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Il y a 400 ans, Yvon Nicolazic découvrait la statue de Sainte-Anne

Il y a 400 ans, Yvon Nicolazic découvrait la statue de Sainte-Anne

Un article rédigé par Claire le Parc - le 7 mars 2025 - Modifié le 7 mars 2025

Le diocèse de Vannes célèbre les 400 ans des apparitions de Sainte-Anne à Yvon Nicolazic. Un jubilé initié sur trois ans qui aboutira en juillet à un grand pardon exceptionnel au sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray. Plusieurs temps forts vont marquer, dans le Morbihan, cette année jubilaire, exemple aujourd'hui. Ce 7 mars marque les 400 ans de la découverte de la statue de Sainte-Anne.

La basilique de Sainte-Anne d'Auray accueillera de nombreux fidèles ce 7 mars pour célèbre les 400 ans de la découverte de la statue de Sainte Anne. La basilique de Sainte-Anne d'Auray accueillera de nombreux fidèles ce 7 mars pour célèbre les 400 ans de la découverte de la statue de Sainte Anne.

Nous sommes le 7 mars 1625. Sainte-Anne est apparue plusieurs fois à Yvon Nicolazic. Il est 23h, l'humble paysan récite son chapelet quand, vers 23 heures, une grande clarté illumine sa chambre. Le flambeau que tenait parfois Sainte Anne apparait ; puis, peu après, Sainte Anne elle-même : «Yvon Nicolazic, lui dit-elle, appelez vos voisins. Menez-les avec vous au lieu où ce flambeau vous conduira. Vous y trouverez l’image qui vous mettra à couvert du monde, lequel connaîtra enfin la vérité de ce que je vous ai promis. »

Le point de départ du pèlerinage 

Yvon Nicolazic appelle son beau-frère et quatre de ses voisins. Le flambeau les conduit au champ du Boceno où ils finissent par trouver la statue, signe choisi pour authentifier la mission du paysan : reconstruire une chapelle détruite il y a 924 ans. "La découverte de la statue valide les rencontres de Sainte Anne avec Yvon Nicolazic auprès de l'évêque et du curé de la paroisse, nous explique le Père Gwénaël Maurey, recteur du sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray. Dès le lendemain des pèlerins vont venir et cela n'arrêtera pas. C'est vraiment le point de départ du pèlerinage, du pardon de Sainte Anne."

Une étape clé donc et un message qui résonne encore très fort pour l'évêque de Vannes, Mgr Centène. "Le souhait exprimé par Sainte Anne, de reconstruire une chapelle détruite il y a 924 ans et 6 mois, est une leçon d'espérance extraordinaire. Elle nous monte que quelque chose qui a disparu peut renaître. 

Je crois que c'est une grande leçon pour l'église d'aujourd'hui. 

"Nous déplorons souvent un christianisme en perte de vitesse... mais même si Dieu voulait que l'église disparaisse pendant 924 ans et 6 mois, selon sa volonté, elle pourrait renaître. Cela doit nourrir notre espérance et nous faire comprendre que malgré les difficultés, la Foi dans l'appel qu'elle a reçu la fera tenir debout et la fera avancer."

Une découverte donc pleine de sens que le diocèse de Vannes célèbre ce vendredi. De nombreux fidèles sont attendus à partir de 10h au sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray. Parmi les temps forts : la bénédiction de la bannière créée pour le jubilé, la consécration de l'autel majeur, la bénédiction d'une statue de procession ou le départ de la Troménie de Sainte-Anne. 

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