[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":52,"body":58},"article","\u002Farticles\u002Fculture\u002Fmariame-tighanimine-un-avant-et-un-apres-le-voile-islamique","17563","Mariame Tighanimine, un avant et un après le voile islamique","Quand elle portait le voile Mariame Tighanimine a connu l'intolérance des islamophobes comme des extrémistes religieux. Depuis, enseignante à Sciences Po, elle se bat contre les préjugés.","17 juillet 2023","18:22","2023-07-17T18:22:49+02:00","26 mai 2020",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2021-07\u002Fmariame_tighanimine_pierre-anthony_allard.jpg.webp","Pierre-Anthony Allard \u002F éditions Le Passeur - Mais depuis qu'elle a publié son histoire, Mariame Tighanimine a reçu de nombreux témoignages de personnes qui subissent le fait d'être \"différent\"","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":7,"digas":32,"published":12,"datetime":33,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":34,"visual":36,"show":37,"duration":45,"radios":46,"audio_file":49,"rolls":50},"71689","episode","UAC-35067","2020-05-26T17:03:00+02:00",[35],"Thierry Lyonnet",{"alt":15,"url":14,"url_carre":24,"copyright":16},{"id":38,"title":39,"alias":40,"visual":41,"description":44},"17489","Visages","\u002Fculture\u002Fvisages",{"url":42,"alt":43,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FVisages%20%285%29.png.webp","©RCF","\u003Cp>Parce que chaque visage est unique, le podcast Visages accueille des hommes et des femmes d'une grande diversité : philosophes, aventuriers, personnes engagées dans le développement et dans l'action humanitaire, artistes, religieux, entrepreneurs ... Tous partagent au moins un point commun : l'ouverture et le respect de l'autre dans sa différence. Thierry Lyonnet leur donne la parole pour une rencontre en profondeur.\u003C\u002Fp>\r\n","3540000",[47],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":48,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F9ad01fe5d5545f42af2bfb12994ff216f2a1dfdab3ab06b0417cc72cbfa0ee4a.mp3",{"podcast_not_roll":51},false,{"id":53,"type":54,"name":55,"alias":56,"description":57},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[59],{"id":60,"target_paragraph_type":61,"target_wysiwyg":62},"31550","wysiwyg_paragraph","\u003Cp class='framed-content'>\u003Cstrong>\u003Cu>&Eacute;PID&Eacute;MIE DE CORONAVIRUS : LES REDIFFUSIONS DE RCF\u003C\u002Fu>&nbsp;-&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Dans le contexte d'&eacute;pid&eacute;mie de coronavirus, les &eacute;quipes RCF se mobilisent pour vous informer, vous accompagner et permettre &agrave; tous de rester en communion par la pri&egrave;re.&nbsp;Durant cette p&eacute;riode de confinement, RCF vous propose de r&eacute;entendre des &eacute;missions pour vous &eacute;vader et&nbsp;vous a&eacute;rer.\u003Cbr>\u003Cem>> En savoir plus\u003C\u002Fem>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Son histoire tord le cou aux d&eacute;terminismes.\u003C\u002Fstrong> Mariame Tighanimine la raconte dans son autobiographie, 'Diff&eacute;rente comme tout le monde' (&eacute;d. Le Passeur). N&eacute;e dans une famille d'ouvriers issus de l'immigration, elle a fait ses &eacute;tudies en banlieue, en 'ZEP', mais a r&eacute;ussi le concours de Sciences Po, o&ugrave; elle enseigne aujourd'hui.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Porter ou ne pas porter le voile\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>D&eacute;cider &agrave; l'&acirc;ge de 25 ans de ne plus porter le voile. \u003C\u002Fstrong>Quand on le fait depuis qu'on a 11 ans, ce n'est pas rien. Mais \u003Cstrong>Mariame Tighanimine \u003C\u002Fstrong>a fait du chemin, '&ccedil;a ne me correspondait plus', dit-elle. Du m&ecirc;me coup elle a coup&eacute; ses cheveux, tr&egrave;s court - dans la rue on la prend pour Cristina C&oacute;rdula. Le voile, les musulmanes qui le portent le font pour des raisons diff&eacute;rentes, coquetterie, pudeur, pour se prot&eacute;ger, parce qu'elles pensent que c'est une obligation religieuse... 