[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":13,"visual":14,"radios":16,"episode":28,"category":50,"body":56},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fvaccin-spoutnikv-quand-le-politique-depasse-le-sanitaire","20022","Clara Gabillet","Vaccin Spoutnik-V: quand le politique dépasse le sanitaire","Le vaccin russe Spoutnik-V divise. Il est au cœur de tensions politiques entre la Russie et l’Union européenne qui affirme n’en avoir pas besoin, malgré une pénurie de doses. ","29 juin 2021","20:06","2021-06-29T20:06:09+02:00","25 mars 2021",{"url":15,"alt":15,"url_carre":15,"alt_carre":15},"",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"title":8,"digas":31,"published":13,"datetime":32,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":33,"visual":34,"show":37,"duration":43,"radios":44,"audio_file":47,"rolls":48},"79831","episode","UA-168064","2021-03-25T07:13:00+01:00",[7],{"alt":35,"url":36,"url_carre":15,"copyright":15},"Le dossier de la rédaction © RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp",{"id":38,"title":39,"alias":40,"visual":41,"description":42},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":36,"alt":35,"url_carre":15,"alt_carre":15},"\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[45],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":46,"channelId":27},{"id":25,"name":26},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F4c5505f4d8e43137f53b3f2154284524dd9b6f9dbdea63abde1d4c38a585c531.mp3",{"podcast_not_roll":49},false,{"id":51,"type":52,"name":53,"alias":54,"description":55},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[57],{"id":58,"target_paragraph_type":59,"target_wysiwyg":60},"33996","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>C&rsquo;est le premier des trois vaccins d&eacute;velopp&eacute;s par la Russie. \u003C\u002Fstrong>Trop rapidement selon certains. Il a &eacute;t&eacute; &eacute;labor&eacute; selon la m&ecirc;me technique qu&rsquo;AstraZeneca, gr&acirc;ce au \"vecteur viral\". Deux doses sont n&eacute;c&eacute;ssaires &agrave; 21 jours d&rsquo;intervalle. Et il pr&eacute;sente deux atouts. D&rsquo;abord son prix : moins de 10 dollars la dose, ce qui en fait l&rsquo;un des vaccins les moins chers du march&eacute;. \u003Cstrong>Mais aussi son efficacit&eacute; : plus de 91,6 % selon la vue m&eacute;dicale The Lancet.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003Ch2>\u003Cstrong>Un vaccin&nbsp;tr&egrave;s important pour la Russie...\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Spoutnik, son nom, fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une grande victoire pour la Russie : la mise en orbite en 1957 du premier satellite. \u003Cstrong>Vous l&rsquo;aurez compris, cela repr&eacute;sente beaucoup pour la Russie, au-del&agrave; m&ecirc;me du plan sanitaire.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\u003Cem>\"Il n&rsquo;allait pas de soi que la Russie soit en mesure de concevoir un vaccin aussi rapidement. L'id&eacute;e re&ccedil;ue, c&rsquo;est que l&rsquo;&eacute;tat de la m&eacute;decine en Russie est d&eacute;grad&eacute;. C&rsquo;est aussi un nouveau vecteur de diplomatie pour la Russie\"\u003C\u002Fem>, explique Igor Delano&euml;, directeur adjoint de l&rsquo;Observatoire franco russe &agrave; Moscou.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>...Mais dont l'Union europ&eacute;enne affirme ne pas avoir besoin\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Mais l&rsquo;Union europ&eacute;enne ne l&rsquo;entend pas de la m&ecirc;me fa&ccedil;on. \u003Cstrong>Thierry Breton, le commissaire europ&eacute;en en charge de la vaccination a assur&eacute; sur TF1 que l&rsquo;Union europ&eacute;enne n&rsquo;avait pas besoin du vaccin Spoutnik-V. \u003C\u002Fstrong>Un message auquel le pr&eacute;sident russe a r&eacute;pondu : \u003Cem>\"On peut se demander quels sont les int&eacute;r&ecirc;ts prot&eacute;g&eacute;s, ceux des laboratoires pharmaceutiques ou ceux des Europ&eacute;ens\"\u003C\u002Fem>.\u003C\u002Fp>\u003Cp>La Commission europ&eacute;enne confirme que les doses command&eacute;es &agrave; Pfizer-BioNtech, Moderna et AstraZeneca seront suffisantes. \u003Cem>\"Nous pouvons d&eacute;cider &agrave; tout moment d&rsquo;&eacute;tendre le portefeuille des vaccins &agrave; un nouveau vaccin. Ce n&rsquo;est pas ferm&eacute;. Nous pensons qu&rsquo;avec les lignes de production que nous avons &eacute;tablies, nous serons en mesure d&rsquo;assurer la vaccination de 70 % de la population adulte dans l&rsquo;&eacute;t&eacute;\"\u003C\u002Fem>, pr&eacute;cise son porte-parole charg&eacute; de la Sant&eacute; Stefan de Keersmaecker.