[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":16,"episode":28,"category":60,"body":66},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fvisage-trace-de-linfini","23287","Visage, trace de l'infini","Le masque que nous portons pour nous protéger, les gestes barrières qui nous éloignent les un des autres, sommes-nous défigurés par ces mesures ?","8 septembre 2020","14:55","2020-09-08T14:55:27+02:00","8 juin 2020",{"url":14,"alt":15,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fphilippe_de_la_chapelle_70.jpg.webp","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"title":7,"partners":31,"digas":39,"published":12,"datetime":40,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":41,"visual":44,"show":47,"duration":53,"radios":54,"audio_file":57,"rolls":58},"69016","episode",[32],{"id":33,"title":34,"url":35,"logo":38},"1988","OFFICE CHRÉTIEN DES PERSONNES HANDICAPÉES",{"website":36,"alias":37},"http:\u002F\u002Foch.fr\u002F","\u002Fpartenaires\u002Foffice-chretien-des-personnes-handicapees","https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2025-01\u002Fimage003.png.webp","PR-21514","2020-06-08T06:55:00+02:00",[42,43],"Florence Gros","Simon Tatreaux",{"alt":45,"url":46,"url_carre":15,"copyright":15},"©RCF","https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2025-01\u002FLa%20chronique%20de%20l%27OCH.png.webp",{"id":48,"title":49,"alias":50,"visual":51,"description":52},"4429","La chronique de l'OCH","\u002Feconomie-et-societe\u002Fla-chronique-de-loch",{"url":46,"alt":45,"url_carre":15,"alt_carre":15},"\u003Cp>L'OCH, ou \u003Ca href=\"http:\u002F\u002Fwww.och.fr\u002F\" target=\"_blank\">Office chrétien des personnes handicapées\u003C\u002Fa>, est une association au service des personnes malades ou handicapées, de leurs familles et de leur entourage.&nbsp;Florence Gros, directrice de l'OCH, vous présente la chronique tous les mardis à 17h53.\u003C\u002Fp>\r\n","150000",[55],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":56,"channelId":27},{"id":25,"name":26},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F87e885a437dbdcd3d4569db72cd449a676f0b3bc7859e75ed8e700b768b2466a.mp3",{"podcast_not_roll":59},false,{"id":61,"type":62,"name":63,"alias":64,"description":65},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[67],{"id":68,"target_paragraph_type":69,"target_wysiwyg":70},"37261","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>&acirc;&#128;&#139;Depuis des semaines, nous enfilons un masque quand nous sortons.\u003C\u002Fstrong> Ca s&rsquo;ajoute &agrave; ces gestes &laquo;&nbsp;barri&egrave;res &raquo; auxquels nous essayons de nous habituer, notamment se tenir &agrave; distance de l&rsquo;autre.&nbsp;On s&rsquo;y plie par n&eacute;cessit&eacute;, mais on sent bien que c&rsquo;est contre notre nature profonde.\u003Cp>\u003Cstrong>&laquo;&nbsp;Ah non, pas le masque\u003C\u002Fstrong>, pas le masque&nbsp;! Ca d&eacute;figure&nbsp;&raquo;. Julien qui s&rsquo;exprime ainsi est autiste. Il r&eacute;pond &agrave; son chef qui lui demande, apr&egrave;s \u003Cstrong>le confinement\u003C\u002Fstrong>, de reprendre le travail en portant un masque. Le responsable est un peu d&eacute;stabilis&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ca ne d&eacute;figure pas, Julien, &ccedil;a cache le bas du visage&nbsp;&raquo; . La r&eacute;plique fuse&nbsp;: &laquo;&nbsp;Oui, c&rsquo;est &ccedil;a, &ccedil;a cache, on est d&eacute;figur&eacute;&nbsp;&raquo;. Julien a fini par accepter de mettre le masque. Son d&eacute;sir de reprendre une vie normale &eacute;tait tellement grand apr&egrave;s deux mois de solitude dans son studio&nbsp;! Mais il a soupir&eacute; avec un peu d&rsquo;angoisse&nbsp;: &laquo;&nbsp;&ccedil;a va durer toute la vie&nbsp;?&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Julien exprime &agrave; haute voix un ressenti qui peut traverser nombre d&rsquo;entre nous&nbsp;:\u003C\u002Fstrong> ce masque, cette distanciation physique, ne nous sont pas naturels. Ils nous contraignent, avec une part de violence que chacun vit avec plus ou moins d&rsquo;intensit&eacute;. Cacher le \u003Cstrong>visage\u003C\u002Fstrong>, s&rsquo;&eacute;carter du passant dans la rue, se refuser &agrave; toucher l&rsquo;autre pour exprimer selon les cas, l&rsquo;amiti&eacute;, l&rsquo;empathie, la compassion, tout cela nous fait souffrir, comme si une part de notre humanit&eacute; nous &eacute;tait interdite. C&rsquo;est vrai. Mais en m&ecirc;me temps on peut trouver d&rsquo;autres fa&ccedil;ons de nous exprimer&nbsp;? Dieu merci, nous faisons preuve d&rsquo;inventivit&eacute; pour compenser ce manque&nbsp;: en t&eacute;moignent par exemple ces yeux qui parfois sourient au-dessus du masque lorsque nous nous &eacute;cartons d&rsquo;un inconnu sur un trottoir trop &eacute;troit, comme si nous nous excusions mutuellement ainsi de ce geste de d&eacute;fiance impos&eacute;. Ou encore lorsque nous rencontrons des proches, ce foisonnement de mots d&rsquo;amiti&eacute; ou de bienveillance que nous d&eacute;ployons, qui viennent compenser la poign&eacute;e de mains ou l&rsquo;embrassade usuelles. Il n&rsquo;en reste pas moins que nous en souffrons, avec comme Julien, cette secr&egrave;te esp&eacute;rance que &ccedil;a ne va pas durer trop longtemps.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Ce manque ressenti, &ccedil;a nous rappelle que le corps est relation et le visage tout particuli&egrave;rement&nbsp;! \u003C\u002Fstrong>Le philosophe L&eacute;vinas s&rsquo;est particuli&egrave;rement int&eacute;ress&eacute; au langage du visage. &laquo;&nbsp;Il y a dans le visage une pauvret&eacute; essentielle, - &eacute;crit-il - une nudit&eacute; d&eacute;cente&nbsp;&raquo;. &nbsp;Il parle de &laquo;&nbsp;trace de l&rsquo;Infini&nbsp;dans \u003Cstrong>le visage\u003C\u002Fstrong> de l&rsquo;Autre&nbsp;&raquo;, et pour lui, voir le \u003Cstrong>visage\u003C\u002Fstrong>, c&rsquo;est voir infiniment plus qu&rsquo;il n&rsquo;est montr&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le visage est sens &agrave; lui seul&nbsp;&raquo; dit-il. Puissions-nous deviner cette trace de l&rsquo;Infini derri&egrave;re ces masques qui restent n&eacute;cessaires, et entendre la parole singuli&egrave;re et personnelle qui nous est adress&eacute;e par \u003Cstrong>le visage\u003C\u002Fstrong> de cet autre, si &eacute;tranger et si proche en m&ecirc;me temps&nbsp;!\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]