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"Les petits chiens, sous la table, mangent bien ..." (Mc 7, 24-30)

"Les petits chiens, sous la table, mangent bien ..." (Mc 7, 24-30)

Un article rédigé par Gobilliard Emmanuel (Monseigneur) (57834) - le 13 février 2025 - Modifié le 13 février 2025
Prière du matin"Les petits chiens, sous la table, mangent bien..." (Mc 7, 24-30)

"Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants !" (Mc 7, 24-30)

 

Méditation de l'évangile (Mc 7, 24-30) par le père Emmanuel Gobillard

 

Chant Final : "Mon refuge est en toi" par la Communauté des béatitudes

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr.
Il était entré dans une maison,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
mais il ne put rester inaperçu :
une femme entendit aussitôt parler de lui ;
elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ;
elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance,
et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Il lui disait :
« Laisse d’abord les enfants se rassasier,
car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens. »
Mais elle lui répliqua :
« Seigneur, les petits chiens, sous la table,
mangent bien les miettes des petits enfants ! »
Alors il lui dit :
« À cause de cette parole, va :
le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison,
et elle trouva l’enfant étendue sur le lit :
le démon était sorti d’elle.

Source : AELF

Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard

Cette page d’Évangile est un magnifique exemple d’accompagnement pastoral, ou d’éducation chrétienne si vous préférez. Jésus peut sembler dur, exigeant, voir insultant lorsqu’il dit qu’il n’est pas bon de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. Dans le contexte actuel je pense même qu’il pourrait être poursuivi. Mais je ne peux pas imaginer que Jésus ne savait pas ce qu’il faisait, qu’il ne savait pas que cette femme allait lui faire une exceptionnelle réponse. Jésus renverse totalement la situation. Elle aurait pu se sentir humiliée et Jésus va la présenter en exemple à tous ceux qui se croyaient meilleurs qu’elle, ou plus aptes à recevoir la grâce. Un peu comme le centurion romain, pour qui une parole de Jésus suffit, cette femme dit à Jésus, en substance, qu’une parcelle de lui, une miette de son enseignement suffira à son bonheur. Quelle foi ! Ainsi Jésus, a-t-il, de façon un peu provocante certes, permis à cette femme une extraordinaire proclamation de foi. Il l’a poussée dans ses retranchements et elle devient un exemple pour toutes les brebis d’Israël qui ne se rendent peut-être pas compte de la chance qu’ils ont. Il en est parfois de même pour nous, chrétiens de longue date, qui pouvons-nous habituer, à sa parole, aux sacrements. Dans l’Évangile d’aujourd’hui Jésus, par cette femme, nous dit : ne vous habituez jamais. Réjouissez-vous toujours du don immense qui vous est fait. Une parcelle, une miette de la grâce devrait suffire à notre salut, à notre bonheur éternel

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin
©RCF
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