[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"published":10,"published_time":11,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":13,"visual":14,"radios":19,"category":30,"body":36},"article","\u002Farticles\u002Fvie-spirituelle\u002Fchemin-de-croix-en-priere-avec-jesus-sur-le-chemin-de-la-croix-0","57987","Camille Meyer","Chemin de Croix : \"En prière avec Jésus sur le chemin de la croix\"","Pour la première fois, le pape François a rédigé lui-même les méditations du Chemin du Croix.","29 mars 2024","17:04","2024-03-29T17:04:00+01:00","28 avril 2025",{"url":15,"alt":16,"url_carre":17,"alt_carre":18},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2025-04\u002Ftemplate-article-1920x1080-v2-1711737101.jpg.webp","Template article 1920x1080 v2 1711737101","https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2025-04\u002Farticle-carre-1711737101.jpg.webp","Article carre 1711737101",[20],{"id":21,"name":22,"code":22,"shortname":23,"liveURL":24,"alias":25,"region":26,"channelId":29},"62222","RND","RCF Note Dame Paris","https:\u002F\u002Fn15a-eu.rcs.revma.com\u002Fwkzvy9g4dkhvv?rj-ttl=5&rj-tok=AAABlqT0qH4Au3J_nmN6MVeSig","\u002Fradio-notre-dame",{"id":27,"name":28},"34168","Île-de-France","UC6V-tTuTNwnnysyYkiHkZ2Q",{"id":31,"type":32,"name":33,"alias":34,"description":35},"2","category","Vie Spirituelle","\u002Fvie-spirituelle","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nRedécouvrez les fondamentaux de la foi chrétienne, les grands courants de pensée qui ont traversé l'histoire de l'Église, le sens des fêtes chrétiennes, la vie des saints, ...\u003C\u002Fp>\r\n",[37],{"id":38,"target_paragraph_type":39,"target_wysiwyg":40},"90421","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Découvrez les méditations du Pape François pour le chemin de Croix au Colisée, un office à suivre sur notre antenne, en direct à 21h15.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Chemin de Croix 2024\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Seigneur Jésus, nous regardons ta croix et nous comprenons que tu as tout donné pour nous. Nous te consacrons ce temps. Nous voulons le passer près de toi qui, de Gethsémani au Calvaire, as prié. En cette Année de la prière, nous nous unissons à ton chemin de prière.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>De l'Evangile selon saint Marc (14, 32-37) :\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. [...] Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : \"[...] Restez ici et veillez\". Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait [...] : \"Abba... Père, tout est possible pour toi. Eloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux !\". Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : \"[...] Tu n'as pas eu la force de veiller seulement une heure ?\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Seigneur, tu as préparé par la prière chacune de tes journées et maintenant, à Gethsémani, tu prépares la Pâque. Abba ! Père ! Tout est possible pour toi - dis-tu - parce que la prière est avant tout dialogue et intimité&nbsp;; mais elle est aussi lutte et demande : Éloigne de moi cette coupe ! Et elle est confiance et\r\ndon : Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux. Ainsi, tu es entré en prière par\r\nla porte étroite de notre souffrance et tu l’as franchie jusqu’au bout. Tu as ressenti \"peur et angoisse\" (Mc 14, 33) : peur face à la mort, angoisse sous le poids de notre péché que tu as pris sur toi, alors\r\nqu’une amertume infinie t’envahissait. Mais, en plein combat, tu as prié \" plus intensément \" (Lc 22,\r\n44) : tu as ainsi transformé la véhémence de la douleur en offrande d’amour.\r\nTu nous as demandé une seule chose : rester avec toi, veiller. Tu ne nous demandes pas l’impossible,\r\nmais la proximité. Et pourtant, combien de fois je me suis éloigné de toi ! Combien de fois, comme\r\nles disciples, au lieu de veiller j’ai dormi, combien de fois n’ai-je pas eu le temps ou l’envie de prier,\r\nparce que j’étais fatigué, anesthésié par le confort, l’âme endormie. Jésus, répète-moi encore, à nous&nbsp;ton Église : \"Levez-vous et priez\" (Lc 22, 46). Réveille-nous, Seigneur, sors-nous de la torpeur du\r\ncœur, car aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout, tu as besoin de notre prière.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>1. Jésus est condamné à mort&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Alors, s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : “Tu ne réponds rien ? Que dis-tu\r\ndes témoignages qu’ils portent contre toi ?”. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. […]\r\nPilate lui demanda à nouveau : “Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent\r\ncontre toi”. Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné (Mc 14, 60-61 ; 15, 4-5).&nbsp;&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, tu es la vie et tu es condamné à mort ; tu es la vérité et tu subis un faux procès. Mais pourquoi\r\nne te plains-tu pas ? Pourquoi n’élèves-tu pas la voix et n’expliques-tu pas tes raisons ? Pourquoi ne\r\nréfutes-tu pas les savants et les puissants comme tu l’as toujours fait avec succès ? Ta réaction étonne,\r\nJésus : au moment décisif, tu ne parles pas, tu te tais. Parce que plus le mal est fort, plus ta réponse\r\nest radicale. Et ta réponse est le silence. Mais ton silence est fécond : il est prière, il est douceur, il est\r\npardon, il est chemin pour remédier au mal, pour convertir ce que tu souffres en un don que tu offres.