;lt;br&amp;gt;devient vite stérile puisque plus rien ne circule, puisqu’il n’y a plus d’écarts, de frottements.&amp;lt;br&amp;gt;Notre enjeu à tous, dans nos vies, dans la politique, dans l’Église comme avec la démarche&amp;lt;br&amp;gt;synodale, c’est remettre du possible et pour cela il nous faut «&amp;nbsp;dé-coïncider&amp;nbsp;» ce que nous&amp;lt;br&amp;gt;pensions, faisions jusque-là. Profondément, fondamentalement, espérer rencontrer l’autre,&amp;lt;br&amp;gt;le proche, le voisin, le voyageur, l’autre culture, religion, Dieu lui-même, impose de «&amp;nbsp;dé-&amp;lt;br&amp;gt;coïncider d’avec soi-même&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; de ces remarques par exemple, «&amp;nbsp;moi j’ai vécu la même&amp;lt;br&amp;gt;chose&amp;nbsp;», ou «&amp;nbsp;si j’étais vous&amp;nbsp;»… Et le philosophe de conclure son entretien par la figure de&amp;lt;br&amp;gt;Jésus, le «&amp;nbsp;grand dé-coïncidant&amp;nbsp;» qui a fissuré la loi pour rouvrir des possibles d’amour&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;Magnifique&amp;nbsp;! à notre tour&amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Véronique Margron op.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>147</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Penser en écart&lt;br&gt;Avoir une pensée de l’écart. Reconnaître que le monde est complexe et compliqué. Qu’il n’y&lt;br&gt;a pas de réponse simpliste et des problèmes aux multiples facettes : crise écologique,&lt;br&gt;économique, décision personnelle aussi.&lt;br&gt;Bref aimer la pensée de l’écart, du dérangement. Comme pour la Bible, savoir qu’il faut&lt;br&gt;passer par l’écart pour mieux voir, faire un détour.&lt;br&gt;Dans ce détour le philosophe François Julien, sinologue autant qu’helléniste, excelle. Et les&lt;br&gt;Essentiels de La Vie ont eu la riche idée de l’interviewer il y a environ un mois.&lt;br&gt;Il y raconte son parcours philosophique, devenir helléniste pour la clarté, mais ensuite&lt;br&gt;s’aventurer « ailleurs » pour « penser autrement » et il part en Chine. Pour sa « pure&lt;br&gt;extériorité ». Interroger notre façon de penser occidentale, celle sur Dieu, sur le bonheur, la&lt;br&gt;liberté, la vérité, l’être, depuis un détour et devenir ainsi sinologue !&lt;br&gt;Voilà qui lui permet, de livre en livre, de dénoncer les pseudo-sagesses du développement&lt;br&gt;personnel où nous nous complaisons bien souvent, des pensées faciles qui offrent des&lt;br&gt;solutions toutes faites. Prenant acte du retrait du religieux dans l’acte de penser ce qu’est&lt;br&gt;l’existence, François Julien note combien « le terrain du vivre est tombé en déshérence »,&lt;br&gt;récupéré alors par le « boniment » de marchands de bonheur. Ce qu’il développe alors et qui&lt;br&gt;rejoint je crois profondément notre foi et son intelligence, c’est le concept, l’idée de « dé-&lt;br&gt;coïncidence ». Quand tout coïncide, « ça colle » comme nous disons. Or cette adéquation&lt;br&gt;devient vite stérile puisque plus rien ne circule, puisqu’il n’y a plus d’écarts, de frottements.&lt;br&gt;Notre enjeu à tous, dans nos vies, dans la politique, dans l’Église comme avec la démarche&lt;br&gt;synodale, c’est remettre du possible et pour cela il nous faut « dé-coïncider » ce que nous&lt;br&gt;pensions, faisions jusque-là. Profondément, fondamentalement, espérer rencontrer l’autre,&lt;br&gt;le proche, le voisin, le voyageur, l’autre culture, religion, Dieu lui-même, impose de « dé-&lt;br&gt;coïncider d’avec soi-même » ; de ces remarques par exemple, « moi j’ai vécu la même&lt;br&gt;chose », ou « si j’étais vous »… Et le philosophe de conclure son entretien par la figure de&lt;br&gt;Jésus, le « grand dé-coïncidant » qui a fissuré la loi pour rouvrir des possibles d’amour ».&lt;br&gt;Magnifique ! à notre tour !&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron op.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Pentecôte au désert</title><pubDate>Sun, 05 Jun 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-231355</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//a8bca31dbabb26410ba143cbd3517f73a6c04d43a3af54414992170843d8beb1.mp3" length="2606811" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Pentecôte au désert</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=261428</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En ce dimanche, au cœur des fracas du monde, des tragédies et des crimes subis par tant et tant de nos contemporains, célébrer l’Esprit. Autrement dit célébrer qu’il est possible de se comprendre, chacun dans sa langue, dans le respect de sa culture, si tous nous consentons à ne pas être les maîtres du monde et de l’histoire, mais juste les serviteurs de la vie de l’autre, de tout autre. Une vie qui vient d’un Autre. &amp;lt;br&amp;gt;En lisant La Croix de cette semaine, un portrait réalisé par l’excellent Loup Besmond de Senneville m’a frappé, comme un signe vivant de la Pentecôte. « Un témoignage au milieu du désert ». &amp;lt;br&amp;gt;Il s’agit de Mgr John MacWilliam, évêque de Laghouat dans le sud du Sahara algérien. Ancien officier d’infanterie en Irlande du Nord puis au ministère de la défense à Londres – il est devenu évêque du Sahara après être entré dans la congrégation des Missions africaines, à la suite de sa rencontre avec des musulmans à la foi vive. En effet, il avait découvert au Soudan « la ferveur des musulmans » et décidé́ alors d’y consacrer sa vie. Il raconte cet épisode : un jour de 1976, alors qu’il était jeune capitaine,  son chauffeur lui demande s’il peut s’arrêter pour pouvoir prier. « Alors qu’il sortait de la voiture pour prier et se tournait vers La Mecque, je restais à l’intérieur pour prier de mon côté. Ce jour-là, j’ai été́ frappé par l’absurdité́ de la séparation des croyants, alors que nous prions le même Dieu ».&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Son territoire est grand comme le Mexique, deux millions de kilomètres carrés, avec une dizaine de communautés. Ses « paroissiens » : surtout des prisonniers subsahariens des prisons du sud de l’Algérie, qu’il visite avec les prêtres de son diocèse. « Je me souviens – raconte-t-il à Loup Besmond - de quatre prisonniers camerounais, de leur joie de recevoir une visite la veille de Noël, alors qu’ils éprouvaient douloureusement le manque de leurs proches et de leurs familles, à des milliers de kilomètres de là. »&amp;lt;br&amp;gt;Le sens de l’Église en cette région désertique ? C’est une présence, simplement. « Celui qui nous envoie, Jésus, nous a dit : ” Allez dans le monde entier”, Il n’a pas dit d’éviter certains pays ou certaines zones, mais de se rendre dans le monde entier. Donc le sens, en étant ici, c’est d’accompagner Jésus dans le désert. » Et si nous n’étions pas là, ajoute-t-il, comment les gens qui y habitent se feraient-ils une idée sur les chrétiens ? « Et puisque l’on est là, on cherche comment faire pour aider. Parfois, on ne peut rien faire. Parfois, c’est juste saluer les gens dans la rue. Rien de plus. Mais c’est déjà̀ beaucoup. »&amp;lt;br&amp;gt;Être là, pour de vrai, attentif, écoutant, aimant et faire tout son possible. Beau dimanche de Pentecôte !&amp;lt;br&amp;gt;Véronique Margron op. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;a href="https://www.la-croix.com/Religion/Leveque-Sahara-Mgr-John-MacWilliam-pas-Charles-Foucauld-2022-05-13-1201214979"&gt;https://www.la-croix.com/Religion/Leveque-Sahara-Mgr-John-MacWilliam-pa…&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>157</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En ce dimanche, au cœur des fracas du monde, des tragédies et des crimes subis par tant et tant de nos contemporains, célébrer l’Esprit. Autrement dit célébrer qu’il est possible de se comprendre, chacun dans sa langue, dans le respect de sa culture, si tous nous consentons à ne pas être les maîtres du monde et de l’histoire, mais juste les serviteurs de la vie de l’autre, de tout autre. Une vie qui vient d’un Autre. &lt;br&gt;En lisant La Croix de cette semaine, un portrait réalisé par l’excellent Loup Besmond de Senneville m’a frappé, comme un signe vivant de la Pentecôte. « Un témoignage au milieu du désert ». &lt;br&gt;Il s’agit de Mgr John MacWilliam, évêque de Laghouat dans le sud du Sahara algérien. Ancien officier d’infanterie en Irlande du Nord puis au ministère de la défense à Londres – il est devenu évêque du Sahara après être entré dans la congrégation des Missions africaines, à la suite de sa rencontre avec des musulmans à la foi vive. En effet, il avait découvert au Soudan « la ferveur des musulmans » et décidé́ alors d’y consacrer sa vie. Il raconte cet épisode : un jour de 1976, alors qu’il était jeune capitaine,  son chauffeur lui demande s’il peut s’arrêter pour pouvoir prier. « Alors qu’il sortait de la voiture pour prier et se tournait vers La Mecque, je restais à l’intérieur pour prier de mon côté. Ce jour-là, j’ai été́ frappé par l’absurdité́ de la séparation des croyants, alors que nous prions le même Dieu ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;Son territoire est grand comme le Mexique, deux millions de kilomètres carrés, avec une dizaine de communautés. Ses « paroissiens » : surtout des prisonniers subsahariens des prisons du sud de l’Algérie, qu’il visite avec les prêtres de son diocèse. « Je me souviens – raconte-t-il à Loup Besmond - de quatre prisonniers camerounais, de leur joie de recevoir une visite la veille de Noël, alors qu’ils éprouvaient douloureusement le manque de leurs proches et de leurs familles, à des milliers de kilomètres de là. »&lt;br&gt;Le sens de l’Église en cette région désertique ? C’est une présence, simplement. « Celui qui nous envoie, Jésus, nous a dit : ” Allez dans le monde entier”, Il n’a pas dit d’éviter certains pays ou certaines zones, mais de se rendre dans le monde entier. Donc le sens, en étant ici, c’est d’accompagner Jésus dans le désert. » Et si nous n’étions pas là, ajoute-t-il, comment les gens qui y habitent se feraient-ils une idée sur les chrétiens ? « Et puisque l’on est là, on cherche comment faire pour aider. Parfois, on ne peut rien faire. Parfois, c’est juste saluer les gens dans la rue. Rien de plus. Mais c’est déjà̀ beaucoup. »&lt;br&gt;Être là, pour de vrai, attentif, écoutant, aimant et faire tout son possible. Beau dimanche de Pentecôte !&lt;br&gt;Véronique Margron op. &lt;br&gt;&lt;br&gt;<a href="https://www.la-croix.com/Religion/Leveque-Sahara-Mgr-John-MacWilliam-pas-Charles-Foucauld-2022-05-13-1201214979">https://www.la-croix.com/Religion/Leveque-Sahara-Mgr-John-MacWilliam-pa…</a></p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le trouble du deuil prolongé</title><pubDate>Sun, 29 May 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-230282</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//dafc67391047c6a8dcef2dd5f35c584a3f3c1d9236185d7c15c824b6c7c221e0.mp3" length="2809521" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le trouble du deuil prolongé</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=258886</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Sans doute n’êtes-vous pas familier du DSM. Autrement dit du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux – un document de référence sur la planète « psy », porté par l’Association américaine de psychiatrie. Une institution depuis 1952, afin d’harmoniser les critères diagnostiques des troubles mentaux, et faciliter pour les médecins un même langage. On en comprend  facilement le sens et l’intérêt thérapeutique ; il faut nommer pour mieux soigner. Mais ce classement ne cesse de faire débat et difficulté.&amp;lt;br&amp;gt; &amp;lt;br&amp;gt;Par exemple, jusqu’en 1973 l’homosexualité y était considérée comme une maladie mentale. En revanche, dans ces 2 premières versions, 1952 et 73, la pédophilie – au sens du trouble psychosexuel – n’existe pas. Il faut attendre le DSM 3 ( 1983)  pour qu’elle soit intégrée aux troubles sexuels et même 2015 qu’apparaisse la notion de «  trouble pédophilique » qualifiée comme – je cite «  une préférence pour cibles anormales ». &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;De quoi interroger sur les normes en vigueur dans ce manuel pourtant de référence. &amp;lt;br&amp;gt;Voici donc qu’aujourd’hui apparait une nouvelle pathologie : le TDP : le trouble du deuil prolongé. Il s’agit d’un mal-être persistant au-delà d’un an après le décès d’un proche pour un adulte, et persistant au-delà de six mois si la personne endeuillée est un enfant. Les symptômes : « une peine intense », « le refus de croire à la mort de son proche », « une grande solitude », « des difficultés à poursuivre sa vie, à faire des projets ».&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Faut-il vraiment médicaliser le chagrin ? Croire que si je ne suis pas dans la « bonne » norme, je suis malade ? de pleurer encore père, mère, conjoint, enfant, ami proche, des années plus tard ? De se sentir épuisé ? de souffrir du manque, de l’abandon? d’être et soulagé et perdu ? Si le deuil est universel, il est tout autant singulier. Le deuil idéal serait alors celui qui permet de retourner travailler au plus vite,  de n’ennuyer personne. Bref qui ferait tourner la page et ranger cette chose dans son petit tiroir bien étanche et « avancer », comme ont dit. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Nous savons tous qu’il existe des caps symboliques, spécialement cette première année, car comme cette première fois de toutes choses sans l’autre. Le magnifique et bouleversant livre de Christine Pedotti – L’Inconsolée-  le raconte avec une rare sensibilité.&amp;lt;br&amp;gt;Et que dire de nos deuils si malmenés durant les confinements ? Faut-il les psychiatriser ? Ou plutôt doucement tenter de se réconcilier avec ce que nous n’avons pu vivre ? avec la maltraitance imposée par ces temps et leurs contraintes. &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Le deuil nous mène – durant des années souvent -  dans des hauts et des bas, y compris en se faisant aider. Rien de linéaire dans ce voyage, à chaque fois inconnu. &amp;lt;br&amp;gt;Des liens mystérieux nous attachent  avec ceux qui sont partis. Ils nous travaillent du dedans. Entendre, là, l’invitation à remettre de la vie en soi, comme seule façon d’assumer sa dette et  sa place  de survivant. &amp;lt;br&amp;gt;Véronique Margron op.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Voir La Croix du 24 mai :&amp;lt;br&amp;gt;&lt;a href="https://www.la-croix.com/JournalV2/Le-temps-deuil-est-compte-2022-05-24-1101216575"&gt;https://www.la-croix.com/JournalV2/Le-temps-deuil-est-compte-2022-05-24…&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>170</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Sans doute n’êtes-vous pas familier du DSM. Autrement dit du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux – un document de référence sur la planète « psy », porté par l’Association américaine de psychiatrie. Une institution depuis 1952, afin d’harmoniser les critères diagnostiques des troubles mentaux, et faciliter pour les médecins un même langage. On en comprend  facilement le sens et l’intérêt thérapeutique ; il faut nommer pour mieux soigner. Mais ce classement ne cesse de faire débat et difficulté.&lt;br&gt; &lt;br&gt;Par exemple, jusqu’en 1973 l’homosexualité y était considérée comme une maladie mentale. En revanche, dans ces 2 premières versions, 1952 et 73, la pédophilie – au sens du trouble psychosexuel – n’existe pas. Il faut attendre le DSM 3 ( 1983)  pour qu’elle soit intégrée aux troubles sexuels et même 2015 qu’apparaisse la notion de «  trouble pédophilique » qualifiée comme – je cite «  une préférence pour cibles anormales ». &lt;br&gt;&lt;br&gt;De quoi interroger sur les normes en vigueur dans ce manuel pourtant de référence. &lt;br&gt;Voici donc qu’aujourd’hui apparait une nouvelle pathologie : le TDP : le trouble du deuil prolongé. Il s’agit d’un mal-être persistant au-delà d’un an après le décès d’un proche pour un adulte, et persistant au-delà de six mois si la personne endeuillée est un enfant. Les symptômes : « une peine intense », « le refus de croire à la mort de son proche », « une grande solitude », « des difficultés à poursuivre sa vie, à faire des projets ».&lt;br&gt;&lt;br&gt;Faut-il vraiment médicaliser le chagrin ? Croire que si je ne suis pas dans la « bonne » norme, je suis malade ? de pleurer encore père, mère, conjoint, enfant, ami proche, des années plus tard ? De se sentir épuisé ? de souffrir du manque, de l’abandon? d’être et soulagé et perdu ? Si le deuil est universel, il est tout autant singulier. Le deuil idéal serait alors celui qui permet de retourner travailler au plus vite,  de n’ennuyer personne. Bref qui ferait tourner la page et ranger cette chose dans son petit tiroir bien étanche et « avancer », comme ont dit. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous savons tous qu’il existe des caps symboliques, spécialement cette première année, car comme cette première fois de toutes choses sans l’autre. Le magnifique et bouleversant livre de Christine Pedotti – L’Inconsolée-  le raconte avec une rare sensibilité.&lt;br&gt;Et que dire de nos deuils si malmenés durant les confinements ? Faut-il les psychiatriser ? Ou plutôt doucement tenter de se réconcilier avec ce que nous n’avons pu vivre ? avec la maltraitance imposée par ces temps et leurs contraintes. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Le deuil nous mène – durant des années souvent -  dans des hauts et des bas, y compris en se faisant aider. Rien de linéaire dans ce voyage, à chaque fois inconnu. &lt;br&gt;Des liens mystérieux nous attachent  avec ceux qui sont partis. Ils nous travaillent du dedans. Entendre, là, l’invitation à remettre de la vie en soi, comme seule façon d’assumer sa dette et  sa place  de survivant. &lt;br&gt;Véronique Margron op.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Voir La Croix du 24 mai :&lt;br&gt;<a href="https://www.la-croix.com/JournalV2/Le-temps-deuil-est-compte-2022-05-24-1101216575">https://www.la-croix.com/JournalV2/Le-temps-deuil-est-compte-2022-05-24…</a></p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Des dizaines de milliers de femmes</title><pubDate>Sun, 15 May 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-228614</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2022-05/000_9MP498.jpg?itok=FCiG4r-j"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//1901da6669dfbd13790890ba9c6abf034ec3def1187fbfd338e9ea23f93c5810.mp3" length="2844630" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Des dizaines de milliers de femmes</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=253902</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’être à Rome à l’Assemblée plénière internationale de&amp;lt;br&amp;gt;supérieures générales. Des femmes responsables de près de 800 instituts religieux dans le monde.&amp;lt;br&amp;gt;Avec elles alors un petit peuple de dizaines de milliers de religieuses engagées sur toutes les terres,&amp;lt;br&amp;gt;sous toutes les latitudes humaines.&amp;lt;br&amp;gt;Très beau visage de toutes les couleurs de la vie religieuse. À travers lui, se dit avant tout une&amp;lt;br&amp;gt;solidarité d’humanité. Toutes ces sœurs se font les proches de femmes et d’hommes, de toutes&amp;lt;br&amp;gt;religions et situations. Tous sont estimés, épaulés de la même manière, et ces milliers de femmes&amp;lt;br&amp;gt;leur sont présentes avec passion et générosité. Dans les quartiers, les villes, banlieues ou campagnes&amp;lt;br&amp;gt;les plus lointaines.&amp;lt;br&amp;gt;Peut-être que là est le propre la vie religieuse, ce qui lui est commun, à travers une infinie diversité&amp;nbsp;:&amp;lt;br&amp;gt;faire du lien, tisser un réseau d’amitié, de solidarité. Bref d’humanité.&amp;lt;br&amp;gt;Là est ce que j’aime par-dessus tout de cette vie. Son incarnation. Avant tout discours. Se faire&amp;lt;br&amp;gt;proche et engagée. Une fraternité universelle, à l’aune de celle qui se célèbre ce dimanche à Rome&amp;lt;br&amp;gt;avec la canonisation de Charles de Foucauld.&amp;lt;br&amp;gt;Pourtant, je ne crois pas ignorer tous les problèmes qui traversent la vie religieuse comme l’Église&amp;lt;br&amp;gt;catholique dans son ensemble. Scandales des abus de pouvoir, de conscience, spirituels&amp;nbsp;; sexuels&amp;lt;br&amp;gt;aussi. Crises de gouvernance, infantilisation des personnes … Bref la liste est longue des maladies de&amp;lt;br&amp;gt;la vie religieuse. Il faut les regarder en face pour espérer y remédier, un peu du moins.&amp;lt;br&amp;gt;En même temps il y a toutes ces femmes magnifiques, de tous âges. Y compris les plus vieilles aux&amp;lt;br&amp;gt;rides mémoires de leurs présences actives auprès de vies douloureuses, trop seules, trop pauvres,&amp;lt;br&amp;gt;trop cassées.&amp;lt;br&amp;gt;Le thème de cette Assemblée – à Rome- était la vulnérabilité, cette vérité de chacun, de nos sociétés,&amp;lt;br&amp;gt;de notre planète, de notre histoire. Si souvent nous la masquons, ou prétendons la dominer. Alors&amp;lt;br&amp;gt;penser la vie et la vie religieuse à partir d’elle ce n’est pas déclarer que nous serions des toutes&amp;lt;br&amp;gt;petites choses – ce que nous sommes tous en fin de compte&amp;nbsp;; des « bulles de savon&amp;nbsp;» dit Sylvain&amp;lt;br&amp;gt;Tesson – mais c’est dire qu’elle recèle un potentiel magnifique de transformation de nos existences.&amp;lt;br&amp;gt;Devant les mutations sans précédents auxquelles nos générations sont confrontées, le chemin de la&amp;lt;br&amp;gt;vie religieuse n’est pas de s’adapter, mais bien de se transformer, du creux de la reconnaissance de&amp;lt;br&amp;gt;notre vulnérabilité, de nos chaos. Le faire ensemble et pas sans d’autres que nous. Pas sans notre&amp;lt;br&amp;gt;Dieu, lui qui est toujours neuf. Pas sans notre courage autant que notre créativité et notre ténacité.&amp;lt;br&amp;gt;Invitation profonde et risquée. Celle de la vie fragile, précaire et belle dont nul ne peut prévoir le&amp;lt;br&amp;gt;chemin.&amp;lt;br&amp;gt;Qu’espérer alors de toutes mes forces sinon qu’à sa très modeste mesure, la vie religieuse en ce&amp;lt;br&amp;gt;temps et en ce monde réel contribue à l’histoire où nous sommes, à la rendre plus humaine.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Véronique Margron op.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’être à Rome à l’Assemblée plénière internationale de&lt;br&gt;supérieures générales. Des femmes responsables de près de 800 instituts religieux dans le monde.&lt;br&gt;Avec elles alors un petit peuple de dizaines de milliers de religieuses engagées sur toutes les terres,&lt;br&gt;sous toutes les latitudes humaines.&lt;br&gt;Très beau visage de toutes les couleurs de la vie religieuse. À travers lui, se dit avant tout une&lt;br&gt;solidarité d’humanité. Toutes ces sœurs se font les proches de femmes et d’hommes, de toutes&lt;br&gt;religions et situations. Tous sont estimés, épaulés de la même manière, et ces milliers de femmes&lt;br&gt;leur sont présentes avec passion et générosité. Dans les quartiers, les villes, banlieues ou campagnes&lt;br&gt;les plus lointaines.&lt;br&gt;Peut-être que là est le propre la vie religieuse, ce qui lui est commun, à travers une infinie diversité :&lt;br&gt;faire du lien, tisser un réseau d’amitié, de solidarité. Bref d’humanité.&lt;br&gt;Là est ce que j’aime par-dessus tout de cette vie. Son incarnation. Avant tout discours. Se faire&lt;br&gt;proche et engagée. Une fraternité universelle, à l’aune de celle qui se célèbre ce dimanche à Rome&lt;br&gt;avec la canonisation de Charles de Foucauld.&lt;br&gt;Pourtant, je ne crois pas ignorer tous les problèmes qui traversent la vie religieuse comme l’Église&lt;br&gt;catholique dans son ensemble. Scandales des abus de pouvoir, de conscience, spirituels ; sexuels&lt;br&gt;aussi. Crises de gouvernance, infantilisation des personnes … Bref la liste est longue des maladies de&lt;br&gt;la vie religieuse. Il faut les regarder en face pour espérer y remédier, un peu du moins.&lt;br&gt;En même temps il y a toutes ces femmes magnifiques, de tous âges. Y compris les plus vieilles aux&lt;br&gt;rides mémoires de leurs présences actives auprès de vies douloureuses, trop seules, trop pauvres,&lt;br&gt;trop cassées.