[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"article--\u002Farticles\u002Fvie-spirituelle\u002F5eme-dimanche-du-temps-de-lordinaire-annee-b":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"published":9,"published_time":10,"changed":11,"changed_time":12,"full_changed_time":13,"created":9,"visual":14,"radios":18,"episode":29,"category":58,"body":64},"article","\u002Farticles\u002Fvie-spirituelle\u002F5eme-dimanche-du-temps-de-lordinaire-annee-b","48225","5ème dimanche du temps de l'ordinaire - Année B","\u003Cp>En ce cinquième dimanche du temps ordinaire, ce sont les dynamiques de la consolation, de la&nbsp;Résurrection et de la communauté qui sont au coeur de ces textes de la liturgie. Tentons de les&nbsp;approfondir ensemble.\u003C\u002Fp>\r\n","1 février 2024","17:13","6 février 2024","09:46","2024-02-06T09:46:54+01:00",{"url":15,"alt":16,"url_carre":17,"alt_carre":17},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2024-02\u002FVignette%20Lectures%20et%20Evangile%20du%20Dimanche%2016x9.png.webp","©1RCF","",[19],{"id":20,"name":21,"code":22,"shortname":21,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"34369","1RCF Belgique","RCFBe","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfbe.mp3","\u002F1rcf-belgique",{"id":26,"name":27},"33499","Belgique",null,{"id":30,"type":31,"title":32,"digas":33,"published":34,"datetime":35,"url_linked_article":5,"presenters":36,"visual":43,"show":46,"duration":51,"radios":52,"audio_file":55,"rolls":56},"448946","episode","5e dimanche ordinaire - Année B","WA-36224","3 février 2024","2024-02-03T00:00:00+01:00",[37,38,39,40,41,42],"Véronique de Stexhe","Lina Lebard","Marie-Paule Menten","Berrached Philippe","Christophe Leclercq","François Lagasse de Locht",{"alt":44,"url":45,"url_carre":17,"copyright":17},"Lectures et évangile du dimanche","https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2023-12\u002FVignette%20Lectures%20et%20Evangile%20du%20Dimanche%2010x10.png.webp",{"id":47,"title":44,"alias":48,"visual":49,"description":50},"47421","\u002Fvie-spirituelle\u002Flectures-et-evangile-du-dimanche",{"url":45,"alt":44,"url_carre":17,"alt_carre":17},"\u003Cp>La Bible est le livre le plus lu dans le monde. C'est l'histoire de la rencontre entre Dieu et l'humanité, en particulier du témoignage et des paroles vivifiantes de Jésus de Nazareth. Chaque dimanche, l'Ancien et le Nouveau Testament sont lus et commentés par des biblistes, Véronique de Stexhe, Lina Lebard, Marie-Paule Menten, Christophe Leclercq et l'abbé François Lagasse de Locht. Laissez-vous émerveiller et inspirer par le livre de la vie dont les paroles écrites il y a plus de 2.000 ans vibrent encore aujourd'hui.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cbr>\u003Cem>Heures de diffusion : samedi à 15h30, Dimanche 11h, Dimanche 22h, Lundi 1h00, sur \u003C\u002Fem>\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002F1rcf-belgique\">\u003Cem>1RCF Belgique\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fa>\u003Cem>.\u003C\u002Fem>\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>","1636704",[53],{"id":20,"name":21,"code":22,"shortname":21,"liveURL":23,"alias":24,"region":54,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F42b9f81ac03ebee50fedc103c62a47b88c48aa2da761230777095a697029d47e.mp3",{"podcast_not_roll":57},false,{"id":59,"type":60,"name":61,"alias":62,"description":63},"2","category","Vie Spirituelle","\u002Fvie-spirituelle","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nRedécouvrez les fondamentaux de la foi chrétienne, les grands courants de pensée qui ont traversé l'histoire de l'Église, le sens des fêtes chrétiennes, la vie des saints, ...