[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"published":10,"published_time":11,"changed":12,"changed_time":13,"full_changed_time":14,"created":10,"visual":15,"tags":19,"radios":24,"episode":36,"category":64,"body":70},"article","\u002Farticles\u002Fecologie-et-solidarite\u002Fles-animaux-sontils-plus-intelligents-que-les-humains","47072","JD","Les animaux sont-ils plus intelligents que les humains ?","\u003Cp>Depuis quelques temps déjà, de nombreuses voix s’élèvent pour remettre en question la vision très pyramidale selon laquelle l’homme serait au sommet de la création, donc que le règne animal lui serait inférieur voire assujetti. Directrice de recherche au CNRS, Emmanuelle Pouydebat porte ce message et accorde une importance majeure à l’étude du comportement animal.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp style=\"line-height:1.38\">\u003Cspan style=\"font-size:13pt; font-variant:normal; white-space:pre-wrap\">\u003Cspan style=\"font-family:Arial,sans-serif\">\u003Cspan style=\"color:#000000\">\u003Cspan style=\"font-weight:400\">\u003Cspan style=\"font-style:normal\">\u003Cspan style=\"text-decoration:none\">\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n","15 novembre 2023","16:38","18 novembre 2023","12:35","2023-11-18T12:35:05+01:00",{"url":16,"alt":17,"url_carre":18,"alt_carre":18},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2023-11\u002FDSC_0022_0_0.jpg.webp","© DRFP Odile Jacob","",[20],{"id":21,"label":22,"alias":23},"58660","Bien-être animal","\u002Ftag\u002Fbienetre-animal",[25],{"id":26,"name":27,"code":28,"shortname":29,"liveURL":30,"alias":31,"region":32,"channelId":35},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":33,"name":34},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":37,"type":38,"title":39,"digas":40,"published":41,"datetime":42,"description":43,"url_linked_article":5,"presenters":44,"visual":46,"show":49,"duration":57,"radios":58,"audio_file":61,"rolls":62},"419609","episode","L'intelligence animale, avec Emmanuelle Pouydebat","UA-306223","19 juillet 2024","2024-07-19T00:00:00+02:00","Beaucoup de voix s’élèvent depuis quelques décennies pour remettre en question cette vision très pyramidale , mettant l’homme au sommet de la création et le règne animal comme lui étant bien inférieur, pour ne pas dire assujetti. Emmanuelle Pouydebat est l’une d’entre elle. Cette directrice de recherche au CNRS, médaillée d’argent du CNRS, est une spécialiste de l’intelligence animale. Cette scientifique qu’Yves Coppens surnommait avec affection « Emmanuelle au pays des merveilles », nous raconte ses nombreuses rencontres aussi bien avec les grands singes, les éléphants que les rats taupes nus. Des rencontres qui ne cesse de l’émerveiller sur l’inventivité, la créativité et les comportements des animaux.",[45],"Thierry Lyonnet",{"alt":47,"url":48,"url_carre":31,"copyright":18},"Copyright photo : © DRFP\u002FOdile Jacob","https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2023-11\u002FDSC_0022_0.jpg.webp",{"id":50,"title":51,"alias":52,"visual":53,"description":56},"17489","Visages","\u002Fculture\u002Fvisages",{"url":54,"alt":55,"url_carre":18,"alt_carre":18},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FVisages%20%285%29.png.webp","©RCF","\u003Cp>Parce que chaque visage est unique, le podcast Visages accueille des hommes et des femmes d'une grande diversité : philosophes, aventuriers, personnes engagées dans le développement et dans l'action humanitaire, artistes, religieux, entrepreneurs ... Tous partagent au moins un point commun : l'ouverture et le respect de l'autre dans sa différence. Thierry Lyonnet leur donne la parole pour une rencontre en profondeur.\u003C\u002Fp>\r\n","3543312",[59],{"id":26,"name":27,"code":28,"shortname":29,"liveURL":30,"alias":31,"region":60,"channelId":35},{"id":33,"name":34},"https:\u002F\u002Fpodcast-prep.rcf.fr\u002F2024-07\u002FUA-306223.mp3",{"podcast_not_roll":63},false,{"id":65,"type":66,"name":67,"alias":68,"description":69},"5","category","Écologie et Solidarité","\u002Fecologie-et-solidarite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nFaire résonner l’écologie intégrale avec des portraits de citoyens engagés, des initiatives locales et solidaires et la parole donnée aux plus fragiles\u003C\u002Fp>\r\n",[71],{"id":72,"target_paragraph_type":73,"target_wysiwyg":74},"67897","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Surnommée \"\u003Cem>Emmanuelle au pays des merveilles\"\u003C\u002Fem>&nbsp;par le paléontologue \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Farticles\u002Fculture\u002Fyves-coppens-une-vie-a-la-recherche-des-origines-de-lhomme\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">Yves Coppens\u003C\u002Fa> - à l’origine de la découverte de Lucy -, Emmanuelle Pouydebat est devenue une spécialiste de l'étude de l'intelligence animale et s’attache à la rendre accessible au grand public. Malgré de longues années d’expérience, la médaillée d’argent du CNRS&nbsp;ne cesse de s’émerveiller sur l’inventivité et la créativité des comportements animaux.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>Rendre la paléoanthropologie accessible au grand public\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\n\u003Cstrong>Emmanuelle Pouydebat a 17 ans lorsqu’elle a un \"\u003Cem>coup de foudre intellectuel\"\u003C\u002Fem>&nbsp;pour le paléoanthropologue Yves Coppens\u003C\u002Fstrong> qui vient confirmer l’intérêt qu’elle portait à son travail et à ses livres. \"\u003Cem>C'était un conteur, c’était incroyable. Je me suis dit que je voulais devenir Yves Coppens\"\u003C\u002Fem>, sourit-elle.