&lt;br&gt;Le thème de cette Assemblée – à Rome- était la vulnérabilité, cette vérité de chacun, de nos sociétés,&lt;br&gt;de notre planète, de notre histoire. Si souvent nous la masquons, ou prétendons la dominer. Alors&lt;br&gt;penser la vie et la vie religieuse à partir d’elle ce n’est pas déclarer que nous serions des toutes&lt;br&gt;petites choses – ce que nous sommes tous en fin de compte ; des « bulles de savon » dit Sylvain&lt;br&gt;Tesson – mais c’est dire qu’elle recèle un potentiel magnifique de transformation de nos existences.&lt;br&gt;Devant les mutations sans précédents auxquelles nos générations sont confrontées, le chemin de la&lt;br&gt;vie religieuse n’est pas de s’adapter, mais bien de se transformer, du creux de la reconnaissance de&lt;br&gt;notre vulnérabilité, de nos chaos. Le faire ensemble et pas sans d’autres que nous. Pas sans notre&lt;br&gt;Dieu, lui qui est toujours neuf. Pas sans notre courage autant que notre créativité et notre ténacité.&lt;br&gt;Invitation profonde et risquée. Celle de la vie fragile, précaire et belle dont nul ne peut prévoir le&lt;br&gt;chemin.&lt;br&gt;Qu’espérer alors de toutes mes forces sinon qu’à sa très modeste mesure, la vie religieuse en ce&lt;br&gt;temps et en ce monde réel contribue à l’histoire où nous sommes, à la rendre plus humaine.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron op.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Patrice et Stéphanie</title><pubDate>Sun, 01 May 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-226659</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f34b2be124912aaed496cfe4321a94b27336ea620b487fd69d3c19e97980a1c9.mp3" length="2794475" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Patrice et Stéphanie</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=236256</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Patrice et Stéphanie&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Vous ai-je déjà parlé de Stéphanie&amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Je ne crois pas.&amp;lt;br&amp;gt;Alors voilà son histoire. Plutôt la mienne avec elle.&amp;lt;br&amp;gt;Il y a quelque temps maintenant, je reçois une dame, environ 40 ans. Grande, élégante, elle me serre&amp;lt;br&amp;gt;la main avec franchise.&amp;lt;br&amp;gt;Je l’invite à entrer dans mon bureau et comme je suis arrivée chez moi ventre à terre après une&amp;lt;br&amp;gt;réunion, je ne sais plus bien de qui il s’agit. Je n’ose le lui demander, de peur de l’attrister et lui&amp;lt;br&amp;gt;offrant un café l’invite à prendre la parole. Avant tout elle me remercie chaleureusement de la&amp;lt;br&amp;gt;recevoir aujourd’hui, «&amp;nbsp;dans sa situation&amp;nbsp;». Je plonge dans la perplexité car j’ai beau fouiller dans ma&amp;lt;br&amp;gt;pauvre mémoire percée, je ne vois pas de quoi elle parle. Et pourtant, elle a comme un air de famille.&amp;lt;br&amp;gt;Mais de quelle famille donc&amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Elle me raconte tous les pas qu’elle a franchis ces derniers temps, son déménagement, son nouveau&amp;lt;br&amp;gt;poste, sa vie amoureuse, la vie donc. Décidément je connais cette dame, mais d’où&amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Elle poursuit et me raconte la souffrance de son épouse qui n’a pu entrer dans son cheminement. Là&amp;lt;br&amp;gt;je marque un temps d’arrêt, tout intérieur. Son épouse, à Stéphanie&amp;nbsp;? Mais ajoute-t-elle, elle voit ses&amp;lt;br&amp;gt;enfants, qui sont encore jeunes, et parvient doucement à raconter qui elle est devenue et pourquoi…&amp;lt;br&amp;gt;tout en leur disant qu’elle reste… leur papa&amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Mes neurones se touchent enfin&amp;nbsp;! je connais bien cette dame. Je&amp;nbsp;l’ai même régulièrement reçue&amp;lt;br&amp;gt;depuis plusieurs années. Mais voilà elle s’appelait Patrice… et durant ces années, il a effectué une&amp;lt;br&amp;gt;transition de sexe, y compris avec de lourdes interventions chirurgicales. Je l’avais aussi reçu avec&amp;lt;br&amp;gt;son épouse.&amp;lt;br&amp;gt;Je suis bouleversée et profondément touchée. Du creux de la souffrance sans nom qu’elle a vécue&amp;lt;br&amp;gt;depuis des années, aujourd’hui elle me parait enfin en paix, elle-même. Elle a bien changé pourtant&amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Je me souviens de toute la détresse de Patrice qui, malgré une vie sociale gratifiante, une épouse&amp;lt;br&amp;gt;aimante et des enfants qui faisaient sa joie, était au bord du suicide et ne voyait pas d’autres issues à&amp;lt;br&amp;gt;sa vie s’il ne parvenait pas à devenir… elle-même.&amp;lt;br&amp;gt;Dans ce moment si singulier où Stéphanie me fait la grâce de l’hospitalité à sa vie compliquée,&amp;lt;br&amp;gt;m’invite au cœur de son drame autant que de son désir tenace d’une unité brisée, l’heure n’est pas&amp;lt;br&amp;gt;au concept. Elle est moins encore au discours général.&amp;lt;br&amp;gt;L’heure est à la gratitude d’être là, vivant. Celle qui aurait pu mourir est vivante et du cœur du fracas,&amp;lt;br&amp;gt;fait tout son possible pour porter sa responsabilité, envers ses enfants, envers son ex-épouse. Ne pas&amp;lt;br&amp;gt;blesser davantage ni laisser dans l’angoisse. Le faire, et aussi croire en elle, en son avenir, en sa&amp;lt;br&amp;gt;capacité à aimer et à se laisser rejoindre.&amp;lt;br&amp;gt;Quand Stéphanie est repartie, j’ai su que mon peu de certitudes s’était encore éloigné, mais que mon&amp;lt;br&amp;gt;humanité, elle, avait sûrement gagné. Merci à Stéphanie de cette immense confiance.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Véronique Margron op.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>169</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Patrice et Stéphanie&lt;br&gt;&lt;br&gt;Vous ai-je déjà parlé de Stéphanie ?&lt;br&gt;Je ne crois pas.&lt;br&gt;Alors voilà son histoire. Plutôt la mienne avec elle.&lt;br&gt;Il y a quelque temps maintenant, je reçois une dame, environ 40 ans. Grande, élégante, elle me serre&lt;br&gt;la main avec franchise.&lt;br&gt;Je l’invite à entrer dans mon bureau et comme je suis arrivée chez moi ventre à terre après une&lt;br&gt;réunion, je ne sais plus bien de qui il s’agit. Je n’ose le lui demander, de peur de l’attrister et lui&lt;br&gt;offrant un café l’invite à prendre la parole. Avant tout elle me remercie chaleureusement de la&lt;br&gt;recevoir aujourd’hui, « dans sa situation ». Je plonge dans la perplexité car j’ai beau fouiller dans ma&lt;br&gt;pauvre mémoire percée, je ne vois pas de quoi elle parle. Et pourtant, elle a comme un air de famille.&lt;br&gt;Mais de quelle famille donc ?&lt;br&gt;Elle me raconte tous les pas qu’elle a franchis ces derniers temps, son déménagement, son nouveau&lt;br&gt;poste, sa vie amoureuse, la vie donc. Décidément je connais cette dame, mais d’où ?&lt;br&gt;Elle poursuit et me raconte la souffrance de son épouse qui n’a pu entrer dans son cheminement. Là&lt;br&gt;je marque un temps d’arrêt, tout intérieur. Son épouse, à Stéphanie ? Mais ajoute-t-elle, elle voit ses&lt;br&gt;enfants, qui sont encore jeunes, et parvient doucement à raconter qui elle est devenue et pourquoi…&lt;br&gt;tout en leur disant qu’elle reste… leur papa !&lt;br&gt;Mes neurones se touchent enfin ! je connais bien cette dame. Je l’ai même régulièrement reçue&lt;br&gt;depuis plusieurs années. Mais voilà elle s’appelait Patrice… et durant ces années, il a effectué une&lt;br&gt;transition de sexe, y compris avec de lourdes interventions chirurgicales. Je l’avais aussi reçu avec&lt;br&gt;son épouse.&lt;br&gt;Je suis bouleversée et profondément touchée. Du creux de la souffrance sans nom qu’elle a vécue&lt;br&gt;depuis des années, aujourd’hui elle me parait enfin en paix, elle-même. Elle a bien changé pourtant !&lt;br&gt;Je me souviens de toute la détresse de Patrice qui, malgré une vie sociale gratifiante, une épouse&lt;br&gt;aimante et des enfants qui faisaient sa joie, était au bord du suicide et ne voyait pas d’autres issues à&lt;br&gt;sa vie s’il ne parvenait pas à devenir… elle-même.&lt;br&gt;Dans ce moment si singulier où Stéphanie me fait la grâce de l’hospitalité à sa vie compliquée,&lt;br&gt;m’invite au cœur de son drame autant que de son désir tenace d’une unité brisée, l’heure n’est pas&lt;br&gt;au concept. Elle est moins encore au discours général.&lt;br&gt;L’heure est à la gratitude d’être là, vivant. Celle qui aurait pu mourir est vivante et du cœur du fracas,&lt;br&gt;fait tout son possible pour porter sa responsabilité, envers ses enfants, envers son ex-épouse. Ne pas&lt;br&gt;blesser davantage ni laisser dans l’angoisse. Le faire, et aussi croire en elle, en son avenir, en sa&lt;br&gt;capacité à aimer et à se laisser rejoindre.&lt;br&gt;Quand Stéphanie est repartie, j’ai su que mon peu de certitudes s’était encore éloigné, mais que mon&lt;br&gt;humanité, elle, avait sûrement gagné. Merci à Stéphanie de cette immense confiance.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron op.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Être à sa place</title><pubDate>Fri, 22 Apr 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-225676</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//87c22f0cf12f1dcef060ae19b1129ce5f13ba9abc5e8ac3f9385f7462a7da42b.mp3" length="2766053" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Être à sa place</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=233125</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Être à sa place.&amp;lt;br&amp;gt;Jour d’élection, décisive.&amp;lt;br&amp;gt;Dans notre pays, où la démocratie s’est construite dans la douleur depuis la Révolution de 1848 et&amp;lt;br&amp;gt;même depuis celle de 1789, mieux vaut alors que nous mesurions notre chance comme notre&amp;lt;br&amp;gt;responsabilité.&amp;lt;br&amp;gt;Une question agite ô combien la société et nombre de nos concitoyens, celle de la place. Trouver sa&amp;lt;br&amp;gt;place, la peur de se faire prendre sa place et alors la nécessité d’exclure certains, de les éjecter si&amp;lt;br&amp;gt;besoin, de leurs places. Jusqu’à cette pseudo-théorie construite pour inquiéter d’abord les plus&amp;lt;br&amp;gt;fragiles du «&amp;nbsp; grand remplacement&amp;nbsp;»… Autant d’expressions qui cristallisent aujourd’hui des&amp;lt;br&amp;gt;positions tranchées et disent aussi l’inquiétude profonde de beaucoup.&amp;lt;br&amp;gt;Peut-être qu’aujourd’hui, avant de nous rendre aux urnes, ou juste après, ce serait une bonne&amp;lt;br&amp;gt;journée pour lire le dernier livre de Claire Marin, «&amp;nbsp;Être à sa place&amp;nbsp;». Claire Marin est philosophe des&amp;lt;br&amp;gt;épreuves de la vie et des catastrophes intimes, telles que la rupture ou la maladie. Dans ce beau&amp;lt;br&amp;gt;livre, elle analyse comment les êtres sont toujours dans «&amp;nbsp;l’entre-deux&amp;nbsp;», car en dépit des rôles&amp;lt;br&amp;gt;sociaux qui définissent nos identités, écrit-elle, il n’y a pas d’un côté les enracinés et de l’autre les&amp;lt;br&amp;gt;nomades, «&amp;nbsp;les hommes de la terre et ceux du vent&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;La question de fond serait comment expérimenter qu’il est possible «&amp;nbsp;de se découvrir soi-même dans&amp;lt;br&amp;gt;l’expérience d’autres manières de vivre.&amp;nbsp;» Mieux construire sa place, dans la mesure même où nous&amp;lt;br&amp;gt;découvrons que nous pouvons nous déplacer intérieurement, modifier notre place, la rendre plus&amp;lt;br&amp;gt;souple, accueillante.&amp;lt;br&amp;gt;Dans nos sociétés modernes il est difficile d’occuper une même place toute sa vie, car les&amp;lt;br&amp;gt;transformations sociales, culturelles, familiales, le dérèglement climatique et les migrations qu’il&amp;lt;br&amp;gt;provoque ainsi que les mutations professionnelles font que les places sont mouvantes. Tout cela&amp;lt;br&amp;gt;peut douloureusement accentuer cette peur très contemporaine d’être remplacé. Remplacé par&amp;lt;br&amp;gt;d’autres, d’autres cultures, ou encore par des machines. Oui nous pouvons vite être délogés, avec&amp;lt;br&amp;gt;alors cette angoisse&amp;nbsp;: qu’est-ce que nous reste&amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Dès lors, comment penser autrement et découvrir que je peux faire une place à l’autre sans perdre&amp;lt;br&amp;gt;la mienne&amp;nbsp;? C’est parfois même dans ce geste qui accueille l’autre et lui offre un espace que je trouve&amp;lt;br&amp;gt;ma propre place. La vie n’est pas un jeu de chaises musicales.&amp;lt;br&amp;gt;Car au bout du compte, développe notre philosophe, chacun de nous est toujours en transit dans sa&amp;lt;br&amp;gt;vie&amp;nbsp;: entre deux âges, entre deux pensées, deux modes d’existence, parfois deux métiers et «&amp;nbsp;même&amp;lt;br&amp;gt;deux amours&amp;nbsp;».&amp;lt;br&amp;gt;Notre souci en ce temps est bien que personne, en ce pays, n’ait une «&amp;nbsp;vie invivable&amp;nbsp;». Que notre&amp;lt;br&amp;gt;société offre l’espace pour construire sa propre place. Peut-être que compte aussi que chacune et&amp;lt;br&amp;gt;chacun puissent expérimenter que le vrai lieu est avant tout en soi-même, «&amp;nbsp;devenir soi-même une&amp;lt;br&amp;gt;place, un abri, un refuge, un lieu sûr. Accueillir l’autre et en prendre soin comme une autre manière&amp;lt;br&amp;gt;de faire de la place à quelqu’un.&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Véronique Margron op.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>167</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Être à sa place.&lt;br&gt;Jour d’élection, décisive.&lt;br&gt;Dans notre pays, où la démocratie s’est construite dans la douleur depuis la Révolution de 1848 et&lt;br&gt;même depuis celle de 1789, mieux vaut alors que nous mesurions notre chance comme notre&lt;br&gt;responsabilité.&lt;br&gt;Une question agite ô combien la société et nombre de nos concitoyens, celle de la place. Trouver sa&lt;br&gt;place, la peur de se faire prendre sa place et alors la nécessité d’exclure certains, de les éjecter si&lt;br&gt;besoin, de leurs places. Jusqu’à cette pseudo-théorie construite pour inquiéter d’abord les plus&lt;br&gt;fragiles du «  grand remplacement »… Autant d’expressions qui cristallisent aujourd’hui des&lt;br&gt;positions tranchées et disent aussi l’inquiétude profonde de beaucoup.&lt;br&gt;Peut-être qu’aujourd’hui, avant de nous rendre aux urnes, ou juste après, ce serait une bonne&lt;br&gt;journée pour lire le dernier livre de Claire Marin, « Être à sa place ». Claire Marin est philosophe des&lt;br&gt;épreuves de la vie et des catastrophes intimes, telles que la rupture ou la maladie. Dans ce beau&lt;br&gt;livre, elle analyse comment les êtres sont toujours dans « l’entre-deux », car en dépit des rôles&lt;br&gt;sociaux qui définissent nos identités, écrit-elle, il n’y a pas d’un côté les enracinés et de l’autre les&lt;br&gt;nomades, « les hommes de la terre et ceux du vent ».&lt;br&gt;La question de fond serait comment expérimenter qu’il est possible « de se découvrir soi-même dans&lt;br&gt;l’expérience d’autres manières de vivre. » Mieux construire sa place, dans la mesure même où nous&lt;br&gt;découvrons que nous pouvons nous déplacer intérieurement, modifier notre place, la rendre plus&lt;br&gt;souple, accueillante.&lt;br&gt;Dans nos sociétés modernes il est difficile d’occuper une même place toute sa vie, car les&lt;br&gt;transformations sociales, culturelles, familiales, le dérèglement climatique et les migrations qu’il&lt;br&gt;provoque ainsi que les mutations professionnelles font que les places sont mouvantes. Tout cela&lt;br&gt;peut douloureusement accentuer cette peur très contemporaine d’être remplacé. Remplacé par&lt;br&gt;d’autres, d’autres cultures, ou encore par des machines. Oui nous pouvons vite être délogés, avec&lt;br&gt;alors cette angoisse : qu’est-ce que nous reste ?&lt;br&gt;Dès lors, comment penser autrement et découvrir que je peux faire une place à l’autre sans perdre&lt;br&gt;la mienne ? C’est parfois même dans ce geste qui accueille l’autre et lui offre un espace que je trouve&lt;br&gt;ma propre place. La vie n’est pas un jeu de chaises musicales.&lt;br&gt;Car au bout du compte, développe notre philosophe, chacun de nous est toujours en transit dans sa&lt;br&gt;vie : entre deux âges, entre deux pensées, deux modes d’existence, parfois deux métiers et « même&lt;br&gt;deux amours ».&lt;br&gt;Notre souci en ce temps est bien que personne, en ce pays, n’ait une « vie invivable ». Que notre&lt;br&gt;société offre l’espace pour construire sa propre place. Peut-être que compte aussi que chacune et&lt;br&gt;chacun puissent expérimenter que le vrai lieu est avant tout en soi-même, « devenir soi-même une&lt;br&gt;place, un abri, un refuge, un lieu sûr. Accueillir l’autre et en prendre soin comme une autre manière&lt;br&gt;de faire de la place à quelqu’un. »&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron op.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le roi d’en-bas</title><pubDate>Sun, 10 Apr 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-223870</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2022-04/000_9MP498.jpg?itok=K8VovUSn"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//29ab761e210804124c96c1d3fbedc4f03be9872688b31eb84d6db6b545f25e7c.mp3" length="2924878" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le roi d’en-bas</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=228189</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Le roi d’en-bas&amp;lt;br&amp;gt;“&amp;nbsp;Tu diras&amp;nbsp;: le Seigneur en as besoin&amp;nbsp;”&amp;nbsp;: Jésus doit entrer à Jérusalem sur un ânon qui n’a&amp;lt;br&amp;gt;jamais été monté, comme il convient à un roi qui va être oint&amp;nbsp;; tel Salomon conduit à la source de&amp;lt;br&amp;gt;Gihôn ( 1 roi 1, 33) et acclamé par le peuple. Oui, le roi pénètre dans la ville où sa marche parvient à&amp;lt;br&amp;gt;son terme.&amp;lt;br&amp;gt;Un roi nu car justement ni roi, prince ou chef à nos façons. De quoi peut-être nous&amp;lt;br&amp;gt;questionner en de dimanche du premier tour des élections présidentielles, si essentielles à notre&amp;lt;br&amp;gt;démocratie. Jésus n’est pas des puissants de son temps, puisqu’ils le mettront à mort, et pourtant&amp;lt;br&amp;gt;jamais il ne méprise les engagements pour la cité dans le relatif de nos histoires.&amp;lt;br&amp;gt;Qui est le Seigneur que nous acclamons&amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Nous sommes là. A l’heure de tant de tragédies en ce monde, des atrocités insoutenables en&amp;lt;br&amp;gt;Ukraine où de jeunes hommes – menant quelques temps avant une existence banale – se sont&amp;lt;br&amp;gt;transformés en monstres avec la guerre toujours aveugle. Nous sommes là sans comprendre.&amp;lt;br&amp;gt;Impuissants et perdus. Qui est notre Dieu&amp;nbsp;? Peut-il venir à notre secours&amp;nbsp;? Dans cette nouvelle nuit&amp;lt;br&amp;gt;du monde, notre Dieu se tait, il est un Dieu de l’effacement. De la non-puissance.&amp;lt;br&amp;gt;Seule cette Grande Semaine peut nous y conduire. Témoins.&amp;lt;br&amp;gt;Nous sommes là auprès de Simon de Cyrène, disciple de l’avant dernière heure.&amp;lt;br&amp;gt;Là encore dans les paroles de ce condamné “&amp;nbsp;souviens-toi de moi Jésus&amp;nbsp;”, ami dans l’heure&amp;lt;br&amp;gt;suprême, celle qui récapitule toutes les autres. Lui, il sera avec Jésus, et nous précédera tous dans le&amp;lt;br&amp;gt;Royaume.&amp;lt;br&amp;gt;Nous sommes là aussi dans cette émotion du centurion converti par la seule contemplation&amp;lt;br&amp;gt;de la croix de Jésus. Croix qui ouvre le cœur, dessille les paupières. Non par fascination du sang mais&amp;lt;br&amp;gt;par le chamboulement devant l’achèvement d’un amour fidèle et immense dans sa discrétion.&amp;lt;br&amp;gt;Les foules dans la montée vers le Golgotha, Simon, un pauvre bougre sur une croix, un&amp;lt;br&amp;gt;occupant romain, quelques femmes. Ceux-ci, qui n’ont rien à défendre pour leur compte, savent qui&amp;lt;br&amp;gt;est Jésus.&amp;lt;br&amp;gt;En face, des grands prêtres, des chefs et ces soldats qui hurlent “&amp;nbsp;sauve-toi toi-même&amp;nbsp;”.&amp;lt;br&amp;gt;Comme le diable au désert des tentations. Pierre aussi&amp;nbsp;; Pierre qui depuis les commencements&amp;lt;br&amp;gt;n’accepte pas la passion de son maître. Lui qui, lors de la première annonce de la Passion, reçu de&amp;lt;br&amp;gt;Jésus ce titre «&amp;nbsp;derrière Satan&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Il faudra que Jésus fasse le chemin en se retournant vers lui, pour&amp;lt;br&amp;gt;qu’il comprenne, ne soit pas accablé et se relève. Notre Dieu se retourne vers nous afin que nous ne&amp;lt;br&amp;gt;désespérions pas.&amp;lt;br&amp;gt;Le Seigneur qui entre à Jérusalem est roi d’en-bas. Sa force est dans le dessaisissement de sa&amp;lt;br&amp;gt;vie. Jésus n’impose pas le bien, il ne détruit pas le mal. Le Seigneur de l’histoire fait naître l’avenir par&amp;lt;br&amp;gt;son souffle offert&amp;nbsp;sur la Croix&amp;nbsp;: puissante douceur contre toute violence. Tel est le Salut.&amp;lt;br&amp;gt;En cette semaine décisive, suivons cet unique Seigneur, celui qui est venu visiter tous les&amp;lt;br&amp;gt;cœurs pour les ressusciter. «&amp;nbsp; si tu veux…&amp;nbsp;», unique force de ceux qui aiment sans rien capter pour&amp;lt;br&amp;gt;eux.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Véronique Margron op&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Le roi d’en-bas&lt;br&gt;“ Tu diras : le Seigneur en as besoin ” : Jésus doit entrer à Jérusalem sur un ânon qui n’a&lt;br&gt;jamais été monté, comme il convient à un roi qui va être oint ; tel Salomon conduit à la source de&lt;br&gt;Gihôn ( 1 roi 1, 33) et acclamé par le peuple. Oui, le roi pénètre dans la ville où sa marche parvient à&lt;br&gt;son terme.&lt;br&gt;Un roi nu car justement ni roi, prince ou chef à nos façons. De quoi peut-être nous&lt;br&gt;questionner en de dimanche du premier tour des élections présidentielles, si essentielles à notre&lt;br&gt;démocratie. Jésus n’est pas des puissants de son temps, puisqu’ils le mettront à mort, et pourtant&lt;br&gt;jamais il ne méprise les engagements pour la cité dans le relatif de nos histoires.&lt;br&gt;Qui est le Seigneur que nous acclamons ?&lt;br&gt;Nous sommes là. A l’heure de tant de tragédies en ce monde, des atrocités insoutenables en&lt;br&gt;Ukraine où de jeunes hommes – menant quelques temps avant une existence banale – se sont&lt;br&gt;transformés en monstres avec la guerre toujours aveugle. Nous sommes là sans comprendre.&lt;br&gt;Impuissants et perdus. Qui est notre Dieu ? Peut-il venir à notre secours ? Dans cette nouvelle nuit&lt;br&gt;du monde, notre Dieu se tait, il est un Dieu de l’effacement. De la non-puissance.&lt;br&gt;Seule cette Grande Semaine peut nous y conduire. Témoins.&lt;br&gt;Nous sommes là auprès de Simon de Cyrène, disciple de l’avant dernière heure.&lt;br&gt;Là encore dans les paroles de ce condamné “ souviens-toi de moi Jésus ”, ami dans l’heure&lt;br&gt;suprême, celle qui récapitule toutes les autres. Lui, il sera avec Jésus, et nous précédera tous dans le&lt;br&gt;Royaume.&lt;br&gt;Nous sommes là aussi dans cette émotion du centurion converti par la seule contemplation&lt;br&gt;de la croix de Jésus. Croix qui ouvre le cœur, dessille les paupières. Non par fascination du sang mais&lt;br&gt;par le chamboulement devant l’achèvement d’un amour fidèle et immense dans sa discrétion.&lt;br&gt;Les foules dans la montée vers le Golgotha, Simon, un pauvre bougre sur une croix, un&lt;br&gt;occupant romain, quelques femmes. Ceux-ci, qui n’ont rien à défendre pour leur compte, savent qui&lt;br&gt;est Jésus.&lt;br&gt;En face, des grands prêtres, des chefs et ces soldats qui hurlent “ sauve-toi toi-même ”.&lt;br&gt;Comme le diable au désert des tentations. Pierre aussi ; Pierre qui depuis les commencements&lt;br&gt;n’accepte pas la passion de son maître. Lui qui, lors de la première annonce de la Passion, reçu de&lt;br&gt;Jésus ce titre « derrière Satan ! ». Il faudra que Jésus fasse le chemin en se retournant vers lui, pour&lt;br&gt;qu’il comprenne, ne soit pas accablé et se relève. Notre Dieu se retourne vers nous afin que nous ne&lt;br&gt;désespérions pas.