[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"published":9,"published_time":10,"changed":11,"changed_time":12,"full_changed_time":13,"created":9,"visual":14,"radios":16,"episode":28,"category":53,"body":59},"article","\u002Farticles\u002Fculture-et-societe\u002Fdhier-aux-gilets-jaunes-quelles-ont-ete-les-veritables-revolutions","27401","D'hier aux \"Gilets jaunes\", quelles ont été les véritables révolutions françaises?","À travers l'histoire de la consommation, et aussi celle des révolutions depuis deux siècles, resituer le mouvement des *Gilets jaunes dans une perspective historique","14 janvier 2019","22:00","27 février 2024","17:00","2024-02-27T17:00:28+01:00",{"url":15,"alt":15,"url_carre":15,"alt_carre":15},"",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"title":31,"digas":32,"published":33,"datetime":34,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":35,"visual":37,"show":40,"duration":46,"radios":47,"audio_file":50,"rolls":51},"81538","episode","D'hier aux Gilets jaunes, quelles ont été les véritables révolutions françaises?","PR-11163","2 août 2019","2019-08-02T19:30:00+02:00",[36],"Frédéric Mounier",{"alt":38,"url":39,"url_carre":15,"copyright":15},"©RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FRacines%20du%20pr%C3%A9sent%20%281%29.png.webp",{"id":41,"title":42,"alias":43,"visual":44,"description":45},"4756","Les Racines du présent","\u002Fculture\u002Fles-racines-du-present",{"url":39,"alt":38,"url_carre":15,"alt_carre":15},"\u003Cp>L’actualité s’enracine dans notre histoire. Chaque événement peut être relié au passé pour trouver des clés de compréhension. Relire l’histoire, c’est mieux connaître et comprendre le présent. Chaque semaine, Frédéric Mounier, auteur du blog \u003Ca href=\"http:\u002F\u002Fhistoire-actualite.blogs.la-croix.com\u002F\" rel=\" noopener\" target=\"_blank\">Les Racines du présent\u003C\u002Fa>, invite des historiens à croiser leurs regards sur un sujet contemporain pour mieux appréhender notre présent et envisager l’avenir.\u003C\u002Fp>\r\n","3540000",[48],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":49,"channelId":27},{"id":25,"name":26},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F72264641dc0f0978013fd78545e59771d3992bb4d45a3fd967e32523d5b5ee5b.mp3",{"podcast_not_roll":52},false,{"id":54,"type":55,"name":56,"alias":57,"description":58},"59393","category","Culture","\u002Fculture","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nMusique, cinéma, littérature, arts, histoire, : nos programmes consacrés à la culture répondent à un désir, celui de vous donner l'envie de comprendre et d'aimer le monde !\u003C\u002Fp>\r\n",[60],{"id":61,"target_paragraph_type":62,"target_wysiwyg":63},"41375","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Cette &eacute;mission est d&eacute;coup&eacute;e en deux temps :\u003C\u002Fstrong> Fr&eacute;d&eacute;ric Mounier aborde l'histoire de la consommation en France avec Jean-Claude Daumas, o&ugrave; il est question de l&rsquo;&eacute;volution du niveau de vie et de celle des in&eacute;galit&eacute;s sociales ; dans un second temps, Ga&euml;l Nofri dresse une typologie des r&eacute;volutions qui ont agit&eacute; le pays depuis 1789.\u003Ch2 class=\"rtecenter\">&nbsp;\u003C\u002Fh2>\u003Ch3>\u003Cstrong>Br&egrave;ve histoire de la consommation en France\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh3>\u003Ch2>\u003Cstrong>19e si&egrave;cle&nbsp;: une hausse du niveau de vie\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Jean-Claude Daumas revient sur une observation de Jules Michelet, qui notait la diffusion des &eacute;toffes de coton parmi les ouvriers. \u003C\u002Fstrong>C&rsquo;est l&agrave; le signe d&rsquo;une d&eacute;mocratisation des v&ecirc;tements, mais aussi d&rsquo;une transformation des rapports de classe&nbsp;: les ouvriers ne sont plus v&ecirc;tus de guenilles et acc&egrave;dent &agrave; une certaine dignit&eacute;. Le v&ecirc;tement remplace la fripe, pour la premi&egrave;re fois, les ouvriers ont des v&ecirc;tements neufs.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Cependant, la d&eacute;mocratisation de la consommation bute sur une insuffisance des revenus. \u003C\u002Fstrong>Les salaires des ouvriers sont toujours minimes. Les travailleurs sont, pour beaucoup, sujets &agrave; des journ&eacute;es de ch&ocirc;mage technique, notamment dans le textile. &Agrave; l&rsquo;oppos&eacute;, les typographes ou encore les ouvriers des usines de gaz disposent d&rsquo;une paie assez cons&eacute;quente, qui les rapproche de la petite bourgeoisie.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Les trente glorieuses\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Jean-Claude Daumas &eacute;crit&nbsp;de la p&eacute;riode des Trente Glorieuses&nbsp;:\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>&laquo;&nbsp;La course &agrave; la consommation a valeur de pl&eacute;biscite, elle associe croissance, consommation, bien-&ecirc;tre et r&eacute;duction des distances sociales, la recherche de la jouissance imm&eacute;diate et l&rsquo;identification du bien-&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;accumulation des choses&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fem>. Mais ce r&ecirc;ve est rest&eacute; tel&nbsp;: les in&eacute;galit&eacute;s sont toujours vive, l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;isation est une illusion.