\u003C\u002Fp>\r\n",[65],{"id":66,"target_paragraph_type":67,"target_wysiwyg":68},"70014","wysiwyg_paragraph","\u003Ch2>Textes lectures\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Ch3>PREMIÈRE LECTURE\u003C\u002Fh3>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\n\u003Cstrong>\u003Cem>« Je ne compte que des nuits de souffrance » (Jb 7, 1-4.6-7)\u003Cbr \u002F>\r\nLecture du livre de Job\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Job prit la parole et dit :\u003Cbr \u002F>\r\n« Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée,\u003Cbr \u002F>\r\nil fait des journées de manœuvre.\u003Cbr \u002F>\r\nComme l’esclave qui désire un peu d’ombre,\u003Cbr \u002F>\r\ncomme le manœuvre qui attend sa paye,\u003Cbr \u002F>\r\ndepuis des mois je n’ai en partage que le néant,\u003Cbr \u002F>\r\nje ne compte que des nuits de souffrance.\u003Cbr \u002F>\r\nÀ peine couché, je me dis :\u003Cbr \u002F>\r\n“Quand pourrai-je me lever ?”\u003Cbr \u002F>\r\nLe soir n’en finit pas :\u003Cbr \u002F>\r\nje suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube.\u003Cbr \u002F>\r\nMes jours sont plus rapides que la navette du tisserand,\u003Cbr \u002F>\r\nils s’achèvent faute de fil.\u003Cbr \u002F>\r\nSouviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle,\u003Cbr \u002F>\r\nmes yeux ne verront plus le bonheur. »\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>– Parole du Seigneur.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch3>PSAUME\u003C\u002Fh3>\r\n\r\n\u003Ch3>Ps 146 1.3, 4-5, 6-7\u003C\u002Fh3>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>\u003Cem>R\u002F Bénissons le Seigneur\u003Cbr \u002F>\r\nqui guérit nos blessures !\u003Cbr \u002F>\r\nou : Alléluia ! (Ps 146, 3)\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Il est bon de fêter notre Dieu,\u003Cbr \u002F>\r\nil est beau de chanter sa louange :\u003Cbr \u002F>\r\nil guérit les cœurs brisés\u003Cbr \u002F>\r\net soigne leurs blessures.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Il compte le nombre des étoiles,\u003Cbr \u002F>\r\nil donne à chacune un nom ;\u003Cbr \u002F>\r\nil est grand, il est fort, notre Maître :\u003Cbr \u002F>\r\nnul n’a mesuré son intelligence.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Le Seigneur élève les humbles\u003Cbr \u002F>\r\net rabaisse jusqu’à terre les impies.\u003Cbr \u002F>\r\nEntonnez pour le Seigneur l’action de grâce,\u003Cbr \u002F>\r\njouez pour notre Dieu sur la cithare !\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch3>DEUXIÈME LECTURE\u003C\u002Fh3>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\n\u003Cem>\u003Cstrong>« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16-19.22-23)\u003Cbr \u002F>\r\nLecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Frères,\u003Cbr \u002F>\r\nannoncer l’Évangile,\u003Cbr \u002F>\r\nce n’est pas là pour moi un motif de fierté,\u003Cbr \u002F>\r\nc’est une nécessité qui s’impose à moi.\u003Cbr \u002F>\r\nMalheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !\u003Cbr \u002F>\r\nCertes, si je le fais de moi-même,\u003Cbr \u002F>\r\nje mérite une récompense.\u003Cbr \u002F>\r\nMais je ne le fais pas de moi-même,\u003Cbr \u002F>\r\nc’est une mission qui m’est confiée.\u003Cbr \u002F>\r\nAlors quel est mon mérite ?\u003Cbr \u002F>\r\nC’est d’annoncer l’Évangile\u003Cbr \u002F>\r\nsans rechercher aucun avantage matériel,\u003Cbr \u002F>\r\net sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile.\u003Cbr \u002F>\r\nOui, libre à l’égard de tous,\u003Cbr \u002F>\r\nje me suis fait l’esclave de tous\u003Cbr \u002F>\r\nafin d’en gagner le plus grand nombre possible.\u003Cbr \u002F>\r\nAvec les faibles, j’ai été faible,\u003Cbr \u002F>\r\npour gagner les faibles.\u003Cbr \u002F>\r\nJe me suis fait tout à tous\u003Cbr \u002F>\r\npour en sauver à tout prix quelques-uns.\u003Cbr \u002F>\r\nEt tout cela, je le fais à cause de l’Évangile,\u003Cbr \u002F>\r\npour y avoir part, moi aussi.