JavaScript is required
Accueil
[L'Évangile du dimanche] Jésus, le bon berger

[L'Évangile du dimanche] Jésus, le bon berger

 - Modifié le 8 mai 2022
Enfin une Bonne Nouvelle[L'Évangile du dimanche] Jésus, le bon berger

Dans l'Évangile de ce dimanche, Jésus reprend la parabole du Bon Berger pour qualifier son rôle de guide spirituel. À travers cette parabole, le Christ explique qu'il n'est pas en relation avec un troupeau mais que chaque brebis compte pour elle-même. Commentaires de Patrick Laudet, diacre permanent du diocèse de Lyon.

Icône de Bessarabie du XVIIIe siècle ©Wikimédia commonsIcône de Bessarabie du XVIIIe siècle ©Wikimédia commons

 

Évangile du dimanche 8 mai (Jn 10, 27-30)

En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN."

Source : AELF

 

Un texte qui raconte un épisode avant la Passion

 

Traditionnellement, au quatrième dimanche du temps pascal, on lit la parabole du Bon Berger ou du Bon Pasteur. C'est un texte très court. Selon Patrick Laudet, "il faudrait lire tout le chapitre 10 de l'évangile de Jean pour voir comment Jésus fait entrer ses auditeurs dans ce que c'est qu'être berger de son peuple".

 

Dans ce texte, Jésus est à Jérusalem, dans le temple, où il parle avec des autorités religieuses. Au verset 31, qui suit immédiatement la phrase de Jésus "Nous sommes UN", il est dit : "De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus." Ainsi "ça chauffe à Jérusalem", note Patrick Laudet. "Jésus est en train de dire des choses confuses pour les uns, extrêmement blasphématoires pour d'autres." On avance peu à peu vers la Passion.

 

Le Bon Berger, une figure récurrente dans la Bible

 

Aujourd'hui, la figure du Bon Berger est souvent perçue comme un peu mièvre. On a donc du mal à comprendre pourquoi la prise de parole de Jésus suscite une telle réaction chez les juifs qui sont dans le temple. C'est sans doute parce que Jésus fait écho aux textes d'Ézekiel (chapitre 34) et de Jérémie (chapitre 23), selon Patrick Laudet. Des textes où Dieu se désole de voir son peuple aux mains des mauvais bergers et qui sont de véritables réquisitoires contre les mauvais bergers. Ce que Jésus veut dire c'est que le mal peut être intérieur aussi et qu'il y a des mauvais bergers.

 

Reste que l'image du Bon Berger - le mot grec à l'origine est "beau berger" - est une figure importante dans la Bible. Elle fait écho au verset du Psaume 22 : "Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien." À travers cette parabole, et aussi celle de la brebis perdue, Jésus veut nous dire que "chaque brebis compte pour elle-même". Jésus n'est pas en relation avec un troupeau. "Il est clair que ce berger-là est en relation personnelle avec chacune de ses brebis !"

 

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Enfin une Bonne Nouvelle
©RCF
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Pour aller plus loin

Suivez l’actualité nationale et régionale chaque jour

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.