[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":15,"episode":27,"category":51,"body":57},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fvers-une-reforme-de-laccueil-des-mineurs-etrangers","29554","Vers une réforme de l'accueil des mineurs étrangers?","En France, l'accueil des mineurs isolés étrangers et des mineurs non-accompagnés est de plus en plus difficile.","24 juin 2021","20:02","2021-06-24T20:02:49+02:00","12 mars 2018",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"title":7,"digas":30,"published":12,"datetime":31,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":32,"visual":35,"show":38,"duration":44,"radios":45,"audio_file":48,"rolls":49},"82029","episode","UAC-36457","2018-03-12T07:18:00+01:00",[33,34],"Jean-Baptiste Labeur","Étienne Pépin",{"alt":36,"url":37,"url_carre":14,"copyright":14},"Le dossier de la rédaction © RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":43},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":37,"alt":36,"url_carre":14,"alt_carre":14},"\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[46],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":47,"channelId":26},{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002Fcebcab30988aada60b15cc304706c0c680fecf5f9d4cc3e8573886f61346904f.mp3",{"podcast_not_roll":50},false,{"id":52,"type":53,"name":54,"alias":55,"description":56},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[58],{"id":59,"target_paragraph_type":60,"target_wysiwyg":61},"43528","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>On les appelle MIE, pour mineurs isol&eacute;s &eacute;trangers, ou MNA, pour mineurs non-accompagn&eacute;s. \u003C\u002Fstrong>Ces jeunes migrants sont de plus en plus nombreux. Leur accueil en France est de plus en plus compliqu&eacute; avec des dispositifs d&rsquo;h&eacute;bergement et de suivi totalement satur&eacute;s.&nbsp;&nbsp;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch2>Mineurs isol&eacute;s: les d&eacute;partements en premi&egrave;re ligne\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Le sujet est tr&egrave;s sensible, et fait l&rsquo;objet de discussions lundi 12 mars entre le Premier ministre et l&rsquo;Assembl&eacute;e des d&eacute;partements de France. \u003C\u002Fstrong>Les conseils d&eacute;partementaux et les associations qui viennent en aide &agrave; ces jeunes migrants, attendent une r&eacute;action de l&rsquo;Etat.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>L'an dernier, le nombre de jeunes migrants mineurs seuls a explos&eacute;.\u003C\u002Fstrong> Pr&egrave;s de 15 000 de ces jeunes ont &eacute;t&eacute; confi&eacute;s &agrave; l'aide sociale &agrave; l'enfance, soit une hausse de 85 % sur un an. Aujourd&rsquo;hui leur nombre \"d&eacute;passerait&nbsp;les 25 000\" selon un rapport command&eacute; par Matignon &agrave; l'inspection g&eacute;n&eacute;rale des affaires sociales, l'assembl&eacute;e des d&eacute;partements de France et l'inspection g&eacute;n&eacute;rale de la justice.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Aujourd'hui, la mise &agrave; l&rsquo;abri de ces mineurs rel&egrave;ve des d&eacute;partements et le ph&eacute;nom&egrave;ne surcharge les dispositifs d'aide &agrave; l'enfance qui ne sont initialement pas con&ccedil;us pour eux.\u003C\u002Fstrong> Ce qui pose un probl&egrave;me logistique et &eacute;conomique comme l&rsquo;explique le pr&eacute;sident du Conseil d&eacute;partemental du Nord. Ren&eacute; Lecerf au micro d&rsquo;Elise Le Mer.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\n\tDeux options envisag&eacute;es pour g&eacute;rer ces mineurs\u003C\u002Fh2>\u003Cp>&nbsp;\u003Cstrong>Deux options sont aujourd'hui sur la table avec des r&eacute;percussions diff&eacute;rentes.\u003C\u002Fstrong> Le rapport remis au Premier ministre envisage un premier scenario qui pr&eacute;voit \"que l'Etat rembourse les d&eacute;partements\" avec une \"augmentation significative de sa participation financi&egrave;re\" mais des \"comp&eacute;tences inchang&eacute;es\". Son co&ucirc;t varierait entre 70 et 106 millions d'euros par an.