\r\nJésus, je m’aperçois que je te connais peu parce que je ne connais pas assez ton silence ; parce que\r\ndans la frénésie de courir et de faire, absorbé par les choses, pris de peur de ne pas rester à flot ou par\r\nla manie me mettre au centre, je ne trouve pas le temps de m’arrêter et de rester avec toi pour te laisser\r\nagir, Parole du Père qui œuvre dans le silence. Jésus, ton silence me secoue : il m’enseigne que la\r\nprière ne naît pas des lèvres qui remuent, mais d’un cœur qui sait être à l’écoute : parce que prier c’est\r\nse rendre docile à ta Parole, c’est adorer ta présence.\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Parle à mon cœur, Jésus\u003Cbr>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui réponds au mal par le bien&nbsp;\u003Cem>Parle à mon cœur, Jésus&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui éteins l’agitation par la douceur&nbsp;\u003Cem>Parle à mon cœur, Jésus&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui détestes les bavardages et les plaints&nbsp;\u003Cem>Parle à mon cœur, Jésus\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui me connais au plus profond&nbsp;\u003Cem>Parle à mon cœur, Jésus\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui m’aimes plus que moi-même&nbsp;\u003Cem>Parle à mon cœur, Jésus&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>2. Jésus est chargé de la croix&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Lui-même a porté nos péchés,&nbsp;dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés,\r\nnous vivions pour la justice.\r\nPar ses blessures, nous sommes guéris. \u003C\u002Fem>(1 P 2, 24).&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, nous portons nous aussi des croix, parfois très lourdes : une maladie, un accident, la mort d’un\r\nêtre cher, une déception affective, un enfant en perdition, le travail qui manque, une blessure\r\nintérieure qui ne guérit pas, l’échec d’un projet, une énième attente qui ne donne rien... Jésus,\r\ncomment fait-on pour prier dans ces cas ? Comment faire quand je me sens écrasé par la vie, quand\r\nun poids me pèse sur le cœur, quand je suis sous pression et que je n’ai plus la force de réagir ? Ta&nbsp;réponse se trouve dans une proposition :&nbsp; \"Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je\r\nvous donnerai le repos\" (Mt 11, 28). Venir à toi ! Moi, au contraire, je me referme en moi-même : je\r\nrumine, je ressasse, je pleure sur moi, je m’enfonce dans la victimisation, championne de négativité.\r\nVenez à moi : nous le dire n’a pas suffi, alors voici que tu viens à nous et que tu portes notre croix sur\r\ntes épaules, pour nous en ôter le poids. C’est ce que tu veux : que nous te confions nos peines et nos\r\ntourments, car tu veux que nous nous sentions libres et aimés de toi. Merci, Jésus. J’unis ma croix à\r\nla tienne, je t’apporte mes fatigues et mes misères, je jette en toi tous les fardeaux de mon cœur.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant :\u003Cem> Je viens à toi, Seigneur&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Avec mon histoire\u003Cem> Je viens à toi Seigneur&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Avec mes peines \u003Cem>Je viens à toi Seigneur&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Avec mes limites et mes fragilités \u003Cem>Je viens à toi Seigneur\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Avec mes peurs\u003Cem> Je viens à toi Seigneur\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>En plaçant toute ma confiance dans ton amour \u003Cem>Je viens à toi Seigneur\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>3. Jésus tombe pour la première fois&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il\r\nmeurt, il porte beaucoup de fruit.\u003C\u002Fem> (Jn 12, 24)&nbsp;\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, tu es tombé : à quoi penses-tu, comment pries-tu, le visage dans la poussière ? Et surtout,\r\nqu’est-ce qui te donne la force de te relever ? Alors que tu es face contre terre et que tu ne vois plus\r\nle ciel, je t’imagine répétant dans ton cœur : Père, qui es aux cieux. Le regard aimant du Père qui se\r\npose sur toi est ta force. Mais j’imagine aussi qu’en embrassant la terre sèche et froide, tu penses à\r\nl’homme, tiré de la terre, à nous, qui sommes au centre de ton cœur, et que tu répètes les paroles de\r\nton testament : « Ceci est mon corps, donné pour vous » (Lc 22, 19). L’amour du Père pour toi et le\r\ntien pour nous : l’amour, c’est le ressort qui te fait te relever et avancer. Car celui qui aime ne reste\r\npas à terre, il repart ; celui qui aime ne se fatigue pas, il court ; celui qui aime vole. Jésus, je te\r\ndemande toujours beaucoup de choses, mais je n’ai besoin que d’une seule : savoir aimer. Je tomberai\r\ndans la vie, mais, avec l’amour, je pourrai me relever et avancer, comme tu l’as fait, toi qui es expert\r\nen chutes. Ta vie, en effet, a été une chute continuelle vers nous : de Dieu à l’homme, de l’homme au\r\nserviteur, du serviteur au crucifié, jusqu’au tombeau. Tu es tombé en terre comme une graine qui\r\nmeurt, tu es tombé pour nous relever de la terre et nous emmener au ciel. Toi qui relèves de la\r\npoussière et fais renaître l’espérance, donne-moi la force d’aimer et de recommencer.