[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":15,"episode":27,"category":51,"body":57},"article","\u002Farticles\u002Fvie-spirituelle\u002Fprendre-soin-du-frere-croise-sur-le-chemin","22078","Mgr Benoist de Sinety","Prendre soin du frère croisé sur le chemin","Dans ce climat parfois anxiogène, Mgr Benoist de Sinety appelle à davantage de fraternité et d'humanité.","23 octobre 2020","09:08","2020-10-23T09:08:49+02:00",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"title":8,"digas":30,"published":31,"datetime":32,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":33,"visual":35,"show":38,"duration":44,"radios":45,"audio_file":48,"rolls":49},"52692","episode","UA-143334","22 octobre 2020","2020-10-22T07:55:00+02:00",[34],"Benoist de Sinety",{"alt":36,"url":37,"url_carre":14,"copyright":14},"Émission L'édito du Père Benoist de Sinety © RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FEditos%20%283%29%20%282%29.png.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":43},"4126","L'édito du Père Benoist de Sinety ","\u002Fpoints-de-vue\u002Fledito-du-pere-benoist-de-sinety",{"url":37,"alt":36,"url_carre":14,"alt_carre":14},"\u003Cp>Le Père Benoist de Sinety est curé de la paroisse Saint-Eubert (Lille). Il est l'auteur du livre \"Il faut que des voix s’élèvent\" (éd.&nbsp;Flammarion, 2018).&nbsp;Chaque semaine, écoutez son édito dans La Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Factualite\u002Fedito-0\">&gt;&nbsp;À partir de la rentrée 2022, tous les éditos diffusés sur l'antenne nationale de RCF sont rassemblés sur une même page\u003C\u002Fa>\u003C\u002Fp>\r\n","150000",[46],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":47,"channelId":26},{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Fpodcast-prep.rcf.fr\u002FRCFNational\u002FRCFNational_EDITOSINETY_20201022.mp3",{"podcast_not_roll":50},false,{"id":52,"type":53,"name":54,"alias":55,"description":56},"2","category","Vie Spirituelle","\u002Fvie-spirituelle","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nRedécouvrez les fondamentaux de la foi chrétienne, les grands courants de pensée qui ont traversé l'histoire de l'Église, le sens des fêtes chrétiennes, la vie des saints, ...\u003C\u002Fp>\r\n",[58],{"id":59,"target_paragraph_type":60,"target_wysiwyg":61},"36052","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Les veill&eacute;es d&rsquo;automne en temps de couvre-feu sont sans doute plus lourdes que les jours de confinement du printemps pass&eacute;.\u003C\u002Fstrong> Pas seulement &agrave; cause du ciel plus gris et plus humide, mais parce que cette p&eacute;riode de semi-libert&eacute; nous impose de regarder en face ce que nous pr&eacute;f&eacute;rions ne pas voir de trop pr&egrave;s, nous r&eacute;fugiant, pour les plus chanceux, dans une atmosph&egrave;re de f&ecirc;te &eacute;rig&eacute;e en principe d&rsquo;action.\u003Cp>Il y a dans notre soci&eacute;t&eacute; deux cat&eacute;gories de citoyens ordinaires. Je ne parle ni des tr&egrave;s riches ni des mis&eacute;rables, mais de la masse que nous formons entre ces deux extr&ecirc;mes. Dans cette masse-l&agrave; il y a ceux, peut-&ecirc;tre 30%, qui se retrouvent plut&ocirc;t bien, m&ecirc;me s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas tr&egrave;s bonne conscience, dans cette logique festive, et qui font &agrave; grand peine le deuil des d&icirc;ners de copains au resto et des bars sympas ou boire une bi&egrave;re et refaire le monde, entre une soir&eacute;e au th&eacute;&acirc;tre et une nocturne pour visiter une expo &agrave; la mode. Sortant du travail &agrave; 20h, ils peinent &agrave; d&eacute;couvrir que leur supermarch&eacute; puisse fermer avant 23h et se replient sur les livraisons tardives, choisissant leur menu dans le Uber qui les ram&egrave;ne du bureau &agrave; leur domicile de centre-ville.