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>– Parole du Seigneur.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>Commentaires\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>Le contraste entre l’extrait du livre de Job et l’extrait du psaume est saisissant. Ces textes sont&nbsp;tellement antinomiques qu’il est bon de les méditer tous les deux, comme les deux facettes&nbsp;d’une même médaille. Ils peuvent, pris ensemble, nous parler au coeur de nos épreuves, de&nbsp;celles de l’Église et de celles du monde.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>Le livre de Job fait partie de la littérature de sagesse contenue dans la Bible.\u003C\u002Fstrong> Job est un homme&nbsp;juste qui a perdu tout ce qui lui était cher : ses richesses, ses enfants et sa santé. Sa fidélité à&nbsp;Dieu est mise à rude épreuve. Toute la question de ce livre est la persistance dans la foi malgré&nbsp;l’absence de sens et d’apaisement. Job finira par retrouver le bonheur au terme d’un long&nbsp;combat pour tenir ferme dans la confiance en Dieu.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cblockquote>\r\n\u003Cp>Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée... depuis des mois je n’ai gagné que&nbsp;du néant\u003C\u002Fp>\r\n\u003C\u002Fblockquote>\r\n\r\n\u003Cp>Face à l’épreuve, notre rapport au temps est modifié. Tout nous paraît lourd et&nbsp;interminable. Mais le temps de Dieu n’est pas le nôtre...\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cblockquote>\r\n\u003Cp>Je ne compte que des nuits de souffrance\u003C\u002Fp>\r\n\u003C\u002Fblockquote>\r\n\r\n\u003Cp>Le souci du lendemain qui ronge beaucoup de&nbsp;personnes dans l’épreuve affecte leur sommeil, leur quiétude et même leur santé.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cblockquote>\r\n\u003Cp>A peine couché, je me dis : quand pourrais-je me lever\u003C\u002Fp>\r\n\u003C\u002Fblockquote>\r\n\r\n\u003Cp>Le manque de perspective altère le&nbsp;rythme des jours et des nuits. Quand on ne voit pas le bout de la souffrance, plus rien n’a de&nbsp;saveur et les jours paraissent aussi sombres que les nuits. « Je suis envahi de cauchemars&nbsp;jusqu’à l’aube »\u003Cbr \u002F>\r\nPourtant, le terme « se lever » évoque dans la Bible la Résurrection. On décèle une espérance.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\nMais aussi, dans ce sinistre tableau, la mention du mot « aube » doit nous alerter. Bien souvent&nbsp;dans la Bible, le mot « aube » ouvre la perspective d’un renouveau, d’une résurrection. La seule&nbsp;présence de ces mots signifie que tout n’est pas perdu.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cblockquote>\r\n\u003Cp>Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’achèvent faute de fil\u003C\u002Fp>\r\n\u003C\u002Fblockquote>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\nComme pour Job, les épreuves, quelles qu’elles soient, nous font prendre conscience de\u003Cbr \u002F>\r\nmanière exacerbée la précarité de l’existence. Tout peut nous être enlevé à tout moment :&nbsp;travail, santé, êtres chers, et même notre vie...Il suffit de regarder les informations pour mesurer&nbsp;la fragilité du monde. Ce qui se passe au loin pourrait, tôt ou tard, nous atteindre...\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cblockquote>\r\n\u003Cp>Ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur\u003C\u002Fp>\r\n\u003C\u002Fblockquote>\r\n\r\n\u003Cp>Cette phrase pessimiste&nbsp;que certains aujourd’hui pourraient prononcer mot pour mot contient pourtant le mot souffle. Ce&nbsp;souffle donné par Dieu à l’être humain lors de la création. Souffle de vie, mais aussi souffle de&nbsp;l’Esprit en nous. Et comme le dit la sagesse populaire : tant qu’il y a un souffle de vie, il y a de&nbsp;l’espoir. On parle aussi de reprendre souffle, de retrouver le souffle. Tout n’est pas perdu, ni&nbsp;pour Job, ni pour nous.