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour l&rsquo;instant, le vaccin n&rsquo;a pas encore &eacute;t&eacute; autoris&eacute; par l&rsquo;Agence europ&eacute;enne du m&eacute;dicament, une &eacute;tape obligatoire avant la mise sur le march&eacute;.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Un sujet qui divise entre pays europ&eacute;ens\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Le sujet divise au sein m&ecirc;me des &Eacute;tats membres. \u003Cstrong>La chanceli&egrave;re Angela Merkel s&rsquo;est montr&eacute;e favorable &agrave; ce vaccin et n&rsquo;exclut pas d&rsquo;en commander en cas de besoin. \u003C\u002Fstrong>La France, elle, reste sur la ligne europ&eacute;enne. Et l&rsquo;Italie a fait le choix d&rsquo;en produire d&egrave;s juillet, sans attendre d&rsquo;autorisation.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Ces divergences soulignent les difficult&eacute;s de l&rsquo;Union europ&eacute;enne &agrave; vacciner. \u003Cstrong>Commander Spoutnik-V serait un aveu d&rsquo;&eacute;chec selon Patrick Martin-Genier. \u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"L&rsquo;Union europ&eacute;enne a sign&eacute; des contrats tr&egrave;s importants avec d&rsquo;autres firmes donc &ccedil;a remet en cause sa strat&eacute;gie. Ce serait reconna&icirc;tre sur le fond un &eacute;chec de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, l&rsquo;obligation d&rsquo;aller voir ailleurs. Ce serait montrer que nous sommes d&eacute;pendants d&rsquo;une puissance qui n&rsquo;est pas n&eacute;c&eacute;ssairement alli&eacute;e et favorable &agrave; l&rsquo;UE\"\u003C\u002Fem>, d&eacute;taille l&rsquo;enseignant &agrave; Sciences Po Paris et sp&eacute;cialiste des questions europ&eacute;ennes.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Les divergences existent depuis longtemps. Mais r&eacute;cemment, il a notamment eu l&rsquo;affaire Navalny, du nom de l&rsquo;opposant au r&eacute;gime, dont l&rsquo;empoisonnement et l&rsquo;emprisonnement sont d&eacute;nonc&eacute;s par les puissances occidentales.&nbsp;\u003Cstrong>En refusant le vaccin, l&rsquo;Union europ&eacute;enne s&rsquo;oppose donc &agrave; la Russie.\u003C\u002Fstrong> Une r&eacute;ponse qui &eacute;tait quelque peu attendue. \u003Cem>\"C&rsquo;est une forme d&rsquo;incoh&eacute;rence puisqu&rsquo;on sait que la situation sanitaire est loin d&rsquo;&ecirc;tre recommandable en Europe. En g&eacute;n&eacute;ral, la perception ici c'est que quand la Russie fait des propositions, c&rsquo;est balay&eacute; d&rsquo;un revers de la main par les Occidentaux\"\u003C\u002Fem>, analyse Igor Delano&euml;.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Les int&eacute;r&ecirc;ts sanitaires mis de c&ocirc;t&eacute;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Alors que la vaccination devient de plus en plus urgente, les doses se font attendre dans les pays membres de l&rsquo;Union europ&eacute;enne. \u003Cstrong>Dans cette conjoncture, faire passer les enjeux politiques avant ceux de sant&eacute; semble dangereux.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"On voit bien que l&rsquo;on manque de vaccins dans tous les pays membres de l&rsquo;UE. On ne peut pas dire qu&rsquo;il y ait un trop plein de vaccin. Ce sont des motifs de g&eacute;opolitiques qui l&rsquo;emportent sur des motifs de sant&eacute; publique. L'&eacute;tat des relations est tr&egrave;s mauvais, ce qui fait que l&rsquo;UE a voulu priver la Russie d&rsquo;un succ&egrave;s d&rsquo;estime\",\u003C\u002Fem>&nbsp;conclut Pascal Boniface, fondateur et directeur de l&rsquo;Institut des relations internationales et strat&eacute;giques (IRIS).&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Pour l&rsquo;heure l&rsquo;Agence europ&eacute;enne du m&eacute;dicament planche encore sur le vaccin Spoutnik-V. \u003Cstrong>Les autorit&eacute;s russes ont assur&eacute; pouvoir en fournir &agrave; 50 millions d&rsquo;Europ&eacute;ens au mois de juin.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]