[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":13,"visual":14,"radios":17,"category":29,"body":35},"article","\u002Farticles\u002Fvie-spirituelle\u002Fla-foi-des-bretons","28614","Anne Kerléo,Emilie Denizet","La foi des Bretons","Ils partagent la foi de l'Eglise et pourtant les catholiques bretons ont une manière particulière de vivre leur foi. Pardons, chapelles, fontaines, cantiques en Breton... tour d'horizon.\n","13 janvier 2021","20:33","2021-01-13T20:33:26+01:00","30 juillet 2018",{"url":15,"alt":16,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fmagazine_h_ste_anne_dauray_1.jpg.webp","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"name":32,"alias":33,"description":34},"2","category","Vie Spirituelle","\u002Fvie-spirituelle","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nRedécouvrez les fondamentaux de la foi chrétienne, les grands courants de pensée qui ont traversé l'histoire de l'Église, le sens des fêtes chrétiennes, la vie des saints, ...\u003C\u002Fp>\r\n",[36],{"id":37,"target_paragraph_type":38,"target_wysiwyg":39},"42588","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>A l'occasion du pardon de Sainte-Anne d'Auray, les invit&eacute;s d'Emilie Denizet et Anne Kerl&eacute;o &eacute;voquent dans cette &eacute;mission \u003Cstrong>la mani&egrave;re d'&ecirc;tre catholique en Bretagne\u003C\u002Fstrong>. Pour certains Bretons, la langue et la culture bretonnes sont ins&eacute;parables de la foi.&nbsp;&nbsp;\u003Cp>\"On a \u003Cstrong>une foi enracin&eacute;e\u003C\u002Fstrong>, explique&nbsp;&nbsp;Jean-Jacques Le Floc'h , tout chr&eacute;tien souhaite d&eacute;velopper sa foi et &agrave; l'enraciner dans quelque chose et \u003Cstrong>notre foi de Bretons est enracin&eacute;e dans notre culture\u003C\u002Fstrong>, ce que nous ont transmis nos parents. On repr&eacute;sente toujours sainte Anne avec un livre, ensignant la Bible &agrave; sa fille : c'est exactement &ccedil;a, nos parents nous ont baign&eacute;s dans cette culture et c'est ce qui fait vivre et vibrer ma foi\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;Maxime Piolot lui, constate que \"les Bretons ont souvent la foi, plut&ocirc;t au moment des enterrements plut&ocirc;t qu'au moment des mariages et des bapt&ecirc;mes. Pour nous les Bretons, les morts et les vivants sont assez proches. Ici, onpeut communiquer les saints, avec ceux qui ont disparu\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Et Mika&euml;l Messina rench&eacute;rit : \"effectivement il y a un rapport privil&eacute;gi&eacute; avec les d&eacute;funts et tout ce qu'ils ont pu nous l&eacute;ger, &agrave; travers un patrimoine omnipr&eacute;sent, il suffit d'ouvrir les yeux: on a des chapelles partout, des croix de chemins &agrave; tous les carrefours, des fontaines de tous les c&ocirc;t&eacute;s, des fontaines sacr&eacute;es... Et je crois aussi qu'il y a cet attachement aux lieux. Vivre sa foi dans une &eacute;glise paroissiale c'est une chose, c'est le lien avec l'Eglise universelle mais quand on est dans une chapelle ou dans un lieu un peu plus retir&eacute;, plus intime, on int&eacute;riorise peut-&ecirc;tre davantage et on a besoin de &ccedil;a\" Mika&euml;l Messina.