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Et puis, il y a les autres, tous les autres, qui ne vont pas au restaurant parce qu&rsquo;ils n&rsquo;en ont pas les moyens, ni au th&eacute;&acirc;tre non plus d&rsquo;ailleurs. \u003Cstrong>Leur inqui&eacute;tude, c&rsquo;est que la fermeture de ces &eacute;tablissements ne les pousse vers le ch&ocirc;mage, eux ou leurs enfants.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dans ce m&ecirc;me groupe, il&nbsp; y a aussi tous ceux qui vivent dans ces fameuses zones d&rsquo;&eacute;ducation prioritaire et qui se sentent, tous, globalement, abandonn&eacute;s. On leur a construit des stades, on leur a pay&eacute;s des tas de choses jug&eacute;es souvent &eacute;patantes depuis les bureaux o&ugrave; elles avaient &eacute;t&eacute; pens&eacute;es. \u003Cem>\"&Ccedil;a a co&ucirc;t&eacute; un pognon de dingue\"\u003C\u002Fem>, comme le dit la formule consacr&eacute;e&nbsp;: \u003Cstrong>mais a-t-on jamais pens&eacute; &agrave; leur dire qu&rsquo;ils &eacute;taient utiles, qu&rsquo;on avait besoin d&rsquo;eux&nbsp;?\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Comme des parents qui, un jour, se retrouvent stup&eacute;faits devant l&rsquo;ingratitude d&rsquo;un enfant qui claque la porte \u003Cem>\"apr&egrave;s tout ce qu&rsquo;on a fait pour lui, tout l&rsquo;argent qu&rsquo;on a d&eacute;pens&eacute; pour lui, sans refuser aucun caprice&hellip;\"\u003C\u002Fem> mais &agrave; qui on n&rsquo;a sans doute jamais su dire qu&rsquo;on l&rsquo;aimait pour ce qu&rsquo;il est.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Nous vivons les uns &agrave; c&ocirc;t&eacute; des autres, chacun \u003Cem>\"dans son silo\"\u003C\u002Fem>, comme le dit l&rsquo;expression du moment.\u003C\u002Fstrong> Hier, traversant le boulevard au milieu d&rsquo;une circulation chaotique, un homme &agrave; moiti&eacute; nu, le regard perdu, les yeux emplis de larmes, semblait ne plus rien voir. Devant moi, un motocycliste s&rsquo;arr&ecirc;te, range son scooter, le rejoint, lui prend le bras et sans un mot le ram&egrave;ne sur le trottoir. Comme le pr&ecirc;tre de la parabole, je continuais mon chemin, trop occup&eacute; par les affaires urgentes. \u003Cstrong>Mais au fond de mon c&oelig;ur, &eacute;mu d&rsquo;avoir b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de ce t&eacute;moignage d&rsquo;une humanit&eacute; trop rare, je priais pour que le malheureux soit conduit dans l&rsquo;auberge o&ugrave; l&rsquo;on prendra soin de lui.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Une phrase habite depuis lors ma conscience. Une phrase, ou plut&ocirc;t une question&nbsp;: \u003Cem>\"Qu&rsquo;y a-t-il de plus urgent que de prendre soin du fr&egrave;re crois&eacute; et qui a besoin de toi&nbsp;?\"\u003C\u002Fem> La charit&eacute; n&rsquo;est-elle pas le premier devoir, le devoir d&rsquo;&eacute;tat de tout baptis&eacute;&nbsp;? \u003Cstrong>La charit&eacute; qui consiste d&rsquo;abord &agrave; ne pas nous ranger les uns les autres dans des bo&icirc;tes herm&eacute;tiques\u003C\u002Fstrong> en faisant par exemple de tout coll&eacute;gien de banlieue un terroriste en puissance, de tout arabe un voleur, de tout ch&ocirc;meur un incapable, de tout policier un fasciste, de tout noir un envahisseur, et m&ecirc;me&hellip; de tout blanc un bon chr&eacute;tien.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Au milieu de la fureur de ce temps, plut&ocirc;t que les p&eacute;titions de principe et les d&eacute;clarations martiales, si, chacun &agrave; notre niveau, nous nous d&eacute;cidions &agrave; poser plus d&rsquo;actes d&rsquo;amour en chacun de nos jours&nbsp;? \u003Cstrong>Avons-nous si peu de foi pour ne pas &ecirc;tre certain que ce serait l&agrave; le meilleur moyen de faire advenir ce monde nouveau dont nos &eacute;glises chaque dimanche annoncent la venue&nbsp;?\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]