[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"published":9,"published_time":10,"changed":11,"changed_time":12,"full_changed_time":13,"created":9,"visual":14,"radios":18,"category":30,"body":36},"article","\u002Farticles\u002Fculture\u002Fchouannerie-et-guerres-de-vendee-il-y-a-200-ans-la-guerre-civile","29309","Chouannerie et guerres de Vendée, il y a 200 ans la guerre civile","Après les centaines de milliers de morts des guerres de Vendée, Danièle Sallenave, de l'Académie française, et Anne Bernet, historienne, renouent les fils d'une laïcité toujours en chantier","12 avril 2018","15:31","1 février 2024","16:21","2024-02-01T16:21:22+01:00",{"url":15,"alt":16,"url_carre":17,"alt_carre":17},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fguerres_de_vendee_chouans_v.jpg.webp","Wikimédia Commons -  Les révoltés du Fouesnant ramenés par la garde nationale de Quimper en 1792, par Jules Girardet (XIXè siècle)","",[19],{"id":20,"name":21,"code":22,"shortname":23,"liveURL":24,"alias":25,"region":26,"channelId":29},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":27,"name":28},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":31,"type":32,"name":33,"alias":34,"description":35},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[37],{"id":38,"target_paragraph_type":39,"target_wysiwyg":40},"43283","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Pendant longtemps le souvenir sanguinaire des guerres qui ont oppos&eacute; les \"Bleus\", les r&eacute;publicains, aux \"Blancs\" a &eacute;t&eacute; largement occult&eacute;.\u003C\u002Fstrong> Pourtant, il y a plus de 200 ans, c'est une v&eacute;ritable guerre civile qu'a connue l'Ouest de la France.&nbsp;Dans l'int&eacute;r&ecirc;t national et pour ne pas salir l'image de la R&eacute;publique dans le monde, il ne fallait pas en parler. \"\u003Cem>Un effacement du pass&eacute; n'est jamais une bonne chose\u003C\u002Fem>, observe Anne Bernet,\u003Cem> car un jour o&ugrave; l'autre tout rejaillit.\u003C\u002Fem>\"\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch3 class=\"rtecenter\">\u003Cstrong>\"\u003Cem>Ce sentiment de libert&eacute; propre &agrave; cette vieille terre celte, qui implique de ne jamais baisser la t&ecirc;te devant personne qu'il s'agisse de Louis XIV ou de Robespierre\u003C\u002Fem>\"\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh3>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>La chouannerie\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>La chouannerie, qu'il ne faut pas confondre avec les guerres de Vend&eacute;e \u003C\u002Fstrong>m&ecirc;me si les deux &eacute;v&eacute;nements se croisent, c'est ce vaste mouvement d'insurrection n&eacute; en 1791, qui a dur&eacute; une douzaine d'ann&eacute;es dans plusieurs d&eacute;partements de l'Ouest de la France. Auteure de \"Histoire g&eacute;n&eacute;rale de la chouannerie\" (&eacute;d. Perrin) Anne Bernet d&eacute;crit trois chouanneries, celle du Maine, de Bretagne et de Normandie.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Elle explique toute la complexit&eacute; qu'il faut prendre en compte si l'on veut &eacute;tudier cette p&eacute;riode\u003C\u002Fstrong>, et notamment l'importance du marquis Armand Tuffin de La Rou&euml;rie (1751-1793), ancien officier de l'ind&eacute;pendance am&eacute;ricaine, \"qui est un homme &eacute;clair&eacute; et qui va cependant prendre fait et cause pour la monarchie et le catholicisme au nom des libert&eacute;s de Bretagne\".