[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":53,"body":59},"article","\u002Farticles\u002Fculture\u002Fjacqueline-fleurymarie-le-temoignage-dune-resistante-et-deportee","17599","Jacqueline Fleury-Marié, le témoignage d'une résistante et déportée","Engagée très jeune dans la Résistance, Jacqueline Fleury-Marié a connu la torture et la déportation. À plus de 95 ans, elle livre un témoignage rare et précieux.","17 juillet 2023","18:22","2023-07-17T18:22:45+02:00","11 octobre 2019",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fjacqueline-fleury-marie-le-temoignage-d-une-resistante_visages_rcf_792x366.jpg.webp","DR - Jacqueline Fleury-Marié, auteure de \"Résistante\" (éd. 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Tous partagent au moins un point commun : l'ouverture et le respect de l'autre dans sa différence. Thierry Lyonnet leur donne la parole pour une rencontre en profondeur.\u003C\u002Fp>\r\n","3540000",[48],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":49,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F8097040912eb122ffc603d3eb126317992609cfee950aa093cbc58e0999a934e.mp3",{"podcast_not_roll":52},false,{"id":54,"type":55,"name":56,"alias":57,"description":58},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[60],{"id":61,"target_paragraph_type":62,"target_wysiwyg":63},"31586","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Jacqueline Fleury-Mari&eacute; a v&eacute;cu l'une des pages les plus h&eacute;ro&iuml;ques et les plus dramatiques de notre XXe si&egrave;cle.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>&Agrave; 95 ans, elle livre un t&eacute;moignage rare et pr&eacute;cieux. Engag&eacute;e dans la R&eacute;sistance en 1941, arr&ecirc;t&eacute;e par la Gestapo, tortur&eacute;e, puis d&eacute;port&eacute;e &agrave; Ravensbr&uuml;ck, elle a surv&eacute;cu &agrave; la marche de la mort, quand les SS vid&egrave;rent les \u003Cstrong>camps de concentration\u003C\u002Fstrong> &agrave; l'approche des arm&eacute;es russes et am&eacute;ricaines, avec la volont&eacute; d'&eacute;puiser &agrave; mort les survivants des camps. R&eacute;ussissant &agrave; s'&eacute;chapper, elle a pu rentrer &agrave; Versailles. Elle aura cinq enfants, dix petits-enfants et 15 arri&egrave;re-petits-enfants. &Eacute;lev&eacute;e &agrave; la dignit&eacute; de grand'croix de la L&eacute;gion d'honneur en juillet 2019, elle n'a cess&eacute; de t&eacute;moigner aupr&egrave;s des jeunes g&eacute;n&eacute;rations pour que personne n'oublie. Avec&nbsp;J&eacute;r&ocirc;me Cordelier,\u003Cstrong> Jacqueline Fleury-Mari&eacute;\u003C\u002Fstrong> raconte son histoire dans un ouvrage au titre sobre, \"R&eacute;sistante\" (&eacute;d. Calmann-L&eacute;vy).\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>\"Une famille du refus\"\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Originaire de Soissons,\u003C\u002Fstrong> la famille de Jacqueline Fleury-Mari&eacute;&nbsp;avait v&eacute;cu la\u003Cstrong> Grande Guerre \u003C\u002Fstrong>de mani&egrave;re \"extr&ecirc;mement difficile\". Son grand-p&egrave;re avait &eacute;t&eacute; d&eacute;port&eacute;, sa m&egrave;re elle-m&ecirc;me avait &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute;e alors qu'elle &eacute;tait adolescente. \u003Cem>\"On a un petit peu oubli&eacute; cette vie des civils pendant la guerre de 14\".\u003C\u002Fem> Si bien que l'arriv&eacute;e des Allemands en 1940 a &eacute;t&eacute;\u003Cstrong> \"un refus\" d&egrave;s le d&eacute;but de l'occupation\u003C\u002Fstrong>.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Jacqueline Fleury-Mari&eacute; &eacute;tait encore au lyc&eacute;e&nbsp;quand, &agrave;&nbsp;17 ans, elle est entr&eacute;e dans la R&eacute;sistance.\u003Cem> \u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"Il y a peut-&ecirc;tre des gens qui auraient pu faire de la r&eacute;sistance mais qui n'ont jamais eu de contact. Je dirais qu'on a la chance&nbsp;d'avoir eu un contact.\"&nbsp;\u003C\u002Fem>D&egrave;s 1941, elle fait partie du mouvement D&eacute;fense de la France, avec un groupe d'amies versaillaises, dont elle est la plus jeune. En r&eacute;alit&eacute;, c'est toute sa famille qui s'engage, \"la famille du refus\", comme elle l'appelle.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class=\"rtecenter\">\u003Cimg alt=\"\" src=\"\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fdiffusions\u002F13243\u002Fjacqueline-fleury-marie_livre_resistante_visages.jpg\" style=\"width: 394px; height: 600px;\">\u003C\u002Fdiv>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>R&eacute;sistante\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>De 1941 &agrave; 1943, elle est donc engag&eacute;e dans D&eacute;fense de la France.