[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":17,"category":29,"body":35},"article","\u002Farticles\u002Fculture\u002Fles-soeurs-bronte-un-mythe-une-histoire","26183","Les sœurs Brontë, un mythe, une histoire","Charlotte, Emily, Anne et Branwell Brontë forment une fratrie extraordinaire. À eux quatre, ils concentrent un génie littéraire éblouissant. Un cas unique dans l’histoire de la littérature","17 juillet 2023","18:29","2023-07-17T18:29:30+02:00","11 juin 2019",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fsr_bronte_ok.jpg.webp","Wikimédia Commons - Anne, Emily et Charlotte Brontë, par leur frère Branwell (1834)","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"name":32,"alias":33,"description":34},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[36],{"id":37,"target_paragraph_type":38,"target_wysiwyg":39},"40157","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cem>\u003Cstrong>\"Une fratrie aussi dou&eacute;e, aussi talentueuse, que celle des Bront&euml;, il n'y en a pas beaucoup dans l'histoire de la litt&eacute;rature.\"&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>Charlotte, Emily et Anne, forment avec leur fr&egrave;re Branwell une fratrie &eacute;tonnante, &agrave; qui l'on doit quelques unes des plus grandes &oelig;uvres de la litt&eacute;rature anglaise, \"Jane Eyre\" et \"Les Hauts de Hurlevent\" - des ouvrages qui appartiennent au fonds de quasiment toutes les biblioth&egrave;ques du monde ! Les s&oelig;urs Bront&euml; c'est aussi\u003Cstrong> un mythe\u003C\u002Fstrong>, fa&ccedil;onn&eacute; par les biographes, o&ugrave; la vie et l'&oelig;uvre sont &eacute;troitement m&ecirc;l&eacute;es. Un mythe que Jean-Pierre Ohl a voulu approcher pour mieux comprendre ce qui nous fascine tant chez ces g&eacute;nies de la litt&eacute;rature. Il publie \"Les Bront&euml;\" (&eacute;d. Gallimard).\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch2>\u003Cstrong>Comment est n&eacute; le mythe Bront&euml;&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour Jean-Pierre Ohl, la premi&egrave;re cause de cette fascination c'est \"le pluriel\" : \u003C\u002Fstrong>quand on parle des Bront&euml;, on &eacute;voque Charlotte (1816-1855), Branwell (1817-1848), Emily (1818-1848) et Anne (1820-1849). Si leurs textes, romans et po&egrave;mes sont diff&eacute;rents, la source d'inspiration est commune. Elle trouve son origine dans les jeux qu'il inventaient enfants, de v&eacute;ritables mondes imaginaires qu'ils n'ont cess&eacute; de faire vivre tout au long de leur vie. Cette ambivalence entre travail collectif et unicit&eacute; des &oelig;uvres est tout &agrave; fait fascinante.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>L'autre ingr&eacute;dient du mythe c'est le malheur. \u003C\u002Fstrong>Malheur qui \"s'est r&eacute;ellement abattu sur cette famille\" - puisque\u003Cstrong> le p&egrave;re a surv&eacute;cu &agrave; ses six enfants\u003C\u002Fstrong>&nbsp;dont pas un n'a d&eacute;pass&eacute; les 40 ans - mais qui a &eacute;t&eacute; largement mis en sc&egrave;ne par les biographes. Elizabeth Gaskell en t&ecirc;te : sa \"Vie de Charlotte Bront&euml;\" en 1857 montre combien la romanci&egrave;re avait &eacute;t&eacute; fascin&eacute;e par les destin&eacute;es tragiques au sein de la fratrie. Autre biographe c&eacute;l&egrave;bre &agrave; laquelle Jean-Pierre Ohl fait souvent r&eacute;f&eacute;rence, Daphn&eacute; Du Maurier, l'auteure en 1960 du \"Monde infernal de Branwell Bront&euml;\" (r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 2018 aux &eacute;ditions La Table Ronde, dans une traduction de Jane Fillion). Les deux biographes ont vraisemblament trait&eacute; leurs sujets comme les romanci&egrave;res qu'elles &eacute;taient, donnant une tournure romanesque &agrave; leur travail.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Haworth, un lieu de p&egrave;lerinage\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>En 1820, la famille Bront&euml; s'installe &agrave; Haworth, \u003C\u002Fstrong>un village du West Yorkshire, dans le nord de l'Angleterre. Le fameux presbyt&egrave;re qui se visite encore aujourd'hui a &eacute;t&eacute; le centre n&eacute;vralgique de la famille. De grands &eacute;crivains y sont pass&eacute;s qui disaient venir en p&egrave;lerinage, dans ce qui a &eacute;t&eacute; le point d'ancrage de la fratrie, surtout pour Emily, que l'on a appel&eacute; \"la vestale d'Haworth\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Haworth, c'est pour Jean-Pierre Ohl un lieu symbolique.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;Un lieu fronti&egrave;re, ouvert d'un c&ocirc;t&eacute; sur la vall&eacute;e travailleuse o&ugrave; la r&eacute;volution industrielle est en marche, de l'autre c&ocirc;t&eacute; se d&eacute;ploie la lande sauvage &agrave; perte de vue, un paysage d&eacute;sertique devenu mythique sous la plume des Bront&euml;.&nbsp;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>LES DRAMES QUI ONT MARQU&Eacute; LA FRATRIE\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Patrick Bront&euml; (1777-1861) a surv&eacute;cu &agrave; sa femme et &agrave; tous ses enfants.\u003C\u002Fstrong> Le mythe Bront&euml; est fait aussi de cette empreinte particuli&egrave;rement forte de la mort, qui a tant fascin&eacute; les biographes. Et que l'on retrouve dans l'atmosph&egrave;re inqui&eacute;tante des \"Hauts de Hurlevent\" ou de \"Jane Eyre\". Quand, le 15 septembre 1821, Maria Bront&euml; meurt d'un cancer de l'ut&eacute;rus &agrave; 38 ans, elle laisse donc six enfants et un veuf qui ne se remariera pas. &Agrave; partir de 1824, il envoie ses filles Maria, Elizabeth, Charlotte et Emily &agrave; Cowan Bridge, un pensionnat que&nbsp; l'histoire retiendra comme sordide, une image amplifi&eacute;e par les descriptions que fera Charlotte du pensionnat de son h&eacute;ro&iuml;ne, Jane Eyre.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Quand on &eacute;voque les s&oelig;urs Bront&euml; on parle surtout de Charlotte l'auteure de \"Jane Eyre\" ou d'Emily pour \"Les Hauts de Hurlevent\". \u003C\u002Fstrong>Anne, la benjamine, est tenue pour une &eacute;crivaine de moindre importance, m&ecirc;me s'il y a lieu d'admirer son talent. On dit de \"La recluse de Wildfell Hall\" qu'il compte parmi les premiers romans f&eacute;ministes. Quant au&nbsp;fr&egrave;re, Branwell, s'il a publi&eacute; de son vivant, surtout des po&egrave;mes, il est rest&eacute; dans l'histoire comme un artiste rat&eacute;, en proie &agrave; l'alcool. Il a cependant tenu un r&ocirc;le essentiel dans le d&eacute;veloppement de l'imaginaire de ses s&oelig;urs.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]