[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":17,"category":29,"body":35},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fune-spiritualite-du-deuil-par-sylvie-germain","28663","Béatrice Soltner","Une spiritualité du deuil par Sylvie Germain","La vie est un chemin de dépouillement. Il faudra perdre ses illusions et ses idées toutes faites. Et aussi débarrasser Dieu de tous ses oripeaux...","19 juillet 2018","09:38","2018-07-19T09:38:51+02:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Feloge_de_la_rupture_sylvie_germain_v.jpg.webp","DR - Sylvie Germain","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"name":32,"alias":33,"description":34},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[36],{"id":37,"target_paragraph_type":38,"target_wysiwyg":39},"42637","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cem>\u003Cstrong>\"C&rsquo;est en mourant qu&rsquo;on ressuscite &agrave; l&rsquo;&eacute;ternelle vie\"\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>, dit la pri&egrave;re de saint Fran&ccedil;ois d'Assise. En janvier 2017, les &eacute;ditions Descl&eacute;e de Brouwer ont r&eacute;&eacute;dit&eacute; l'ouvrage \"Mourir un peu\", que Sylvie Germain avait publi&eacute; en 1997. \"Mourir un peu\", c'est-&agrave;-dire \"mourir &agrave; soi\" : mourir \"en tant qu'ego hyper encombrant, narcissique, referm&eacute; sur soi m&ecirc;me\", mourir &agrave; ses pr&eacute;jug&eacute;s, y compris sur Dieu...\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch3 class=\"rtecenter\">\u003Cstrong>\u003Cem>Il est sage de dire qu'il restera \"toujours quelque chose d'inconsolable en nous\" et d'admettre qu'un deuil, \"quel qu'il soit, nous prend toujours au d&eacute;pourvu\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh3>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>tout au long de la vie, ces morts qui adviennent\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>\"Mourir pour vivre davantage\", voil&agrave; qui semble paradoxal mais qui doit&nbsp;se comprendre d'un&nbsp;point de vue spirituel.\u003C\u002Fstrong> Il s'agit, nous dit Sylvie Germain de \"d&eacute;couvrir d'autres aspects de la vie\". Quand on y r&eacute;fl&eacute;chit, \"la travers&eacute;e d'une vie ne se passe jamais sans deuil\". Il y a la perte d'un ami, d'un membre de sa famille. Mais aussi la perte de ses id&eacute;aux, de ses illusions. \"\u003Cem>Ces formes de morts plus ou moins graves qui jalonnent nos vies.\u003C\u002Fem>\"\u003C\u002Fp>\u003Cp>\t\u003Cstrong>De ces morts&nbsp;il ne faut pas chercher &agrave; \"s'en pr&eacute;munir\", pour l'&eacute;crivain.\u003C\u002Fstrong> Car si l'on cherche tout de suite &agrave; &ecirc;tre consol&eacute;, \"on passe &agrave; c&ocirc;t&eacute; de quelque chose d'essentiel\". Il est sage de dire qu'il restera \"toujours quelque chose d'inconsolable en nous\" et d'admettre qu'un deuil, \"quel qu'il soit, nous prend toujours au d&eacute;pourvu\". Or dans notre soci&eacute;t&eacute;, tout est fait pour \"gommer\" la mort, \"sous toutes ses formes\".\u003Cbr>\n\t&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp class=\"rteindent2\">\"\u003Cem>Devance toute s&eacute;paration comme si elle &eacute;tait derri&egrave;re toi,\u003Cbr>\n\tSemblable &agrave; l'hiver qui &agrave; l'instant s'en va.\u003Cbr>\n\tCar parmi les hivers, il en est un sans fin, tel que,\u003Cbr>\n\tl'ayant surmont&eacute;, ton c&oelig;ur en tout survivra.\u003C\u002Fem>\"\u003Cbr>\n\tRainer Maria RILKE (1875-1926)\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>la d&eacute;possesssion, un travail spirituel\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>\"Devance toute s&eacute;paration\", dit le po&egrave;te. \u003C\u002Fstrong>C'est ce que font, pour Sylvie Germain, un moine ou une moniale, lorsqu'ils font v&oelig;u de pauvret&eacute;, de chastet&eacute;, d'ob&eacute;issance. Des v&oelig;ux qui couvrent tout de notre rapport aux autres et aux choses. Un renoncement &agrave; soi, &agrave; ses envies. \"\u003Cem>Un jeu constant de r&eacute;ajustement avec soi-m&ecirc;me.\u003C\u002Fem>\"\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch4>\u003Cem>&Eacute;mission enregistr&eacute;e en f&eacute;vrier 2017\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fh4>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]