[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":52,"body":58},"article","\u002Farticles\u002Fculture\u002Fdelphine-de-vigan-de-lecriture-intime-a-lecriture-romanesque","17549","Delphine de Vigan, de l'écriture intime à l'écriture romanesque","Sa manière d'écrire sur les fragilités humaines a fait en quelques années de Delphine de Vigan l'un des écrivains préférés des Français. Elle se confie au micro de Thierry Lyonnet.","17 juillet 2023","18:22","2023-07-17T18:22:50+02:00","17 juillet 2020",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2021-07\u002Fdelphine_de_vigan_delphine_jouandeau_rcf_792x366_avril-2019.jpg.webp","Delphine Jouandeau - Delphine de Vigan","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":7,"digas":32,"published":12,"datetime":33,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":34,"visual":36,"show":37,"duration":45,"radios":46,"audio_file":49,"rolls":50},"71666","episode","UA-62355","2020-07-17T09:03:00+02:00",[35],"Thierry Lyonnet",{"alt":15,"url":14,"url_carre":24,"copyright":16},{"id":38,"title":39,"alias":40,"visual":41,"description":44},"17489","Visages","\u002Fculture\u002Fvisages",{"url":42,"alt":43,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FVisages%20%285%29.png.webp","©RCF","\u003Cp>Parce que chaque visage est unique, le podcast Visages accueille des hommes et des femmes d'une grande diversité : philosophes, aventuriers, personnes engagées dans le développement et dans l'action humanitaire, artistes, religieux, entrepreneurs ... Tous partagent au moins un point commun : l'ouverture et le respect de l'autre dans sa différence. Thierry Lyonnet leur donne la parole pour une rencontre en profondeur.\u003C\u002Fp>\r\n","3540000",[47],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":48,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F72f77f779defd6de647c5d70a53d16efcb19f3b3014eab449bd10556eb0c96ce.mp3",{"podcast_not_roll":51},false,{"id":53,"type":54,"name":55,"alias":56,"description":57},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[59],{"id":60,"target_paragraph_type":61,"target_wysiwyg":62},"31536","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>En quelques ann&eacute;es Delphine de Vigan est devenue l'&eacute;crivaine pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e des Fran&ccedil;ais. \u003C\u002Fstrong>Ses livres nous parlent de la\u003Cstrong> fragilit&eacute;\u003C\u002Fstrong>&nbsp;- elle raconte la maladie de sa m&egrave;re, bipolaire, dans \"Rien ne s'oppose &agrave; la nuit\" (&eacute;d. JC Latt&egrave;s, 2011), l'anorexie qu'elle a travers&eacute;e dans \"Jours sans faim\" (&eacute;d. Grasset, 2001) ou encore les difficult&eacute;s v&eacute;cues par les adolescents dans \"No et moi\"&nbsp;(&eacute;d. JC Latt&egrave;s, 2010). La fragilit&eacute;, mais aussi la force et la solidarit&eacute;, la gratitude aussi - \"Les gratitudes\" est d'ailleurs le titre de son tout dernier roman.&nbsp;\u003Ch3 class=\"rtecenter\">\u003Cstrong>\u003Cem>\"La m&eacute;moire et l'&eacute;criture sont des fabriques de fiction\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh3>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Une famille fantasque et romanesque\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Delphine de Vigan appartient &agrave; une famille pour le moins atypique,\u003C\u002Fstrong> qu'elle raconte de fa&ccedil;on romanc&eacute;e dans \"Rien ne s'oppose &agrave; la nuit\", le roman qui l'a rendue c&eacute;l&egrave;bre. Une famille qui a nourri son imaginaire : \u003Cem>\"J'ai beaucoup entendu quand j'&eacute;tais petite fille :&nbsp;\u003C\u002Fem>'il faudrait &eacute;crire sur cette famille'\u003Cem> : effectivement ma famille du c&ocirc;t&eacute; maternel fascinait &eacute;norm&eacute;ment les gens.