&lt;br&gt;Le Seigneur qui entre à Jérusalem est roi d’en-bas. Sa force est dans le dessaisissement de sa&lt;br&gt;vie. Jésus n’impose pas le bien, il ne détruit pas le mal. Le Seigneur de l’histoire fait naître l’avenir par&lt;br&gt;son souffle offert sur la Croix : puissante douceur contre toute violence. Tel est le Salut.&lt;br&gt;En cette semaine décisive, suivons cet unique Seigneur, celui qui est venu visiter tous les&lt;br&gt;cœurs pour les ressusciter. «  si tu veux… », unique force de ceux qui aiment sans rien capter pour&lt;br&gt;eux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron op</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Éloge de la douceur</title><pubDate>Sun, 03 Apr 2022 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-222537</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//fe428fff6af21e263090caee549485828e108c9d1e1e90ddc613eb0408d3e6e4.mp3" length="2802416" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Éloge de la douceur</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=224264</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Éloge de la douceur&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste, est morte tragiquement il y a bientôt 5 ans, alors&amp;lt;br&amp;gt;qu’elle tentait de sauver des enfants qui étaient en train de se noyer.&amp;lt;br&amp;gt;Elle était une personnalité à part, par sa profondeur, sa force, la liberté de son propos. Par son&amp;lt;br&amp;gt;écoute sans faille et tout en vive douceur de nos humanités.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;Tu m’as appris à me réjouir de chaque imprévu, tu m’as appris à dire oui, à plonger la tête dans&amp;lt;br&amp;gt;l’invisible et tu m’as donné une soif de vivre, une soif de célébrer la vie&amp;nbsp;», écrivait sa fille Clara&amp;lt;br&amp;gt;quelques jours plus tard dans le quotidien Libération.&amp;lt;br&amp;gt;Alors ce matin, dans ce monde trop brutal, cynique et douloureux, permettez-moi un pas de côté, un&amp;lt;br&amp;gt;éloge de la douceur d’Anne Dufourmantelle, proposé par l’écrivaine Laurence Vielle.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur est une énigme.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur a la noblesse farouche d’une bête sauvage.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur est la doublure secrète de l’enfance.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur est inquiétante.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur apaise la fièvre des amants&amp;lt;br&amp;gt;et oppose au bourreau un dernier souffle contre lequel il ne peut rien.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur est frontalière puisqu’elle offre elle-même un passage.&amp;lt;br&amp;gt;Se diffusant elle altère.&amp;lt;br&amp;gt;Se prodiguant, elle métamorphose.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur invente un présent élargi.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur porte la vie et la sauve et l’accroît.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur a de multiples affinités avec la lumière.&amp;lt;br&amp;gt;Sa diffusion, ses métamorphoses, sa nuit.&amp;lt;br&amp;gt;Douceur de la jonction ciel et mer à Venise.&amp;lt;br&amp;gt;Douceur des ciels d’été, des atmosphères, des nuages.&amp;lt;br&amp;gt;Douceur des lampes dans la nuit.&amp;lt;br&amp;gt;Le ventre d’un animal.&amp;lt;br&amp;gt;La palpitation d'une veine qui affleure sous la peau.&amp;lt;br&amp;gt;Une peau très âgée comme un galet translucide.&amp;lt;br&amp;gt;Une peau de très jeune enfant.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur est harmonie.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur est politique&amp;nbsp;:&amp;lt;br&amp;gt;Elle ne plie pas, n’accorde aucun délai, aucune excuse&amp;nbsp;; elle n’offre aucune prise possible au pouvoir.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur est un verbe&amp;nbsp;: on fait acte de douceur. La douceur comme la bêtise ne sait pas bien parler.&amp;lt;br&amp;gt;Attenter à la douceur est un crime sans nom que notre époque commet souvent au nom de ses&amp;lt;br&amp;gt;divinités&amp;nbsp;: l’efficacité, la rapidité, la rentabilité.&amp;lt;br&amp;gt;la douceur nous visite. Nous ne la possédons jamais.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur pose de la lumière sur la nuit hantée.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur pose sur le deuil un visage aimé.&amp;lt;br&amp;gt;Et sur l’effondrement de l’exil une promesse de rive où se tenir.&amp;lt;br&amp;gt;Invisible, la douceur se laisse oublier, aussi discrète et essentielle qu’un battement de cœur.&amp;lt;br&amp;gt;L’angoisse vient dans le corps lorsqu’il est déserté par la douceur.&amp;lt;br&amp;gt;Il n'est pas toujours doux de vivre, mais la sensation d'exister appelle la douceur.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur c’est la voix que le poète anime et recueille.&amp;lt;br&amp;gt;C’est une part du monde sauvage déposée là.&amp;lt;br&amp;gt;La douceur est un retour sur soi qui invente de l’avenir.&amp;lt;br&amp;gt;Une révolution ouverte.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;la douceur est invincible&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Anne Dufourmantelle, Extraits de Puissance de la douceur, Payot, 2013&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>170</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Éloge de la douceur&lt;br&gt;&lt;br&gt;Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste, est morte tragiquement il y a bientôt 5 ans, alors&lt;br&gt;qu’elle tentait de sauver des enfants qui étaient en train de se noyer.&lt;br&gt;Elle était une personnalité à part, par sa profondeur, sa force, la liberté de son propos. Par son&lt;br&gt;écoute sans faille et tout en vive douceur de nos humanités.&lt;br&gt;« Tu m’as appris à me réjouir de chaque imprévu, tu m’as appris à dire oui, à plonger la tête dans&lt;br&gt;l’invisible et tu m’as donné une soif de vivre, une soif de célébrer la vie », écrivait sa fille Clara&lt;br&gt;quelques jours plus tard dans le quotidien Libération.&lt;br&gt;Alors ce matin, dans ce monde trop brutal, cynique et douloureux, permettez-moi un pas de côté, un&lt;br&gt;éloge de la douceur d’Anne Dufourmantelle, proposé par l’écrivaine Laurence Vielle.&lt;br&gt;La douceur est une énigme.&lt;br&gt;La douceur a la noblesse farouche d’une bête sauvage.&lt;br&gt;La douceur est la doublure secrète de l’enfance.&lt;br&gt;La douceur est inquiétante.&lt;br&gt;La douceur apaise la fièvre des amants&lt;br&gt;et oppose au bourreau un dernier souffle contre lequel il ne peut rien.&lt;br&gt;La douceur est frontalière puisqu’elle offre elle-même un passage.&lt;br&gt;Se diffusant elle altère.&lt;br&gt;Se prodiguant, elle métamorphose.&lt;br&gt;La douceur invente un présent élargi.&lt;br&gt;La douceur porte la vie et la sauve et l’accroît.&lt;br&gt;La douceur a de multiples affinités avec la lumière.&lt;br&gt;Sa diffusion, ses métamorphoses, sa nuit.&lt;br&gt;Douceur de la jonction ciel et mer à Venise.&lt;br&gt;Douceur des ciels d’été, des atmosphères, des nuages.&lt;br&gt;Douceur des lampes dans la nuit.&lt;br&gt;Le ventre d’un animal.&lt;br&gt;La palpitation d&#039;une veine qui affleure sous la peau.&lt;br&gt;Une peau très âgée comme un galet translucide.&lt;br&gt;Une peau de très jeune enfant.&lt;br&gt;La douceur est harmonie.&lt;br&gt;La douceur est politique :&lt;br&gt;Elle ne plie pas, n’accorde aucun délai, aucune excuse ; elle n’offre aucune prise possible au pouvoir.&lt;br&gt;La douceur est un verbe : on fait acte de douceur. La douceur comme la bêtise ne sait pas bien parler.&lt;br&gt;Attenter à la douceur est un crime sans nom que notre époque commet souvent au nom de ses&lt;br&gt;divinités : l’efficacité, la rapidité, la rentabilité.&lt;br&gt;la douceur nous visite. Nous ne la possédons jamais.&lt;br&gt;La douceur pose de la lumière sur la nuit hantée.&lt;br&gt;La douceur pose sur le deuil un visage aimé.&lt;br&gt;Et sur l’effondrement de l’exil une promesse de rive où se tenir.&lt;br&gt;Invisible, la douceur se laisse oublier, aussi discrète et essentielle qu’un battement de cœur.&lt;br&gt;L’angoisse vient dans le corps lorsqu’il est déserté par la douceur.&lt;br&gt;Il n&#039;est pas toujours doux de vivre, mais la sensation d&#039;exister appelle la douceur.&lt;br&gt;La douceur c’est la voix que le poète anime et recueille.&lt;br&gt;C’est une part du monde sauvage déposée là.&lt;br&gt;La douceur est un retour sur soi qui invente de l’avenir.&lt;br&gt;Une révolution ouverte.&lt;br&gt;« la douceur est invincible »&lt;br&gt;&lt;br&gt;Anne Dufourmantelle, Extraits de Puissance de la douceur, Payot, 2013</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Victimes et témoins</title><pubDate>Sun, 20 Mar 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-220665</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//2f2b57ea51382fb59d2aceafb8c82e78d37971b671b322701a57920aaffbd8fe.mp3" length="3004290" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Victimes et témoins</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=219635</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ce 3e dimanche de carême, la liturgie nous fait entendre ces versets au chapitre 3 du livre de l’exode quand Dieu parle à Moïse.&amp;lt;br&amp;gt;En ce même dimanche, l’Église catholique en France veut faire présentes à sa  conscience, à sa vie, à sa foi, l’ensemble des victimes d’abus et d’atteintes sexuelles commis par ses membres.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>182</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ce 3e dimanche de carême, la liturgie nous fait entendre ces versets au chapitre 3 du livre de l’exode quand Dieu parle à Moïse.&lt;br&gt;En ce même dimanche, l’Église catholique en France veut faire présentes à sa  conscience, à sa vie, à sa foi, l’ensemble des victimes d’abus et d’atteintes sexuelles commis par ses membres.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Lettre d’une mère</title><pubDate>Sun, 13 Mar 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-219941</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2022-03/veronique%20margron.jpeg?itok=cYz0QRhn"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//290252c3dc717acadd3e7dd4c0b413b85c8e5edfa259a9d896a8b6fafa00f0fe.mp3" length="3004708" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Lettre d’une mère</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=217775</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Lettre d’une mère&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;Je suis sûre, Vitia, que cette lettre te parviendra, bien que je sois derrière la ligne de front et derrière&amp;lt;br&amp;gt;les barbelés du ghetto juif. Je ne recevrai pas ta réponse car je ne serai plus de ce monde. Je veux que&amp;lt;br&amp;gt;tu saches ce qu’ont été mes derniers jours, il me sera plus facile de quitter la vie à cette idée.&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Ces lignes sont de l’immense écrivain russe Vassili Grossman dans Vie et Destin. Elles en constituent&amp;lt;br&amp;gt;le cœur&amp;nbsp;: une lettre de douze pages, Lettre d’une mère juive, Ekaterina Savelievna, à son fils en 1941,&amp;lt;br&amp;gt;quelques jours avant qu&amp;amp;#39;elle ne soit assassinée en compagnie des 30 000 juifs que compte la petite&amp;lt;br&amp;gt;ville ukrainienne de Berditchev. Elle raconte l’entrée des Allemands dans la ville, la création du&amp;lt;br&amp;gt;ghetto. Elle a fait comme tout le monde. Elle a pris ses petites affaires, des photos de famille, un&amp;lt;br&amp;gt;recueil de Pouchkine, un Maupassant en français – Une Vie –, un petit dictionnaire et un livre de&amp;lt;br&amp;gt;nouvelles de Tchékov. Elle soigne dans le ghetto ou donne des leçons de français et fait des petits&amp;lt;br&amp;gt;travaux. Elle espère et elle a peur, si peur.&amp;lt;br&amp;gt;Ce matin encore, seuls les mots des autres, de grands qui ont habité et traversé l’horreur&amp;lt;br&amp;gt;m’apparaissent justes&amp;lt;br&amp;gt;Permettez-moi alors, chers amis, de poursuivre la lecture de quelques lignes de la lettre à Vitia.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;amp;quot;Que d&amp;amp;#39;enfants ici, des yeux merveilleux, des cheveux bruns et bouclés, il y a sûrement parmi eux de&amp;lt;br&amp;gt;futurs savants, des professeurs de médecine, des musiciens, des poètes peut-être.&amp;lt;br&amp;gt;Je les regarde quand ils courent le matin à l&amp;amp;#39;école, ils ont un air sérieux qui n&amp;amp;#39;est pas de leur âge, et&amp;lt;br&amp;gt;leurs yeux tragiques leur mangent le visage. Parfois ils se battent, se disputent, rient, mais cela est&amp;lt;br&amp;gt;encore pire.&amp;lt;br&amp;gt;On dit que les enfants sont notre avenir, mais que peut-on dire de ces enfants-là&amp;nbsp;? Ils ne deviendront&amp;lt;br&amp;gt;pas musiciens, cordonniers, tailleurs. Et je me suis représenté très clairement cette nuit comment ce&amp;lt;br&amp;gt;monde bruyant de papas barbus et affairés, de grands-mères grognons, créatrices de gâteaux au miel&amp;lt;br&amp;gt;et de cous d&amp;amp;#39;oie farcis, ce monde aux rituels de mariage compliqués, ce monde des proverbes et des&amp;lt;br&amp;gt;jours de sabbat, je me suis représenté comment ce monde disparaîtrait à jamais sous terre&amp;nbsp;; après la&amp;lt;br&amp;gt;guerre la vie reprendra et nous ne serons plus là, nous aurons disparu comme ont disparu les&amp;lt;br&amp;gt;Aztèques...&amp;amp;quot;&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;nbsp;Comment finir cette lettre&amp;nbsp;? Où trouver la force pour le faire, mon chéri&amp;nbsp;? Y-a-t-il des mots en ce&amp;lt;br&amp;gt;monde capables d’exprimer mon amour pour toi&amp;nbsp;? Je t’embrasse, j’embrasse tes yeux, ton front, tes&amp;lt;br&amp;gt;yeux&amp;nbsp;: Souviens-toi qu’en tes jours de bonheur et qu’en tes jours de peine, l’amour de ta mère est avec&amp;lt;br&amp;gt;toi, personne n’a le pouvoir de le tuer, Vitenko…Voilà la dernière ligne de la dernière lettre de ta&amp;lt;br&amp;gt;maman. Vis, vis, vis toujours…&amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Véronique Margron&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>182</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Lettre d’une mère&lt;br&gt;&lt;br&gt;« Je suis sûre, Vitia, que cette lettre te parviendra, bien que je sois derrière la ligne de front et derrière&lt;br&gt;les barbelés du ghetto juif. Je ne recevrai pas ta réponse car je ne serai plus de ce monde. Je veux que&lt;br&gt;tu saches ce qu’ont été mes derniers jours, il me sera plus facile de quitter la vie à cette idée. »&lt;br&gt;Ces lignes sont de l’immense écrivain russe Vassili Grossman dans Vie et Destin. Elles en constituent&lt;br&gt;le cœur : une lettre de douze pages, Lettre d’une mère juive, Ekaterina Savelievna, à son fils en 1941,&lt;br&gt;quelques jours avant qu&amp;#39;elle ne soit assassinée en compagnie des 30 000 juifs que compte la petite&lt;br&gt;ville ukrainienne de Berditchev. Elle raconte l’entrée des Allemands dans la ville, la création du&lt;br&gt;ghetto. Elle a fait comme tout le monde. Elle a pris ses petites affaires, des photos de famille, un&lt;br&gt;recueil de Pouchkine, un Maupassant en français – Une Vie –, un petit dictionnaire et un livre de&lt;br&gt;nouvelles de Tchékov. Elle soigne dans le ghetto ou donne des leçons de français et fait des petits&lt;br&gt;travaux. Elle espère et elle a peur, si peur.&lt;br&gt;Ce matin encore, seuls les mots des autres, de grands qui ont habité et traversé l’horreur&lt;br&gt;m’apparaissent justes&lt;br&gt;Permettez-moi alors, chers amis, de poursuivre la lecture de quelques lignes de la lettre à Vitia.&lt;br&gt;&amp;quot;Que d&amp;#39;enfants ici, des yeux merveilleux, des cheveux bruns et bouclés, il y a sûrement parmi eux de&lt;br&gt;futurs savants, des professeurs de médecine, des musiciens, des poètes peut-être.&lt;br&gt;Je les regarde quand ils courent le matin à l&amp;#39;école, ils ont un air sérieux qui n&amp;#39;est pas de leur âge, et&lt;br&gt;leurs yeux tragiques leur mangent le visage. Parfois ils se battent, se disputent, rient, mais cela est&lt;br&gt;encore pire.&lt;br&gt;On dit que les enfants sont notre avenir, mais que peut-on dire de ces enfants-là ? Ils ne deviendront&lt;br&gt;pas musiciens, cordonniers, tailleurs. Et je me suis représenté très clairement cette nuit comment ce&lt;br&gt;monde bruyant de papas barbus et affairés, de grands-mères grognons, créatrices de gâteaux au miel&lt;br&gt;et de cous d&amp;#39;oie farcis, ce monde aux rituels de mariage compliqués, ce monde des proverbes et des&lt;br&gt;jours de sabbat, je me suis représenté comment ce monde disparaîtrait à jamais sous terre ; après la&lt;br&gt;guerre la vie reprendra et nous ne serons plus là, nous aurons disparu comme ont disparu les&lt;br&gt;Aztèques...&amp;quot;&lt;br&gt;« Comment finir cette lettre ? Où trouver la force pour le faire, mon chéri ? Y-a-t-il des mots en ce&lt;br&gt;monde capables d’exprimer mon amour pour toi ? Je t’embrasse, j’embrasse tes yeux, ton front, tes&lt;br&gt;yeux : Souviens-toi qu’en tes jours de bonheur et qu’en tes jours de peine, l’amour de ta mère est avec&lt;br&gt;toi, personne n’a le pouvoir de le tuer, Vitenko…Voilà la dernière ligne de la dernière lettre de ta&lt;br&gt;maman. Vis, vis, vis toujours… »&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Édito - Pour l’Ukraine, par Véronique Margron</title><pubDate>Sun, 06 Mar 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-218789</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2022-03/000_9MP498.jpg?itok=7XwJK6CL"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c32ba0a8a965159f7335b411fd89bd7b554878b221609c28e21e7db1c41a99eb.mp3" length="2144130" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Édito - Pour l’Ukraine, par Véronique Margron</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=214561</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Pour son édito, Véronique Margron nous propose le poème de la poétesse ukrainienne Lessia Oukraïnka, morte en 1913, qui raconte à lui seul l’esprit de ce peuple. Et en ce Carême si douloureux, gardons au cœur ses paroles et supplions ave celles &amp;nbsp;du livre de Judith : « Le Seigneur est un Dieu briseur de guerres ; son nom est "Le Seigneur". Il a établi son camp au milieu de son peuple pour m'arracher à la main de mes persécuteurs. » (Jdt 16, 2)&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>129</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Pour son édito, Véronique Margron nous propose le poème de la poétesse ukrainienne Lessia Oukraïnka, morte en 1913, qui raconte à lui seul l’esprit de ce peuple. Et en ce Carême si douloureux, gardons au cœur ses paroles et supplions ave celles &nbsp;du livre de Judith : « Le Seigneur est un Dieu briseur de guerres ; son nom est "Le Seigneur". Il a établi son camp au milieu de son peuple pour m'arracher à la main de mes persécuteurs. » (Jdt 16, 2)</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Hommes de fraternité</title><pubDate>Sun, 27 Feb 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-217927</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//bf38d00442585c3b4d40571f4509c73e691ab9d2717f75f2d9d1707d84335c7f.mp3" length="2771487" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Hommes de fraternité</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=212427</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Hommes de fraternité&lt;br&gt;«&amp;nbsp;Indignation&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;honte&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;lâcheté&amp;nbsp;». Une sculpture en hommage à l’émir Abdelkader&lt;br&gt;(1808-1883) a été vandalisée à Amboise, quelques jours avant son inauguration, début&lt;br&gt;février. Du maire d’Amboise au président de la République, tous ont dénoncé&lt;br&gt;«&amp;nbsp;l’obscurantisme et l’ignorance&amp;nbsp;» de ceux qui ont vandalisé la sculpture, ce «&amp;nbsp;saccage&lt;br&gt;ignoble&amp;nbsp;» dans une «&amp;nbsp;période où certains se complaisent dans la haine des autres&amp;nbsp;».&lt;br&gt;L’émir Abdelkader Ibn Mahieddine (1808-1883) savant musulman et soufi autant que chef&lt;br&gt;militaire aguerri, est une figure de l’histoire, considéré comme l’un des fondateurs de&lt;br&gt;l’Algérie moderne. Après sa reddition en 1847, il a été emprisonné à Pau, Toulon, puis au&lt;br&gt;château d’Amboise de 1848 à sa libération en 1852. Cet «&amp;nbsp;homme passerelle&amp;nbsp;», comme le&lt;br&gt;qualifie l’historien Benjamin Stora – qui avait proposé cette œuvre à la ville d’Amboise -&lt;br&gt;s’exile ensuite à Damas, où il s’illustre en 1860, en défendant les chrétiens de Syrie, en proie&lt;br&gt;aux persécutions. Cet acte fera de lui un symbole de tolérance. Il sera récompensé de la&lt;br&gt;grand-croix de la Légion d’honneur.&lt;br&gt;Quelques jours après cet acte imbécile, ignorant autant que violent, le 11&amp;nbsp;février dernier à&lt;br&gt;Alger, Jean Paul Vesco jusque-là évêque d’Oran, devenait archevêque de la capitale&lt;br&gt;algérienne. Et voilà ce qu’il disait&amp;nbsp;:&lt;br&gt;«&amp;nbsp;Je ne peux être évêque dans ce pays qu’autant que je peux le bénir, c’est-à-dire&lt;br&gt;étymologiquement, dire et vouloir son bien et celui de ses habitants. Nous partageons la joie&lt;br&gt;et les peines des citoyens de ce pays, et nous voulons être une Église pleinement citoyenne&lt;br&gt;qui ne revendique aucun droit sinon celui de pouvoir exercer ses devoirs et sa responsabilité&lt;br&gt;de citoyen. C’est la couleur particulière du témoignage évangélique de notre Église. Une&lt;br&gt;Église placée sous le signe de l’alliance avec ce pays et ses habitants. Notre Église en Algérie&lt;br&gt;se veut aussi discrète, non pas par calcul ou par stratégie, ni même par obligation. Elle se&lt;br&gt;veut discrète, non pas au sens d’effacée, de timorée, de peureuse. Elle se veut discrète au&lt;br&gt;sens où on dit d’une personne respectueuse de la vie privée et de la foi des autres qu’elle est&lt;br&gt;discrète. C’est la raison pour laquelle notre Église, dans son essence, n’est pas et ne peut pas&lt;br&gt;être prosélyte&amp;nbsp;».&lt;br&gt;Alors voilà. À l’heure de la guerre au cœur de l’Europe et d’un monde spécialement&lt;br&gt;incertain, faire se rencontrer – si je peux dire – Jean Paul Vesco, pasteur de paix et de&lt;br&gt;respect et l’émir Abdelkader donne encore espoir. Hommes de la fraternité. Pourquoi ne pas&lt;br&gt;reprendre ce mot de l’émir devenu «&amp;nbsp;ami de la France&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ne demandez jamais quelle est&lt;br&gt;l’origine d’un homme&amp;nbsp;; interrogez plutôt sa vie, son courage, ses qualités et vous saurez qui il&lt;br&gt;est.&amp;nbsp;» .&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron op.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>168</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Hommes de fraternité<br>«&nbsp;Indignation&nbsp;», «&nbsp;honte&nbsp;», «&nbsp;lâcheté&nbsp;». Une sculpture en hommage à l’émir Abdelkader<br>(1808-1883) a été vandalisée à Amboise, quelques jours avant son inauguration, début<br>février. Du maire d’Amboise au président de la République, tous ont dénoncé<br>«&nbsp;l’obscurantisme et l’ignorance&nbsp;» de ceux qui ont vandalisé la sculpture, ce «&nbsp;saccage<br>ignoble&nbsp;» dans une «&nbsp;période où certains se complaisent dans la haine des autres&nbsp;».<br>L’émir Abdelkader Ibn Mahieddine (1808-1883) savant musulman et soufi autant que chef<br>militaire aguerri, est une figure de l’histoire, considéré comme l’un des fondateurs de<br>l’Algérie moderne. Après sa reddition en 1847, il a été emprisonné à Pau, Toulon, puis au<br>château d’Amboise de 1848 à sa libération en 1852. Cet «&nbsp;homme passerelle&nbsp;», comme le<br>qualifie l’historien Benjamin Stora – qui avait proposé cette œuvre à la ville d’Amboise -<br>s’exile ensuite à Damas, où il s’illustre en 1860, en défendant les chrétiens de Syrie, en proie<br>aux persécutions. Cet acte fera de lui un symbole de tolérance. Il sera récompensé de la<br>grand-croix de la Légion d’honneur.