\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant :\u003Cem> Jésus, donne-moi la force d’aimer et de recommencer&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand la déception l’emporte\r\nJésus, \u003Cem>donne-moi la force d’aimer et de recommencer\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;Quand les jugements des autres s’abattent sur moi Jésus, \u003Cem>donne-moi la force d’aimer et de recommencer&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand les choses ne vont pas et que je deviens impatient\r\n\u003Cem>Jésus, donne-moi la force d’aimer et de recommencer&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je sens que je n’y arrive plus\r\nJésus,\u003Cem> donne-moi la force d’aimer et de recommencer&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je suis accablé par l’idée que rien ne changera\r\nJésus, \u003Cem>donne-moi la force d’aimer et de recommencer\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>4. Jésus rencontre sa mère\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit […] au disciple : “Voici ta mère”. Et\r\nà partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui \u003C\u002Fem>(Jn 19, 26-27).&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, les tiens t’ont abandonné, Judas t’a trahi, Pierre t’a renié : tu es resté seul avec la croix. Mais\r\nvoici ta mère. Pas besoin de mots, ses yeux suffisent qui savent regarder en face la souffrance et s’en\r\ncharger. Jésus, dans le regard plein de larmes et de lumière de Marie, tu te souviens de la tendresse,\r\ndes caresses, des bras aimants qui t’ont toujours accueilli et soutenu. Le regard maternel est le regard\r\nde la mémoire, qui nous enracine dans le bien. On ne peut pas se passer d’une mère qui nous met au\r\nmonde, ni d’une mère qui nous remet à notre place dans le monde. Tu le sais, et de la croix tu nous\r\ndonnes ta propre mère. Tu le dis au disciple, à chacun de nous : Voici ta mère. Après l’Eucharistie, tu\r\nnous donnes Marie, don ultime avant de mourir. Jésus, ton chemin a été réconforté par le souvenir de\r\nson amour ; mon chemin aussi a besoin de s’enraciner dans le souvenir du bien. Mais je m’aperçois\r\nque ma prière est pauvre en souvenirs : rapide, expéditive, une liste de besoins pour aujourd’hui et\r\ndemain. Marie, arrête ma course, aide-moi à faire mémoire, à conserver la grâce, à me rappeler le\r\npardon et les prodiges de Dieu, à raviver le premier amour, à savourer de nouveau les merveilles de\r\nla providence, à pleurer de gratitude.&nbsp;\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Seigneur, ravive en moi le souvenir de ton amour\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand les blessures du passé resurgissent\r\n\u003Cem>Seigneur, ravive en moi le souvenir de ton amour&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je perds le sens et le fil des choses\r\n\u003Cem>Seigneur, ravive en moi le souvenir de ton amour\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je perds de vue les dons que j’ai reçus.\r\n\u003Cem>Seigneur, il ravive en moi le souvenir de ton amour&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je perds de vue le don que je suis\r\n\u003Cem>Seigneur, il ravive en moi le souvenir de ton amour&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand j’oublie de te remercier\r\n\u003Cem>Seigneur, ravive en moi le souvenir de ton amour\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>5. Jésus est aidé par le Cyrénéen&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Comme [les soldats] l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs,\r\net ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus (Lc 23, 26).\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, combien de fois, face aux défis de la vie, nous imaginons que nous y arriverons tout seuls !\r\nComme il est difficile de demander de l’aide, de peur de donner l’impression de ne pas être à la\r\nhauteur, nous qui sommes toujours attentifs à paraître et à nous faire remarquer ! Il n’est pas facile de\r\nfaire confiance, encore moins de se confier. Mais celui qui prie sait qu’il est dans le besoin et toi,\r\nJésus, tu es habitué à te confier dans la prière. Ainsi tu ne dédaignes pas l’aide du Cyrénéen. Tu lui\r\nexposes tes fragilités, à lui un homme simple, un paysan du retour des champs. Merci parce que, en\r\nte faisant soutenir dans le besoin, tu effaces l’image d’un dieu invulnérable et distant. Ton pouvoir\r\nest sans limites, mais tu es invincible en amour, et tu nous enseignes qu’aimer c’est secourir les autres\r\nprécisément là, dans les faiblesses dont ils ont honte. Alors les fragilités deviennent des opportunités.\r\nCela est arrivé au Cyrénéen : ta faiblesse a changé sa vie et il se souviendra, un jour, avoir secouru\r\nson Sauveur, avoir été racheté par cette croix qu’il a portée. Pour que ma vie change aussi, je te prie,&nbsp;Jésus : aide-moi à baisser les défenses et à me laisser aimer par toi : là, où j’ai le plus honte de moi.\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Guéris-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De toute présomption d’autosuffisance\r\n\u003Cem>Guéris-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De penser y arriver sans toi et sans les autres\r\n\u003Cem>Guéris-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De la manie du perfectionnisme\r\n\u003Cem>Guéris-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De la réticence à te confier mes misères\r\n\u003Cem>Guéris-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>D’esquiver les nécessiteux que je rencontre en chemin\r\n\u003Cem>Guéris-moi, Jésus !