\u003Cbr \u002F>\r\nEt le psaume nous surprend : « Il est bon de fêter le Seigneur... lui qui guérit les coeurs brisés&nbsp;et soigne leurs blessures » Accrochons nos vies à cette certitude, même si, comme Job, nous&nbsp;ne comprenons pas tout et nous ne connaissons pas les échéances.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cblockquote>\r\n\u003Cp>Le Seigneur élève les humbles et rabaisse les impies\u003C\u002Fp>\r\n\u003C\u002Fblockquote>\r\n\r\n\u003Cp>Voilà presque mot pour mot des paroles du Magnificat prononcé par Marie. Elle qui traversera fidèlement les douleurs du\u003Cbr \u002F>\r\nvendredi et du samedi saint. La Résurrection la comblera au-delà de toute mesure. Tel est le&nbsp;coeur de notre foi, toujours et en toutes circonstances...\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>EVANGILE\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cem>\u003Cstrong>« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)\u003Cbr \u002F>\r\nAlléluia. Alléluia.\u003Cbr \u002F>\r\nLe Christ a pris nos souffrances,\u003Cbr \u002F>\r\nil a porté nos maladies.\u003Cbr \u002F>\r\nAlléluia. (Mt 8, 17)\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Évangile de Jésus Christ selon saint Marc\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>En ce temps-là,\u003Cbr \u002F>\r\naussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,\u003Cbr \u002F>\r\nJésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,\u003Cbr \u002F>\r\ndans la maison de Simon et d’André.\u003Cbr \u002F>\r\nOr, la belle-mère de Simon était au lit,\u003Cbr \u002F>\r\nelle avait de la fièvre.\u003Cbr \u002F>\r\nAussitôt, on parla à Jésus de la malade.\u003Cbr \u002F>\r\nJésus s’approcha,\u003Cbr \u002F>\r\nla saisit par la main\u003Cbr \u002F>\r\net la fit lever.\u003Cbr \u002F>\r\nLa fièvre la quitta,\u003Cbr \u002F>\r\net elle les servait.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Le soir venu, après le coucher du soleil,\u003Cbr \u002F>\r\non lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal\u003Cbr \u002F>\r\nou possédés par des démons.\u003Cbr \u002F>\r\nLa ville entière se pressait à la porte.\u003Cbr \u002F>\r\nIl guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,\u003Cbr \u002F>\r\net il expulsa beaucoup de démons ;\u003Cbr \u002F>\r\nil empêchait les démons de parler,\u003Cbr \u002F>\r\nparce qu’ils savaient, eux, qui il était.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.\u003Cbr \u002F>\r\nIl sortit et se rendit dans un endroit désert,\u003Cbr \u002F>\r\net là il priait.\u003Cbr \u002F>\r\nSimon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.\u003Cbr \u002F>\r\nIls le trouvent et lui disent :\u003Cbr \u002F>\r\n« Tout le monde te cherche. »\u003Cbr \u002F>\r\nJésus leur dit :\u003Cbr \u002F>\r\n« Allons ailleurs, dans les villages voisins,\u003Cbr \u002F>\r\nafin que là aussi je proclame l’Évangile ;\u003Cbr \u002F>\r\ncar c’est pour cela que je suis sorti. »\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Et il parcourut toute la Galilée,\u003Cbr \u002F>\r\nproclamant l’Évangile dans leurs synagogues,\u003Cbr \u002F>\r\net expulsant les démons.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>– Acclamons la Parole de Dieu.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>La scène se passe à Capharnaüm qui signifie « village de la consolation » ou « de la\u003Cbr \u002F>\r\ncompassion ». Voilà qui donne le ton de ce qui va s’y passer, non seulement pour l’évènement&nbsp;rapporté ici, mais aussi pour les premières communautés chrétiennes et pour l’Eglise de tous&nbsp;les temps et de tous les lieux. Pour chacun des quatre évangiles, Capharnaüm occupe une&nbsp;place importante dans le ministère de Jésus en Galilée. C’est un village de pêcheurs, situé en&nbsp;bordure du lac de Tibériade, appelé aussi mer de Galilée.