[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"published":10,"published_time":11,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":13,"visual":14,"tags":18,"radios":23,"episode":35,"category":59,"body":65},"article","\u002Farticles\u002Fculture\u002Ftrois-recueils-de-poesie","46811","Christophe Henning","trois recueils de poésie","\u003Cp>\u003Cspan style=\"font-size:12.0pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">N’oublions pas la poésie… Elle n’est pas toujours facile à lire, les esprits cartésiens préfèrent les bonnes histoires avec des personnages, des bons et des méchants, le suspens qui nous fait tourner les pages pour découvrir enfin ce que nous raconte l’auteur, je suis le premier à lire avec impatience et d’ailleurs je vous partage volontiers mes coups de cœur ici même. Mais la poésie ! La poésie, c’est l’éloge de la lenteur, le temps qui passe en quelques mots, des images qui nous viennent, des questions qui restent.\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n","26 octobre 2023","00:00","2023-10-26T00:00:00+02:00","27 octobre 2023",{"url":15,"alt":16,"url_carre":17,"alt_carre":17},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2023-10\u002Fpoesie_0.jpg.webp","poésie","",[19],{"id":20,"label":21,"alias":22},"56341","Poésie","\u002Ftag\u002Fpoesie",[24],{"id":25,"name":26,"code":27,"shortname":28,"liveURL":29,"alias":30,"region":31,"channelId":34},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":32,"name":33},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":36,"type":37,"title":38,"digas":39,"published":10,"datetime":12,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":40,"visual":41,"show":44,"duration":52,"radios":53,"audio_file":56,"rolls":57},"417150","episode","Trois recueils de poésie","PR-55392",[7],{"alt":42,"url":43,"url_carre":30,"copyright":17},"poesie","https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2023-10\u002Fpoesie.jpg.webp",{"id":45,"title":46,"alias":47,"visual":48,"description":51},"4399","L'Actualité littéraire","\u002Fculture\u002Flactualite-litteraire",{"url":49,"alt":50,"url_carre":17,"alt_carre":17},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FL%27actualit%C3%A9%20litt%C3%A9raire%20%282%29.png.webp","Émission L'Actualité littéraire © RCF","\u003Cp>Chaque jeudi à 8h44, Christophe Henning (La Croix) et Christophe Mory (RCF et Radio Notre-Dame) présentent le livre de la semaine.\u003C\u002Fp>\r\n","260328",[54],{"id":25,"name":26,"code":27,"shortname":28,"liveURL":29,"alias":30,"region":55,"channelId":34},{"id":32,"name":33},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F087c6ba834e69e7357cfb9803d5e1e5f4099ea5807565a1406a1a32dbfd50b3c.mp3",{"podcast_not_roll":58},false,{"id":60,"type":61,"name":62,"alias":63,"description":64},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[66],{"id":67,"target_paragraph_type":68,"target_wysiwyg":69},"67403","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cspan style=\"font-size:12pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">Le poète nous entraîne dans ses rêves et parfois dans son existence même, avec ce qu’il faut de flou, recouvrant d’un voile léger ce que vous croyez saisir au travers une phrase apparemment simple qui a peut-être connu bien des ratures avant d’arriver sur la feuille blanche du recueil. La poésie est dispendieuse d’ailleurs&nbsp;: regardez déjà les livres, tout ce blanc de la page qui subsiste, comme s’il fallait écrire entre les lignes, en blanc dans le texte. Mais je poétise sans talent, découvrons donc ces trois recueils… p\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cspan style=\"font-size:12pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cspan style=\"font-size:12pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">\u003Cem>\u003Cstrong>L’exil n’a pas d’ombre\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>, de Jeanne Benameur, qui fait place à un premier poème consacré à la traversé du désert par une femme ayant quitté son village&nbsp;: «\u003Cem>&nbsp;J’ai quitté l’ombre des maisons. Je vais loin. Loin. Pas de mots dans ma bouche.