[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"published":9,"published_time":10,"changed":11,"changed_time":12,"full_changed_time":13,"created":9,"visual":14,"radios":16,"episode":28,"category":51,"body":57},"article","\u002Farticles\u002Fculture-et-societe\u002Fun-regard-sur-la-banlieue","29241","Un regard sur la banlieue","Qui sont les jeunes de banlieue ? Comment expliquer les réussites inespérées de certains sur lesquels personnes n'aurait jamais parié ? Témoignage de Claire Marin, prof de philo en banlieue.","23 avril 2018","18:07","27 février 2024","17:00","2024-02-27T17:00:30+01:00",{"url":15,"alt":15,"url_carre":15,"alt_carre":15},"",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"title":7,"published":31,"datetime":32,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":33,"visual":35,"show":38,"duration":44,"radios":45,"audio_file":48,"rolls":49},"81959","episode","21 mai 2018","2018-05-21T13:30:00+02:00",[34],"Béatrice Soltner",{"alt":36,"url":37,"url_carre":15,"copyright":15},"Émission Sur le rebord du monde © RCF","https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2021-07\u002FVignette-thematique_CULTURE-ET-SOCIETE_70.png.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":43},"5605","Sur le rebord du monde","\u002Feconomie-et-societe\u002Fsur-le-rebord-du-monde",{"url":37,"alt":36,"url_carre":15,"alt_carre":15},"\u003Cp>Le monde vit des transformations majeures qui touchent tous les secteurs de la vie de l’homme: travail, éducation, écologie, religions, médias, économie…&nbsp;Béatrice Soltner et son invité donnent des clés pour mieux penser ce monde mouvant et les défis d’humanisation à relever. Cette émission propose aussi des repères concrets pour construire du sens, là où l’homme serait tenté de ne voir que du chaos.\u003C\u002Fp>\r\n","1500000",[46],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":47,"channelId":27},{"id":25,"name":26},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F69a2758a47af0f63f1be5e403adcde78f1d763a580303c596dfcfd6ff5501208.mp3",{"podcast_not_roll":50},false,{"id":52,"type":53,"name":54,"alias":55,"description":56},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[58],{"id":59,"target_paragraph_type":60,"target_wysiwyg":61},"43215","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Casquette, jogging, baskets, rap et tours de trente &eacute;tages&nbsp;: \u003Cstrong>la banlieue trimballe avec elle son lot d&rsquo;images fig&eacute;es,\u003C\u002Fstrong> celles qui reviennent immanquablement quant est diffus&eacute; un reportage sur les cit&eacute;s. Associ&eacute; &agrave; l&rsquo;immigration, au ch&ocirc;mage et &agrave; la d&eacute;linquance \u003Cstrong>ce monde &agrave; part suscite souvent la peur et les sarcasmes...&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Derri&egrave;re les st&eacute;r&eacute;otypes, il y a pourtant des visages, \u003Cstrong>beaucoup de jeunes qui se battent pour vivre, pour &eacute;tudier, pour travailler et pour cr&eacute;er...\u003C\u002Fstrong>\u003Cp>\u003Cstrong>Claire Marin \u003C\u002Fstrong>est professeur de philosophie, elle a enseign&eacute; quinze ans dans les classes pr&eacute;paratoires aux &eacute;coles de commerce dans la p&eacute;riph&eacute;rie de Paris. Elle publie un ouvrage sur les jeunes de banlieue, \"La rel&egrave;ve\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>En premier lieu, Claire Marin s'attache &agrave; la d&eacute;construction de clich&eacute;s.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"Je me suis rendue compte de la diversit&eacute; des parcours, des histoires, de mes propres pr&eacute;jug&eacute;s&nbsp;! En les c&ocirc;toyant, j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; que j&rsquo;&eacute;tais prisonni&egrave;re de certaines repr&eacute;sentations\".\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>L'&Eacute;ducation Nationale essaie de rendre accessibles des &eacute;coles sup&eacute;rieures &agrave; des &eacute;l&egrave;ves qui n'auraient pu y avoir acc&egrave;s si les pr&eacute;pas n'&eacute;taient localis&eacute;es en banlieue, \u003C\u002Fstrong>par faute de moyens pour vivre en centre-ville, par exemple. Les classes de Claire Marin sont empreintes de diversit&eacute; : \u003Cem>\"Les &eacute;l&egrave;ves y sont plus mixtes sur le plan ethnique ou religieux que dans d&rsquo;autres lyc&eacute;es, il y a une mixit&eacute; sociale, des &eacute;l&egrave;ves qui viennent d&rsquo;endroits plus favoris&eacute;s, des profils &eacute;mouvants, des classes dynamiques et souvent fatiguantes&nbsp;! mais attachantes\".