<br>Quelques jours après cet acte imbécile, ignorant autant que violent, le 11&nbsp;février dernier à<br>Alger, Jean Paul Vesco jusque-là évêque d’Oran, devenait archevêque de la capitale<br>algérienne. Et voilà ce qu’il disait&nbsp;:<br>«&nbsp;Je ne peux être évêque dans ce pays qu’autant que je peux le bénir, c’est-à-dire<br>étymologiquement, dire et vouloir son bien et celui de ses habitants. Nous partageons la joie<br>et les peines des citoyens de ce pays, et nous voulons être une Église pleinement citoyenne<br>qui ne revendique aucun droit sinon celui de pouvoir exercer ses devoirs et sa responsabilité<br>de citoyen. C’est la couleur particulière du témoignage évangélique de notre Église. Une<br>Église placée sous le signe de l’alliance avec ce pays et ses habitants. Notre Église en Algérie<br>se veut aussi discrète, non pas par calcul ou par stratégie, ni même par obligation. Elle se<br>veut discrète, non pas au sens d’effacée, de timorée, de peureuse. Elle se veut discrète au<br>sens où on dit d’une personne respectueuse de la vie privée et de la foi des autres qu’elle est<br>discrète. C’est la raison pour laquelle notre Église, dans son essence, n’est pas et ne peut pas<br>être prosélyte&nbsp;».<br>Alors voilà. À l’heure de la guerre au cœur de l’Europe et d’un monde spécialement<br>incertain, faire se rencontrer – si je peux dire – Jean Paul Vesco, pasteur de paix et de<br>respect et l’émir Abdelkader donne encore espoir. Hommes de la fraternité. Pourquoi ne pas<br>reprendre ce mot de l’émir devenu «&nbsp;ami de la France&nbsp;»&nbsp;: «&nbsp;Ne demandez jamais quelle est<br>l’origine d’un homme&nbsp;; interrogez plutôt sa vie, son courage, ses qualités et vous saurez qui il<br>est.&nbsp;» .<br><br>Véronique Margron op.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Édito - "Professionnelle de la religion ?", par Véronique Margron</title><pubDate>Sun, 20 Feb 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-216774</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2022-02/000_9MP498.jpg?itok=QwHbvaIu"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//9453a59fa13f8b29fef004abee31fb555e932a75068a2fb42b5eea8b495462cc.mp3" length="2762710" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Édito - "Professionnelle de la religion ?", par Véronique Margron</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=209624</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Véronique Margron réagit aux propos d'Éric Zemmour sur le port du voile, le 7 février dernier sur France inter : il qualifiait les "bonnes sœurs" de "professionnelles de la religion".&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>167</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Véronique Margron réagit aux propos d'Éric Zemmour sur le port du voile, le 7 février dernier sur France inter : il qualifiait les "bonnes sœurs" de "professionnelles de la religion".</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Entre colère et abattements.</title><pubDate>Sun, 13 Feb 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-215529</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//87495f9da575b0684d5d439b84d5161351b0b3030fede845d8b1e331d9d3f11b.mp3" length="2636068" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Entre colère et abattements.</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=206398</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Tels sont mes sentiments provoqués par les révélations du livre du journaliste Victor Castanet, dans&lt;br&gt;son livre enquête sur des Ehpad du groupe Orpéa, Les Fossoyeurs, mettant au jour des pratiques&lt;br&gt;iniques, profitant sans limite de la vulnérabilité des aînés, quitte à les maltraiter, mais aussi de cette&lt;br&gt;autre vulnérabilité qui est celle des familles, des proches, qui veulent le meilleur pour leur parent et&lt;br&gt;pensent que plus c’est cher mieux ce sera.&lt;br&gt;Me plongent au moins autant dans un malaise nombre et nombre de déclarations politiques tous&lt;br&gt;azimuts qui semblent découvrir le scandale. Si tel était le cas, cela signifierait que nos dirigeants et&lt;br&gt;ceux qui prétendent le devenir connaissent bien mal cette question essentielle du souci des plus&lt;br&gt;fragiles et de sa signification pour une société.&lt;br&gt;Comment ne pas penser par exemple à l’enquête de Florence Aubenas, en mars&amp;nbsp;2020, plongeant&lt;br&gt;dans «&amp;nbsp;la vie sous confinement&amp;nbsp;» dans un Ehpad de Seine-Saint-Denis, où la peur du virus, les&lt;br&gt;contaminations se mêlaient à la résignation face à la solitude et au manque criant de moyens, de&lt;br&gt;personnels, de matériel.&lt;br&gt;De la dignité pour nos aînés, est-ce trop demander&amp;nbsp;?&lt;br&gt;Alors, plutôt que des déclarations intempestives, ne vaudrait-il pas la peine d’écouter par exemple le&lt;br&gt;Conseil national autoproclamé de la vieillesse (CNaV). , créée fin 2021 à l’initiative de la cardiologue&lt;br&gt;et fondatrice du centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin, la docteure Véronique Fournier, avec&lt;br&gt;trois autres personnes et qui compte une quarantaine de membres.&lt;br&gt;Il fourmille d’idées pour que «&amp;nbsp;la société́ tienne compte de leur aspiration&amp;nbsp;» - celle des vieux - à&lt;br&gt;exercer «&amp;nbsp;leur citoyenneté́&amp;nbsp;», et cesse de les considérer uniquement sous l’angle de leurs défaillances&lt;br&gt;physiques ou cognitives.&lt;br&gt;Son ambition, imposer la vieillesse parmi les thèmes majeurs de la campagne présidentielle. Sa&lt;br&gt;principale revendication&amp;nbsp;: la création d’un «&amp;nbsp;Conseil national des personnes vieilles&amp;nbsp;» (CNPV), une&lt;br&gt;instance officielle chargée de souffler au gouvernement des mesures adaptées aux personnes âgées&lt;br&gt;dans toutes les politiques publiques.&lt;br&gt;Le fil rouge du CNaV tient en peu de mots&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Aucune décision pour les vieux ne doit être prise sans&lt;br&gt;demander l’avis des vieux&amp;nbsp;»,&lt;br&gt;Pour Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique et membre du CNaV, il&lt;br&gt;faut «&amp;nbsp;une structure qui incarne les personnes âgées face aux pouvoirs publics qui fasse avancer le&lt;br&gt;débat sur leur sort&amp;nbsp;». C’est aussi le traitement de la crise sanitaire dans certains Ehpad qui a conduit&lt;br&gt;le sociologue Michel Wieviorka à rallier le CNaV. «&amp;nbsp;Je souscris à l’idée que les solutions doivent venir&lt;br&gt;de la société́ civile&amp;nbsp;; que les très âgés doivent en être sujets et acteurs&amp;nbsp;», approuve celui qui s’engage&lt;br&gt;«&amp;nbsp;en tant que futur vieux&amp;nbsp;».&lt;br&gt;Une bouffée d’air&amp;nbsp;!&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>159</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Tels sont mes sentiments provoqués par les révélations du livre du journaliste Victor Castanet, dans<br>son livre enquête sur des Ehpad du groupe Orpéa, Les Fossoyeurs, mettant au jour des pratiques<br>iniques, profitant sans limite de la vulnérabilité des aînés, quitte à les maltraiter, mais aussi de cette<br>autre vulnérabilité qui est celle des familles, des proches, qui veulent le meilleur pour leur parent et<br>pensent que plus c’est cher mieux ce sera.<br>Me plongent au moins autant dans un malaise nombre et nombre de déclarations politiques tous<br>azimuts qui semblent découvrir le scandale. Si tel était le cas, cela signifierait que nos dirigeants et<br>ceux qui prétendent le devenir connaissent bien mal cette question essentielle du souci des plus<br>fragiles et de sa signification pour une société.<br>Comment ne pas penser par exemple à l’enquête de Florence Aubenas, en mars&nbsp;2020, plongeant<br>dans «&nbsp;la vie sous confinement&nbsp;» dans un Ehpad de Seine-Saint-Denis, où la peur du virus, les<br>contaminations se mêlaient à la résignation face à la solitude et au manque criant de moyens, de<br>personnels, de matériel.<br>De la dignité pour nos aînés, est-ce trop demander&nbsp;?<br>Alors, plutôt que des déclarations intempestives, ne vaudrait-il pas la peine d’écouter par exemple le<br>Conseil national autoproclamé de la vieillesse (CNaV). , créée fin 2021 à l’initiative de la cardiologue<br>et fondatrice du centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin, la docteure Véronique Fournier, avec<br>trois autres personnes et qui compte une quarantaine de membres.<br>Il fourmille d’idées pour que «&nbsp;la société́ tienne compte de leur aspiration&nbsp;» - celle des vieux - à<br>exercer «&nbsp;leur citoyenneté́&nbsp;», et cesse de les considérer uniquement sous l’angle de leurs défaillances<br>physiques ou cognitives.<br>Son ambition, imposer la vieillesse parmi les thèmes majeurs de la campagne présidentielle. Sa<br>principale revendication&nbsp;: la création d’un «&nbsp;Conseil national des personnes vieilles&nbsp;» (CNPV), une<br>instance officielle chargée de souffler au gouvernement des mesures adaptées aux personnes âgées<br>dans toutes les politiques publiques.<br>Le fil rouge du CNaV tient en peu de mots&nbsp;: «&nbsp;Aucune décision pour les vieux ne doit être prise sans<br>demander l’avis des vieux&nbsp;»,<br>Pour Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique et membre du CNaV, il<br>faut «&nbsp;une structure qui incarne les personnes âgées face aux pouvoirs publics qui fasse avancer le<br>débat sur leur sort&nbsp;». C’est aussi le traitement de la crise sanitaire dans certains Ehpad qui a conduit<br>le sociologue Michel Wieviorka à rallier le CNaV. «&nbsp;Je souscris à l’idée que les solutions doivent venir<br>de la société́ civile&nbsp;; que les très âgés doivent en être sujets et acteurs&nbsp;», approuve celui qui s’engage<br>«&nbsp;en tant que futur vieux&nbsp;».<br>Une bouffée d’air&nbsp;!<br><br>Véronique Margron</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La conspiration des oreilles bouchées</title><pubDate>Sun, 30 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-213835</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//4841f3fee26b4a9279816837c5c18b40dc0266f4d105765b6d5d54bf766b8b7e.mp3" length="2577972" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La conspiration des oreilles bouchées</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=201447</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Tel était le titre d’un article du Monde du 18&amp;nbsp;janvier dernier.&lt;br&gt;Face à cette conspiration, une femme, Nathalie Matthieu, un homme, le juge Édouard&lt;br&gt;Durand, tous deux coprésidents de la CIIVISE, demandent «&amp;nbsp;qui veut prendre la parole&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;br&gt;Voilà donc toute la différence.&lt;br&gt;Une «&amp;nbsp;conspiration des oreilles bouchées&amp;nbsp;» et face à elle, bien droits et déterminés, des&lt;br&gt;femmes et des hommes qui sans relâche disent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;qui peut et veut parler&amp;nbsp;? Nous vous&lt;br&gt;écoutons et vous prenons au sérieux&amp;nbsp;».&lt;br&gt;Cette scène se déroulait à Lille il y a quelques jours, à l’occasion du tour de France organisé&lt;br&gt;par la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants&lt;br&gt;(CIIVISE) pour rencontrer les victimes&lt;br&gt;Leur première victoire, exposer sans fard devant la commission leur récit immensément&lt;br&gt;douloureux, traumatique. Beaucoup de femmes, de tous âges, de tous milieux.&lt;br&gt;Ces paroles– comme celles entendues par la CIASE, dont la CIIVISE s’est inspirée, plongent&lt;br&gt;dans les enfers où chacune de ces histoires singulières s’est retrouvée précipitée.&lt;br&gt;Ils sont ainsi les vainqueurs de la conspiration des oreilles bouchées qui commence trop&lt;br&gt;souvent par la famille et se poursuit par les institutions, dont l’Église et ses autorités, pour&lt;br&gt;son compte.&lt;br&gt;Édouard Durand parle souvent de la «&amp;nbsp;stratégie de l’agresseur&amp;nbsp;», autrement dit tout ce qui va&lt;br&gt;participer à l’impunité de son crime. Le silence, la sidération des victimes, l’aveuglement et&lt;br&gt;la méconnaissance des institutions, le mal à l’aise avec la violence sexuelle commise par ceux&lt;br&gt;qui doivent protéger comme avec la question du non-consentement&amp;nbsp;&amp;nbsp;; tout cela participe de&lt;br&gt;cette stratégie de l’agresseur. Jusqu’au «&amp;nbsp;crime parfait&amp;nbsp;», comme le dit une personne&lt;br&gt;violentée par un prêtre, quand la victime, sortie de son déni traumatique, découvre alors&lt;br&gt;que tout est prescrit.&lt;br&gt;Il faut lire, dans cet article du Monde, les verbatims des témoins. Comme cette maman&amp;nbsp;:&lt;br&gt;«&amp;nbsp;Quelle mère, ou quel père d’ailleurs, pourrait entendre ce que j’entends sans dénoncer&amp;nbsp;?&lt;br&gt;Là, ma fille et moi on nous a réduites au silence (...) au tribunal pour enfants, on m’a dit que&lt;br&gt;si je ramenais ma fille chez le médecin ou si je reportais plainte, on m’enlevait l’autorité́&lt;br&gt;parentale. Alors je choisis quoi, moi, entre la peste et le choléra&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;br&gt;Ou cette autre victime&amp;nbsp;: le médecin auquel elle confie son souhait de déposer plainte la&lt;br&gt;décourage, au motif que la vie de son frère – son agresseur – risquerait d’être détruite…&lt;br&gt;Depuis, c’est en s’informant sur Internet qu’elle a trouvé́ quelques réponses à ses maux.&lt;br&gt;Alors oui, prenons la résolution, chacune et chacun là où il vit, aime, travaille, de refuser de&lt;br&gt;nous boucher les oreilles devant les détresses d’enfants ou d’adultes et les crimes qui s’y&lt;br&gt;cachent. Entrons dans la seule conspiration qui vaille&amp;nbsp;: celle de la solidarité et de la&lt;br&gt;protection des enfants et des personnes vulnérables.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Véronique Margron op&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>156</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Tel était le titre d’un article du Monde du 18&nbsp;janvier dernier.<br>Face à cette conspiration, une femme, Nathalie Matthieu, un homme, le juge Édouard<br>Durand, tous deux coprésidents de la CIIVISE, demandent «&nbsp;qui veut prendre la parole&nbsp;?&nbsp;»<br>Voilà donc toute la différence.<br>Une «&nbsp;conspiration des oreilles bouchées&nbsp;» et face à elle, bien droits et déterminés, des<br>femmes et des hommes qui sans relâche disent&nbsp;: «&nbsp;qui peut et veut parler&nbsp;? Nous vous<br>écoutons et vous prenons au sérieux&nbsp;».<br>Cette scène se déroulait à Lille il y a quelques jours, à l’occasion du tour de France organisé<br>par la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants<br>(CIIVISE) pour rencontrer les victimes<br>Leur première victoire, exposer sans fard devant la commission leur récit immensément<br>douloureux, traumatique. Beaucoup de femmes, de tous âges, de tous milieux.<br>Ces paroles– comme celles entendues par la CIASE, dont la CIIVISE s’est inspirée, plongent<br>dans les enfers où chacune de ces histoires singulières s’est retrouvée précipitée.<br>Ils sont ainsi les vainqueurs de la conspiration des oreilles bouchées qui commence trop<br>souvent par la famille et se poursuit par les institutions, dont l’Église et ses autorités, pour<br>son compte.<br>Édouard Durand parle souvent de la «&nbsp;stratégie de l’agresseur&nbsp;», autrement dit tout ce qui va<br>participer à l’impunité de son crime. Le silence, la sidération des victimes, l’aveuglement et<br>la méconnaissance des institutions, le mal à l’aise avec la violence sexuelle commise par ceux<br>qui doivent protéger comme avec la question du non-consentement&nbsp;&nbsp;; tout cela participe de<br>cette stratégie de l’agresseur. Jusqu’au «&nbsp;crime parfait&nbsp;», comme le dit une personne<br>violentée par un prêtre, quand la victime, sortie de son déni traumatique, découvre alors<br>que tout est prescrit.<br>Il faut lire, dans cet article du Monde, les verbatims des témoins. Comme cette maman&nbsp;:<br>«&nbsp;Quelle mère, ou quel père d’ailleurs, pourrait entendre ce que j’entends sans dénoncer&nbsp;?<br>Là, ma fille et moi on nous a réduites au silence (...) au tribunal pour enfants, on m’a dit que<br>si je ramenais ma fille chez le médecin ou si je reportais plainte, on m’enlevait l’autorité́<br>parentale. Alors je choisis quoi, moi, entre la peste et le choléra&nbsp;?&nbsp;»<br>Ou cette autre victime&nbsp;: le médecin auquel elle confie son souhait de déposer plainte la<br>décourage, au motif que la vie de son frère – son agresseur – risquerait d’être détruite…<br>Depuis, c’est en s’informant sur Internet qu’elle a trouvé́ quelques réponses à ses maux.<br>Alors oui, prenons la résolution, chacune et chacun là où il vit, aime, travaille, de refuser de<br>nous boucher les oreilles devant les détresses d’enfants ou d’adultes et les crimes qui s’y<br>cachent. Entrons dans la seule conspiration qui vaille&nbsp;: celle de la solidarité et de la<br>protection des enfants et des personnes vulnérables.<br><br>Véronique Margron op</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Édito - Handicap : la chance de l'inclusion, n'en déplaise à Éric Zemmour</title><pubDate>Sun, 23 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-212645</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2022-01/margron%20Sanctuaire%20de%20Lourdes%20%20Fr%C3%A9d%C3%A9ric%20LACAZECIRIC_0.jpg?itok=AFFQy5zY"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c30bec2594e7e29c7af014b9af902c0615954378124dec9cbff0ccd05d4dbc77.mp3" length="2692911" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Édito - Handicap : la chance de l'inclusion, n'en déplaise à Éric Zemmour</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=198022</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il arrive sûrement que chacune et chacun de nous puisse dire à peu près n’importe quoi. Et parfois même peut-être des propos choquants ou scandaleux.&amp;nbsp;Mais quand il s’agit d’un candidat à la présidentielle, comme Eric Zemmour qui le 14 janvier dernier déclarait à propos de la scolarisation des enfants porteurs de handicap "je pense que l’obsession de l’inclusion est une mauvaise manière faite aux autres enfants et à ces enfants-là qui sont, les pauvres, complètement dépassés par les autres enfants", il y a de quoi être en colère. Écœurée aussi.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>163</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il arrive sûrement que chacune et chacun de nous puisse dire à peu près n’importe quoi. Et parfois même peut-être des propos choquants ou scandaleux.&nbsp;Mais quand il s’agit d’un candidat à la présidentielle, comme Eric Zemmour qui le 14 janvier dernier déclarait à propos de la scolarisation des enfants porteurs de handicap "je pense que l’obsession de l’inclusion est une mauvaise manière faite aux autres enfants et à ces enfants-là qui sont, les pauvres, complètement dépassés par les autres enfants", il y a de quoi être en colère. Écœurée aussi.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Édito - Mes vœux de bonheur pour l’an neuf, par Véronique Margron</title><pubDate>Sun, 16 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-211940</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2022-01/000_9MP498.jpg?itok=iDlgxWGU"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//37b7f425e8375f84fafe8940943274b62d00e922678f89769cc906626b66c563.mp3" length="2784026" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Édito - Mes vœux de bonheur pour l’an neuf, par Véronique Margron</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=195712</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chers amis, la &lt;a href="https://rcf.fr/articles/culture-et-societe/les-voeux-de-veronique-margron"&gt;semaine dernière, je nous souhaitais une bonne santé&lt;/a&gt;,&lt;/strong&gt; celle qui consiste à pouvoir adopter l’allure de son âge, de sa fragilité, de ses limites. Une bonne santé qui cherche à ne pas opposer la santé et la maladie. Aujourd’hui je voudrais vous souhaiter une belle année. Quand on dit "mes vœux de bonheur pour cet an neuf", là aussi ne pas opposer le bonheur et le malheur, car le bonheur, pas plus que la santé, ne saurait désigner un état. Mais une profondeur...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>169</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p><strong>Chers amis, la <a href="https://rcf.fr/articles/culture-et-societe/les-voeux-de-veronique-margron">semaine dernière, je nous souhaitais une bonne santé</a>,</strong> celle qui consiste à pouvoir adopter l’allure de son âge, de sa fragilité, de ses limites. Une bonne santé qui cherche à ne pas opposer la santé et la maladie. Aujourd’hui je voudrais vous souhaiter une belle année. Quand on dit "mes vœux de bonheur pour cet an neuf", là aussi ne pas opposer le bonheur et le malheur, car le bonheur, pas plus que la santé, ne saurait désigner un état. Mais une profondeur...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Les voeux de Véronique Margron</title><pubDate>Sun, 09 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-210768</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2022-01/ciric_376306_0.jpg?itok=j_6-_q7Z"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//aecda670eb98c406a38fb180266475033825c49a2a060bb74b7c45cba5116f4f.mp3" length="2626037" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Les voeux de Véronique Margron</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=192693</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;A l'aube d'une nouvelle année marquée par la pandémie de Covid-19, Véronique Margron nous souhaite de "vivre la santé, celle de nous tous, comme la capacité autant que le désir de s’en sortir, ensemble, les uns pour les autres. Pas les uns sans les autres."&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>159</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>A l'aube d'une nouvelle année marquée par la pandémie de Covid-19, Véronique Margron nous souhaite de "vivre la santé, celle de nous tous, comme la capacité autant que le désir de s’en sortir, ensemble, les uns pour les autres. Pas les uns sans les autres."</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Gaudete, Réjouissez-vous</title><pubDate>Sun, 12 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-207686</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//9bfd6aaf3d2aae029cd4d979677641b14ecf2aa26742479d115667e73a561e56.mp3" length="2788205" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Gaudete, Réjouissez-vous</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=185112</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Aujourd’hui, 3e dimanche de l’Avent, l’Église affirme « Gaudete » Réjouissez-vous. le célébrant sera d’ailleurs en vêtement liturgique rose afin de suggérer l’aurore qui vient avec la naissance de l’enfant-Dieu. Voilà qui est magnifique. &lt;br&gt;Mais ce matin, chers amis, je m’interroge. Comment se réjouir ?&lt;br&gt;Nous sommes dans la 5e vague du covid 19 avec son cortège d’hospitalisations, de conséquences graves et invalidantes, de décès, de soignants au bout du rouleau. 27 morts, au moins, le 25 novembre dernier, dans la Manche, avec le naufrage d’une embarcation de migrants et de réfugiés. 27 vies d’enfants, de femmes et de hommes. 27 fois un drame absolu car chacun avait une existence, des amours, des amis, un monde. 27 qui sont la tête d’une foule qu’on ne sait dénombrer des perdus et en Manche et en Méditerranée, « notre mer » qui se transforme – comme le dit le pape François -  en « mer de la mort ». &lt;br&gt;Alors se réjouir comment ?&lt;br&gt;Car il y a aussi encore et toujours la crise de l’Église, les vies abîmées, meurtries par les abus et atteintes sexuelles, avec son lot de révélations si sombres quasiment quotidiennement. &lt;br&gt;Et puis notre pays, en proie à des relents xénophobes, à des radicalités dangereuses.&lt;br&gt;Alors se réjouir ? Est-ce simplement possible ? &lt;br&gt;Et pourtant.&lt;br&gt;Car si la joie promise, de ce dimanche de Gaudete, de cette approche de Noël, consistait justement à prendre en compte, en charge même, toutes les inquiétudes du monde, ses drames, ses crimes, ses deuils. Si la joie offerte était celle de pouvoir se saisir de tous les côtés de la vie, n’en laisser aucun. Ne pas se poser en juge de ce monde mais refuser de se résigner au mal. Si la joie était de se décider pour vivre, encore et encore, au cœur de tant de détresses. Se décider pour soi, pour les autres, en leur faveur. Avec l’angoisse de ce monde en souffrance, de notre Église qui s’est défigurée, de la vie si douloureuse des victimes, puiser le courage d’exister dans le se faire proche. Oui je le crois, la compassion, le souffrir-avec, dans notre chair, nous mène aux rivages de la joie. Celle qui ne passe pas.