[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"published":9,"published_time":10,"changed":11,"changed_time":12,"full_changed_time":13,"created":9,"visual":14,"radios":18,"episode":30,"category":54,"body":60},"article","\u002Farticles\u002Fculture\u002Fdocteur-daniel-dufour-survivre-a-la-guerre-et-a-ses-traumatismes","17678","Docteur Daniel Dufour, survivre à la guerre et à ses traumatismes","30 après le Dr Daniel Dufour raconte sa vie de chirurgien de guerre. Ces souffrances vues de si près... et ces personnes qu'il est traumatisant de n'avoir pas pu sauver. Par Thierry Lyonnet.","22 août 2016","12:21","1 février 2024","16:21","2024-02-01T16:21:31+01:00",{"url":15,"alt":16,"url_carre":17,"alt_carre":17},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fdaniel_dufour_v.jpg.webp","Julien Faugère","",[19],{"id":20,"name":21,"code":22,"shortname":23,"liveURL":24,"alias":25,"region":26,"channelId":29},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":27,"name":28},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":31,"type":32,"title":7,"digas":33,"published":34,"datetime":35,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":36,"visual":38,"show":39,"duration":47,"radios":48,"audio_file":51,"rolls":52},"72090","episode","UAB-7052","19 août 2016","2016-08-19T09:03:00+02:00",[37],"Thierry Lyonnet",{"alt":16,"url":15,"url_carre":25,"copyright":17},{"id":40,"title":41,"alias":42,"visual":43,"description":46},"17489","Visages","\u002Fculture\u002Fvisages",{"url":44,"alt":45,"url_carre":17,"alt_carre":17},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FVisages%20%285%29.png.webp","©RCF","\u003Cp>Parce que chaque visage est unique, le podcast Visages accueille des hommes et des femmes d'une grande diversité : philosophes, aventuriers, personnes engagées dans le développement et dans l'action humanitaire, artistes, religieux, entrepreneurs ... Tous partagent au moins un point commun : l'ouverture et le respect de l'autre dans sa différence. Thierry Lyonnet leur donne la parole pour une rencontre en profondeur.\u003C\u002Fp>\r\n","3540000",[49],{"id":20,"name":21,"code":22,"shortname":23,"liveURL":24,"alias":25,"region":50,"channelId":29},{"id":27,"name":28},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F7311ce5fe6233b1bff2f7dc0370529d75ffb6a8a8d64320e52fcf54ee280d6f7.mp3",{"podcast_not_roll":53},false,{"id":55,"type":56,"name":57,"alias":58,"description":59},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[61],{"id":62,"target_paragraph_type":63,"target_wysiwyg":64},"31665","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Dans son paisible et lumineux cabinet m&eacute;dical, il exerce une m&eacute;decine globale, qui traite autant les causes que les sympt&ocirc;mes.\u003C\u002Fstrong> Le Dr Daniel Dufour a beaucoup &eacute;crit sur sa pratique de la m&eacute;decine. Ce qu'il a longtemps cach&eacute;, c'est ce que fut sa vie de la fin des ann&eacute;es 70 au milieu des ann&eacute;es 80. Chirurgien en zone de guerre puis coordonateur m&eacute;dical pour le CICR sur les points les plus chauds de la plan&egrave;te, il a &eacute;t&eacute; victime de TSPT c'est-&agrave;-dire de troubles de stress post-traumatiques.\u003Cp>\u003Cstrong>Un jour, il a vu d&eacute;filer sous ses yeux tous les visages de ceux qu'il aurait voulu soigner, \"\u003Cem>une douleur excessive\u003C\u002Fem>\" se souvient-il.