[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":17,"category":29,"body":35},"article","\u002Farticles\u002Fecologie-et-solidarite\u002Fralentir-pour-etre-libres","24519","François Mandil","Ralentir pour être libres ","Ralentir n'a que des vertus: cela permet de faire des économies, d'avoir le temps d'admirer la nature, de rencontrer les autres, de ne plus être prisonniers d'un monde qui va trop vite.","31 janvier 2020","19:42","2020-01-31T19:42:09+01:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Flake-3808828_1920.jpg.webp","https:\u002F\u002Fpixabay.com\u002Ffr\u002Fusers\u002Fdekaamitdey-9330277\u002F","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"name":32,"alias":33,"description":34},"5","category","Écologie et Solidarité","\u002Fecologie-et-solidarite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nFaire résonner l’écologie intégrale avec des portraits de citoyens engagés, des initiatives locales et solidaires et la parole donnée aux plus fragiles\u003C\u002Fp>\r\n",[36],{"id":37,"target_paragraph_type":38,"target_wysiwyg":39},"38493","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Imaginez un instant qu&rsquo;on cesse tout d&eacute;placement &agrave; une vitesse sup&eacute;rieure &agrave; 80 km\u002Fh\u003C\u002Fstrong>. Bien s&ucirc;r, cela ferait des &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;nergie folles, bien s&ucirc;r on ne pourrait plus prendre l&rsquo;avion, on ne serait plus en r&eacute;union le matin &agrave; Rennes et l&rsquo;apr&egrave;s-midi &agrave; Berlin, on n&rsquo;irait plus &agrave; Barcelone s&rsquo;entasser pour un week-end avec des milliers d&rsquo;autres vacanciers. Par contre, on pourrait regarder les chevreuils qui ne fuient pas quand le train passe &agrave; travers la Bourgogne, on pourrait rencontrer et discuter avec d&rsquo;autres personnes que des douaniers ou des agents de tourisme, on pourrait prendre du temps pour soi.\u003Cbr>\nCette id&eacute;e tout sauf farfelue, elle a &eacute;t&eacute; propos&eacute;e par Ivan Illich dans &laquo;&nbsp;Energie et &eacute;quit&eacute;&nbsp;&raquo; en 1973, ouvrage r&eacute;jouissant et stimulant qui montre que notre rapport aux transports motoris&eacute;s nous asservit plus qu&rsquo;il ne nous lib&egrave;re.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch4>Se r&eacute;jouir de pouvoir se passer de l'avion plut&ocirc;t qu'avoir honte de le prendre&nbsp;\u003C\u002Fh4>\u003Cp>50 ans apr&egrave;s, cela se v&eacute;rifie toujours, puisque la question finalement, c&rsquo;est bien celle de la vitesse, de notre lien au temps. Vous avez entendu parler par exemple du &laquo;&nbsp;Flygskam&nbsp;&raquo;, la honte de prendre l&rsquo;avion. Ce mouvement prend doucement de l&rsquo;ampleur en Europe et, bonne nouvelle, la croissance du trafic a&eacute;rien est d&rsquo;ailleurs moins forte que pr&eacute;vue.\u003Cbr>\nMais je pense qu&rsquo;il ne faut pas avoir honte de prendre l&rsquo;avion, il faut se r&eacute;jouir de pouvoir s&rsquo;en passer, il faut s&rsquo;en lib&eacute;rer comme un toxicomane qui se lib&egrave;re de sa d&eacute;pendance&nbsp;! \u003Cstrong>Nous sommes prisonniers d&rsquo;un mode de vie qui va trop vite.\u003C\u002Fstrong> Nous voulons &ndash; entre guillemets &ndash; &laquo;&nbsp;faire&nbsp;&raquo; un maximum de destinations touristiques pour le raconter sur les r&eacute;seaux sociaux, nous voulons consommer, accumuler de la destination plut&ocirc;t que du voyage, nous consid&eacute;rons qu&rsquo;il est indispensable pour notre boulot d&rsquo;&ecirc;tre pr&eacute;sent en r&eacute;union partout, tout le temps. Nous partons d&rsquo;un a&eacute;roport standardis&eacute; au milieu de magasins de luxe et quelques heures apr&egrave;s, nous sommes dans un m&ecirc;me a&eacute;roport avec les m&ecirc;mes magasins. On fait des milliers de kilom&egrave;tres comme on change de salle, sans sas, sans se pr&eacute;parer, sans voir changer la terre entre les deux, sans &ecirc;tre li&eacute; &agrave; la terre. Nous oublions que le d&eacute;placement compte tout autant que le point d&rsquo;arriv&eacute;e.\u003C\u002Fp>\u003Ch4>\n\tVivre avec le vent, sentir la mer, admirer la vo&ucirc;te &eacute;toil&eacute;e&nbsp;\u003C\u002Fh4>\u003Cp>\u003Cstrong>L&rsquo;aller-retour en voilier de Greta Thunberg &agrave; travers l&rsquo;Atlantique n&rsquo;&eacute;tait pas uniquement une op&eacute;ration de com militante, mais aussi un mode de vie.\u003C\u002Fstrong> Pendant les 3 semaines de travers&eacute;e, elle a eu le temps de vivre avec le vent, de sentir la mer, d&rsquo;admirer la voute &eacute;toil&eacute;e et de m&eacute;diter sous elle, elle a reli&eacute; les deux rives. Elle a aussi montr&eacute; que c&rsquo;&eacute;tait possible. Il existe depuis longtemps des sites internet qui mettent en relation des gens qui ont des voiliers et des gens qui cherchent &agrave; embarquer. Depuis peu, le nombre de personnes qui cherchent &agrave; embarquer pour voyager et vivre autrement explose. C&rsquo;est une bonne nouvelle m&ecirc;me si ce n&rsquo;est encore qu&rsquo;une goutte d&rsquo;eau. Peut-&ecirc;tre que cette fa&ccedil;on de voyager va bient&ocirc;t devenir courante.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nPour cela, il faut avoir le temps, et c&rsquo;est sans doute l&rsquo;un des grands absents du d&eacute;bat sur les retraites&nbsp;: le temps libre, la gestion du temps tout au long de la vie. Mais on s&rsquo;en reparle la prochaine fois&nbsp;?\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]