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;Parmi ses missions, Jacqueline Fleury-Mari&eacute; allait chercher un\u003Cstrong> journal clandestin \u003C\u002Fstrong>imprim&eacute; &agrave; Paris.\u003Cem> \"Le ramener dans Paris &agrave; l'&eacute;poque c'&eacute;tait extr&ecirc;mement dangereux,\u003C\u002Fem> dit-elle, \u003Cem>pour nous ce qui &eacute;tait le plus le plus dangereux c'&eacute;tait \u003Cstrong>la Gestapo\u003C\u002Fstrong>, or il y en avait dans les gares, dans les rues, dans le m&eacute;tro...\"&nbsp;\u003C\u002Fem>&Ecirc;tre r&eacute;sistant, c'est se dire &agrave; chaque instant que l'on peut &ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute;.\u003Cem>&nbsp;\"Personne, aucun r&eacute;sistant ne pourra dire qu'il n'a jamais eu peur, ce n'est pas vrai, mais dire qu'on &eacute;tait apeur&eacute; et qu'on avait l'air... pas du tout !\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>En juillet 43, &agrave; la suite de nombreuses arrestations\u003C\u002Fstrong> au sein de D&eacute;fense de la France, elle quitte le r&eacute;seau pour celui de son fr&egrave;re, \u003Cstrong>Mithridate\u003C\u002Fstrong>.&nbsp;\u003Cem>\"&Agrave; Versailles on ne l'a jamais beaucoup racont&eacute; mais il y avait\u003Cstrong> les plans du mur de l'Atlantique \u003C\u002Fstrong>qui se trouvaient dans le ch&acirc;teau de La Maye.\"\u003C\u002Fem> Un ch&acirc;teau que les Allemands occupaient et qui est aujourd'hui une clinique priv&eacute;e. Le fr&egrave;re de Jacqueline Fleury-Mari&eacute; subtilisait des parties du plan, qu'elle recopiait \"dans une arri&egrave;re-boutique versaillaise\". Ce fameux mur que les Allemands ont b&acirc;ti tout au long des c&ocirc;tes fran&ccedil;aises pour stopper un &eacute;ventuel d&eacute;barquement...&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class=\"rtecenter\">\u003Cimg alt=\"\" src=\"\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fdiffusions\u002F13243\u002Fjacqueline-fleury-marie_rcf.jpg\" style=\"width: 600px; height: 600px;\">\u003Cbr>\n\t\u003Cem>&copy;Wikim&eacute;dia Commons - \u003Cstrong>Jacqueline Fleury-Mari&eacute;&nbsp;vers 1941\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fdiv>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>D&eacute;port&eacute;e\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Dans son ouvrage, \"R&eacute;sistante\",\u003C\u002Fstrong> Jacqueline Fleury-Mari&eacute; insiste sur la solidarit&eacute; des Fran&ccedil;ais &agrave; cette &eacute;poque. Tous les Fran&ccedil;ais n'&eacute;taient pas p&eacute;tainistes, de m&ecirc;me qu'ils n'&eacute;taient pas tous r&eacute;sistants.\u003Cem> \"Ils &eacute;taient ni l'un ni l'autre, ils essayaient de survivre.\"\u003C\u002Fem>&nbsp;&Agrave; une p&eacute;riode o&ugrave; la vie &eacute;tait tr&egrave;s difficile, o&ugrave; il &eacute;tait compliqu&eacute; de se nourrir, de se chauffer, de se v&ecirc;tir...&nbsp;Jacqueline Fleury-Mari&eacute; a aussi &eacute;t&eacute; t&eacute;moin de la solidarit&eacute; des Fran&ccedil;ais envers les r&eacute;sistants. Et de ses parents en premier lieu.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Le 3 f&eacute;vrier 44, la Gestapo fouille l'appartement familial. \u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"Nous ne serons pas arr&ecirc;t&eacute;s tout de suite, mais plus tard, le 29 juin 1944.\"\u003C\u002Fem> Quand \"on travaille dans la R&eacute;sistance\" depuis longtemps, on y a souvent pens&eacute; &agrave; cette arrestation. Et puis \"voil&agrave;\", dit-elle, &ccedil;a finit par arriver. Jacqueline Fleury-Mari&eacute; est arr&ecirc;t&eacute;e, en m&ecirc;me temps que ses parents. Emmen&eacute;e &agrave; la prison de Fresnes, elle est plac&eacute;e au secret, elle subit des interrogatoires \"difficiles\". Pour la faire parler elle est \"pass&eacute;e &agrave; la baignoire\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Qu'est-ce qui fait qu'on ne parle pas dans ces cas-l&agrave; ?\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"J'avais vraiment un m&eacute;pris total pour les Allemands, quels qu'ils soient.\"\u003C\u002Fem>&nbsp;Le 15 ao&ucirc;t 1944, quelques jours apr&egrave;s le d&eacute;barquement du 6 juin, dix jours avant la lib&eacute;ration de Paris, elle est emmen&eacute;e &agrave;&nbsp;Ravensbr&uuml;ck. \"C'est diffice quand on ne l'a pas v&eacute;cu\" d'imaginer des femmes parqu&eacute;es dans les wagons, des femmes &acirc;g&eacute;es, bless&eacute;es, dont on entend les g&eacute;missement, les pleurs, pendant sept jours et sept nuits. Et puis il y a l'arriv&eacute;e au camp.&nbsp;Elle &eacute;crit : \u003Cem>\"Ne pas pleurer devant nos bourreaux c'est notre mani&egrave;re de prolonger la r&eacute;sistance.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>&Eacute;mission d'archive diffus&eacute;e en septembre 2019\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]