'J'en ai rencontr&eacute; tr&egrave;s peu qui le portaient parce qu'elles &eacute;taient forc&eacute;es.'\u003Cstrong>&nbsp;Mariame Tighanimine\u003C\u002Fstrong> tord le cou aux id&eacute;es re&ccedil;ues. Avec sa s&oelig;ur elle a lanc&eacute; en 2008 le webzine f&eacute;minin 'Hijab and the City', pour donner la parole aux\u003Cstrong> femmes musulmanes\u003C\u002Fstrong>.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Quand elle a commenc&eacute; &agrave; porter le voile\u003C\u002Fstrong>, &agrave; l'&acirc;ge de 11 ans,\u003Cstrong> Mariame Tighanimine \u003C\u002Fstrong>l'a fait parce qu'elle avait re&ccedil;u 'une &eacute;ducation religieuse'. Sa m&egrave;re, ses s&oelig;urs et ses voisines le portaient. C'&eacute;tait un peu aussi, elle l'admet et n'en est 'pas fi&egrave;re', par provocation. \u003Cem>'J'ai fonc&eacute; droit dans le pi&egrave;ge dans lequel on a voulu me faire tomber.'\u003C\u002Fem> Elle a fait les frais de ce qui est per&ccedil;u comme un outil de provocation ou de distinction\u003Cem>. 'J'ai tellement re&ccedil;u d'agressions dans les transports en commun parce que je portais le voile.' \u003C\u002Fem>L'intol&eacute;rance de tous les c&ocirc;t&eacute;s, des islamophobes comme des extr&eacute;mistes religieux qui lui reprochaient son pantalon trop pr&egrave;s du corps.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>De la discrimination...\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cem>\u003Cstrong>'Si j'avais &eacute;crit ce livre il y a quelques ann&eacute;es, il aurait &eacute;t&eacute; plein de col&egrave;re et d'aigreur.'\u003C\u002Fstrong> \u003C\u002Fem>Mariame Tighanimine cumule depuis l'enfance les discriminations li&eacute;es &agrave; la question &eacute;thnique, aux origines maghr&eacute;bines, &agrave; l'apparence musulmane, au fait d'&ecirc;tre une femme, et surtout d'&ecirc;tre 'une fille de prolo' comme elle le r&eacute;p&egrave;te. 'Des diff&eacute;rences qui sont des richesse mais surtout des tares', dit-elle en riant.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Son histoire resemble pourtant &agrave; celle de milliers d'autres.\u003C\u002Fstrong> Ses parents, un couple berb&egrave;re venu du Maroc dans les ann&eacute;es 60 pour travailler &agrave; la mine puis chez Renault, install&eacute; dans une barre d'immeuble, ont &eacute;lev&eacute; six enfants. Bien qu'illettr&eacute;s, ils les ont tous pouss&eacute;s &agrave; &eacute;tudier. \u003Cstrong>Mariame Tighanimine\u003C\u002Fstrong> envie 'la mani&egrave;re dont ils vivent avec beauoup de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; leur religion, leur foi'. Dans la discr&eacute;tion et la pudeur, sans militantisme.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>... &agrave; la Transmission\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour qui a connu les discriminations\u003C\u002Fstrong> - et tout ce qui va avec, la frustration, la col&egrave;re, le manque de confiance en soi - et a appris &agrave; se battre, transmettre a du sens. Depuis 2016, \u003Cstrong>Mariame Tighanimine\u003C\u002Fstrong> enseigne le business &agrave; Sciences Po. Ce qu'elle apprend aux jeunes : \u003Cem>'On a tous une place dans cette soci&eacute;t&eacute; il faut la trouver, ici ou ailleurs.'\u003C\u002Fem> R&eacute;solument optimiste, elle les encourage &agrave; entreprendre, ce qui reste l'un des meilleurs moyens de s'int&eacute;grer dans un pays comme le n&ocirc;tre.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>\u003Cem>'Je n'ai pas v&eacute;cu la guerre ni des choses dramatiques'\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>, dit-elle. Mais depuis qu'elle a publi&eacute; son histoire, elle a re&ccedil;u de nombreux t&eacute;moignages de personnes qui subissent d'une fa&ccedil;on ou d'une autre le fait d'&ecirc;tre 'diff&eacute;rent'.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Entretien r&eacute;alis&eacute; en f&eacute;vrier 2018\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>"]