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Le second sc&eacute;nario, qui a d&rsquo;avantage la faveur des d&eacute;partements, envisage un \"transfert des comp&eacute;tences &agrave; l'Etat\" en mati&egrave;re de mise &agrave; l'abri et d'&eacute;valuation des mineurs, pour un co&ucirc;t &eacute;valu&eacute; &agrave; 125 millions d'euros par an. \u003C\u002Fstrong>Cela supposerait de cr&eacute;er un \"parc sp&eacute;cifique d'h&eacute;bergement\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Le pr&eacute;fet serait responsable de la mise en &oelig;uvre de l'&eacute;valuation. \u003C\u002Fstrong>Mais les associations d&rsquo;aides aux migrants ne sont pas favorables &agrave; ce que ces migrants mineurs passent du giron du minist&egrave;re de la Justice &agrave; celui de l&rsquo;Int&eacute;rieur. Il y a la question de la mise &agrave; l'abri de ces mineurs, mais &eacute;galement celle de l'&eacute;valuation de ces jeunes.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\n\tMineurs et majeurs, un traitement diff&eacute;rent\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Et notamment en ce qui concerne leur &acirc;ge. Sont-ils r&eacute;ellement mineurs ?\u003C\u002Fstrong> Il y a eu 50 000 &eacute;valuations l&rsquo;an dernier. En moyenne chaque &eacute;valuation dure 40 jours afin de v&eacute;rifier les documents administratifs en la possession du jeune, s'il en a. Ce qui n&rsquo;est pas toujours le cas. Effectuer des entretiens, traduire, pratiquer des examens m&eacute;dicaux avec des analyses osseuses pour d&eacute;terminer si la croissance est achev&eacute;e par exemple. Le probl&egrave;me est que cette &eacute;valuation n&rsquo;est pas uniforme sur le territoire national. Certains jeunes passent ainsi d&rsquo;un d&eacute;partement &agrave; un autre. Pour la Cimade, la remise &agrave; plat s&rsquo;impose mais pas n&rsquo;importe comment.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Le rapport&nbsp;&nbsp;remis &agrave; Edouard Philippe propose d&rsquo;organiser un \"bilan de sant&eacute; syst&eacute;matique\" et la cr&eacute;ation d'un \"fichier national biom&eacute;trique\". \u003C\u002Fstrong>La Cimade et d&rsquo;autres structures s&rsquo;y opposent. De son cot&eacute;, la semaine derni&egrave;re, le D&eacute;fenseur des droits, Jacques Toubon, a quant &agrave; lui insist&eacute; sur l&rsquo;importance de la qualit&eacute; de cette &eacute;valuation.&nbsp;&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Il propose l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un guide national &agrave; destination des op&eacute;rateurs et des d&eacute;partements, proscrivant les examens d&rsquo;&acirc;ge osseux, et d&eacute;crivant les proc&eacute;dures qui pr&eacute;servent la dignit&eacute; des personnes. \u003C\u002Fstrong>Le D&eacute;fenseur des droits pr&eacute;conise&nbsp;la cr&eacute;ation d&rsquo;un v&eacute;ritable administrateur&nbsp;ad hoc, ind&eacute;pendant, financ&eacute; par l&rsquo;Etat, nomm&eacute; pour accompagner le jeune jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;une d&eacute;cision d&eacute;finitive ait &eacute;t&eacute; rendue le concernant.&nbsp;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Reste enfin l'&eacute;pineuse question des jeunes qui ont &eacute;t&eacute; &eacute;valu&eacute;s comme majeurs, mais qui contestent cette &eacute;valuation en saisissant le juge. \u003C\u002Fstrong>C'est l'un des probl&egrave;mes les plus complexes du dossier des MIE. Ceux-ci \"peuvent passer plusieurs mois &agrave; la rue\", reconna&icirc;t le rapport, qui note que leur mise &agrave; l'abri syst&eacute;matique co&ucirc;terait entre 24 et 108 millions d'euros, selon la dur&eacute;e des recours. Pour Pierre Henry directeur de France Terre d'Asile, le fond du probl&egrave;me n&rsquo;est pas une question d&rsquo;&acirc;ge mais bien le manque g&eacute;n&eacute;ral de structures pour g&eacute;rer les migrants vuln&eacute;rables en France.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Le D&eacute;fenseur des droits d&eacute;plore d&rsquo;ailleurs une diminution des contrats \"jeunes majeurs\" induisant des fins de prises en charge brutales et parfois dramatiques. \u003C\u002Fstrong>Il s&rsquo;est ainsi r&eacute;cemment saisi d&rsquo;office apr&egrave;s le suicide d&rsquo;un jeune majeur, ancien mineur non accompagn&eacute;. Il appelle l&rsquo;Etat &agrave; s&rsquo;impliquer davantage dans le soutien aux jeunes majeurs en renfor&ccedil;ant les dispositifs d&rsquo;h&eacute;bergement et d&rsquo;accompagnement social pour les jeunes de 18 &agrave; 25 ans.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]