[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"published":10,"published_time":11,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":13,"visual":14,"radios":19,"category":30,"body":36},"article","\u002Farticles\u002Fvie-spirituelle\u002Fcongres-mission-mourir-en-chretien-cest-dabord-vivre-en-chretien","57612","Marion Duchene","Congrès Mission : « Mourir en chrétien, c’est d’abord vivre en chrétien »","Le Congrès Mission se poursuit jusqu’à dimanche soir. Direction l’église de Saint-Sulpice où se tenait, ce samedi 26 septembre, une table-ronde sur le thème : sommes-nous encore capables de mourir en chrétiens ? Compte-rendu.","7 juin 2024","13:27","2024-06-07T13:27:21+02:00","15 avril 2025",{"url":15,"alt":16,"url_carre":17,"alt_carre":18},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2025-04\u002Fversion-1920x1080gad-1718286210.jpg.webp","Version 1920x1080gad 1718286210","https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2025-04\u002Fversion-800x800gad-1718286210.jpg.webp","Version 800x800gad 1718286210",[20],{"id":21,"name":22,"code":22,"shortname":23,"liveURL":24,"alias":25,"region":26,"channelId":29},"62222","RND","RCF Note Dame Paris","https:\u002F\u002Fn15a-eu.rcs.revma.com\u002Fwkzvy9g4dkhvv?rj-ttl=5&rj-tok=AAABlqT0qH4Au3J_nmN6MVeSig","\u002Fradio-notre-dame",{"id":27,"name":28},"34168","Île-de-France","UC6V-tTuTNwnnysyYkiHkZ2Q",{"id":31,"type":32,"name":33,"alias":34,"description":35},"2","category","Vie Spirituelle","\u002Fvie-spirituelle","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nRedécouvrez les fondamentaux de la foi chrétienne, les grands courants de pensée qui ont traversé l'histoire de l'Église, le sens des fêtes chrétiennes, la vie des saints, ...\u003C\u002Fp>\r\n",[37],{"id":38,"target_paragraph_type":39,"target_wysiwyg":40},"90184","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Pour répondre à cette question, le psychanalyste et biologiste médical Jean-Guilhem Xerri, les philosphes Martin Steffens et Blandine Humbert.\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Ch2>La question de la mort soulève d’abord celle de la souffrance\u003C\u002Fh2>\u003Cp>La mort, \u003Cem>\"c’est un lieu de dépersonnalisation\"\u003C\u002Fem>, explique Blandine Humbert, \u003Cem>\"souffrance et mort nous apprennent la dépossession, l’abandon… Cela nécessite un effort intérieur et un effort de liberté\"\u003C\u002Fem>. Jean-Guilhem Xerri évoque quant à lui le témoignage d’une femme venant de perdre son mari et culpabilisant d’être triste, alors qu’elle est chrétienne. \u003Cem>\"Quand on est chrétien, on n’en est pas moins humain\u003C\u002Fem>\", rappelle&nbsp; J-G. Xerri, \u003Cem>\"l’endeuillé doit faire l’expérience de l’absence et du manque\"\u003C\u002Fem>. Pour le psychanalyste, la colère, la tristesse et toute autre émotion ne sont pas les signes d’un manque de foi, au contraire, \u003Cem>\"il ne faut pas faire abstraction de ses émotions et de ses sentiments\"\u003C\u002Fem>. Blandine Humbert de rappeler que lorsque l’on regarde la Croix, \"\u003Cem>on voit souvent la Résurrection et on oublie la Passion\"\u003C\u002Fem>.\u003Cem> \"La sagesse de Dieu est folie pour les hommes\u003C\u002Fem>\", mais attention, ajoute-t-elle, pour autant, la foi n’est pas doloriste : \u003Cem>\"il faut accueillir ce qui nous est proposé… Quand une personne proche meurt, il faut être à ses côtés même si on ne sait pas ce qui se passe pour elle quand elle part, c’est là le mystère\"\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Qu’est-ce que l’abandon ?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Jean-Guilhem Xerri rappelle que les Pères du désert ont été les pionniers de la vie monastique. Dans leur pratique, il y avait le souvenir de la mort. \u003Cem>\"Il s’agit de se servir de la contemplation de la mort comme notre propre souffle, c’est-à-dire de revenir à l’essentiel, à notre souffle de vie, à Celui qui nous donne la vie\"\u003C\u002Fem>. L’expérience de l’abandon, ajoute-t-il, \u003Cem>\"c’est s’imaginer immobile sur son lit de mort, c’est apprendre progressivement quelque chose de notre fragilité\".\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Le Covid, qu’est-ce que cela a changé ?