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Elle commence donc par s’intéresser à la paléoanthropologie avant de réaliser qu’elle est davantage passionnée par le vivant et la question des comportements, notamment par \u003Cstrong>le lien que les animaux entretiennent avec les outils\u003C\u002Fstrong>. Plus tard, elle est témoin de \"\u003Cem>l’ouverture et la bienveillance\"\u003C\u002Fem>&nbsp;d’Yves Coppens, membre du jury de sa thèse. Les deux chercheurs ont en commun de vouloir diffuser leur science au plus grand nombre \"\u003Cem>quitte à simplifier les choses\"\u003C\u002Fem>&nbsp;: l’objectif est de donner envie au grand public de s’intéresser aux animaux ou à la paléontologie.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>La passion du vivant, un héritage familial&nbsp;\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\n\u003Cstrong>Rien pourtant ne la prédestinait à cette carrière de chercheuse\u003C\u002Fstrong>. Emmanuelle Pouydebat grandit au septième étage d’une tour avec \"\u003Cem>vue sur le périph\u003C\u002Fem>\". Ce sont ses vacances en Touraine chez ses grand-parents qui lui permettent d’établir \"\u003Cem>un lien avec les bestioles\"\u003C\u002Fem>. Lien qui semble concerner toute la famille, puisque la chercheuse se dit héritière d’une \"\u003Cem>passion presque inconsciente\"\u003C\u002Fem>. Dans son enfance, elle pouvait \"\u003Cem>passer quatre heures à regarder une coccinelle pour comprendre son atterrissage, son décollage\"\u003C\u002Fem>.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Grande joueuse de tennis, Emmanuelle Pouydebat apprend l’acharnement et la persévérance en compétition. \"\u003Cem>Ça a été une école de la vie et ça m’a permis d’en arriver là aujourd’hui\"&nbsp;\u003C\u002Fem>estime la chercheuse, qui a longtemps jonglé entre petits boulots et recherche pour boucler le mois : \"\u003Cem>j’ai été longtemps précaire, mais l’amour de ce que je faisais m’a aidée à tenir\"\u003C\u002Fem>. Pour tenir, elle est notamment soigneuse au zoo de Thoiry (78) : \"\u003Cem>je me suis régalée, c’était hyper instructif.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>L'intelligence des espèces varie\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>Pour la chercheuse il s’agit \"\u003Cem>d’un ensemble de comportements qui permettent à un individu de résoudre des problèmes, de sa capacité à s’adapter\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>. Au regard de cette définition, la suprématie humaine doit être relativisée. L’intervenante soutient haut et fort que \"\u003Cem>l’homme n’est pas au sommet de la pyramide de la création : il y a une très grande diversité d’intelligences parmi les êtres humains\"\u003C\u002Fem>. Ainsi, certaines espèces animales ont des capacités cognitives largement supérieures à celles de l’homme : les chimpanzés ont une mémoire spatiale deux fois supérieure à celle d’étudiants ingénieurs; \"\u003Cem>les chimpanzés sont deux fois plus rapides que nous et les fourmis ont de véritables GPS intégrés\"\u003C\u002Fem>.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003Cbr \u002F>\r\n\u003Cstrong>\"\u003Cem>Chaque espèce est unique ! Et ça vaut aussi pour l’espèce humaine\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>, insiste Emmanuelle Pouydebat, qui prend l’exemple du comportement face à la mort. \"\u003Cem>Les humains ne sont pas les seuls à enterrer les morts : les fourmis aussi le font\"\u003C\u002Fem>. Pour elle, l’anthropomorphisme a mis trop de distance avec l’animal ; \"\u003Cem>il y a des comportements qu’on n’a pas voulu voir alors qu’ils sont fascinants\"\u003C\u002Fem>.&nbsp; À l’image de celui d'Aldo, un macaque qui l’a sauvée des griffes de femelles alors qu’elle était soigneuse au zoo de Thoiry : \"\u003Cem>il m’a épouillée pour apaiser la situation\u003C\u002Fem>&nbsp;\u003Cem>et pour que ça se passe paisiblement\"\u003C\u002Fem>, se souvient-elle. La chercheuse milite pour mettre les émotions au cœur des sciences et pour lutter contre la violence animale.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>Liberté ou captivité : quid du bien-être animal ?\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\n\u003Cstrong>Quant au bien-être animal, qui consiste à \"\u003Ci>ce qu'il vive la même chose qu'il soit dans son milieu naturel ou ailleurs\u003C\u002Fi>”, \u003C\u002Fstrong>Emmanuelle Pouydebat est consciente que c’est une vraie question sociétale. Et concernant les zoos ou les cirques, elle n’a \"\u003Cem>pas de réponses\u003C\u002Fem>\". Ce qu’elle sait, c’est qu’elle a besoin de se sentir utile. Et pour ce faire, elle veille à ce que les trois quarts de ses projets \"\u003Cem>aient une visée\"\u003C\u002Fem>. En ce moment par exemple, Emmanuelle Pouydebat s’intéresse à la trompe de l’éléphant et travaille main dans la main avec des roboticiens pour que les données biologiques puissent servir la science.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cbr \u002F>\r\n\"\u003Cstrong>\u003Cem>Concernant mon émerveillement, c’est de pire en pire !\", \u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>ironise la chercheuse. \"\u003Cem>En vieillissant, je me rends compte du caractère unique du comportement animal et je suis toujours en extase\"\u003C\u002Fem>. Un état d’extase qui la pousse à agir pour sauver la biodiversité, et à espérer que \"\u003Cem>ceux qui ont le pouvoir\"\u003C\u002Fem>&nbsp;proposent davantage de solutions de leur côté.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n"]