[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"published":9,"published_time":10,"changed":11,"changed_time":12,"full_changed_time":13,"created":9,"visual":14,"radios":18,"category":30,"body":36},"article","\u002Farticles\u002Fculture\u002Fle-mystere-du-peuple-badjo","31272","Le mystère du peuple Badjo","Teddy Follenfant s'intéresse au mystère du peuple Badjo. Pourquoi cette population nomade est-elle à la dérive ? Pourquoi est-elle amenée à disparaître ? Le changement climatique est-il le seul responsable ? Eléments de réponses avec François-Robert Zacot, ethnologue, qui a rencontré le peuple Badjo.","21 décembre 2016","14:44","1 février 2024","16:21","2024-02-01T16:21:17+01:00",{"url":15,"alt":16,"url_carre":17,"alt_carre":17},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fbadjos_fr_zacot_v.jpg.webp","François-Robert Zacot","",[19],{"id":20,"name":21,"code":22,"shortname":23,"liveURL":24,"alias":25,"region":26,"channelId":29},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":27,"name":28},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":31,"type":32,"name":33,"alias":34,"description":35},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[37],{"id":38,"target_paragraph_type":39,"target_wysiwyg":40},"45246","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Les Badjos, un peuple nomade &agrave; la d&eacute;rive, appel&eacute; &agrave; dispara&icirc;tre du fait du changement climatique et de la rar&eacute;faction des ressources halieutiques. \u003C\u002Fstrong>Avec eux, c'est toute une culture d'une richesse incroyable qui est menac&eacute;e de dispara&icirc;tre. Le mode de vie et la culture de ces nomades de la mer sont si diff&eacute;rents des n&ocirc;tres que les &eacute;tudier c'est se laisser interpeller sur notre propre rapport &agrave; l'autre et &agrave; l'environnement. Ce que Fran&ccedil;ois-Robert Zacot fait depuis plusieurs d&eacute;cennies. Depuis que, &agrave; l'&acirc;ge de 28 ans, il a rencontr&eacute; pour la premi&egrave;re fois ces hommes et ces femmes chez qui tout nous semble \"hors norme\".\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch4>le myst&egrave;re des origines badjos\u003C\u002Fh4>\u003Cp>\u003Cstrong>V&eacute;ritable myst&egrave;re, les origines du peuple Badjos fascinent les ethnologues.\u003C\u002Fstrong> Car \"on ne sait pas vraiment\" d'o&ugrave; ils viennent, explique Fran&ccedil;ois-Robert Zacot. Leur histoire, ils la racontent de deux fa&ccedil;ons. Tout d'abord par un mythe qui constitue leur culture et se transmet par l'art du conte - on le chante pour bercer les enfants. C'est l'histoire d'une construction symbolique de la terre, &agrave; la faveur d'un tsunami. Originellement, et c'est un paradoxe, c'est \"la peur de la vague\" qui les a amen&eacute;s &agrave; vivre sur l'eau.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch4>Un rapport in&eacute;dit &agrave; la m&eacute;moire\u003C\u002Fh4>\u003Cp>\u003Cstrong>Quant &agrave; la seconde version, la v&eacute;ritable histoire des Badjos, elle ne peut se raconter: elle se transmet dans le secret d'un chaman &agrave; l'autre. \u003C\u002Fstrong>Ce qui constitue pour l'ethnologue \"un rapport extraordinaire &agrave; la m&eacute;moire\". Depuis des milliers d'ann&eacute;es, ils se sont transmis une m&eacute;moire sur laquelle il y a un interdit. Ce sont les chamans qui y font r&eacute;f&eacute;rence, notamment lorsqu'ils entrent en transe.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch4>Nomades de la mer\u003C\u002Fh4>\u003Cp>\u003Cstrong>Les Badjos vivent &agrave; 4, 5 ou 6 personnes dans des maisons-bateaux,\u003C\u002Fstrong> larges de 1 m&egrave;tre et longues de 4 ou 5 m&egrave;tres. Ce sont espaces o&ugrave; ils dorment, mangent, naissent... Un habitat qui fait dire &agrave; l'ethnologue: \"\u003Cem>Nous aurions des r&eacute;flexions &agrave; nous faire sur notre rapport &agrave; notre besoin d'espace et notre rapport &agrave; l'autre.\u003C\u002Fem>\" R&eacute;partis sur une aire g&eacute;ographique de 5.000 km de long sur 3.000 de large, ils vivent au large des c&ocirc;tes des Philippines du Sud, d'Indon&eacute;sie et de la Malaisie du Nord. Un espace immense, mais on a bien \"affaire &agrave; un peuple\", qui partage des croyances communes et une m&ecirc;me dialecte. Entre eux ils se nomment les \"sama\", un mot qui signifie \"identique\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>\u003Ca href=\"http:\u002F\u002Fwww.francoisrobert-zacot.com\u002F\" target=\"_blank\">\u003Cstrong>Fran&ccedil;ois-Robert Zacot\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fa> est ethnologue et sociologue, engag&eacute; aupr&egrave;s de la population badjo. Il lutte pour la valorisation de leur culture et contre leur s&eacute;dentarisation. Il a pour projet de fonder un organisme dans le cadre d&rsquo;une institution internationale.\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]