\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>6. Jésus reçoit le réconfort de Véronique qui lui essuie la face\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Béni soit Dieu, […] le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos\r\ndétresses, il nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse\r\n[…]. En effet, de même que nous avons largement part aux souffrances du Christ, de même, par le\r\nChrist, nous sommes largement réconfortés\u003C\u002Fem> (2Co 1, 3-5)&nbsp;\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, beaucoup suivent le spectacle barbare de ton exécution et, sans te connaître et sans connaître\r\nla vérité, émettent des jugements et des condamnations, jetant sur toi infamie et mépris. Cela arrive\r\nencore aujourd’hui, Seigneur, et un cortège macabre n’est même pas nécessaire : il suffit d’un clavier\r\npour insulter et publier des sentences. Mais, pendant que beaucoup crient et jugent, une femme se\r\nfraye un chemin au milieu de la foule. Elle ne parle pas : elle agit. Elle n’invective pas : elle s’apitoie.\r\nElle va à contre-courant : seule, avec le courage de la compassion, elle risque par amour, elle trouve\r\nle moyen de passer parmi les soldats juste pour donner à ton visage le réconfort d’une caresse. Son\r\ngeste passera à l’histoire et c’est un geste de consolation. Combien de fois j’invoque de toi la\r\nconsolation, Jésus ! Mais Véronique me rappelle que toi aussi tu en as besoin : toi, Dieu proche, tu\r\ndemandes ma proximité ; toi, mon consolateur, tu veux être consolé par moi. Amour non aimé,\r\naujourd’hui encore tu cherches parmi la foule des cœurs sensibles à ta souffrance, à ta douleur. Tu\r\ncherches de vrais adorateurs, qui, en esprit et en vérité (cf. Jn 4, 23), restent avec toi (cf. Jn 15),\r\nAmour abandonné. Jésus, allume en moi le désir d’être avec toi, de t’adorer et de te consoler. Et fais\r\nque, en ton nom, je sois consolation pour les autres.\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Rends-moi témoin de ta consolation&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dieu de miséricorde, proche de celui qui a le cœur blessé\r\n\u003Cem>Rends-moi témoin de ta consolation&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dieu de tendresse, qui t’émeus pour nous\r\n\u003Cem>Rends-moi témoin de ta consolation&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dieu de compassion, toi qui détestes l’indifférence\r\n\u003Cem>Rends-moi témoin de ta consolation&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui es triste quand je pointe du doigt les autres\r\n\u003Cem>Rends-moi témoin de ta consolation\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui n’es pas venu condamner mais sauver\r\n\u003Cem>Rends-moi témoin de ta consolation\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>\u003Cbr>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>7. Jésus tombe encore sous le poids de la croix\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cbr>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Alors il rentra en lui-même et se dit : […] “Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père,\r\nj’ai péché contre le ciel et envers toi”. Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore\r\nloin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.\r\nLe fils lui dit : “Père, j’ai péché […]. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père […]\r\n: “ mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” (Lc 15,\r\n17-18.20-22.24).&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, la croix est lourde : elle porte le poids de la défaite, de l’échec, de l’humiliation. Je le comprends\r\nquand je me sens écrasé par les choses, tourmenté par la vie et incompris des autres ; quand je ressens\r\nle poids excessif et stressant de la responsabilité et du travail, quand je suis oppressé par l’étau de\r\nl’anxiété, assailli par la mélancolie alors qu’une pensée étouffante me répète : tu ne t’en sortiras pas,\r\ncette fois tu ne te relèveras pas. Mais il y a pire. Je m’aperçois que je touche le fond quand je replonge\r\n: quand je retombe dans mes erreurs, dans mes péchés, quand je me scandalise des autres et que je\r\nm’aperçois que je ne suis pas différent. Il n’y a rien de pire que d’être déçu de soi, écrasé par la\r\nculpabilité. Mais toi, Jésus, tu es tombé plusieurs fois sous le poids de la croix pour être près de moi\r\nquand je retombe. Avec toi, l’espérance ne finit jamais, je remonte après chaque chute, car lorsque je\r\nme trompe, tu ne te lasses pas de moi mais tu te rapproches davantage de moi. Merci de m’attendre ;\r\nmerci de me pardonner infiniment, toujours, lorsque sans cesse je rechute. Rappelle-moi que les\r\nchutes peuvent devenir des moments cruciaux du chemin parce qu’elles me font comprendre la seule\r\nchose qui compte : que j’ai besoin de toi. Jésus, inscris dans mon cœur la certitude la plus importante\r\n: je ne me relève vraiment que lorsque tu me relèves, lorsque tu me délivres des péchés. Car la vie ne\r\nrepart pas de mes paroles, mais de ton pardon.&nbsp;\u003Cem>\u003Cbr>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Relève-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand, paralysé par la méfiance, j’éprouve tristesse et découragement\r\n\u003Cem>Relève-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je vois mon insuffisance et je me sens inutile\r\n\u003Cem>Relève-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand dominent la honte et la peur de ne pas y arriver\r\n\u003Cem>Relève-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je suis tenté de perdre espérance\r\n\u003Cem>Relève-moi, Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand j’oublie que ma force réside dans ton pardon\r\n\u003Cem>Relève-moi, Jésus !