&lt;br&gt;La vie n’a rien d’une évidence, le sens de l’existence moins encore. Et il ne s’agit pas de volontarisme à tous crins. Mais de consentir, sans résignation, à la difficulté du monde, à sa dureté, à l’ambivalence de la vie. Alors oui croire qu’il est possible de se réjouir, non que la vie soit automatiquement belle ou facile. Mais dire oui à l’engagement dans l’existence avec toute sa complexité, au souci de l’autre ; là se tient la joie. Non dans l’être, mais dans le désir de la relation. Ne pas garder pour soi tout seul, ni le bonheur ni l’amertume, ni le malheur. Creuser en chacun de nous la place pour l’autre, pour un autre qui souffre et espère. Voilà peut-être la joie de ce dimanche, celle de la naissance qui vient, pour ce monde-ci.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>169</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Aujourd’hui, 3e dimanche de l’Avent, l’Église affirme « Gaudete » Réjouissez-vous. le célébrant sera d’ailleurs en vêtement liturgique rose afin de suggérer l’aurore qui vient avec la naissance de l’enfant-Dieu. Voilà qui est magnifique. <br>Mais ce matin, chers amis, je m’interroge. Comment se réjouir ?<br>Nous sommes dans la 5e vague du covid 19 avec son cortège d’hospitalisations, de conséquences graves et invalidantes, de décès, de soignants au bout du rouleau. 27 morts, au moins, le 25 novembre dernier, dans la Manche, avec le naufrage d’une embarcation de migrants et de réfugiés. 27 vies d’enfants, de femmes et de hommes. 27 fois un drame absolu car chacun avait une existence, des amours, des amis, un monde. 27 qui sont la tête d’une foule qu’on ne sait dénombrer des perdus et en Manche et en Méditerranée, « notre mer » qui se transforme – comme le dit le pape François -  en « mer de la mort ». <br>Alors se réjouir comment ?<br>Car il y a aussi encore et toujours la crise de l’Église, les vies abîmées, meurtries par les abus et atteintes sexuelles, avec son lot de révélations si sombres quasiment quotidiennement. <br>Et puis notre pays, en proie à des relents xénophobes, à des radicalités dangereuses.<br>Alors se réjouir ? Est-ce simplement possible ? <br>Et pourtant.<br>Car si la joie promise, de ce dimanche de Gaudete, de cette approche de Noël, consistait justement à prendre en compte, en charge même, toutes les inquiétudes du monde, ses drames, ses crimes, ses deuils. Si la joie offerte était celle de pouvoir se saisir de tous les côtés de la vie, n’en laisser aucun. Ne pas se poser en juge de ce monde mais refuser de se résigner au mal. Si la joie était de se décider pour vivre, encore et encore, au cœur de tant de détresses. Se décider pour soi, pour les autres, en leur faveur. Avec l’angoisse de ce monde en souffrance, de notre Église qui s’est défigurée, de la vie si douloureuse des victimes, puiser le courage d’exister dans le se faire proche. Oui je le crois, la compassion, le souffrir-avec, dans notre chair, nous mène aux rivages de la joie. Celle qui ne passe pas.<br>La vie n’a rien d’une évidence, le sens de l’existence moins encore. Et il ne s’agit pas de volontarisme à tous crins. Mais de consentir, sans résignation, à la difficulté du monde, à sa dureté, à l’ambivalence de la vie. Alors oui croire qu’il est possible de se réjouir, non que la vie soit automatiquement belle ou facile. Mais dire oui à l’engagement dans l’existence avec toute sa complexité, au souci de l’autre ; là se tient la joie. Non dans l’être, mais dans le désir de la relation. Ne pas garder pour soi tout seul, ni le bonheur ni l’amertume, ni le malheur. Creuser en chacun de nous la place pour l’autre, pour un autre qui souffre et espère. Voilà peut-être la joie de ce dimanche, celle de la naissance qui vient, pour ce monde-ci.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Joséphine</title><pubDate>Sun, 05 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-202602</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//65a4135c2bb0b7600c03269ccb83e87f0bd9c29a21fded537f821a0d8f3b29ec.mp3" length="2745155" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Joséphine</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=181977</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis&lt;br&gt;
«&amp;nbsp; Pour l’honneur français, honnêtes gens, n’allez pas voir la vicieuse Joséphine Baker, actrice non-&lt;br&gt;
française, la plus immorale aux tenues indécentes, aux chansons obscènes, aux danses macabres.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;
Voilà ce qu’écrivait en 1934 des polémistes dans la presse française, sous le titre évocateur s’il en&lt;br&gt;
est&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;comment on nettoyera la France&amp;nbsp;».&lt;br&gt;
Alors, ce 30&amp;nbsp;novembre, que la 6 e femme, la 1re noire à entrer dans le temple de la République, le&lt;br&gt;
Panthéon, soit Joséphine Baker, est plus qu’un clin d’œil. C’est une force, un événement qui raconte&lt;br&gt;
ce que notre pays, notre république, sait faire de mieux, manifester où est son âme véritable, alors&lt;br&gt;
que notre société pourrait être tentée de s’égarer dans des affrontements stériles, des théories plus&lt;br&gt;
que dangereuses et une violence symbolique forte qui voudraient tout emporter du vivre ensemble.&lt;br&gt;
Née dans la misère au sein d’une Amérique raciste, battue, martyrisée, mariée à 13&amp;nbsp;ans avant de&lt;br&gt;
devenir une star internationale et une héroïne de la Résistance, gaulliste de la première heure,&lt;br&gt;
Joséphine aura incarné la force de ceux qui refusent de capituler et choisissent de devenir maîtres de&lt;br&gt;
leur destin, malgré tout.&lt;br&gt;
Dans une tribune parue en 2013 dans le journal Le Monde, l’écrivain Régis Debray plaidait ainsi pour&lt;br&gt;
sa panthéonisation&amp;nbsp;:&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Rien ne serait plus dépaysant, moins hypocrite et narcissique, que de hisser cette Américaine&lt;br&gt;
naturalisée en 1937, libertaire et gaulliste, croix de guerre et médaille de la Résistance, au cœur de la&lt;br&gt;
nation. Elle est à hauteur d'homme. L'époque n'est pas au sacrifice&amp;nbsp;? Justement. La Gestapo a quitté&lt;br&gt;
la place et personne ne nous demande de faire sauter les trains. On peut encore, en revanche, secouer&lt;br&gt;
les apartheids en réinventant le quotidien. Joséphine Baker n'a pas l'aspect d'une héroïne. C'est une&lt;br&gt;
irrégulière. Ce n'est pas un mythe. C'est un exemple. De quoi&amp;nbsp;? D'un affranchissement, qui a bousculé&lt;br&gt;
les conformismes et dérangé les lignes. C'était très incorrect, avant-guerre, de se produire les seins&lt;br&gt;
nus. Et très risqué d’entrer dans les services secrets de la France libre en 1940 et d’engloutir sa&lt;br&gt;
fortune pour entretenir une famille arc-en-ciel avec douze enfants adoptifs, de tous horizons. Légèreté&lt;br&gt;
peut rimer avec liberté, et la fantaisie donner au courage une sorte de pudeur.&amp;nbsp;Cette sirène des rues&lt;br&gt;
pourrait bien nous aider à mettre un peu de turbulence et de soleil dans cette crypte froide. Voir&lt;br&gt;
reposer côte à côte la chair et la science, la fantasque et le supplicié, Orphée et Jean Moulin, ne serait&lt;br&gt;
pas la pire façon de faire remonter de la vie au sommet de la colline.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;
Alors oui un immense merci à la République d’accueillir Joséphine Baker en ce lieu hautement&lt;br&gt;
symbolique&amp;nbsp;; pour la rendre à nouveau présente à nos mémoires collectives et personnelles&amp;nbsp;; pour&lt;br&gt;
venir témoigner que chacun peut se hisser au-delà de lui-même, au nom de la passion pour&lt;br&gt;
l’universalité humaine et les droits de chacun au respect, à la liberté et à la dignité.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis<br>
«&nbsp; Pour l’honneur français, honnêtes gens, n’allez pas voir la vicieuse Joséphine Baker, actrice non-<br>
française, la plus immorale aux tenues indécentes, aux chansons obscènes, aux danses macabres.&nbsp;»<br>
Voilà ce qu’écrivait en 1934 des polémistes dans la presse française, sous le titre évocateur s’il en<br>
est&nbsp;: «&nbsp;comment on nettoyera la France&nbsp;».<br>
Alors, ce 30&nbsp;novembre, que la 6 e femme, la 1re noire à entrer dans le temple de la République, le<br>
Panthéon, soit Joséphine Baker, est plus qu’un clin d’œil. C’est une force, un événement qui raconte<br>
ce que notre pays, notre république, sait faire de mieux, manifester où est son âme véritable, alors<br>
que notre société pourrait être tentée de s’égarer dans des affrontements stériles, des théories plus<br>
que dangereuses et une violence symbolique forte qui voudraient tout emporter du vivre ensemble.<br>
Née dans la misère au sein d’une Amérique raciste, battue, martyrisée, mariée à 13&nbsp;ans avant de<br>
devenir une star internationale et une héroïne de la Résistance, gaulliste de la première heure,<br>
Joséphine aura incarné la force de ceux qui refusent de capituler et choisissent de devenir maîtres de<br>
leur destin, malgré tout.<br>
Dans une tribune parue en 2013 dans le journal Le Monde, l’écrivain Régis Debray plaidait ainsi pour<br>
sa panthéonisation&nbsp;:<br>
«&nbsp;Rien ne serait plus dépaysant, moins hypocrite et narcissique, que de hisser cette Américaine<br>
naturalisée en 1937, libertaire et gaulliste, croix de guerre et médaille de la Résistance, au cœur de la<br>
nation. Elle est à hauteur d'homme. L'époque n'est pas au sacrifice&nbsp;? Justement. La Gestapo a quitté<br>
la place et personne ne nous demande de faire sauter les trains. On peut encore, en revanche, secouer<br>
les apartheids en réinventant le quotidien. Joséphine Baker n'a pas l'aspect d'une héroïne. C'est une<br>
irrégulière. Ce n'est pas un mythe. C'est un exemple. De quoi&nbsp;? D'un affranchissement, qui a bousculé<br>
les conformismes et dérangé les lignes. C'était très incorrect, avant-guerre, de se produire les seins<br>
nus. Et très risqué d’entrer dans les services secrets de la France libre en 1940 et d’engloutir sa<br>
fortune pour entretenir une famille arc-en-ciel avec douze enfants adoptifs, de tous horizons. Légèreté<br>
peut rimer avec liberté, et la fantaisie donner au courage une sorte de pudeur.&nbsp;Cette sirène des rues<br>
pourrait bien nous aider à mettre un peu de turbulence et de soleil dans cette crypte froide. Voir<br>
reposer côte à côte la chair et la science, la fantasque et le supplicié, Orphée et Jean Moulin, ne serait<br>
pas la pire façon de faire remonter de la vie au sommet de la colline.&nbsp;»<br>
Alors oui un immense merci à la République d’accueillir Joséphine Baker en ce lieu hautement<br>
symbolique&nbsp;; pour la rendre à nouveau présente à nos mémoires collectives et personnelles&nbsp;; pour<br>
venir témoigner que chacun peut se hisser au-delà de lui-même, au nom de la passion pour<br>
l’universalité humaine et les droits de chacun au respect, à la liberté et à la dignité.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Assez de vérité</title><pubDate>Sun, 28 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-201620</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//016137141c1143fc1979be8b2aa2427e49d85b4603324cace556008c43314777.mp3" length="2589675" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Assez de vérité</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=179156</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis,&lt;br&gt;
Dans l’avant-propos du rapport de la CIASE, Jean Marc Sauvé écrit ceci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La commission ne prétend&lt;br&gt;
donc nullement détenir LA vérité́ et, moins encore, TOUTE la vérité́ sur les violences sexuelles dans&lt;br&gt;
l’Église catholique. Elle ne prétend pas davantage imposer, ni même apporter LES solutions (…)Au&lt;br&gt;
terme de ses travaux, elle estime, comme a pu le dire Mgr&amp;nbsp;Desmond Tutu en d’autres lieux et dans&lt;br&gt;
un tout autre contexte, qu’elle a réuni «&amp;nbsp;assez de vérité́&amp;nbsp;» pour s’exprimer et proposer des pistes de&lt;br&gt;
travail pour l’avenir.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;
Notre Église, chacun peut-être, moi-même comme théologienne et spécialiste d’éthique, affirmons&lt;br&gt;
bien souvent dire La vérité, ou La défendre. Le 5 octobre dernier, «&amp;nbsp;assez de vérité&amp;nbsp;» – et non toute la&lt;br&gt;
vérité, nous est venue par un autre que nous-mêmes, par un tiers compétent, engagé, la CIASE. De la&lt;br&gt;
vérité sur le plus sombre, le plus impensable de l’Église&amp;nbsp;: les abus et atteintes sexuelles.&lt;br&gt;
J’aime décidément cette phrase de Desmond Tutu, archevêque anglican du Cap et président de la&lt;br&gt;
Commission Vérité et Réconciliation, à l’occasion, en 1998, de la remise du rapport à Nelson&lt;br&gt;
Mandela, alors tout jeune président de l’Afrique du Sud&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous croyons que nous avons fourni assez&lt;br&gt;
de vérité concernant notre passé pour qu’il y ait un consensus à son sujet&amp;nbsp;».&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Assez de vérité&amp;nbsp;» va contre l’idée qu’il y aurait une vérité, unique et absolue, la vérité concernant&lt;br&gt;
ces tragédies et leur analyse&amp;nbsp;: il y a bien plutôt de la vérité, un bout, des bouts de vérité. «&amp;nbsp;Assez&amp;nbsp;»,&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;», un partitif, comme du pain, de l’eau, de la vérité. Une quantité suffisante de vérité pour&lt;br&gt;
qu’elle soit utile et qu’elle serve. Qu’elle nous serve, aujourd’hui. Qu’elle soit efficace.&lt;br&gt;
Oui, le rapport Sauvé a fait assez de vérité pour enfin déclencher nos décisions fermes et claires. Il a&lt;br&gt;
fait assez de vérité pour que le récit des victimes, premières sources d’effroi et de connaissance, soit&lt;br&gt;
considéré comme source du vrai. Assez de vérité pour que nous prenions enfin conscience de&lt;br&gt;
l’étendue du malheur dans chaque existence et de la trahison de la mission de l’Église autant que de&lt;br&gt;
l’Évangile.&lt;br&gt;
Alors continuons de nous souhaiter&amp;nbsp;assez de vérité pour avancer résolument. Pour que nos&lt;br&gt;
commissions de reconnaissance et de réparation, dont les missions sont communes mettent en&lt;br&gt;
œuvre une justice qui restaure l’humanité et la grandeur de chacun. Qu’elles puissent, autant que&lt;br&gt;
faire se peut, instaure de neuf dans l’existence de la victime. Assez de vérité pour que nos&lt;br&gt;
communautés, notre Église en France, soient dignes de l’Évangile et de celles et ceux qui lui font&lt;br&gt;
confiance.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Véronique Margron op.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>156</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis,<br>
Dans l’avant-propos du rapport de la CIASE, Jean Marc Sauvé écrit ceci&nbsp;: «&nbsp;La commission ne prétend<br>
donc nullement détenir LA vérité́ et, moins encore, TOUTE la vérité́ sur les violences sexuelles dans<br>
l’Église catholique. Elle ne prétend pas davantage imposer, ni même apporter LES solutions (…)Au<br>
terme de ses travaux, elle estime, comme a pu le dire Mgr&nbsp;Desmond Tutu en d’autres lieux et dans<br>
un tout autre contexte, qu’elle a réuni «&nbsp;assez de vérité́&nbsp;» pour s’exprimer et proposer des pistes de<br>
travail pour l’avenir.&nbsp;»<br>
Notre Église, chacun peut-être, moi-même comme théologienne et spécialiste d’éthique, affirmons<br>
bien souvent dire La vérité, ou La défendre. Le 5 octobre dernier, «&nbsp;assez de vérité&nbsp;» – et non toute la<br>
vérité, nous est venue par un autre que nous-mêmes, par un tiers compétent, engagé, la CIASE. De la<br>
vérité sur le plus sombre, le plus impensable de l’Église&nbsp;: les abus et atteintes sexuelles.<br>
J’aime décidément cette phrase de Desmond Tutu, archevêque anglican du Cap et président de la<br>
Commission Vérité et Réconciliation, à l’occasion, en 1998, de la remise du rapport à Nelson<br>
Mandela, alors tout jeune président de l’Afrique du Sud&nbsp;: «&nbsp;Nous croyons que nous avons fourni assez<br>
de vérité concernant notre passé pour qu’il y ait un consensus à son sujet&nbsp;».<br>
«&nbsp;Assez de vérité&nbsp;» va contre l’idée qu’il y aurait une vérité, unique et absolue, la vérité concernant<br>
ces tragédies et leur analyse&nbsp;: il y a bien plutôt de la vérité, un bout, des bouts de vérité. «&nbsp;Assez&nbsp;»,<br>
«&nbsp;pour&nbsp;», un partitif, comme du pain, de l’eau, de la vérité. Une quantité suffisante de vérité pour<br>
qu’elle soit utile et qu’elle serve. Qu’elle nous serve, aujourd’hui. Qu’elle soit efficace.<br>
Oui, le rapport Sauvé a fait assez de vérité pour enfin déclencher nos décisions fermes et claires. Il a<br>
fait assez de vérité pour que le récit des victimes, premières sources d’effroi et de connaissance, soit<br>
considéré comme source du vrai. Assez de vérité pour que nous prenions enfin conscience de<br>
l’étendue du malheur dans chaque existence et de la trahison de la mission de l’Église autant que de<br>
l’Évangile.<br>
Alors continuons de nous souhaiter&nbsp;assez de vérité pour avancer résolument. Pour que nos<br>
commissions de reconnaissance et de réparation, dont les missions sont communes mettent en<br>
œuvre une justice qui restaure l’humanité et la grandeur de chacun. Qu’elles puissent, autant que<br>
faire se peut, instaure de neuf dans l’existence de la victime. Assez de vérité pour que nos<br>
communautés, notre Église en France, soient dignes de l’Évangile et de celles et ceux qui lui font<br>
confiance.</p><p>Véronique Margron op.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Responsables pour l’avenir</title><pubDate>Sun, 14 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-199555</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c11cb42167a8523633b669de6034b3033a6a6ea9fe772c62eefc2dba875ab744.mp3" length="2863438" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Responsables pour l’avenir</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=173473</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Responsables pour l’avenir&lt;br&gt;
Un enfant pétrifié. Un enfant qui demeure pétrifié au long des années. Voilà le symbole intense&lt;br&gt;
déposé à Lourdes, grâce à la photo prise par une personne victime. Portrait de l’enfance martyrisée&lt;br&gt;
dans le silence et l’invisibilité de l’Église.&lt;br&gt;
Il tient en sa larme les décisions fortes et claires des évêques de France il y a quelques jours.&lt;br&gt;
Il convoque aujourd’hui la prochaine assemblée générale des religieuses et religieux qui se tiendra à&lt;br&gt;
Lourdes du 15 au 19&amp;nbsp;novembre, intitulée «&amp;nbsp;responsables pour l’avenir&amp;nbsp;».&lt;br&gt;
En avril dernier, nous avions reconnu «&amp;nbsp;la responsabilité collégiale et spirituelle de l’ensemble de la&lt;br&gt;
vie religieuse.&amp;nbsp;» Aujourd’hui il faut la traduire en actes.&lt;br&gt;
Le rapport de la CIASE est sans concession car la réalité l’est. Sobre, il laisse voir avec plus de netteté&lt;br&gt;
encore l’ampleur du désastre, des vies volées, des stratégies d’évitement, de contournement, parfois&lt;br&gt;
de complicité. Il faut se laisser habiter, hanter par les vies brisées et des enfances arrachées – y&lt;br&gt;
compris chez les adultes rendus vulnérables. Laisser retentir les mots sans euphémisme, sans détour&lt;br&gt;
comme la parole des victimes qui s’est extirpée au dehors, devenant ainsi témoin. «&amp;nbsp;Ça continue&lt;br&gt;
toute la vie en fait, c’est comme Tchernobyl, on met ça sous un sarcophage mais cela continue.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;
(p.&amp;nbsp;53) Oui, la parole subjective, au plus singulier de l’histoire, fait vérité.&lt;br&gt;
Il est indispensable d’entrer dans les arcanes de ce qui a valu les enfers pour tant de victimes, des&lt;br&gt;
enfers de désolation. Et que le troisième jour peut mettre la vie à venir. Ou ne jamais poindre.&lt;br&gt;
Aider chacun, selon sa place, à prendre la mesure de l’impensable pour ne pas nier, oublier.&lt;br&gt;
Regarder en face, avec honte et sans plus de faux-semblants, ce terrifiant envers de l’Église, de la vie&lt;br&gt;
religieuse en son sein.&lt;br&gt;
Responsables pour l’avenir c’est signifier pour de vrai, en actes plus qu’en paroles, «&amp;nbsp;plus jamais ça&amp;nbsp;».,&lt;br&gt;
Passer au crible tout ce qui doit être examiné et qui, jusqu’à hier, a facilité la stratégie des&lt;br&gt;
agresseurs&amp;nbsp;: déni, silence, secret mal situé, défense de sa réputation, non-perception des «&amp;nbsp;signaux&lt;br&gt;
faibles&amp;nbsp;»… Immense chantier. Passer au tamis, pas sans celles et ceux dont le savoir est dans leur&lt;br&gt;
peau et leur âme, dans l’élaboration, souvent si puissante, qu’ils ont faite de la brisure subie et de&lt;br&gt;
ses hautes vagues sur leur existence.&lt;br&gt;
Responsables pour l’avenir Alors, humblement et pauvrement, devant notre dette insolvable,&lt;br&gt;
pourtant réparer, faire justice pour retisser le temps rompu par le mal.&lt;br&gt;
Responsables pour l’avenir, c’est à travers les mutations et les conversions profondes auxquelles&lt;br&gt;
nous assignent ce désastre, son cortège de morts et le rapport de la CIASE, affirmer qu’il incombe à&lt;br&gt;
notre génération de mener dans la foi un labeur de justice et de vérité, afin que nos communautés&lt;br&gt;
soient véritablement à profondeur d’humain, du Christ fait chair.&lt;br&gt;
Merci de penser à nous.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Véronique Margron, op.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Responsables pour l’avenir<br>
Un enfant pétrifié. Un enfant qui demeure pétrifié au long des années. Voilà le symbole intense<br>
déposé à Lourdes, grâce à la photo prise par une personne victime. Portrait de l’enfance martyrisée<br>
dans le silence et l’invisibilité de l’Église.<br>
Il tient en sa larme les décisions fortes et claires des évêques de France il y a quelques jours.<br>
Il convoque aujourd’hui la prochaine assemblée générale des religieuses et religieux qui se tiendra à<br>
Lourdes du 15 au 19&nbsp;novembre, intitulée «&nbsp;responsables pour l’avenir&nbsp;».<br>
En avril dernier, nous avions reconnu «&nbsp;la responsabilité collégiale et spirituelle de l’ensemble de la<br>
vie religieuse.&nbsp;» Aujourd’hui il faut la traduire en actes.<br>
Le rapport de la CIASE est sans concession car la réalité l’est. Sobre, il laisse voir avec plus de netteté<br>
encore l’ampleur du désastre, des vies volées, des stratégies d’évitement, de contournement, parfois<br>
de complicité. Il faut se laisser habiter, hanter par les vies brisées et des enfances arrachées – y<br>
compris chez les adultes rendus vulnérables. Laisser retentir les mots sans euphémisme, sans détour<br>
comme la parole des victimes qui s’est extirpée au dehors, devenant ainsi témoin. «&nbsp;Ça continue<br>
toute la vie en fait, c’est comme Tchernobyl, on met ça sous un sarcophage mais cela continue.&nbsp;»<br>
(p.&nbsp;53) Oui, la parole subjective, au plus singulier de l’histoire, fait vérité.<br>
Il est indispensable d’entrer dans les arcanes de ce qui a valu les enfers pour tant de victimes, des<br>
enfers de désolation. Et que le troisième jour peut mettre la vie à venir. Ou ne jamais poindre.<br>
Aider chacun, selon sa place, à prendre la mesure de l’impensable pour ne pas nier, oublier.<br>
Regarder en face, avec honte et sans plus de faux-semblants, ce terrifiant envers de l’Église, de la vie<br>
religieuse en son sein.<br>
Responsables pour l’avenir c’est signifier pour de vrai, en actes plus qu’en paroles, «&nbsp;plus jamais ça&nbsp;».,<br>
Passer au crible tout ce qui doit être examiné et qui, jusqu’à hier, a facilité la stratégie des<br>
agresseurs&nbsp;: déni, silence, secret mal situé, défense de sa réputation, non-perception des «&nbsp;signaux<br>
faibles&nbsp;»… Immense chantier. Passer au tamis, pas sans celles et ceux dont le savoir est dans leur<br>
peau et leur âme, dans l’élaboration, souvent si puissante, qu’ils ont faite de la brisure subie et de<br>
ses hautes vagues sur leur existence.<br>
