[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":13,"visual":14,"radios":16,"episode":28,"category":50,"body":56},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fune-centrale-denergie-solaire-a-tchernobyl","29914","Florence Gault","Une centrale d'énergie solaire à Tchernobyl","Trente et un ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, l'Ukraine s'apprête à inaugurer sa première centrale solaire dans la zone contaminée. ","26 juin 2021","20:01","2021-06-26T20:01:08+02:00","24 janvier 2018",{"url":15,"alt":15,"url_carre":15,"alt_carre":15},"",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"title":8,"digas":31,"published":13,"datetime":32,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":33,"visual":34,"show":37,"duration":43,"radios":44,"audio_file":47,"rolls":48},"82111","episode","UAC-34293","2018-01-24T07:18:00+01:00",[7],{"alt":35,"url":36,"url_carre":15,"copyright":15},"Le dossier de la rédaction © RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp",{"id":38,"title":39,"alias":40,"visual":41,"description":42},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":36,"alt":35,"url_carre":15,"alt_carre":15},"\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[45],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":46,"channelId":27},{"id":25,"name":26},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002Fcef27b5bd558511309d2b278ee57db0cd494f7987e28edcecf8d4ebf4f858bcf.mp3",{"podcast_not_roll":49},false,{"id":51,"type":52,"name":53,"alias":54,"description":55},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[57],{"id":58,"target_paragraph_type":59,"target_wysiwyg":60},"43888","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>L'Ukraine veut aujourd'hui se tourner vers l'avenir et tourner la page de la catastrophe de Tchernobyl, m&ecirc;me si les s&eacute;quelles en sont encore visibles.\u003C\u002Fstrong> Aujourd'hui, deux mille kilom&egrave;tres carr&eacute;s sont &agrave; l'abandon depuis l'explosion du r&eacute;acteur nucl&eacute;aire le 26 avril 1986. A cause des radiations, il est impossible d'y habiter ou de cultiver des terres. Pour reprendre possession de cette zone, les autorit&eacute;s ont eu une id&eacute;e : y construire une centrale solaire.\u003Ch2>Des panneaux solaires &agrave; Tchernobyl\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Le projet a &eacute;t&eacute; confi&eacute; &agrave; une entreprise ukraino-allemande.\u003C\u002Fstrong> Son nom : Solar Chernobyl.&nbsp; Un projet qui consiste &agrave; installer 3 800 panneaux photovolta&iuml;ques sur 1,6 hectare, l'&eacute;quivalent de deux terrains de football. Il s'agit d'une petite centrale puisqu'elle ne devrait produire qu'un m&eacute;gawatt, pour un co&ucirc;t total d'un million d'euros. Yevguen Variagin, le directeur de Solar Chernobyl, a expliqu&eacute; &agrave; RCF ce que repr&eacute;sentait pour lui un tel projet.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>'C'est le projet r&ecirc;v&eacute; pour montrer que mettre en place un march&eacute; de la transition &eacute;nerg&eacute;tique en Ukraine est possible.\u003C\u002Fstrong> Et que si nous avons &agrave; disposition un lieu comme Tchernobyl, c'est le meilleur endroit pour mener un projet d'&eacute;lectricit&eacute; verte. Car rien d'autre n'est possible ici' lance-t-il notamment.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>La centrale se trouve &agrave; seulement une centaine de m&egrave;tres du nouveau 'sarcophage' en acier &eacute;tanche qui recouvre les restes du réacteur accidenté de Tchernobyl. \u003C\u002Fstrong>Un certain nombre de pr&eacute;cautions est donc n&eacute;cessaire. Les panneaux sont par exemple sur&eacute;lev&eacute;s pour ne pas creuser le sol irradi&eacute;. L'entreprise affirme toutefois qu'il n'y a pas de risque pour les employ&eacute;s.