&nbsp;» \u003C\u002Fem>et encore&nbsp;: \u003Cem>«&nbsp;J’ai rêvé d’une maison qui tiendrait toutes mes questions sous son toit\u002F une maison du silence doux pour chaque geste. J’ai rêvé d’un visage pour me dire l’ombre et la lumière\u002F un corps pour appuyer mon corps.&nbsp;»\u003C\u002Fem> Jeanne Benameur est un très bel écrivain, et&nbsp; si la poésie vous inquiète encore un peu, commencez par lire les romans de Jeanne, par exemple le dernier, \u003Cem>Patience des traces\u003C\u002Fem>. Allez, encore un vers&nbsp;: \u003Cem>«&nbsp;Le désert est une étrange affaire pour un être humain. Dans le désert rien n’échappe.&nbsp;»\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cspan style=\"font-size:12pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cspan style=\"font-size:12pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">Nancy Huston, autre formidable écrivain qui touche à tout, récit, essai, roman, et poésie, dans un petit recueil bilingue français anglais sous le titre \u003Cstrong>\u003Ci>Choses dites\u003C\u002Fi>\u003C\u002Fstrong>. Parce que la poésie, ce n’est pas que l’émerveillement de ce qui éblouit, c’est aussi, depuis Verlaine et Rimbaud, le lieu des blessures intimes. Ce recueil raconte le coup de foudre et le délitement d’un amour trop fragile. \u003Cem>«&nbsp;On nageait l’un et l’autre tant bien \u002F que mal dans les hautes mers \u002F Sans avancer vraiment mais \u002F restant malgré tout en vie \u002F\u002F Et puis, se voyant soudain \u002F persuadé que l’autre était enfin la \u003C\u002Fem>terra ferma\u003Cem> \u002F on s’est sauté au cou&nbsp;». \u003C\u002Fem>Mais il y a aussi des blessures&nbsp;: \u003Cem>«&nbsp; On fredonnait ensemble \u002F le cœur léger dans la journée lumineuse \u002F et tout d’un coup \u002F le gouffre.&nbsp;»\u003C\u002Fem> \u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cspan style=\"font-size:12pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">Encore un dernier poète, avec Etienne Paulin et son recueil \u003Cstrong>\u003Cem>Poèmes pour enfants seuls\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>. Une poésie faite d’enfance et de songe, d’échappée belle et d’interrogation. \u003Cem>«&nbsp;Dans le jardin j’entends bêcher \u002F fébrilement \u002F Et je n’ai pas de potager\u002F Alors quelqu’un cherche un trésor.&nbsp;\u003Cspan style=\"font-size:12pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">»\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan> \u003C\u002Fem>Il y a des images, des histoires de trois mots, on essaie&nbsp;? \u003Cem>«&nbsp;Aujourd’hui, je m’assois dans l’hôtel Beau-Triomphe \u002F la lumière me convient \u002F D’ailleurs, il n’y en a pas.&nbsp;»\u003C\u002Fem>&nbsp; Encore quelques vers&nbsp;: «\u003Cem>&nbsp;Il était myope il aimait tout le monde \u002F accourait sans prévenir \u002F et se taisait longtemps dans l’herbe \u002F on adorait ce chien berné.&nbsp;» \u003C\u002Fem>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cspan style=\"font-size:12pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cspan style=\"font-size:12pt\">\u003Cspan style=\"font-family:Calibri\">\u003Cb>Trois recueils&nbsp;: \u003Cem>Choses dites \u003C\u002Fem>de Nancy Huston, collection de L’Iconopop, \u003Cem>Poèmes pour enfants seuls\u003C\u002Fem>, d’Etienne Paulin, chez Gallimard et \u003Cem>L’Exil n’a pas d’ombre\u003C\u002Fem>, de Jeanne Benameur aux éditions Bruno Doucey.\u003C\u002Fb>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fspan>\u003C\u002Fp>\r\n"]