Responsables pour l’avenir Alors, humblement et pauvrement, devant notre dette insolvable,<br>
pourtant réparer, faire justice pour retisser le temps rompu par le mal.<br>
Responsables pour l’avenir, c’est à travers les mutations et les conversions profondes auxquelles<br>
nous assignent ce désastre, son cortège de morts et le rapport de la CIASE, affirmer qu’il incombe à<br>
notre génération de mener dans la foi un labeur de justice et de vérité, afin que nos communautés<br>
soient véritablement à profondeur d’humain, du Christ fait chair.<br>
Merci de penser à nous.</p><p>Véronique Margron, op.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>« Heureux », un engagement de Dieu</title><pubDate>Sun, 31 Oct 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-197684</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b60c47f73a2d4c6c2df1e24a45af707db145bbdfe1345a4facf8fa34d4674ff9.mp3" length="2674938" type="audio/mpeg"/><itunes:title>« Heureux », un engagement de Dieu</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=168361</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis,&lt;br&gt;
Je suis partagée. Je voudrais pouvoir vous parler d’autres choses que du rapport de la Ciase, que du&lt;br&gt;
fracas des vies des victimes, de leurs proches, parfois aussi des brisures de celles et ceux qui&lt;br&gt;
pauvrement prennent leur pas. Mais je n’y arrive pas car leurs visages – connus ou non – peuplent&lt;br&gt;
mon existence, ma supplication, mon cœur, ma pensée.&lt;br&gt;
Alors je lis et relis l’Évangile de demain, jour de tous les saints. Les béatitudes.&lt;br&gt;
Jésus est avec ses plus proches. C’est sa première parole publique. Et ce qui commence renvoie à&lt;br&gt;
d’autres commencements, comme à ce serpent de Genèse 3, persiflant que l’homme et la femme&lt;br&gt;
peuvent tout avoir et tout savoir, de suite, sans Dieu, sans médiation, tout maîtriser. Tragique&lt;br&gt;
actualité des auteurs d’abus et d’atteintes sexuelles que de se croire sans autre loi que la leur. Les&lt;br&gt;
béatitudes sont un démenti du serpent.&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Heureux&amp;nbsp;». Formule en apparence si paradoxale, scandaleuse même, car je ne sais consoler ceux&lt;br&gt;
qui pleurent et me heurte tant de fois au mur du malheur et du non-sens.&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Heureux&amp;nbsp;» pourtant, affirme Jésus. Non comme un constat, mais comme une promesse, un&lt;br&gt;
engagement que je veux me redire encore et encore aujourd’hui. Il n’est pas question de faire du&lt;br&gt;
malheur un bonheur, du mal un bien. Trop d’hommes prétendent à cette imposture qui fait alors de&lt;br&gt;
nouveaux ravages dans des vies déjà brisées.«&amp;nbsp;Heureux&amp;nbsp;» est une direction. Celle qui raconte que je&lt;br&gt;
peux tout prendre de la vie, ses pages radieuses, pleines de sens, comme celles douloureuses,&lt;br&gt;
inintégrables, auxquelles tant de victimes d’abus et de violences sexuelles se cognent toujours. Je&lt;br&gt;
peux prendre mes deuils et mes larmes, mes combats et mes échecs. C’est possible car celui qui est&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;doux et humble de cœur&amp;nbsp;» prend tout de moi auprès de lui. Il recueille tout.&lt;br&gt;
Le Christ, homme des béatitudes, qui ne cherche pas à se sauver lui-même, m’invite à prendre sa&lt;br&gt;
suite. Il n’est pas nécessaire que je masque quoi que ce soit de moi. Je peux tout lui confier.&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Heureux&amp;nbsp;», alors ceux qui croient que notre Dieu de la vie et de la liberté invite chacun avec tout ce&lt;br&gt;
qu’il porte, sans faire de tri et à s’y réfugier.&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Heureux&amp;nbsp;» sont-ils de ne pas tomber dans le mirage destructeur de la seule maîtrise, de la toute-&lt;br&gt;
puissance mais qui croient que leur manque les ouvre à autrui, à ne pas se refermer, se suffire.&lt;br&gt;
Alors oui «&amp;nbsp;soyons dans la joie&amp;nbsp;», non que la vie devienne facile, ce n’est nullement le cas, bien au&lt;br&gt;
contraire pour tant et tant. Mais parce que cette joie grave, douloureuse même, de pouvoir prendre&lt;br&gt;
en compte tous les côtés de la vie, personne ne pourra nous la ravir (Jean 16, 22). Ne pas se résigner&lt;br&gt;
au mal, opter pour l’existence. Une joie des profondeurs offerte à qui peut recueillir que le Christ&lt;br&gt;
habite avec lui les expériences cruciales de nos vies, l’abîme, l’excès de mal, le don.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Véronique Margron op.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis,<br>
Je suis partagée. Je voudrais pouvoir vous parler d’autres choses que du rapport de la Ciase, que du<br>
fracas des vies des victimes, de leurs proches, parfois aussi des brisures de celles et ceux qui<br>
pauvrement prennent leur pas. Mais je n’y arrive pas car leurs visages – connus ou non – peuplent<br>
mon existence, ma supplication, mon cœur, ma pensée.<br>
Alors je lis et relis l’Évangile de demain, jour de tous les saints. Les béatitudes.<br>
Jésus est avec ses plus proches. C’est sa première parole publique. Et ce qui commence renvoie à<br>
d’autres commencements, comme à ce serpent de Genèse 3, persiflant que l’homme et la femme<br>
peuvent tout avoir et tout savoir, de suite, sans Dieu, sans médiation, tout maîtriser. Tragique<br>
actualité des auteurs d’abus et d’atteintes sexuelles que de se croire sans autre loi que la leur. Les<br>
béatitudes sont un démenti du serpent.<br>
«&nbsp;Heureux&nbsp;». Formule en apparence si paradoxale, scandaleuse même, car je ne sais consoler ceux<br>
qui pleurent et me heurte tant de fois au mur du malheur et du non-sens.<br>
«&nbsp;Heureux&nbsp;» pourtant, affirme Jésus. Non comme un constat, mais comme une promesse, un<br>
engagement que je veux me redire encore et encore aujourd’hui. Il n’est pas question de faire du<br>
malheur un bonheur, du mal un bien. Trop d’hommes prétendent à cette imposture qui fait alors de<br>
nouveaux ravages dans des vies déjà brisées.«&nbsp;Heureux&nbsp;» est une direction. Celle qui raconte que je<br>
peux tout prendre de la vie, ses pages radieuses, pleines de sens, comme celles douloureuses,<br>
inintégrables, auxquelles tant de victimes d’abus et de violences sexuelles se cognent toujours. Je<br>
peux prendre mes deuils et mes larmes, mes combats et mes échecs. C’est possible car celui qui est<br>
«&nbsp;doux et humble de cœur&nbsp;» prend tout de moi auprès de lui. Il recueille tout.<br>
Le Christ, homme des béatitudes, qui ne cherche pas à se sauver lui-même, m’invite à prendre sa<br>
suite. Il n’est pas nécessaire que je masque quoi que ce soit de moi. Je peux tout lui confier.<br>
«&nbsp;Heureux&nbsp;», alors ceux qui croient que notre Dieu de la vie et de la liberté invite chacun avec tout ce<br>
qu’il porte, sans faire de tri et à s’y réfugier.<br>
«&nbsp;Heureux&nbsp;» sont-ils de ne pas tomber dans le mirage destructeur de la seule maîtrise, de la toute-<br>
puissance mais qui croient que leur manque les ouvre à autrui, à ne pas se refermer, se suffire.<br>
Alors oui «&nbsp;soyons dans la joie&nbsp;», non que la vie devienne facile, ce n’est nullement le cas, bien au<br>
contraire pour tant et tant. Mais parce que cette joie grave, douloureuse même, de pouvoir prendre<br>
en compte tous les côtés de la vie, personne ne pourra nous la ravir (Jean 16, 22). Ne pas se résigner<br>
au mal, opter pour l’existence. Une joie des profondeurs offerte à qui peut recueillir que le Christ<br>
habite avec lui les expériences cruciales de nos vies, l’abîme, l’excès de mal, le don.</p><p>Véronique Margron op.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Prière de ne pas abuser</title><pubDate>Sun, 17 Oct 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-195767</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//48d5fe8005819f6954e634cafb55329fa00d253f891a50d6a9a17ddc4a2ec279.mp3" length="2906070" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Prière de ne pas abuser</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=162527</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Chers amis,&lt;br&gt;
Jean Marc Sauvé, président de la commission indépendante sur les abus sexuels dans&lt;br&gt;
l’Église, a remis son rapport il y a un peu plus de dix jours. Une déflagration. Ce n’est pas le&lt;br&gt;
rapport qui est dur. Mais la réalité qu’il dévoile et analyse qui est accablante et laisse en&lt;br&gt;
miettes au plus profond de son âme.&lt;br&gt;
Je vous invite à lire ce rapport, à en parler autour de vous, entre vous. A lire avant tout le&lt;br&gt;
recueil de témoignages, durs, bouleversants, dans le volume magnifique «&amp;nbsp;de victimes à&lt;br&gt;
témoins.&amp;nbsp;»A vous saisir des recommandations&amp;nbsp;; dans votre paroisse, votre diocèse, votre&lt;br&gt;
mouvement… C’est indispensable.&lt;br&gt;
Ce matin, permettez-moi de m’effacer pour laisser la parole à Patrick Goujon. Prêtre, jésuite,&lt;br&gt;
agressé sexuellement par un prêtre alors qu’il avait entre 8 et 11 ans. N’ayant pu alors&lt;br&gt;
trouver une écoute de sa parole à bas bruit, le silence s’est refermé sur lui durant près de 40&lt;br&gt;
ans, «&amp;nbsp;déni traumatique&amp;nbsp;». Patrick Goujon écrit un bouleversant livre rare, Prière de ne pas&lt;br&gt;
abuser. 90 petites pages bouleversantes, dont chaque mot compte, pudique et direct. «&amp;nbsp;Ce&lt;br&gt;
qui m’a poussé à écrire pour d’autres, dit Patrick Goujon, fut la conviction qu’on avait quand&lt;br&gt;
même peu idée, dans la société et en particulier dans l’Église, non pas tant de la gravité de&lt;br&gt;
ce qui arrive à un enfant quand il subit des abus sexuels, mais de la gravité de ce qui arrive à&lt;br&gt;
un adulte quand il a subi enfant des agressions sexuelles.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;
Voici quelques lignes&amp;nbsp;:&lt;br&gt;
«&amp;nbsp; J’ai retrouvé la parole alors que j’ignorais en avoir été privé. Enfant j’ai été abusé par un&lt;br&gt;
prêtre pendant plusieurs années. Il m’a été donné un jour de me le dire à moi-même, puis&lt;br&gt;
de parler. Je n’avais pas imaginé que cela aurait été si bienfaisant. Il m’aurait fallu croire que&lt;br&gt;
la honte n’était pas qu’un fantôme, qu’elle n’était rien en comparaison de la paix en se&lt;br&gt;
libérant des entraves. Je ne savais pas que je m’étais tu.&amp;nbsp;Je ne me souviens pas m’être décidé&lt;br&gt;
à me taire. La parole n’est pas venue.&lt;br&gt;
Déni. J’avais confondu ces deux syllabes avec celles de l’oubli. Le déni n’oublie pas. Il&lt;br&gt;
conserve. La souffrance ne disparait pas&amp;nbsp;; elle n’a pas où aller. Elle se tapit&amp;nbsp;; elle se terre. Le&lt;br&gt;
déni travaille&amp;nbsp;; il fait grincer le corps entier. Le déni drape le monstre en un revenant&lt;br&gt;
méconnaissable. Il voile ce qui sans lui ferait horreur. La victime ne pourra en soupçonner&lt;br&gt;
l’origine&amp;nbsp;: elle a été dissimulée afin que l’enfant puisse grandir.&lt;br&gt;
Séquelles&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;suites, complications plus ou moins tardives et durables d’une maladie, d’un&lt;br&gt;
accident.&amp;nbsp;» Ceux qui ne comprennent pas pourquoi les victimes se déclarent si longtemps&lt;br&gt;
après leurs&amp;nbsp;«&amp;nbsp;prétendues&amp;nbsp;» agressions entendront-ils la voix blanche du lexique&amp;nbsp;? Comme ces&lt;br&gt;
pierres qui remontent des champs, ou, comme à Verdun, ces obus qui reviennent à la&lt;br&gt;
surface et menacent d’exploser au visage de qui les manipulent sans précaution. Prendre la&lt;br&gt;
parole m’a retiré d’un champ de mines.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Patrick C. Goujon, Prière de ne pas abuser, Seuil.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Chers amis,<br>
Jean Marc Sauvé, président de la commission indépendante sur les abus sexuels dans<br>
l’Église, a remis son rapport il y a un peu plus de dix jours. Une déflagration. Ce n’est pas le<br>
rapport qui est dur. Mais la réalité qu’il dévoile et analyse qui est accablante et laisse en<br>
miettes au plus profond de son âme.<br>
Je vous invite à lire ce rapport, à en parler autour de vous, entre vous. A lire avant tout le<br>
recueil de témoignages, durs, bouleversants, dans le volume magnifique «&nbsp;de victimes à<br>
témoins.&nbsp;»A vous saisir des recommandations&nbsp;; dans votre paroisse, votre diocèse, votre<br>
mouvement… C’est indispensable.<br>
Ce matin, permettez-moi de m’effacer pour laisser la parole à Patrick Goujon. Prêtre, jésuite,<br>
agressé sexuellement par un prêtre alors qu’il avait entre 8 et 11 ans. N’ayant pu alors<br>
trouver une écoute de sa parole à bas bruit, le silence s’est refermé sur lui durant près de 40<br>
ans, «&nbsp;déni traumatique&nbsp;». Patrick Goujon écrit un bouleversant livre rare, Prière de ne pas<br>
abuser. 90 petites pages bouleversantes, dont chaque mot compte, pudique et direct. «&nbsp;Ce<br>
qui m’a poussé à écrire pour d’autres, dit Patrick Goujon, fut la conviction qu’on avait quand<br>
même peu idée, dans la société et en particulier dans l’Église, non pas tant de la gravité de<br>
ce qui arrive à un enfant quand il subit des abus sexuels, mais de la gravité de ce qui arrive à<br>
un adulte quand il a subi enfant des agressions sexuelles.&nbsp;»<br>
Voici quelques lignes&nbsp;:<br>
«&nbsp; J’ai retrouvé la parole alors que j’ignorais en avoir été privé. Enfant j’ai été abusé par un<br>
prêtre pendant plusieurs années. Il m’a été donné un jour de me le dire à moi-même, puis<br>
de parler. Je n’avais pas imaginé que cela aurait été si bienfaisant. Il m’aurait fallu croire que<br>
la honte n’était pas qu’un fantôme, qu’elle n’était rien en comparaison de la paix en se<br>
libérant des entraves. Je ne savais pas que je m’étais tu.&nbsp;Je ne me souviens pas m’être décidé<br>
à me taire. La parole n’est pas venue.<br>
Déni. J’avais confondu ces deux syllabes avec celles de l’oubli. Le déni n’oublie pas. Il<br>
conserve. La souffrance ne disparait pas&nbsp;; elle n’a pas où aller. Elle se tapit&nbsp;; elle se terre. Le<br>
déni travaille&nbsp;; il fait grincer le corps entier. Le déni drape le monstre en un revenant<br>
méconnaissable. Il voile ce qui sans lui ferait horreur. La victime ne pourra en soupçonner<br>
l’origine&nbsp;: elle a été dissimulée afin que l’enfant puisse grandir.<br>
Séquelles&nbsp;: «&nbsp;suites, complications plus ou moins tardives et durables d’une maladie, d’un<br>
accident.&nbsp;» Ceux qui ne comprennent pas pourquoi les victimes se déclarent si longtemps<br>
après leurs&nbsp;«&nbsp;prétendues&nbsp;» agressions entendront-ils la voix blanche du lexique&nbsp;? Comme ces<br>
pierres qui remontent des champs, ou, comme à Verdun, ces obus qui reviennent à la<br>
surface et menacent d’exploser au visage de qui les manipulent sans précaution. Prendre la<br>
parole m’a retiré d’un champ de mines.&nbsp;»</p><p>Patrick C. Goujon, Prière de ne pas abuser, Seuil.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Se recueillir pour recevoir le rapport de la CIASE</title><pubDate>Sun, 03 Oct 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-193829</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//2ab1453d5854f9a727d935349497141e5258ac4a181e05b5d2f9de001ba9700f.mp3" length="2808685" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Se recueillir pour recevoir le rapport de la CIASE</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=155936</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il est des jours où l’on voudrait juste se taire, faire un édito silencieux. Se recueillir tout au fond de&lt;br&gt;
son âme pour espérer pouvoir accueillir ce qui va venir de douloureux.&lt;br&gt;
C’est là où je suis à deux jours de la remise du rapport de la Commission indépendance sur les abus&lt;br&gt;
sexuels dans l’Église (CIASE), mise en place fin 2018 par la conférence des évêques et celle de la&lt;br&gt;
CORREF.&lt;br&gt;
Notre dette, à tous dans l’Église catholique, sera immense envers M. Jean Marc Sauvé et l’ensemble&lt;br&gt;
des membres de la CIASE d’avoir mené à terme un tel travail aussi inédit qu’éprouvant. Il est bien&lt;br&gt;
difficile d’être porteur de témoignages de vies empêchées comme d’explicitations des défaillances,&lt;br&gt;
des aveuglements et des complicités actives ou passives qui ont rendu possibles que ces crimes se&lt;br&gt;
perpétuent sur les corps et dans les âmes de personnes vulnérables, mineures ou majeures. Dans un&lt;br&gt;
entretien avec Cécile Chambraud du Monde, Jean Marc Sauvé dévoile avoir eu «&amp;nbsp;le sentiment d’être&lt;br&gt;
attirée vers le bas-fond de l’humanité&amp;nbsp;».&lt;br&gt;
Personne de nous ne peut être préparé à un tel choc.&lt;br&gt;
Désormais il reviendra à l’Église, à l’ensemble de ses responsables en 1 er lieu, de prendre ce fardeau&lt;br&gt;
et de s’exposer du creux de la chair comme de la foi à ces «&amp;nbsp;bas-fonds&amp;nbsp;». Affronter avec pauvreté ces&lt;br&gt;
non-lieux d’humanité où les victimes virent leurs vies se briser me partait la seule manière d’espérer,&lt;br&gt;
aujourd’hui, décider ce qui est juste.&lt;br&gt;
J’ai bien conscience que cette impensable réalité va nous ébranler profondément. Qu’en ces heures il&lt;br&gt;
n’est pas facile d’espérer. Et d’espérer dans et avec notre Église. Parmi vous chers auditeurs, il y a&lt;br&gt;
des femmes et des hommes qui ont subi en leur âme et leur chair ces crimes, dont les enfances&lt;br&gt;
furent emmurées, car c’est toujours l’enfance qui est touchée, y compris quand l’agression a lieu à&lt;br&gt;
l’âge adulte. Alors juste être là, pour vous.&lt;br&gt;
D’autres parmi vous se diront que c’est trop. Que pour continuer à croire, à faire communauté, il faut&lt;br&gt;
se détourner de ses abominations. Comment ne pas comprendre&amp;nbsp;? Mais il faudra lutter contre cette&lt;br&gt;
légitime tentation. Le seul chemin, en mouvements, en paroisses, en communautés, est d’en parler&lt;br&gt;
ensemble. Pour ne pas nier ni désespérer. Pour faire face, soutenir les plus vulnérables, et construire.&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;En ces bas-fonds, une création peut commencer et l'on devient proche les uns des autres&amp;nbsp;» 1 .&lt;br&gt;
Il nous faut passer par ce creuset, puiser au plus profond la force du Dieu fait chair pour avancer dans&lt;br&gt;
la vie évangélique. Peut-être avez-vous lu ce petit livre du Christian Bobin, Le Très bas, à propos du&lt;br&gt;
Dieu de François d’Assise. C’est là où nous sommes. Le très bas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Véronique Margron op&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>170</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il est des jours où l’on voudrait juste se taire, faire un édito silencieux. Se recueillir tout au fond de<br>
son âme pour espérer pouvoir accueillir ce qui va venir de douloureux.<br>
C’est là où je suis à deux jours de la remise du rapport de la Commission indépendance sur les abus<br>
sexuels dans l’Église (CIASE), mise en place fin 2018 par la conférence des évêques et celle de la<br>
CORREF.<br>
Notre dette, à tous dans l’Église catholique, sera immense envers M. Jean Marc Sauvé et l’ensemble<br>
des membres de la CIASE d’avoir mené à terme un tel travail aussi inédit qu’éprouvant. Il est bien<br>
difficile d’être porteur de témoignages de vies empêchées comme d’explicitations des défaillances,<br>
des aveuglements et des complicités actives ou passives qui ont rendu possibles que ces crimes se<br>
perpétuent sur les corps et dans les âmes de personnes vulnérables, mineures ou majeures. Dans un<br>
entretien avec Cécile Chambraud du Monde, Jean Marc Sauvé dévoile avoir eu «&nbsp;le sentiment d’être<br>
attirée vers le bas-fond de l’humanité&nbsp;».<br>
Personne de nous ne peut être préparé à un tel choc.<br>
Désormais il reviendra à l’Église, à l’ensemble de ses responsables en 1 er lieu, de prendre ce fardeau<br>
et de s’exposer du creux de la chair comme de la foi à ces «&nbsp;bas-fonds&nbsp;». Affronter avec pauvreté ces<br>
non-lieux d’humanité où les victimes virent leurs vies se briser me partait la seule manière d’espérer,<br>
aujourd’hui, décider ce qui est juste.<br>
J’ai bien conscience que cette impensable réalité va nous ébranler profondément. Qu’en ces heures il<br>
n’est pas facile d’espérer. Et d’espérer dans et avec notre Église. Parmi vous chers auditeurs, il y a<br>
des femmes et des hommes qui ont subi en leur âme et leur chair ces crimes, dont les enfances<br>
furent emmurées, car c’est toujours l’enfance qui est touchée, y compris quand l’agression a lieu à<br>
l’âge adulte. Alors juste être là, pour vous.<br>
D’autres parmi vous se diront que c’est trop. Que pour continuer à croire, à faire communauté, il faut<br>
se détourner de ses abominations. Comment ne pas comprendre&nbsp;? Mais il faudra lutter contre cette<br>
légitime tentation. Le seul chemin, en mouvements, en paroisses, en communautés, est d’en parler<br>
ensemble. Pour ne pas nier ni désespérer. Pour faire face, soutenir les plus vulnérables, et construire.<br>
«&nbsp;En ces bas-fonds, une création peut commencer et l'on devient proche les uns des autres&nbsp;» 1 .<br>
Il nous faut passer par ce creuset, puiser au plus profond la force du Dieu fait chair pour avancer dans<br>
la vie évangélique. Peut-être avez-vous lu ce petit livre du Christian Bobin, Le Très bas, à propos du<br>
Dieu de François d’Assise. C’est là où nous sommes. Le très bas.</p><p>Véronique Margron op</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le combat pour la vie</title><pubDate>Sun, 26 Sep 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-192657</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b51b66ebc2c17aaac7904f8c364c0f28fe981b184d65c6844a1120176c59cf95.mp3" length="2710883" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le combat pour la vie</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=152630</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il y a tout juste une semaine, nous célébrions dans notre pays les 40 ans de l’abolition de la peine de&lt;br&gt;
mort, sans aucune restriction ni réserve&amp;nbsp;».&lt;br&gt;
Alors même que l’opinion était majoritairement hostile, Fr. Mitterand mis cette résolution dans son&lt;br&gt;
programme et ce sera une des premières lois votées.&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Dans la réalité judiciaire, qu’est-ce que la peine de mort?&amp;nbsp;» Déclara Robert Badinter ce 17&lt;br&gt;
septembre 1981. «&amp;nbsp;Ce sont douze hommes et femmes, deux jours d’audience, l’impossibilité d’aller&lt;br&gt;
jusqu’au fond des choses et le droit, ou le devoir, terrible, de trancher, en quelques quarts d’heure,&lt;br&gt;
parfois quelques minutes, le problème si difficile de la culpabilité, et, au-delà, de décider de la vie ou&lt;br&gt;
de la mort d’un autre être. Douze personnes, dans une démocratie, qui ont le droit de dire: celui-là&lt;br&gt;
doit vivre, celui-là doit mourir! Je le dis: cette conception de la justice ne peut être celle des pays de&lt;br&gt;
liberté, précisément pour ce qu’elle comporte de signification totalitaire.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;
M. Badinter avait alors mis toute sa conviction d’âme pour dénoncer une "justice qui tue" et les&lt;br&gt;
"exécutions furtives, à l'aube sous le dais noir" tendu dans une cour de prison.&amp;nbsp; Il faut lire ou relire&lt;br&gt;
cette ultime phrase de sa plaidoirie, celle qui sauva la tête de Patrick Henry, Le 20 janvier 1977&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;br&gt;
un jour prochainement on abolira la peine de mort en France comme c’est déjà le cas dans toute&lt;br&gt;
l’Europe occidentale. Et vous, vous resterez avec votre condamnation. Et un jour vous direz à vos&lt;br&gt;
enfants où ils l’apprendront…que vous avez condamné à mort un garçon de 23 ans et vous verrez&lt;br&gt;
leurs regards …&amp;nbsp;»&lt;br&gt;
Ne rien minimiser, excuser, nier. Regarder en face le crime, et se battre pour la vie. Car nul ne&lt;br&gt;
possède l’avenir. Pas de rhétorique, mais placer chacun devant sa responsabilité personnelle,&lt;br&gt;
d’hommes, de femmes.&lt;br&gt;
Comment ne pas entendre en écho ces vers immémoriaux de Victor Hugo dans Les Quatre Vents de&lt;br&gt;