\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>8. Jésus rencontre les femmes de Jérusalem&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se\r\nlamentaient sur Jésus (Lc 23, 27).\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, qui est-ce qui te suit jusqu’au bout sur le chemin de la croix ? Non pas les puissants qui\r\nt’attendent sur le Calvaire, non pas les spectateurs qui restent au loin, mais les personnes simples,\r\ngrandes à tes yeux et petites aux yeux du monde. Ce sont les femmes auxquelles tu as donné de\r\nl’espérance. Elles n’ont pas de voix mais elles se font entendre. Aide-nous à reconnaître la grandeur\r\ndes femmes, elles qui, à Pâques, ont été fidèles et proches de toi mais qui sont encore aujourd’hui\r\nrejetées et subissent outrages et violences. Jésus, les femmes que tu rencontres se frappent la poitrine\r\net pleurent sur toi. Elles ne pleurent pas sur elles-mêmes, mais elles pleurent sur toi, elles pleurent sur\r\nle mal et sur le péché du monde. Leur prière faite de larmes arrive à ton cœur. Et ma prière, sait-elle\r\npleurer ? Est-ce que je m’émeus devant toi, crucifié pour moi, devant ton amour doux et blessé ? Estce que je pleure mes faussetés et mon inconstance ? Face aux tragédies du monde mon cœur est-il de\r\nglace, ou bien fond-il ? Comment est-ce que je réagis à la folie de la guerre, aux visages d’enfants qui\r\nne savent plus sourire, aux mères qui les voient sous-alimentés et affamés et qui n’ont plus de larmes\r\nà verser ? Toi, Jésus, tu as pleuré sur Jérusalem, tu as pleuré sur la dureté de notre cœur. Secoue-moi\r\nà l’intérieur, donne-moi la grâce de pleurer en priant et de prier en pleurant.\u003Cem>\u003Cbr>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Jésus, attendris mon cœur endurci&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui connais les secrets du cœur\r\n\u003Cem>Jésus, attendris mon cœur endurci&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui t’attristes devant la dureté des âmes\r\n\u003Cem>Jésus, attendris mon cœur endurci&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui aimes les cœurs humbles et contrits\u003Cem>\r\nJésus, attendris mon cœur endurci&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui as essuyé avec le pardon les larmes de Pierre\r\n\u003Cem>Jésus, attendris mon cœur endurci&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Toi qui transformes les pleurs en chant\r\n\u003Cem>Jésus, attendris mon cœur endurci\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>9. Jésus est dépouillé de ses vêtements\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>“Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu\r\navais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais\r\nnu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi\r\n?” […] Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus\r\npetits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” (Mt 25, 37-40).\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, ce sont les paroles que tu as dites avant la Passion. Je comprends maintenant ton insistance à\r\nt’identifier aux nécessiteux : tu as été emprisonné ; tu es étranger, conduit hors de la ville pour être\r\ncrucifié ; tu es nu, dépouillé des vêtements ; tu es malade et blessé ; tu es assoiffé sur la croix et\r\naffamé d’amour. Fais que je te voie dans les personnes souffrantes et que je voie les personnes\r\nsouffrantes en toi, parce que tu es là, en celui qui est dépouillé de sa dignité, dans les christs humiliés\r\npar la domination et l’injustice, par les gains injustes faits sur la peau des autres dans l’indifférence\r\ngénérale. Je te regarde, Jésus, dépouillé de tes vêtements, et je comprends que tu m’invites à me\r\ndépouiller de nombre d’extériorités. Car tu ne regardes pas les apparences, mais le cœur. Tu ne veux\r\npas de prière stérile, mais féconde en charité. Dieu dépouillé, mets-moi aussi à nu. Parce qu’il est\r\nfacile de parler, mais est-ce que je t’aime vraiment dans les pauvres, ta chair blessée ? Est-ce que je\r\nprie pour ceux qui sont dépouillés de dignité ? Ou est-ce que je prie pour couvrir seulement mes\r\nbesoins et me revêtir de sécurités ? Jésus, ta vérité me met à nu et m’amène à mettre l’accent sur ce\r\nqui compte : toi le crucifié, et les frères crucifiés. Accorde-moi de le comprendre maintenant, pour ne\r\npas être trouvé dépouillé d’amour quand je me présenterai devant toi.&nbsp;\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Dépouille-moi, Seigneur Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De l’attachement aux apparences\r\n\u003Cem>Dépouille-moi, Seigneur Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De la cuirasse de l’indifférence\r\n\u003Cem>Dépouille-moi, Seigneur Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De croire que secourir les autres ne me concerne pas\r\n\u003Cem>Dépouille-moi, Seigneur Jésus !\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;D’un culte fait de respectabilité et d’extériorité\r\n\u003Cem>Dépouille-moi, Seigneur Jésus !&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De la conviction que la vie va bien si elle va bien pour moi\r\n\u003Cem>Dépouille-moi, Seigneur Jésus !\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>10. Jésus est cloué sur la croix\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Lorsqu’ils furent arrivés au lieudit Le Crâne (ou Calvaire), ils crucifièrent Jésus, avec les deux\r\nmalfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : “Père, pardonne-leur : ils ne savent pas\r\nce qu’ils font” (Lc 23, 33-34).