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\"Les Bretons ont tendance &agrave; faire mentir le dicton fran&ccedil;ais qui dit qu'il vaut mieux s'adresser &agrave; Dieu qu'&agrave; ses saints. On en a plusieurs centaines et on les honore tous\" dit encore Bernard Rio, qui explique comment \u003Cstrong>la mani&egrave;re dont la Bretagne a &eacute;t&eacute; &eacute;vang&eacute;lis&eacute;e explique cette mani&egrave;re un peu diff&eacute;rente de vivre la foi en Armorique :\u003C\u002Fstrong> \"la christianisation de la Bretagne a lieu entre le 3&egrave;me et le 10&egrave;me si&egrave;cle avec des allers-retours de ceux qu'on appelle les \"saints bretons\" entre la bretagne armoricaine continentale et la Bretagne insulaire et l'Irlande. Ces \"saints\", ces moines navigateurs &eacute;taient essentiellement des princes, des fils de l'aristocratie insaulaires qui venaient en Bretagne prendre un territoire et le sanctifier. On a une diff&eacute;rence par rapport &agrave; la christianisation gallo-romaine de la France : c'est ici une christianisation insulaire et non pas urbaine et rurale. Les saints bretons s'installent de pr&eacute;f&eacute;rence &agrave; la campagne et sont des ermites avant d'&ecirc;tre des pr&eacute;dicateurs. C'est par leur vie, leur exemple, qu'ils sanctifient et font venir &agrave; eux les fid&egrave;les\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>La r&eacute;alit&eacute; si sp&eacute;cifique des \"pardons bretons\" trouve son origine dans ce mode de christianisation \u003C\u002Fstrong>comme l'explique encore Bernard Rio :&nbsp; \"le pardon est un rite de cons&eacute;cration d'un territoire qui se perp&eacute;tue annuellement par des rites bien pr&eacute;cis li&eacute;s aux 4 &eacute;l&eacute;ments :&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cul>\n\u003Cli>Le feu : on allume un b&ucirc;cher qu'on appelle en Breton Tantad le \"feu p&egrave;re\"\u003C\u002Fli>\n\u003Cli>l'eau : on va aux fontaines pour des ablutions\u003C\u002Fli>\n\u003Cli>l'air : on sort les banni&egrave;re pour la procession, qu'il pleuve ou qu'il vente, avec le salut des banni&egrave;res\u003C\u002Fli>\n\u003Cli>le rite le plus impoprtant est la circuambulation, le fait de tourner autour, trois fois dans le sens du soleil, dans le sens des aiguilles d'une montre. C'est un rite priant qui permet de faire le tour du sanctuaire\u003C\u002Fli>\n\u003C\u002Ful>\u003Cp>Le fait de consacrer ce territoire, de le resanctifier annuellement permet aux vivants de se rattacher &agrave; un pass&eacute;. Et on ne va pas au pardon si on a un conflit avec son voisin, il faut venir en paix, donc c'est aussi un rite de paix. \"\u003C\u002Fp>\u003Cp>Evoquant les pardons, les chapelles, les cantiques, mais aussi la vie paroissiale et dioc&eacute;saine, les invit&eacute;s de cette &eacute;mission racontent \u003Cstrong>la foi des Bretons, fid&egrave;le la foi de l'Eglise mais enracin&eacute;e dans un territoire et une culture\u003C\u002Fstrong>, comme en &eacute;cho aux mots du \u003Cstrong>pape Fran&ccedil;ois \u003C\u002Fstrong>dans l'Encyclique Evangelii Gaudium au paragraphe 68:&nbsp;\"Il n&rsquo;est pas bien d&rsquo;ignorer l&rsquo;importance d&eacute;cisive que rev&ecirc;t une culture marqu&eacute;e par la foi, parce que cette culture &eacute;vang&eacute;lis&eacute;e, au-del&agrave; de ses limites, a beaucoup plus de ressources qu&rsquo;une simple somme de croyants plac&eacute;s devant les attaques du s&eacute;cularisme actuel.&nbsp;Une culture populaire &eacute;vang&eacute;lis&eacute;e contient des valeurs de foi et de solidarit&eacute; qui peuvent provoquer le d&eacute;veloppement d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; plus juste et croyante, et poss&egrave;de une sagesse propre qu&rsquo;il faut savoir reconna&icirc;tre avec un regard plein de reconnaissance.\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]