l’esprit ( 1881)&lt;br&gt;
«&amp;nbsp; Que la pierre bâtisse et non lapide&amp;nbsp;!&lt;br&gt;
Pas de sang&amp;nbsp;! pas de mort&amp;nbsp;! C’est un reflux stupide&lt;br&gt;
Que la férocité sur la férocité&lt;br&gt;
Un pilier d’échafaud soutient mal la cité.&lt;br&gt;
Tu veux faire mourir&amp;nbsp;! moi je veux faire naitre&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;br&gt;
Le combat de Robert Badinter, toute sa vie durant, n’est pas un combat contre la mort. Mais pour la&lt;br&gt;
vie. La vie dont il connut le prix terrible, quand son père, Simon Badinter, tombe dans une souricière&lt;br&gt;
dirigé par Klaus Barbie, à Lyon en février 1943. Il ne reviendra jamais, déporté au camp&lt;br&gt;
d’extermination de Sobibor en Pologne. Robert décida alors de vivre intensément.&lt;br&gt;
Alors oui son vrai combat, celui qui honore l’humanité toute entière, est pour la vie, pour qu’in fine,&lt;br&gt;
ce soit elle qui gagne, envers et contre tout, envers et contre tous.&lt;br&gt;
Oui la mort n’est jamais une victoire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Merci Monsieur Badinter.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>164</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il y a tout juste une semaine, nous célébrions dans notre pays les 40 ans de l’abolition de la peine de<br>
mort, sans aucune restriction ni réserve&nbsp;».<br>
Alors même que l’opinion était majoritairement hostile, Fr. Mitterand mis cette résolution dans son<br>
programme et ce sera une des premières lois votées.<br>
«&nbsp;Dans la réalité judiciaire, qu’est-ce que la peine de mort?&nbsp;» Déclara Robert Badinter ce 17<br>
septembre 1981. «&nbsp;Ce sont douze hommes et femmes, deux jours d’audience, l’impossibilité d’aller<br>
jusqu’au fond des choses et le droit, ou le devoir, terrible, de trancher, en quelques quarts d’heure,<br>
parfois quelques minutes, le problème si difficile de la culpabilité, et, au-delà, de décider de la vie ou<br>
de la mort d’un autre être. Douze personnes, dans une démocratie, qui ont le droit de dire: celui-là<br>
doit vivre, celui-là doit mourir! Je le dis: cette conception de la justice ne peut être celle des pays de<br>
liberté, précisément pour ce qu’elle comporte de signification totalitaire.&nbsp;»<br>
M. Badinter avait alors mis toute sa conviction d’âme pour dénoncer une "justice qui tue" et les<br>
"exécutions furtives, à l'aube sous le dais noir" tendu dans une cour de prison.&nbsp; Il faut lire ou relire<br>
cette ultime phrase de sa plaidoirie, celle qui sauva la tête de Patrick Henry, Le 20 janvier 1977&nbsp;: «&nbsp;<br>
un jour prochainement on abolira la peine de mort en France comme c’est déjà le cas dans toute<br>
l’Europe occidentale. Et vous, vous resterez avec votre condamnation. Et un jour vous direz à vos<br>
enfants où ils l’apprendront…que vous avez condamné à mort un garçon de 23 ans et vous verrez<br>
leurs regards …&nbsp;»<br>
Ne rien minimiser, excuser, nier. Regarder en face le crime, et se battre pour la vie. Car nul ne<br>
possède l’avenir. Pas de rhétorique, mais placer chacun devant sa responsabilité personnelle,<br>
d’hommes, de femmes.<br>
Comment ne pas entendre en écho ces vers immémoriaux de Victor Hugo dans Les Quatre Vents de<br>
l’esprit ( 1881)<br>
«&nbsp; Que la pierre bâtisse et non lapide&nbsp;!<br>
Pas de sang&nbsp;! pas de mort&nbsp;! C’est un reflux stupide<br>
Que la férocité sur la férocité<br>
Un pilier d’échafaud soutient mal la cité.<br>
Tu veux faire mourir&nbsp;! moi je veux faire naitre&nbsp;!&nbsp;»<br>
Le combat de Robert Badinter, toute sa vie durant, n’est pas un combat contre la mort. Mais pour la<br>
vie. La vie dont il connut le prix terrible, quand son père, Simon Badinter, tombe dans une souricière<br>
dirigé par Klaus Barbie, à Lyon en février 1943. Il ne reviendra jamais, déporté au camp<br>
d’extermination de Sobibor en Pologne. Robert décida alors de vivre intensément.<br>
Alors oui son vrai combat, celui qui honore l’humanité toute entière, est pour la vie, pour qu’in fine,<br>
ce soit elle qui gagne, envers et contre tout, envers et contre tous.<br>
Oui la mort n’est jamais une victoire.</p><p>Merci Monsieur Badinter.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Jouer dans les bidonvilles.</title><pubDate>Sun, 19 Sep 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-191676</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//e084a82943e7940a74ebcd3a9f6d1f84ba55957754cd9510d7f6dc08c008a73b.mp3" length="2695000" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Jouer dans les bidonvilles.</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=150326</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Savez-vous que le jeu d’échecs existe depuis 1000 ans&amp;nbsp;! Son origine se trouverait en Inde.&lt;br&gt;
Il est sans doute le plus célèbre au monde, ayant conquis d’innombrables cultures.&lt;br&gt;
Mais son introduction en Afrique restait assez confidentielle. Pourtant la situation change. Un film de&lt;br&gt;
Disney y a contribué&amp;nbsp;: Queen of Katwe, (La Dame de Katwe) en 2016. Il raconte l’histoire authentique&lt;br&gt;
de Phiona Mutesi, jeune Ougandaise, pauvre, découvrant par hasard les échecs. Sa passion pour le&lt;br&gt;
jeu l’amena à marcher des kilomètres par jour, juste pour pouvoir pratiquer les échecs. Avec deux&lt;br&gt;
autres jeunes ougandais, elle gagna au Soudan un tournoi international pour enfants. Une histoire&lt;br&gt;
qui a donc largement aidé à la diffusion des échecs à travers l’Afrique, montrant aux enfants et aux&lt;br&gt;
parents que jouer à ce jeu pouvait offrir un avenir à certains, et surtout développer pour tous des&lt;br&gt;
capacités de concentration, de stratégie, de créativité, d’adaptation. Un jeu aussi où il est quasiment&lt;br&gt;
impossible de tricher.&lt;br&gt;
Aujourd’hui, au-dessus de Lagos, au Nigeria, dans l’immense bidonville sur pilotis d’Ikorodu, de plus&lt;br&gt;
de 250 000 personnes, les enfants reçoivent la visite de Tunde Onakoya. Ancien champion, lui aussi&lt;br&gt;
originaire d'un bidonville, il est le fondateur de l'ONG «&amp;nbsp;Chess in Slums&amp;nbsp;»(«&amp;nbsp;Les Échecs dans les&lt;br&gt;
Bidonvilles&amp;nbsp;»). Avec d’autres bénévoles, il vient apprendre à jouer aux échecs à ces enfants, dont la&lt;br&gt;
grande majorité n’est pas scolarisé afin d’aider leur famille. Les plus jeunes ont tout juste 3 ans. Et les&lt;br&gt;
voilà tous concentrés, tout occupés à leur tournoi.&lt;br&gt;
"Je me suis dit que si j'arrivais à apprendre les échecs aux enfants des bidonvilles, la façon dont ils&lt;br&gt;
sont perçus par tout le monde changerait. Au lieu de les voir juste comme des enfants pauvres, on&lt;br&gt;
verrait qu'ils ont de grandes capacités intellectuelles", explique&amp;nbsp;Tunde Onakoya. Il ajoute, lui qui a&lt;br&gt;
aussi appris les échecs à l’école primaire, «&amp;nbsp;croire en ce jeu, parce qu’il améliore les facultés&lt;br&gt;
intellectuelles et la concentration&amp;nbsp;; c’est comme de la nourriture pour le cerveau. Au départ, le but&lt;br&gt;
était d’apprendre aux enfants un jeu qui change leur vision du monde et leur donne confiance en eux,&lt;br&gt;
mais c’est devenu bien plus que cela. C’est une porte d’accès à d’autres opportunités.&amp;nbsp;»&lt;br&gt;
D’ailleurs un architecte nigérian très connu a offert de devenir le mentor d’un garçon de 11 ans qu’il&lt;br&gt;
avait vu construire des maquettes en carton&amp;nbsp;!&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Ce qui fait de vous des champions, c’est la manière dont vous réagissez. Ne déprimez pas quand&lt;br&gt;
vous perdez, ne vous découragez pas, concentrez-vous et faites de votre mieux&amp;nbsp;», explique encore le&lt;br&gt;
professeur, qui n’a que 24 ans – à ses petits élèves.&lt;br&gt;
«&amp;nbsp;Je veux être un grand maître&amp;nbsp;», dit en riant un enfant.&lt;br&gt;
Magnifique&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>163</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Savez-vous que le jeu d’échecs existe depuis 1000 ans&nbsp;! Son origine se trouverait en Inde.<br>
Il est sans doute le plus célèbre au monde, ayant conquis d’innombrables cultures.<br>
Mais son introduction en Afrique restait assez confidentielle. Pourtant la situation change. Un film de<br>
Disney y a contribué&nbsp;: Queen of Katwe, (La Dame de Katwe) en 2016. Il raconte l’histoire authentique<br>
de Phiona Mutesi, jeune Ougandaise, pauvre, découvrant par hasard les échecs. Sa passion pour le<br>
jeu l’amena à marcher des kilomètres par jour, juste pour pouvoir pratiquer les échecs. Avec deux<br>
autres jeunes ougandais, elle gagna au Soudan un tournoi international pour enfants. Une histoire<br>
qui a donc largement aidé à la diffusion des échecs à travers l’Afrique, montrant aux enfants et aux<br>
parents que jouer à ce jeu pouvait offrir un avenir à certains, et surtout développer pour tous des<br>
capacités de concentration, de stratégie, de créativité, d’adaptation. Un jeu aussi où il est quasiment<br>
impossible de tricher.<br>
Aujourd’hui, au-dessus de Lagos, au Nigeria, dans l’immense bidonville sur pilotis d’Ikorodu, de plus<br>
de 250 000 personnes, les enfants reçoivent la visite de Tunde Onakoya. Ancien champion, lui aussi<br>
originaire d'un bidonville, il est le fondateur de l'ONG «&nbsp;Chess in Slums&nbsp;»(«&nbsp;Les Échecs dans les<br>
Bidonvilles&nbsp;»). Avec d’autres bénévoles, il vient apprendre à jouer aux échecs à ces enfants, dont la<br>
grande majorité n’est pas scolarisé afin d’aider leur famille. Les plus jeunes ont tout juste 3 ans. Et les<br>
voilà tous concentrés, tout occupés à leur tournoi.<br>
"Je me suis dit que si j'arrivais à apprendre les échecs aux enfants des bidonvilles, la façon dont ils<br>
sont perçus par tout le monde changerait. Au lieu de les voir juste comme des enfants pauvres, on<br>
verrait qu'ils ont de grandes capacités intellectuelles", explique&nbsp;Tunde Onakoya. Il ajoute, lui qui a<br>
aussi appris les échecs à l’école primaire, «&nbsp;croire en ce jeu, parce qu’il améliore les facultés<br>
intellectuelles et la concentration&nbsp;; c’est comme de la nourriture pour le cerveau. Au départ, le but<br>
était d’apprendre aux enfants un jeu qui change leur vision du monde et leur donne confiance en eux,<br>
mais c’est devenu bien plus que cela. C’est une porte d’accès à d’autres opportunités.&nbsp;»<br>
D’ailleurs un architecte nigérian très connu a offert de devenir le mentor d’un garçon de 11 ans qu’il<br>
avait vu construire des maquettes en carton&nbsp;!<br>
«&nbsp;Ce qui fait de vous des champions, c’est la manière dont vous réagissez. Ne déprimez pas quand<br>
vous perdez, ne vous découragez pas, concentrez-vous et faites de votre mieux&nbsp;», explique encore le<br>
professeur, qui n’a que 24 ans – à ses petits élèves.<br>
«&nbsp;Je veux être un grand maître&nbsp;», dit en riant un enfant.<br>
Magnifique&nbsp;!</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Voyage dans l’Est</title><pubDate>Sun, 12 Sep 2021 00:00:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-190695</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//7446dc1b464801d558ddf491744b2cc591d0758e2d7689eb39405c150f58d01c.mp3" length="2844630" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Voyage dans l’Est</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=147147</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Véronique Margron revient sur la sortie du livre de Christine Angot Voyage dans l’Est chez Flammarion...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Véronique Margron revient sur la sortie du livre de Christine Angot Voyage dans l’Est chez Flammarion...</p>
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 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>New-Yorkais, c'est le titre de l'Edito de Soeur Véronique Margron...</p>
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 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>« Que dois-je faire face à cette catastrophe ? » Telle est la question posée par le pape François dans sa réponse du 10 juin au cardinal Marx qui lui avait proposé sa démission...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>The´rapies de conversion</title><pubDate>Sun, 13 Jun 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-180339</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//d9b27fea51adedc94b30e0d042c589fdd897b7f5cb3fcb9fe65012e9f8d194a6.mp3" length="2758050" type="audio/mpeg"/><itunes:title>The´rapies de conversion</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=78865</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;La Reine Élizabeth II, 95 ans, a annoncé l’interdiction des «&amp;nbsp;thérapies de conversion&amp;nbsp;» dans son discours pour l’ouverture de la session du parlement britannique...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>La Reine Élizabeth II, 95 ans, a annoncé l’interdiction des «&nbsp;thérapies de conversion&nbsp;» dans son discours pour l’ouverture de la session du parlement britannique...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Crimes sexuels et Livre VI</title><pubDate>Sun, 06 Jun 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-178991</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//0fb0e73f5be3db0e66a47cf12574eca2c85227525635363ad8655ae618615cb3.mp3" length="2798178" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Crimes sexuels et Livre VI</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=2506</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Avez-vous entendu cette information? La Réforme du Livre VI du droit interne de l’Église catholique a été rendue publique ce 1er juin, au terme d’un chantier lancé en 2007 par Benoît XVI&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Avez-vous entendu cette information? La Réforme du Livre VI du droit interne de l’Église catholique a été rendue publique ce 1er juin, au terme d’un chantier lancé en 2007 par Benoît XVI</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Foi et contingences</title><pubDate>Sun, 30 May 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-177666</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//b7445dbdb3f1e16bcac950320840271aaabb1eef53c8ac69f43a7f7c68e92cf3.mp3" length="2865874" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Foi et contingences</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=4759</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Peut-être avez-vous lu ce très beau papier d’Elodie Maurot concernant le grand sociologue allemand Hans Joas qui s’intéresse au phénomène religieux...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Peut-être avez-vous lu ce très beau papier d’Elodie Maurot concernant le grand sociologue allemand Hans Joas qui s’intéresse au phénomène religieux...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Mémoire noire</title><pubDate>Sun, 16 May 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-176212</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6a11bf4862db898518fbbb53929ecc7c2bbb8b7600f5302d74c5d18902de85cb.mp3" length="2849561" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Mémoire noire</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=8979</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Véronique Margron se souvient de sa visite à Gorée, petite île au large de Dakar devenue le symbole mondial de la traite négrière...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Véronique Margron se souvient de sa visite à Gorée, petite île au large de Dakar devenue le symbole mondial de la traite négrière...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La République laïque</title><pubDate>Sun, 09 May 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-174943</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//a39a9f235c8c360504f0d26d6b57cf5b3b82c1f91f07b333ac5541990686f941.mp3" length="2810287" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La République laïque</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=10859</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Comment faire un avec du multiple, comment tenir la pluralité des convictions et des croyances et l’unité d’une nation ?... Véronique Margron s'interroge&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Comment faire un avec du multiple, comment tenir la pluralité des convictions et des croyances et l’unité d’une nation ?... Véronique Margron s'interroge</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La voix des pauvres</title><pubDate>Sun, 02 May 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-173969</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//303aaba4cf23d03798895505e590ff7b75378b049680fe653a741c502a2fa1bd.mp3" length="2977887" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La voix des pauvres</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=13032</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Existe-t-il un point commun entre les pauvres et les chasseurs, demande Guillaume Leblanc, philosophe, dans un article du quotidien Libération. Quelle étrange question ! et pourtant...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Existe-t-il un point commun entre les pauvres et les chasseurs, demande Guillaume Leblanc, philosophe, dans un article du quotidien Libération. Quelle étrange question ! et pourtant...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Hommage</title><pubDate>Sun, 25 Apr 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-173042</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//8eb7a5ac0a0d29a2d6cad2ec21172baf39c4ea17c2173936f085183ab84e1984.mp3" length="2916423" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Hommage</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=15158</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Plus de 100.000 victimes du Covid 19 en France.&lt;br&gt;
Ce chiffre renvoie à une réalité informe qui nuit à imaginer ce que chaque défunt a pu endurer, ce que chaque famille souffre aujourd’hui...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Plus de 100.000 victimes du Covid 19 en France.<br>
Ce chiffre renvoie à une réalité informe qui nuit à imaginer ce que chaque défunt a pu endurer, ce que chaque famille souffre aujourd’hui...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Digne</title><pubDate>Sun, 18 Apr 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-171675</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5cf92e2ce56f97ef396a0606b07cc756753d459293bd13056644907f5ee60d56.mp3" length="2788523" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Digne</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=17195</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Dans si c’est un homme Primo Levi raconte sa relation de détenu de camp avec Lorenzo, ce civil italien qui travaille avec les prisonniers et qui lui apporte tous les jours une gamelle de soupe, simplement parce qu’il est un homme...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Dans si c’est un homme Primo Levi raconte sa relation de détenu de camp avec Lorenzo, ce civil italien qui travaille avec les prisonniers et qui lui apporte tous les jours une gamelle de soupe, simplement parce qu’il est un homme...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le bien combattant</title><pubDate>Sun, 11 Apr 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-170375</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//7d74f9e69435166a4721c18b86950a383e46c79860263a8108eb2b9571c7027e.mp3" length="2891367" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le bien combattant</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=19302</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Faut-il encore le rappeler ? Le génocide commis au Rwanda, en 1994, par une population civile hutue alors frappée de démence a fait « plus de 800 000 Tutsis tués en moins de cent jours dans le pays. »&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Faut-il encore le rappeler ? Le génocide commis au Rwanda, en 1994, par une population civile hutue alors frappée de démence a fait « plus de 800 000 Tutsis tués en moins de cent jours dans le pays. »</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La vie avant la mort</title><pubDate>Sun, 28 Mar 2021 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-168105</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c1e08f9fabe97860c07e8732fcfd1a262c72e461e3fc7ef8db846cbb9c6e62dc.mp3" length="2982210" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La vie avant la mort</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=22103</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Entrons dans cette semaine qui ne fait série avec aucune autre...&lt;br&gt;
Semaine de fondation, de socle, de sol.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Entrons dans cette semaine qui ne fait série avec aucune autre...<br>
