[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"article--\u002Farticles\u002Fculture-et-societe\u002Fpatrick-kechichian-une-autobiographie-spirituelle-22":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"published":9,"published_time":10,"changed":11,"changed_time":12,"full_changed_time":13,"created":9,"visual":14,"radios":16,"episode":28,"category":54,"body":60},"article","\u002Farticles\u002Fculture-et-societe\u002Fpatrick-kechichian-une-autobiographie-spirituelle-22","30136","Patrick Kéchichian, une autobiographie spirituelle 2\u002F2","Avec \"La défaveur\" le critique littéraire Patrick Kéchichian résout le dilemme de l'autobiographie. Parler de soi sans complaisance, avoir la pudeur nécessaire pour dire sa faiblesse.","29 novembre 2017","14:53","27 février 2024","17:00","2024-02-27T17:00:28+01:00",{"url":15,"alt":15,"url_carre":15,"alt_carre":15},"",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"title":7,"digas":31,"published":32,"datetime":33,"description":34,"url_linked_article":5,"presenters":35,"visual":38,"show":41,"duration":47,"radios":48,"audio_file":51,"rolls":52},"82162","episode","UAC-28647","24 novembre 2017","2017-11-24T16:00:00+01:00","Avec La défaveur le critique littéraire Patrick Kéchichian résout le dilemme de l'autobiographie. 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C'est&nbsp;ce que vous proposent&nbsp;\u003Cstrong>Monserrata Vidal et Sarah Brunel\u003C\u002Fstrong>.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n","1500000",[49],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":50,"channelId":27},{"id":25,"name":26},"https:\u002F\u002Fpodcast-prep.rcf.fr\u002FRCFNational\u002FRCFNational_DIALOGUE_20171117.mp3",{"podcast_not_roll":53},false,{"id":55,"type":56,"name":57,"alias":58,"description":59},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[61],{"id":62,"target_paragraph_type":63,"target_wysiwyg":64},"44110","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>C'est l'histoire d'un adolescent qui vit &agrave; Paris dans le quartier latin, qui grandit, qui devient un jeune homme puis un homme m&ucirc;r.\u003C\u002Fstrong> Le critique litt&eacute;raire Patrick K&eacute;chichian &eacute;crit 'La d&eacute;faveur' (&eacute;d. Ad Solem). Un r&eacute;cit tr&egrave;s personnel - mais &eacute;crit &agrave; la troisi&egrave;me personne - o&ugrave; il d&eacute;crit son histoire int&eacute;rieure. Une autobiographie qui &eacute;vite les &eacute;cueils du genre et s'exerce &agrave; parler le plus possible de la faiblesse de l'homme spirituel.\u003Cbr>&nbsp;\u003Ch3 class='rtecenter'>'\u003Cem>Une certaine force est n&eacute;cessaire pour parler de sa faiblesse, pour la mettre &agrave; nu\u003C\u002Fem>'\u003C\u002Fh3>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>se r&eacute;concilier avec L'autobiographie ?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>'\u003Cem>En tant que lecteur, critique, le genre autobiographique n'est pas celui qui m'attire le plus\u003C\u002Fem>'\u003C\u002Fstrong>, explique d'embl&eacute;e Patrick K&eacute;chichian. Un genre qui c&egrave;de pour lui trop facilement &agrave; la 'complaisance' ou au 'narcissisme'. Et pourtant, lui qui a entrepris d'&eacute;crire le r&eacute;cit de sa vie int&eacute;rieure a d&ucirc; se faire &agrave; l'id&eacute;e qu'il &eacute;tait bien en train de r&eacute;diger sa propre autobiographie.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>C'est l'histoire d'un jeune homme n&eacute; de parents immigr&eacute;s arm&eacute;niens venus s'installer dans les ann&eacute;es 20-30 &agrave; Paris, dans le quartier latin. \u003C\u002Fstrong>Et qui, &agrave; un moment pr&eacute;cis de sa vie, il s'est tourn&eacute; vers le catholicisme. A-t-il donc fini par se r&eacute;concilier avec ce genre litt&eacute;raire qui lui est si 'moralement et esth&eacute;tiquement tr&egrave;s &eacute;tranger' ? Il confie avoir en tout cas le sentiment d'avoir r&eacute;solu un 'dilemme'...\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class='rtecenter'>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Chr>&Eacute;COUTER &acirc;&#150;&ordm; Annie Ernaux, maître de l'autobiographie\u003C\u002Fdiv>\u003Chr>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>la pudeur, passage oblig&eacute; pour parler de soi\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Certains de ses lecteurs ont trouv&eacute; Patrick K&eacute;chichian s&eacute;v&egrave;re envers lui-m&ecirc;me.\u003C\u002Fstrong> Si la n&eacute;cessaire pudeur s'est impos&eacute;e &agrave; lui comme la forme &agrave; donner &agrave; son r&eacute;cit, par exemple en parlant de lui &agrave; la troisi&egrave;me personne, il va parfois jusqu'au d&eacute;nigrement. 'Je me flagelle', confirme-t-il. Mais pas de masochisme se d&eacute;fend-il. '\u003Cem>Si je p&egrave;se le pour, je p&egrave;se aussi le contre.\u003C\u002Fem>'\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class='rteindent1'>'\u003Cem>Je me souviens mal de ce petit gar&ccedil;on. Quelques photos jaunies le montrent, plut&ocirc;t fr&ecirc;le et souriant devant l'objectif. Ce sourire presque constant &eacute;tait comme son passeport, sa permission d'exister au regard des autres, de la mani&egrave;re la plus inoffensive possible. Il souriait, c'&eacute;tait devenu plus qu'une habitude, un syst&egrave;me.\u003C\u002Fem>'\u003Cbr>Patrick K&eacute;chichian, 'La d&eacute;faveur'\u003C\u002Fdiv>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Chr>\u003Cp class='rtecenter'>&Eacute;COUTER &acirc;&#150;&ordm; C'est quand je suis faible que je suis fort\u003C\u002Fp>\u003Chr>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>le r&eacute;cit d'une conversion, vers un autre genre litt&eacute;raire\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>'\u003Cem>La faiblesse a &eacute;t&eacute; une notion avec laquelle je devais m'expliquer\u003C\u002Fem>.' \u003C\u002Fstrong>Si Patrick K&eacute;chichian livre son parcours spirituel, c'est notamment pour se demander 'ce qu'il en est de cette faiblesse'. Dans la pens&eacute;e chr&eacute;tienne, elle est trait&eacute;e par les plus grands th&eacute;ologiens. Mais ici elle est v&eacute;cue, plus que pens&eacute;e. D'o&ugrave; la n&eacute;cessaire pudeur adopt&eacute;e par l'auteur de 'La d&eacute;faveur'. '\u003Cem>Une certaine force est n&eacute;cessaire pour parler de sa faiblesse, pour la mettre &agrave; nu.\u003C\u002Fem>' Patrick K&eacute;chichian confie avoir surtout travaill&eacute; les mots et les phrases, plus que la construction narrative. Adopter non plus pour soi mais pour les autres un langage int&eacute;rieur : un exercice de style vers une forme repens&eacute;e du genre autobiographique.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>"]