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Feutier à Lourdes: un métier unique au monde

Feutier à Lourdes: un métier unique au monde

Un article rédigé par Camille Meyer, Jean-François et Faustine Claret - le 14 août 2024 - Modifié le 14 août 2024
Le métier unique de feutier à Lourdes, un rôle essentiel mais discret au sein du sanctuaire. À travers une interview avec Jean-François, un feutier, on découvre les tâches variées de ce travail, allant de l'accueil des pèlerins à l'entretien des chapelles de lumière. Les feutiers s'assurent que les cierges brûlent en continu et veillent sur les intentions des visiteurs.
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Le métier de feutier est unique et n’existe qu’à Lourdes. C’est un travail de l’ombre, mais essentiel au bon fonctionnement du sanctuaire. Partons à la découverte de ce métier hors du commun avec Jean-François, feutier à Lourdes.

Comment les pèlerins viennent ils déposer leur cierge aux chapelles de lumière ?

"Une grande majorité des pèlerins viennent à Lourdes et achètent un cierge pour le déposer dans ces chapelles en face de la grotte et des piscines. Il existe plusieurs tailles de cierges, les plus gros faisant soixante-dix kilogrammes. Ces derniers brûlent pendant cinq jours en moyenne, en fonction du climat. S’il fait chaud, ils se consument plus vite; s’il y a du vent, nous devons les rallumer plus souvent, ce qui rallonge le temps de combustion." C’est une des facettes du métier de feutier : s’assurer que les cierges brûlent en permanence.

Feutier à Lourdes : qu’est-ce que cela signifie ?

"Être feutier à Lourdes, c’est d’abord accueillir les pèlerins, savoir renseigner les gens qui passent, qui se demandent où sont les bains, comment aller à la grotte, ce genre de choses. Et puis, il y a ceux qui ont besoin de parler. La plus grande qualité d’un feutier, c’est savoir écouter. Écouter l’autre avec sincérité. Nous sommes les gardiens des cierges, mais aussi de ceux qui les déposent, veillant ainsi sur leurs intentions. Être feutier, c’est un métier comme un autre ; il faut être respectueux du lieu et des personnes qui viennent. La deuxième partie de notre travail consiste à entretenir les chapelles pour qu’il y ait toujours de la place pour les cierges. Nous faisons en sorte de remplir les chapelles au fur et à mesure. Dès qu’une chapelle a fini de brûler, nous la nettoyons. C’est un travail sept jours sur sept, même en hiver, car il y a les cierges numériques. Les cierges numériques sont des cierges achetés en ligne par des pèlerins. Nous sommes chargés de les allumer, puis un prêtre vient les bénir. Chaque jour, à 16h, nous avons entre deux cents et huit cents cierges numériques." 

D’où viennent tous ces cierges ?

"La plupart des cierges viennent de la ciergerie de Lourdes, à cinq minutes en voiture du sanctuaire. Là-bas, les cierges sont fabriqués de manière artisanale par des feutiers. Certains cierges viennent d’ailleurs, mais la majorité des pèlerins achètent leur cierge sur place."

Quel conseil donneriez-vous à une personne souhaitant déposer un cierge ?

"De venir, tout simplement, de venir tel qu’il est. Les feutiers seront là pour vous accueillir.". Ecoute et dévouement sont les maîtres mots du métier de feutier. Ils sont prêt à vous accueillir chaque jour.  

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