[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":17,"category":29,"body":35},"article","\u002Farticles\u002Fculture\u002Fle-deuil-en-poesie","31455","Le deuil en poésie","Et si le langage poétique pouvait accompagner un deuil? En ce Jour des Défunts, les invités de Stéphanie Gallet sont deux poètes. Tous deux ont dû faire face à la mort d'un proche.","17 juillet 2023","18:24","2023-07-17T18:24:50+02:00","3 novembre 2016",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fpoesie_deuil_v.jpg.webp","Pixabay","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"name":32,"alias":33,"description":34},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[36],{"id":37,"target_paragraph_type":38,"target_wysiwyg":39},"45429","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Et si le langage po&eacute;tique pouvait accompagner un deuil? \u003C\u002Fstrong>En ce Jour des D&eacute;funts, les invit&eacute;s de St&eacute;phanie Gallet sont deux po&egrave;tes. Tous deux ont d&ucirc; faire face &agrave; la mort d'un proche. Avec \"Comme si dormir\", Laurence Bouvet le jour de la mort de sa m&egrave;re - un dimanche soir - et ceux qui ont suivi. Pour cette phsychologue de formation, les mots et le langage sont au c&oelig;ur de sa fa&ccedil;on d'&ecirc;tre au monde. L'auteur de \"O&ugrave; nos ombres s&rsquo;&eacute;pousent\", St&eacute;phane Bataillon, a perdu sa femme &agrave; l'&acirc;ge de 30 ans. \"Je t&rsquo;avais promis \u002F une caresse chaque soir \u002F d&eacute;sormais, ce sera un po&egrave;me\", &eacute;crit-il. Dans ses textes, il parle de ce lien subtil qui continue &agrave; exister entre eux.\u003Cp>\u003Cstrong>Quels mots pour dire la peine? La s&eacute;paration? Le vide? Pour conserver vivant le souvenir de ceux qui ne sont plus?\u003C\u002Fstrong> La po&eacute;sie et les po&egrave;tes c&ocirc;toient l&rsquo;indicible, le myst&egrave;re, les palpitations int&eacute;rieures. Parce qu'ils parlent au c&oelig;ur et &agrave; l'&acirc;me ils sont accessibles &agrave; tous et aident &agrave; rester en vie, &agrave; appr&eacute;hender la mort avec justesse.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class=\"rteindent3\">\u003Cstrong>\u003Cem>Ce que c'est que la mort\u003C\u002Fem>, de Victor Hugo\u003C\u002Fstrong>\n\u003Cp>\tNe dites pas : mourir ; dites : na&icirc;tre. Croyez.\u003Cbr>\n\tOn voit ce que je vois et ce que vous voyez ;\u003Cbr>\n\tOn est l'homme mauvais que je suis, que vous &ecirc;tes ;\u003Cbr>\n\tOn se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux f&ecirc;tes ;\u003Cbr>\n\tOn t&acirc;che d'oublier le bas, la fin, l'&eacute;cueil,\u003Cbr>\n\tLa sombre &eacute;galit&eacute; du mal et du cercueil ;\u003Cbr>\n\tQuoique le plus petit vaille le plus prosp&egrave;re ;\u003Cbr>\n\tCar tous les hommes sont les fils du m&ecirc;me p&egrave;re ;\u003Cbr>\n\tIls sont la m&ecirc;me larme et sortent du m&ecirc;me oeil.\u003Cbr>\n\tOn vit, usant ses jours &agrave; se remplir d'orgueil ;\u003Cbr>\n\tOn marche, on court, on r&ecirc;ve, on souffre, on penche, on tombe,\u003Cbr>\n\tOn monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la tombe.\u003Cbr>\n\tO&ugrave; suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu\u003Cbr>\n\tVous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,\u003Cbr>\n\tImpur, hideux, nou&eacute; des mille noeuds fun&egrave;bres\u003Cbr>\n\tDe ses torts, de ses maux honteux, de ses t&eacute;n&egrave;bres ;\u003Cbr>\n\tEt soudain on entend quelqu'un dans l'infini\u003Cbr>\n\tQui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est b&eacute;ni,\u003Cbr>\n\tSans voir la main d'o&ugrave; tombe &agrave; notre &acirc;me m&eacute;chante\u003Cbr>\n\tL'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.\u003Cbr>\n\tOn arrive homme, deuil, gla&ccedil;on, neige ; on se sent\u003Cbr>\n\tFondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,\u003Cbr>\n\tTout notre &ecirc;tre fr&eacute;mit de la d&eacute;faite &eacute;trange\u003Cbr>\n\tDu monstre qui devient dans la lumi&egrave;re un ange.\u003C\u002Fp>\n\u003Cp>\t\u003Cem>Les Contemplations\u003C\u002Fem>, 1854\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fdiv>\u003C\u002Fp>\n"]