\"&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>Une famille \"qui &eacute;tait tr&egrave;s fantasque\", \u003C\u002Fstrong>dans laquelle \"circulait d&eacute;j&agrave; \u003Cstrong>beaucoup de romanesque\".\u003C\u002Fstrong>&nbsp;Delphine de Vigan se souvient de grands-parents qui partageaient&nbsp;\u003Cstrong>\"le go&ucirc;t du r&eacute;cit\"\u003C\u002Fstrong>.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Toutefois ce n'est pas \"la v&eacute;rit&eacute;\" mais \"[sa] v&eacute;rit&eacute;\" qu'elle raconte \u003C\u002Fstrong>dans un ouvrage dont l'&eacute;criture aura &eacute;t&eacute;\u003Cstrong> \"une &eacute;preuve terrible\"\u003C\u002Fstrong>. Elle la compare &agrave; ce moment que \"chacun a pu &eacute;prouver quand quelqu'un meurt et qu'il faut vider un appartement\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class=\"rteindent1\">\u003Cem>\"Quoi que je dise et fanfaronne, il y a une douleur &agrave; se replonger dans ses souvenirs, &agrave; faire ressurgir&nbsp;ce qui s'est dilu&eacute;, effac&eacute;, ce qui a &eacute;t&eacute; recouvert. &Agrave; mesure que j'avance je per&ccedil;ois l'impact de l'&eacute;criture et des recherches qu'elle impose, je ne peux ignorer le facteur majeur de perturbation que celle-ci repr&eacute;sente pour moi. L'&eacute;criture me met &agrave; nu, d&eacute;truit une &agrave; une mes barri&egrave;res de protection, d&eacute;fait en silence mon propre p&eacute;rim&egrave;tre de s&eacute;curit&eacute;.\u003Cbr>\n\tFallait-il que je me sente heureuse et forte et assur&eacute;e pour me lancer dans pareille aventure ? Que j'aie le sentiment d'avoir de la marge pour mettre ainsi &agrave; l'&eacute;preuve, comme si besoin en &eacute;tait, ma capacit&eacute; de r&eacute;sistance.\u003Cbr>\n\t&Agrave; mesure que j'avance, il me tarde de revenir au pr&eacute;sent, d'en &ecirc;tre plus loin, de remettre les choses &agrave; leur place, dans les dossiers, dans les cartons, de redescendre ce qui doit l'&ecirc;tre &agrave; la cave.\"\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\n\t\u003Cstrong>Delphine de Vigan, \"Rien ne s'oppose &agrave; la nuit\", p.321\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fdiv>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>La souffrance psychique\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Aujourd'hui membre du comit&eacute; de soutien de l'association Clubhouse France, \u003C\u002Fstrong>Delphine de Vigan &oelig;uvre pour que l'on change de regard sur les \u003Cstrong>malades psychiques.\u003C\u002Fstrong>\u003Cem> \"La sant&eacute; mentale est un sujet majeur en France\"\u003C\u002Fem>&nbsp;dit-elle, et \"le plus difficile c'est la stigmatisation\", quand en plus d'&ecirc;tre malade on est rejet&eacute;, c'est \"la double peine\". Or, parce que ce mal, on ne le voit pas, \"on a du mal &agrave; consid&eacute;rer que la personne ne fait pas expr&egrave;s\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Dans&nbsp;\"Jours sans faim\", Delphine de Vigan (sous le nom de Lou Delvig) raconte le combat de Laure, 19 ans, contre l'anorexie. \u003C\u002Fstrong>Un r&eacute;cit tr&egrave;s largement inspir&eacute; de sa propre exp&eacute;rience, puisque vers 17 ans, l'&eacute;crivaine a &eacute;t&eacute; hospitalis&eacute;e. Elle se souvient de sa \"tr&egrave;s grande \u003Cstrong>difficult&eacute; &agrave; entrer dans l'&acirc;ge adulte\u003C\u002Fstrong>\" et de son \"tr&egrave;s gros probl&egrave;me d'\u003Cstrong>hypersensibilit&eacute;\u003C\u002Fstrong>\". \u003Cem>\"Je ne savais pas quoi faire de cette\u003Cstrong> perm&eacute;abilit&eacute; extr&ecirc;me au monde\u003C\u002Fstrong> qui se doublait paradoxalement d'\u003Cstrong>un tr&egrave;s grand app&eacute;tit de vivre\u003C\u002Fstrong>.