\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Ch2>La col&egrave;re, une pulsion vitale&nbsp;\u003C\u002Fh2>\u003Ch3>\"Un concentr&eacute; de violence sociale, politique, affective\"\u003C\u002Fh3>\u003Cp>\u003Cstrong>Dans son livre, elle aborde une certaine col&egrave;re rentr&eacute;e.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\u003Cem>\"Dans certaines situations extr&ecirc;mes, c&rsquo;est l&rsquo;expression de ce qui reste de vivant en nous\".\u003C\u002Fem>&nbsp;Ce sont des revanches &agrave; prendre sur certaines injustices, certaines &eacute;preuves de la vie. \u003Cem>\"Les &eacute;l&egrave;ves sont confront&eacute;s &agrave; une multiplicit&eacute; de violences, parfois familiales, des &eacute;l&egrave;ves qui ont fui la guerre, des histoires de maladie, de trafics, de dettes, de prison&hellip; c'est un concentr&eacute; de violence sociale, politique, affective\".\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Certains &eacute;tudiants m&egrave;nent une double vie, assistant la famille dans les d&eacute;marches administratives, s'occupant des petits fr&egrave;res et soeurs... \u003C\u002Fstrong>des t&acirc;ches d&rsquo;adultes qu&rsquo;ils ont &agrave; assumer. Leur vie d&rsquo;&eacute;tudiant leur permet une respiration alors qu&rsquo;on imagine la pr&eacute;pa comme stressante.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Le professeur, une pr&eacute;sence pour ouvrir des possibles\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Quel est le r&ocirc;le du professeur dans de telles conditions?\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\u003Cem>\"On est parfois un peu d&eacute;munis pour les aider. Notre r&ocirc;le consiste &agrave; leur ouvrir des possibles, dans les repr&eacute;sentations, leur dire tout ce qu&rsquo;ils pourraient faire, et puis avant cela, les convaincre que c&rsquo;est possible, qu&rsquo;ils ont une chance &agrave; saisir et que &ccedil;a vaut la peine. Il faut les aider &agrave; croire en eux\".\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Les conditions mat&eacute;rielles sont limit&eacute;es&hellip; et limitent aussi l&rsquo;innovation p&eacute;dagogique.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;Cela donne le sentiment de lieux de seconde zone, qui entretiennent l&rsquo;id&eacute;e que la banlieue est marginale. \u003Cem>\"Cela a un impact sur l&rsquo;image que les jeunes se construisent d&rsquo;eux-m&ecirc;mes\"\u003C\u002Fem>.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Une fois embauch&eacute;s, les &eacute;l&egrave;ves sont parfois d&eacute;&ccedil;us&nbsp;: \u003C\u002Fstrong>d&eacute;sillusion sur le fonctionnement, l&rsquo;hypocrisie, le vernis de biens&eacute;ance&hellip; Deux logiques sont alors &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre&nbsp;: certains vont alors vers des entreprises vers lesquelles ils ont l&rsquo;impression de percevoir un sens, d'autres veulent gagner leur vie vite et bien car ils se sont endett&eacute;s pour payer l&rsquo;&eacute;cole de commerce&hellip; \u003Cem>\"Sans compter les besoins mat&eacute;riels des familles. Un &eacute;tudiant en banlieue peut ensuite payer l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, les &eacute;tudes dans le priv&eacute; du petit fr&egrave;re&hellip; c'est la logique de la figure de celui qui r&eacute;ussit et qui rembourse sa dette &agrave; la famille\"\u003C\u002Fem>.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Claire Marin aborde &eacute;galement la question de la religion dans son ouvrage. \u003C\u002Fstrong>On a tendance &agrave; imaginer que la banlieue est le terreau de la radicalisation... Claire Marin souligne que ses &eacute;l&egrave;ves se sont sentis stigmatis&eacute;s apr&egrave;s les attentats. Certains ont perdu des membres de leur famille. \u003Cem>\"Pour mes &eacute;tudiants, la religion a eu une importance comme soutien au quotidien et cadre de vie. La religion pr&eacute;sente quelque chose de fixe, pour eux cet &eacute;l&eacute;ment est important pour se construire\".&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Il est temps de r&eacute;viser les certitudes et les pr&eacute;jug&eacute;s sur des territoires dans lesquels les jeunes sont soumis &agrave; de multiples difficult&eacute;s... \u003C\u002Fstrong>et t&acirc;chent de s'en sortir !\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]