[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"published":9,"published_time":10,"changed":11,"changed_time":12,"full_changed_time":13,"created":9,"visual":14,"radios":17,"episode":29,"category":50,"body":56},"article","\u002Farticles\u002Fculture-et-societe\u002Firene-devos-une-enfance-marquee-par-la-souffrance-15","22225","Irène Devos: Une enfance marquée par la souffrance 1\u002F5","La soeur Irène Devos, fondatrice de la Communauté de Magdala a livré son témoignage de vie dans \"risquer de vivre\" . Le Père Behaegel nous fait découvrir son parcours et ce qui l'a animée. ","12 octobre 2020","11:52","27 février 2024","16:59","2024-02-27T16:59:41+01:00",{"url":15,"alt":16,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fvignette_-_rcf_nord_37.png.webp","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"34339","RCF Hauts de France","RCF59","Hauts de France","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcf59.mp3","\u002Fhauts-de-france",{"id":26,"name":27},"34172","Hauts-de-France",null,{"id":30,"type":31,"title":7,"published":9,"datetime":32,"description":8,"url_linked_article":5,"visual":33,"show":35,"duration":43,"radios":44,"audio_file":47,"rolls":48},"54887","episode","2020-10-12T11:52:00+02:00",{"alt":16,"url":34,"url_carre":28,"copyright":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Fvignette_-_rcf_nord_37.png.webp",{"id":36,"title":37,"alias":38,"visual":39,"description":42},"2504","Mémoires de nos pères • RCF Hauts de France","\u002Fvie-spirituelle\u002Fmemoires-de-nos-peres-rcf-hauts-de-france",{"url":40,"alt":41,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2024-10\u002FMDNP.png.webp","Mémoires de nos pères - RCF Hauts de France","\u003Cp>Des prêtres des diocèses de Lille, Arras et Cambrai font&nbsp;découvrir des auteurs qui les ont marqués. 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Une émission coordonnée par Géraldine Roquette.\u003C\u002Fp>\r\n","300000",[45],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":46,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F61be9ba3a9492adb7ac8ec578a48fbec9c54607e7e2808d78044e675f8da6bc7.mp3",{"podcast_not_roll":49},false,{"id":51,"type":52,"name":53,"alias":54,"description":55},"2","category","Vie Spirituelle","\u002Fvie-spirituelle","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nRedécouvrez les fondamentaux de la foi chrétienne, les grands courants de pensée qui ont traversé l'histoire de l'Église, le sens des fêtes chrétiennes, la vie des saints, ...\u003C\u002Fp>\r\n",[57],{"id":58,"target_paragraph_type":59,"target_wysiwyg":60},"36199","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>D&egrave;s l'enfance d'Ir&egrave;ne, vous comprenez le titre de son livre : Risquer de vivre.\u003Cp>extrait de \"risquer de vivre\" d'Ir&egrave;ne Devos, lu par Catherine Dh&eacute;rent :&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>p 9-14 :&nbsp;\"N&eacute;e juste avant la guerre, j'ai grandi en l'absence de mon p&egrave;re, emprisonn&eacute; pendant six ann&eacute;es en Allemagne. On disait de moi que j'&eacute;tais une enfant vive, p&eacute;tillante. J'adorais le grand air des plaines de Flandre, je passais mon temps &agrave; faire du v&eacute;lo avec mon fr&egrave;re, mes cousins, les enfants du village&hellip; Et c'est justement en jouant &agrave; chat perch&eacute; avec les autres, en 1944, que survient l'explosion qui a tout boulevers&eacute;.\u003Cbr>\nLes souvenirs, d&egrave;s lors, seront &agrave; vif pour moi, comme une blessure douloureuse et en m&ecirc;me temps &agrave; jamais constitutive de mon existence. Quelque chose qui &eacute;clate, un bruit terrible&hellip;\u003Cbr>\nNous &eacute;tions plusieurs gamins &agrave; jouer dans la cour devant l'usine familiale. La veille en faisant croire qu'ils avaient trouv&eacute; un rat, deux grands avaient invit&eacute; les deux plus jeunes, tout juste &acirc;g&eacute;s de quatre ans et demi, &agrave; fouiner au pignon du garage, o&ugrave; tra&icirc;ne une mine. Qui l'avait mise l&agrave; ? Personne ne sait, ne saura jamais.