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>Jésus quitte la synagogue où il vient&nbsp;de libérer un homme possédé par des forces du mal\u003C\u002Fstrong>, pour aller chez Simon et André. Les&nbsp;découvertes archéologiques ont mis au jour que les deux lieux se trouvent à quelques pas l’un&nbsp;de l’autre. Jésus semble y avoir ses habitudes. En d’autres passages, le texte de Marc parle de&nbsp;« la maison » : au chapitre 2, qui mentionne la guérison d’un paralysé survenue quelques jours&nbsp;plus tard, ainsi qu’au chapitre 9, après que Jésus ait annoncé sa passion et sa mort. Cette&nbsp;maison semble être pour Jésus un lieu de refuge, un lieu familier où il se ressource. C’est,&nbsp;selon toute vraisemblance, la maison de la belle-famille de Pierre qui, lui, est originaire de&nbsp;Bethsaïde, à 6 kilomètres de là, selon ce que l’évangéliste Jean nous apprend.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\nLes archéologues ont permis de mettre au jour les vestiges de cette maison. Ils sont préservés&nbsp;sous une basilique contemporaine datant de la fin du 20ème siècle, elle-même construite sur&nbsp;les restes d’une basilique octogonale bysantine du Vème siècle édifiée à l’époque sur un&nbsp;bâtiment du 1er&nbsp;siècle identifié très tôt comme la maison de Pierre.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>Cette église-maison a donc été dès le début un lieu de rassemblement pour les premiers chrétiens\u003C\u002Fstrong>, dans la continuité directe avec ce qui était un lieu de ralliement pour Jésus et ses&nbsp;disciples. Le récit de ce jour en porte les traces ; c’est ce que nous allons découvrir ensemble.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>L’évangile de Marc est celui des quatre qui a été écrit le plus tôt : vers la fin des années 60,&nbsp;début des années 70, soit une petite quarantaine d’années après les évènements. Son auteur&nbsp;est lui-même un disciple de Pierre. Il porte donc une mémoire encore vive des évènements, en&nbsp;particulier concernant l’univers de l’apôtre Pierre lui-même...\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Jésus, accompagné de Jacques et Jean, originaires eux aussi de Bethsaïde, arrive donc chez&nbsp;Simon et André. Ces quatre disciples font partie du tout premier groupe formé par Jésus. Tous&nbsp;exercent le métier de pêcheurs. Ils sont voisins, ils se connaissent. Ils forment déjà une sorte de&nbsp;famille élargie.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans tarder, on parle d’elle à Jésus. Il&nbsp;s’approche d’elle, il la prend par la main, il la fait se lever, la fièvre la quitte et elle les servait.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>Ces quelques mots factuels contiennent une densité théologique étonnante.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr \u002F>\r\nJésus s’approche. En s’incarnant, Jésus, Fils de Dieu, s’est approché de l’humanité. Sa&nbsp;proximité avec les humains parcourt tout l’Evangile. C’est pour cela qu’il est venu.\u003Cbr \u002F>\r\nJésus prend la malade par la main. Pour ceux qui aiment les icônes qui nous viennent de la&nbsp;Tradition orthodoxe, la scène fait immédiatement penser à l’icône de la Résurrection ou de la&nbsp;descente aux enfers, ou on voit Jésus descendre au séjour des morts et prendre Adam et Eve&nbsp;par la main pour les sortir de leurs tombeaux. Adam et Eve étant une figure de toute l’humanité&nbsp;sauvée, relevée. En ce premier chapitre de l’évangile, nous sommes tout de suite plongés dans&nbsp;le coeur de la mission de Jésus sur la terre : apporter à tous la Bonne Nouvelle de la vie, en&nbsp;paroles et en actes. La suite du texte le confirmera.