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Selon Blandine Humbert, la pandémie nous a fait vivre \u003Cem>\"une mort barbare coupée de ses proches\"\u003C\u002Fem>. \u003Cem>\"C’est une grande brutalité que la perte de son conjoint depuis plus de 55 ans, un proche que l’on a mis dans un housse et que l’on ne reverra jamais\"\u003C\u002Fem>. Pour la philosophe, ce temps nous a aussi fait réaliser \u003Cem>\"la puissance de la grâce via les sacrements\"\u003C\u002Fem>. Jean-Guilhem Xerri souligne : \u003Cem>\"la première séquence Covid nous a fait découvrir que l’absence de relations pouvait tuer… Il y a eu comme un étonnement nous renvoyant à notre vision strictement matérialiste, notre fantasme et notre illusion techno-scientifique\"\u003C\u002Fem>. Pour Martin Steffens, ne plus pouvoir rendre visite aux malades, c’est la fin du christianisme : \u003Cem>\"le christianisme, c’est la religion du visage, il faut donc accepter de souffrir du masque\u003C\u002Fem>\", explique-t-il. \u003Cem>\"Le christianisme est une sacralité du toucher, pas une sacralité de la contagion et là, on est en train d’inventer le contraire\"\u003C\u002Fem>, s’inquiète-t-il. Pour Jean-Guilhem Xerri, il est nécessaire de se poser la question : \u003Cem>\"c’est quoi avoir une relation ajustée compte-tenu du contexte épidémique ?\"\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Du sens du martyre\u003C\u002Fh2>\u003Cp>&nbsp;Le martyre se joue dans l’agonie, autour de trois axes, explique Blandine Humbert. Dabord, l’amour de soi : \u003Cem>\"suis-je capable d’être en paix avec tout ce que j’ai fait, suis-je capable de dire que je sjuis un cadeau ?\"\u003C\u002Fem> . Deuxième axe : l’amour de l’autre et des autres. \u003Cem>\"Au moment de sa mort, il faut rendre libre l’autre de soi pour qu’il puisse continuer de vivre\"\u003C\u002Fem>. Enfin, dernier axe : l’amour de Dieu, être capable de lui dire \"\u003Cem>me voici\".\u003C\u002Fem> Martin Steffens souligne quant à lui le caractère lumineux du martyr. \u003Cem>\"Qui veut conserver la vie, la perd, donner, recevoir, rendre et faire circuler\".\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Pour Jean-Guilhem Xerri, le martyre est avant tout une réponse à un appel, à \u003Cem>\"quelque chose de l’ordre de la radicalité\"\u003C\u002Fem>. La question est : \u003Cem>\"qu’est-ce que je suis prêt à laisser mourir en moi pour répondre de manière plus intense à l’appel de l’Evangile ? \"\u003C\u002Fem> Et le psychanalyste de conclure :\u003Cem> \"mourir en chrétien c’est d’abord s’efforcer de vivre en chrétien, cela veut dire vivre la Résurrection au rythme des saisons de la liturgie et des sacrements\".\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003C\u002Fp>\u003Chr>\u003Cp>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jean-Guilhem Xerri est psychanalyste et biologiste médical. Ancien interne des hôpitaux de Paris, diplômé de l’Institut Pasteur et de l’École supérieure de commerce de Paris, il a participé à diverses missions nationales sur la santé et l’exclusion. Il donne de nombreuses conférences et des retraites. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le soin et la vie intérieure, dont\u003Cem> « À quoi sert un chrétien ? »\u003C\u002Fem> (Prix de l’humanisme chrétien, 2015),\u003Cem> « Prenez soin de votre âme \u003C\u002Fem>» (Prix de la littérature religieuse, 2019) et \u003Cem>« Revivez de l’intérieur \u003C\u002Fem>» (2019).\u003C\u002Fp>\u003Cp>Martin Steffens, 43 ans, père de quatre enfants, enseigne la philosophie en khâgne à Strasbourg. Chroniqueur, auteur d’essais sur le consentement à l’existence (\u003Cem>Petit traité de la joie, La vie en bleu, L’amour vrai…\u003C\u002Fem>), il publie \u003Cem>ces temps-ci Marcher la nuit.\u003C\u002Fem> Textes de patience et de résistance (DDB) et \u003Cem>Marie comme Dieu la conçoit\u003C\u002Fem> (Cerf).\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Blandine Humbert travaille à l’ICP (Institut Catholique de Paris) enseigne au Collège des Bernardins depuis 8 ans. Prochain MOOC des Bernardins en Avril 2021 \u003Cem>« Vivre la mort »\u003C\u002Fem>. 3 années au Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin et a tenté de traduire sa pratique hospitalière dans sa thèse de philosophie soutenue en 2017 sur l’agonie.\u003Cbr>\u003C\u002Fp>"]