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Stations de ski : Tout schuss vers la transition écologique ?

Stations de ski : Tout schuss vers la transition écologique ?

Un article rédigé par Violaine Rey - le 8 décembre 2023 - Modifié le 8 décembre 2023
Commune PlanèteLes territoires de montagnes sont-ils engagés dans la transition écologique ?

Il y a 10 ans, l’association Mountain Riders créait le “Flocon Vert”, un label décerné aux territoires de montagne qui s’engagent à prendre le virage écologique qui s’impose. Une décennie plus tard, où en est-on ? Le ski peut-il vraiment être plus vert ? On fait le bilan !
 

Près de 30 stations sont labellisées Flocon Vert - © Javier Alcaina pour CanvaPrès de 30 stations sont labellisées Flocon Vert - © Javier Alcaina pour Canva

Un dispositif transversal

 

C’est en 2010 que, peu à peu, le cahier des charges du Flocon Vert émerge. “Nous nous sommes entourés d’experts du secteur” explique Camille Rey-Gorrez, la directrice de Mountain Riders. “Nous avons ensuite appliqué le cahier des charges à des territoires pilotes pour voir si nous n’étions pas à côté de la plaque”.
Trois ans plus tard, une première série de stations est labellisée “Flocon Vert”. Parmi les critères scrutés par l’association : la gouvernance, l’économie durable, les dynamiques sociales et culturelles et la gestion des ressources.

“Nous sommes convaincus qu’on ne peut pas se soucier que de l’un de ces aspects” affirme Camille Rey-Gorrez. “Nous croyons profondément en l’intelligence collective”. Aujourd’hui, 27 stations sont labellisées, mais aucune destination française n’a encore décroché la mention “Trois Flocons”, la plus exigeante.

Une station vertueuse, mythe ou réalité ?

 

Logement, énergie, mobilité, occupation des sols… À la lumière de l’impact des stations de ski sur la planète, une question se pose : Et si un peu de greenwashing se cachait derrière tout ça ? Autrement dit, est ce que coller une étiquette verte ne permet pas aux stations de montrer patte blanche, sans vraiment changer de modèle ?

Camille Rey-Gorrez s’en défend. “Évidemment que l’on nous taxe de greenwashing ! Mais ça n’en est pas et heureusement que des acteurs de terrains voient les bénéfices de la démarche !” Et de poursuivre : “Il faut être vigilant, car même si le greenwashing existe, c’est parfois une façon de dire “votre dispositif n’est pas assez bien alors ça ne m’intéresse pas”, de se désengager”.

 

Ce qui est très important de préciser c'est que nous ne disons pas à ces stations qu’elles sont parfaites, personne ne l’est ! 

 

Pour l’association Mountain Riders, si le label salue le travail déjà effectué, il sert aussi d’encouragement. “C’est ce qui nous permet de faire grimper le niveau d'exigence de nos critères” explique sa directrice. “C’est un travail très sérieux, effectué avec un comité de labellisation. Nous sommes une association d’accompagnement dans la transition”.

Parmi les membres de ce comité, chargé de décider quelles stations prennent vraiment un virage plus vert : l’ADEME, l’Université Savoie Mont Blanc, Atout France et les Acteurs du Tourisme Durable.

 

L’actu en bref

  • 20 ONG et 150 personnalités tirent la sonnette d’alarme et demandent au CIO de veiller au respect de 17 critères pour des JO 2030, dans les Alpes, en accord avec les limites planétaires. Parmi eux, l’ancienne biathlète, Marie Dorin-Habert.
  • A Fréterive, la mairie vient de recevoir une dotation de 37 000 €. La Fondation du Patrimoine a décidé de soutenir son action de valorisation du "Marais de la Palle" qui héberge des dizaines d'espèces animales et végétales.

 

Commune planète · RCF Savoie Mont-Blanc
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Commune Planète
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