\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>\u003Cbr>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, ils te transpercent les bras et les jambes avec des clous déchirant la chair et, en ce moment\r\nmême, alors que la douleur physique est la plus atroce, de tes lèvres jaillit la prière impossible : tu\r\npardonnes à ceux qui fixent les clous dans tes poignets. Et pas une seule fois, mais souvent, comme\r\nle rappelle l’Évangile, avec ce verbe qui indique une action répétée : tu disais “Père, pardonne”. Alors\r\navec toi, Jésus, moi aussi je peux trouver le courage de choisir le pardon qui libère le cœur et qui\r\nrelance la vie. Seigneur, il ne te suffit pas de nous pardonner, tu nous justifies aussi devant le Père :\r\nIls ne savent pas ce qu’ils font. Tu prends notre défense, tu te fais notre avocat, tu intercèdes pour\r\nnous. Maintenant que tes mains avec lesquelles tu bénissais et guérissais sont clouées, et que tes pieds\r\navec lesquels tu portais de joyeuses nouvelles ne peuvent plus marcher, maintenant, dans\r\nl’impuissance, tu nous révèles la toute-puissance de la prière. Sur le sommet du Golgotha tu nous\r\nrévèles la grandeur de la prière d’intercession qui sauve le monde. Jésus, fais que je ne prie pas\r\nseulement pour moi et pour mes proches, mais pour ceux qui ne m’aiment pas et qui me font du mal ; que je prie, selon les désirs de ton cœur, pour ceux qui sont loin de toi ; pour réparer&nbsp; et intercéder\r\nen faveur de ceux qui, t’ignorant, ne connaissent pas la joie de t’aimer et d’être pardonnés par toi.\r\n\u003Cstrong>\u003Cbr>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Père, prends pitié de nous et du monde entier&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Par la douloureuse passion de Jésus\r\n\u003Cem>Père, prends pitié de nous et du monde entier&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Par la puissance de ses plaies\r\n\u003Cem>Père, prends pitié de nous et du monde entier&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Par son pardon sur la croix\r\n\u003Cem>Père, prends pitié de nous et du monde entier\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Pour ceux qui pardonnent par ton amour\r\n\u003Cem>Père, prends pitié de nous et du monde entier&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Par l’intercession de ceux qui croient, qui adorent, qui espèrent et qui t’aiment\r\n\u003Cem>Père, prends pitié de nous et du monde entier\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>11. Jésus crie son abandon\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cbr>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la\r\nneuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : “Éli, Éli, lema sabactani ?”,\r\nce qui veut dire : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” (Mt 27, 45-46).&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, voilà la prière inouïe : tu cries au Père ton abandon. Toi, le Dieu du ciel, tu ne fulmines pas des\r\nréponses, mais tu demandes pourquoi ? Au sommet de la Passion, tu ressens la distance avec le Père\r\net tu ne l’appelles même plus Père, comme d’habitude, mais Dieu, au point de ne presque plus réussir\r\nà identifier son visage. Pourquoi cela ? Pour te plonger jusqu’au fond de l’abîme de notre souffrance.\r\nTu l’as fait pour moi, pour que, lorsque je vois seulement l’obscurité, que j’expérimente l’écroulement\r\ndes certitudes et le naufrage de la vie, je ne me sente plus seul et que je croie que tu es là avec moi :\r\ntoi, Dieu de la communion qui ressens l’abandon pour ne plus me laisser otage de la solitude. Quand\r\ntu as crié ton pourquoi, tu l’as fait avec un Psaume : ainsi tu as mis en prière même la désolation la\r\nplus extrême. Voilà ce qu’il faut faire dans les tempêtes de la vie : au lieu de se taire et de garder en\r\nsoi, il faut crier vers toi. Gloire à toi, Seigneur Jésus, car tu n’as pas fui mon égarement, mais tu l’as\r\nhabité jusqu’au bout ; louange et gloire à toi qui, en te chargeant de toute distance, t’es fait proche de\r\nceux qui sont le plus éloignés de toi. Et moi, dans l’obscurité de mes pourquoi, je te retrouve, toi,\r\nJésus, lumière dans la nuit. Et dans le cri de tant de personnes seules et exclues, opprimées et\r\nabandonnées, je te revois, mon Dieu : fais que je te reconnaisse et que je t’aime.\u003Cem>\u003Cbr>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Jésus, fais que je te reconnaisse et que je t’aime\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dans les enfants qui ne sont pas nés et les enfants abandonnés\r\n\u003Cem>Jésus, fais que je te reconnaisse et que je t’aime&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dans nombre de jeunes, en attente de celui qui écoute leur cri de souffrance\r\n\u003Cem>Jésus, fais que je te reconnaisse et que je t’aime&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dans trop de personnes âgées écartées\r\n\u003Cem>Jésus, fais que je te reconnaisse et que je t’aime\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dans les détenus et les personnes seules\r\n\u003Cem>Jésus, fais que je te reconnaisse et que je t’aime&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dans les peuples les plus exploités et oubliés\r\n\u003Cem>Jésus, fais que je te reconnaisse et que je t’aime\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>12. Jésus meurt s’en remettant au Père et en donnant au bon larron le paradis\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>[L’un des malfaiteurs suspendus en croix] disait : “Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans\r\nton Royaume”. Jésus lui déclara : “Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le\r\nParadis”. […] Jésus poussa un grand cri : “Père, entre tes mains je remets mon esprit”. Et après\r\navoir dit cela, il expira (Lc 23, 42-43.46).