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Les Trente Glorieuses marquent l&rsquo;expansion de la consommation. \u003C\u002Fstrong>Tout le monde en profite, except&eacute; quelque 5 millions de Fran&ccedil;ais repr&eacute;sentant les 17% les plus pauvres. Toutefois, il ne faut pas n&eacute;gliger que les diff&eacute;rents groupes sociaux ne consomment pas de fa&ccedil;on semblable. Prenons l&rsquo;exemple de l&rsquo;automobile&nbsp;: si, en 1981, 70% des Fran&ccedil;ais poss&egrave;dent une voiture, les cadres ont des voitures haut de gamme alors que les ouvriers privil&eacute;gient les voitures populaires, d&rsquo;occasion.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Le creusement des in&eacute;galit&eacute;s sociales\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>&Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, les classes populaires et petites classes moyennes nourrissaient l&rsquo;espoir de rattraper les niveaux de vie plus &eacute;lev&eacute;s. \u003C\u002Fstrong>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970, il fallait 36 ans &agrave; un ouvrier pour rattraper le niveau de consommation d&rsquo;un cadre. Aujourd&rsquo;hui, il faudrait 165 ans &agrave; ce m&ecirc;me ouvrier&hellip;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>On remarque donc une profonde inqui&eacute;tude des classes populaires face &agrave; un avenir dans lequel elles ne peuvent plus se projeter.\u003C\u002Fstrong> Avec des questions centrales, comme celle du logement. Dans les quinze derni&egrave;res ann&eacute;es, pour les 10% de m&eacute;nages aux revenus les plus bas, la part du budget consacr&eacute;e au logement s&rsquo;est alourdie, passant de 31 &agrave; 42%. Pour les cadres, cette part passe de 10 &agrave; 11%...\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Fran&ccedil;ois Ernenwein rappelle que \u003Cem>&laquo;&nbsp;la question des in&eacute;galit&eacute;s est devenue le c&oelig;ur de la revendication des gilets jaunes&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>. Une fois les aspects conjoncturels mis de c&ocirc;t&eacute;, deux aspects majeurs ressortent&nbsp;: premi&egrave;rement, le droit &agrave; la parole, ensuite, une revendication mat&eacute;rielle.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch3>Retracer les constantes des r&eacute;volutions\u003C\u002Fh3>\u003Ch2>\u003Cstrong>La rupture de la l&eacute;galit&eacute;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>\u003Cem>\"La France est un peu un moteur &agrave; explosion\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>, explique Ga&euml;l Nofri. La r&eacute;volution na&icirc;t d&rsquo;une incapacit&eacute; de r&eacute;former. Elle na&icirc;t du constat que le contrat entre gouvernant et gouvern&eacute; est d&eacute;natur&eacute;. Le pouvoir ne per&ccedil;oit pas les signes ext&eacute;rieurs. Par exemple, Charles X en 1830 n&rsquo;a pas r&eacute;alis&eacute; qu&rsquo;apr&egrave;s la R&eacute;volution Fran&ccedil;aise, la soci&eacute;t&eacute; ne sera plus la m&ecirc;me, les rapports de force non plus.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Toute r&eacute;volution correspond &agrave; une violation de la l&eacute;galit&eacute;.\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>&nbsp;\"Si la r&eacute;forme est impossible, r&eacute;forme au sens de changement du syst&egrave;me par lui-m&ecirc;me dans le respect de ses propres r&egrave;gles, alors on aboutit &agrave; une r&eacute;volution.\"\u003C\u002Fem> Ceux qui veulent ce changement sont l&rsquo;expression d&rsquo;une minorit&eacute;. Une grande majorit&eacute; de la population est plus spectatrice qu&rsquo;actrice. Le d&eacute;sordre n&rsquo;obtient que rarement l&rsquo;assentiment du peuple.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Aujourd&rsquo;hui, la difficile association des individualit&eacute;s\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Fran&ccedil;ois Ernenwein soumet une seconde hypoth&egrave;se, au-del&agrave; de la rupture d&rsquo;un contrat social par le pouvoir.\u003C\u002Fstrong> La rupture, ici, ne s&rsquo;est-elle pas produite justement par un pouvoir qui d&eacute;stabilise &agrave; cause de la mont&eacute;e en puissance de l&rsquo;ultra-lib&eacute;ralisme&nbsp;?\u003Cbr>\nPour Ga&euml;l Nofri, le th&egrave;me de la consommation se noie dans le magma des revendications. On voit bien l&agrave;, dans ce mouvement, une addition des th&eacute;matiques&nbsp;: Europe, immigration, retraites, agriculteurs en col&egrave;re, RIC&hellip; Plus qu&rsquo;une r&eacute;volution, c&rsquo;est la fin d&rsquo;un syst&egrave;me de pens&eacute;e n&eacute; de 1968. Le syst&egrave;me d&rsquo;individu-roi rend la d&eacute;mocratie malade.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>On assiste &agrave; une perte du sens du commun.\u003C\u002Fstrong> Comment faire vivre des institutions quand le commun a disparu&nbsp;? Ga&euml;l Nofri fait un parall&egrave;le avec la r&eacute;volution du 6 f&eacute;vrier 1934, o&ugrave; divers groupes se r&eacute;unissent contre la Troisi&egrave;me R&eacute;publique, au cri de \"ce r&eacute;gime n&rsquo;est pas digne de nous\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Toute r&eacute;volution finit par p&eacute;rir\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Les r&eacute;volutions finissent toujours par essayer de durer dans le temps. \u003C\u002Fstrong>La population, sortie de son niveau de spectatrice et devenue actrice, n&rsquo;a pas envie de retourner &agrave; la l&eacute;galit&eacute;. On rappelle ici le boucher parisien Caboche qui fait r&eacute;gner la terreur dans Paris, ou encore le Comit&eacute; de salut public&hellip; Alors, le pouvoir essaie de renvoyer chez eux les r&eacute;volutionnaires.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]