\u003Cbr>\nLe lendemain, l'un des deux petits gar&ccedil;ons se saisit de l'engin de mort. Dans sa frayeur, l'autre conseille vivement &agrave; Francis de tout l&acirc;cher, tandis que je cours vers eux : je n'ai rien vu et je ne sais pas ce qui se trame, je n'imagine rien du drame qui se joue. Et je suis toute heureuse d'attraper les autres &agrave; notre jeu !\u003Cbr>\nQuand Francis l&acirc;che l&rsquo;obus, la d&eacute;flagration est terrible. Sa vie est fauch&eacute;e, les enfants tout autour sont bless&eacute;s. Et moi, tout pr&egrave;s de Francis, je suis gravement touch&eacute;e &agrave; la jambe.\u003Cbr>\nLa douleur est &agrave; jamais inscrite dans ma jeune m&eacute;moire d'enfant. Le corps en lambeaux de Francis. Comment pouvais-je imaginer qu'il &eacute;tait mort ? Voir la mort de pr&egrave;s, de si pr&egrave;s : comment r&eacute;aliser ? Je ne connaissais rien de la mort.\u003Cbr>\nMoi, j'&eacute;tais vivante. Gri&egrave;vement bless&eacute;e, mais vivante. &Agrave; l'h&ocirc;pital, ma m&egrave;re a bien fait de refuser qu&rsquo;on m&rsquo;ampute. Mais c'est le d&eacute;but d'un long calvaire. Et d'une incroyable r&eacute;volte contre ce monde des adultes capables de faire souffrir au-del&agrave; du supportable.\u003Cbr>\nLes op&eacute;rations se succ&egrave;dent, avec les questions lancinantes de la mort, de l'absurdit&eacute; des hommes qui sont capables de faire souffrir.\u003Cbr>\nLa mort m'avait fr&ocirc;l&eacute;e de pr&egrave;s, mais la souffrance paraissait pire encore. Au c&oelig;ur de mes souffrances, la vie n'&eacute;tait plus vivable. Pour moi, ce n'&eacute;tait pas cela vivre. Quand je disais &agrave; ma m&egrave;re que je pr&eacute;f&eacute;rais mourir, elle pleurait.\u003Cbr>\nApr&egrave;s des mois de souffrance, j'ai pu retrouver ma maison, chaleureusement entour&eacute;e de ma tribu familiale. Mon p&egrave;re, de retour de captivit&eacute;, supportait mal cet handicap qui privait sa fille de son enfance. Mais d&eacute;j&agrave;, je m'&eacute;tais forg&eacute; l&agrave; une vraie force de caract&egrave;re. Je voulais vivre. Je n'&eacute;tais pas pr&ecirc;te &agrave; abandonner.\u003Cbr>\nSouvent clou&eacute;e au lit, enserr&eacute;e dans un pl&acirc;tre, je ne faisais pas vraiment ce que je voulais. Toute scolarit&eacute; normale &eacute;tait exclue. Mais je ne reste pas inactive. Cet immobilisme forc&eacute; m'a conduite &agrave; d&eacute;couvrir les terres d'une vie int&eacute;rieure g&eacute;n&eacute;ralement inconnue &agrave; cet &acirc;ge. Mon parcours scolaire est chaotique, mais je lis beaucoup, j'&eacute;coute la radio le jour et surtout &agrave; longueur de nuit, jusqu'&agrave; la fin des &eacute;missions. Apr&egrave;s : le grand silence, l&rsquo;attente jusqu'&agrave; l'aube. Et je guette les premiers bruits de la maison qui s'&eacute;veille&hellip; Mon p&egrave;re qui se l&egrave;ve, fait le caf&eacute;. Je n'&eacute;tais pas malade, je n'&eacute;tais donc pas fatigu&eacute;e&hellip; Dieu sait qu&rsquo;&agrave; 17 ans, on a plut&ocirc;t envie de bouger ! Les nuits, c'est long, tr&egrave;s long. En fait, je me pr&eacute;parais &agrave; tenir un si&egrave;ge. J'ai pass&eacute; des semaines, des mois, &agrave; attendre, sans rien faire qu&rsquo;&ecirc;tre l&agrave;.\u003Cbr>\n&Agrave; force de r&eacute;fl&eacute;chir, de remuer sans cesse des id&eacute;es, c'est une vie int&eacute;rieure foisonnante qui jaillit. Une r&eacute;serve d'&eacute;nergie, une curiosit&eacute; aiguis&eacute;e qui vont enfin pouvoir s'exprimer.\"&nbsp;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]