\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, un malfaiteur au paradis ! Il se confie à toi et tu le confies avec toi au Père. Dieu de l’impossible,\r\ntu fais d’un voleur un saint. Et pas seulement : sur le Calvaire tu changes le cours de l’histoire. Tu\r\nfais de la croix, emblème du supplice, l’icône de l’amour ; du mur de la mort un pont sur la vie. Tu\r\ntransformes les ténèbres en lumière, la séparation en communion, la souffrance en une danse, et même\r\nle sépulcre, dernière étape de la vie, en point de départ de l’espérance. Mais tu opères ces\r\nretournements avec nous, jamais sans nous. Jésus, souviens-toi de moi : cette prière sincère t’a permis\r\nd’opérer des prodiges dans la vie de ce malfaiteur. Puissance inouïe de la prière ! Parfois je pense que\r\nma prière n’est pas écoutée. Au contraire, l’essentiel est de persévérer, avoir de la constance, se\r\nrappeler de te dire : “Jésus, souviens-toi de moi”. Souviens-toi de moi et mon mal ne sera plus un\r\nterminus, mais un nouveau départ. Souviens-toi : mets-moi de nouveau dans ton cœur, même quand\r\nje m’éloigne, quand je me perds dans le tourbillon de la vie. Souviens-toi de moi, Jésus, car être\r\nsouvenu de toi – le bon larron le montre – c’est entrer au paradis. Rappelle-moi surtout, Jésus, que\r\nma prière peut changer l’histoire.&nbsp;\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Jésus, souviens-toi de moi&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand l’espérance s’évanouit et que règne la désillusion\r\n\u003Cem>Jésus, souviens-toi de moi\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;Quand je suis incapable de prendre une décision\r\n\u003Cem>Jésus, souviens-toi de moi&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je perds confiance en moi et dans les autres\r\n\u003Cem>Jésus, souviens-toi de moi&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je perds de vue la grandeur de ton amour\u003Cem>\r\nJésus, souviens-toi de moi&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je crois que ma prière est inutile\r\n\u003Cem>Jésus, souviens-toi de moi&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>13. Jésus est déposé de la croix dans les bras de Marie\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Syméon […] dit à Marie sa mère :“Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de\r\nbeaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive”\r\n(Lc 2, 34-35).\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Marie, après ton “oui”, le Verbe s’est fait chair dans ton sein ; maintenant, sa chair meurtrie repose\r\nsur ton sein. Cet enfant que tu tenais dans les bras est un cadavre meurtri. Et pourtant, au moment le\r\nplus douloureux, ton offrande resplendit : une épée transperce ton âme et ta prière continue d’être un\r\n“oui” à Dieu. Marie, nous sommes pauvres de “oui” et riches de “si” : si j’avais eu de meilleurs\r\nparents, si j’avais été plus compris et aimé, si la carrière avait été meilleure pour moi, s’il n’y avait\r\npas eu ce problème, si je ne souffrais plus,si Dieu m’écoutait... Toujours à nous demander le pourquoi\r\ndes choses, nous avons du mal à vivre le présent avec amour. Tu aurais beaucoup de “si” à dire à\r\nDieu, mais tu dis encore “oui”. Forte dans la foi, tu crois que la douleur, traversée par l’amour, porte\r\ndes fruits de salut ; que la souffrance avec Dieu n’a pas le dernier mot. Et tandis que tu tiens Jésus\r\nsans vie dans tes bras, les dernières paroles qu’il t’a adressées résonnent en toi : Voici ton fils. Mère,\r\nje suis ce fils ! Accueille-moi dans tes bras et penche-toi sur mes blessures. Aide-moi à dire “oui” à\r\nDieu, “oui” à l’amour. Mère de pitié, nous vivons des temps impitoyables et nous avons besoin de\r\ncompassion : toi, tendre et forte, oins-nous de douceur : défais les résistances du cœur et les nœuds\r\nde l’âme.&nbsp;\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Prends-moi par la main, Marie&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je cède à la récrimination et à la victimisation\r\n\u003Cem>Prends-moi par la main, Marie\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand j’arrête de me battre et que j’accepte de vivre avec mes faussetés\r\n\u003Cem>Prends-moi par la main, Marie\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je tarde et que je ne trouve pas le courage de dire “oui” à Dieu\r\n\u003Cem>Prends-moi par la main, Marie&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je suis indulgent avec moi et inflexible avec les autres\r\n\u003Cem>Prends-moi par la main, Marie\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Quand je veux que l’Église et le monde changent alors que je ne change pas\r\n\u003Cem>Prends-moi par la main, Marie\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>14. Jésus est déposé dans le sépulcre de Joseph d’Arimathie\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Comme il se faisait tard, arriva un homme riche originaire d’Arimathie qui s’appelait Joseph, et qui\r\nétait devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. […]\r\nPrenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf\r\nqu’il s’était fait creuser dans le roc (Mt 27, 27-60).