&nbsp;\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>La communaut&eacute; scientifique divis&eacute;e sur le sujet\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Une initiative qui divise la communaut&eacute; scientifique, &agrave; plusieurs titres. \u003C\u002Fstrong>D'une part, parce que m&ecirc;me si l'entreprise affirme qu'il n'y a aucun danger, se rendre quotidiennement dans un environnement irradi&eacute; pose question. D'apr&egrave;s les autorit&eacute;s ukrainiennes, si une prudente exploitation industrielle est possible, l'homme ne pourra pas revenir vivre dans cette zone 'pendant encore 24 000 ans'. Bernard Laponche est physicien nucl&eacute;aire et membre de l'association Global Chance, qui contribue &agrave; la prise de conscience des menaces qui p&egrave;sent sur l'environnement. Pour lui, installer cette centrale &agrave; cet endroit est une id&eacute;e qui se d&eacute;fend.&nbsp;&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Mais il&nbsp;y a un deuxi&egrave;me sujet d'inqui&eacute;tude.\u003C\u002Fstrong> Alors que la France envisage de fermer 17 r&eacute;acteurs nucl&eacute;aires, les centrales nucl&eacute;aires ukrainiennes, dont la dur&eacute;e de vie est d&eacute;pass&eacute;e, constituent une menace &eacute;ventuelle pour l'Europe. L'Europe, o&ugrave; le risque nucl&eacute;aire est aujourd'hui tr&egrave;s grand, comme le rappelle le physicien nucl&eacute;aire Bernard Laponche.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Cette centrale solaire est &eacute;galement symbolique.\u003C\u002Fstrong> Un moyen de redonner une seconde vie &agrave; la zone d'exclusion de Tchernobyl. Imaginez, Pripiat, &agrave; trois kilom&egrave;tres de la centrale : au moment de la catastrophe, pr&egrave;s de 50 000 personnes vivent sur place. Trente ans apr&egrave;s, la zone est toujours interdite, et telle Pomp&eacute;i, est devenue une ville fant&ocirc;me. M&ecirc;me si une centaine de personnes y vivent, surtout des retrait&eacute;s, &agrave; leurs risques et p&eacute;rils.\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Sortir du trou noir de Tchernobyl\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour Yevguen Variagin, le directeur de Solar Chernobyl, construire cette centrale solaire, c'est une mani&egrave;re d'aider son pays &agrave; se reconstruire.\u003C\u002Fstrong> 'Rien ne s'est pass&eacute; depuis tout ce temps&hellip; C'est devenu comme un trou noir en Ukraine. Et nous voulons consacrer nos efforts &agrave; montrer au monde et aux Ukrainiens que nous nous en pr&eacute;occupons. Que les entreprises ukrainiennes s'en pr&eacute;occupent. Et que pas apr&egrave;s pas, petit &agrave; petit, nous pouvons transformer cette terre hostile en un lieu dont nous pouvons obtenir des r&eacute;sultats positifs. Pour les Ukrainiens, pour la soci&eacute;t&eacute; ukrainienne' ajoute-t-il.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Juste apr&egrave;s la catastrophe de 1986, les autorit&eacute;s sovi&eacute;tiques ont b&acirc;ti artificiellement une ville sur une for&ecirc;t, &agrave; 30 kilom&egrave;tres de la centrale, pour loger les ouvriers liquidateurs. \u003C\u002Fstrong>La ville s'appelle Slavoutytch. C'est la plus jeune ville d'Ukraine. 25 000 personnes y vivaient jusqu'&agrave; ce que les autorit&eacute;s d&eacute;cident en d&eacute;cembre 2000, sous la pression internationale, de fermer les trois r&eacute;acteurs de Tchernobyl encore en marche.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Une catastrophe pour la ville puisque 9 000 habitants travaillaient alors pour la centrale. \u003C\u002Fstrong>Ceux qui sont rest&eacute;s ont pu travailler en partie sur la construction du sarcophage pour le r&eacute;acteur num&eacute;ro 4.&nbsp; Mais le projet est maintenant termin&eacute; et se pose la question de l'avenir de cette ville.&nbsp;De 2012 &agrave; 2015, le photographe suisse Niels Ackermann est all&eacute;e &agrave; la rencontre des jeunes qui vivent &agrave; Slavoutytch, pour voir comment ils envisagent l'avenir.&nbsp;&nbsp;\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>"]