Semaine de fondation, de socle, de sol.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Un an de vie bouleversée !</title><pubDate>Sun, 21 Mar 2021 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3"/><itunes:title>Un an de vie bouleversée !</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=24007</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Tous les dimanches dans la Matinale RCF, l'édito de Sr Véronique Margron.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Tous les dimanches dans la Matinale RCF, l'édito de Sr Véronique Margron.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>"Cela m’a fait du bien à l’âme, cette rencontre"</title><pubDate>Sun, 14 Mar 2021 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-165971</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f59c06bc97969b2500a79600adebc2bdccd9c5cdcd1c1dd24cc8eec51a6102d1.mp3" length="2490200" type="audio/mpeg"/><itunes:title>"Cela m’a fait du bien à l’âme, cette rencontre"</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=25900</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Véronique Margron revient sur la rencontre entre le pape François et l'ayatollah Ali Al Sistani en Irak&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Véronique Margron revient sur la rencontre entre le pape François et l'ayatollah Ali Al Sistani en Irak</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Accueillir le carême ?</title><pubDate>Sun, 21 Feb 2021 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-162500</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//05ca4abf72a6e4e7bf8d9c7e33aa63cb0043d9c8055e34b8787f5428b28bb9de.mp3" length="2585844" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Accueillir le carême ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=30674</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Peut-être qu’accueillir ce qui vient, alors même que  souvent cela pèse lourd, serait le vrai sens de ce carême : recueillir chaque jour, tel qu’il se présente, et marcher encore...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Peut-être qu’accueillir ce qui vient, alors même que  souvent cela pèse lourd, serait le vrai sens de ce carême : recueillir chaque jour, tel qu’il se présente, et marcher encore...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>« Culture de mort »</title><pubDate>Sun, 14 Feb 2021 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-161449</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//a9b1576627d280ebcb6a91c202f2f356c28dc93c78f84042b33e7efe73e062a3.mp3" length="2863781" type="audio/mpeg"/><itunes:title>« Culture de mort »</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=32335</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;De 1922 à 1998, dix-huit « maisons pour mères et bébés », gérées par des Congrégations religieuses, ont fracassé les vies de milliers de femmes et de tout-petits...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>De 1922 à 1998, dix-huit « maisons pour mères et bébés », gérées par des Congrégations religieuses, ont fracassé les vies de milliers de femmes et de tout-petits...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le monde d'après</title><pubDate>Sun, 31 Jan 2021 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-159585</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//8769cb5fe8e56602fa71f67c62884d9a9493bf47ca33f14c9cc2961af2d6dd45.mp3" length="2535259" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le monde d'après</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=35608</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Rappelez-vous, au début de l’été dernier, et même lors du confinement de printemps, cette expression faisait florès...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Rappelez-vous, au début de l’été dernier, et même lors du confinement de printemps, cette expression faisait florès...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Espèce d’acolyte !</title><pubDate>Sun, 24 Jan 2021 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-158369</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f10de7f4ce543d75038a8402a44e958532cf14248bace3326538c817ab1395c4.mp3" length="2896380" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Espèce d’acolyte !</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=37245</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il y a quelques jours le pape François a décrété que désormais les laïcs, et les femmes spécialement, pouvaient être lectrices et acolytes, des termes bien étranges et décalés. Et pourtant...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il y a quelques jours le pape François a décrété que désormais les laïcs, et les femmes spécialement, pouvaient être lectrices et acolytes, des termes bien étranges et décalés. Et pourtant...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Lila Bouadma, l’excellence et l’humanité</title><pubDate>Sun, 17 Jan 2021 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-157128</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//07ee3fc12a629420534bd5c28d740d7df0f52017097cc62653c31309a0ec7cbf.mp3" length="2978762" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Lila Bouadma, l’excellence et l’humanité</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=38795</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Véronique Margron nous raconte l'histoire de cette professeure de médecine, réanimatrice à l'hôpital Bichat à Paris, et membre du conseil scientifique.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Véronique Margron nous raconte l'histoire de cette professeure de médecine, réanimatrice à l'hôpital Bichat à Paris, et membre du conseil scientifique.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'université des murmures</title><pubDate>Sun, 10 Jan 2021 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-156017</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//85892d3f5c7edaa48c32938242bae314ac8a204ea69bc4676ee909fd9c2c8b7d.mp3" length="2823669" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'université des murmures</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=40229</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En ce début d'année, Véronique Margron nous raconte l'histoire d'Omar Alshogre, qui a survécu a` la torture, la faim et la mort dans les geôles syriennes.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En ce début d'année, Véronique Margron nous raconte l'histoire d'Omar Alshogre, qui a survécu a` la torture, la faim et la mort dans les geôles syriennes.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Modérer</title><pubDate>Sun, 20 Dec 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-153653</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//d7e88aad5a89bf021d16ec90eaba589e78f0202a534fec4cf48490173e3e43e3.mp3" length="2698663" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Modérer</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=42913</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Alors qu’approchent les fêtes, des rencontres familiales et amicales, un peu d’évasion peut-être, l’inquiétude pourtant, une lassitude nous habitent...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Alors qu’approchent les fêtes, des rencontres familiales et amicales, un peu d’évasion peut-être, l’inquiétude pourtant, une lassitude nous habitent...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le Père Henri</title><pubDate>Sun, 13 Dec 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-152357</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//65d027b97bb0e6a8ab8837df12fb0b0d93e5733a9e4551aeb1b80f434a6c8a8b.mp3" length="2722168" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le Père Henri</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=44175</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Véronique Margron rend hommage à l'archêque d'Alger, Henri Tessier, qui est décédé ce 1er décembre&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Véronique Margron rend hommage à l'archêque d'Alger, Henri Tessier, qui est décédé ce 1er décembre</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L’ultracrépidarianisme</title><pubDate>Sun, 06 Dec 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-150892</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//0b90f26567d7e0a52379f2f7d047529d0100cf00b5886efed436c2a4b689851c.mp3" length="2821155" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L’ultracrépidarianisme</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=45447</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Qu’est-ce donc que l’ultracrépidarianisme&amp;nbsp;? un sport devenu très commun, couru même et pire, très à la mode...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Qu’est-ce donc que l’ultracrépidarianisme&nbsp;? un sport devenu très commun, couru même et pire, très à la mode...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le lac des cygnes</title><pubDate>Sun, 29 Nov 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-149812</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2021-06/photo-1580640613705-a47b4567941e.jpg?itok=YZECa8mH"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//5da6fd05b93a27f9f5bb8c970cc1020834e798b2ca49e508195dde1f7efc5467.mp3" length="2778931" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le lac des cygnes</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=46701</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Peut-être avez-vous vu cette vidéo d’une vieille dame,Marta Cinta Gonzales, ancienne ballerine espagnole désormais en chaise roulante et atteinte de la maladie d’Alzheimer...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Peut-être avez-vous vu cette vidéo d’une vieille dame,Marta Cinta Gonzales, ancienne ballerine espagnole désormais en chaise roulante et atteinte de la maladie d’Alzheimer...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Faire des cathédrales</title><pubDate>Sun, 15 Nov 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-147413</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//2622d2ec197ca48ccd826ad24b021d4a86590614fdb8a9cc685e41ff73f9d6d1.mp3" length="2985411" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Faire des cathédrales</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=48934</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Il est normal que nous affecte de ne pouvoir se retrouver en communautés pour se nourrir de l’eucharistie, mais il est spécialement dommageable et faux d’aller sur un tel terrain...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Il est normal que nous affecte de ne pouvoir se retrouver en communautés pour se nourrir de l’eucharistie, mais il est spécialement dommageable et faux d’aller sur un tel terrain...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Refuser d'être consolé</title><pubDate>Sun, 08 Nov 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2740558" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Refuser d'être consolé</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=50018</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Nous non plus. Nous ne voulons pas être consolés par des propos convenus. Nous sommes comme ces habitants de Bethléem où les enfants meurent, où depuis Rama on entend Rachel pleurer...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Nous non plus. Nous ne voulons pas être consolés par des propos convenus. Nous sommes comme ces habitants de Bethléem où les enfants meurent, où depuis Rama on entend Rachel pleurer...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La Toussaint, fête des vivants…</title><pubDate>Sun, 01 Nov 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-144754</guid><itunes:image href="https://media.rcf.fr/sites/default/files/styles/plateformes_podcasts_3000x3000_/public/2021-06/photo-1508349937151-22b68b72d5b1_1_0.jpg?itok=3n5mTHmy"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f3492d496b4a209b560fb2a3cb1dcd2391a9bd33d14afc62144c0774cdd8d5b0.mp3" length="2796932" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La Toussaint, fête des vivants…</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=51205</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En ces temps si difficiles, marquées de craintes et d’incertitudes, pour nous, nos proches, notre pays ce monde, aujourd’hui 1er novembre nous célébrons les vivants...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En ces temps si difficiles, marquées de craintes et d’incertitudes, pour nous, nos proches, notre pays ce monde, aujourd’hui 1er novembre nous célébrons les vivants...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>M. Samuel Paty, juste professeur</title><pubDate>Sun, 25 Oct 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2982974" type="audio/mpeg"/><itunes:title>M. Samuel Paty, juste professeur</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=52414</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Véronique Margron revient sur l'assassinat de Samuel Paty&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Véronique Margron revient sur l'assassinat de Samuel Paty</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Glaner aujourd'hui</title><pubDate>Sun, 18 Oct 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2783608" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Glaner aujourd'hui</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=53695</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Plaidoyer pour les aidants</title><pubDate>Sun, 11 Oct 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="1285642" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Plaidoyer pour les aidants</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=55046</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Véronique Margron nous parle de ceux qui ont tant à nous apprendre et à enseigner à notre société et ses « sachants » sur le lien, le don, le soin, sur le vital...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Véronique Margron nous parle de ceux qui ont tant à nous apprendre et à enseigner à notre société et ses « sachants » sur le lien, le don, le soin, sur le vital...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>L'avenir masqué</title><pubDate>Sun, 04 Oct 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3" length="2822478" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'avenir masqué</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=56397</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Nos sociétés se sont construites avec un attachement viscéral à la liberté individuelle, au projet. Et voilà qu’un bout de tissu nous renvoie tout autre chose : nous sommes vulnérables...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Nos sociétés se sont construites avec un attachement viscéral à la liberté individuelle, au projet. Et voilà qu’un bout de tissu nous renvoie tout autre chose : nous sommes vulnérables...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Moria</title><pubDate>Sun, 27 Sep 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false"/><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//36a9e7f1c95b82ffb99743e0c5c4ce95d83c9a430aac59f84ef3cbfab6145068.mp3"/><itunes:title>Moria</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=57706</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Véronique Margron nous partage cette semaine une lettre de Maurice Joyeux aux jeunes d'Europe, mais qui nous concerne tous...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Véronique Margron nous partage cette semaine une lettre de Maurice Joyeux aux jeunes d'Europe, mais qui nous concerne tous...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Filmer, oeuvre de justice</title><pubDate>Sun, 20 Sep 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-137947</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//95bc3fe104bf632d59649b47bf7347c0062413723d275806398f1b9f7a923640.mp3" length="2882601" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Filmer, oeuvre de justice</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=59022</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Jusqu'à quand?...</title><pubDate>Sun, 13 Sep 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-136984</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//18decbc68deecd3f1d3dcb3d0c19d05a6b410546dc953795341626a8a2cae444.mp3" length="3153841" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Jusqu'à quand?...</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=60321</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>Le courage de la nuance</title><pubDate>Sun, 06 Sep 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-135811</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//4c53b3922b7a9f1ceca733e36b1fbc35e1d8ab918d7caec0e3e7f208b6097aa2.mp3" length="3535032" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le courage de la nuance</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=61572</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description> </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[ ]]></itunes:summary></item><item><title>L'Evangile, toujours du côté de la performance ?</title><pubDate>Tue, 30 Jun 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">PR-22028</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6094afd938d764e5bf79febcc0d3ce181ed3f818ea5b0bd549b0524a4a573a1c.mp3" length="2296599" type="audio/mpeg"/><itunes:title>L'Evangile, toujours du côté de la performance ?</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=66591</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;La vie de l’Église serait-elle surtout taillée pour les bien portants ? Faut-il pouvoir faire pour avoir sa place ?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>La vie de l’Église serait-elle surtout taillée pour les bien portants ? Faut-il pouvoir faire pour avoir sa place ?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Hommage aux mères désenfantées</title><pubDate>Tue, 23 Jun 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-126572</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//f54f837042648f34255f80a9a9957f10b21d4164399d274f636fff4d65214bb4.mp3" length="2195888" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Hommage aux mères désenfantées</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=80303</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Perdre un enfant, être confronté au mystère de la mort et en perdre parfois le goût de la vie. Véronique Margron rend hommage aux mères désenfantées.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Perdre un enfant, être confronté au mystère de la mort et en perdre parfois le goût de la vie. Véronique Margron rend hommage aux mères désenfantées.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Covid-19 Ad Memoriam, un nouvel institut pour penser la pandémie</title><pubDate>Tue, 16 Jun 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">PR-21750</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//d1adb65b04236b3523b0ccd85098e49ce5aebdfa9d2293dab286a36f20b0d558.mp3" length="2540777" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Covid-19 Ad Memoriam, un nouvel institut pour penser la pandémie</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=80323</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Ne pas oublier, faire un travail de mémoire de cet événement unique qu'a été le confinement dans le monde, c'est le but de la plateforme de recherche Covid-19 Ad Memoriam.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Ne pas oublier, faire un travail de mémoire de cet événement unique qu'a été le confinement dans le monde, c'est le but de la plateforme de recherche Covid-19 Ad Memoriam.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Un genou à terre: demander la justice</title><pubDate>Tue, 09 Jun 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">PR-21574</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//a715a33b72e65f986fe142ffe047231493253fefbc27637c818d136009b0c6df.mp3" length="2419881" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Un genou à terre: demander la justice</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=68659</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Les injustices commises aux États-Unis, dont la mort de Breonna Taylor et de George Floyd sont le signe, peuvent-elles être dépassées? Où est la tradition chrétienne?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Les injustices commises aux États-Unis, dont la mort de Breonna Taylor et de George Floyd sont le signe, peuvent-elles être dépassées? Où est la tradition chrétienne?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Que le souffle de l'Esprit nous bouleverse</title><pubDate>Tue, 02 Jun 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">PR-21386</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//fc68882e15c1425bb044790f0a0245f6c200837de7b5c6f130e4de981a9b0e37.mp3" length="2178374" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Que le souffle de l'Esprit nous bouleverse</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=69318</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Alors que la fête de la Pentecôte a marqué pour beaucoup le retour en communauté, ou en famille, Véronique Margron nous invite à nous laisser porter par l'Esprit saint.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Alors que la fête de la Pentecôte a marqué pour beaucoup le retour en communauté, ou en famille, Véronique Margron nous invite à nous laisser porter par l'Esprit saint.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Old'up: donner du sens à la vieillesse</title><pubDate>Tue, 26 May 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">PR-21222</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//ee839f520a8b98ed4e6c5719c9a2c243319a2c54ecbf237f044ff45b1922d605.mp3" length="2150365" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Old'up: donner du sens à la vieillesse</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=70116</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Si l'on dénombre les décès dans les Ehpads, on parle peu de l'accompagnement des personnes âgées, pourtant "ce n'est pas un drame de mourir, reste à savoir comment" !&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Si l'on dénombre les décès dans les Ehpads, on parle peu de l'accompagnement des personnes âgées, pourtant "ce n'est pas un drame de mourir, reste à savoir comment" !</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Citoyenneté élémentaire : décider avec les personnes âgées</title><pubDate>Tue, 19 May 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">PR-21069</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//6c8861ecb09695a16686382859d10ec5b6bdabdcc0ea98dc94d6f75a871a2715.mp3" length="2493547" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Citoyenneté élémentaire : décider avec les personnes âgées</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=70634</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Les résidents des EHPAD sont toujours confinés, sans souci des particularités de chacun. Et si l'on prenait des décisions sécuritaires en fonction de la réalité des personnes ?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Les résidents des EHPAD sont toujours confinés, sans souci des particularités de chacun. Et si l'on prenait des décisions sécuritaires en fonction de la réalité des personnes ?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Le malade demande de l'air au nom de l'humanité entière</title><pubDate>Tue, 05 May 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">PR-20703</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//38dc5cc77fee349e9167833262a590e5a06dafea3352ef194ded62b797e50bc6.mp3" length="2324268" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Le malade demande de l'air au nom de l'humanité entière</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=80415</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;En s'appuyant sur un ouvrage de Jean-Paul Demoule qui vient de paraître, Véronique Margron analyse la progression du confinement dans nos sociétés contemporaines de plus en plus sédentaires.&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>En s'appuyant sur un ouvrage de Jean-Paul Demoule qui vient de paraître, Véronique Margron analyse la progression du confinement dans nos sociétés contemporaines de plus en plus sédentaires.</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Au cœur de l'épidémie, les traces de Pâques</title><pubDate>Tue, 14 Apr 2020 07:55:00 +0200</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">UA-118831</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//2cc32738857ee558517ebec2a696395399b49b0fb426b0d2c0f5511637beabaf.mp3" length="2529840" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Au cœur de l'épidémie, les traces de Pâques</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=80466</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;​En ces temps si douloureux, cruels pour beaucoup qui ne peuvent accompagner un proche, comment oser dire la vie plus forte que la mort? Comment pressentir des traces de Pâques?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>​En ces temps si douloureux, cruels pour beaucoup qui ne peuvent accompagner un proche, comment oser dire la vie plus forte que la mort? Comment pressentir des traces de Pâques?</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>Avoir la foi et les œuvres: rester chez soi c'est rendre service aux autres</title><pubDate>Tue, 24 Mar 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">PR-19908</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//525298a5fb4b62a3a7b1c4db61304416b0fb4885ebfbb8d84ee2793316d8782d.mp3" length="2511028" type="audio/mpeg"/><itunes:title>Avoir la foi et les œuvres: rester chez soi c'est rendre service aux autres</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=80531</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Avoir la foi et les œuvres: à la lueur de la Lettre de Jacques, Sr. Véronique Margron montre qu'il y a une façon de rendre service aux autres, c'est de rester chez soi...&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Avoir la foi et les œuvres: à la lueur de la Lettre de Jacques, Sr. Véronique Margron montre qu'il y a une façon de rendre service aux autres, c'est de rester chez soi...</p>
 ]]></itunes:summary></item><item><title>La quarantaine, un temps pour s'ouvrir à Dieu et à de nouvelles solidarités</title><pubDate>Tue, 17 Mar 2020 07:55:00 +0100</pubDate><dc:creator>RCFNational</dc:creator><guid isPermaLink="false">PR-19748</guid><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/guid/RglDtmNoeo//c3a7a263389a8c24f50c3d204aaac7489003a7d8cd8429deb4358654d5c31dd0.mp3" length="2659801" type="audio/mpeg"/><itunes:title>La quarantaine, un temps pour s'ouvrir à Dieu et à de nouvelles solidarités</itunes:title><link>https://prep.rcf.fr/points-de-vue/ledito-de-sr-veronique-margron?episode=80561</link><podcast:chapters type="application/json+chapters"/><podcast:season/><podcast:episode/><description>&lt;p&gt;Peut-être que ce temps imposé peut nous obliger déjà à nous interroger: qui mettons-nous habituellement en quarantaine aujourd’hui dans nos sociétés?&lt;/p&gt;
 </description><itunes:author>RCF</itunes:author><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:summary><![CDATA[<p>Peut-être que ce temps imposé peut nous obliger déjà à nous interroger: qui mettons-nous habituellement en quarantaine aujourd’hui dans nos sociétés?</p>
 ]]></itunes:summary></item></channel></rss>