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class=\"rtecenter\">\u003Cimg alt=\"\" src=\"\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fdiffusions\u002F13243\u002Fdelphine_de_vigan_nemo_perier_stefanovitch_2.jpg\" style=\"width: 600px; height: 902px;\">\u003Cbr>\n\t\u003Cem>&copy;Nemo Perier Stefanovitch - Delphine de Vigan\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fdiv>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>L'&eacute;criture intime, \"une planche de salut\"\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Si aujourd'hui elle sait mettre des mots sur ce qu'a &eacute;t&eacute; sa souffrance et son enfance \u003C\u002Fstrong>-&nbsp;\u003Cem>\"L'enfance qui &eacute;t&eacute; la mienne, mon histoire de vie, les parents qui ont &eacute;t&eacute; les miens, ont fait de moi une enfant extr&ecirc;mement perm&eacute;able &agrave; l'humeur de l'autre\"\u003C\u002Fem> - sans doute est-ce li&eacute; &agrave; ce go&ucirc;t de l'&eacute;criture si bien partag&eacute; dans sa famille\u003Cem>. \"J'ai toujours eu, notamment &agrave; partir de l'&acirc;ge de 12 \u003Cstrong>un rapport tr&egrave;s privil&eacute;gi&eacute;, tr&egrave;s fort avec l'&eacute;criture\u003C\u002Fstrong>.\"&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>12 ans, c'est l'&acirc;ge auquel Delphine de Vigan a&nbsp;commenc&eacute; son journal intime.\u003C\u002Fstrong>\u003Cem> \"J'ai longtemps &eacute;crit pour moi-m&ecirc;me\"\u003C\u002Fem>, confie-t-elle, envisageant l'&eacute;criture intime comme \"une planche de salut\" et \"un outil de construction\", de \"connaissance&nbsp;de soi\" et \"du monde\".&nbsp;\u003Cem>\"J'&eacute;prouvais tr&egrave;s fortement\u003Cstrong> le besoin d'&eacute;lucider\u003C\u002Fstrong>, de nommer, ce qui se passait autour de moi.\"\u003C\u002Fem>&nbsp;Cette \u003Cstrong>&eacute;criture intime\u003C\u002Fstrong>, elle la consid&egrave;re aujourd'hui presque comme\u003Cstrong> un passage oblig&eacute; \u003C\u002Fstrong>pour passer &agrave; l'&eacute;criture romanesque.&nbsp;\u003Cem>\"L'&eacute;criture romanesque ne peut advenir que quand une partie du travail a &eacute;t&eacute; fait dans l'intimit&eacute; de cette &eacute;criture qui n'est pas du tout destin&eacute;e &agrave; &ecirc;tre lue.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Puis, &agrave; 29 ans, alors qu'elle a abandonn&eacute; son journal intime, \u003C\u002Fstrong>l'id&eacute;e lui vient \"d'\u003Cstrong>&eacute;crire un texte romanesque \u003C\u002Fstrong>et de l'envoyer &agrave; des &eacute;diteurs\". Et cependant, elle insiste : l'&eacute;criture romanesque telle qu'elle l'envisage n'a rien &agrave; voir avec un travail th&eacute;rapeutique : \"l'&eacute;criture du journal intime oui mais pas l'&eacute;criture romanesque, elle est m&ecirc;me assez dangereuse de ce point de vue-l&agrave;\". L'&eacute;crivain a beau rechercher la v&eacute;rit&eacute;, \"\u003Cstrong>la m&eacute;moire et l'&eacute;criture sont des fabriques de fiction\u003C\u002Fstrong>\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch4>\u003Cem>&Eacute;mission diffus&eacute;e en avril 2019\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fh4>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]