\u003C\u002Fstrong> Ce fut le premier sympt&ocirc;me des TSPT. Par la suite, ils l'ont laiss&eacute; sans espoir, coup&eacute; des autres, avoir des attitudes autodestructrices... Un mal dont il a appris &agrave; gu&eacute;rir et qu'il d&eacute;crit dans son ouvrage \u003Cem>\"J'ai failli y laisser mon &acirc;me\"\u003C\u002Fem>. Un mal qu'il soigne aujourd'hui chez les autres depuis son cabinet m&eacute;dical en Suisse, maintenant qu'il a \"\u003Cem>retrouv&eacute; cette envie de vivre pleinement!\u003C\u002Fem>\"\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Jeune homme, Daniel Dufour n'&eacute;tait pas sp&eacute;cialement &eacute;pris de l'id&eacute;al d'aller sauver les populations en souffrance.\u003C\u002Fstrong> \"\u003Cem>Les peuples en souffrance, je ne les connaissais pas\u003C\u002Fem>.\" Quant &agrave; &ecirc;tre m&eacute;decin humanitaire, dans son milieu, c'&eacute;tait m&ecirc;me \"\u003Cem>bizarre\u003C\u002Fem>\". A l'&acirc;ge de 28 ans, il a pos&eacute; le pied en Rhod&eacute;sie-Zimbabwe: ce fut pour retrouver un ami.&nbsp;Mais la visite impromptue d'un h&ocirc;pital l'a marqu&eacute; pour le restant de ses jours. Ce sont surtout ces visages &eacute;maci&eacute;s des enfants malnutris, aux yeux exorbit&eacute;s, qui l'ont boulevers&eacute;. Et c'est probablement dans le regard d'une petite fille que l'on avait tortur&eacute;e, qu'il a tourn&eacute; le dos &agrave; sa vie de chirurgien ais&eacute; de Gen&egrave;ve.&nbsp;\"\u003Cem>C'&eacute;tait un choix qui n'en &eacute;tait pas un, &ccedil;a s'est impos&eacute; compl&egrave;tement.\u003C\u002Fem>\"\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch3>\"\u003Cem>Me trouver devant une multitude d'enfants souffrants &eacute;tait une v&eacute;ritable torture.\u003Cbr>\n\tJ'aurais aim&eacute; les sauver tous car aucun ne m&eacute;ritait ce sort, ils &eacute;taient destin&eacute;s &agrave; grandir, &agrave; s'amuser, &agrave; profiter de la vie.\u003Cbr>\n\tPas &agrave; mourir.\u003C\u002Fem>\"\u003C\u002Fh3>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Afghanistan, Cambodge, Ethiopie... En septembre 1982, il a &eacute;t&eacute; le premier &agrave; entrer dans les camps de Sabra et Chatila au Liban.\u003C\u002Fstrong> Deux charniers, des milliers de morts, plus &acirc;me qui vive, pas m&ecirc;me un animal. \"\u003Cem>J'ai vu la m&ecirc;me chose au Kurdistan.\u003C\u002Fem>\" De voir tant de souffrance, cela isole, invite au repli sur soi, on ne peut rien dire &agrave; ses proches - comment trouver les mots? \"\u003Cem>On veut repartir.\u003C\u002Fem>\" Etre chirurgien de guerre, &ccedil;a signifie \"\u003Cem>beaucoup de bless&eacute;s et pas assez de moyens m&eacute;dicaux\u003C\u002Fem>\". Il faut \"\u003Cem>faire le tri\u003C\u002Fem>\" entre les bless&eacute;s trop gravement atteints pour pouvoir survivre, ceux qui seront op&eacute;r&eacute;s mais qui doivent l'&ecirc;tre tout de suite et ceux qui attendront. Parfois, il faut sacrifier certaines personnes qui pourront &ecirc;tre op&eacute;r&eacute;es au profit d'autres. Ne pas penser &agrave; tous ceux qui auraient pu &ecirc;tre sauv&eacute;s... Se dire qu'en sauver un c'est d&eacute;j&agrave; quelque chose de bien... Parmi les photographes de guerre, grands reporters ou humanitaires, beaucoup sont ceux qui ne s'en sont jamais remis.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>Entretien r&eacute;alis&eacute; en juin 2016.\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]