[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"published":9,"published_time":10,"changed":11,"changed_time":12,"full_changed_time":13,"created":9,"visual":14,"radios":17,"episode":29,"category":50,"body":56},"article","\u002Farticles\u002Fculture-et-societe\u002Firene-devos-mort-a-la-rue-35","22184","Irene Devos: Mort à la rue 3\u002F5","La soeur Irène Devos, fondatrice de la Communauté de Magdala a livré son témoignage de vie dans \"risquer de vivre\" . Le Père Behaegel nous fait découvrir son parcours et ce qui l'a animée.","14 octobre 2020","11:52","27 février 2024","17:00","2024-02-27T17:00:01+01:00",{"url":15,"alt":16,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fvignette_-_rcf_nord_37_1.png.webp","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"34339","RCF Hauts de France","RCF59","Hauts de France","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcf59.mp3","\u002Fhauts-de-france",{"id":26,"name":27},"34172","Hauts-de-France",null,{"id":30,"type":31,"title":7,"published":9,"datetime":32,"description":8,"url_linked_article":5,"visual":33,"show":35,"duration":43,"radios":44,"audio_file":47,"rolls":48},"54387","episode","2020-10-14T11:52:00+02:00",{"alt":16,"url":34,"url_carre":28,"copyright":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Fvignette_-_rcf_nord_37_1.png.webp",{"id":36,"title":37,"alias":38,"visual":39,"description":42},"2504","Mémoires de nos pères • RCF Hauts de France","\u002Fvie-spirituelle\u002Fmemoires-de-nos-peres-rcf-hauts-de-france",{"url":40,"alt":41,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2024-10\u002FMDNP.png.webp","Mémoires de nos pères - RCF Hauts de France","\u003Cp>Des prêtres des diocèses de Lille, Arras et Cambrai font&nbsp;découvrir des auteurs qui les ont marqués. A travers des textes choisis, ils apportent&nbsp;un regard plus profond sur la pensée&nbsp;d'auteurs chrétiens. Une émission coordonnée par Géraldine Roquette.\u003C\u002Fp>\r\n","300000",[45],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":46,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F8ed4409f9e868b1db70f14dac1d330db73c623371deb1a612d278591da695df4.mp3",{"podcast_not_roll":49},false,{"id":51,"type":52,"name":53,"alias":54,"description":55},"2","category","Vie Spirituelle","\u002Fvie-spirituelle","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nRedécouvrez les fondamentaux de la foi chrétienne, les grands courants de pensée qui ont traversé l'histoire de l'Église, le sens des fêtes chrétiennes, la vie des saints, ...\u003C\u002Fp>\r\n",[57],{"id":58,"target_paragraph_type":59,"target_wysiwyg":60},"36158","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>La cr&eacute;ation de la Communaut&eacute; de Magdala\u003Cp>extraits de \"risquer de vivre\" d'Ir&egrave;ne Devos, lus par Catherine Dh&eacute;rent :&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;(p.23-24) :Le grand large, c'est &agrave; la fois les immenses espaces, mais c'est aussi l'infiniment petit de la biologie. Tout comme la prison, c'est aussi le grand large de l'humanit&eacute; tout enti&egrave;re. Il en a fallu du temps pour que j'explore ce pays de l'immense profondeur de la souffrance humaine. C'est en prison que j'ai d&eacute;couvert v&eacute;ritablement le grand large.\u003Cbr>\nEn prison, je croise la terre enti&egrave;re. Derri&egrave;re les grilles, j'ai rencontr&eacute; tellement de pays : la Chine, l'Alg&eacute;rie, le Vietnam, Hong Kong, les Philippines, la Su&egrave;de, le Br&eacute;sil, le Nigeria, le Cameroun...&nbsp;\u003Cbr>\nCe grand large de la prison m'a fait entrer dans la profondeur commune de toute l'humanit&eacute; : derri&egrave;re les barreaux, on s'aper&ccedil;oit finalement combien nous sommes tous de la m&ecirc;me humanit&eacute;.\"\u003C\u002Fp>\u003Cp>\n&nbsp;(p.57-60) : &laquo;&nbsp;Magdala est n&eacute; lors d'un&hellip;&nbsp; enterrement. M&ecirc;l&eacute;e depuis six ann&eacute;es &agrave; la vie de famille des d&eacute;munis du quartier de Lille Sud avec la biblioth&egrave;que de rue et l'universit&eacute; populaire en quart-monde, je partageais leurs soucis quotidiens. Et je d&eacute;couvrais aussi l'un des drames profonds des familles pauvres : m&ecirc;me leurs morts n'ont pas droit &agrave; un minimum de respect et de dignit&eacute;. \"On a une vie de chien, et on est enterr&eacute; au petit matin, en quelques minutes, comme des chiens ! &raquo;, me racontaient, &eacute;coeur&eacute;es, ces femmes tellement tristes et impuissantes face &agrave; la r&eacute;alit&eacute; de leur vie.\u003Cbr>\nC'est en assistant &agrave; l'enterrement b&acirc;cl&eacute; d'une jeune femme de 27 ans que j'ai pris toute la mesure de cette blessure inhumaine.