[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":17,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fsuicides-dagriculteurs-cest-le-systeme-qui-a-tue-mon-mari","25627","Suicides d’agriculteurs: \"c’est le système qui a tué mon mari\"","La semaine prochaine sortira au cinéma le film \"Au nom de la terre\", porté par Guillaume Canet. Un film qui se termine par ce carton: \"un agriculteur se suicide tous les jours\".","20 septembre 2019","09:34","2019-09-20T09:34:22+02:00","19 septembre 2019",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fcamille_beaurain_suicide_agriculture_le-grand-invite_rcf_792x366.jpg.webp","RCF","",[18],{"id":19,"name":15,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"39601","wysiwyg_paragraph","\u003Ch2>&nbsp;\u003Ch2 class=\"rtecenter\">\u003Ciframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"682\" src=\"https:\u002F\u002Fwww.youtube.com\u002Fembed\u002FrkSv6gfRfbE\" width=\"1212\">\u003C\u002Fiframe>\u003C\u002Fh2>\u003Ch2>\"Il est encore tr&egrave;s pr&eacute;sent\"\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Camille Beaurin connait bien ce monde. Elle une ancienne conjointe collaboratrice de son mari, agriculteur. Ensemble, ils &eacute;levaient des porcs, faisaient pousser des c&eacute;r&eacute;ales. Une vie simple et d&eacute;vou&eacute;e &agrave; leur ferme, loin du bruit de la ville et de ses turpitudes. Mais une vie difficile, trop difficile. \u003Cstrong>Alors qu&rsquo;elle n&rsquo;a que 24 ans, son &eacute;poux se \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Factualite\u002Fsuicide-des-agriculteurs-un-pelerinage-pour-une-prise-de-conscience\">suicide\u003C\u002Fa>. Apr&egrave;s une premi&egrave;re tentative, il met fin &agrave; ses jours.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>C&rsquo;est cette histoire qui raconte Camille Beaurin dans son livre \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.lisez.com\u002Flivre-grand-format\u002Ftu-mas-laissee-en-vie\u002F9782749161501\" target=\"_blank\">\"Tu m&rsquo;as laiss&eacute; en vie\" (&eacute;d. du Cherche-Midi)\u003C\u002Fa>. Un livre publi&eacute; alors que d&rsquo;ici quelques jours, cela fera deux ans que son &eacute;poux s&rsquo;est donn&eacute; la mort. \"\u003Cem>Aujourd&rsquo;hui, je vais du mieux possible. Ce n&rsquo;est pas simple tous les jours. Il est encore tr&egrave;s pr&eacute;sent. \u003Cstrong>C&rsquo;est compliqu&eacute; de parler de son histoire personnelle dans les m&eacute;dias, mais il faut le faire pour lui\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\" explique-t-elle.\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\"Les chiffres sont fauss&eacute;s\"\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Le livre s&rsquo;intitule de la sorte car trois jours apr&egrave;s le \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Farticles\u002Factualite\u002Fcomprendre-les-causes-du-suicide\" target=\"_blank\">suicide \u003C\u002Fa>du mari de Camille Beaurin, un autre agriculteur de la r&eacute;gion se donne aussi la mort. Mais dans son geste, celui-ci emporte &eacute;galement sa femme, et ses enfants. \"\u003Cem>Mon mari a voulu partir tout seul. Il m&rsquo;a laiss&eacute; cette chance-l&agrave; de vivre, et il faut continuer de vivre. Au d&eacute;but je ne voulais pas t&eacute;moigner, j&rsquo;&eacute;tais dans un trou noir. \u003Cstrong>Mais au fil du temps, les suicides continuent, et on se dit qu&rsquo;on ne peut pas laisser cela comme &ccedil;a\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>\" ajoute-t-elle.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>La Mutuelle sociale agricole affirme qu&rsquo;un agriculteur se suicide tous les deux jours. Le film o&ugrave; joue Guillaume Canet &eacute;voque un suicide par jour. Derri&egrave;re ces chiffres froids, se cache une r&eacute;alit&eacute; bien tangible. \u003Cstrong>\"\u003Cem>Un agriculteur qui se suicide sur son exploitation est consid&eacute;r&eacute; comme un accident&eacute; du travail. Pas s&rsquo;il se suicide chez lui. Les chiffres sont fauss&eacute;s\u003C\u002Fem>\" pr&eacute;cise Camille Beaurin, en col&egrave;re.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\"Il n'y a plus de vie priv&eacute;e\"\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Dans son livre, Camille Beaurin revient sur son quotidien &agrave; la ferme. Une exploitation familiale, de 50 hectares, en polyculture &eacute;levage. Un travail exigeant, et fatiguant, du lundi au dimanche. \u003Cstrong>\"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>En dix ans de vie commune, nous nous sommes accord&eacute;s un week-end &agrave; Paris. \u003C\u002Fstrong>C&rsquo;est z&eacute;ro vacance, et quand cela ne va pas, cela prend le dessus sur la vie priv&eacute;e. Et ensuite, il n&rsquo;y a plus de vie priv&eacute;e\u003C\u002Fem>\" lance-t-elle, pr&eacute;cisant ne pas avoir aim&eacute; tout de suite la vie &agrave; la ferme, venant d&rsquo;un environnement plus urbain.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Pour elle, son mari a fait une sorte de burn-out. \"\u003Cem>Cela commence par la d&eacute;pression, puis le burn-out arrive. Il faut le comprendre. C&rsquo;est compliqu&eacute; dans leurs t&ecirc;tes. Pour eux, tout va mal, mais ils ne le disent pas. Malgr&eacute; les s&eacute;ances chez le psy\u003C\u002Fem>\" explique Camille Beaurin. Aujourd&rsquo;hui, elle a toujours du mal &agrave; dire qu&rsquo;elle est veuve, que son mari s&rsquo;est suicid&eacute;. \u003Cstrong>\"\u003Cem>C&rsquo;est le syst&egrave;me qui a tu&eacute; mon mari\u003C\u002Fem>\".\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fh2>"]