[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"changed":8,"changed_time":9,"full_changed_time":10,"created":8,"visual":11,"radios":13,"category":25,"body":31},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fveaux-vaches-cochons-le-mythe-de-la-france-rurale","29586","Veaux, vaches, cochons : le mythe de la France rurale","7 mars 2018","10:46","2018-03-07T10:46:09+01:00",{"url":12,"alt":12,"url_carre":12,"alt_carre":12},"",[14],{"id":15,"name":16,"code":17,"shortname":18,"liveURL":19,"alias":20,"region":21,"channelId":24},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":22,"name":23},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":26,"type":27,"name":28,"alias":29,"description":30},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[32],{"id":33,"target_paragraph_type":34,"target_wysiwyg":35},"43560","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Le Salon de l&rsquo;Agriculture a ferm&eacute;. Adieu veaux, vaches, cochons\u003C\u002Fstrong>. La France est triste, comme un lendemain de f&ecirc;te. Avec les&nbsp;Charolaises, les Montb&eacute;liardes et les Normandes, avec ces&nbsp;vaches en transhumance &agrave; Paris, on s&rsquo;&eacute;tait r&ecirc;v&eacute; en habitants d&rsquo;un pays de Cocagne, o&ugrave; broutent tranquillement les troupeaux, o&ugrave; les arbres verdissent, o&ugrave; les fleurs fleurissent, et o&ugrave; les paysans labourent.\u003Cp>\u003Cstrong>Il y a peu encore, la France &eacute;tait un pays rural, un monde de fermes et d&rsquo;agriculteurs.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Mais les ann&eacute;es 1960 marquent la fin du village, la fin de cette France des campagnes. D&eacute;sormais, c&rsquo;est la ville qui est en charge du destin national, et les campagnes ne sont plus que des p&eacute;riph&eacute;ries urbaines. L&rsquo;uniformisation de la culture, des mani&egrave;res de parler, de s&rsquo;habiller et de vivre a fait le reste&nbsp;: impossible de nos jours de distinguer r&eacute;ellement les citadins des non-citadins. C&rsquo;en est d&eacute;finitivement fini du village.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Et pourtant, la France r&ecirc;ve toujours au son des clochers et au rythme des moissons\u003C\u002Fstrong>. Et pourtant les Fran&ccedil;ais continuent &agrave; faire pousser le bonheur dans les pr&eacute;s. A croire que la vie &agrave; la campagne serait comme d&eacute;positaire d&rsquo;un id&eacute;al, d&rsquo;une authenticit&eacute;, que la vie urbaine n&rsquo;a pas. En harmonie avec la nature,&nbsp;au diapason des saisons,&nbsp;&agrave; l&rsquo;abri des exc&egrave;s et de tous les artifices de la ville, nous serions plus heureux. Dans&nbsp;une soci&eacute;t&eacute; &agrave; taille humaine, o&ugrave; tous se connaissent, o&ugrave; tous se saluent, o&ugrave; l&rsquo;on n&rsquo;est jamais seul mais jamais importun&eacute; non plus, o&ugrave; le voisin est un camarade : voil&agrave; ce que serait le vrai vivre-ensemble.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Tout &ccedil;a pendant que dure le Salon de l&rsquo;Agriculture, la France r&eacute;active le mythe rousseauiste non pas du bon sauvage mais du villageois heureux.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Car rousseauistes nous sommes, et rousseauistes nous resterons.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>La France est un pays de citadins qui a la nostalgie de la campagne.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Et, &agrave; la suite de Rousseau, nous entonnons&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;extr&ecirc;me in&eacute;galit&eacute;, l&rsquo;exc&egrave;s de travail, les aliments trop recherch&eacute;s des riches, la mauvaise nourriture des pauvres, les fatigues, l&rsquo;&eacute;puisement&nbsp;&raquo;, voil&agrave; ce que nous a apport&eacute; la ville. H&eacute;las, le Salon de l&rsquo;Agriculture a ferm&eacute;. Adieu veaux, vaches, cochons.&nbsp;&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]