\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>L'origine du soul&egrave;vement de l'ouest\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Au cours de la fameuse nuit du 4 ao&ucirc;t 1789, o&ugrave; les d&eacute;put&eacute;s ont vot&eacute; l'abolition des privil&egrave;ges f&eacute;odaux, ils ont \"brad&eacute; les droits de Bretagne\"&nbsp;\u003C\u002Fstrong>qui en faisaient \"une r&eacute;gion totalement autonome\". (\"\u003Cem>D'un point de vue juridique c'est assez dr&ocirc;le\u003C\u002Fem>, remarque Anne Bernet, \u003Cem>car l'affaire n'a jamais &eacute;t&eacute; r&eacute;gl&eacute;e, donc de fait le Bretagne est toujorus autonome!\u003C\u002Fem>\") Cela a &eacute;t&eacute; \"un choc\" pour les Bretons, mais il y a d'autres causes &agrave; l'origine du soul&egrave;vement.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>La question religieuse, par exemple, est d'une importance fondamentale.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;La Constitution civile du clerg&eacute; vot&eacute;e par l'Assembl&eacute;e constituante&nbsp;le 12 juillet 1790, obligeaient les pr&ecirc;tres &agrave; pr&ecirc;ter serment et \"&agrave; se fonctionnariser\". Cette constitutions a &eacute;t&eacute; \"consid&eacute;r&eacute;e comme schismatique\" et a provoqu&eacute; des r&eacute;actions de refus dans plusieurs dioc&egrave;ses, pas seulement dans l'Ouest. \"\u003Cem>Une fois entr&eacute; dans une phase de r&eacute;pression vis-&agrave;-vis du clerg&eacute; on passe tr&egrave;s vite &agrave; la pers&eacute;cution et de l&agrave; &agrave; une spirale infernale qui aboutira &agrave; la guerre civile.\u003C\u002Fem>\"&nbsp;Parmi les autres raisons du soul&egrave;vement de l'Ouest, notons d&egrave;s 1791, le refus de la conscription.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Des origines celtiques\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Il y a \"un sentiment de libert&eacute; propre &agrave; cette vieille terre celte et qui implique de ne jamais baisser la t&ecirc;te devant personne qu'il s'agisse de Louis XIV ou de Robespierre\",\u003C\u002Fstrong> explique Anne Bernet. Qui rappelle un aspect important : \"\u003Cem>Ces terres n'ont jamais connu le servage, il n'y a jamais eu de fracture entre une noblesse terrrienne extr&ecirc;mement pauvre et une paysannerie parfois beaucoup plus riche qu'elle.\u003C\u002Fem>\" L'historienne d&eacute;crit \"une solidarit&eacute;\" entre les classes sociales qui a \"favoris&eacute; l'insurrection pour la d&eacute;fense des libert&eacute;s bretonnes\".\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Les guerres de Vend&eacute;e, relecture et r&eacute;cup&eacute;ration\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Ce que Dani&egrave;le Sallenave pointe du doigt, c'est, &agrave; partir de la Restauration, une r&eacute;&eacute;criture de l'histoire. \u003C\u002Fstrong>Sans nier l'horreur et l'ampleur des massacres, elle rappelle que par la suite, on a r&eacute;interpr&eacute;t&eacute; la guerre de Vend&eacute;e, au profit d'une vision diabolique de la R&eacute;volution.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>En lisant son livre \"L'&eacute;glantine et le muguet\" (&eacute;d. Gallimard), un r&eacute;cit de voyage dans sa r&eacute;gion natale\u003C\u002Fstrong> - \"l&rsquo;Ouest conservateur et cl&eacute;rical de l&rsquo;Anjou\" -&nbsp;on comprend que Dani&egrave;le Sallenave est une femme de lettres ath&eacute;e, fran&ccedil;aise, r&eacute;publicaine, de gauche, anticl&eacute;ricale et anti-communiste (Elle pr&eacute;cise : \"Je d&eacute;plore et rejette la forme qu'a prise utopie communiste au XX&egrave; si&egrave;cle...\")&nbsp;Elle l'appelle \"le triangle fatal\", cette r&eacute;gion qui va du Pays des Mauges, pr&egrave;s de Cholet, jusqu'au Segr&eacute;en vers le nord, et Tr&eacute;laz&eacute; plus &agrave; l'ouest, qui est \"un foyer d'anarcho-syndicalisme\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]