\u003Cbr>\nTout est effectivement termin&eacute; en quelques minutes. M&ecirc;me le temps de deuil est vol&eacute; aux pauvres, si vite ignor&eacute;s, si rapidement oubli&eacute;s : &laquo; on ne vaut rien, jusque dans notre mort, on compte pour moins que rien &raquo;, constatent les femmes, de retour du cimeti&egrave;re...\u003Cbr>\nQuelle blessure bouleversante. Dans les quelques lignes d'un po&egrave;me de douleur, j'ai jet&eacute; les mots de ma r&eacute;volte : les cris des sans-voix et des sans-vie, le cri des rejet&eacute;s &agrave; qui il fallait redonner leur dignit&eacute; d'hommes et de femmes.\u003Cbr>\nL'Eglise elle-m&ecirc;me, &agrave; son tour, d&eacute;couvre combien la dignit&eacute; des personnes indigentes &eacute;tait bafou&eacute;e : les responsables paroissiaux avouent qu'ils n'avaient pas r&eacute;alis&eacute; dans quelles conditions les pauvres &eacute;taient port&eacute;s en terre. Et les familles d&eacute;munies ne demandent jamais rien ! Puisqu'elles n'ont pas de quoi payer, elles n'ont droit &agrave; rien&nbsp;: l'enterrement, comme le reste, ce n'est pas pour elle. L&rsquo;Eglise, c'est pour les riches !&nbsp;\u003Cbr>\nLa communaut&eacute; Magdala est n&eacute;e de cet &eacute;v&eacute;nement : qui que nous soyons, nous avons droit au respect. C'est une des intuitions de d&eacute;part de Magdala qui, encore apr&egrave;s le dernier souffle de vie, affirmait la dignit&eacute; d'homme et de femmes, de fils et de fille de Dieu.&nbsp;&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;(p.61-62) &laquo;&nbsp;Quand nous avons fond&eacute; la communaut&eacute;, le lundi de Pentec&ocirc;te 1986, nous ne lui avons pas tout de suite donn&eacute; un nom. Les personnes qui &eacute;taient l&agrave; connaissaient, pour la plupart, la mis&egrave;re, ou l'avaient durement &eacute;prouv&eacute;e. Ils &eacute;taient venus parce qu'ils avaient la conviction que la mis&egrave;re n'est pas une fatalit&eacute; et ils savaient aussi qu'on ne peut pas s'en sortir tout seul. Cr&eacute;er la communaut&eacute;, c'&eacute;tait rompre cet isolement si douloureux, essayer de se trouver des points communs, cr&eacute;er un d&eacute;but de vie commune, un espace et des temps communautaires.&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;(p.65-66) :&nbsp;&laquo;&nbsp;pour notre communaut&eacute;, c'est un tr&egrave;s beau signe, une promesse. Cette esp&eacute;rance est en nous : m&ecirc;me si nous sommes &agrave; terre, nous avons en nous des ressources. Pour peu que quelqu'un nous accompagne, et croie en nous. J&eacute;sus conna&icirc;t les ressources de chacun. &Agrave; Magdala, &agrave; la prison, je suis souvent dans l'admiration des ressources humaines de chacune et chacun, je suis &eacute;blouie de voir comment les gens r&eacute;sistent, combien les forces de vie sont pr&eacute;sentes pour chacun. \"L&egrave;ve-toi et marche\"&hellip; On en revient &agrave; notre devise. Quelqu'un a dit un jour, en assembl&eacute;e : &laquo; avec Magdala, j'ai appris &agrave; marcher la t&ecirc;te haute &raquo;. Je ne me lasse pas d'admirer et de m&eacute;diter le double mouvement de J&eacute;sus : ce mouvement d'abaissement de J&eacute;sus, et puis le contempler quand il se rel&egrave;ve avec Marie de Magdala&hellip;\u003Cbr>\nLorsque nous avons choisi ce nom de Magdala pour la communaut&eacute;, nous n'avons pas tout de suite r&eacute;alis&eacute; qu'elle &eacute;tait aussi le premier t&eacute;moin de la r&eacute;surrection&hellip; Quand J&eacute;sus rel&egrave;ve Marie et ne la condamne pas, elle n'imagine certainement pas qu'elle sera au rendez-vous du tombeau vide&hellip; Marie de Magdala, le premier ap&ocirc;tre ! Peut-&ecirc;tre que c'est encore une autre mani&egrave;re de dire que la Bonne Nouvelle est annonc&eacute;e aux pauvres. Avec une lourde responsabilit&eacute; : celle d'annoncer que J&eacute;sus est vivant ! Car Marie de Magdala, devant le ressuscit&eacute;, vit la Pentec&ocirc;te : elle est envoy&eacute;e vers ses fr&egrave;res. Et nous sommes tous envoy&eacute;s comme elle. Nous recevons de J&eacute;sus ressuscit&eacute; l'Esprit qui nous envoie en mission : &laquo; va trouver tes fr&egrave;res &raquo; (Jean 20, 17).\u003Cbr>\nCe n'est pas pr&eacute;somptueux de dire que le peuple de Magdala est appel&eacute; aujourd'hui &agrave; t&eacute;moigner : nous sommes invit&eacute;s &agrave; t&eacute;moigner du don qui nous est fait de fraterniser en communaut&eacute;, ce don de vivre petit &agrave; petit en fr&egrave;res et en s&oelig;urs.&nbsp;&raquo;&nbsp; &nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]