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\nLa fièvre la quitta et elle les servait. Guérie pour servir. Sauvée pour se mettre au service de la&nbsp;toute première communauté des disciples autour de Jésus. Serait-elle la première femme&nbsp;diacre ? Le mot grec utilisé est \u003Cem>« diekonei »\u003C\u002Fem> Voilà une piste à creuser. Mais nous pouvons aussi&nbsp;élargir la perspective. Tous nous sommes sauvés, tous nous sommes appelés à nous mettre&nbsp;d’une manière ou d’une autre au service de la communauté.\u003Cbr \u002F>\r\nLe soir venu, après le coucher du soleil, on amène à Jésus tous les malades et ceux qui étaient&nbsp;possédés par un esprit mauvais.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\n\u003Cstrong>Le soir, le coucher du soleil, la nuit, les ténèbres,... tous ces concepts évoquent dans la Bible la&nbsp;peur, la solitude, l’angoisse, mais aussi l’action de Dieu.\u003C\u002Fstrong> Beaucoup d’évènements fondateurs&nbsp;ont lieu la nuit : le temps qui précède la création, la sortie d’Egypte, la naissance et la&nbsp;Résurrection de Jésus,... De fait, Jésus les guérit et les sauve de la nuit de leur angoisse.\u003Cbr \u002F>\r\nLa ville entière se presse à la porte de la maison, de l’église-maison... Nos communautés,&nbsp;l’Église toute entière, est destinée à être un lieu d’accueil pour tous, sans distinction.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\n\u003Cstrong>Jésus guérit toutes sortes de malades et libère des possédés.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr \u002F>\r\nLe terme malade est sans ambiguïté. Avec la médecine rudimentaire de l’époque, il n’est pas&nbsp;difficile d’imaginer la détresse physique et morale de nombreux malades. Par contre, il est&nbsp;moins facile, dans nos catégories actuelles, de saisir ce que signifiait qu’être possédé par un&nbsp;esprit mauvais. Maladies mentales, épilepsie, réelle connivence avec les forces du mal ? Quoi&nbsp;qu’il en soit, Jésus les guérit et les libère. Tant de nos contemporains sont littéralement&nbsp;possédés par des addictions qui les retiennent en esclavage : alcool et drogues diverses !\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\n\u003Cstrong>Jésus ne juge pas et libère.\u003C\u002Fstrong> \u003Cstrong>A nous de perpétuer cette attitude d’accueil et de non-jugement et&nbsp;de proposer des chemins de libération.\u003C\u002Fstrong> Quelle joie de voir quelqu’un se relever grâce aux&nbsp;Alcooliques Anonymes ou à toute association similaire ! Soyons des relais, tendons la main !\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\nLe lendemain, bien avant l’aube, Jésus se retire pour prier dans un endroit désert. Il prend le&nbsp;temps de se ressourcer. Comme tout juif, il prie debout. Une manière de retrouver son axe, sa&nbsp;verticalité, sa relation au Père. Et quand ses disciples lui disent : « Tout le monde te cherche », il&nbsp;les invite à partir dans les villages voisins pour annoncer la Bonne Nouvelle. Car, dit-il, « c’est&nbsp;pour cela que je suis sorti » Jésus est sorti de sa condition divine dans la Trinité pour rejoindre&nbsp;toute l’humanité. Il s’est approché de nous comme il l’a fait pour la belle-mère de Pierre.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\nNous aussi, nous sommes sauvés, relevés pour servir. Veillons à ce que nos communautés&nbsp;locales soient des lieux de diaconie ouverts à tous et à taille humaine. Servons déjà là et&nbsp;comme nous le pouvons. Soyons inventifs.. .\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>Conclusion\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\nChers auditeurs de RCF, face à l’épreuve, n’oublions pas que, contrairement aux apparences,&nbsp;le mot Capharnaüm évoque la compassion et la consolation. Comme Job, tenons bon dans la&nbsp;confiance de la Foi. Bonne semaine !\u003C\u002Fp>\r\n"]