[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":15,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fterrorisme-en-prison-il-ny-a-rien-face-a-lislam-radical-explique-olivier-roy","14840","Jean-Baptiste Le Roux","Terrorisme: \"en prison, il n'y a rien face à l'islam radical\" explique Olivier Roy","Quelles mesures prendre face au terrorisme islamiste ? Après l'attentat de Strasbourg, cette question revient  à la Une de l'actualité.","13 décembre 2018","11:18","2018-12-13T11:18:55+01:00",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"28905","wysiwyg_paragraph","\u003Ch2>Strasbourg, ville symbolique pour le terrorisme islamiste\u003Cp>\u003Cstrong>Chaque nouvel attentat relance le d&eacute;bat sur les causes du terrorisme islamiste et donc sur les mesures &agrave; prendre. \u003C\u002Fstrong>L'attentat perpétré mardi 11 décembre au soir, à Strasbourg, n'y fait pas exception. Apr&egrave;s l'avoir presque oubli&eacute;e, la gueule de bois d'apr&egrave;s-attentat se fait de nouveau sentir dans l'Hexagone.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>'\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>Le march&eacute; de No&euml;l de Strasbourg est une cible ancienne. \u003C\u002Fstrong>Il avait d&eacute;j&agrave; fait l&rsquo;objet d&rsquo;une tentative en l&rsquo;an 2000. Cela avait &eacute;t&eacute; d&eacute;jou&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. Il y a une charge &eacute;videmment symbolique. C&rsquo;est No&euml;l, c&rsquo;est la capitale de l&rsquo;Europe. En m&ecirc;me temps, Strasbourg est un des lieux de radicalisation\u003C\u002Fem>' explique&nbsp;Olivier Roy, directeur du programme m&eacute;diterran&eacute;e de l'Institut universitaire europ&eacute;en de Florence, auteur de 'Le Dijhad et la Mort' (&eacute;d. du Seuil).\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Une mouvance terroriste moins saisissable que les r&eacute;seaux djihadistes structur&eacute;s\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>La France r&eacute;alise mercredi qu&rsquo;elle avait presque oubli&eacute; cette menace terroriste.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;'\u003Cem>Il y a eu d&rsquo;une part le mouvement des Gilets jaunes o&ugrave; on s&rsquo;est remis &agrave; parler de guerre civile, mais o&ugrave; l&rsquo;islam &eacute;tait totalement absent. Et d&rsquo;autre part, on a un essoufflement des mouvements terroristes depuis deux ans. On a de plus en plus affaire &agrave; des individus isol&eacute;s qui ne sont pas vraiment ins&eacute;r&eacute;s dans des r&eacute;seaux. On a souvent affaire &agrave; des radicalis&eacute;s r&eacute;cents, beaucoup plus connus comme d&eacute;linquants que comme militants. Cette mouvance marginale est beaucoup moins saisissable que les r&eacute;seaux structur&eacute;s qui ont une base en Syrie, sont li&eacute;s &agrave; des r&eacute;seaux logistiques quasiment professionnels\u003C\u002Fem>' ajoute-t-il.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>On sait d&eacute;sormais que le principal suspect de l&rsquo;attentat de Strasbourg, Ch&eacute;rif C. &nbsp;est fich&eacute; S, qu&rsquo;il &eacute;tait sous surveillance apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre radicalis&eacute; en prison. \u003C\u002Fstrong>Pour certains, la th&egrave;se du loup solitaire n&rsquo;existe pas et il ne peut pas avoir agi hors d&rsquo;une organisation. '\u003Cem>C&rsquo;est un faux probl&egrave;me cette histoire du loup solitaire. On a toute une gamme qui va du r&eacute;seau professionnel &agrave; des individus tr&egrave;s marginaux qui s&rsquo;emparent &agrave; un moment du symbole Daech. Entre les deux, on trouve de tout. Il est encore trop t&ocirc;t pour savoir si le terroriste en question est vaguement affili&eacute; &agrave; un r&eacute;seau djihadiste ou si c&rsquo;&eacute;tait plut&ocirc;t un criminel qui a d&eacute;cid&eacute; de sortir par le haut, se sentant cibl&eacute; par la police\u003C\u002Fem>' analyse l'auteur de&nbsp;'Le Dijhad et la Mort' (&eacute;d. du Seuil).\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Comment l'islam de France doit se reprendre en main\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Il ajoute que '\u003Cem>des dizaines de gars comme &ccedil;a sont neutralis&eacute;s r&eacute;guli&egrave;rement. \u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>Et de temps en temps, il y en a un qui passera &agrave; travers les mailles du filet. Mais le filet se perfectionne de mois en mois, ou d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e\u003C\u002Fem>'. Olivier Roy affirme par ailleurs qu&rsquo;il faut saturer le champ religieux, ne pas laisser cette question dans la soci&eacute;t&eacute;, et lui donner de la place pour qu&rsquo;il puisse y avoir un certain nombre d&rsquo;&eacute;changes et de rep&egrave;res. '\u003Cem>Beaucoup de ces gars d&eacute;couvrent l&rsquo;islam en prison et se construisent sur cet islam radical. Mais il n&rsquo;y a rien en face. On &eacute;vacue le religieuxde l&rsquo;espace public pour se retrouver dans le priv&eacute;\u003C\u002Fem>' lance-t-il.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Concernant la stigmatisation, Olivier Roy rappelle que certaines formations politiques n&rsquo;ont pas attendu les attentats pour montrer du doigt la communaut&eacute; musulmane en France.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;'\u003Cem>La question, c&rsquo;est la prise en charge, par les musulmans fran&ccedil;ais, de leur islam. C&rsquo;est tr&egrave;s d&eacute;battu en ce moment. C&rsquo;est tr&egrave;s compliqu&eacute; car il y a tr&egrave;s peu de leaders. Et on voit &eacute;merger une g&eacute;n&eacute;ration de jeunes intellectuels. C&rsquo;est &agrave; eux de prendre en main l’islam de France. Le probl&egrave;me c&rsquo;est que depuis trente ans on a construit une repr&eacute;sentation artificielle de l&rsquo;islam de France, aux mains de pays &eacute;trangers\u003C\u002Fem>' analyse ce sp&eacute;cialiste.\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch4>Olivier Roy,&nbsp;directeur du programme m&eacute;diterran&eacute;e de l'Institut universitaire europ&eacute;en de Florence, auteur de 'Le Dijhad et la Mort' (&eacute;d. du Seuil):\u003C\u002Fh4>\u003Cp>\u003C\u002Fp>\u003Caudio src='http:\u002F\u002Fs3-eu-central-1.amazonaws.com\u002Fpodcasts-rcf\u002Fradios\u002Frcfnational\u002Fsons\u002FRCFNational_olivier_roy_strasbourg.mp3' controls=''>\u003C\u002Faudio>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fh2>"]