&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Joseph : le nom qui, avec Marie, se trouve à l’aube de Noël, marque aussi l’aurore de Pâques. Joseph\r\nde Nazareth eut un songe et, avec courage, prit Jésus pour le sauver d’Hérode. Toi, Joseph\r\nd’Arimathie, tu prends son corps sans savoir qu’un rêve impossible et merveilleux va se réaliser là,\r\ndans le tombeau que tu as donné au Christ quand tu pensais que celui-ci ne pouvait plus rien pour toi.\r\nAu contraire, tout don fait à Dieu reçoit une récompense plus grande. Joseph d’Arimathie, tu es le\r\nprophète du courage audacieux. Pour faire ton don à un mort, tu vas voir le redouté Pilate et tu le\r\npries, afin de pouvoir offrir à Jésus le tombeau que tu avais fait construire pour toi. Ta prière est\r\ntenace et les œuvres suivent les paroles. Joseph, rappelle-nous que la prière faite avec insistance porte\r\ndu fruit et traverse même l’obscurité de la mort ; que l’amour ne reste pas sans réponse mais permet\r\nde nouveaux commencements. Ton sépulcre qui – unique dans l’histoire – sera source de vie, était\r\nnouveau, creusé depuis peu dans la roche. Et moi, qu’est-ce que je donne de nouveau à Jésus en cette\r\nPâque ? Un peu de temps pour être avec Lui ? Un peu d’amour pour les autres ? Mes craintes et mes&nbsp;misères enterrées, dont le Christ attend de moi l’offrande, comme tu l’as fait avec le sépulcre ? Ce\r\nsera vraiment Pâques si je donne une chose qui m’appartient à Celui qui a donné sa vie pour moi :\r\nparce que c’est en donnant que l’on reçoit ; parce que l’on trouve la vie quand on la perd et on la\r\npossède quand on la donne.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Prions en disant : \u003Cem>Prends pitié, Seigneur\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De moi, paresseux à me convertir\r\n\u003Cem>Prends pitié, Seigneur&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De moi qui aime beaucoup recevoir et peu donner\r\n\u003Cem>Prends pitié, Seigneur&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De moi, incapable de me livrer à ton amour\r\n\u003Cem>Prends pitié, Seigneur\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>De nous, prêts à nous servir des choses mais lents à servir les autres\r\n\u003Cem>Prends pitié, Seigneur&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>De notre monde, plein des tombeaux de l’égoïsme\r\n\u003Cem>Prends pitié, Seigneur&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Invocation conclusive (le nom de Jésus, 14 fois) :\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;Seigneur, nous te prions comme les nécessiteux, les personnes fragiles et les malades de l’Évangile,\r\nqui t’invoquaient avec la parole la plus simple et la plus familière : avec ton nom.\r\nJésus, ton nom sauve, parce que tu es notre salut.\r\nJésus, tu es ma vie et pour ne pas me perdre en chemin. J’ai besoin de toi qui pardonnes et qui relèves,\r\nqui guéris mon cœur et qui donnes un sens à ma souffrance.\r\nJésus, tu as pris sur toi mon mal et, de la croix, tu ne me pointes pas du doigt mais tu m’embrasses.\r\nToi, doux et humble de cœur, guéris-moi de la rancœur et du ressentiment, libère-moi de la suspicion\r\net de la méfiance.\r\nJésus, je te regarde en croix et je vois s’ouvrir tout grand devant mes yeux l’amour, sens de mon être\r\net but de mon chemin. Aide-moi à aimer et pardonner, à dépasser l’intolérance et l’indifférence, à ne\r\npas me plaindre.\r\nJésus, sur la croix, tu as soif, et c’est la soif de mon amour et de ma prière. Tu en as besoin pour\r\nmener à bien tes projets de bien et de paix.\r\nJésus, je te rends grâce pour ceux qui répondent à ton invitation et qui ont la persévérance de prier, le\r\ncourage de croire et la constance d’avancer dans les difficultés.\r\nJésus, je te présente les pasteurs de ton peuple saint : que leurs prières soutiennent le troupeau ; qu’ils\r\nprennent le temps de se tenir devant toi, qu’ils conforment leur cœur au tien.\r\nJésus, je te bénis pour les contemplatives et les contemplatifs dont la prière, cachée au monde, t’est\r\nagréable et garde l’Église et l’humanité.&nbsp;\u003Cem>\u003Cbr>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Jésus, je porte devant toi les familles et les personnes qui ont prié ce soir à la maison, les personnes\r\nâgées, spécialement celles qui sont seules, les malades, trésors de l’Église qui unissent leurs\r\nsouffrances à la tienne.\r\nJésus, que cette prière d’intercession rejoigne les sœurs et les frères qui, dans de nombreuses parties\r\ndu monde, souffrent de persécutions à cause de ton nom ; ceux qui subissent le drame de la guerre et\r\nceux qui, puisant leur force en toi, portent de lourdes croix.\r\nJésus, avec ta croix, tu as fait de nous tous une seule chose : renforce dans la communion les croyants,\r\nrépands des sentiments de fraternité et de patience, aide-nous à collaborer et à marcher ensemble.\r\nGarde l’Église et le monde dans la paix.\r\nJésus, juge saint qui m’appelleras par mon nom, délivre-moi des jugements téméraires, des\r\nmédisances et des paroles violentes et blessantes.\r\nJésus, avant de mourir, tu dis : “tout est accompli”. Moi, dans mon inachèvement, je ne pourrai pas\r\nle dire. Mais j’ai confiance en toi parce que tu es mon espérance, l’espérance de l’Église et du monde.\r\nJésus, je veux te dire encore un mot et continuer à te le répéter : merci ! Merci, mon Seigneur et mon\r\nDieu.&nbsp;\u003Cbr>\u003C\u002Fp>"]