[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"published":8,"published_time":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":8,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":53,"body":59},"article","\u002Farticles\u002Fculture-et-societe\u002Fle-couronnement-de-la-vierge","22231","Le couronnement de la Vierge","12 octobre 2020","08:52","27 février 2024","16:59","2024-02-27T16:59:41+01:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002F1024px-enguerrand_quarton_le_couronnement_de_la_vierge_1454.jpg.webp","Enguerrand Quarton, Le couronnement de la Vierge, 1453-1454, Musée Pierre-de-Luxebourg à Villeneuve-lès-Avignon ","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":7,"digas":32,"published":8,"datetime":33,"url_linked_article":5,"presenters":34,"visual":36,"show":38,"duration":46,"radios":47,"audio_file":50,"rolls":51},"54950","episode","PR-23970","2020-10-12T08:52:00+02:00",[35],"Noémie Marijon",{"alt":15,"url":37,"url_carre":24,"copyright":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002F1024px-enguerrand_quarton_le_couronnement_de_la_vierge_1454.jpg.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":45},"2908","L'oreille de l'art","\u002Fculture\u002Floreille-de-lart",{"url":43,"alt":44,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2021-07\u002FVignette-thematique_CULTURE-ET-SOCIETE_25.png.webp","Émission L'oreille de l'art © RCF","\u003Cp>Noémie Marijon revient sur les œuvres d'art qui continuent de marquer notre imaginaire.\u003C\u002Fp>\r\n","180000",[48],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":49,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F40e25bc4870380267059174860d8690dca9b6412ae2ca20228f0df75e848f186.mp3",{"podcast_not_roll":52},false,{"id":54,"type":55,"name":56,"alias":57,"description":58},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[60],{"id":61,"target_paragraph_type":62,"target_wysiwyg":63},"36205","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Il s'agit d'un grand tableau peint sur du bois\u003C\u002Fstrong>. Je vous ai d&eacute;j&agrave; parl&eacute; d&rsquo;une &oelig;uvre peinte sur bois, c&rsquo;est une technique typique de la fin du Moyen Age. \u003Cstrong>Ce tableau a pass&eacute; 10 ans dans la chambre &agrave; coucher de la sup&eacute;rieure des s&oelig;urs hospitali&egrave;res d&rsquo;un couvent pr&egrave;s d&rsquo;Avignon\u003C\u002Fstrong> jusqu&rsquo;&agrave; ce que Prosper M&eacute;rim&eacute;e, qui d&eacute;cid&eacute;ment est toujours dans les bons coups, essaye de l&rsquo;&eacute;changer contre des &oelig;uvres plus r&eacute;centes en 1834. Peine perdue. Les s&oelig;urs gardent le tableau qui entre dans le mus&eacute;e local en 1868. Les historiens sont arriv&eacute;s &agrave; d&eacute;finir que \u003Cstrong>ce tableau d&eacute;cor&eacute; originellement la chapelle de la Sainte-Trinit&eacute; de l&rsquo;&eacute;glise de la chartreuse de Villeneuve-l&egrave;s-Avignon\u003C\u002Fstrong> fond&eacute;e par le pape Innocent IV.\u003Cp>Prosper M&eacute;rim&eacute;e, qui d&eacute;crit le tableau dans un de ses ouvrages, se trompe dans l&rsquo;identification de ce tableau. Il pense qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un jugement dernier, et nous sommes s&ucirc;rs qu&rsquo;il a tort. En effet en 1889, la chanoine Requin, d&eacute;couvre une archive, ce qu&rsquo;on appelle un prix-fait. Le contrat qui lie le commanditaire et l&rsquo;artiste. Ce document en fran&ccedil;ais offre une description exceptionnellement pr&eacute;cise des \u003Cstrong>212 personnages peints sur ce tableau\u003C\u002Fstrong>. La description est tellement pr&eacute;cise que nous connaissons m&ecirc;me la nature des &eacute;toffes qui vont habiller les figures principales.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Il y a des enfants, des hommes, des femmes mais aussi des diables et des anges.\u003Cstrong> Le tableau est litt&eacute;ralement surpeupl&eacute; mais le moins qu&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est que toute la soci&eacute;t&eacute; m&eacute;di&eacute;vale est repr&eacute;sent&eacute;e\u003C\u002Fstrong> mais tout le monde est bien rang&eacute;. Le tableau est s&eacute;par&eacute; en 3 zones : la plus grande c&rsquo;est le ciel, il occupe presque les 2\u002F3 de l&rsquo;espace et le reste est pour la terre et les enfers&nbsp;!\u003C\u002Fp>\u003Cp>Je ne vais pas vous &eacute;num&eacute;rer les 200 personnages mais il y a des anges avec en t&ecirc;te Michel et Gabriel puis les saints martyrs avec notamment Pierre et Etienne. La litanie continue avec les confesseurs, des cardinaux, des saintes dont les trois Marie. Il y a aussi des angelots et des enfants. \u003Cstrong>Tous, ils regardent et prient devant la sc&egrave;ne centrale. Le Christ et Dieu, qui se ressemblent comme deux jumeaux couronnent la Vierge &agrave; genoux, les bras crois&eacute;s sur la poitrin\u003C\u002Fstrong>e. La Trinit&eacute; et la Vierge sont repr&eacute;sent&eacute;s bien plus grands que les saints.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Il y aussi de nombreux d&eacute;tails, dans la partie qui repr&eacute;sente la terre\u003C\u002Fstrong>.&nbsp;C&rsquo;est une toute petite partie du tableau mais elle est pleine d&rsquo;anecdotes. On y voit, p&ecirc;le-m&ecirc;le, Mo&iuml;se et le buisson ardent, une repr&eacute;sentation de Rome et de J&eacute;rusalem qui ressemble beaucoup &agrave; des villes proven&ccedil;ales.&nbsp; La place de la ville de Rome est anim&eacute;e par toutes sortes de petites sc&egrave;nes tr&egrave;s vivantes : des groupes qui discutent, deux hommes qui se battent et une sc&egrave;ne tr&egrave;s touchante d'une rencontre entre deux moines&nbsp;: un chartreux et un moine grec. Il s&rsquo;agit de montrer l&rsquo;unit&eacute; de l&rsquo;Eglise. \u003Cstrong>Au centre, on trouve un Christ crucifi&eacute;. Il fait le lien entre les diff&eacute;rents espaces du tableau. Il y a &eacute;galement l&rsquo;enfer,&nbsp;tr&egrave;s bien peupl&eacute;\u003C\u002Fstrong>. On y retrouve des &eacute;v&ecirc;ques, un pape. Les damn&eacute;s sont punis par l&agrave; o&ugrave; ils ont p&eacute;ch&eacute;. Les paresseux sont &eacute;tendus sur un lit br&ucirc;lant, les blasph&eacute;mateurs ont la langue arrach&eacute;e.&nbsp;Ce n&rsquo;est pas tr&egrave;s gai. Heureusement que des anges viennent chercher des personnages pour les faire monter au paradis.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]